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Libération/Laurent Joffrin
Gaat Corsica Catalonië achterna? De verschillen.
Edited: 201712041813
De Barcelone à Ajaccio
La Corse comme la Catalogne ? Cela y ressemble, mais c’est très différent. Certes, les nationalistes ont remporté un succès éclatant en frisant la majorité absolue au premier tour de ces élections régionales (avec une très forte abstention, toutefois) ; certes, l’idée d’indépendance progresse sans cesse en Corse ; certes, les autonomismes et les dissidences émergent partout en Europe ; certes, la Corse n’est pas tout à fait en France (elle est loin, près de l’Italie, elle a gardé sa personnalité malgré l’annexion violente survenue un peu avant la Révolution) ; deux siècles d’intégration républicaine minée par le clientélisme clanique ne l’ont pas effacée comme tant de régions françaises.
Mais les différences sautent aux yeux. A l’inverse de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; les aides venues de Paris jouent un rôle important dans son économie, même si elle n’est pas «sous perfusion», comme on le dit abusivement (son économie progresse, notamment grâce au tourisme) ; aussi bien, malgré le vote d’hier, personne ne peut affirmer que les Corses veulent couper les ponts avec la France ; il y faudrait un référendum, que les nationalistes sont loin d’avoir gagné d’avance pour la bonne raison qu’on peut parier, dans ce cas, sur une participation beaucoup plus importante ; enfin les vainqueurs, Talamoni et Simeoni, sont des indépendantistes… qui ne veulent pas l’indépendance. En tout cas pas maintenant. Ajaccio est loin de Barcelone…
Pas de panique républicano-patriote, donc. Le grand avantage dans cette affaire, c’est que le nationalisme corse a déposé les armes. Comme toujours, le terrorisme a échoué : c’est l’action politique qui permet aux revendications d’avancer. L’île n’est pas pacifiée pour autant : le banditisme y sévit à un niveau extravagant. Mais au moins, il n’y a plus d’attentats. Les nationalistes vont maintenant pousser les feux vers une plus grande autonomie, ce qui peut se comprendre : la majorité des grandes îles de la Méditerranée ont un statut à part. Langue corse, transfèrement des prisonniers, statut de résident corse : on va négocier. Les mots remplacent les balles, les orateurs sonores – il y a une éloquence corse, spécifique – prennent la suite des tueurs microcéphales. Dans cette approche réformiste, l’indépendance reste un mythe lointain qui laisse l’avenir ouvert. Si le triomphe nationaliste ne débouche pas sur une intolérance c oupable à l’égard de ce qui n’est pas corse (les musulmans, les pinzutti, les étrangers) et qu’on sent parfois dans les motivations des électeurs on aura progressé. Indépendance ou pas.
Et aussi
On dit parfois que les élections n’ont guère d’effet sur la marche des nations, que la politique n’a plus guère d’influence sur la société. En remportant son premier succès législatif, Trump démontre le contraire. Sa réforme fiscale, qui a passé l’obstacle du Sénat et devrait franchir sans trop de mal celui de la Chambre de Représentants, marquera l’histoire économique et sociale du pays.
Baisse de l’impôt sur les sociétés, simplification fiscale profitant d’abord aux plus hauts revenus : le capitalisme américain est exonéré massivement ; les plus riches seront à terme encore plus riches ; la lutte contre les paradis fiscaux est affaiblie. Au passage, Trump et les républicains ont dézingué un peu plus l’Obamacare (qui ressemble désormais à une peau de chagrin), ont autorisé les forages en Alaska et introduit quelques clauses protectionnistes bien senties. Les Etats-Unis, au terme de ce traitement de cheval, seront plus que jamais le continent des milliardaires et des inégalités. Trump est un Reagan isolationniste. Décidément, le clown de la Maison Blanche ne fait pas rire. Pendant la campagne, Trump devait aider la classe moyenne et les oubliés de la mondialisation : il vole au secours du capital et des classes supérieures. Le populisme, décidément, est le moyen le plus sûr de tromper le peuple.
Van euthanasie over palliatieve sedatie naar 'finale oplossing'
Edited: 201711271343
Er circuleert een plan om het levenseinde van oudere, onproductieve mensen te vergemakkelijken.
Vanaf 2025 zouden 70-plussers gehuisvest worden in de onmiddellijke omgeving van de overgebleven kerncentrales.


Last scene of all,
That ends this strange eventful history,
Is second childishness and mere oblivion,
Sans teeth, sans eyes, sans taste, sans everything.
Nieuws
Alstom en Siemens fuseren rail-activiteiten (MOU) - Grote brok voor grote appetijt?
Edited: 201709301214


Volgens de 1M van Frankrijk, Edouard Philippe, moet de fusie leiden tot een grotere Europese rail-groep die moet kunnen opboksen tegen de concurrentie van China.
Commentaar: Ik zie niet in hoe een schaalvergroting een voordeel zou kunnen zijn, gegeven de significant lagere productiekosten in China. Het conglomeraat Siemens/Alstom wordt eerder een aantrekkelijker prooi voor de grote appetijt van de Chinese investeerders (of Big Players die zich voor Chinezen laten doorgaan). En dus is het best mogelijk dat Siemans/Alstom binnen enkele jaren opgeslokt wordt door het netwerk van de Big Players.

Hieronder het perspericht van Alstom, vrijgegeven op 26/9/2017.

Siemens and Alstom join forces to create a European Champion in Mobility
26/09/2017
Signed Memorandum of Understanding grants exclusivity to combine mobility businesses in a merger of equals
Listing in France and group headquarters in Paris area; led by Alstom CEO with 50 percent shares of the new entity owned by Siemens
Business headquarter for Mobility Solutions in Germany and for Rolling Stock in France
Comprehensive offering and global presence will offer best value to customers all over the world
Combined company’s revenue €15.3 billion, adjusted EBIT of €1.2 billion
Annual synergies of €470 million expected latest four years after closing
Today, Siemens and Alstom have signed a Memorandum of Understanding to combine Siemens’ mobility business including its rail traction drives business with Alstom. The transaction brings together two innovative players of the railway market with unique customer value and operational potential. The two businesses are largely complementary in terms of activities and geographies. Siemens will receive newly issued shares in the combined company representing 50 percent of Alstom’s share capital on a fully diluted basis.

“This Franco-German merger of equals sends a strong signal in many ways. We put the European idea to work and together with our friends at Alstom, we are creating a new European champion in the rail industry for the long term. This will give our customers around the world a more innovative and more competitive portfolio”, said Joe Kaeser, President and CEO of Siemens AG. “The global market-place has changed significantly over the last few years. A dominant player in Asia has changed global market dynamics and digitalization will impact the future of mobility. Together, we can offer more choices and will be driving this transformation for our customers, employees and shareholders in a responsible and sustainable way”, Kaeser added.

“Today is a key moment in Alstom’s history, confirming its position as the platform for the rail sector consolidation. Mobility is at the heart of today’s world challenges. Future modes of transportation are bound to be clean and competitive. Thanks to its global reach across all continents, its scale, its technological know-how and its unique positioning on digital transportation, the combination of Alstom and Siemens Mobility will bring to its customers and ultimately to all citizens smarter and more efficient systems to meet mobility challenges of cities and countries. By combining Siemens Mobility’s experienced teams, complementary geographies and innovative expertise with ours, the new entity will create value for customers, employees and shareholders,” said Henri Poupart-Lafarge, Chairman and Chief Executive Officer of Alstom SA. “I am particularly proud to lead the creation of such a group which will undoubtedly shape the future of mobility.”

The new entity will benefit from an order backlog of €61.2 billion, revenue of €15.3 billion, an adjusted EBIT of €1.2 billion and an adjusted EBIT-margin of 8.0 percent, based on information extracted from the last annual financial statements of Alstom and Siemens. In a combined setup, Siemens and Alstom expect to generate annual synergies of €470 million latest in year four post-closing and targets net-cash at closing between €0.5 billion to €1.0 billion. Global headquarters as well as the management team for rolling stock will be located in Paris area and the combined entity will remain listed in France. Headquarters for the Mobility Solutions business will be located in Berlin, Germany. In total, the new entity will have 62,300 employees in over 60 countries.

As part of the combination, Alstom existing shareholders at the close of the day preceding the closing date, will receive two special dividends: a control premium of €4.00 per share (in total = €0.9 billion) to be paid shortly after closing of the transaction and an extraordinary dividend of up to €4.00 per share (in total = €0.9 billion) to be paid out of the proceeds of Alstom’s put options for the General Electric joint ventures of approximately €2.5 billion subject to the cash position of Alstom. Siemens will receive warrants allowing it to acquire Alstom shares representing two percentage points of its share capital that can be exercised earliest four years after closing.

The businesses of the two companies are largely complementary. The combined entity will offer a significantly increased range of diversified product and solution offerings to meet multi-facetted, customer-specific needs, from cost-efficient mass-market platforms to high-end technologies. The global footprint enables the merged company to access growth markets in Middle East and Africa, India, and Middle and South America where Alstom is present, and China, United States and Russia where Siemens is present. Customers will significantly benefit from a well-balanced larger geographic footprint, a comprehensive portfolio offering and significant investment into digital services. The combination of know-how and innovation power of both companies will drive crucial innovations, cost efficiency and faster response, which will allow the combined entity to better address customer needs.

The Board of Directors of the combined group will consist of 11 members and will be comprised of 6 directors designated by Siemens, one of which being the Chairman, 4 independent directors and the CEO. In order to ensure management continuity, Henri Poupart-Lafarge, will continue to lead the company as CEO and will be a board member. Jochen Eickholt, CEO of Siemens Mobility, shall assume an important responsibility in the merged entity. The corporate name of the combined group will be Siemens Alstom.

The envisaged transaction is unanimously supported by Alstom’s board (further to a review process of the preparation of the transaction by the Audit Committee acting as an ad hoc committee) and Siemens’s supervisory board. Bouygues fully supports the transaction and will vote in favor of the transaction at the Alstom’s board of directors and at the extraordinary general meeting deciding on the transaction to be held before July 31, 2018, in line with Alstom board of director decision. The French State also supports the transaction based on undertakings by Siemens, including a standstill at 50.5 percent of Alstom’s share capital for four years after closing and certain governance and organizational and employment protections. The French State confirms that the loan of Alstom shares from Bouygues SA will be terminated in accordance with its terms no later than October 17, 2017 and that it will not exercise the options granted by Bouygues. Bouygues has committed to keep its shares until the earlier of the extraordinary general meeting deciding on the transaction and July 31, 2018.

In France, Alstom and Siemens will initiate Works Councils’ information and consultation procedure according to French law prior to the signing of the transaction documents. If Alstom were not to pursue the transaction, it would have to pay a €140 million break-fee. The transaction will take the form of a contribution in kind of the Siemens Mobility business including its rail traction drives business to Alstom for newly issued shares of Alstom and will be subject to Alstom’s shareholders’ approval, including for purposes of cancelling the double voting rights, anticipated to be held in the second quarter of 2018. The transaction is also subject to clearance from relevant regulatory authorities, including foreign investment clearance in France and anti-trust authorities as well as the confirmation by the French capital market authority (AMF) that no mandatory takeover offer has to be launched by Siemens following completion of the contribution. Closing is expected at the end of calendar year 2018.

de geschiedenis van Siemens

histoire d'Alstom France
PARIS HAUSSMANN: MODÈLE DE VILLE: EXPOSITION DU 31 JANVIER AU 7 MAI 2017Exposition créée par le Pavillon de l’Arsenal
Edited: 201703110028
Commissaires scientifiques invités :
LAN - Benoit Jallon et Umberto Napolitano; FBC - Franck Boutté

Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870, a profondément transformé Paris, dessus, dessous, au centre et à sa périphérie. Son nom incarne par extension un siècle de travaux qui déterminent aujourd’hui encore l’organisation urbaine de la ville et l’identité de la capitale. Mais qui penserait aux tracés du Second Empire comme réseau exemplaire de la mobilité ? À l’îlot du XIXe siècle comme outil performant pour la ville durable ? À l’immeuble haussmannien comme archétype de la flexibilité ? La manifestation Paris Haussmann analyse et révèle le potentiel du modèle urbain parisien dans son actualité au regard des enjeux et des défis de la ville de demain.

en savoir plus


quelques livres sur Haussmann
ERDOGAN Asli
Même le silence n'est plus à toi
Edited: 201611220961
Actes Sud : Communiqué – Aslı Erdoğan
Publié le 22 novembre 2016
Dans la nuit du 16 au 17 août 2016, l’écrivaine et journaliste Aslı Erdoğan a été arrêtée à son domicile et incarcérée. À ce jour, elle est toujours emprisonnée à Istanbul et risque la prison à vie.

« Je continuerai à rapporter tout ce qu’il se passe dans les « Marches pour la Liberté », et cela devant comme derrière les barreaux — y a-t-il encore une différence entre les deux ? »


Le 4 janvier 2017 paraîtra Même le silence n’est plus à toi, recueil de chroniques traduites du turc par Julien Lapeyre de Cabanes.
Ce recueil rassemble vingt-sept textes d’Aslı Erdoğan parus au cours des dix dernières années dans le journal Özgür Gündem, quotidien soutenant les revendications kurdes et dont la 8ème cour criminelle d’Istanbul a ordonné le 16 août, la fermeture et l’arrestation des collaborateurs.

Ces chroniques politiques, réflexions sur l’écriture et l’exil, essais sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques et les clichés à l’œuvre dans la vie quotidienne en Turquie, éclaireront le profil d’essayiste engagée d’Aslı Erdoğan et permettront de comprendre pourquoi l’auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet 2016, est actuellement en prison.

Son écriture toujours soignée et traversée de fulgurances poétiques trouve ici un autre terrain d’expression que le roman, non moins convaincant.

Relations presse : Emanuèle Gaulier

– e.gaulier@actes-sud.fr – 01 55 42 63 24

« L’écriture est soit un verdict, soit un cri… L’écriture, comme cri, naissant avec le cri… Une écriture à même de susciter un grand cri qui recouvrirait toute l’immensité de l’univers… Qui aurait assez de souffle pour hurler à l’infini, pour ressusciter tous les morts… »

Aslı Erdoğan (dont le patronyme, courant en Turquie, n’a pas de lien avec le président du pays) est née en 1967 et vit à Istanbul. Physicienne de formation, elle a travaillé au Centre européen de recherches nucléaires de Genève. Elle a vécu et travaillé deux ans à Rio de Janeiro.

Romancière et nouvelliste, lauréate de nombreux prix et traduite dans plusieurs langues, Aslı Erdoğan incarne le rayonnement de la nouvelle littérature turque, celle de la génération d’après Orhan Pamuk.

À ce jour, cette intellectuelle engagée est toujours en détention dans la prison stambouliote pour femmes, Barkirköy, et le parquet a réclamé sa détention à vie pour des chefs d’accusation accablants : « propagande en faveur d’une organisation terroriste », « appartenance à une organisation terroriste », « incitation au désordre ».

La date de son procès n’est pas encore connue.

L’arrestation d’Aslı Erdoğan a provoqué une vague d’indignation en Turquie et dans le monde, relayée par de nombreux artistes, intellectuels et écrivains.

Une pétition a été lancée après son arrestation sur le site change.org et a récolté, depuis, plus de 39 000 signatures.

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, dans le cadre d’un entretien accordé à Livres Hebdo le 10 novembre, a qualifié « d’intolérable » son maintien en détention.

« CETTE LETTRE EST UN APPEL D’URGENCE ! »
Depuis la prison de Bakırköy où elle est détenue, Aslı Erdoğan a fait passer le 1er novembre 2016 un appel d’urgence que voici :

Chers amis, collègues, journalistes, et membres de la presse,

Je vous écris cette lettre depuis la prison de Bakırköy, au lendemain de l’opération policière à l’encontre du journal Cumhuriyet, un des journaux les plus anciens et voix des sociaux démocrates. Actuellement plus de 10 auteurs de ce journal sont en garde-à-vue. Quatre personnes dont Can Dündar (ex) rédacteur en chef, sont recherchées par la police. Même moi, je suis sous le choc.

Ceci démontre clairement que la Turquie a décidé de ne respecter aucune de ses lois, ni le droit. En ce moment, plus de 130 journalistes sont en prison. C’est un record mondial. En deux mois, 170 journaux, magazines, radios et télés ont été fermés. Notre gouvernement actuel veut monopoliser la « vérité » et la « réalité », et toute opinion un tant soit peu différente de celle du pouvoir est réprimée avec violence : la violence policière, des jours et des nuits de garde-à-vue (jusqu’à 30 jours)…

Moi, j’ai été arrêtée seulement parce que j’étais une des conseillères d’Özgür Gündem, « journal kurde ». Malgré le fait que les conseillères, n’ont aucune responsabilité sur le journal, selon l’article n°11 de la Loi de la presse qui le notifie clairement, je n’ai pas été emmenée encore devant un tribunal qui écoutera mon histoire.

Dans ce procès kafkaïen, Necmiye Alpay, scientifique linguiste de 70 ans, est également arrêtée avec moi, et jugée pour terrorisme.

Cette lettre est un appel d’urgence !

La situation est très grave, terrifiante et extrêmement inquiétante. Je suis convaincue que l’existence d’un régime totalitaire en Turquie, secouerait inévitablement, d’une façon ou d’une autre, aussi l’Europe entière. L’Europe est actuellement focalisée sur la « crise de réfugiés » et semble ne pas se rendre compte des dangers de la disparition de la démocratie en Turquie. Actuellement, nous, – auteurs, journalistes, Kurdes, Alévis, et bien sûr les femmes- payons le prix lourd de la « crise de démocratie ». L’Europe doit prendre ses responsabilités, en revenant vers les valeurs qu’elle avait définies, après des siècles de sang versé, et qui font que « l’Europe est l’Europe » : La démocratie, les droits humains, la liberté d’opinion et d’expression…

Nous avons besoin de votre soutien et de solidarité. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait pour nous, jusqu’à maintenant.

Cordialement,

Aslı Erdoğan

1.11.2016, Bakırköy Cezaevi, C-9

Traduit du turc par Kedistan

Soirée de soutien

Le 12 décembre 2016 à 20h, La Maison de la Poésie accueillera une soirée de soutien et de solidarité à Aslı Erdoğan en présence notamment de Mine Aydoslu, la mère d’Asli Erdoğan, Françoise Nyssen, présidente d’Actes Sud, Timour Muhidine, son éditeur, Pierre Astier, son agent littéraire. Cette soirée sera animée par le journaliste Christian Tortel et la comédienne Sophie Bourel lira des textes du recueil à paraître Même le silence n’est plus à toi.

À lire en avant-première, deux extraits du recueil :

Le Silence même n’est plus à toi

(parution janvier 2017)

Nous sommes coupables

Que faut-il écrire ? Que peut bien faire l’écriture (la tienne), que peut-elle bien mettre en « mots », et au nom de quel monde peut-elle transformer celui-ci ? Jusqu’où peut-elle se baser sur la réalité ? Trois heures du matin, la pluie tombe par intermittences, bientôt à verse. Comme si c’était le bruit des secondes qu’on entendait battre sur le pavé. Je suis à ma place habituelle, dans ma nuit où j’entre comme on se faufile dans une tente. Problèmes « éternels », s’obscurcissant à mesure que l’ombre s’étend, pris dans l’étroit défilé qui coupe toute issue… « L’écriture est soit un verdict, soit un cri. »

Mot tant de fois prononcé, il lui arrive parfois de s’accrocher à l’homme telle une anaphore, de l’éparpiller entre ciel et terre. Puis il le jette subitement dehors, et l’abandonne sur les rives du silence. L’écriture, comme cri, naissant avec le cri… Une écriture à même de susciter un grand cri qui recouvrirait toute l’immensité de l’univers… Qui aurait assez de souffle pour hurler à l’infini, pour ressusciter tous les morts… Quel mot peut reprendre et apaiser le cri de ces enfants arméniens jetés à la fosse ? Quels mots pour être le ferment d’un monde nouveau, d’un autre monde où tout retrouverait son sens véritable, sur les cendres de celui-ci ?

Les limites de l’écriture, limites qui ne peuvent être franchies sans incendie, sans désintégration, sans retour à la cendre, aux os et au silence… Si loin qu’elle puisse s’aventurer dans le Pays des Morts, l’écriture n’en ramènera jamais un seul. Si longtemps puisse-t-elle hanter les corridors, jamais elle n’ouvrira les verrous des cellules de torture. Si elle se risque à pénétrer dans les camps de concentration où les condamnés furent pendus aux portes décorées et rehaussées de maximes, elle pressent qu’elle n’en ressortira plus. Et si elle en revient pour pouvoir le raconter, ce sera au prix de l’abandon d’elle-même, en arrière, là-bas, derrière les barbelés infranchissables… Face à la mort, elle porte tous les masques qu’elle peut trouver. Lorsqu’elle essaie de résonner depuis le gouffre qui sépare les bourreaux des victimes, ce n’est que sa propre voix qu’elle entend, des mots qui s’étouffent avant même d’atteindre l’autre bord, avant les rives de la réalité et de l’avenir… La plupart de temps, elle choisit de rester à une distance relativement sûre, se contentant peut-être, pour la surmonter, de la responsabilité du « témoignage »…

Aussi excessivement facile, tardif et vain que cela soit, il faut le dire explicitement : nous sommes coupables. Nous avons commis, dans ce pays, un crime atroce ; ceux qui en ont été les victimes ont trouvé ces mots pour le nommer, « Grande Catastrophe », nous avons éradiqué un peuple. Après avoir appelé les hommes à combattre dans nos armées, nous avons massacré à la pelle leurs femmes et leurs enfants, en les faisant marcher le ventre vide sur des routes interminables. Mais le crime des hommes est dans leurs actes autant que dans leur façon de les assumer. En niant nos agissements, nous avons commis un crime plus grand encore, en refusant de regarder cette femme qui nous appelait à l’aide, cette pauvre femme prise dans l’un des cortèges qu’on envoyait à la mort, cette femme qui depuis 99 ans nous fait désespérément signe… Voilà le pire crime, car c’est voler à un être humain jusqu’à ses traumatismes. Accuser la victime de mensonge, c’est rejeter le crime sur ceux qui en sont les martyrs… Voilà sans doute pourquoi nos terres sont couvertes de fosses, que nous creusons et refermons sans cesse. Jonchées d’os, de cendres, de silence… Nous ne sommes pas capables ni de regarder dans les yeux cette femme battue à mort puis jetée sur le bord de l’autoroute, ni les restes du squelette du partisan… Nous vieillissons pour oublier, oublions en assassinant, et oublions sans cesse que ces cadavres, nous les portons en nous.

Faire face est tout autre chose qu’accepter. C’est être capable d’affronter le regard des victimes, savoir leur laisser la parole. Il est peut-être trop tard, bien trop tard pour les morts, mais laissons ceux qui en ont réchappé nous la raconter, cette Grande Catastrophe. Nous, qui sommes désormais un autre « nous ».

Un dernier mot avant le 1er mai : la place Taksim est à nous, ceux qui y sont morts à tout le monde… Chaque fois que nous marcherons vers cette place méconnaissable, malgré les matraques, les canons à eau, les lacrymos, chaque fois que nous en prendrons le chemin, elle sera « à nous ».
Council of Europe
MSI-MED (2016)09rev2 - Recommendation CM/Rec(2017x)xx of the Committee of Ministers to member states on media pluralism and transparency of media ownership - Second revised draft
Edited: 201609201696
MSI-MED (2016)09rev2
Recommendation CM/Rec(2017x)xx of the Committee of Ministers to member states on media pluralism and transparency of media ownership
Second revised draft
Preamble

1. Media freedom and pluralism are crucial components of the right to freedom of expression, as guaranteed by Article 10 of the Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms (ETS No. 5, hereinafter “the Convention”). They are central to the functioning of a democratic society as they help to ensure the availability and accessibility of diverse information and views, on the basis of which individuals can form and express their opinions and exchange information and ideas.
2. The media play essential roles in democratic society, by widely disseminating information, ideas, analysis and opinions; acting as public watchdogs, and providing forums for public debate. In the present multi-media ecosystem, these roles continue to be fulfilled by traditional media, but are also increasingly performed by other media and non-media actors, from multinational corporations to non-governmental organisations and individuals.
3. Pluralist democratic societies are made up of a wide range of identities, ideas and interests. It is imperative that this diversity can be communicated through a range of independent and autonomous channels and outlets, thus creating an informed society, contributing to mutual understanding and fostering social cohesion.
4. Different types of media, along with different genres or forms of editorial content or programming contribute to diversity of content. Although content focusing on news and current affairs is of most direct relevance for fostering an informed society, other genres are also very important. Examples include cultural and educational content and entertainment, as well as content aimed at specific sections of society, such as local content.
5. In the present multi-media environment, online media and other internet platforms enable access to a growing range of information from diverse sources. This transformation in how media content is made available and used creates new opportunities for more and more people to interact and communicate with each other and to participate in public debate.
6. This technological evolution also raises concerns for media pluralism. While variety in media sources and types can be instrumental in enhancing diversity of media content and exposure to such diversity, it does not of itself guarantee it. Individuals still have to select what media to use and what content to watch, listen to or read among vast quantities of diverse content distributed across various media. This may result in them selecting or being exposed to information confirming their existing views and opinions, which can, in turn, generate fragmentation and result in a polarised society. While limited news resources and self-imposed restrictions on the choice of content are not new phenomena, the media and internet intermediaries may amplify their inherent risks, through their ability to control the flow, availability, findability and accessibility of information and other content online. This is particularly troubling if the individual users are not aware of these processes or do not understand them.
7. As new actors enter the evolving online market, the ensuing competitive pressures and a shift in advertising revenues towards the internet have contributed to an increase in media consolidation and convergence. Single or a few media owners or groups acquire positions of considerable power where they can separately or jointly set the agenda of public debate and significantly influence or shape public opinion, reproducing the same content across all platforms on which they are present. Convergence trends also lead to cost-cutting, job losses in journalism and media sectors, and the risk of financial dependencies for journalists and the media. These developments may cause a reduction in diversity of news and content generally and ultimately impoverish public debate.
8. Fresh appraisals of existing approaches to media pluralism are called for in order to address the challenges for pluralism resulting from how users and businesses have adapted their behaviour to technological developments. New policy responses and strategic solutions are needed to sustain independent, quality journalism and diverse content across all media types and formats.
9. There is a need for an enhanced role for independent public service media to counteract on-going processes of concentration and convergence in the media. By virtue of their remit, public service media are particularly suited to address the informational needs and interests of all sections of society, as is true of community media in respect of their constituent users. It is of utmost importance for public service media to have within their mandates the responsibility to foster political pluralism and awareness of diverse opinions, notably by providing different groups in society – including cultural, linguistic, ethnic, religious or other minorities – with an opportunity to receive and impart information, to express themselves and to exchange ideas.
10. In light of the increased range of media and content, it is very important for individuals to possess the cognitive, technical and social skills and capacities that enable them to critically analyse media content, and to understand the ethical implications of media and technology. Media literacy contributes to media pluralism and diversity by empowering individuals to effectively access, evaluate and create diverse types of content; by reducing the digital divide; facilitating informed decision-making, especially in respect of political and public affairs and commercial content, and by enabling the identification and countering of false or misleading information and harmful and illegal online content.
11. The adoption and effective implementation of media-ownership regulation plays an important role in respect of media pluralism. Such regulation should ensure transparency in media ownership; it should address issues such as cross-media ownership, direct and indirect media ownership and effective control and influence over the media. It should also ensure that there is effective and manifest separation between the exercise of political authority or influence and control of the media or decision making as regards media content.
12. Transparency of media ownership, organisation and financing help to increase media accountability. Transparency and media literacy are therefore indispensable tools for individuals to make informed decisions about which media they use and how they use them, to search for, access and impart information and ideas of all kinds. This makes them practical instruments of effective pluralism.
13. Against this background, the present Recommendation reaffirms the importance of existing Council of Europe standards dealing with different aspects of media pluralism and transparency of media ownership and the need to fully implement them in democratic societies. The Recommendation builds further on those standards, adjusting, supplementing and reinforcing them, as necessary, to ensure their continued relevance in the current multi-media ecosystem.
Under the terms of Article 15.b of the Statute of the Council of Europe (ETS No. 1), the Committee of Ministers recommends that governments of member States:
i. fully implement the guidelines set out in the appendix to this recommendation;
ii. remain vigilant to, and address, threats to media pluralism and transparency of media ownership by regularly monitoring the state of media pluralism in their national media markets, assessing risks to media freedom and pluralism and adopting appropriate regulatory responses, including by paying systematic attention to such focuses in the on-going reviews of their national laws and practices;
iii. fully implement, if they have not already done so, previous Committee of Ministers’ Recommendations and Declarations dealing with different aspects of media pluralism and transparency of media ownership, in particular those specified in the guidelines appended to the present Recommendation;
iv. promote the goals of this recommendation at the national and international levels and engage and co-operate with all interested parties to achieve those goals.

Appendix to Recommendation

Guidelines

In the context of this Recommendation, unless otherwise specified, the media are generally understood as including print, broadcast and online media.
I. A favourable environment for freedom of expression and media freedom

1. The principles of freedom of expression and media freedom, as grounded in the Convention, must continue to be developed in a way that takes full account of the features of the present multi-media ecosystem, in which a range of new media actors have come to the fore.
2. States have a positive obligation to foster a favourable environment for freedom of expression, in which everyone can exercise their right to freedom of expression and participate in public debate effectively, irrespective of whether or not their views are received favourably by the State or others. States should guarantee free and pluralistic media for their valuable contribution to robust public debate in which societal diversity can be articulated and explored.
3. National legislative and policy frameworks should safeguard the editorial independence and operational autonomy of all media so that they can carry out their key tasks in democratic society. The frameworks should be designed and implemented in such ways as to prevent the State, or any powerful political, economic, religious or other groups from acquiring dominance and exerting pressure on the media.
4. Relevant legislation should ensure that the media have the freedom at all times to provide accurate and reliable reporting on matters of public interest, in particular concerning vital democratic processes and activities, such as elections, referenda and public consultations on matters of general interest. Adequate safeguards should also be put in place to prevent interference with editorial independence of the media in relation to coverage of conflicts, crises and other sensitive situations where quality journalism and reporting are key tools in countering propaganda and disinformation.
5. In a favourable environment for freedom of expression, media regulatory authorities and other authorities or entities entrusted with responsibility for regulating or monitoring other (media) service providers or media pluralism must be able to carry out their remit in an effective, transparent and accountable manner. A prerequisite for them to be able to do so is that they themselves enjoy independence that is guaranteed in law and borne out in practice.
6. The independence of the authorities and entities referred to in the previous paragraph should be guaranteed by ensuring that they: have open and transparent appointment and dismissal procedures; have adequate human and financial resources and autonomous budget allocation; work to transparent procedures and decision-making; have the power to take autonomous decisions and enforce them, and that their decisions are subject to appeal.

7. States should ensure transparency of media ownership, organisation and financing, as well as promote media literacy, in order to provide individuals with the information and critical awareness that they need in order to access diverse information and participate fully in the present multi-media ecosystem.
II. Media pluralism and diversity of media content

General requirements of pluralism
1. As ultimate guarantors of pluralism, States have a positive obligation to put in place an appropriate legislative and policy framework to that end. This implies adopting appropriate measures to ensure sufficient variety in the overall range of media types, bearing in mind differences in terms of their purposes, functions and geographical reach. The complementary nature of different media types strengthens external pluralism and can contribute to creating and maintaining diversity of media content.
2. States are called upon to ensure that there is periodic independent monitoring and evaluation of the state of media pluralism in their jurisdictions based on a set of objective and transparent criteria for identifying risks to the variety in ownership of media sources and outlets, the diversity of media types, the diversity of viewpoints represented by political, ideological, cultural and social groups, and the diversity of interests and viewpoints relevant to local and regional communities. States are further urged to develop and enforce appropriate regulatory and policy responses effectively addressing any risks found.

Specific requirements of pluralism
Diversity of content
3. States should adopt regulatory and policy measures to promote the availability and accessibility of the broadest possible diversity of media content as well as the representation of the whole diversity of society in the media, including by supporting initiatives by media to those ends.

States should encourage the development of open, independent, transparent and participatory initiatives by social media, media stakeholders, civil society and academia, that seek to improve effective exposure of users to the broadest possible diversity of media content online.

Wherever the visibility, findability and accessibility of media content online is influenced by automated processes, whether they are purely automated processes or used in combination with human decisions, States should encourage social media, media stakeholders, civil society and academia to engage in open, independent, transparent and participatory initiatives that:

- increase the transparency of the processes of online distribution of media content, including automated processes;

- assess the impact of such processes on users’ effective exposure to a broad diversity of media content, and

- seek to improve these distribution processes in order to improve users’ exposure to the broadest possible diversity of media content.

4. States should make particular efforts, taking advantage of technological developments, to ensure that the broadest possible diversity of media content, including in different languages, is accessible to all groups in society, particularly those which may have specific needs or face disadvantage or obstacles when accessing media content, such as minority groups, children, the elderly and persons with cognitive or physical disabilities.
5. Diversity of media content can only be properly gauged when there are high levels of transparency about editorial and commercial content: media and other actors should adhere to the highest standards of transparency regarding the provenance of their content and always signal clearly when content is provided by political sources or involves advertising or other forms of commercial communications, such as sponsoring and product placement. This also applies to user-generated content and to hybrid forms of content, including branded content, native advertising and advertorials and infotainment.
Institutional arrangement of media pluralism
6. States should recognise the crucial role of public service media in fostering public debate, political pluralism and awareness of diverse opinions. States should accordingly guarantee adequate conditions for public service media to continue to play this role in the multi-media landscape, including by providing them with appropriate support for innovation and the development of digital strategies and new services.
7. States should adopt appropriate specific measures to protect the editorial independence and operational autonomy of public service media by keeping the influence of the State at arm’s length. The supervisory and management boards of public service media must be able to operate in a fully independent manner and the rules governing their composition and appointment procedures must contain adequate checks and balances to ensure that independence.
8. States should also ensure stable, sustainable, transparent and adequate funding for public service media in order to guarantee their independence from governmental, political and commercial pressures and enable them to provide a broad range of pluralistic information and diverse content. This can also help to counterbalance any risks caused by a situation of media concentration.
9. States should encourage and support the establishment and functioning of community, minority, regional and local media, including by providing financial mechanisms to foster their development. Such independent media give a voice to communities and individuals on topics relevant to their needs and interests, and are thus instrumental in creating public exposure for issues that may not be represented in the mainstream media and in facilitating inclusive and participatory processes of dialogue within and across communities and at regional and local levels.
10. States should facilitate access to cross-border media, which serve communities outside the country where they are established, supplement national media and can help certain groups in society, including immigrants, refugees and diaspora communities, to maintain ties with their countries of origin, native cultures and languages.

Support measures for the media and media pluralism
11. For the purpose of enhancing media pluralism, States should develop strategies and mechanisms to support professional news media and quality journalism, including news production capable of addressing diverse needs and interests of groups that may not be sufficiently represented in the media. They should explore a wide range of measures, including various forms of non-financial and financial support such as advertising and subsidies, which would be available to different media types and platforms, including those of online media. States are also encouraged to support projects relating to journalism education, media research and innovative approaches to strengthen media pluralism and freedom of expression.
12. Support measures should have clearly defined purposes; be based on pre-determined clear, precise, equitable, objective and transparent criteria, and be implemented in full respect of the editorial and operational autonomy of the media. Such measures could include positive measures to enhance the quantity and quality of media coverage of issues that are of interest and relevance to groups which are underrepresented in the media.
13. Support measures should be administered in a non-discriminatory and transparent manner by a body enjoying functional and operational autonomy such as an independent media regulatory authority. An effective monitoring system should also be introduced to supervise such measures, to ensure that they serve the purpose for which they are intended.
III. Regulation of media ownership: ownership, control and concentration

1. In order to guarantee effective pluralism in their jurisdictions, States should adopt and implement a comprehensive regulatory framework for media ownership and control that is adapted to the current state of the media industry. Such a framework should take full account of media convergence and the impact of online media.
Ownership and control
2. Regulation of competition in the media market including merger control should prevent individual actors from acquiring significant market power in the overall national media sector or in a specific media market/sector at the national level or sub-national levels, to the extent that such concentration of ownership limits meaningful choice in the available media content.
3. Media ownership regulation should apply to all media and could include restrictions on horizontal, vertical and cross-media ownership, including by determining thresholds of ownership in line with Recommendation CM/Rec 2007(2) of the Committee of Ministers to member states on media pluralism and diversity of media content. Those thresholds may be based on a number of criteria such as capital shares, voting rights, circulation, revenues, audience share or audience reach.
4. States should set criteria for determining ownership and control of media companies by explicitly addressing direct and beneficial ownership and control. Relevant criteria can include proprietary, financial or voting strength within a media company or companies and the determination of the different levels of strength that lead to exercising control or direct or indirect influence over the strategic decision-making of the company or companies including their editorial policy.
5. As the key democratic tasks of the media include holding authorities to account, legislation should stipulate that the exercise of political authority or influence is incompatible with involvement in the ownership, management or editorial decision-making of the media. The incompatibility of these functions should be recognised as a matter of principle and should not be made conditional on the existence of particular conditions. The criteria of incompatibility and a range of appropriate measures for addressing conflicts of interest should be set out clearly in law.
6. Any restrictions on the extent of foreign ownership of media should apply in a non-discriminatory manner to all such companies and should take full account of the States’ positive obligation to guarantee pluralism and of the relevant guidelines set out in this Recommendation.
Concentration
7. States are also encouraged to develop and apply suitable methodologies for the assessment of media concentration. In addition to measuring the availability of media sources, this assessment should reflect the real influence of individual media by adopting an audience-based approach and using appropriate sets of criteria to measure the use and impact of individual media on opinion-forming.
8. Media ownership regulation should include procedures to prevent media mergers or acquisitions that could adversely affect pluralism of media ownership or diversity of media content. Such procedures could involve a requirement for media owners to notify the relevant independent regulatory authority of any proposed media merger or acquisition whenever the ownership and control thresholds, as set out in legislation, are met.
9. The relevant independent regulatory authority should be vested with powers to assess the expected impact of any proposed concentration on media pluralism and to make recommendations or decisions, as appropriate, about whether the proposed merger or acquisition should be cleared, subject or not to any restrictions or conditions, including divestiture. Decisions of the independent authority should be subject to judicial review.
IV. Transparency of media ownership, organisation and financing

1. States should guarantee a regime of transparency regarding media ownership that ensures the availability of the data necessary for informed regulation and decision-making and enables the public to access those data in order to help them to analyse and evaluate the information, ideas and opinions disseminated by the media.
2. To this end, States should adopt and implement legislation that sets out enforceable disclosure/transparency obligations for media in a clear and precise way. Such obligations should, as a minimum, include the following information:
- Legal name and contact details of a media outlet;
- Name(s) and contact details of the direct owner(s) with shareholdings enabling them to exercise influence on the operation and strategic decision-making of the media outlet. States are recommended to apply a threshold of 5% shareholding for the purpose of the disclosure obligations.
- Identity and contact details of natural persons with beneficial shareholdings. Beneficial shareholding applies to natural persons who ultimately own or control shares in a media outlet or on whose behalf those shares are held, enabling them to indirectly exercise control or significant influence on the operation and strategic decision-making of the media outlet.
- Information on the nature and extent of the share-holdings or voting rights of the above legal and/or natural persons in other media, media-related or advertising companies which could lead to decision-making influence over those companies, or positions held in political parties;
- Name(s) of the persons with actual editorial responsibility or the actual authors of editorial content;
- Changes in ownership and control arrangements of a media outlet.
3. The scope of the above minima for disclosure/transparency obligations for the media includes legal and natural persons based in other jurisdictions and their relevant interests in other jurisdictions.
4. High levels of transparency should also be ensured with regard to the sources of financing of media outlets in order to provide a comprehensive picture of the different sources of potential interference with the editorial and operational independence of the media and allow for effective monitoring and controlling of such risks.
5. To this end, States should adopt and implement legislation that sets out enforceable disclosure of the following information:
- Information on the sources of the media outlet’s income, including from State and other funding mechanisms and (State) advertising.
- The existence of structural relationships or contractual cooperation with other media or advertising companies, political parties or the State, including in respect of State advertising;
6. Legislation should set out clear criteria as to which media are subject to these reporting obligations. The obligations may be limited with regard to factors such as the commercial nature of the media outlet, a wide audience reach, exercise of editorial control, frequency and regularity of publication or broadcast, etc., or a combination thereof. Legislation should also determine the timeframe within which reporting obligations must be met.
7. Such legislation should also require the maintenance of a public, online database of media ownership and control arrangements in the State, with disaggregated data about different types of media (markets/sectors) and regional and/or local levels, as relevant. Those databases should be kept up to date on a rolling basis and they should be available to the public free of charge. They should be accessible and searchable; their contents should be made available in open formats and there should not be restrictions on their re-use.

8. Reporting requirements relating to media ownership should include the provision of:
- A description of media ownership and control arrangements for media under its jurisdiction (including media whose services are directed at other countries);
- A description of changes to the media ownership and control arrangements within the State during the reporting period;
- An analysis of the impact of those changes on media pluralism in the State.
9. Legislation should provide for the publication of reports on media ownership to be accompanied by appropriate explanations of the data and the methodologies used to collect and organise them, in order to help members of the public to interpret the data and understand their significance.
10. States should issue clear, up-to-date guidance on the interrelationship and implications of the different regulatory regimes and on how to implement them correctly and coherently. That guidance could take the form of user-friendly guidelines, handbooks, manuals, etc.
11. States should also facilitate inter-agency cooperation, including the relevant exchange of information about media ownership held by media regulatory authorities, competition authorities and company registers. Similarly, the exchange of information and best practices with other national authorities, both within their own jurisdiction and in other jurisdictions, should be facilitated.
V. Media literacy/education

1. States should introduce legislative provisions or strengthen existing ones that promote media literacy with a view to enabling individuals to access, understand, critically analyse, evaluate, use and create content through a range of legacy and digital (including social) media.
2. States should also develop a national media literacy policy and ensure its operationalisation and implementation through (multi-)annual action plans. A key strategy for that purpose could be to support the creation of a national media literacy network comprising a wide range of stakeholders, or the further development of such a network where it already exists.
3. In the multi-media ecosystem, media literacy is essential for people of all ages and all walks of life. Law and/or policy measures promoting media literacy should thus help to develop the teaching of media literacy in school curricula at all levels and as part of lifelong learning cycles, including by providing suitable training and adequate resources for teachers and educational institutions to develop teaching programmes. Any measures adopted should be developed in consultation with teachers and trainers with a view to ensuring a fair and appropriate integration of relevant activities in work-flows. Any measures adopted should not interfere with the academic autonomy of educational institutions in curricular matters.
4. States should encourage all media, without interfering with their editorial independence, to promote media literacy through policies, strategies and activities. They should also promote media literacy through support schemes for media, taking into account the particular roles of public service media and community media.
5. States should ensure that independent national regulatory authorities have the scope and resources to promote media literacy in ways that are relevant to their mandates and encourage them to do so.
6. States are encouraged to include in their national media literacy programmes focuses on media pluralism and transparency of media ownership in order to help citizens to make an informed and critical evaluation of the information and ideas propagated via the media. To this end, States are called upon to include in their strategies for ensuring transparency in the media sector educational content which enables individuals to use information relating to media ownership, organisation and financing, in order to better understand the different influences on the production, collection, curation and dissemination of media content.
journal Romandie
Eternit
Edited: 201606011702
Procès Eternit: la Cour constitutionnelle italienne se penche sur "Eternit bis"
Rome (awp/ats) - La Cour constitutionnelle italienne s'est penchée mardi sur les procédures judiciaires contre l'industriel Stephan Schmidheiny concernant les morts de l'amiante. Elle doit décider si un deuxième procès contre l'homme d'affaires suisse est conforme à la Constitution.


Les procédures concernent des décès liés à l'amiante dans les régions transalpines qui abritaient des usines de la société Eternit S.p.a Gênes. Le groupe suisse Eternit - dirigé depuis 1976 par M. Schmidheiny - était le plus gros actionnaire, puis l'actionnaire principal de cette société, de 1973 jusqu'à sa faillite en 1986.


Mis en cause par le parquet de Turin, le milliardaire suisse a déjà eu maille à partir avec la justice italienne. En juin 2013, il avait été condamné en appel à 18 ans de prison pour avoir provoqué volontairement une catastrophe environnementale. La Cour de cassation l'a acquitté en novembre 2014, jugeant les faits prescrits.


Le parquet de Turin et certains des plaignants exigent aujourd'hui un nouveau procès. Dans l'affaire "Eternit bis", Stephan Schmidheiny est accusé d'homicide volontaire et aggravé pour 258 décès suspects liés à l'amiante.


En juillet dernier, la juge turinoise en charge de l'affaire a saisi la Cour constitutionnelle. Elle veut savoir si cette procédure porte sur les mêmes faits que ceux du premier procès qui s'est clos fin 2014. Ce scénario violerait l'interdiction de la double incrimination ("ne bis in idem"), un principe classique de la procédure pénale selon lequel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement deux fois pour les mêmes faits.


Au coeur du débat: la question de savoir si l'interdiction de la double incrimination se réfère à des faits déjà établis, ou si on considère qu'il y a de nouveaux chefs d'accusation. Sur ce point, l'application du droit en Italie diffère du reste de l'Europe.


Durant les audiences préliminaires à Turin, la défense a souligné que dans le premier procès Eternit, tous les éléments pertinents ont déjà été étudiés, a déclaré à l'ats la porte-parole de M. Schmidheiny, Lisa Meyerhans. L'accusation estime pour sa part qu'un deuxième procès ne violerait ni la Constitution italienne, ni la Convention européenne des droits de l'homme.


NI CONDAMNÉ NI ACQUITTÉ


Au contraire, en cas d'arrêt de la procédure, l'Italie violerait le principe d'obligation de la loi pénale et risquerait de se faire condamner à Strasbourg pour refus de protéger les victimes, a déclaré mardi l'avocate des victimes, Laura D'Amico, citée par l'agence de presse Ansa.


Selon elle, Stephan Schmidheiny ne peut prétendre être jugé deux fois pour les mêmes faits. Il n'a en effet ni été condamné ni acquitté, mais a bénéficié en cassation de la prescription, a-t-elle fait valoir.


Les avocats de l'homme d'affaires ont de leur côté demandé à la Cour constitutionnelle de renvoyer la question devant la justice européenne pour souligner l'"incompatibilité" entre les normes italiennes et celles de l'UE ou de reconnaître l'inconstitutionnalité d'un second procès.


Si la Cour constitutionnelle décide que l'interdiction de la double incrimination porte sur des faits établis, elle fermerait définitivement la voie à un deuxième procès.


Les juges romains peuvent toutefois également renvoyer le dossier à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ou refuser de s'en saisir. Dans ce cas, ce serait au tribunal de Turin de décider si Stephan Schmidheiny devra affronter un nouveau procès. On ignore quand la Cour rendra sa décision.


ats/al


(AWP / 31.05.2016 13h50)
RT
Clashes erupted between striking Piraeus Port Authority workers and police in Athens near the Zappeion building, Friday, as the sale of Greece's biggest port to the China COSCO Shipping Corporation was confirmed. It is the second major privatisation since the end of 2015 and comes as part of Greece's €86 billion bailout deal that was agreed in August.
Edited: 201604090153
Statista
The Most Popular Tax Havens In The Panama Papers
Edited: 201604051622
A massive leak of eleven million documents has revealed how the rich and powerful are hiding their wealth in tax havens around the world. Spanning 40 years, the 2.6 terabyte data trove shows how Panamanian law firm Mossack Fonseca has helped its clients evade tax and launder money. The Panama Papers include information on over 210,000 companies in 21 offshore jurisdictions and show that 142 politicians, their families and close associates have been using offshore tax havens. Twelve current or former national heads of state are also counted within the data.

The British Virgin Islands proved the most popular tax haven in Mossack Fonseca’s files. One out of every two companies incorporated by the law firm was in that jurisdiction, over 113,000 in total. Panama was the second most popular jurisdiction with just over 48,000 companies incorporated there while the Bahamas rounded off the top three with just under 16,000.


Infographic: The Most Popular Tax Havens In The Panama Papers | Statista
Islamization and Demographic Denialism in France
Edited: 201603141661
by Michel Gurfinkiel
PJ Media
March 14, 2016

Excerpt of an article originally published under the title "Latest Survey Finds 25% of French Teenagers Are Muslims."

One of the most striking cases of reality denial in contemporary France is demography: issues like birthrate, life expectancy, immigration, and emigration. On the face of it, you can hardly ignore such things, since they constantly reshape your environment and your way of life. Even without resorting to statistics, you are bound to perceive, out of day-to-day experience, what the current balance is between younger and older people, how many kids are to be found at an average home, and the ethnicity or religion of your neighbors, or the people you relate to at work or in business.

The French elites, both on the right and left, managed for five decades at least to dismiss the drastic demographic changes that had been taking place in their country, including the rise of Islam, since they clashed with too many political concepts – or fantasies – they had been brainwashed into accepting: the superiority of the "French social model;" the unique assimilative capacity of French society; equality for equality's sake; the primacy of individual values over family values; secularism; francophonie, or the assumption that all French-speaking nations in the world were a mere extension of France, and that all nations that defined themselves as "Francophone" did speak French or were subdued by French culture; and finally la politique arabe et islamique de la France, a supposed political and strategic affinity with the Arab and Muslim world.

Until 2004, compilation of ethnic, racial, and religious statistics was prohibited under French law.

One way for the elites to deny demographics was to reject ethnic-related investigation on legal or ethical grounds. Until 2004, ethnic, racial, and religious statistics were not allowed under French law – ostensibly to prevent a return of Vichy State-style racial persecutions. Even as the law was somehow relaxed, first in 2004 and again in 2007, many statisticians or demographers insisted on retaining a de facto ban on such investigations.

The issue turned into a nasty civil war among demographers, and especially within INED (the French National Institute for Demographic Studies) between a "classic" wing led by older demographers like Henri Léridon and Gérard Calot and then by the younger Michèle Tribalat, and a liberal or radical wing led by Hervé Le Bras.



Michèle Tribalat
In a recent interview with the French weekly Le Point, Tribalat dryly observed that the "well-connected" Le Bras described her as "the National Front Darling," an assertion that "destroyed her professional reputation." The son of a prestigious Catholic historian, Le Bras is indeed a very powerful man in his own right, who managed throughout his own career to accumulate tenures, honors, and positions of influence both in France and abroad.

The irony about his accusation against Tribalat is that, while intent to discuss the issue of immigration, she is an extremely cautious and conservative expert when it comes to actual figures. She has always tended to play down, in particular, the size of the French Muslim community.

In 1997, I observed in an essay for Middle East Quarterly that figures about French Islam were simply chaotic: there was too much discrepancy between sources:

The Ministry of Interior and Ined routinely speak of a Muslim population in France of 3 million. Sheikh Abbas, head of the Great Mosque in Paris, in 1987 spoke of twice as many – 6 million. Journalists usually adopt an estimate somewhere in the middle: for example, Philippe Bernard of Le Monde uses the figure of 3 to 4 million. The Catholic Church, a reliable source of information on religious trends in France, also estimates 4 million. Arabies, a French-Arab journal published in Paris, provides the following breakdown: 3.1 million Muslims of North African origin, 400,000 from the Middle East, 300,000 from Africa, 50,000 Asians, 50,000 converts of ethnic French origin, and 300,000 illegal immigrants from unknown countries. This brings the total to 4.2 million. One can state with reasonable certainty that the Muslim population of France numbers over 3 million (about 5 percent of the total French population) and quite probably over 4 million (6.6 percent).
Nineteen years later, accuracy has hardly improved in this respect. All sources agree that France as a whole underwent a moderate demographic growth: from 57 to 67 million, a 15% increase. (Throughout the same period of time, the U.S. enjoyed a 22% population increase, and China, under a government-enforced one-child policy, a 27% increase.) All sources agree also that there was a much sharper increase in French Muslim demographics – and that, accordingly, the moderate national growth may in fact just reflect the Muslim growth.

For all that, however, there are still no coherent figures about the Muslim community. According to CSA, a pollster that specializes in religious surveys, 6% of the citizens and residents of France identified with Islam in 2012: about 4 million people out of 65 million. IFOP, a leading national pollster, settled for 7% in 2011: 4.5 million. Pew concluded in 2010 a figure of 7.5%: 4.8 million. The CIA World Factbook mentioned 7% to 9% in 2015: from 4.6 to almost 6 million out of 66 million. INED claimed as early as 2009 an 8% figure: 5.1 million. Later, INED and French government sources gave 9% in 2014: 5.8 million.

Over two decades, the French Muslim population is thus supposed to have increased by 25% according to the lowest estimations, by 50% according to median estimations, or even by 100% if one compares the INED and government figures of 1997 to those of 2014, from 3 million to almost 6 million.

This is respectively almost two times, three times, or six times the French average population growth.

An impressive leap forward, whatever the estimation. But even more impressive is, just as was the case in 1997, the discrepancy between the estimates. Clearly, one set of estimates, at least, must be entirely erroneous. And it stands to reason that the lowest estimates are the least reliable.

First, we have a long-term pattern according to which, even within the lowest estimates, the Muslim population increase is accelerating. One explanation is that the previous low estimates were inaccurate.

Second, low estimates tend to focus on the global French population on one hand and on the global French Muslim population on the other hand, and to bypass a generational factor. The younger the population cohorts, the higher the proportion of Muslims. This is reflected in colloquial French by the widespread metonymical substitution of the word "jeune" (youth) for "jeune issu de l'immigration" (immigrant youth), or "jeune issu de la diversité" (non-European or non-Caucasian youth).

According to the first ethnic-related surveys released in early 2010, fully a fifth of French citizens or residents under twenty-four were Muslims.

Proportions were even higher in some places: 50% of the youth were estimated to be Muslim in the département (county) of Seine-Saint-Denis in the northern suburbs of Paris, or in the Lille conurbation in Northern France. A more recent survey validates these numbers.

Once proven wrong, deniers do not make amends. They move straight from fantasy to surrender.

An investigation of the French youths' religious beliefs was conducted last spring by Ipsos. It surveyed nine thousand high school pupils in their teens on behalf of the French National Center for Scientific Research (CNRS) and Sciences Po Grenoble.

The data was released on February 4, 2016, by L'Obs, France's leading liberal newsmagazine. Here are its findings:

38.8% of French youths do not identify with a religion.
33.2% describe themselves as Christian.
25.5% call themselves Muslim.
1.6% identify as Jewish.
Only 40% of the young non-Muslim believers (and 22% of the Catholics) describe religion as "something important or very important."
But 83% of young Muslims agree with that statement.
Such figures should deal the death blow to demographic deniers. Except that once proven wrong, deniers do not make amends. Rather, they contend that since there is after all a demographic, ethnic, and religious revolution, it should be welcomed as a good and positive thing. Straight from fantasy to surrender.

Michel Gurfinkiel, a Shillman-Ginsburg Fellow at the Middle East Forum, is the founder and president of the Jean-Jacques Rousseau Institute, a conservative think tank in France.
RT news
Sergey Lavrov beroept zich op de geschiedenis en pleit voor Eurasian Economic Union
Edited: 201603031314
Western attempts to exclude Russia from shaping European and global affairs have led to countless historical tragedies over the centuries, according to Russia’s foreign minister, who added lasting stability can only be reached through cooperation.

In an article for the Russia in Global Affairs magazine, Foreign Minister Sergey Lavrov outlines the historical importance of Russian foreign policy over the course of the last 1,000 years, arguing that Russian policy has always been based on preserving the fragile balance of peace and stability in international relations. Any attempts to isolate Moscow as a major world power have led to historical defeats and countless deaths, he says.

“During at least the past two centuries any attempts to unite Europe without Russia and against it have inevitably led to grim tragedies, the consequences of which were always overcome with the decisive participation of our country,” Lavrov wrote.

Being the largest country on earth with a unique “cultural matrix,” Russia has always followed its own national interests, Lavrov argues. Yet at the same time it has served as a bridge between the East and the West, while Russians have always welcomed and respected numerous religions and cultures.

While welcoming Western ideas and applying them to modernize Russia, Moscow has never allowed itself to be consumed by Western culture. At the same time Moscow has always advocated working with the West to achieve common objectives.

Lavrov stressed the constructive role Moscow has played in European affairs, especially during the Napoleonic Wars, as well as in First and Second World Wars. The influence of the Soviet Union in shaping modern Western values should also not be underestimated, the minister argues, highlighting the USSR’s role in decolonization and shaping the European socio-economic system.

“The Soviet Union, for all its evils, never aimed to destroy entire nations,” Lavrov said. “Winston Churchill, who all his life was a principled opponent of the Soviet Union and played a major role in going from the World War II alliance to a new confrontation with the Soviet Union, said that graciousness, i.e. life in accordance with conscience, is the Russian way of doing things,” he added.

The post-Soviet world, Lavrov argues, offered the unique opportunity for European states to unite with Moscow and work towards a wider and more solid security mechanism in Europe – a mechanism that would enable long-lasting peace on the wider continent.

“Logically, we should have created a new foundation for European security by strengthening the military and political components of the Organization for Security and Cooperation in Europe (OSCE),” the minister wrote.

Instead of uniting, some European countries chose to ally themselves with NATO and Washington, and once again embarked on the centuries-old matrix of trying to isolate Russia and expand the military alliance’s borders further east, while pursuing a global agenda of regime change and ‘color’ revolutions.

“It is notable that George Kennan, the architect of the US policy of containment of the Soviet Union, said that the ratification of NATO expansion was ‘a tragic mistake,’” Lavrov said.

Rather than serving as architects of peace, NATO and its member states, Lavrov said, continued to engage in destructive policies that threaten international stability and have already led to the collapse of states, starting from the bombings of Yugoslavia, to the invasions of Iraq and Libya.

Arguing that the liberal system of globalization has failed, the minister stressed that the world is standing at crossroads, where a new system of international relations is taking shape. At such an important historical junction, Lavrov says it is wrong to accuse Russia of “revisionism” just because Moscow refuses to bow or close its eyes to NATO’s policies.

“A reliable solution to the problems of the modern world can only be achieved through serious and honest cooperation between the leading states and their associations in order to address common challenges,” Lavrov wrote.

The most pressing issue in the modern world is the threat of terrorism, which can only be defeated by a united front, he added.

The foreign minister stressed that Russia is not seeking any “confrontation” with the US or the EU. On the contrary, Moscow is and has always been open to “the widest possible cooperation with its Western partners.”

Russia continues to support the notion that the best way to ensure the interests of Europeans would be “to form a common economic and humanitarian space from the Atlantic to the Pacific, so that the newly formed Eurasian Economic Union could be an integrating link between Europe and Asia Pacific.”


biography Sergey Lavrov
SIPRI
Who buys all those weapons?
Edited: 201602221814
The arms trade continues to be a booming business. According to data provided by the SIPRI , the total volume of arms sales from 2006-2010 to 2011-2015 has increased by 14 percent worldwide.

Two major regions are seeking weaponry: sales in Asia and Oceania have increased from 42 to 46 percent, while the Middle East has seen an uptake from 18 to 25 percent in arms acquired and now is in second place of the regions with the most imports. Many weapons for the Middle East are supplied by the United States, accounting for 41 per cent of US arms exports.

Asia and Oceania received 40 percent of US weapons. Also, 68 percent of Russian arms exports went to that same region. The biggest intra-Asia arms trader is China who sold most its weapons to Pakistan, followed by Bangladesh and Myanmar, all of which border China’s regional rival India.

Whilst the acquisition of weapons is also on the rise in Africa, Europe has experienced a sharp decline in the influx of arms. The Americas too are buying slightly fewer weapons.

Infographic: Asia up in Arms | Statista
Umberto Eco (1932-2016), semioloog en schrijver, overleden. R.I.P.
Edited: 201602200204

De naam van de roos (vertaling van Il nome della Rosa - 1980) gaat over de toegang tot kennis en hoever de krachten gaan die ons daarvan willen weerhouden, tot moord toe.



In Omgekeerde wereld (vertaling van Il secondo diario minimo - 1992) schopt Eco tegen de Italiaanse politiek, de bureaucratie, het bombastisch taalgebruik van kunstcritici en drijft de spot met de onbegrijpelijke taal van gebruiksaanwijzingen. Het vierde hoofdstuk bevat een vermakelijk woordenspel. Bijzonder leerrijk en tegelijk absurd is de berekening van de tijd die UE aan verscheidene bezigheden besteedt op een totaal van 8760 uren die een jaar telt. En in New York willen alle taxichauffeurs een staatsgreep plegen, terwijl die van Parijs de weg in hun stad niet kennen (de Bastille is een metrostation zonder meer); geen van allen heeft wisselgeld op zak. Eco als intellectuele grapjas en taalvirtuoos.

De structuur van de slechte smaak bevat een door Eco gemaakte keuze uit de essaybundels Apocalitticci e integrati (1964) en Il superuomo di massi (1978). Dat is interessant omdat we daardoor weten wat Eco zelf in zijn oeuvre als van blijvende waarde inschatte. Bij herlezing blijken de vaststellingen van Eco inzake de massacultuur ook naadloos van kracht te zijn op de explosie van het internet en de toegepaste technieken ter beïnvloeding. Om u niet langer in spanning te houden, hier is wat Eco onder slechte smaak verstaat: "Slechte smaak, op het terrein van de kunst, willen wij definiêren als het opdringen van een geprefabriceerd effect." (De cursivering is van Eco.) Wij vonden de stellingnamen op volgende pagina's van belang: 53-55 (over kleine menselijke initiatieven in een massacultuur, de voortschrijdende bewustwordingsprocessen, 'zwijgen is geen protest, het is medeplichtigheid, evenals de weigering om een compromis te sluiten.'), 220 ('Maar neem nu onze maatschappij waarin alles is genivelleerd, en waar psychologische verwarring, frustraties en minderwaardigheidscomplexen aan de orde van de dag zijn'.)
SECO
26 januari 2016: Rapport over de toestand van de Brusselse tunnels (Franstalig)
Edited: 201601261504
Piketty Thomas dans Libération
«Les réformes promises mais non tenues tuent l’idée même de démocratie»
Edited: 201601251001
Critique face au bilan du gouvernement, l’économiste déploie ses idées pour plus de justice sociale, et veut réorienter les politiques tant françaises qu’européennes.

Oui, il est possible de combattre les inégalités, en France et en Europe, ici et maintenant. Contrairement à ce que prétendent les conservateurs, il existe toujours des alternatives, entre la gauche et la droite, bien sûr, mais aussi entre plusieurs politiques de gauche, toutes respectables a priori, mais entre lesquelles il va falloir choisir. Pour redéfinir une alternative de gauche face à la droitisation ambiante, il faut commencer par débattre, au grand jour, de façon exigeante et rigoureuse : c’est la seule façon d’éviter que les décisions soient ensuite confisquées par d’autres.

Pour combattre les inégalités, il faut marcher sur deux jambes : il faut tout à la fois imposer une réorientation de la politique européenne, permettant de sortir de l’austérité et du dumping fiscal et social, et mettre en place en France les réformes progressistes qui s’imposent, dès maintenant, sans se servir de l’inaction européenne comme d’une mauvaise excuse.

La question européenne d’abord. On peut imaginer trois grandes séries de positions, avec toutes sortes de nuances : la recherche de meilleures politiques, dans le cadre des institutions actuelles ; la refondation démocratique et sociale de ces institutions ; la porte de sortie. Première position : certains pensent qu’il est possible, dans le cadre des institutions européennes actuelles, de relancer la croissance et l’emploi et d’améliorer graduellement la situation économique et sociale. C’est la thèse du gouvernement en place depuis 2012 et les résultats n’ont guère été probants. On peut toutefois plaider qu’il est possible de mieux faire à l’avenir et que réformer les traités ne sera pas simple. La seconde position, que je défends, est qu’il est possible et nécessaire, si l’on souhaite mener des politiques de progrès social en Europe, de renégocier le traité budgétaire de 2012. Il faut notamment y ajouter de la démocratie et de la justice. Le choix du niveau de déficit et de la politique de relance doit se faire suivant la règle de la majorité, dans un Parlement de la zone euro représentant tous les citoyens de façon égale et non pas en appliquant des critères budgétaires aveugles. Et il faut sortir de la règle de l’unanimité pour mettre en place un impôt commun sur les grandes sociétés et un minimum de justice fiscale. Si la France, avec l’Italie et l’Espagne (qui ensemble représentent 50 % du PIB et de la population de la zone euro), propose un projet précis, alors l’Allemagne (à peine plus de 25 %) devra accepter un compromis. Et si elle le refuse, alors la position eurosceptique sera irrémédiablement renforcée.

La troisième position, c’est précisément la porte de sortie : on constate l’échec de la zone euro et on envisage un scénario permettant de retrouver de la souveraineté monétaire et budgétaire. Cette position me semble prématurée : je pense qu’il faut d’abord donner une vraie chance à une refondation démocratique et sociale de la zone euro et de l’idée européenne. Mais je comprends l’exaspération. Ce débat ne doit pas être tabou à gauche : certains pays restés à l’extérieur de la zone euro, comme la Suède et le Danemark, mènent des politiques de progrès social au moins aussi performantes que les nôtres. Ils connaissent également les mêmes crises xénophobiques : ils ne font ni mieux ni moins bien, en quelque sorte. Aucun débat ne doit être interdit.

Les réformes progressistes en France, ensuite. Il en existe de nombreuses qui peuvent être menées immédiatement, quelle que soit l’issue des négociations européennes. Comme beaucoup de citoyens, je persiste à penser qu’il est possible de mettre en place un grand impôt progressif sur tous les revenus, prélevé à la source pour plus d’efficacité et de réactivité, individualisé pour favoriser l’égalité hommes-femmes et l’autonomie. Ce nouvel impôt pourrait également permettre de refonder le modèle de financement de notre protection sociale, qui repose trop lourdement sur les cotisations et la masse salariale du secteur privé. Il pourrait être complété par un grand impôt progressif sur le patrimoine, issu du rapprochement de la taxe foncière et de l’impôt sur la fortune, afin d’alléger la charge de ceux qui tentent d’accéder à la propriété et non plus de ceux qui possèdent déjà beaucoup. Mais, là encore, il existe plusieurs positions possibles, dont il va falloir débattre. Certains préféreront maintenir le quotient conjugal, d’autres souhaiteront conserver les cotisations actuelles, ou bien la proportionnalité de la CSG afin d’éviter qu’elle ne devienne elle aussi truffée de niches fiscales de toutes natures. On peut enfin penser qu’aucune réforme fiscale ambitieuse n’est possible et que prétendre le contraire est mentir.

Toutes ces positions sont respectables a priori, à condition toutefois de le dire précisément et clairement avant les élections. Et non de découvrir, après que les électeurs se sont exprimés, que les réformes promises sont impossibles à mettre en œuvre et qu’il faut se résoudre à augmenter la TVA, sans jamais l’avoir évoqué auparavant dans le débat public. Ces mensonges tuent l’idée même de démocratie. Au-delà de la fiscalité, il en va de même dans de multiples autres domaines, qui ne peuvent être qu’effleurés ici : formation, retraites, santé, démocratie sociale. Le système français d’enseignement supérieur est l’un des plus inégaux du monde : il est temps d’investir massivement dans les universités et de les réformer profondément, en conciliant égalité et liberté. Sur les retraites, il est possible d’unifier les régimes privés et publics pour mieux garantir les droits des nouvelles générations et adapter le système à la complexité de leurs trajectoires professionnelles. Les salariés doivent être par ailleurs mieux impliqués dans les stratégies des entreprises et leurs conseils d’administration : c’est la voie choisie en Suède et en Allemagne, cela marche bien mieux qu’ici et cela pourrait encore être amélioré. Sur toutes ces questions, il faut du débat, de la clarté, de la démocratie. C’est la condition pour recréer de l’espoir et sortir de l’ornière.


Kapitaal in de 21ste eeuw

Le Capital au XXIe siècle
SEJNOWSKI Terry, BARTOL Tom
Memory capacity of brain is 10 times more than previously thought - Data from the Salk Institute shows brain’s memory capacity is in the petabyte range, as much as entire Web
Edited: 201601200915
LA JOLLA—Salk researchers and collaborators have achieved critical insight into the size of neural connections, putting the memory capacity of the brain far higher than common estimates. The new work also answers a longstanding question as to how the brain is so energy efficient and could help engineers build computers that are incredibly powerful but also conserve energy.

“This is a real bombshell in the field of neuroscience,” says Terry Sejnowski, Salk professor and co-senior author of the paper, which was published in eLife. “We discovered the key to unlocking the design principle for how hippocampal neurons function with low energy but high computation power. Our new measurements of the brain’s memory capacity increase conservative estimates by a factor of 10 to at least a petabyte, in the same ballpark as the World Wide Web.”

Our memories and thoughts are the result of patterns of electrical and chemical activity in the brain. A key part of the activity happens when branches of neurons, much like electrical wire, interact at certain junctions, known as synapses. An output ‘wire’ (an axon) from one neuron connects to an input ‘wire’ (a dendrite) of a second neuron. Signals travel across the synapse as chemicals called neurotransmitters to tell the receiving neuron whether to convey an electrical signal to other neurons. Each neuron can have thousands of these synapses with thousands of other neurons.
“When we first reconstructed every dendrite, axon, glial process, and synapse from a volume of hippocampus the size of a single red blood cell, we were somewhat bewildered by the complexity and diversity amongst the synapses,” says Kristen Harris, co-senior author of the work and professor of neuroscience at the University of Texas, Austin. “While I had hoped to learn fundamental principles about how the brain is organized from these detailed reconstructions, I have been truly amazed at the precision obtained in the analyses of this report.”

Synapses are still a mystery, though their dysfunction can cause a range of neurological diseases. Larger synapses—with more surface area and vesicles of neurotransmitters—are stronger, making them more likely to activate their surrounding neurons than medium or small synapses.

The Salk team, while building a 3D reconstruction of rat hippocampus tissue (the memory center of the brain), noticed something unusual. In some cases, a single axon from one neuron formed two synapses reaching out to a single dendrite of a second neuron, signifying that the first neuron seemed to be sending a duplicate message to the receiving neuron.

At first, the researchers didn’t think much of this duplicity, which occurs about 10 percent of the time in the hippocampus. But Tom Bartol, a Salk staff scientist, had an idea: if they could measure the difference between two very similar synapses such as these, they might glean insight into synaptic sizes, which so far had only been classified in the field as small, medium and large.
To do this, researchers used advanced microscopy and computational algorithms they had developed to image rat brains and reconstruct the connectivity, shapes, volumes and surface area of the brain tissue down to a nanomolecular level.

The scientists expected the synapses would be roughly similar in size, but were surprised to discover the synapses were nearly identical.

“We were amazed to find that the difference in the sizes of the pairs of synapses were very small, on average, only about eight percent different in size. No one thought it would be such a small difference. This was a curveball from nature,” says Bartol.

Because the memory capacity of neurons is dependent upon synapse size, this eight percent difference turned out to be a key number the team could then plug into their algorithmic models of the brain to measure how much information could potentially be stored in synaptic connections.

It was known before that the range in sizes between the smallest and largest synapses was a factor of 60 and that most are small.

But armed with the knowledge that synapses of all sizes could vary in increments as little as eight percent between sizes within a factor of 60, the team determined there could be about 26 categories of sizes of synapses, rather than just a few.

“Our data suggests there are 10 times more discrete sizes of synapses than previously thought,” says Bartol. In computer terms, 26 sizes of synapses correspond to about 4.7 “bits” of information. Previously, it was thought that the brain was capable of just one to two bits for short and long memory storage in the hippocampus.

“This is roughly an order of magnitude of precision more than anyone has ever imagined,” says Sejnowski.

What makes this precision puzzling is that hippocampal synapses are notoriously unreliable. When a signal travels from one neuron to another, it typically activates that second neuron only 10 to 20 percent of the time.

“We had often wondered how the remarkable precision of the brain can come out of such unreliable synapses,” says Bartol. One answer, it seems, is in the constant adjustment of synapses, averaging out their success and failure rates over time. The team used their new data and a statistical model to find out how many signals it would take a pair of synapses to get to that eight percent difference.

The researchers calculated that for the smallest synapses, about 1,500 events cause a change in their size/ability (20 minutes) and for the largest synapses, only a couple hundred signaling events (1 to 2 minutes) cause a change.

“This means that every 2 or 20 minutes, your synapses are going up or down to the next size. The synapses are adjusting themselves according to the signals they receive,” says Bartol.

link to Salk Institute




half a brain ...
ICIJ
LUXLEAKS WHISTLEBLOWERS THANKED AS TAX PROBES CONTINUE
Edited: 201601130925
ICIJ, 20160113
Belgium has been ordered to recover $765 million in unpaid taxes from 35 multinational corporations after the European Commission said tax breaks granted to the companies were illegal.

The ruling was the latest in a series of investigations, led by European Union competition commissioner Margrethe Vestager, into special tax concessions offered by European countries to lure the business of multinational corporations.

Last year the commission made similar rulings against Luxembourg and the Netherlands concerning their tax deals with Fiat and Starbucks respectively. Investigations into Ireland’s tax arrangements with Apple and Luxembourg’s agreement with Amazon are ongoing.

The commission has not named the 35 companies affected by the Belgium ruling, but brewer ABInBev (which produces Budweiser, Stella Artois and other popular brands of beer) and BP are reported to be among them.

ICIJ’s Luxemourg Leaks investigation, published in 2014, revealed the inner workings of many of these types of secret arrangements that some of the world’s biggest companies make with government authorities in order to slash their tax bills.

On the same day the commission’s latest ruling was announced, an interview with commissioner Vestager was published by EurActiv in which she denounced Luxembourg’s decision to prosecute two whistleblowers and a journalist in relation to leaked tax documents.

“LuxLeaks could not have happened if it was not for the whistleblower and the team of investigative journalists. The two worked very well together to change the momentum of the debate about corporate taxation in Europe,” Vestager said.

“I think everyone should thank both the whistleblower and the investigative journalists who put a lot of work into this.”

The trial of whistleblower and former PricewaterhouseCoopers employee Antoine Deltour, another unnamed whistleblower, and journalist and ICIJ member Edouard Perrin is set to begin in Luxembourg on April 26.
EDELMAN Asher
China? Oil Prices? Saudi Arabia? Iran? Why Volatility? The Grand Surprise. Trump hero of the uneducated masses.
Edited: 201601120910
We were saving these ideas for the last chapter of the book. Sadly, things are going so fast; the convergence of factors, other than the obvious, pushing us towards the vortex of a storm touching on the ideas behind our next to last chapter, the last chapter being a description of the ills brought on by the coming worldwide economic cataclysm


America

On September 28th, 2015, we wrote of the driving factor behind increased market volatility, “excessive debt, prime and subprime with no liquidity, a reminder of 2007-2008.” It is clear that new, small, and medium sized businesses can not finance or refinance in such an environment. A recovery propelled by business growth is impossible in the current debt environment. In 2006 63.4% of the U.S. population over 16 years of age was employed. Entering 2016, 59.5% of the population is employed. In constant dollars from 2006 to the present average hourly wages have remained at approximately $20.50 while real (inflation adjusted) mean household income of the middle quadrille has hovered at about $54,000 per annum. Poverty statistics as a ratio of the population from 2006 to 2016 have increased from about 16.8% to more than 19.5%. It is difficult to envision a consumer led exit from the U.S. economic malaise given these statistics. Finance is in the throws of a second “Big Short” for those of you who have seen the movie. Derivatives outstanding within American financial institutions have a face value of more than the world’s total financial assets. Don’t assume that these positions are being managed or regulated by folks smarter and more careful then those in control in 2007. They are not! The cracks are beginning to show and spread whilst the underlying banking assets, severely impaired previously, have yet to be marked to market. Financial institutions are not likely to lead the charge towards a growing economy. In fact, it is more likely we will see a repeat of “The Big Short” in the near future. Government – Helpless – After years of monetary manipulation which accomplished little or nothing the Fed continues to bumble along! There has been little fiscal stimulation and none on the horizon. Helpless!

It is unlikely America will lead the world out of the present morass. With Donald Trump heralded as a hero by the uneducated masses we have only ourselves to thank for the inept economic management of our country. Intelligent leadership seems a dream of the past.

CHINA

What can China do? Nothing. China is in free-fall. Communist dictatorships are not and were never known for forward thinking in economically trying times. China arrests its businessmen, politicians et all (perhaps warranted), closes and manipulates markets, destroys it’s currency, overextends its credit markets in the hope of masking it’s economic catastrophe. It will not lead the world out of recession

EMERGING NATIONS

Emerging nations? Totally dependent on selling natural recourses to China et al. No help there.

EUROPE

Europe? Perhaps the greatest catastrophe on the cusp of discovery. We know that Sovereign debt and bank finance are interdependent. We have seen evidence of that everywhere and evidence of the results when the interdependence breaks down such as in Cyprus and Greece. Neither Cyprus nor Greece is healed with Greece heading for another meaningful debacle. What goes unsaid, for now, is the tightrope the rest of Europe walks. The Southern nations – Italy, Spain and Portugal are on the line of no return with Portugal probably having crossed it. Northern Europe is not far behind with France closest on the heels of the four other significant impending failures. The seriousness of further European defaults to the world economy cannot be overemphasized. With one currency as one nation goes down the rest follow. Diverse currencies allow escapes not available to a large currency block such as the Euro. Compounding the problems of Europe are the long standing banking mores which obfuscate the depth of European banks’ illiquidity and careless lending policies, sometimes bordering on corruption. As regulations and, more so transparency, are enforced on the European banking community it will become apparent that all is not right in the States of Euroland. Prior to the “European Crisis” in, some say 2010 or 2011, practices in play in most banking institutions included reciprocity in lending (you wash my hand I wash yours, we protect each other’s back) - not possible after 2011, careless analysis and regulation as to quality of lending, lassitude as to tracking use of funds (lots of Euros wandered off to the pockets of favored parties), little or no tracking and follow up as to “friend’s loans”, no marks to market or, at least, delayed and inadequate marks against delinquent loans, the creation of vehicles to house gone bad loans which would reduce or eliminate the requirements for mark downs of the bank’s equity, outright conflict of interest and fraudulent transactions. The list is long and goes on but, suffice it to say, the European banking system is awash with mortal problems which are just beginning to surface and are unlikely to be concealed as effectively as in the U.S. – There are too many conflicting political interests within Euroland to preserve the silence of the pack ( the countries and banks themselves.) In the next to last chapter of the book which, I’m afraid, will come out subsequent to the impending crisis we will delineate in detail the methodology by which the many European banks function. It is a lively topic.

In conclusion, 2007-2008 is likely to be repeated in the foreseeable future. This time there are no engines of restoration on the horizon. The catalyst will not be the usual blah blah we read in the financial press. It will be the collapse of the financial structure of Europe, both Sovereign and private. World liquidity, which is strained today, will find its home at “zero”. The recovery will be long and painful.



Asher Edelman

January 12th, 2016
news
Nieuwe CEO voor VRT: Paul Lembrechts
Edited: 201601091432
Directeuren(-generaal) NIR
1930 - 1937: Gust De Muynck (Antwerpen, 5 december 1897 - Hoeilaart, 1986), leeftijd bij aantreden: 33 jaar
1937 - 1939: Theo De Ronde (Ekeren (Antwerpen), 1894 - Leuven, 1939), leeftijd bij aantreden: 43 jaar
1939 - 1960: Jan Boon (Halle, 6 januari 1898 – Ukkel, 31 december 1960), leeftijd bij aantreden: 41 jaar
Administrateurs-generaal BRT/BRTN
1960 - 1986: Paul Vandenbussche (Jette, 9 augustus 1921 - Leuven, 28 mei 2011), leeftijd bij aantreden: 39 jaar
1986 - 1996: Cas Goossens (Itegem, 13 augustus 1937), leeftijd bij aantreden: 49 jaar
Gedelegeerd bestuurders VRT (Aangevuld op 20160418)
1996 - 2002: Bert De Graeve (Avelgem, 24 maart 1955), leeftijd bij aantreden: 41 jaar
2002 - 2006: Tony Mary (Dilbeek, 1950), leeftijd bij aantreden: 52 jaar
2006 - 2007: Piet Van Roe (ad interim) (Antwerpen, 2 mei 1939), leeftijd bij aantreden: 67 jaar
2007 - 2009: Dirk Wauters (Blanden, 1955), leeftijd bij aantreden: 52 jaar
2009 - 2010: Piet Van Roe (ad interim), leeftijd bij aantreden: 70 jaar
2010 - 2014: Sandra De Preter (Brugge, 1962), leeftijd bij aantreden: 48 jaar
2014 - 2014: Willy Wijnants (1951)(ad interim wegens ziekte van Sandra De Preter), leeftijd bij aantreden: 63 jaar
20141017 - 20160229: Leo Hellemans (Puurs, 1951), leeftijd bij aantreden: 63 jaar
20160301 - heden: Paul Lembrechts (°1957) studeerde af als dierenarts vooraleer hij daar opleidingen in bedrijfseconomie en marketing aan toevoegde.Na enkele ervaringen op de VRT als omroeper en scenarioschrijver ging hij aan de slag bij Master Foods België, de producent van o.m. Mars, waar hij diverse management- en directiefuncties bekleedde. Hij stapte in 1995 over naar de banksector. Hij oefendediverse directie- en managementfuncties uit bij de Generale Bank (later Fortis Bank), ABN Amro en Beroepskrediet NV/BKCP Bank.

Link naar VRT Jaarverslag 2014 Opvallend is het ontbreken van het complexe organogram van de VRT. En daar ligt nu net het probleem.

leden van de raad van bestuur van de VRT

de tijdlijn van NIR/BRT/BRTN/VRT

WEBB Simon
British Concentration Camps - A brief history from 1900 - 1975
Edited: 201601051416
For many of us, the very expression 'Concentration Camp' is inextricably linked to Nazi Germany and the horrors of the Holocaust. The idea of British concentration camps is a strange and unsettling one. It was however the British, rather than the Germans, who were the chief driving force behind the development and use of concentration camps in the Twentieth Century. The operation by the British army of concentration camps during the Boer War led to the deaths of tens of thousands of children from starvation and disease. More recently, slave-labourers confined in a nationwide network of camps played an integral role in Britain's post-war prosperity. In 1947, a quarter of the country's agricultural workforce were prisoners in labour camps. Not only did the British government run their own concentration camps, they willingly acquiesced in the setting up of such establishments in the United Kingdom by other countries. During and after the Second World War, the Polish government-in-exile maintained a number of camps in Scotland where Jews, communists and homosexuals were imprisoned and sometimes killed.This book tells the terrible story of Britain's involvement in the use of concentration camps, which did not finally end until the last political prisoners being held behind barbed wire in the United Kingdom were released in 1975. From England to Cyprus, Scotland to Malaya, Kenya to Northern Ireland. The book details some of the most shocking and least known events in British history.
BAUWENS Michel
De wereld redden, door Michel Bauwens, in herdruk. Met peer-to-peer naar een postkapitalistische samenleving. Aanbevolen.
Edited: 201512251330
Onze samenleving steunt op het absurde idee van materiële overvloed en immateriële schaarste. We doen alsof de planeet oneindig is en plegen er dermate roofbouw op dat het overleven van de menselijke soort in gevaar komt. Anderzijds bouwen we via auteursrechten en patenten artificiële muren rond menselijke kennis om sharing en samenwerking zo moeilijk mogelijk te maken.
Het peer-to-peermodel, geïnspireerd door open source zoals Wikipedia, wil die logica omdraaien. Michel Bauwens ziet in nieuwe fenomenen zoals de samenwerkingseconomie, peer-to-peernetwerken, open source, crowdsourcing, fab labs, microfabrieken, de makersbeweging en stadslandbouw een weg naar een postkapitalistische samenleving, waarbij de markt zal onderworpen worden aan het algemeen belang.
Net zoals het feodalisme ontstond binnen de schoot van de Romeinse slavenmaatschappij en het kapitalisme binnen het feodalisme, groeit ook binnen het kapitalisme het embryo van een nieuwe samenleving. Om de wereld te redden, dringt zich een herlokalisering van de productie op en een uitbreiding van globale samenwerking op vlak van kennis, code en design.
De pers over De wereld redden
'De wereld redden is een boek dat het waard is gelezen te worden. Michel Bauwens slaagt erin om verschillende fenomenen aan elkaar te linken en aan te tonen dat ze eigenlijk deel uitmaken van één grote omwenteling die momenteel aan de gang is. Daarbij denkt hij door en probeert hij zich een beeld te vormen over hoe de toekomst er zou kunnen uitzien. Verder bezondigt hij zich zeker niet aan het naïeve optimisme dat bij het begin van het internet opgang maakte en dat verkondigde dat alle mensen broeders zouden worden door het internet. Integendeel, hij waarschuwt dat de overgang van de kapitalistische naar de postkapitalistische samenleving met veel onrust en turbulentie gepaard kan gaan, net zoals bijvoorbeeld de overgang van de feodale naar de industriële samenleving mede aan de basis lag van de Franse Revolutie. Nochtans toont De wereld redden dat die transitie ook op een andere manier kan gebeuren en dat die er uiteindelijk toe kan leiden dat de mens het misschien materieel met minder zal moeten stellen, maar dat hij er immaterieel met grote schreden op vooruit kan gaan.' Lieven Monserez, Liberales.
De herdruk verschijnt in januari 2016 bij VBK/Houtekiet. Wij houden u op de hoogte.
Ondertussen kunt u hier het interview lezen dat op 12 december 2015 in De Standaard Weekblad verscheen.
Statistica
Twitter: 307 miljoen actieve twitteraars in het 3de kwartaal van 2015 - Turkije zeer actief in censuur
Edited: 201512201202
Dat betekent een vertienvoudiging op 5 jaar tijd.

bron: lees meer


In the first half of 2015, there were 1,003 requests from courts and government agencies to remove content from Twitter. Out of this, 72 percent came from the Turkish authorities. Twitter removal requests leads to tweets no longer being displayed in individual countries rather than being deleted altogether. In the United States, there only 25 requests in the first six months of the year. The number of content removal requests is soaring. In the second half of 2014, 13 percent of these requests were successful; between January and June, it was higher - 42 percent of requests were granted.


Infographic: Turkey Dominates Global Twitter Censorship | Statista
News
Oplichting en fraude: 14 ziekenhuizen sjoemelen met facturen voor CT-scans Thuisverplegers sjoemelen met prestaties - RIZIV gaat terugvorderen
Edited: 201512151332
Lieven Annemans, gezondheidseconoom UGent, is niet verrast. Volgens hem is het het topje van een gigantische ijsberg.
Blijkbaar wordt de gezondheidszorg geplaagd door KLEPTOCRATIE.
Niet de gezondheid of de zorg telt, wel het gewin.
Dit is een kaakslag voor alle zorgenden die het wel eerlijk doen.
(wordt ongetwijfeld vervolgd ...)
UK
Colin Chalmers lanceert petitie om PKK van de terroristenlijst te schrappen in de UK.
Edited: 201511271826
De petitie werd op vrijdag 20151127 gelanceerd. Alleen Britse burgers kunnen ze ondertekenen.
De tekst luidt als volgt:


site Parlement UK

De petitie is een teken aan de wand dat de rol van Turkije en van Erdogan in het Syrië-conflict dubieus wordt geacht. Waarnemers zeggen dat Turkije de vrijgeleide, die het land van de NATO kreeg om in Syrië te gaan bombarderen, misbruikt om het conflict met de Koerden uit te vechten. Turkije zou op de zwarte markt olie aankopen die uit ISIS/DAESH-gebied afkomstig is.
De NATO zit ook verveeld met het neerschieten van een Russisch gevechtsvliegtuig dat 17 seconden boven Turks grondgebied vloog.
Het mag duidelijk zijn dat de Koerden elke gelegenheid te baat nemen om Koerdistan te vestigen in het gebied waar een machtvacuüm ontstaat.
News - RT
SYRIE: Turkse F-16 schiet Russische SU-24 neer - Zou gedurende 17 seconden in Turks luchtruim hebben gevlogen.
Edited: 201511250239


Turkije verklaart dat het tien waarschuwingen gaf. Boerenverstand zegt dat dat er veel zijn voor een schending van 17 seconden.
Poetin spreekt van 'een mes in de rug'. Rusland raadt Turkije af als toeristische bestemming.
Obama en NATO zalven.
Het incident verhoogt in ieder geval de complexiteit in het conflict.
Het schema van de (al dan niet openlijk) strijdende partijen, hun coalities, sponsors en vijanden is TENTATIEF.

Volgens Russische bronnen zijn de 'MOD's' (gematigde rebellen) een verzameling van huurlingen die vechten voor de hoogstbiedende, ook als dat ISIS is.
Er zijn ook nog Turkmenen, opererend aan de Syrisch-Turkse grens en gesteund door Turkije; de Turkmeense milities strijden tegen Assad én tegen de Koerden.
Het wordt hoog tijd dat de historische achtergronden en de (olie)belangen in kaart worden gebracht. Het is toch opmerkelijk dat de 'big players', de oliemaatschappijen, in de mediaverhalen niet in het vizier komen. Wiens concessies zijn er in het geding? Een ander probleem is dat van de wapenbevoorrading en de leveranciers van munitie. Tenslotte is het allerminst duidelijk hoe de geldstromen achter de schermen verlopen en wie er verdient aan het conflict.
De journalistiek faalt op verschillende niveau's en dat geeft de propaganda vrije baan.
SZYMBORSKA Wislawa (Nobelprijs literatuur 1996)
De terrorist - kijkt (uit het Pools vertaald door Gerard Rasch)
Edited: 201507281446
De bom in het café zal om dertien uur twintig ontploffen
Nu is het pas dertien uur zestien
Er kunnen nog een paar mensen naar binnen,
een paar naar buiten.

De terrorist is de straat al overgestoken.
Die afstand behoedt hem voor elk kwaad
en tegelijk ziet hij alles alsof hij in de bioskoop zit:

Een vrouw in een geel jack - gaat naar binnen.
Een man met een donkere bril - komt naar buiten.
Twee jongens in spijkerbroek - staan te praten.
Dertien uur zeventien en vier seconden.
De kleine heeft geluk - hij stapt op zijn scooter,
maar de grote - gaat naar binnen.

Dertien uur zeventien en veertig seconden.
Er komt een meisje aan - ze heeft een groen lint in haar haar.
Maar nu belemmert die bus het uitzicht opeens.
Dertien uur achttien.
Het meisje is verdwenen.
Of ze zo dom is geweest om naar binnen te gaan of niet,
zullen we zien als het uitdragen begint.

Dertien uur negentien.
Om een of andere reden gaat nu niemand naar binnen.
Er komt wel een kale, dikke man naar buiten.
Maar het lijkt alsof hij iets in zijn zakken zoekt en
tien seconden voor dertien uur twintig
gaat hij terug, alleen voor twee rottige handschoentjes.

Het is dertien uur twintig.
De tijd - wat gaat hij toch langzaam.
Nu is het vast zo ver.
Nog niet.
Nu dan.
De bom - ontploft.
La Liberté (20150724)
Eternit: le dossier renvoyé à la Cour constitutionnelle
Edited: 201507251138
L'homme d'affaires suisse Stephan Schmidheiny devra encore attendre pour savoir s'il est jugé dans l'affaire "Eternit bis" des victimes de l'amiante. Le tribunal de Turin a saisi vendredi la Cour constitutionnelle italienne au sujet de ce dossier.

La juge en charge veut savoir si cette procédure porte sur les mêmes faits que ceux du premier procès. Ce scénario violerait le principe du "ne bis in idem", un principe classique de la procédure pénale selon lequel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement deux fois en raison des mêmes faits.

En juin 2013, Stephan Schmidheiny avait été condamné en appel à 18 ans de prison, pour avoir provoqué volontairement une catastrophe environnementale en lien avec les usines du groupe d'amiante italien Eternit S.p.a. Gênes. La Cour de cassation l'avait acquitté en novembre 2014, jugeant les faits prescrits.

Dans le second procès, le milliardaire est accusé d'homicide volontaire et aggravé pour le décès de 258 personnes entre 1989 et 2014 dans ces mêmes régions. Ce procès est interrompu dans l'attente d'une décision de la Cour constitutionnelle. Stephan Schmidheiny est le seul accusé dans ce procès.

Réactions contrastées
La défense de milliardaire s'est déclarée satisfaite par la décision de la juge. "C'est nous qui avions soulevé la question du thème du 'ne bis in idem'", selon lequel personne ne peut être jugé deux fois pour les mêmes faits, a dit l'avocat Astolfo di Amato. Selon lui, la décision de la juge confirme que c'est là le noeud du procès".

Les parties civiles, elles, sont fâchées par la décision du tribunal de Turin. "Il faudra des années pour seulement reprendre les audiences préliminaires", a critiqué le mari d'une des victimes de l'amiante, qui vivait à Casale Monferrato, au Piémont.

Pour lui, l'audience qui s'est tenue vendredi au tribunal de Turin est une "bouffonnerie". "La loi est égale pour tous, oui, mais pour tous les pauvres. Pour les puissants, c'est différent", a-t-il ajouté, faisant référence à la devise inscrite dans les tribunaux de la Péninsule.

De son côté, le ministère public poursuit son instruction contre le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny. Les procureurs en charge du dossier se préparent à ajouter 94 nouveaux cas de décès liés à l'amiante aux 258 déjà inclus dans l'acte d'accusation.
Piketty Thomas
L’auteur du « Capital au XXIe siècle» prend partie pour une restructuration de la dette grecque
Edited: 201507070248
Piketty estime que «les conservateurs, en particulier en Allemagne, sont sur le point de détruire l’Europe et l’idée européenne, tout ça à cause de leur ignorance choquante de l’histoire.» Et pour convaincre le lectorat allemand, il établit un parallèle entre la situation actuelle de la Grèce et celle de l’Allemagne soixante ans plus tôt:
«Ce qui m’a frappé pendant que j’écrivais, c’est que l’Allemagne est vraiment le meilleur exemple d’un pays qui, au cours de l’histoire, n’a jamais remboursé sa dette extérieure, ni après la Première, ni après la Seconde Guerre mondiale.»
WARREN Elizabeth
A Fighting Chance
Edited: 201506290023
As a politician and activist, Warren’s great strength is that she retains the outsider’s perspective, and the outsider’s sense of moral outrage, which runs throughout A Fighting Chance. As she sees it, there are at least two sets of villains conspiring to rob ordinary Americans of the decent and improving livelihoods to which their hard work entitles them.
The first are the big banks and other financial concerns, which burden people of modest means with credit card debt, lure them into reckless mortgages they can’t hope to repay, and chisel them with all sorts of outlandish fees.

In Warren’s worldview, the second set of miscreants is the Washington political class, which coddled the banks, encouraged their reckless lending, and eventually bailed them out on extremely generous terms, without any real effort to hold their senior executives accountable.

src: nybooks.com
MARCHAL Jules (1924-2003)
Interview
Edited: 201506211131
Jules Marchal est né en 1924 en Belgique, et est décédé le 21 juin 2003 à Hoepertingen. Docteur ès philosophie et lettres de l’Université Catholique de Louvain, il a été fonctionnaire territorial au Congo belge de 1948 à 1960, conseiller technique au Congo-Zaïre de 1960 à 1967 et enfin diplomate jusqu’en 1989. Ses travaux de recherche, entrepris depuis 1975, ainsi que ses nombreuses publications, concernent la période de l’histoire de la colonisation belge du Congo.

PC: Cela fait 25 ans que vous avez débuté vos recherches concernant l’Histoire de la colonisation du Congo. Qu’est-ce qui vous pousse à continuer ?

JM: "Je continue parce qu’il reste beaucoup à révéler sur la période totalement inconnue de 1910 à 1945 dont les archives ont été rarement explorées".

PC: D’où provient la majeure partie de vos sources ?

JM: "De l’ancien Ministère des Colonies à Bruxelles".

PC: Ces sources sont-elles irréfutables, autrement dit, peut-on historiquement les mettre en doute?

JM: "Elles sont irréfutables parce qu’il s’agit des correspondances entre le Ministère des Colonies et son administration en Afrique".

PC: Avez-vous des détracteurs ? Si oui, qui sont-ils?

JM: "Comme détracteurs, je n’ai que les associations des anciens coloniaux créées à une époque lointaine pour défendre l’honneur de Léopold II et de la colonisation belge".

PC: Est-ce que des Belges vous contactent pour avoir des informations à ce propos? Des Congolais? Si non, pourquoi à votre avis?

JM: "Des Belges me téléphonent au sujet de mes livres, les Congolais vivant en Belgique, rarement. Je n’ai pas de contacts avec les Congolais d’Afrique. Je comprends le peu d’intérêt marqué par les Congolais vivant en Belgique, occupés par les problèmes des nécessités de la vie. Sans le moindre privilège par rapport aux autres étrangers, vivant souvent des allocations payées par la Belgique, cherchant un emploi, essayant d’obtenir la nationalité belge, ils se trouvent dans une situation inconfortable pour clamer les méfaits passés des belges au Congo".

PC: Comment jugez-vous le livre d’A.Hochschild Les fantômes du roi Léopold II ?

JM: "Un chef-d’oeuvre, sans une seule erreur quant aux faits historiques relatés"

PC: Vous avez vécu et travaillé pendant 19 ans au Congo (et au Zaïre) dont 12 ans pendant la colonisation. Vous parlez d’un grand nombre d’exactions sur les Congolais dans vos livres. Avez-vous été le témoin de telles exactions? Si oui, quels étaient vos sentiments à cet égard (le régime de la chicotte p.ex.) ?

JM: "J’ai vécu certaines exactions sous une forme adoucie: la culture obligatoire du coton (mal payé), l’établissement de paysannats pour le coton (agriculture planifiée), l’entretien de routes et la construction de gîtes d’étape sans paiement adéquat, l’usage de la chicotte (8 coups par séance à mon arrivée en 1948, ramenés à 4 coups quelque 3 ans plus tard). En tant qu’administrateur territorial, je n’avais aucun sentiment à avoir à l’égard de ces matières, dont l’exécution ou l’application m’incombait. Je me rends compte actuellement que le prestige du service territorial, dont moi et mes collègues étions si fiers a l’époque, reposait principalement sur la peur pour la chicotte que l’administrateur pouvait faire infliger à l’Africain, en le condamnant à la prison où son usage était réglementaire."

PC: Le Journal Le Soir des 24 et 25 juin 2000 a présenté un dossier sur le Congo. Il parle de belgitude, des amours passées entre la Belgique et le Congo. Comment qualifiez-vous ces propos?

JM: "Ces propos sont ridicules, tenus par des gens qui ne connaissent rien de l’Histoire du Congo. Mais ces gens sont souvent de bonne foi, cette Histoire n’ayant jamais été exposée objectivement auparavant."

PC: On parle souvent des écoles, des universités, des hôpitaux qui ont été construits par les Belges pour les Congolais. Qu’en est-il ?

JM: "Des écoles primaires, il y en avait partout. On a poussé l’enseignement secondaire à partir de 1950, et introduit l’enseignement universitaire à partir de 1955. Selon Crawford Young (History of Africa-Vol 8), en 1960, 136 écolières terminèrent l’enseignement secondaire et 14 universitaires congolais furent diplômés. On le voit une situation dont il n’y a pas lieu de se vanter. Quant aux hôpitaux, dans les territoires à l’intérieur du pays, chaque médecin avait son hôpital, parfois rudimentaire. Il y avait de un à quatre médecins (soit de l’état voire d’une entreprise ou encore d’une mission catholique ou protestante) pour un territoire grand comme la Belgique. Il n’y avait pas d’ambulance. Ce n’était donc pas fameux. Mais il y avait nombre de dispensaires dans les missions et des agents sanitaires parcouraient le pays, ce qui fait qu’au point de vue médical, la situation au Congo était comparable à d’autres pays africains.

PC: Quelle était la différence entre colonie scolaire et école ?

JM: "Les colonies d’enfants, baptisées plus tard colonies scolaires, étaient des établissements créés par l’état pour héberger des enfants, destinés à recevoir un enseignement rudimentaire en vue de leur incorporation dans la Force Publique. Actuellement, on dirait école avec internat. Elles étaient dirigées par des missionnaires catholiques et furent intégrées dans le système de l’enseignement catholique mis sur pied par ceux-ci et subventionné par l’état. On peut dire qu’au Congo, l’enseignement était l’affaire des missions catholiques jusqu’à la veille de l’indépendance."

PC: A votre connaissance, est-ce qu’un politicien belge n’a jamais émis l'idée d’une éventuelle commémoration des victimes Congolaises de la colonisation ?

JM: Non

PC: Les 100 ans de l’avenue de Tervuren ont été fêtés en grande pompe à BXL il y a quelques années. On serait tenté de penser que les belges ne connaissent pas les crimes qui se sont passés au Congo ?

JM: "Les Belges ne connaissent en effet pas les crimes qui se sont passés au Congo. Ils s’imaginent que leur système colonial était le meilleur d’Afrique. Alors que le contraire semble plutôt vrai…Beaucoup de Belges veulent pourtant savoir et liraient mes livres si la presse en parlait. C’est là que le bât blesse. Le seul article paru à ce jour sur mes écrits dans la presse francophone, est celui de la ‘Libre Belgique’ [ "Le rail: pages noires de l’histoire coloniale, article paru le 27juin 2000"]
source: www.cobelco.org
de Pradel de Lamase, Paul (1849-1936)
Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Edited: 201504070912
L'extrait qui fait suite, est tiré de l'ouvrage de Paul de Pradel de Lamase (1849-1936), "Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution". Il illustre une bien courte partie de la vie du château d'allassac (mais pas que lui) sur lequel je faisais quelques recherches.

Malgré le caractère "conséquent" de la citation, j'ai tenu pourtant à garder ce chapitre intact et complet car sa richesse et son contenu donne un éclairage très particulier, que je n'ai pas souvent rencontré, de la révolution Française dans son ensemble et une vue précise de l'agonie du château d'allassac.

Il me semble évident qu'une certaine forme de partialité concernant la période révolutionnaire se dégage de ce texte, même si les faits exposés semblent avoir été vérifiés et prouvés, il n'en reste pas moins que les actions décrites mettent surtout l'accent sur le vandalisme de la révolution, et laissent plus largement sous silence les motivations souvent justifiées de certains de sortir d'un régime que nous n'avons toutefois jamais vraiment quitté. N'ayant pas souvent sous les yeux la vision qua pu avoir l'auteur il m'a semblé interessant de la partager.

A plusieurs reprises lors de la lecture, l'auteur se livre à des analyses qui semblent pertinentes et il sait mettre en avant les arguments que nous utiliserions encore aujourd'hui. De même, une fois passé le vocabulaire tranchant qu'il utilise pour qualifier certains groupes on découvre une personnes avisée et clairvoyante sur la nature humaine.

Pour le reste, la description des biens et de l'histoire de leur disparition est une pure merveille de rédaction et de précision qu'il m'est difficile de couper. Jugez en par vous même :

La curée

Le plus important est fait; la famille de Lamase est en exil; ses grands biens sont privés de l'oeil du maître ; il s'agit maintenant de les priver du maître lui même, de les nationaliser, en un mot. Pour cet objet, il n'y a plus qu'à laisser le plan révolutionnaire se développer dans toute sa beauté. Ce plan est simple : les propriétaires dont la fortune est adjugée d'avance aux affiliés sont d'abord contraints de sortir de France ; on les empêchera ensuite d'y rentrer; on les punira de la confiscation pour être sortis ou pour n'être pas rentrés, et le tour sera joué.

L'Assemblée Constituante accomplit en deux ans la première partie du programme. Elle provoque le désordre, elle encourage l'émeute, l'assassinat et le pillage; elle renverse les lois et coutumes établies depuis des siècles; elle anéantit les parlements et les anciennes juridictions indépendantes; elle les remplace par des tribunaux dont les juges sont à la nomination du pouvoir politique, par conséquent à sa dévotion. Toutes les institutions garantissant la vie et les propriétés des sujets du roi sont supprimées en théorie quand cette assemblée de malheur passe la main à la Législative, au mois d'octobre 1791. Les bons citoyens ne peuvent plus se faire aucune illusion. Le roi, avili et sans force, est incapable de les protéger; plus de cent mille familles vont chercher à l'étranger le minimum de protection auquel a droit tout homme civilisé.

Il ne faut qu'un an à la Législative pour exécuter la deuxième partie du programme, pour ouvrir l'ère des injustices les plus criantes, des scélératesses les plus effrontées.

Quand elle aura terminé son oeuvre, toutes les victimes désignées seront solidement ligotées; la Convention et le Directoire n'auront plus qu'à frapper dans le tas, les yeux fermés. Il ne sera même plus nécessaire de disposer de tribunaux dociles pour priver les citoyens de leur liberté, de leur fortune, au besoin de leur tête. Celle-ci sera parfois à la discrétion des geôliers qui s'amuseront à massacrer vingt-cinq ou trente mille prisonniers dans les premiers jours de septembre 1792; les survivants, on les laissera mourir de faim au fond des geôles puantes, ou on les guillotinera. Le résultat sera le même. Ni les uns ni les autres ne viendront réclamer leurs biens, et c'est le seul point essentiel.

J'ai dit que la Législative avait rétabli la loi de confiscation et aboli le droit naturel d'aller et de venir dont les Français avaient toujours joui.

L'acte d'émigration ayant passé « crime » digne de mort et de confiscation, l'heure avait sonné en Limousin de faire main basse sur le patrimoine du plus incontestablement riche et du plus bienfaisant seigneur de la contrée. Dès le mois de septembre 1792, mon bisaïeul fût inscrit sur la liste des émigrés. De quel droit ? Ses bourreaux ignoraient le lieu de sa retraite et ils ne firent aucune démarche pour la découvrir. M. de Lamase vivait à l'écart; dès que les jours devinrent très sombres, il avait pris un correspondant à Strasbourg, et toutes les lettres qu'il fit parvenir de sa retraite à ses compatriotes sont datées de cette ville alors française. Les prescripteurs devaient présumer qu'il n'avait pas franchi la frontière .

En l'inscrivant, sans plus ample informé, sur les tablettes de l'émigration, les administrateurs du district d'Uzerche, préjugeant le « crime » sans le constater, commettaient une première forfaiture. Je la signale ici pour mémoire, le chapitre suivant devant établir que le « coupable » ne fut jamais émigré, au sens que les lois homicides de l'époque attachaient à ce mot.

Les scellés furent apposés sur ses meubles et ses biens-fonds placés sous séquestre. C'était la première formalité de la dispersion aux quatre vents d'une fortune acquise par dix générations, au prix de mille efforts d'intelligence et d'économie.

Deux des frères de Jean de Lamase et un de ses fils, qui tous trois étaient restés dans leur province ou y étaient revenus, essayèrent d'obvier aux effets désastreux de cette mesure préparatoire en opposant à son exécution des moyens dilatoires, soit en revendiquant leur légitime sur les héritages, soit en se faisant nommer séquestres de quelques domaines, soit encore en rachetant aux enchères les meubles auxquels ils étaient particulièrement attachés.



Pauvres moyens ! Au jeu de l'intrigue les honnêtes gens en lutte avec les malfaiteurs ont toutes chances de succomber, car il est écrit depuis trois mille ans que « les enfants des ténèbres sont mieux avisés que les enfants de lumière dans la conduite des affaires temporelles ».

On le fit bien voir à ces infortunés. Les persécutions qu'ils endurèrent sur place furent parfois plus amères que celles de l'exil. Ils furent aussi bien et aussi complètement volés que le chef de famille... et bernés, par-dessus le marché ; ce qui est plus humiliant que d'être assassiné.

Quand on voulut mettre en vente les immeubles séquestrés, aucun acquéreur sérieux ne se présenta, tout d'abord.

C'était au commencement de 1793. Les fermiers seuls auraient eu l'audace de s'approprier les terres qu'ils avaient le cynisme de faire valoir, pour le compte de la nation; mais comme ils ne croyaient point à la durée de l'orgie; comme, d'autre part, ils ne payaient au département qu'un prix de fermage dérisoire, ils préféraient de beaucoup profiter de l'aubaine pour épuiser les champs et les vignes, en tirer le plus possible de revenus annuels et mettre ces revenus, convertis en numéraire, à l'abri des retours de la fortune.

Les paysans, les vrais, ceux qui mangent leur pain à la sueur de leur front, éprouvaient une horreur invincible à se souiller d'un vol perpétré à la face du soleil.

Leur conscience était restée et reste encore foncièrement respectueuse de la propriété d'autrui. Il existait, sur la question, un précédent qui leur fait trop d'honneur pour que je m'abstienne de le raconter ici où il trouve naturellement sa place.

Vers le commencement du seizième siècle, un Pérusse des Cars avait consumé sa fortune en fondations d'hôpitaux et d'autres bonne oeuvres. Afin de subvenir aux besoins de ses onéreuses créations, il avait hypothéqué la part de patrimoine que la loi lui interdisait formellement d'aliéner, sous n'importe quelle forme.

Ses dettes étaient donc nulles légalement ; mais le pieux seigneur n'entendait point rendre des créanciers confiants victimes de libéralités exagérées. En un testament admirable de piété et d'honneur il rendit compte à ses enfants de la situation, les suppliant, en vue du repos de son âme, de tenir pour bons et valables les engagements prohibés qu'il avait pris.

Ceux-ci cherchèrent à se conformer à ses désirs, mais ils rencontrèrent, pour l'exécution, une résistance opiniâtre dans la volonté des créanciers qui ne voulaient pas être payés et dans le refus des habitants d'acheter les terres qui servaient de gages aux créances. De guerre lasse, les des Cars abandonnèrent les domaines engagés, purement et simplement.

L'un de ceux-ci consistait en une vaste prairie attenant au fief de Roffignac. Pendant cent ans et plus cette prairie resta close comme lieu sacré, tabou. La cloture tomba enfin d'elle-même et l'enclos devint, par la force de l'habitude, bien communal où chacun menait, à son gré, paître son bétail ; c'était, plutôt qu'un bien communal, une prairie nullius. Elle a traversé même la révolution dans ces conditions, et ce n'est qu'après 1860 qu'elle a trouvé un acquéreur, lequel a déposé le prix d'achat dans la caisse municipale.

Si les vrais paysans persistaient dans leur aversion du bien d'autrui, les autres, les petits bourgeois des environs et les passe-paysans, pour qui la révolution semblait avoir été faite, témoignaient encore de la méfiance.

Les propriétés de mon arrière-grand-père étaient d'ailleurs offertes en bloc, et j'ai pu me convaincre qu'à cette époque, il en avait été de même dans presque toute la France.

En refusant de morceler les latifundia, la république montrait ainsi qu'elle entendait ne rien faire pour le menu peuple et qu'elle désirait simplement présider à la substitution de riches par d'autres riches... Mais allez faire comprendre cette claire vérité aux malheureux enivrés des mots sonores de Liberté et d'Egalité !...

En attendant que la Convention autorisât le morcellement, d'abord en gros lots, puis en lots minuscules, on s'attaqua aux divers mobiliers qui garnissaient les châteaux ou les simples maisons de l'exilé.

Je ne m'occuperai que du mobilier de Roffignac et de celui d'Uzerche.

L'invasion de Roffignac, le 25 janvier 1790, par les émeutiers et les gardes nationaux de Brive, complices du désordre et du pillage, avait considérablement détérioré les richesses amoncelées dans l'antique demeure. Les procès-verbaux officiels, rédigés quelques jours après l'événement, ne parlent que de placards éventrés, d'étoffes lacérées, de barriques de vin et d'eau-de-vie défoncées, de glaces brisées, et sont muets d'ailleurs sur le nombre et la nature des meubles emportés, quoiqu'il fût notoire que chacun des envahisseurs en eût pris à sa convenance, sans être le moins du monde inquiété !

Les chaumières des environs et aussi nombre de maisons bourgeoises s'étaient largement approvisionnées de lits, de couvertures, de draps, de serviettes, de fauteuils, de chaises, de tableaux de prix et de miniatures représentant de petits amours devant lesquels les femmes des voleurs s'agenouillaient pieusement, les prenant pour des Enfants Jésus.

Cependant la conscience des paysans se tourmente facilement ; elle est plus craintive que celle des messieurs ; la peur d'un retour offensif de la justice humaine les talonnait. Ils se défirent, moyennant quelques sous, des objets de valeur qu'ils étaient d'ailleurs incapables d'apprécier.

Les beaux meubles ne tardèrent pas à orner les logis bourgeois de la contrée ; ce fut bientôt un luxe à la mode, parmi les familles comme il faut et inclinées dans le sens de la révolution, de se faire honneur d'objets artistiques ayant appartenu bien authentiquement au château de Roffignac.

Cette mode n'est pas tout à fait éteinte au bout d'un siècle révolu.

Je sais un grand prêtre du droit, aujourd'hui mort, forcé de son vivant, — fait unique dans les annales de son Ordre — de vendre sa charge pour y avoir exécuté des tours de sa façon, qui s'est rendu acquéreur, au prix de 400 francs, d'une vaste armoire armoriée et sculptée, laquelle vaut vingt fois plus, au cours actuel des meubles anciens. Mais un de ses parents pauvres la détenait, et il a saisi l'occasion de faire la bonne affaire, à ses dépens et aux miens. Car ce meuble m'appartient toujours, il n'y a pas de révolution qui tienne.

Si je m'étais avisé pourtant de la réclamer à ce ruffian, il m'aurait répondu certainement que « possession vaut titre. »

Nous verrons bien !

Quoique découronné de ses pièces les plus belles et les plus apparentes, le mobilier de Roffignac, où l'utile était mêlé au somptueux, avait de quoi satisfaire encore bien des cupidités et bien des curiosités.

L'administration républicaine en jugea ainsi, espérant que les amateurs se présenteraient aussi nombreux que les acquéreurs des biens-fonds se faisaient rares. Voler un meuble ne semble pas, en effet, aussi coupable ni surtout aussi accusateur que voler un champ. Le meuble se détruit à l'usage, et quand il est usé il n'en est plus question ; un champ reste, au contraire, et le blé qu'il produit chaque année reproche son crime au larron, et ceci à perpétuité.

Le calcul était juste. On commença par le mobilier d'Uzerche. Celui-ci était intact ou semblait intact, car je dirai tout à l'heure ce qu'il y manquait d'essentiel.

Il fut divisé en huit cent soixante lots, sauf légères erreurs dans mes additions,car j'ai la nomenclature sous les yeux et je tiens à être précis. Ces huit cent soixante lots furent adjugés pour la somme totale de 7.083 livres 8 sols 3 deniers.

Cette vente, présidée par le citoyen Roume,semble avoir été effectuée en un seul encan, le 25 mars 1793, ce qui montre à quel point on avait hâte d'en finir avec cette opération véreuse.

Les prix s'en ressentirent. Les acheteurs payant en assignats, et les assignats étant tombés déjà à ce moment à 50 p. 100 de leur valeur nominale, il convient de fixer à 3.500 francs environ la somme réellement perçue par le Trésor.

Quant à l'estimation véritable de tous ces objets, dont la possession allait embellir et empoisonner tant de maisons, on s'en fera une idée quand j'aurai noté que deux fauteuils en bon état et recouverts de velours d'Utrecht furent vendus 8 livres en assignats; et une excellente bergère 10 livres de la même monnaie.

En évaluant à 50.000 francs le prix marchand de notre mobilier meublant d'Uzerche, je crois rester au-dessous de la vérité.

Que de noms on relève dans cette longue liste d'acheteurs, qui seraient étonnés de s'y voir couchés tout vifs ! Mais il me plaît d'être discret.

Il est d'ailleurs probable, qu'un certain nombre d'entre eux, obligés de donner des gages de civisme, avaient, en s'appropriant certains objets, la bonne intention de les rendre plus tard au légitime possesseur et même de s'en faire accroire à ses yeux, au cas où la contre-révolution eût été victorieuse et où M. de Lamase serait revenu en maître.

Mais voilà ! Le contraire s'est produit et l'enfer est pavé de bonnes intentions. Presque tous ces enchérisseurs ont pensé que ce qui est bon à prendre est bon à garder... et ils ont tout gardé! Peut-être en est-il encore, parmi leurs descendants, qui se couchent dans nos draps et s'essuient avec nos serviettes, tant, dans les anciennes maisons, le linge était abondant et de qualité durable.

Je ne connais, dans l'espèce, que deux cas de restitution.

En 1837, un de mes grands-oncles, accablé par l'âge, désira mourir sinon dans le lit, du moins dans le fac-similé du lit à baldaquin où il était né. Il connaissait le paroissien qui, moyennant 17 livres 10 sols, se l'était approprié et, depuis un demi-siècle, y étendait tous les soirs ses membres maintenant engourdis par la vieillesse.

Mon oncle lui demanda par lettre de permettre à son ébéniste d'en prendre le dessin et la mesure. Le bonhomme, qui était devenu dévot, non par crainte de dieu mais par peur du diable, répondit en envoyant l'objet et ses accessoires, regrettant que tout cela ne fût plus très neuf. J'ajoute qu'il restituait un vieux lit, mais qu'il retenait une terre importante qui n'avait pas vieilli.

En 1910, un pauvre artisan d'Uzerche l'a imité, en rendant spontanément un papier de famille; c'est un diplôme de l'Université de Bordeaux, concernant un de mes ancêtres; ce parchemin n'a aucune valeur, même à mes yeux; le geste ayant été honnête, je tiens à le noter.

L'opération de la vente d'Uzerche s'étant effectuée sans trop de scandale, on procéda à celle de Roffignac, mais celle-ci fut singulièrement plus longue et ne dura pas moins de dix décadis consécutifs.

La valeur en était beaucoup plus importante, tellement importante que le citoyen Lavergne, commissaire du district de Brive, vint s'installer au château pour y diriger l'encan et y vivre grassement aux frais de la princesse, assisté des citoyens Chicou et Deyzat.

Commencées le 1er septembre, les enchères ne furent terminées qu'en décembre et produisirent un total d'environ 50.000 livres en assignats, équivalant à un peu plus de 25.000 en numéraire, ce qui porte la valeur marchande aux alentours de 300.000.

Et une bonne partie de la marchandise avait été abîmée par le passage des barbares.

Les réflexions suggérées par les opérations effectuées à Uzerche s'imposent au sujet de celles d'Allassac. J'userai d'une égale discrétion en ce qui concerne les noms des profiteurs d'occasion, évidemment plus nombreux... cinq ou six cents ! Je ne me permettrai qu'une observation au point de vue de l'art.

Mon arrière-grand-père, jaloux de moderniser Roffignac et de lui imprimer le cachet de distinction alors à la mode, avait orné l'escalier d'honneur d'une rampe magnifique en fer forgé. Ce chef-d'oeuvre était calqué exactement sur la rampe du palais ducal de Nancy qui passait pour une merveille de ferronnerie et qui est réputée de nos jours encore pour une chose remarquable. Les brutes officielles la cassèrent en vingt et un morceaux et la subdivisèrent en autant de lots qu'achetèrent vingt et une autres brutes sans épithète.

Qu'ont-ils fait de ces lots ? Quelques-uns sans doute portèrent les leurs au forgeron qui dut les transformer en instruments aratoires. Mais j'en soupçonne d'autres, déjà messieurs quoique sans-culottes, de les avoir gardés jusqu'à des temps plus calmes pour les revendre à bénéfice, car la belle orfèvrerie de fer a toujours été prisée des connaisseurs.

Je ne dois pas terminer ce rappel de la venté nationale de nos mobiliers sans faire une constatation d'ordre général, car elle s'applique à toutes les rapines du même genre, sur toute la surface du territoire de la république.

Dans les inventaires interminables qui défilent sous mes yeux, je vois bien aligner des lits, des draps, du linge, des fauteuils, des canapés, des chaises, des pots de chambre, des balais, des bahuts, des bois de bibliothèques, des ustensiles de ménage et de cuisine, etc., etc.; je ne vois jamais figurer de bijoux, d'argenterie, de tableaux et de livres précieux. Et Dieu sait si mon arrière-grand-père était fourni de ces objets de luxe, aussi bien d'ailleurs que la plupart des châtelains, des bourgeois et même des campagnards aisés de son temps ! Rien que son argenterie de table représentait une fortune. Et cependant on ne met en vente ni un seul couvert ni un seul plat d'argent. Tout cela est évanoui. L'invasion bestiale des émeutiers de Roffignac a mutilé et brisé des meubles qui se voient, des pendules, des glaces, laissant intacts l'or et l'argent rangés dans des coffres qu'ils ont négligé d'éventrer. Mais à l'invasion des rustres en blouse et en sabots ont succédé plusieurs invasions de gens bien mis et bien chaussés, qui, sous prétexte d'apposition de scellés ou de formalités d'inventaires, ont clandestinement pénétré dans les riches demeures, fracturant les serrures et emportant le solide; tout ce qui, sous un volume médiocre, représente la forte somme réalisable à toute heure et dont personne ne s'avise de demander compte. Ils laissent les miettes du festin au menu peuple, fabriquent ainsi des milliers de complices et, grossissent la responsabilité de ces complices, dans le but de les déterminer à persister à jamais dans l'hérésie révolutionnaire ; ils se dissimulent dans l'ombre et s'emparent de l'or et de l'argent, sûrs que la possession de ces métaux les mettra à l'abri des réclamations futures; car l'argent ni l'or ne portent avec eux la marque du possesseur légitime, ou, s'ils la portent, il est facile de l'effacer.

Ce phénomène, encore une fois, s'est produit partout, d'abord secrètement, puis ouvertement, à la face du soleil. Les grands guillotineurs forcent les détenteurs de numéraire et d'orfèvrerie à les déposer, sans reçu, entre leurs mains. Ils volent les calices et les ciboires des églises, brûlent les chapes sacerdotales pour en extraire les fils précieux.

Fouché, après son proconsulat de Nevers, entasse les produits métalliques de ses exploits dans quatre fourgons qu'il expédie tranquillement vers sa maison de Paris. Lequinio fait faire des perquisitions domiciliaires à Rochefort et remplit trois tonnes d'écus de six livres, qui constituent ses petits profits. On verra plus loin qu'on allait jusqu'à fouiller dans les poches pour en extraire la monnaie.

Cette raréfaction de l'or et de l'argent, opérée par les chefs de la révolution et à leur avantage exclusif, produisait fatalement la disette, laquelle occasionnait les accaparements du blé et, finalement, déterminait la banqueroute. Ces trois dénouements, faciles à prévoir, devaient être trois nouvelles sources de lucre pour les bandits. Ils les escomptaient, et ce calcul odieux n'est pas un des côtés les moins intéressants de la philosophie révolutionnaire.

La France, on ne saurait trop insister sur cette vérité, possédait cinq milliards de métaux d'échange en 1789, beaucoup plus proportionnellement qu'aujourd'hui, étant donnés les besoins décuplés du commerce. La moitié de ce trésor national était monnayée; l'autre était convertie en objets d'art. Cette joaillerie était la réserve de la France, car, dans un besoin pressant de l'Etat, ses détenteurs n'hésitaient jamais à la porter au trésor public pour y être traduite en numéraire.

La révolution n'avait pas sévi trois ans qu'il ne circulait plus en France une seule pièce d'or et d'argent, et qu'on ne mangeait plus que dans des assiettes de faïence avec des fourchettes de fer.

Les divers hôtels des Monnaies, autrefois et depuis si actifs, tombèrent en sommeil comme les Loges. C'est à peine s'il a été frappé, de 1790 à 1801, pour quinze millions de numéraire jaune et blanc. La frappe du billon, dont la valeur intrinsèque est insignifiante, fut seule intarissable, comme l'impression des assignats.

Où avaient donc passé ces cinq milliards ? Evidemment dans les poches des chefs de la conspiration.

Aussitôt l'ordre matériel rétabli et la Banque de France instituée, on vit s'engouffrer dans ce réservoir national tous les métaux précieux naguère introuvables. Après les avoir liquidés les fripons éprouvaient le besoin de les solidifier à nouveau ("Sarepta dicitur Gallia, ubi metallis rapiendis et liquandis" Exégèse rabbinique de la Bible). Si, de 1790 à 1802, la Monnaie n'a fabriqué que quinze millions de pièces métalliques, elle en a jeté en circulation pour plus de quatre milliards dans les dix années qui suivent.

Il semble bien que voler soit le propre de l'homme, presque autant que forniquer. Il faut une grande vertu naturelle et beaucoup de religion pour résister à la tentation de pratiquer ces deux vices, quand le diable les présente dénués de danger et abrités contre la honte.

En 1793 vertu et religion étaient également bafouées.

Quand les gens demi-honnêtes eurent compris qu'on pouvait, en prenant quelques précautions légales, s'approprier le mobilier d'autrui, sans éprouver de trop cuisants remords et sans être montrés au doigt par le voisin aussi peu innocent qu'eux-mêmes, ils estimèrent que la prise de possession des maisons et des terres du prochain ne tirerait pas beaucoup plus à conséquence.

Il se présenta donc des acquéreurs pour concourir aux adjudications des biens-fonds.

On avait vite renoncé à former des lots considérables auxquels seuls auraient pu prétendre les gros bonnets du pays, du moins ceux qui ne refusaient point de se déshonorer mais prétendaient y mettre des formes.

Il convenait donc de laisser les paysans s'engager les premiers dans cette opération malhonnête. Ils en auraient la honte et, plus tard, on s'arrangerait pour racheter leurs petites parcelles, d'autant plus aisément que les cahiers des charges contenaient une clause de rescission de vente en cas de non-paiement dans les délais stipulés. En outre, il fallait payer comptant le premier dixième de l'adjudication; c'était un moyen de vider à fond les bas de laine des cultivateurs et de « liquider » tous les métaux de France, jusqu'au dernier louis, jusqu'au dernier écu de six livres, conformément au programme.

D'ailleurs, le conventionnel Cambon, le receleur en chef de tous les biens volés, criait misère. Les biens, dits nationaux, étaient les gages des assignats et les assignats baissaient, baissaient toujours.

La Convention ordonna alors de diviser les latifundia en plusieurs lots, de vendre chaque parcelle à n'importe quel prix et d'accorder aux acheteurs de grandes facilités de paiement.

En ce qui concerne les domaines de mon arrière-grand-père, les administrateurs de la Corrèze décidèrent qu'il serait politique de commencer par la mise en vente d'une vaste prairie qui s'étendait au pied de sa maison patrimoniale d'Uzerche, et qui, par sa situation en contre-bas des anciens remparts, était d'une fécondité rare. Constamment arrosée par la Vézère et engraissée par les eaux de la ville, elle excitait la convoitise des sans-culottes peu délicats.

La prairie, d'une contenance de 24.800 toises carrées d'après l'inventaire officiel, c'est-à dire de dix hectares environ, fut divisée en huit lots.

Sept furent vendus le 19 ventôse de l'an II, ce qui correspond au 9 mars 1794.

Oh ! par cher. Cette propriété, qui vaut certainement aujourd'hui plus de 100.000 fr. en bloc, pouvait être évaluée à cette époque 60.000 livres. Elle fut cédée aux amateurs pour le prix de 15.925 fr.

Un peu plus du quart, dira-t-on. Il est donc exagéré de prétendre que les biens nationaux ont perdu sur le marché 95 p. 100 de leur valeur.

Attendez ! Le prix de 15.925 francs existe bien sur le papier officiel, mais la somme effectivement versée au Trésor fut réduite au chiffre plus modeste de 1.218 fr. 55. La dépréciation réelle subie par notre prairie d'Uzerche fut donc de 98 p. 100.

Par quel miracle d'opération mathématique et de rouerie fiscale en est-on arrivé à ce résultat fantastique ?

Oh ! bien simple. Les acquéreurs avaient la faculté de se libérer en assignats reçus à leur taux nominal, et ils en usaient avec d'autant plus d'enthousiasme que l'assignat était déjà tombé au commencement de 1794 à 40 p. 100 de sa valeur fiduciaire ; mais ils avaient aussi le droit d'anticiper les payements fixés à dix échéances annuelles, toutes égales.

Ils en usèrent de même ; cependant ce ne fut point par excès de zèle.

Je prends comme exemple l'individu qui se rendit adjudicataire du lot n° 1 au prix officiel de 2.400 francs. Le jour de l'enchère il versa deux cent quarante livres en assignats, soit quatre-vingt-dix francs convertis en numéraire. L'année suivante, cent francs d'assignats ne valaient plus que vingt francs. Il donna encore deux cent quarante livres, soit cinquante francs en numéraire. Au commencement de 1796, la troisième année de l'acquisition, un vent de ruine soufflait sur toute la France. On achetait couramment mille livres en assignats avec un louis d'or authentique ou avec quatre écus de six livres.

Tous les acheteurs du pré Lamase jugèrent le moment favorable pour anticiper les payements. Ils acquittèrent huit annuités d'avance. L'adjudicataire du premier lot paya donc les 1.920 francs qu'il devait encore en monnaie de singe, je veux dire avec huit ou dix écus de six livres, en sorte que sa nouvelle propriété, si elle lui coûta son honneur et peut-être le salut de son âme, ne l'appauvrit que de 161 fr. 55, pas même la valeur de la moitié d'une récolte de foin.

Cette spéculation était à la portée de toutes les intelligences. Parmi les soixante-dix à quatre-vingts voleurs de nos immeubles je n'en ai remarqué qu'un seul n'ayant pas su profiter de l'occasion. C'était un sot qui paya cher sa sottise. En effet, vers la fin de 1796, les grands chefs de la révolution, ayant jugé que la vaste escroquerie des assignats avait procuré le maximum de profit qu'ils pouvaient raisonnablement en attendre, décrétèrent leur première banqueroute. Disqualifiant eux-mêmes les quarante-sept milliards de petits papiers revêtus de leurs signatures, ils décidèrent que ceux-ci ne seraient plus reçus, à aucun taux, dans aucune caisse publique. Il fallut payer en numéraire et bon nombre d'acheteurs de biens nationaux en étant démunis furent déchus de leur acquisition. Le vol leur coûta au lieu de leur rapporter, et beaucoup de paysans apprirent à leurs dépens qu'il en cuit parfois de s'acoquiner avec les fripons des villes.

Les bourgeois et les gentilshommes dévoyés attendaient ce moment-là pour reprendre, à meilleur marché encore qu'en 1793 et 94, les parcelles qu'on avait abandonnées aux miséreux et arrondir les gros lots dont ils étaient déjà nantis. Ce mouvement tournant et enveloppant leur fut facilité par le gouvernement du Directoire qui décida dès lors qu'on ne mettrait plus les biens nationaux aux enchères mais qu'on les céderait de gré à gré.

On peut imaginer la nouvelle gabegie à laquelle donna lieu cette mesure.

Voici pourquoi les latifundia, qu'on ne voulait plus souffrir aux mains des nobles, se reconstituèrent entre les griffes des clercs d'huissiers, hommes de loi, secrétaires de mairie, magisters de villages, prêtres défroqués et autres espèces qui composèrent l'immense majorité des gros acheteurs, et dont quelques-uns ont fait souche d'honnêtes gens, défenseurs du trône, de l'autel, surtout partisans irréductibles du principe sacro-saint de la propriété. Leurs descendants croiraient manquer à toutes les traditions de la chevalerie s'ils n'ornaient point leurs noms de la particule, s'ils ne le flanquaient point même parfois d'un titre ronflant.

Cette note historique et philosophique m'a éloigné un peu du sujet principal du chapitre. Aussi bien, dois-je supposer que les digressions de cette nature offrent un intérêt plus général que la nomenclature un peu sèche des biens ravis, alors même que j'imprimerais tout vifs les noms des personnages qui ne rougirent pas de s'enrichir de ces dépouilles, noms qui sont au bout de ma plume mais qui n'en sortiront pas encore. Il me suffit, pour l'instant, de troubler leurs héritiers dans une possession... moralement irrégulière.

Je me suis étendu assez longuement sur la vente de la prairie d'Uzerche, afin de mettre à nu les procédés de liquidation de l'époque révolutionnaire, et pour expliquer pourquoi l'immense vol des biens nationaux ne constitua finalement qu'une opération financière des plus médiocres. Cinq cent quarante millions seulement sont tombés dans les poches du détrousseur en chef, Cambon, et l'on estime à vingt-cinq milliards la valeur marchande des propriétés qui furent confisquées, soit huit milliards au clergé tant régulier que séculier, quinze milliards aux émigrés et deux milliards aux décapités. Cela fait à peine du 3 p. 100, moins que les brocanteurs louches ne donnent aux cambrioleurs et moins que les banqueroutiers frauduleux qui se respectent, après fortune faite, n'attribuent à leurs clients.

Il semble d'ailleurs que ce soit un prix fait. Le milliard des congrégations, je l'ai dit dans la préface, ne produit que trente millions, soit 3 p. 100 de l'estimation, et les prolétaires septuagénaires n'en tirent pas plus de profit que les pauvres de 93 n'ont tiré de revenant-bon de la spoliation des nobles et des prêtres. C'est le métier des déshérités de la fortune d'être toujours dupes.





Si le pré Lamase n'a procuré que 1.218 fr. 55 net au Trésor, la belle terre de Roffignac a rapporté moins encore proportionnellement. En 1789, elle était estimée un million environ. Sa valeur s'est beaucoup accrue depuis, tant à cause de la bonification de la culture qu'en raison de l'exploitation d'ardoisières d'un excellent rapport (Ces ardoisières sont exploitées par une société en actions, en sorte qu'un nombre notable de mes compatriotes se partagent nos trésors souterrains. On trouve parmi les actionnaires, non seulement la quantité mais parfois aussi la qualité, je veux dire certains noms qu'on aimerait autant ne pas rencontrer sur la liste). Jusqu'en 1796 c'est à peine si l'on en avait détaché quelques lambeaux, achetés par des paysans ambitieux d'agrandir le champ dont ils étaient riverains. En 1795 on divisa le bloc en quatre lots qui furent acquis par trois petits bourgeois d'Allassac et un ancien valet de chambre du château. Celui-ci consacra à l'accomplissement de sa mauvaise action les économies de ses gages; ce qui constitua un placement avantageux, car ses descendants vivent encore sur la terre plantureuse acquise ainsi par l'ancêtre, en bons rentiers, craignant Dieu et les gendarmes. Je respecte leur quiétude en ne les nommant pas. Par charité je tais aussi le nom de ses trois camarades qui expièrent, de leur vivant, par des fins lamentables, leur faute jugée par Dieu impardonnable en ce monde.

Les quatre gros lots et les petits furent adjugés au prix global de 252.000 livres, payées sur-le-champ ou en deux termes, avec des assignats valant un louis les mille livres, — mettons deux pour faire bonne mesure — ce qui ramène la somme versée au Trésor au maximum de dix ou douze mille livres — un peu plus de 1 p. 100.

La terre de Vignols fut divisée en neuf lots. L'un d'eux fut généreusement abandonné à mon grand-père qui, n'ayant pas émigré, avait droit au quart des biens de son père, c'est-à-dire au septième du quart, puisqu'il ne représentait qu'un septième de la descendance. Mais on lui rogna quand même ce vingt-huitième de portion. Après ventilation, il n'obtint qu'une maison d'habitation et une quinzaine d'hectares de prés, terres, bois et vignes. Il dut s'en contenter, car il y allait de la vie de protester, et j'ignore s'il ne fut pas même contraint de dire merci! Coûte que coûte, il importait de sauver du naufrage universel ce lopin de l'héritage des Maulmont, l'illustre famille qui a eu l'honneur de donner deux papes à l'Église, Clément VI et Grégoire XI.

Les terres possédées sur le territoire de la ville d'Uzerche, y compris la prairie Lamase, furent adjugées au prix total de 262.000 livres, qui rapportèrent à Cambon dans les trente mille francs ; ce qui fait presque du 9 p. 100 sur l'adjudication; mais pour obtenir la valeur réelle il faut, comme dans les autres cas, multiplier 262.000 par 4.

Dans la commune de Vigeois, huit cents hectares environ, subdivisés en vingt-cinq ou vingt-six domaines et constituant cinq seigneuries, Roupeyroux, Haute et Basse-Mase, Charliac, Charliaguet et La Nauche évitèrent le morcellement à l'infini. Il semble que chacune de ces propriétés ait été adjugée à un seul enchérisseur, et les prix atteints furent relativement élevés. C'est ainsi qu'on paya la Haute-Mase 31.000 livres et la Basse-Mase 32.000. La Nauche fut adjugée à un métayer, nommé Lacroix, qui emprunta à un usurier l'argent qu'il jugeait utile à la faisance-valoir. Au bout de deux ans le prêteur le fit exproprier, et Lacroix, sans ressources, se fit bandit et coupeur de routes, estimant ce métier plus honorable que celui de voleur de biens. Les gendarmes le massacrèrent dans un chemin creux, en 1799, au cours d'une de ses expéditions nocturnes. Un des domaines de Charliac fut laissé à mon grand-père, soit disant pour compléter, avec les quinze hectares de Vignols, la part de sa légitime.

Le reste de la propriété de Charliac fut morcelé, mais les divers acquéreurs subirent, plus ou moins, la fâcheuse destinée de Lacroix. Leurs premiers successeurs ne furent pas plus heureux. Quand les drames parurent oubliés, un spéculateur patient fit masse de tous les morceaux et en constitua, en les joignant à la terre et au château de la Nauche, une des plus belles propriétés du pays.

Le Roupeyroux fut adjugé à un ancien huissier, le nommé B..., celui-là même qui a rendu en 1837 le lit à baldaquin. Il l'a transmis à ses enfants et c'est maintenant son petit-gendre qui l'occupe, quand il n'occupe pas au tribunal.

Le domaine de Fleyniat à Lagraulière fut adjugé au prix officiel de 25.000 livres. Les beaux et nombreux domaines de Perpezac-le-Blanc, de Perpezac-le-Noir, d'Orgnac, de Voutezac, du Lonzac, etc., furent vendus à des aigrefins dont j'ai la liste (Un des acquéreurs, sans le sou, se porta adjudicataire d'un domaine pour le prix de 30.000 livres. II courut à sa nouvelle propriété, en détacha une paire de boeufs et s'empressa de les vendre à la foire voisine au prix de 40.000 livres en assignats. Il en donna 30.000 au fisc, et avec le reste acheta deux veaux. Je défie bien les apologistes les plus déterminés de la révolution de démontrer qu'une propriété constituée de cette façon repose sur des bases inébranlables.).

Je me dispense de la divulguer; mais j'exprime un regret cuisant en songeant à la perte de la terre de Montéruc, au demeurant d'assez mince valeur. Elle nous venait des Roffignac qui la tenaient eux-mêmes, par suite de trois alliances consécutives, du cardinal Aubert de Montéruc, neveu du pape Pierre Aubert des Monts, connu dans l'histoire sous le nom d'Innocent VI (1352-1362) (Si Montéruc n'avait pas grande importance, en tant que terre régie par le seigneur, elle en avait une inappréciable par le nombre des redevances auxquelles étaient astreints les habitants du pays. Je n'ai pas compté moins de trois cents de ces tributaires, payant qui une géline, qui une douzaine d'oeufs, ou une gerbe de blé ou une gerle de vin, etc. Ces redevances ou servitudes provenaient de ventes régulières ou de donations à titre légèrement onéreux; elles servaient à maintenir un lien très ténu mais indéchirable entre le maître primitif et les familles de ses anciens tenanciers ; c'était un rappel de propriété. En détruisant tous ces titres dans la fatale nuit du 4 août, l'Assemblée Constituante a donc commis un attentat contre le bien d'autrui, premier crime qui a facilité les autres.).

Avant de clore ce chapitre des spoliations, il est juste de consacrer quelques pages à la destinée du château de Roffignac, dont les conjurés du Bas-Limousin ne pouvaient considérer l'aspect majestueux sans qu'une basse envie ne pénétrât leurs âmes cupides et n'échauffât la haine qu'ils avaient vouée au châtelain.

Aucun cependant n'avait osé l'acheter pour s'y prélasser en maître. Même aux heures de complet bouleversement et de travestissement de toutes les conditions sociales, les usurpateurs les plus osés reculent devant certains ridicules.

En sus des quatre gros lots du bloc domanial, il existait une réserve assez importante entourant la demeure seigneuriale. L'administration de l'enregistrement l'avait affermée à un sans-culotte qui était, en même temps, un sans-soutane, car c'était un prêtre défroqué (J'ai longtemps cru que ce malheureux était le curé d'Allassac, mais des renseignements plus précis m'ont appris qu'il était curé d'une paroisse voisine où nous avions aussi des biens. Le scandale reste d'ailleurs le même.).

Cet apostat y faisait bombance tandis qu'une affreuse disette sévissait sur toute la contrée, et il s'efforçait de donner tous les jours des gages de plus en plus irrécusables de son sans-culottisme. Les novices du crime ont toujours peur de n'y être point enfoncés assez profondément pour étouffer leur conscience et pour donner aux professionnels des preuves suffisantes de leur sincérité. Ce double sentiment explique pourquoi les plus forcenés terroristes furent généralement des prêtres ou des ex-dévots.

Le spectre du vieil exilé, dont il dévorait audacieusement les revenus, hantait ses rêves. Il lui aurait volontiers fait couper le cou, mais la victime était hors de portée. Ne pouvant lui prendre la tête, il résolut de s'en prendre à son château et de détruire ainsi une demeure de gens de bien.

La démolition de Roffignac ne pouvait rien rapporter à personne. Le peuple criait la faim : on lui offrait des pierres. Il paraît que le système a du bon puisqu'il réussit encore quelquefois.

Quand l'ex-curé proposa à la municipalité de la commune d'Allassac de découronner le château, celle-ci fut choquée qu'il prît une initiative aussi radicale. L'apostat menaça alors les officiers municipaux de porter contre eux une accusation de modérantisme. Epouvantés, ils le supplièrent de faire du moins les choses régulièrement, de présenter une requête officielle sur laquelle ils prendraient une délibération conforme à ses désirs. Le déprêtrisé s'exécuta, mais comme c'était un prévoyant de l'avenir le texte de sa pétition a totalement disparu.

Il reste pourtant les procès-verbaux des actes officiels auxquels donna lieu ce document.

C'est d'abord le récit des événements qui provoquèrent la première réunion du conseil municipal d'Allassac :

La pétition avait été transmise par l'intermédiaire de deux jacobins de la commune et renvoyée à une commission; mais sans attendre que la municipalité eût statué sur sa demande, l'apostat avait ameuté deux fois le peuple, et le peuple avait menacé de procéder sans autorisation à la démolition. On l'avait calmé en le « pérorant », et en promettant d'envoyer sur-le-champ deux commissaires à Brive, chargés de solliciter des administrateurs du district, « seuls investis du pouvoir d'ordonner la destruction d'un bien national, la permission d'abattre Roffignac ».

Manifestement, les officiers municipaux ne cherchaient qu'à gagner du temps. Mais ils n'avaient pas eu la main heureuse dans le choix des commissaires expédiés au district de Brive. L'un de ceux-ci, fesse-mathieu de la localité, était capable de marcher sur le cadavre de son père pour parvenir à faire parler de lui.

Les bruits les plus sinistres couraient sur l'autre, tout jeune homme, étranger au pays. Il y était apparu depuis six mois à peine, amené de très loin par un marchand roulier qui, le sachant réfractaire à la conscription, l'avait caché dans le chenil de sa carriole pour le dérober aux recherches des gendarmes. On assurait que, levantin d'origine et conduit en France par un officier de marine qui l'avait fait instruire, il avait livré son libérateur au bourreau. Audacieux et bavard intarissable, il n'avait pas tardé à prendre la tête des sans-culottes du pays, et les honnêtes gens le redoutaient.

La municipalité d'Allassac lui avait donné, ainsi qu'à son collègue, l'instruction secrète de rapporter à tout prix un arrêté du district de Brive prescrivant de surseoir indéfiniment à la démolition du château.

Par la lecture de l'arrêté qui suit on va voir comment les deux drôles s'étaient acquittés de cette mission de confiance.

Je passe sur les préliminaires, rappelant la pétition du mauvais prêtre R...

"L'administration du district, n'entendant pas contrarier la voix du peuple pour la démolition du cy-devant château de Roffignac, déclare recommander à la loyauté du peuple de la Commune d'Allassac la conservation du mobilier et des denrées, tant en vins qu'en grains, qui sont dans les bâtiments de ce cy-devant château, dont le peuple serait responsable tant collectivement qu'individuellement, en cas de dilapidation ou dégradation; sous la même responsabilité, de pourvoir à la sûreté des dits objets, soit par le moyen des scellés sur les portes des bâtiments qui les contiennent, s'ils ne doivent pas être démolis, soit par le déplacement, s'il y a lieu, après en avoir préalablement constaté les quantités et qualités par un procès-verbal énumératif régulièrement fait, avec recommandation expresse à la dite municipalité de prendre toutes les autres mesures de précaution que sa prudence lui suggérera suivant les circonstances, pour la conservation des dits objets.

Fait au conseil d'administration du district de Brive, le 1er germinal, an II, de la Rép. fr., une et indivisible.

Suivent cinq signatures."

Il n'y avait plus qu'à s'exécuter et, dès le lendemain, la municipalité d'Allassac faisait procéder à la nomenclature du mobilier restant encore dans le château.

Cet inventaire n'offre point par lui-même grand intérêt ; il témoigne seulement de l'inquiétude des malheureux obligés de le dresser et des précautions qu'ils prennent pour accroître, le plus possible, le nombre des responsables. Neuf signatures, en effet, sont apposées au bas de ce long document, et l'une d'elles a même été, ultérieurement, grattée frénétiquement. A ces neuf noms sont ajoutés ceux de douze commissaires désignés pour surveiller les travaux de la démolition et prendre garde que les matériaux ne soient point détériorés. Tout le long du papier, ces infortunés officiers municipaux protestent qu'ils agissent ainsi à leur corps défendant.

La destruction méthodique dura quatorze jours, du 4 au 18 germinal de l'an II. La population, que les citoyens R... et X... avaient représentée comme désireuse d'accomplir au plus vite cet acte de vandalisme, fit preuve, au contraire, d'une remarquable tiédeur, et il fallut menacer les paysans poulies forcer à coopérer à l'enlèvement gratuit et obligatoire de pierres qui ne serviraient plus à rien. Beaucoup se demandaient si c'était pour aboutir à pareil résultat qu'on avait supprimé la corvée avec tant de fracas (la corvée avait été abolie en Limousin par Turgot, dès 1761 ; elle le fut également pour toute la France en 1789, non seulement la corvée seigneuriale mais encore la corvée publique, autrement dite « prestation ». Elle fut rétablie le 20 prairial an II, sous le nom de réquisition, et dans les conditions les plus abusives, puisque les citoyens furent contraints de travailler les uns pour les autres, sous peine de déportation).

Les tyranneaux des départements trouvèrent moyen d'exaspérer encore l'arbitraire de la Convention. J'ai sous les yeux une circulaire des administrateurs d'Uzerche adressée par eux à tous les maires du district en leur transmettant le décret du 20 prairial. A la peine de déportation édictée par la Convention contre les ouvriers agricoles qui se déroberaient à l'obligation de la corvée, ils substituent, de leur propre autorité, la menace de la guillotine, et ce n'était point un vain épouvantail ; le men-

Enfin la partie du château condamnée à mort était tombée le 18 germinal, comme le constate une pièce officielle datée de ce jour et revêtue de la signature du maire et de deux de ses officiers municipaux. Le défroqué requis de signer également s'y refusa avec énergie. Ce n'était pas seulement un misérable, c'était un roué. On ne peut rien invoquer contre une signature authentique, mais on peut toujours nier avoir participé à un acte criminel quand la culpabilité ne laisse pas de témoignages décisifs.

Toujours harcelé par l'esprit de prudence, il ne voulait pas se rendre acquéreur des restes du château et des jardins, quoiqu'on lui offrit le tout à vil prix. Cependant; il fallait que le décret des Loges fût exécuté. Mes parents, quoi qu'il advînt, ne devaient pas rentrer en maîtres dans leur vieille demeure, même en ruinés, et c'est pour cette raison — rien que pour cette raison — qu'on les fit languir dix-huit mois à Paris.

Un petit bourgeois d'Allassac se laissa tenter, en 1802, par l'esprit de Spéculation.

Il morcela les terrains aplanis par la démolition de germinal, an II, ainsi que les beaux jardins escarpés qui grimpaient jusqu'au mur d'enceinte de là petite ville. On a construit sur ces emplacements des masures, maintenant lamentables de vétusté;

Le corps du château, en dépit de son émasculation vandalique, gardait encore belle apparence avec sa tour carrée centrale décapitée, abritant à droite et à gauche deux corps de logis.

N'en pouvant rien tirer et n'osant l'habiter de peur d'être l'objet des moqueries de ses concitoyens, le premier spéculateur le céda à un second.

Celui-ci emprunta de l'argent à un homme qui avait le plus grand intérêt moral à faire disparaître les derniers témoins muets de ses hypocrisies d'antan.

Cet homme n'eut garde de faire exproprier son débiteur, mais il avait assez d'influence sur le conseil municipal pour le déterminer à acheter le monument, sous le prétexte de bâtir une maison d'école. Le marché fut conclu. Le créancier commença naturellement par se rembourser avec les deniers publics; puis Roffignac fut rasé et la maison d'école, telle qu'on la voit encore aujourd'hui, a été construite sur les fondements du château.

En l'édifiant on avait évité, par motif d'économie, de défoncer les caves voûtées qui témoignaient toujours de l'importance et de la solidité des antiques constructions.

En 1897, la municipalité d'Allassac, composée d'ailleurs de braves gens, gênée par ces voûtes pour ses opérations de voirie, en décréta l'effondrement ainsi que la suppression d'une porte gothique, dernier reste des fortifications de la petite ville.

...etiam periere ruinae.

Il n'y a plus rien !... rien de ce Roffignac qui fut, suivant les traditions les mieux accréditées, le berceau du christianisme dans les Gaules; qui aurait abrité saint Martial; qui, sûrement, a donné l'hospitalité au pape Innocent VI, à quatre rois de France, au duc d'Anjou, vainqueur de Jarnac et de Moncontour, à Henri IV, au duc de Bouillon et à son illustre fils, le maréchal de Turenne, à nombre d'autres personnages éminents;... qui avait étendu, à travers les siècles, son ombre bienfaisante sur toute la contrée.

Il existe encore à Allassac une grosse tour ronde ayant toujours dépendu du fief seigneurial. Edifiée par Pépin le Bref, lors de ses guerres contre les aquitains, elle est d'une allure imposante et constitue un beau joyau pour son propriétaire, — sans utilité pratique d'ailleurs.

Elle n'avait pas été vendue et, depuis 1814 jusqu'en 1846 environ, mon grand-père et ses frères avaient exigé de la ville d'Allassac un fermage de deux francs, établissant leur droit de propriété et interrompant la prescription. A cette dernière date, le maire du lieu, sous couleur d'ardente amitié, confia à mon père, avec des tremblements dans la voix, qu'il aurait la douleur de lui faire un procès au nom de la commune, s'il ne renonçait pas à sa rente de quarante sous. Mon père, qui n'était pas processif, céda.

Je fais mention de cette tour parce que les voyageurs la remarquent dans le trajet du chemin de fer de Paris à Toulouse, dominant la plaine, et parce que je ne dois rien oublier de nos revendications.

On l'avait rendue à mon arrière-grand-père, après le décret d'amnistie de 1802, mais il n'en pouvait rien faire.

On lui avait aussi rendu sa maison d'Uzerche, mais dans quel état ?

Diminuée des trois quarts comme son château de Roffignac. Pendant la période jacobine, l'administration d'Uzerche avait, elle aussi, pris un arrêté prescrivant de la démolir sous prétexte qu'elle affectait les allures d'une forteresse et qu'elle flanquait la porte « Pradel », ce qui constituait évidemment une double injure à la liberté.

Ce qu'on voit maintenant de notre vieille demeure ne représente pas même l'ombre de son aspect d'autrefois, quand elle était rapprochée du mur d'enceinte, ornée de tours à ses quatre angles, entourée de murs et de fossés, rendant l'accès de la ville presque impraticable à l'ennemi.

Il est extrêmement probable qu'elle avait été bâtie par mon premier ancêtre limousin, Géraud ; son style architectural est indiscutablement du quinzième siècle, comme on peut s'en assurer par la photographie publiée ci-contre, qui reproduit une gravure ancienne conservée à la mairie d'Uzerche.

La partie de la maison laissée debout, et servant autrefois de communs, avait été convertie en prison où l'on entassa, sous la Terreur, les femmes suspectes du district, et Dieu sait si elles étaient nombreuses !

C'est à cause de cette particularité qu'elle n'avait pas été mise en vente et qu'elle fit retour à son légitime possesseur, mais aussi nue qu'au jour lointain où le maître « ès-art maconnerie » l'avait livrée à son premier propriétaire.

Impossible en 1802 d'acheter des meubles, faute d'argent; donc, impossible de l'habiter.

Mes parents furent réduits à accepter l'hospitalité de l'un de leurs proches.

Ces deux vieillards, qui avaient été les rois de leur pays, rois par l'opulence et la dignité de leur vie, rentrèrent chez eux dénués des ressources les plus élémentaires. La révolution les avait contraints à cette détresse, parce qu'ils auraient commis le crime d'émigration, inexistant en droit pur et rayé expressément du code au mois de septembre 1791.

Le plus étrange, c'est que ce crime, même entendu et interprété dans le sens le plus révolutionnaire, mon arrière-grand-père ne l'a jamais commis.

Titre : Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Auteur : Pradel de Lamase, Paul de (1849-1936)
Éditeur : Perrin (Paris)
Date d'édition : 1912
CHAGALL
Les grenouilles qui demandent un roi - De kikkers die een koning wilden - The Frogs Asking for a King
Edited: 201503150048
Gouache sur papier - Gouache op papier - Gouache on paper. Production year: 1927 - Private collection. - Foto MERS 20150314.
Compare:
THE FROGS, grieved at having no established Ruler, sent ambassadors to Jupiter entreating for a King. He, perceiving their simplicity, cast down a huge log into the lake. The Frogs, terrified at the splash occasioned by its fall, hid themselves in the depth of the pool. But no sooner did they see that the huge log continued motionless, than they swam again to the top of the water, dismissed their fears, and came so to despise it as to climb up, and to squat upon it... After some time they began to think themselves ill-treated in the appointment of so inert a Ruler, and sent a second deputation to Jupiter to pray that he would set over them another sovereign. He then gave them an Eel to govern them. When the Frogs discovered his easy good nature, they yet a third time sent to Jupiter to beg that he would once more choose for them another King.
Jupiter, displeased with all their complaints, sent a Heron, who preyed upon the Frogs day by day, till there were none left to complain ...
Source:
Aesop's Fables
Copyright 1881
Translator: unknown
WM. L. Allison, New York
Illustrator: Harrison Weir, John Tenniel, Ernest Griset, et.al.
Paus Franciscus - Pope Francis
The light of Christmas - Het licht van Kerstmis - De wetten
Edited: 201412261421
This light was not seen, however, by the arrogant, the proud, by those who made laws according to their own personal measures, who were closed off to others.

Dat licht werd echter niet gezien door de arroganten, de hoogmoedigen, door hen die wetten maakten voor hun eigen profijt, die afgesloten waren van de anderen.
Al contrario, non la videro gli arroganti, i superbi, coloro che stabiliscono le leggi secondo i propri criteri personali, quelli che assumono atteggiamenti di chiusura.
Au contraire, les arrogants, les orgueilleux, ceux qui établissent les lois selon leurs propres critères personnels, ceux qui assument des attitudes de fermeture, ne l’ont pas vue.
En cambio, no la vieron los arrogantes, los soberbios, los que establecen las leyes según sus propios criterios personales, los que adoptan actitudes de cerrazón.
e não pelos “arrogantes, os soberbos, aqueles que estabelecem as leis segundo os próprios critérios pessoais, aqueles que assumem atitudes de fechamento.

src: News.va, 20141215
Luxemberger Wort
Gestohlene LuxLeaks-DokumenteTatverdächtiger von Untersuchungsrichter verhört
Edited: 201412131116
Lange wurde nach der Person gesucht, die hinter den "LuxLeaks" steckt. Im Juni 2012 hatte die Beratungsfirma PricewaterhouseCoopers (PwC) eine Klage gegen unbekannt eingereicht. Jetzt wurde ein Verdächtiger von einem Untersuchungsrichter verhört. Dies schreibt die Staatsanwaltschaft in einer Pressemitteilung.

Die gesuchte Person wird verdächtigt, Tausende Dokumente bei PwC entwendet und weitergegeben zu haben. In 2012 wurde im französischen Fernsehen ("Cash investigations") aufgrund interner Dokumente von PwC zum ersten Mal über die Praxis der Tax Rulings berichtet. Die gleichen Dokumente sollen auch für die LuxLeaks-Recherchen gedient haben.

Laut LW-Informationen handelt es sich bei der am Freitag verhörten Person um einen französischen Staatsbürger und Ex-Mitarbeiter von PwC. Nach einem stundelangen Verhör wurde er wieder auf freien Fuß gesetzt.

Die Staatsanwaltschaft betont in ihrem Schreiben, dass wie in jedem Verfahren die Unschuldsvermutung gilt.
JUSTITIE
PG vraagt verjaring in cassatie-proces Eternit
Edited: 201411201247
Op 13/2/2012 werd Eternit in Turijn (ITA) veroordeeld en verantwoordelijk geacht voor de dood door asbestose van 3.000 mensen: de leiding kende de dodelijke gevolgen van asbestcement maar liet de productie gewoon doorgaan, zo oordeelde de rechter toen. Men spreekt van een misdaad op industriële schaal of een industriële misdaad. Eternit had vier fabrieken in Italië. Bij ons is de fabriek van Kapelle-op-den-Bos berucht. Op de kerkhoven errond is het stil en in de naburige dorpen zwijgt men liever.

De zaak tegen de Zwitserse topman en miljardair Stephan Schmidheiny was sindsdien hangende voor cassatie in Roma. De voorganger van Schmidheiny, de Belgische baron Louis de Cartier de Marchienne (Turnhout, 26/9/1921 – Arendonk, 21/5/ 2013), is inmiddels overleden*.

De PG, Francesco Iacoviello, vroeg nu onverwacht de verjaring en dus de stopzetting van het proces. Normaal verwacht je zo'n vraag van de verdediging. Ook abnormaal is deze vraag omdat ze zo snel volgt na een effectieve veroordeling. Wat twee jaar geleden nog behandeld werd, is vandaag verjaard en je zou denken dat rechtshandelingen de verjaring zouden stuiten. Niet zo dus in het Italiaanse gerecht (en in vele andere staten is het net zo).

De president van de Regio Piemonte, Sergio Chiamparino drukte zijn verrassing, ontgoocheling en diepe verontwaardiging zo uit: "Apprendo con sorpresa e disappunto della decisione della Corte di Cassazione di annullare, causa prescrizione del reato, la sentenza di condanna a Stephan Schmidheiny nel processo Eternit. Non può che destare profonda indignazione".

Het spreekt vanzelf dat de nabestaanden van de slachtoffers van 'de stille dood' in shock, ingedeukt, machteloos en woedend achterblijven. De overtuiging groeit in Italië en daarbuiten dat recht en rechtvaardigheid niet hand in hand lopen. Ook een van mijn vrienden behoort tot de slachtoffers.



*Cartier huwde in 1950 Viviane Emsens (1929) uit de industriële familie Emsens, hoofdaandeelhouder in Eternit. Hij werd actief in de multinational: van 1966 tot 1978 was hij afgevaardigd bestuurder en van 1978 tot 1986 was hij voorzitter van Eternit. De familie Emsens is met duizenden hectare, gelegen in het noorden van de provincie Antwerpen, grootgrondbezitter. (bron: in Trends van 12 oktober 1995 bracht Frans Crols een onthullende reportage over deze miljardairsfamilie; in 2006 bracht Knack een snoeiharde reeks van artikelen over de dodelijke werking van asbest en de verantwoordelijkheid van Eternit).

**Vinck. Cartier was niet de enige Belg die dicht bij de zaak stond. Ook Karel Vinck, die van 1971 tot 1975 werkzaam was bij Eternit-Italië, was eerder betrokken in deze zaak. Hij leidde er sinds 1973 de Eternitfabriek in het Siciliaanse Targia. Van 1975 tot 1978 leidde hij Eternit-België als gedelegeerd bestuurder. In 2006 werd hij in Italië samen met andere topmanagers van Eternit veroordeeld voor onvrijwillige doodslag. De rechtbank was van oordeel dat zij de gezondheidsrisico's verbonden aan het werken met asbest in grove mate veronachtzaamd hadden. Karel Vinck werd veroordeeld tot drie jaar voorwaardelijke gevangenisstraf. Vinck verzette zich tegen deze beschuldigingen. "Een industrieel weegt risico's af met alle beschikbare kennis op het moment van de beslissing. Niet met de kennis die dertig jaar later beschikbaar is", zei hij toen. In augustus 2009 vernietigde het hof van beroep van het Siciliaanse Catania die uitspraak en sprak hem vrij in de zaak.(bron) Karel Vinck was naar eigen zeggen er toen niet van op de hoogte dat asbest kanker kon veroorzaken.



Enkele maanden na die vrijspraak haalde Vinck op een bijzonder negatieve manier het nieuws toen hij voor de camera schamper beweerde "wij leven van fijn stof" (Terzake, 18 oktober 2009).
Toen ging het om de toename van de fijn-stof-concentratie in Antwerpen i.v.m. de bouw van de omstreden Oosterweelverbinding. Vinck is voorzitter van de BAM. In een normale maatschappij neemt men dan ontslag om de eer aan zichzelf te houden.

OVAM. Op 24 oktober 2014 gaf OVAM een persbericht vrij; daaruit blijkt dat er zo'n 3,7 miljoen ton asbest in omloop is. (bron) Navraag bij de woordvoerder Jan Verheyen van OVAM leerde dat het enorme cijfer enkel het Vlaamse Gewest betreft (mail van 20141121). De belastingbetaler draait op voor het opruimen ervan.


Wereldwijde vervuiling
Eternit leverde vanaf 1946 wereldwijd persbuizen van asbestcementstof: West-Europa, USA, Canada, Latijns-Amerika, grote stukken van Afrika, India, het Midden-Oosten. De samenstelling van asbest: "een vezelig gehydrateerd MAGNESIUMSILICAAT, wit of geel, soms groen, soms blauw van kleur, komt uit mijnen in Canada (chrysotiel) en uit Rhodesië (crocidoliet). Deze uiterst fijne vezels (diameter zowat een duizendse millimeter of een mikron) met sterk weerstandsvermogen (trekvastheid: 40 tot 45 kg/mm²) moet worden geopend, gedesintegreerd en goed van elkander gescheiden, zodat elk ervan achteraf volmaakt met cement kan worden omkorst." Gezondheidsproblemen doen zich voor tijdens de productie maar vanzelfsprekend ook bij renovatie- of afbraakwerken (boren, zagen, slijpen, breken, dynamitering, ...).
[Zie ook Asbestos: Risk Assessment, Epidemiology, and Health Effects, Second Edition; geredigeerd door Ronald F. Dodson,Samuel P. Hammar (2012), waarin de historiek van de onderzoeken naar schadelijke/dodelijke gevolgen op wetenschappelijke manier wordt uiteengezet.]
Getuigen

Hieronder de documentaire 'Eternit Casale Monferrato: la fabbrica del cancro', waarin getuigen voor de camera bevestigen dat de directie er alles aan deed om de gevolgen van werken met amiante te camoufleren.



Hieronder een tweede docu waarin o.m. de openbare aanklager en een oncologe aan het woord komen:


Pro memorie: Ook bepaalde vormen van talkpoeder (gehydrateerd waterstof-houdend magnesium-silicaat - H2Mg3(SiO3)4 of Mg3Si4O10(OH)2) zijn kankerverwekkend.
ICIJ - The International Consortium of Investigative Journalists
Pepsi, IKEA, AIG, Coach, Deutsche Bank, Abbott Laboratories and nearly 340 other companies have secured secret deals from Luxembourg that allowed many of them to slash their global tax bills. PWC involved.
Edited: 201411060126
see this link

The International Consortium of Investigative Journalists collaborated with more than 80 journalists in 26 countries in its Luxembourg Leaks investigation, exploring the secret tax deals global corporations have made with Luxembourg. For Belgium MO Magazine, De Tijd and Le Soir were involved in the investigation.PricewaterhouseCoopers has helped multinational companies obtain at least 548 tax rulings in Luxembourg from 2002 to 2010. These legal secret deals feature complex financial structures designed to create drastic tax reductions. The rulings provide written assurance that companies’ tax-saving plans will be viewed favorably by Luxembourg authorities.
Companies have channeled hundreds of billions of dollars through Luxembourg and saved billions of dollars in taxes. Some firms have enjoyed effective tax rates of less than 1 percent on the profits they’ve shuffled into Luxembourg.
Many of the tax deals exploited international tax mismatches that allowed companies to avoid taxes both in Luxembourg and elsewhere through the use of so-called hybrid loans.
In many cases Luxembourg subsidiaries handling hundreds of millions of dollars in business maintain little presence and conduct little economic activity in Luxembourg. One popular address – 5, rue Guillaume Kroll – is home to more than 1,600 companies.



University of Michigan
How people in Muslim countries prefer women to dress in public
Edited: 201410041408



An important issue in the Muslim world is how women should dress in public. A recent survey from the University of Michigan’s Institute for Social Research conducted in seven Muslim-majority countries (Tunisia, Egypt, Iraq, Lebanon, Pakistan, Saudi Arabia and Turkey), finds that most people prefer that a woman completely cover her hair, but not necessarily her face. Only in Turkey and Lebanon do more than one-in-four think it is appropriate for a woman to not cover her head at all in public.


The survey treated the question of women’s dress as a visual preference. Each respondent was given a card depicting six styles of women’s headdress and asked to choose the woman most appropriately outfitted for a public place. Although no labels were included on the card, the styles ranged from a fully-hooded burqa (woman #1) and niqab (#2) to the less conservative hijab (women #4 and #5). There was also the option of a woman wearing no head covering of any type.

Overall, most respondents say woman #4, whose hair and ears are completely covered by a white hijab, is the most appropriately dressed for public. This includes 57% in Tunisia, 52% in Egypt, 46% in Turkey and 44% in Iraq. In Iraq and Egypt, woman #3, whose hair and ears are covered by a more conservative black hijab, is the second most popular choice.

In Pakistan, there is an even split (31% vs. 32%) between woman #3 and woman #2, who is wearing a niqab that exposes only her eyes, while nearly a quarter (24%) choose woman #4. In Saudi Arabia, a 63%-majority prefer woman #2, while an additional 11% say that the burqa worn by woman #1 is the most appropriate style of public dress for women.

In several countries, substantial minorities say it is acceptable for a woman to not cover her hair in public. Roughly a third (32%) of Turks take this view, as do 15% of Tunisians. Nearly half (49%) in Lebanon also agree that it is acceptable for a woman to appear in public without a head covering, although this may partly reflect the fact that the sample in Lebanon was 27% Christian. Demographic information, including results by gender, were not included in the public release of this survey.
RT
American-allied nations are secretly helping ISIS to grow - US Colonel Ann Wright
Edited: 201409080901
The US invasion of Iraq in 2003 came with many warnings that it would lead to a dire consequences for the whole region. A decade later, and the brutal jihadists from ISIS are dominating the north of the devastated country. Now, the US is again mulling the possibility of sending its army to Iraq once more - but would that actually help solve the issue? From where does the money come for the Islamic State? Is America obliged to save Iraq after what it's done to that nation? We ask these questions to American Colonel and former diplomat Ann Wright on Sophie&Co today.

Follow @SophieCo_RT

Sophie Shevardnadze:Colonel, the 2003 war in Iraq was a reason you left the U.S. military after many years. Do you feel the roots of what’s happening now lie back then?

Ann Wright: Well, yes. In 2003 I did resign from the Federal government. I actually had order to retire from the military; I was a U.S. diplomat, and I was one of the three diplomats who resigned in opposition to the war in Iraq. And I do feel that there are so many similarities now, 11 years later with the issue that the Obama administration is bringing forward, and they are seeming intent that they will be using military force to resolve the further issues in Iraq, and perhaps even in Syria.

SS: But what I really meant was that… I’m talking about ISIS expansion and the will of the ISIS to create a caliphate. Do you think that, what’s going on right now, has to do something with the invasion in Iraq in 2003, or those are two separate things?

AW: I think they are two separate things. Certainly, the U.S. invasion and occupation of Iraq has precipitated what we now see, 11 years later, with the growth of ISIS and other forces that initially came in to the region to battle with Assad in Syria, but are taking the opportunity with the disarray that came starting with the U.S. invasion and occupation of Iraq. And then, the Al-Maliki government that has been so brutal towards the Sunnis in Iraq, that the ability of ISIS to move remarkably quickly, to gain territories in Syria and now in Iraq is very worrisome and dangerous.

SS: Now, president Obama has authorized deployment of additional 350 american troops to Iraq. Last month, the U.S. launched an aerial campaign against the Islamic State. Will any good come out of this?

AW: Well, the issue of the protection of the U.S. facilities in Baghdad and other cities of Iraq by U.S. military forces is one rational for the deployment of certain number of military folks. And then, the administration has already said that they will be sending in special forces to help train or re-train Iraq military to battle ISIS. And also, the use of CIA operatives up in the north, in northern Iraq and the Kurdish area of Iraq - one could argue that this does give the Iraqi military and the Kurdish Peshmerga a better opportunity to battle ISIS. One of the fears, though, is that the continuation of the U.S. providing U.S. military equipment will end up as we've seen what has happened now, when ISIS has overrun Iraqi military facilities and have taken U.S. military equipment that has been given to the Iraqi military. So, one of the great dilemmas is when you start funneling more military equipment into this type of situation, it may be turned up on you as we've seen - that equipment now being in hands of ISIS and being used to battle almost in one way the remnants of the Iraqi military.

SS: Steven Sotloff was the second journalist executed by the Islamic State. Let’s hear president Obama’s response to this:

OBAMA: And those who make a mistake of harming Americans will learn that we will not forget, and that our reach is long and that justice will be served.

SS: Now, the U.S. president has vowed to avenge the death of U.S. journalist and called for the war plan to be drawn up. Should there be further involvement?

AW: Well, indeed, it’s horrific what ISIS is doing, not only to the international media, to U.S. reporters that are being beheaded, but in even greater measure, what ISIS is doing to Iraqis and Syrians that they have captured. The wholesale murder, massacre of large numbers of Iraqi military and people in villages who have repelled or attempted to repel the ISIS military onslaught. There’s no doubt about it, ISIS is very brutal, terrible group of people who are rampaging across that area of the world.

SS: Well, yeah, but that’s my question - does the U.S. really have any other choice but to get involved and act in the face of these kidnappings?

AW: The people that have been kidnapped - I mean, the international folks have been in the hands of ISIS for quite a few months now. The beheadings of course are horrific, and as vice-president Biden has said...something about the “gates of hell” being opened; I think the administration certainly feels the pressure that something needs to be done about it, about this group of horrific people. Now, whether it is further american military on the ground - I suspect not, because the feeling in the U.S. is that we do not want our military involved in ground operations any further in Iraq or in Syria. However, I do believe that the types of pressure that can be put on groups that do support ISIS, that have allowed ISIS to purchase military equipment, that are working with ISIS to buy on the black market oil from the oil fields that ISIS has captured - I think that’s really where ultimately the pressure points are…

SS: Which groups are you talking about? Could you be more precise?

AW: If you look at who is behind the oil, who is behind the oil from those oil fields, where it is going, through what borders is it going - some of it is going up into Turkey, so you've got to put pressure on the Turkish government to stop the flow of oil; you've got to put pressure on the Turkish government to stop allowing these large groups of international fighters that have crossed the border from Turkey for the last several years. I would say, you have to put pressure on the Saudis: the Saudis have been pouring a large amounts of money, as have the governments of Kuwait and of Qatar, into various groups of the foreign fighters.

SS: But so had the Americans, I don’t think these are the only people that are funding the foreign fighters in Syria. Americans are the ones who are funding them just as much as are the Qataris or the Saudis…

AW: Yes, I totally agree with you on that; I do not believe that they are funding ISIS, the U.S. is funding other, what they think are more moderate groups that are fighting the Assad government, but the ones I was actually talking about were those that either by turning a blind eye, or by actually funneling money and weapons into ISIS are giving it the power to gain territory and hold it.

SS: So there’s my question - the U.S. has propped up many allies that it later had to confront. The likes of Al-Qaeda, or Taliban - do you feel like it contributed to the rise of ISIS in Syria as well - involuntarily, of course - by funding the rebels?

AW: Certainly, the instability that has been caused by the U.S., starting 10, 11 years ago, from 2003, with the U.S. invasion and occupation of Iraq and earlier than that, the U.S. going in to Afghanistan after 9/11 - all of those events have triggered a large number of people from Arab and Muslim worlds, who have to the U.S.: “we don’t like what you’re doing in those areas”, and they have been coming in to Iraq and in Afghanistan and have been trained, and equipped and then have been available to go to other parts of the world, including Libya, to act as mercenaries for whomever wants to hire them.

SS:Now, if president Obama had launched a bombing campaign in Syria in 2013, do you think that could have stopped the rise of ISIS?

AW: One could argue that yes, bombing of not only ISIS but of other radical groups in Syria could perhaps have decimated some of their fighting force. However, the thing that people are very concerned about is that that in itself is drawing more of the foreign fighters to the fight, that indeed the U.S. bombing of Muslim fighters does draw in even more of the Muslim fighters.

SS: Just to wrap the subject of ISIS in Iraq - do you feeling like that Washington has the responsibility for the future of Iraq and what becomes of it?

AW: Part of the problem is, first, the initial invasion and occupation by the Bush administration; then, you have the Al-Maliki government that was… many people say that U.S. put that government in: Al-Maliki who brought in more Shia leaders and pushed out the Sunni leaders that should have been brought in to the government that was all-inclusive of all of the groups in Iraq. One could say that the U.S. has spent billions of dollars on the training and equipping Iraqi military and it folded against the force that was not nearly as large as it actually was. I personally, as a person that resigned initially over the theory that military force was going to resolve the issue of Saddam Hussein regime, I don’t believe that further use of our military is what ultimately going to resolve the issues in that region.

SS: Afghanistan is another unresolved issue - the U.S. troops may leave for good by the end of this year, but will the weak Afghan government be left to deal with the Taliban like Iraq was left to deal with ISIS, what do you think?

AW: You’re exactly right - here we have Afghanistan after 13 years that U.S. has been involved in there, and weak government, in fact, it is still disputed on who’s going to be the next president of the country. You have many of the people who were called warlord prior to the U.S. invasion, or the groups of people that the U.S. hired to work with it to push the Taliban and Al-Qaeda out, many of them with severe human rights abuses allegations to start with… I myself am not too optimistic that here, 13 years later and hundreds of billions of dollars later and the expenditure of tens of thousands if not hundreds of thousands of lives, that the future of Afghanistan is a stable secure country, where all groups will be treated honestly and fairly and that country will progress in a way that one would hope it would - I myself am not very optimistic about it.

SS: Now, ISIS is being called the “new Al-Qaeda”, but the actual Al-Qaeda has declared a new front in India. How do these groups fit together? Are we seeing expansion into new territory after ISIS took over the old “feeding grounds”?

AW: It’s kind of “targets of opportunity” it looks like that various groups are using. As ISIS fills into one area of Iraq and Syria and becomes the dominant force there, Al-Qaeda is looking for another place where it can stake its own territory. Certainly it had its inroads into Pakistan… It’s interesting here that they indeed have claimed that they are going to India.

SS: So, what are we going to see? Jihadist corporate rivalry unraveling?

AW: Indeed, “Jihadist inc.” When we really look at it, sadly, throughout the North Africa and the Middle East and then going on into South Asia, you do see the rise of various types of militant groups, to include not only Al-Qaeda, ISIS, Al-Nusra; you've got the Afghan Taliban, the Pakistani Taliban. It is a growth industry. You look also to Libya, where there are many groups, each fighting for different parts of the territory of the country, to the extent that the U.S. had to close its embassy there, because none of the locations where we had embassies or consulates are safe enough, in the opinion of the State Department, that we can leave our diplomats. So, it is a tragic function in this era, that we see the growth and expansion of these jihadist groups.

SS: You've mentioned earlier on in the program that the pressure should be put on groups that are actually helping ISIS to get money from the oil sales - it’s true that ISIS is raking in billions through things like oil. Could this movement be more about money than establishing a religious state?

AW: I think it certainly is a movement about money, it’s a very well-funded organisation, but from I gather, it is a group that is intent on establishing a geographical location for it’s beliefs, the caliphate that they talk about. They intent to hold territory and indeed they have, to the extent that they control major cities, that they are generating their own income through oil and I think it is going to be a challenge for the international community to go in and push them back from these established areas that they've had some of them for almost a year now.

SS: Israeli-Palestinian conflict is something that you've also spoken a lot about, spoken strongly against the Israeli offensive in Gaza. Is there any way that international pressure can push Israel into a genuine peace process?

AW: It’s a very good question. How the international community has pressured Israel - has been ineffective, mainly because it really hasn't used the full force that it has at its disposal. The U.S. itself could do much more to pressure Israel to stop the illegal settlements of which they have just announced that they are annexing a thousand acres of Palestinian land into Israel. The pressure to stop the occupation of the West Bank and to lift the siege of Gaza - these are things that have been demands of the Palestinians for the longest time. The U.S. is the greatest pressure point of Israel, because we give Israel almost $3 bn a year in military assistance alone, plus all sorts of economic incentives. The U.S. is allowing itself to be pressured by very large and well-funded Zionist lobby that works for the protection of the State of Israel, and works primarily in the U.S. Congress to threaten the U.S. Congress people that if they don’t vote for pro-Israeli issues then they will be turned out of office; we've seen that AIPAC, the American-Israeli Public Affairs committee, the big lobby for Israel, has been very effective at threatening and scaring and then trowing out of office people that say that they are going to look honestly at what’s happening there, and may support the Palestinian cause in cases.

SS: I want to talk a little bit about Hamas. You know how the appearance of ISIS with its deliberate focus on cruelty and no compromises, does it make you feel like it’s easier to treat groups like Hamas with more respect? As a matter of fact, you know, “we don’t negotiate with the terrorists” - that attitude is almost universal, but do you feel like maybe these days there are groups of terrorists that you can talk to and that slogan actually should change?

AW: Yes, I certainly think so, and the latest of this week, the Israeli propaganda is that “ISIS is Hamas, Hamas is ISIS” - well, that’s just not true. Hamas was elected as the governing body of Gaza. I don’t agree with the rockets that Hamas and other groups in Gaza have sent into Israel, but the level of violence that is between Palestinians and Israelis is overwhelmingly from the Israeli side towards the Palestinian side - there’s no doubt about that. Over 2000 Palestinians were killed versus 64 Israelis in this latest attack, and in 2009, fourteen hundred Palestinians versus 11 Israelis… Hamas does not have 24 hour drone coverage over Israel, it does not have F-16 that are bombing Israel every single day as is happening with the Israelis in their naval attacks and ground attacks, and air attacks on Gaza. So, there’s a very distinct difference in the level and the proportion of violence in there.

SS: Thank you so much for this wonderful interview. Colonel Ann Wright, U.S. veteran and former diplomat. We were talking about what brought upon the spread of ISIS and could it be contained, and also are there terrorists that we can talk to, and are there groups that we can’t. That’s it for this edition of Sophie&Co, we’ll see you next time.
ADAMS Susan (Forbes)
The Most Prestigious Consulting Firms (2011)
Edited: 201404302109
Vault.com, the career website, released a ranking today of the most prestigious consulting firms. A little like the Oscars, which turns to the movie industry to tally its votes, Vault’s list comes from a survey of consultants who are asked to rank their peers and competitors. Vault ran its survey from March through July 2011 and gathered votes from 5,000 consultants at 60 firms, ranging from giant companies like McKinsey and Bain to small outfits like Bates White in Washington, D.C.

For the prestige ranking, consultants were not allowed to vote for their own firms, and they were asked only to rate firms with which they were familiar. Vault has been running the survey for a decade, and every year McKinsey has come out on top. In fact, the top five are unchanged from last year, though PricewaterhouseCoopers moved up two spots to #6, Ernst & Young climbed one spot to #8 and Mercer LLC fell three spots to #9. Herewith, the top ten:

1. McKinsey & Company
2. The Boston Consulting Group
3. Bain & Company
4. Booz & Company
5. Deloitte Consulting
6. PricewaterhouseCoopers
7. Monitor Group
8. Ernst & Young
9. Mercer LLC
10. Accenture
BORGER Julian - The Guardian 20140404
Dag Hammarskjöld's plane may have been shot down, ambassador warned. Newly declassified 1961 cable called for grounding of Belgian mercenary hours after UN secretary general crashed in Africa theguardian.com, Friday 4 April 2014 14.27 BST
Edited: 201404091004
Hours after a plane carrying the UN secretary general, Dag Hammarskjöld, crashed over central Africa in September 1961, the US ambassador to Congo sent a cable to Washington claiming that the aircraft could have been shot down by a Belgian mercenary pilot.

In the newly declassified document, the ambassador, Ed Gullion, does not directly implicate the Belgian or Rhodesian governments in what he calls "this operation", but calls for US pressure on them to ground the mercenary, adding it was "obviously [a] matter of highest importance". He said the pilot had been hampering UN operations and warned that if not stopped "he may paralyse air-rescue operations".

The document was released after an international panel of retired judges called last year for a fresh inquiry into the Hammarskjöld crash, saying that new evidence "undoubtedly" existed. The UN secretary general, Ban Ki-moon, decided in February to put the panel's findings on the agenda of the UN general assembly.

The Gullion cable was not seen by previous official inquiries. A commission formed by the Rhodesian colonial authorities blamed the crash on pilot error, while a later UN investigation recorded an open verdict.A Guardian investigation in 2011 found surviving witnesses near the crash site outside Ndola, in what is now Zambia, saying they saw a second plane shooting at the DC-6 aeroplane carrying Hammarskjöld and his aides. A book published later that year, Who Killed Hammarskjöld? by Susan Williams, a University of London researcher, found further evidence of foul play.

Williams's book pointed to the existence of US National Security Agency (NSA) radio intercepts of warplanes in the area, which are still top secret after 52 years. Hammarskjöld's death came at the height of a conflict between the UN-backed Congolese government in Leopoldville, now Kinshasa, and secessionists from the mineral-rich province of Katanga, supported by Belgian colonialists.

The US and British were angry at an abortive UN military operation that the secretary general had ordered days before his death on behalf of the Congolese government against the rebellion in Katanga, which was backed by western mining companies and mercenaries.

The Hammarskjöld commission, chaired by a former British court of appeal judge, Sir Stephen Sedley, called for the NSA intercepts to be released.

The commission highlighted several key pieces of evidence, including the testimony of two policemen of seeing sparks and a flash in the sky, and the account of a local official who said he saw a smaller aeroplane flying above and then alongside the DC-6, known as the Albertina.

In his cable, sent at 11am on 18 September, Gullion correctly identifies the Ndola area as the crash site. He also names the suspected Belgian pilot as "Vak Riesseghel", almost certainly a mis-spelling of Jan van Risseghem, who had served in the South African and Rhodesian air forces, and commanded the small Katanga air force.


In another cable sent two days before the crash, Gullion passed on a commercial pilot's report that the Belgian mercenary, flying a Katangese jet, "flew wing to wing" with him – a highly dangerous manoeuvre.

Gullion's two telegrams call into question Van Risseghem's insistence that he had not been in Katanga in September 1961. Van Risseghem was never questioned by any of the official inquiries.

"The telegram reveals that on the morning after the crash, the ambassador thought it credible that the plane had been shot down by a mercenary pilot – so credible, in fact, as to justify asking US diplomats in Brussels and Salisbury [now Harare] to put pressure on the Belgian and Rhodesian governments to ground the pilot," said Williams, a senior researcher at the University of London's Institute of Commonwealth Studies.

In her book, Williams provides the account of an American naval pilot, Commander Charles Southall, who was working at the NSA listening station in Cyprus in 1961. Shortly after midnight on the night of the crash, Southall and other officers heard an intercept of a pilot's commentary in the air over Ndola – 3,000 miles away.

Southall recalled the pilot saying: "I see a transport plane coming low. All the lights are on. I'm going down to make a run on it. Yes, it is the Transair DC-6. It's the plane," adding that his voice was "cool and professional". Then he heard the sound of gunfire and the pilot exclaiming: "I've hit it. There are flames! It's going down. It's crashing!"

Williams said: "We need to know if the US state department holds the raw intelligence that led Gullion to think [the plane could have been shot down] and … if there is other intelligence, notably in the form of intercepts, that is held by the NSA in relation to Hammarskjöld's flight on the night of 17-18 September 1961.

"This newly released document reinforces the argument that the UN general assembly should ask US agencies, including the NSA, to produce the evidence they hold."
FM Brussel/brusselnieuws.be
Renovatie Leopold II-tunnel twee jaar uitgesteld - PPS - Sale-lease-back
Edited: 201309171858
18:58 - 17/09/2013
De grondige vernieuwing van de Leopold II-tunnel zal pas beginnen in 2016 en niet in 2014 zoals eerder aangekondigd. De werken zouden twee tot vier jaar duren. Vijf consortia van privébedrijven zijn kandidaat om de werken uit te voeren en te financieren, in ruil voor een jaarlijkse vergoeding van het Brussels Gewest. Omdat het Gewest de renovatie van de Leopold II-tunnel niet kan dragen wordt geopteerd voor een publiek-private samenwerking. Niet alleen de werken maar ook het onderhoud van de vernieuwde tunnel zullen gedurende een kwarteeuw betaald worden door een consortium van bedrijven. In ruil zal Brussel na de renovatie jaarlijks een bedrag betalen om de tunnel te mogen gebruiken. Over dat bedrag moet nog onderhandeld worden.

Momenteel zijn nog vijf consortia in de running om de opdracht binnen te halen, zo laat minister van Openbare Werken Brigitte Grouwels (CD&V) weten. In 2015 zal het Gewest een laureaat aanduiden. Het jaar nadien zouden de werkzaamheden dan van start gaan.

Hoe lang de werken zullen duren is nog niet duidelijk. Als men de tunnel gedurende langere periodes helemaal sluit, zou de werf maximaal twee jaar duren. Kiest men ervoor om de tunnel enkel tijdens de vakantieperiodes te sluiten, dan spreekt men van een termijn van zeker vier jaar.

De Leopold II-tunnel is met 2,5 kilometer de langste autotunnel van het land. Elke dag rijden ongeveer 65.000 voertuigen door de kokers. Dat betekent dat het geen sinecure wordt om de tunnel te sluiten.

Maar de werken zijn noodzakelijk. Alles aan de tunnel is aan vervanging toe. Eerder moest de oude wandbekleding al worden weggehaald omdat er wandplaten op de rijweg dreigden te vallen. "Alles was onveilig is, is al weggehaald", verzekert Grouwels. "De zaak is dus onder controle." Maar de vernieuwing dringt zich op. "De tunnel is nu bijzonder onaangenaam en niet goed voor het imago van Brussel."

De vijf kandidaat-consortia op een rijtje:

- Besix Group / Schneider Electric France / Sanef (leiders)
Art & Build, Coseas, Ellyps, Ingérop (leden)

- Eiffage / DG Infra+ (leiders)
Antwerpse Bouwwerken, APRR, Cerau, Clemessy, Eiffage TP, Grontmij, PS2, TPF Engineering, Valens, VSE, Yvan Paque, Zwart & Jansma (leden)

- Leoporte, aangestuurd door BAM PPP PGGM Infrastructure Coöperatie U.A. (leider)
Arter, BAM ITM, Betonac, CEI De Meyer, LCC Engineering, Royal Haskoning, SBE, Seco, Siemens, (leden)

- PMF Infrastructure Fund / CIT Blaton / Van Laere / Cegelec (leiders)
Abetec, Cooparch, D+A International, Setec, Vinci Concessions (leden)

- SPC New Leopold II, aangestuurd door CFE / DIF Infrastructure III PPP (leiders)
Cofiroute, Greisch, MBG, Nizet Entreprise, Nutons, SUM Project, Tractebel - Sener, Van Wellen, VMA (leden)

[tunnels]
TESSENS Lucas / MERS
Brief aan Cas Goossens dd. 22 oktober 2001
Edited: 200110221497
Faxbericht voor Cas Goossens
015-24.37.95

2001-10-22


Cas,


Bedankt voor de cursus van Paul Vandenbussche. Ik heb morgen om 10 uur een afspraak bij hem thuis. Hij lijkt zeer geïnteresseerd.

Ik wil je nog speciaal danken voor de prettige ontvangst in Itegem.

Het jaarverslag BRT 1985 bezorg ik zo snel als mogelijk terug.

Kan je me ook de referenties bezorgen van de boekenreeks omtrent de historiek van de BBC?

Bij gelegenheid zou ik toch nog eens van gedachten willen wisselen over een groots opgezet onderzoeksproject naar de historiek van de openbare omroep.
We zijn het er over eens dat wat tot nu toe gepubliceerd is, te fragmentarisch is. De Vlaamse gemeenschap is het me dunkt aan zichzelf verplicht zo'n historiek - uitgewerkt door een multidisciplinair team - te ondersteunen.

Onlangs herlas ik enkele passages uit de referaten van het 8ste Vlaams Congres voor Communicatiewetenschap (26-27/10/1978). Mijn oog viel op het referaat van mijn diepbetreurde prof en vriend Luk Boone "Synthese en aanbevelingen voor verder onderzoek". Daarin stelt hij dat zijn collega, G. Van Parijs (RU-Gent), twaalf (sic!) jaar voordien (congres te Evian in 1966) de kenmerken van het communicatiewetenschappelijk onderzoek had beschreven.
Eén van die kenmerken was: de geringe contacten tussen (overwegend universitaire) onderzoekscentra en individuele onderzoekers.
M.i. gelden een aantal kenmerken ook vandaag nog. Dat betekent dat het onderzoek gemonopoliseerd zit bij de univ's. Bovendien slagen die "eilanden van kennis" er maar niet in met mekaar te communiceren.
Gezien de (groeiende) complexiteit van de mediasector is er m.i. samenspraak nodig tussen volgende disciplines: communicatiewetenschap, geschiedenis (onvoldragen mediahistoriek), rechten, bedrijfseconomie (de financiële implicaties van de mediabusiness zijn onderbelicht), fiscaliteit, politologie (de drijveren achter mediapolitieke beslissingen; het ontbreken van een "beleidsvisie"), sociologie (sociale draagvlakken waarop bepaalde media-uitingen drijven; de media als spiegel van de maatschappij; we hebben de media die we verdienen), ...
Daarmee is gezegd dat de kennis-basis waarop de huidige mediastudies gebaseerd zijn, te smal is.
Dit als introductie bij een discussie die ooit toch eens zou moeten gevoerd worden.

Een ander idee, dat hier niet totaal los van staat, betreft de digitalisering van het gehele NIR-BRT-BRTN-VRT-archief. In de huidige stand van de ICT-technologie behoort zulks tot de mogelijkheden. Bij de Belastingdienst voor Vlaanderen (Kijk- en Luistergeld & Onroerende Voorheffing) bijvoorbeeld wordt alle inkomende briefwisseling gecodeerd en ingescand en vervolgens verwerkt. Door digitalisering van de archieven van de omroep zouden de stukken voor meerdere gebruikers beschikbaar komen en zou het archief meteen beveiligd worden (brand, waterschade, verlies, diefstal, ...).


Met vriendelijke groeten,





Lucas Tessens
LT
Evaluatie van de KLG-anti-ontduikingscampagne
Edited: 199710120901
Evaluatie van de KLG-anti-ontduikingscampagne
via 0900/10.203
Resultaten 19971002 - 19971010


1. Basisgegevens

Op 10 oktober ontvingen wij via e-mail van SITEL de resultaten over de periode 2 oktober - 10 oktober 1997 (diskette RAPP1010.xls, Excel 4.O).
Er moet door SITEL nog nauwkeuriger worden opgegeven voor welke periode (van welk uur tot welk uur) de rapportering geldig is.

Dit bestand bevatte per gemeente (op NIS-code) volgende elementen:
• aantal calls
• totale duur van de gesprekken in seconden
• aantal aangegeven autoradio's
• aantal aangegeven zwart-wit-TV's
• aantal kleuren-TV's
• aantal aangevraagde folders in de nederlandse taal
• aantal aangevraagde folders in de franse taal
Het door Sitel aangeleverde bestand beantwoordt daarmee aan de opdracht tot statistische rapportering zoals door MERS opgedragen bij fax van 199710¬02. Eén gegeven werd niet verstrekt: het aantal doorver¬wijzigingen naar back end nummer Aalst. Dit gegeven is echter van secundair belang.



2. Correctie

Het MERS stelde vast dat in het bestand een dubbeltelling voorkomt van 132 calls, met name deze afkomstig uit het Brussels gewest (19 ge¬meenten). SITEL heeft blijkbaar alle calls uit deze 19 gemeenten samen¬gebracht onder Brussel (NIS-code 21004) maar dezelfde calls ook nog eens onder Bruxelles (eveneens NIS-code 21004) vermeld.
Het MERS heeft de cijfers voor deze 132 calls geëlimineerd.


3. Resultaten na correctie

In de beschouwde periode werden 4.249 calls ontvangen. De totale ge¬spreks-duur bedroeg 637.350 seconden of 10.622 minuten of 177 uur.
Een gemiddelde call nam aldus 2,50 minuut in beslag.
Zoals te verwachten was kwam het gros van de calls vanuit het Vlaams gewest: 4.106 calls. Uit Brussel kwamen er 132 en uit het Waals gewest 11.

3.1. Aangegeven autoradio's (toestellen)
In totaal werden er 2.139 autoradio's geregistreerd.
• Vlaams gewest: 2.094
• Brussels gewest: 39
• Waals gewest: 6

3.2. Aangegeven kleurentelevisies (houders)
In totaal deden 2.313 personen (huishoudens) aangifte van één of meer kleuren-TV's.

• Vlaams gewest: 2.225
• Brussels gewest: 84
• Waals gewest: 4

Uit de nominatieve CIPAL-matching zal moeten blijken welke en hoeveel van de 88 aangiften, afkomstig uit het Waalse en het Brusselse gewest, slaan op tweede verblijven (thuishorend in het Vlaamse KLG-bestand) dan wel of er een overdracht van gegevens naar de andere gewesten dient te geschieden. Ook de voorwaarden van de overdracht dienen dan nog te worden bekeken.

3.3. Aangegeven zwart-wit-televisies (houders)
In totaal deden toch nog 21 personen (huishoudens) aangifte van een zwart-wit-televisietoestel.

• Vlaams gewest: 19
• Brussels gewest: 2



4. Folders

In totaal werden er 487 folders verdeeld (485 NL, 2 FR).
Hiermee is 1,6 % van de 30.000 bij SITEL gestockeerde folders ver¬deeld.




5. Opbrengsten (bruto)

Overeenkomstig de beslissing van het Kabinet zullen alle aangiften aangere¬kend worden vanaf 1 oktober 1997. In de praktijk wil dit zeggen dat er voor autoradio, z/w-TV en kleuren-TV resp. 1.068 BEF, 5.136 BEF en 7.368 BEF zal worden aangerekend (geldende taksbedragen 1997).
De totale bruto-opbrengst voor de beschouwde periode bedraagt aldus 19.434.492 BEF.

gewest
AR z/w TV kl TV Totaal
VL 2.236.392 97.584 16.393¬.800 18.727¬.776
BR 41.652 10.272 618.912 670.836
WAL 6.408 0 29.472 35.880
totaal 2.284.452 107¬.856 17.042¬.184 19.434¬.492

Opgelet! De bovenstaande berekening is voorlopig en bruto. Inderdaad, de netto-opbrengst kan slechts berekend worden na de nominatieve matching door CIPAL: eliminatie van nep-aangiften, grappenmakers, dubbele aangiften, niet-traceerbare aangiften wegen foutieve input door TO, enz...


Incidentie op begrotingsjaar 1997

Aangezien de aangiften alle vanaf 1 oktober 1997 aangerekend worden zullen de uiteindelijke netto-bedragen slechts voor 3/12de aan het begro¬tingsjaar 1997 mogen worden toegewezen. Het saldo (9/12de) is over te dragen op het begrotingsjaar 1998 (overlopende rekening).

6. Outbound calls & audiotex

Tijdens de betrokken periode (19971002 - 19971010) zijn er piek¬momenten geweest die niet direct en live door het dedicated KLG-team van SITEL konden worden opgevangen.
Van een deel van deze calls werd enkel het telefoonnummer door een non-dedicated TO genoteerd en werd er daarna (tijdens daluren) in outbound call gewerkt.
Van deze activiteit kregen wij tot op heden nog geen rapportering.

Ook van de inzet van de audiotex-formule (nalaten van telefoonnummer door opbeller via intoetsen) tijdens 'outlogged periods' (bvb. 's nachts) werd nog geen rapportering ontvangen. Het is overi¬gens niet duidelijk of deze techniek wel effectief werd ingezet. Het is ons bekend dat er hierrond technische problemen gerezen zijn en dat men minstens tijdens één nacht een formule heeft gehanteerd waarbij één TO een gecom¬bineerde Proximus/KLG-opdracht kreeg.

Wij herinneren eraan dat een outboundgesprek à 125 BEF/call zal gefac¬tureerd worden door SITEL.


7. Andere respons-kanalen (feedback)

Andere gebruikte respons-kanalen buiten het 0900-nummer zijn:
• back end nummers Aalst (production teams)
• loket Aalst
• Kabinet van de Minister
• inzendingen aangifteformulier (folder)

Vooral het eerste en het laatste respons-kanaal kan nog voor een serieuze upgrading van het effect zorgen. De inzendingen van aangif¬teformulieren ex folder zullen echter met vertraging zichtbaar en kwan¬tificeerbaar worden. Het folder-effect is van een informatiever aard en daardoor diepgaander en moet op langere termijn beschouwd worden.

8. Retributie op telecom-kost


Over de periode werden voor 10.622 minuten inbound gesprekken genoteerd.
Dit zou betekenen dat Belgacom hierop een maximale omzet scoorde van 192.789 BEF (6,05 BEF x 3 x 10.622). De helft wordt geristorneerd aan CIPAL, zijnde 96.695 BEF.
De berekening is theoretisch want mede afhankelijk van het tijdstip van de call (zwart tarief van 18u30 tot 08u00 + weekends en wettelijke feestdagen = 6,05 BEF/40 sec.).


9. Verslaggeving pers & TV

Op basis van dit rapport kan gedacht worden aan een kort en factueel persbericht met distributie via het agentschap Belga.

Overigens mag gezegd worden dat de Vlaamse dagbladen zeer veel interesse betonen voor de campagne, ook nog een week na de perscon¬ferentie. Deze weerklank in de pers versterkt ongetwijfeld het effect van de campagne.

Ook de regionale TV-zenders hebben er aandacht aan. Zo ging Focus Tele¬visie uitgebreid (street interviews, vertoning kleurenkaart provincie West-Vlaanderen) in op de problematiek van de zware ontduiking in tweede verblijven aan de Kust. Via het uitwisselingsprogramma tussen de regionale TV-stations kwam dit Focus-thema ook in andere provincies aan de orde (met name op zondag via ATV in de provincie Antwerpen). De 'carroussel'-bericht¬geving verhoogt de visibi¬liteit en dus de con¬tactkans en bijgevolg de respons-rate.


10. Tweemaal een gemeentelijke TOP-20

In de bijlagen bij dit rapport geven wij de 20 gemeenten die het hoogst aantal aangiften opleverde, éénmaal voor autoradio, éénmaal voor kleurentelevisie.
Het is o.i. nog iets te vroeg (niet-representatief) om per gemeente relatieve scores te berekenen (aangiften gerelateerd aan de gemeten ontduiking).




Lucas TESSENS
Bestuurder/Research Director
19971012
TESSENS Lucas
Beknopte historiek van De Persgroep (tot 1995) - Uittreksel uit 'De Vlaamse Media. Een sector in de stroomversnelling'
Edited: 199511001461
Beknopte historiek :

Op 7.6.1888 wordt te Brussel het dagblad Het Laatste Nieuws gesticht ter gelegenheid van de wetgevende verkiezingen van 12.6.1888. Het blad, dat slechts twee pagina's telde, wordt verkocht tegen een prijs van 2 cent ("centenblaadje"). De eerste nummers verschenen onder leiding van een comité onder wie Julius Hoste sr (°Tielt, 25.1.1848 - +Brussel, 28.3.1933). Onmiddellijk na de verkiezingen zet vader Hoste de publikatie van het nieuwe dagblad alleen verder. Daarin polemiseerde hij hevig tegen de klerikalen, de franskiljons en het sociale onrecht. In 1897 wordt het dagblad De Nieu¬we Gazet gesticht. In 1900 richt Julius Hoste te Brussel het dagblad 'Vlaamsche Gazet' op, bedoeld voor de liberale intelligentsia. In 1914 verdwijnt dit dagblad. Tijdens WO I vallen ook de persen van Het Laatste Nieuws stil. Na de eerste wereld¬brand wordt vader Hoste opgevolgd door zijn zoon, Julius Hoste junior. Hoste jr had aan de VUB rechten gestudeerd en deed er zich door zijn welsprekendheid opmerken in de Vlaamsgezinde kringen. Hij gaf de krant een volkser en gematigder karakter en mede daardoor steeg de oplage pijlsnel (van 63.000 in 1919 naar 285.557 in 1939). Julius Hoste jr wordt in 1936, als extra-parlementair, minister van Onderwijs in de regering Van Zeeland; in 1937 treedt hij in de regering Janson; tijdens WO II hij als staatssecretaris in de regering Pierlot te Londen. Na WO II wordt hij liberaal senator tot aan zijn plotse overlijden op 1.2.1954. Slechts dan wordt de NV Uitgeverij Hoste opgericht en dit onder leiding van dhr Albert Maertens. Voordien was Het Laatste Nieuws immers de persoonlijke eigendom van Julius Hoste jr. Op 3.5.1955 komt ook de "Stichting Het Laatste Nieuws" tot stand; die stichting moet - aldus de wens van de overledene - waken over het behoud van de geest en het eigen karakter van het blad. De schoonzoon van Julius Hoste jr., dhr Frans Vink, treedt aan en wordt weldra directeur-generaal van de uitgeverij.

Op 7.11.1957 koopt Uitgeverij Hoste 90 % van de aandelen van De Nieuwe Gazet (Antwerpen), die tot dan toe in handen waren van de Burton Uitgeverij NM (familie Burton), en vertrouwt de leiding van De Nieuwe Gazet toe aan dhr Frans Grootjans.
Op 12.12.1958 wordt Zondag¬nieuws door Uit¬geverij Hoste gelanceerd. Op 1.5.1962 lan¬ceert men het week¬blad Kwik. Op 12.7.1963 versmelt de Burton Uitgeverij De Nieuwe Gazet volledig met de NV Uitgeverij Hoste. Op 7.1.1967 wordt het Franstalig weekblad Sport door Hoste gelanceerd. Op 18.1.1967 verschijnt de nederlandstalige tegenhanger Sport. In 1969 wordt het weekblad Telstar door Het Laatste Nieuws gelanceerd. In 1971 grijpt een fusie plaats tussen twee weekbladen van de Hoste-groep: Telstar wordt opgeslorpt door Zondagnieuws. In 1976, na het faillissement van de Standaard-groep, kan de groep Maertens-Van Thillo-Brébart, een aantal weekbladtitels kopen van de curatoren. Hieronder Ons Volk, Chez Nous, Echo de la Mode, e.a. Aanvankelijk had deze groep ook voorstellen gedaan om, parallel aan de redding van de dagbladen van de Standaardgroep door dhr A. Leysen en co, een oplossing te zoeken voor de weekblad-poot, inclusief personeelsovername, 677 man, en koop van de infrastructuur. Voor de weekbladen kon toen echter geen 'waterdicht schot' met het verleden worden gecreëerd wegens panden op titels. In de jaren daarna gaat het niet goed met de Uitgeverij Hoste. Het Laatste Nieuws lijkt een beetje ingedommeld en is duidelijk aan een herpositionering toe tegenover Het Nieuwsblad van de Standaardgroep. Over het boekjaar 1984 lijdt Hoste zelfs plots een recordverlies van 117 miljoen BEF. Ook de weekblad-poot Het Rijk der Vrouw/Femmes d'Aujourd'hui wordt continu geplaagd door hoge verliezen (-164 miljoen in 1983, -347 miljoen in 1984, -17 miljoen in 1985) en genereert bijgevolg geen enkele return voor Hoste. (zie onze balansanalyse van eind oktober 1986 zoals medegedeeld aan de voorzitter van de NFIW)
In de jaren tachtig verzet Uitgeverij Hoste zich heftig tegen elk plan om commerciële tv in Vlaanderen op te starten. Dit niettegenstaande het feit dat binnen de Vlaamse Executieve de liberale coalitiepartner hard aan de kar duwt om het project doorgang te doen vinden. Door toedoen van de familie Van Thillo en op aandringen van niet aflatend protagonist Jan Merckx wordt de uitgeverij toch bij de plannen van de Vlaamse Media Maatschappij betrokken en op 28.11.1987 behoort de groep dan toch tot de medeoprichters van VTM. Ondertussen werd wel op 15.11.1984 het weekblad Dag Allemaal door de NV Sparta op de markt gebracht. Dit weekblad zou gaandeweg, en parallel met VTM, tot een succes zonder voorgaande uitgroeien. In januari 1989 neemt de groep Hoste De Morgen op. Deze overname wordt volbracht onder het mandaat van dhr Rik Duyck, directeur-generaal. Op 17.9.1989 fusioneren Dag Allemaal en Zondag Nieuws inhoudelijk. Op 5.9.1990 gaan de titels Het Rijk der Vrouw en Femmes d'Aujourd'hui over in handen van de Internationale Uitgeversmaatschappij (IUM). Tengevolge hiervan stopt Publicité d'Aujourd'hui vanaf 1.1.1991 met zijn aktiviteiten. Kiosk, behorend tot de groep IP-Havas, neemt de regie van Dag Allemaal en van Joepie in handen (verder verzorgt Kiosk de acquisitie van reklame voor Le Moniteur de l'Automobile/Autogids, Ciné Télé Revue, Téléstar, 7 Extra, Top Santé, Goed Gevoel, Time en Madame Figaro). De keuze van deze regie is strategisch van aard en heeft alles te maken met de druk op de magazine-tarieven vanwege de aankoopcentrales voor publiciteit ('centrales d'achat') die in de jaren tachtig ook in België tot wasdom zijn gekomen. Ook het aanbieden van een nationale dekking - een klassieke vraag van de adverteerders - is een belangrijke drijfveer geweest. In 1990 verkoopt Frans VINK zijn 33%-aandeel in de groep Hoste aan de Van Thillo's. In hetzelfde jaar vervangt de zeer jonge Christian Van Thillo Rik Duyck aan het hoofd van de groep. Op 20.6.1991 wordt de ASAR-drukkerij met 320 werknemers op bekentenis failliet verklaard na een ingewikkelde herstruktureringspoging tussen Aurex, Finimco, Edibel en met hulp van de GIMB (Brussels Gewest). De laatste jaren gaat het goed met de groep en worden er voor Het Laatste Nieuws/De Nieuwe Gazet oplagestijgingen genoteerd (zie bijlage). Op 19.2.1993 wordt het verlieslatende Lotus Reizen - reisagent met 23 kantoren - verkocht was aan United Professionals rond de Antwerpse investeerder Paul Pierre. Hoste bevestigt hiermee de wil om zich uitsluitend op de 'core business' te richten. Medio november 1993 komt hoofdredacteur Karel Anthierens over van Het Volk (zie aldaar).
De vennootschap raakte eind 1993 betrokken bij de alliantie 'Belgian Multimedia' (Hoste, Belgian Media Holding, Concentra, Rossel-Le Soir, telecom-groep US West ) die de uitgave van de 'Gouden Gids' wilde gaan realiseren maar Belgacom besliste zelf als uitgever te gaan optreden. Begin mei 1994 stopt De Persgroep het project "De Week" (weekendkrant genre Sunday Times) in de koelkast. Tijdens het WK-voetbal '94 (juni-juli) verkoopt HLN zijn Limburgse editie aan 20 i.p.v. aan 26 BEF hetgeen bij Het Belang van Limburg uiteraard niet in goede aarde valt. In augustus 1994 verklaart De Persgroep geïnteresseerd te zijn in samenwerkingsverbanden met 'Het Volk'. In september 1994 start HLN in de provincie Oost-Vlaanderen met een grootscheepse promotiecampagne, ondersteund door VTM-spots, waarbij men stafkaarten van de provincie in het dagblad aantreft.

De NV De Nieuwe Morgen, opgericht op 15.1.1987, is de uitgever van het dagblad 'De Morgen', gesticht op 1.12.1978 door NV De Roos, een uitloper van het faillissement van 'Volksgazet' . De vennootschap groeide uit het faillissement van de SV De Morgen die op 30.10.1986 de boeken neerlegde. De SV De Morgen had op 1.6.1981 al de aktiviteiteiten van de NV De Roos overgenomen en werd tot 19.3.1985 op de persen van Het Licht te Gent gedrukt. Op die datum komt het dagblad uit in tabloid-formaat en wordt gedrukt op de persen van Nevada-Nimifi. Tengevolge daarvan moet Het Licht eind 1985 de boeken neerleggen. Het noodlijdende dagblad werd midden januari 1989 door Hoste overgenomen en verschijnt sinds 1.1.1991 op groot formaat aangezien het gedrukt wordt op de persen van Hoste. De onderhandelingen daarover dateren van medio 1988 toen eens temeer gebleken was dat de financiële toestand fel achteruitging. De helft van de titel, in het bezit van de NV Studin werd op 16.1.1989 overgedragen aan de NV De Nieuwe Morgen voor een symbolische frank. De tweede helft van de titel, in het bezit van de CV D.O.P. werd op 19.12.1989 omgezet in kapitaal (inbreng in natura) ten belope van 4 miljoen frank. Op 1.7.1991 werd de editie 'Vooruit' (°1884) opgegeven. Op 4.12.1991 neemt Dhr Paul Goossens ontslag als hoofdredacteur maar blijft editorialist. Dhr Piet Piryns volgt hem op. Eind 1992 ontstonden moeilijkheden tussen de leiding van Hoste en de redactie over het afsluitingsuur van de kopij (dead-line). Sindsdien is er van de NV Drukkerij Het Volk een aanbod gekomen om de krant te gaan drukken. De gesprekken hierrond zijn nooit gefinaliseerd (noteer dat het samenwerkingsverband tussen Hoste en De Morgen liep tot eind 1993). Ondertussen heeft de hoofdredactie ontslag genomen en werd redacteur Walter De Bock aangesteld tot hoofdredacteur a.i. 1993 was niet goed voor De Morgen. De Morgen ging stelselmatig achteruit qua betaalde verspreiding en de merkreklame stagneerde op een te laag peil (zie grafiek in de bijlagen). In 1993 hebben wij dan ook volgende stelling naar voor gebracht : "Naar onze mening zou De Morgen overigens beter af zijn in een WEEKBLADFORMULE. De redactionele aanpak leent zich ook uitstekend om die stap te zetten. De opiniewaaier hangt immers niet - zoals traditionalisten onterecht menen - samen met de periodiciteit van een medium. Reeds in november 1986, ten tijde van het faillissement van De Morgen, hadden wij deze idee gelanceerd. Als overgangsmaatregel zou men de perssteun die De Morgen nu geniet kunnen blijven uitkeren. Bedrijfseconomisch lijkt ons de weekbladformule veel haalbaarder omdat het break-even-point veel lager ligt dan in de dure dagbladformule." Begin 1993 heeft De Morgen aan Andersen Consulting een beleidsadvies gevraagd. Het is onbekend of deze doorlichting veel resultaat heeft opgeleverd.

Tegenover ons bevestigde het management van De Persgroep medio februari 1994 nogmaals dat de verkoopintentie voor De Morgen gehandhaafd blijft. Hoste houdt De Nieuwe Morgen overigens buiten de consolidatiekring omdat "de aandelen uitsluitend gehouden worden met het oog op latere vervreemding" .
Terwijl de andere dagbladen op 1.10.1993 hun prijs voor een los nummer verhoogden bleef De Morgen staan op 30 BEF. Op 12.10.1993 houdt de 'Antwerpse De Morgen' (°1.3.1983) op te bestaan. De overnamegesprekken raakten in het slop.
Voor de eerste drie maanden van 1994 meldt De Morgen een licht gestegen verkoopcijfer (23.783 ex.), voornamelijk te wijten aan een stijging van het aantal abonnementen. Medio september 1994 verklaart dhr Christian Van Thillo dat de verkoop van De Morgen geen prioriteit meer is voor de Persgroep. Terzelfdertijd raakt bekend dat de krant per 1.10.1994 een nieuwe hoofdredacteur krijgt : Humo-journalist Yves Desmet (°1960), die vroeger ook al bij De Morgen werkte als politiek verslaggever .
Sindsdien gaat het qua verkoop beter met De Morgen. In de periode juli 1994 - juni 1995 werden gemiddeld 27.161 ex. verkocht. Het dagblad moet echter een relatief hoge gedrukte oplage (39.455 ex.) in de markt zetten om de verkoop te ondersteu¬nen. Met een verspreidingspercentage dat op 68,8 % ligt scoort De Morgen het laagst van alle Vlaamse dagbladen. Gezien de gestegen papierprijzen is dit een kwalijke zaak. De vastgestelde zwakte kan vele oorzaken hebben maar wijst toch in de richting van een moeilijk verlopende fidelisering van de lezer.


Noot over het faillissement van Volksgazet:
Op 14.7.1978 waren de vennootschappen Excelsior en Ontwikkeling, resp. drukkerij en uitgeverij van het socialistische dagblad 'Volksgazet' (°3.6.1914 - +18.7.1978) in faling verklaard. De rechtbank van koophandel bracht bij vonnis van 27.7.1978 de datum van staking van betaling op 14.1.1978, de klassieke 6 maanden. Een nieuwe vennootschap 'De Roos', opgericht enkele dagen na het faillissement kreeg van de curatoren de toelating om de uitgave verder te zetten tot 15.9.1978. Problemen met de overname van personeel en het niet vrijgeven van de titel leidden echter tot de definitieve stopzetting van de uitgave op 18.7.1978. (uit : X, De teleurgang van Volksgazet, in : De Pers/La Presse, nr 98, Brussel, BVDU/ABEJ, juli 1978, blz. 7). Zie ook : VAN WASSENHOVE, Ph., (De) Volksgazet, (onuitgegeven verhandeling), RITCS, Brussel, 1979, 248 blz. (dit goed gedocumenteerde werk, geschreven kort na het verdwijnen van 'Volksgazet', bevat bovendien een uitgebreid bronnenoverzicht) (ref MERS 19790426).
TESSENS Lucas - Media Expert Research System (MERS)
Beknopte historiek van de Standaardgroep (1914-1994) en Het Volk (1891-1994)
Edited: 199411100901


DE STANDAARD

Op 2.5.1914 wordt de NV De Standaard opgericht. Wegens WO I kan het eerste nummer van De Standaard slechts op 4.12.1918 verschijnen. Op 28.7.1919 koopt De Standaard een gebouw aan de E. Jacqmainlaan te Brussel. Vanaf 11.7.1921 laat de uitgeverij te Antwerpen het dagblad 'De Morgenpost' (1921-1940) verschijnen. In 1924 koopt de NV De Standaard de SA Imprimerie Nationale, omgedoopt tot NV Periodica. In 1927 verwerft Gustaaf Sap de meerderheid van de aandelen van de NV De Standaard n.a.v. een kapitaalsverhoging. In 1929 start men met de polulaire editie 'Het Nieuwsblad'. In datzelfde jaar wordt Sap volledig meester van NV De Standaard. In 1937 slorpt Het Nieuwsblad 'Sportwereld' op. In 1940 overlijdt Gustaaf Sap en tijdens WO II verschijnen de kranten van de groep niet. Na het lichten van het sekwester op Periodica kan 'De Nieuwe Standaard' opnieuw verschijnen op 10.11.1944 maar ditmaal onder verantwoordelijkheid van een groep mensen rond Tony Herbert . In 1947 slagen de erven Sap erin de controle terug te krijgen en op 1 mei 1947 verschijnt 'De Standaard' opnieuw. De schoonzoon van Gustaaf Sap, Albert De Smaele, neemt de leiding op zich. In 1957 slorpt 'De Standaard' 'Het Nieuws van den Dag' en 't Vrije Volksblad' op. In mei 1957 verwerft de Standaardgroep 'Het Handelsblad' (8.12.1844-1979) uit Antwerpen. In 1962 koopt de groep de dagbladen 'De Gentenaar' (1879-heden) en 'De Landwacht' (1890-1979) op en schakelt de inhoud van 'Het Handelsblad' gelijk met die van 'Het Nieuwsblad'. In 1966 laat men twee titels vallen : 'Het Nieuws van den Dag' en 't Vrije Volksblad', subtitels geworden van 'Het Nieuwsblad'. In 1969 richten NV De Standaard en NV De Vlijt op paritaire basis de NV Perexma op die het tv-blad 'TV-Ekspres' zal gaan uitgeven. Tegelijk verwerft De Standaard de exploitatierechten op het weekblad ZIE van De Vlijt. Vanaf 1970 gaat de groep zich echt interesseren voor haar inmiddels uitgebouwde aktiviteiten in Frankrijk. In 1972 neemt de NV Periodica twee drukkerijen over van de groep Lambert. In 1974 en daarna gooit de Standaardgroep zich op de touroperator-sektor. In 1975 richten De Vlijt, Concentra en De Standaard samen de Groep I Dagbladen NV op; de samenwerking tussen deze drie voor de gezamelijke acquisitie van nationale themareklame bestond al van in 1968. In 1975 komt de dépistage-dienst van de Rechtbank van Koophandel te Brussel zware financiële moeilijkheden van de Standaardgroep op het spoor. De ministerraad van de regering Tindemans bespreekt de moeilijkheden van drukkerij Periodica en de Standaardgroep op volgende vergaderingen: 5, 12 en 15 december 1975, 27 februari, 5 maart en 14 juni 1976. PDG De Smaele slaat de raad van zijn invloedrijke en uitstekend geïnformeerde hoofdredacteur, dhr Manu Ruys, om de gezonde kranten uit het concern te lichten voor het te laat is, in de wind. Op 19 mei 1976 wordt de NV Periodica, grootste drukkerij van de groep, ambtshalve in faling verklaard. De rest van de groep wordt meegesleurd in dé mega-faling van de Belgische pers. Na mislukte concordataire plannen van de aandeelhouders, politieke interventies, nachtelijke beraadslagingen, komt dhr André Leysen met een reddingsplan. Hij slaagt erin een waterdicht schot te slaan tussen de gefailleerde vennootschappen en de toekomst van de dagbladen, waarvan hij - weliswaar na een justitiële procedure over de waardebepaling - de titels voor 52 miljoen van de curatoren kan kopen. De weekbladen-poot van de groep gaat grotendeels over in de handen van de zgn. groep Maertens-Van Thillo-Brébart. De sociale kost van het faillissement is enorm hoog : meer dan duizend werknemers staan op straat. Voor de dagbladen wordt de oplossing op 26.6.1976 gevonden en op 29 juni 1976 verschijnen ze onder verantwoordelijkheid van de NV Vlaamse Uitgeversmaatschappij - afgekort VUM - een vennootschap met een kapitaal van 120 miljoen BEF. De aandeelhouders situeerden zich in de Antwerpse zakenwereld en de scheepvaart. De stroomopwaartse bindingen van de redders van de Standaardgroep stonden toen niet ter discussie. Reeds in 1977 is de VUM winstgevend en dat niettegenstaande de voortdurende weigering van VUM om de directe perssteun te aanvaarden. Op 15.2.1979 laat de VUM Het Handelsblad verdwijnen. In 1979 laat de VUM, als eerste een onderzoek doen dat gaat in de richting van redactionele marketing. Op 30.5.1979 wordt beslist om zowel de maatschappelijke zetel als de administratieve zetel van de VUM over te plaatsen van Antwerpen naar Groot-Bijgaarden. In 1980 trekt de VUM zich terug uit de publicitaire pool Groep I Dagbladen. In 1981 boekt de VUM een rekordwinst van 87 miljoen BEF. Vanaf 1982 begint VUM met een nieuw opmaaksysteem voor de kranten. In 1982 staat dhr Verdeyen, directeur-generaal, aan de wieg van Mediatel, een onderzoekscel van de BVDU, die moet speuren naar de nieuwe mogelijkheden van electronic publishing voor dagbladen. In oktober 1982 verklaart de VUM niet meer mee te willen zoeken met de andere uitgevers naar mogelijkheden voor commerciële tv in Vlaanderen. Op 26.5.1982 beslist de buitengewone algemene vergadering van de VUM bij eenparigheid van stemmen om het kapitaal terug te brengen van 200 miljoen tot 100 miljoen BEF. In juni 1984 sticht VUM samen met Het Belang van Limburg, de Financieel Ekonomische Tijd, Electrafina en Gevaert de vennootschap Onafhankelijke Televisie Vlaanderen. De rest van de Vlaamse pers sticht een CV Vlaamse Media Maatschappij, eveneens erop gericht om in Vlaanderen een commercieel station op te zetten. In 1984 brengt dhr André Leysen een boek uit waarin hij, sprekend over de winstcapaciteit van de VUM, stelt : "We stellen nu vast dat de belasting die we op onze winst betalen, ongeveer overeenkomt met de overheidssteun aan de Vlaamse pers. We voelen ons dan ook de weldoeners van de andere kranten." Die arrogantie zet veel kwaad bloed bij de collegae-uitgevers. Op 20.9.1984 start de VUM, via haar dochter Infotex, met een tabloïd volksdagblad '24 uur' dat echter reeds op 26.10.1984 haar uitgave moet staken; het dagblad werd zwaar geboycot door de dagbladverkopers die het niet namen dat het dagblad ook buiten hun circuit gedistribueerd werd. Op 4.11.1985 beslist OTV bij monde van DG Verdeyen om niet meer deel te nemen aan de zgn. Astoria-gesprekken (de gesprekken tussen de Vaste Commissie van de BRT en VMM en OTV met als thema de overdracht van het tweede BRT-net aan de uitgevers); OTV is van mening dat alleen een volledige privatisering van dat net een volwaardig alternatief is voor een commercieel net. Tussen OTV en VMM komt het uiteindelijk ook niet tot een akkoord om samen zo'n commercieel TV-station op te zetten; ook politieke druk brengt geen aarde aan de dijk. Op 11.7.1986 verpreidt het Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond te Leuven een strooibiljet met daarop de kop van De Standaard en de tekst "Alles voor Leysen, Leysen voor RTL. Leysen toont de weg. VUM - GBL - Frère - Generale - RTL", daarmee doelend op die stroomopwaartse binding. Op 17.10.1986 creëert de VUM winstbewijzen voor het personeel en wil het daarmee belonen voor hun bijdrage tot het resultaat van de onderneming. In 1987 schrijft dhr Leysen in een boek : "We hebben ook een tijdlang in commerciële tv geloofd, maar onze ambities op dat vlak zijn nu merkelijk afgekoeld". De VUM is er dan ook niet bij wanneer op 27.10.1987 VTM wordt opgericht. Concentra, met het Belang van Limburg, had zich tevoren losgemaakt van OTV en de overstap gedaan naar VMM en participeerde zodoende wél in het tv-station. In juli 1988 verlaat dhr Piet Antierens, commercieel direkteur van de VUM, de vennootschap om dezelfde funktie te gaan waarnemen bij de nog op te starten VTM. Op 15.3.1990 verkoopt VUM de belangrijkste produkten en aktiviteiten van de NV Sydes en de NV Infotex aan Delaware Computing NV; het personeel wordt door deze laatste overgenomen. In juni 1990 beslissen BRTN en VUM om samen een publiciteitsregie op te richten voor radioreklame, de VAR. In juli 1990 koopt de VUM het tweetalige blad voor kaderleden 'Intermediair/Intermédiaire' over van Diligentia Business Press. In december 1990 zegt VTM-Voorzitter J. Merckx over een toetreding van de VUM tot de VTM : "VTM est une maison close, mais pas un bordel". In 1991 weigert de VUM haar medewerking aan een sectoriële doorlichting van de pers door Ernst & Young, uitgevoerd in opdracht van de Vlaamse economie-minister De Batselier. Op 14.11.1991, in een interview in Humo zegt dhr Leysen : "Ik heb me vergist inzake het commercile succes van VTM op korte termijn. Maar ik ben nog altijd blij met onze beslissing omdat De Standaard het boegbeeld zou geworden zijn van die VTM, en ik vreesde dat het cultureel niveau zo laag zou zijn, dat ik niet graag had dat de Standaard-lezer daarmee verbonden werd. En dat gevoel heb ik nog altijd : de programma's zijn niet bijzonder hoogstaand. En ik zou ook vandaag niet participeren." Op 17.3.1992 antwoordt dhr Leysen, in een vraaggesprek met de lezers van De Standaard, op de vraag of onze cultuur in een Europees verband niet in de verdrukking dreigt te komen : "De vervlakking van de Vlaamse cultuur vindt niet zozeer plaats door Engelse of Franse invloeden, als wel door de VTM." Op 20.5.1992 deelt de VUM via haar dagblad De Standaard mee dat, voor de eerste keer in haar geschiedenis, haar omzet gedaald was (-3,61 % in 1991 tegenover 1990). Volgens een mededeling van VUM (DS, 5.6.1993) bedroeg de nettowinst over 1992 148 miljoen tegen 110 miljoen over 1991; de omzet zou gestegen zijn tot 3,74 miljard; terwijl de verkochte oplage van Het Nieuwsblad en De Gentenaar, de populaire bladen van de VUM, daalde, steeg de verspreiding van De Standaard met 1,7 procent in 1992; VUM betaalde over het exploitatiejaar 1992 111 miljoen frank belastingen; het bedrijf investeerde in een derde moderne Wifag-pers. Op 29.1.1993 lanceert VUM Standaard-magazine, een gratis bijlage op vrijdag bij De Standaard. Standaard Magazine wordt gedrukt op de persen van Concentra (Belang van Limburg). Wellicht door deze gratis bijlage steeg de verkochte oplage van De Standaard over de eerste vier maanden van 1993 met 5.000 ex. tot 76.000 ex., aldus een mededeling van VUM. Voor de tweede helft 1993 kondigde de VUM een weekbladinitiatief maar op 3 juli 1993 wordt dit project afgeblazen omdat het bedrijfseconomisch niet haalbaar zou zijn. Verder wordt er in 1993 een vierde Wifag-pers geïnstalleerd (in gebruik sinds juli 1993) en investeert men 250 miljoen in electronische pagina-opmaak. Op 1 oktober 1993 verhoogt De Standaard zijn losse verkoopprijs van 25 naar 28 frank terwijl Het Nieuwsblad en De Gentenaar van 25 naar 26 frank stijgen. De Standaard doet daarmee 3 zaken : het bevestigt zijn karakter van elitekrant, doorbreekt het sinds WO II bestaande prijskartel van de dagbladen en rekent op de inelasticiteit van de vraag naar kranten (zie ook de grafiek betreffende de evolutie van de dagbladprijs sinds 1947 in de bijlagen). De vennootschap raakt eind 1993 betrokken bij de alliantie 'Mediabel' (Nynex-USA, Déficom, Roularta, VUM) die de uitgave van de 'Gouden Gids' wilde gaan realiseren maar uiteindelijk besliste Belgacom de uitgave in eigen beheer te nemen. In februari 1994 komt De Standaardgroep met de Het Volk tot een akkoord om een gezamenlijke reklameregie - 'Scripta Plus' (later omgedoopt tot Scripta) - uit te bouwen tegen het najaar. De VUM neemt een aandeel van 50 % voor zijn rekening. Ook Concentra en Roularta Media Group (RMG) sluiten aan en het aandeel van ieder wordt op 25 % gebracht. Daarmee is, na de totstandkoming van 'Full Page', een tweede grote dagbladregie gecreëerd. Op 5 maart 1994 lanceert 'Het Nieuwsblad' een vaste weekendbijlage 'Zaterdag' (16 blz. tabloïd-formaat, life-style en culturele onderwerpen). Op 4 mei 1994 bevestigt Directeur-Generaal Verdeyen dat er gesprekken over samenwerking aan de gang zijn met SBS, de groep die een commercieel tv-net, naast VTM, wil opstarten in Vlaanderen (zie verder); toch draagt de mogelijkheid van reklame op de BRTN-tv de voorkeur van VUM weg; een participatie van VUM in VTM zou niet meer actueel zijn, aldus de DG. Eind mei 1994 treedt de Concentra-groep met Het Belang van Limburg toe tot de regie Scripta Plus. Tijdens de zomervakantie biedt de VUM Het Nieuwsblad aan de Belgische kust aan tegen een prijs van 15 BEF . Eind augustus 1994 treedt de VUM, in samenspraak met de Roularta-groep, op in de overnamegesprekken voor Het Volk. Ook De Persgroep en De Vlijt waren in de running. Op 4.11.1994 neemt de VUM de NV Drukkerij Het Volk over. In een aantal perscommentaren werd gesteld dat er politieke tussenkomsten waren gevraagd door VUM om Het Volk te kunnen inkopen. In een opiniestuk in De Standaard van 10 november 1994 reageert dhr Leysen, VUM-Voorzitter, hierop als volgt, en wij citeren : "Wij kregen de voorkeur omdat we een betere offerte deden, ook wat de tewerkstelling in Oost-Vlaanderen betreft. Dura veritas, sed veritas." In hetzelfde artikel herneemt dhr Leysen zijn stelling uit 1984 betreffende perssteun en belastingen : "Wij hebben als enige dagbladgroep nooit subsidies aanvaard en hebben meer belasting betaald dan alle andere dagbladgroepen samen, de Belgische weekbladgroepen waarschijnlijk incluis." Prosperitate rerum in vanitatem uti!
(...)
Vanaf 30 september 1999 verdwijnt het AVV-VVK-symbool van de front(sic!)pagina.

(...)
In 2005 lanceert VUM een pulpdagblad onder de titel 'Espresso'. Het blad wordt weldra van de markt gehaald.





HET VOLK
Het Volk is steeds het dagblad in de handen van de Christelijke Arbeidersbeweging geweest en werd gesticht in 1891. In 1928 neemt Het Volk het Brusselse 'De Tijd' over. Na WO II wordt Het Volk geherkapitaliseerd door Adolf Peeters, een Mechels handelaar die zich in 1950 terugtrekt; zijn inbreng wordt vervangen door een lening bij de BAC. Op 9.8.1950 wordt de rotatie geteisterd door brand maar kan blijven verschijnen door hulp van 'De Gentenaar'. Vanaf midden september 1950 wordt 'De Nieuwe Gids' (met het kopblad 'De Antwerpse Gids') gedrukt op de persen van Het Volk. In juni 1951 lanceert Het Volk in Kongo het weekblad "De Week", gedrukt op de persen van "Le Courrier d'Afrique"; De Week is het eerste en enige Vlaamse weekblad in Kongo. Op 1.3.1952 lanceert Het Volk het weekblad 'Zondagsblad'. Op 29.4.1962 lanceert Het Volk 'Spectator'. Op 15.11.1983 brengt de uitgeverij het populair-wetenschappelijk maandblad 'EOS' op de markt. Op 2.3.1985 wordt bij Het Volk een nieuwe coldset rotatie (Colorman) in gebruik genomen en wordt het tabloid-formaat verlaten voor het Belgisch formaat. In augustus 1985 verlaat dhr Van Tongerloo, directeur-generaal, het bedrijf om als directeur-generaal in dienst te treden bij De Vlijt. Hoe raar het ook mag klinken: de overstap van Van Tongerloo was bedisseld door Jan Merckx en werd aan de goedkeuring van o.a. Het Laatste Nieuws voorgelegd tijdens een diner in restaurant 'L'Oasis' te Brussel. In 1986 treedt dhr Antoon Van Melkebeek in dienst als directeur-generaal. Als op 28.10.1987 VTM wordt opgericht participeert NV Drukkerij Het Volk voor 11,11 % in het kapitaal. In februari 1989 komt de uitgeverij met 'TV-Gids' op de markt, een rechtstreekse concurrent voor 'TeVe-Blad' van Perexma. In 1990 voert Het Volk het Electronisch Redactioneel Systeem (ERS) in. In juni 1991 verlaat dhr Antoon Van Melkebeek de uitgeverij. Hij wordt tijdelijk vervangen door een driemanschap bestaande uit de verantwoordelijke van de technische directie (dhr De Geeter), van de redactie (dhr E. Van Den Bergh) en van de administratie (dhr Vandenbussche). Per 16.1.1992 komt dhr Elmar Korntheuer (°1942), voorheen management consultant, in dienst als directeur-generaal en werkt samen met de Direktieraad een strategisch plan uit voor 1992-1996. Dit plan wordt op 25.9.1992 unaniem goedgekeurd door de veelkoppige Raad van Bestuur. Het doel is de oplagedaling om te buigen en de bedrijfsexploitatie opnieuw rendabel te maken; men zal zich concentreren op uitgeven (Het Volk, De Nieuwe Gids, Zondagsblad, TV-Gids, EOS, Jommeke-strips) en drukken in rotatie-offset terwijl andere aktiviteiten die niet tot de core-business behoren zullen worden afgebouwd (8 boekhandels, boekendistributie/grossierderij en de distributie van tijdschriften voor derden). Op 1.7.1992 komt Mevr. M. Moonen (ex-VUM) in dienst als commercieel direkteur. Per 1.1.1993 neemt dhr Karel Anthierens, voordien hoofdredacteur van het weekblad 'Panorama/De Post', de hoofdredactie van Het Volk op zich. Vanaf 16.3.1993 worden de lay-out (Phill Nesbitt, USA) en de redactionele formule van Het Volk gewijzigd. Een en ander gaat gepaard met een dure promotiecampagne die zijn sporen nalaat in de exploitatierekening. In de opmaak is er een belangrijke evolutie : de pagina's komen full-page uit de computer. Voor de drukkerij worden ook in 1992/93 grote investeringen gedaan ter vervanging van de 32 p. heatset rotatiepers. In 1992 werden op het industrieterrein van Erpe-Mere gebouwen aangekocht en wordt er een nieuwe heatset rotatie geïnstalleerd die in november 1993 operationeel werd. Bijkomende investeringen : encartagesysteem voor publicitaire folders, aanpassing van de verzendingszaal en informatisering. Totaal investeringsbedrag 1992-1994 : 850 miljoen BEF geprogrammeerd, 900 miljoen BEF geïnvesteerd. Tegen eind 1993 moest een personeelsinkrimping van 600 naar 550 gerealiseerd zijn (115 afvloeiïngen, waarvan 2/3 door brugpensioen en 65 aanwervingen voor voornamelijk nieuwe funkties). Tijdens het tweede trimester van 1993 neemt Het Volk deel aan de herschikking van de VTM-aandelen in het kader van de oprichting van de Vlaamse Media Holding (VMH). Dit komt per saldo neer op een desinvestering in VTM (van 11,11 % naar onrechtstreeks 7,8 %) hetgeen de financiële struktuur van de uitgeverij ten goede komt (al is die nooit slecht geweest en bleef de solvabiliteit altijd op een meer dan behoorlijk peil) en haar zware investeringen helpt te financieren.

uittreksel uit 'De Vlaamse Media. Een sector in de stroomversnelling' (1994)
Enkele aanvullingen betreffende de vergaderingen van de ministerraad (20180110)
BLEIER Ronald, [DAVID Ron]
The following book review of Ron David's Arabs and Israel for Beginners was published (with minor changes) in Middle East Policy, Volume III, 1994, Number 3, pp. 170-173.
Edited: 199409001014
ARABS AND ISRAEL FOR BEGINNERS, review by Ronald Bleier

ARABS & ISRAEL FOR BEGINNERS, by Ron David
Illustrated by Susan David
Writers and Readers Publishing, Inc.
New York, 1993. 210 pp.
Ron David begins Arabs and Israel for Beginners by explaining that he wants to let the reader know "where his book is heading. That way, if you consider it despicable, you can leave it in the bookstore." David's embattled stance is understandable because his book challenges the popular, pro-Israeli version of the Israeli-Arab conflict. In his view, the Palestinian Arabs, who had populated Palestine for many generations before the Jewish settlers began to arrive in the tens of thousands in the late nineteenth century, were robbed of their country by the successful Zionist effort to create a Jewish state there. Ron David's book is an attempt to tell the "real" story of the struggle for Palestine stripped of Zionist mythology which misrepresents the essential elements of how the Pales tinians lost their land.
In his review of the history of the Middle East, the author reminds us that the name "Israel" comes from Genesis in the Old Testament when Jacob changed his name to Israel after fighting with an angel and that from Jacob's twelve sons came the twelve tribes of Israel. He explains that the name Canaan, meaning "land of purple" came from the precious purple dyes that were traded in the Mediterrane an coastal plain. The author suggests an explanation for the biblical story that the Jews spent forty years in the desert after escaping from Egypt. When Moses sent spies out to the land of Canaan "their report was discouraging: 'It's full of people.'" So the Jews waited in the desert until they were strong enough militarily to conquer the native inhabitants.

The author presents a useful "Summary of Jewish Countries in the Middle East" detailing the Jewish Kingdoms from 1020 BC to 586 BC. By 6 A.D., however, the author writes, the Romans made Judah a Rom an province and although "there were a couple last gasps of Jewish revolt -- Masada and Bar Kokhba ... the Jews and the ancient Middle East had had enough of each other."

Perhaps for reasons of space -- or perhaps such a task is too complicated for the purposes of this book -- Ron David decided not to provide a similar chart of Jewish habitation in the Middle East after the fall of the Jewish kingdoms and the fall of the second temple in 70 A.D. Such a chart might have been useful if only in order to give the reader a better idea of the strength of present Jewish claims to the area.

Ron David makes a point of covering Islam in some depth. The well established Arab / Bedouin code of virtue, the muruwwah, is explained. We learn that Muhammad's inspiration came from his understanding that the wealthy and powerful merchant class were ignoring their duty to the poor, an essential tenet of the muruwwah. Perhaps because of Islam's dramatic appeal to the masses, barely a century a fter the death of Mohammad in 632, "Muslims controlled an empire that stretched from Spain to the borders of China and the Arabs were entering a Golden Age."

Some of the examples of the flowering of Arab civilization in literature, psychology, science, medicine and mathematics are detailed. It is also emphasized that Islam (which means surrender to God) nurtured and was nurtured by the cultures it embraced, especially Jewish culture. "Teaching the knowledge-hungry Muslims got the Jewish scholars' creative juices flowing. The result was a Jewish Golden Age, especially in Spain, during which doctors, poets, and scholars combined secular and religious knowledge in a way that has never been achieved since."

As Ron David tells it, the Crusades (1096 - 1270) and then the Mongol invasions (1218 - 1258) brought an end to the zenith of Arab culture. After 200 years of fighting "in their own backyards, the Arabs were all used up." At the same time, the author emphasizes the irony that "the knowledge that [the Crusaders] got from the Arabs helped them break out of the brain - dead Middle Ages into the Renaissance ..."

A crucial section of the book is devoted to the events leading up to the emergence of the State of Israel in 1948. This momentous event, a huge victory for world Jewry, is at the same time for Palestinians, al-Nakbah, the catastrophe.

THE OTTOMAN LAND CODE

The new Ottoman land code of 1850 over time led to the removal of the Palestinian peasants from their land. Previously Palestinian peasants could live on and cultivate their land and pass it on to their heirs. The new land law changed that and as a result, through land purchases, often from absentee Arab landlords in Beirut, Jewish settlers began to move Palestinian peasants off the land that they had farmed for generations.
Note Lucas Tessens (201602020): This is a difficult matter in Ron David's exposé but it is key and needs more attention than it gets: If the Jews really bought the land, the Arabs no longer owned it in a legal sense. If the French buy half of Belgium they become the legal owners. In my view it is the inequality in purchasing power that leads to desinheritance of the land and the expulsion of their former tenants/farmers. Refusing to accept this process is in fact rejecting the whole capitalist system. Or should land be excluded from the list of goods that can be bought? If the answer is 'YES' then you are in a new system.


The expulsion of Palestinian farmers by the Jewish settlers frequently led to confrontations between the two sides as early as the last decade of the 19th century. The fierce rioting of 1929 in which there were hundreds of casualties on both sides resulted in a new British policy statement in late 1930 which was meant to restrict Jewish immigration and land purchases. If the new policy had held for the long term, the Palestinians might not have lost their country. However, in only a few months, the Zionists in England were powerful enough to cause the British Prime Minister, Ramsay MacDonald, to rescind the new policy statement and revert back to the pro-Jewish policies of the Balfour Declaration (1917) which stated that the British government would "view with favor the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people ... "

The advent of Hitler in 1933 and the pro-Jewish immigration policies of the British led to the Arab revolt of 1936 - 1939. Afterwards, when the British tried to redress the balance in favor of the Arabs it became the turn of the Jews to rebel and their successful terrorist actions played a key role in forcing the British to give up their mandate in Palestine in favor of the U.N.

THE U.N. PARTITION RESOLUTION

The U.N. Partition Resolution of November 29, 1947, recommended the division of Palestine into a Jewish state and an Arab state. While the Jews hailed it as a major breakthrough, the Arabs rejected it because it gave much of what was theirs to the Jews. The Jewish community in Palestine which at that time made up about a third of the population and held less than 7% of the land, were "given" more than 50% of the area of Palestine, including prime Arab farmland in the Galilee and on the Mediterranean coast and elsewhere. Equally important, the U.N. scheme placed hundreds of thousands of Palestinian Arabs in areas that were to be controlled by the Jews. This would mean that there would be about 500,000 Arabs in a state of about 650,000 Jews -- a plan that both sides, in effect, rejected.
It is widely believed that the war between the Arabs and the Jews began with the Arab invasion on May 15, 1948, immediately after the Jews declared their state. In reality, the war actually began after the U.N. Partition Resolution, in December 1947. In this communal war the much better organized and equipped Jews captured the areas that the British were evacuating. As Israeli historian Simha F lapan writes, so successful were the Jewish forces that by the beginning of May 1948, they held most of the territory that was designated for their state by the U.N. Resolution.

The success of the Jewish campaign against the Palestinian forces may be gauged by the 300,000 Arab refugees who were forced to flee their homeland before the middle of May 1948. The situation was such an international scandal -- comparable to the ethnic cleansing in the former Yugoslavia -- that the U.S. and other countries actually entertained plans to substitute a trusteeship for Palestine rather than allow the U.N. Partition Resolution to stand. In the event, the Truman administration, with its eye on the Jewish lobby at home, withdrew its objections and was quick to recognize the new Jewish state.

When the Jewish leaders declared their new state on May 14, 1948, there were still about 400,000 Palestinians in areas that became Israel. Ben Gurion's government decided to risk war because they wished to increase their territorial gains and to cleanse the area of more Palestinians. Viewed in the light of Jewish military victories, the Arab invasion of May 15, becomes not, as pictured by the Zionists, an attempt by implacable enemy forces to drive the Jews into the sea, but rather, in large part, a pan-Arab effort to stave off further Jewish gains in Palestine and to stem the flow of even more Palestinian refugees.

Moreover, in Zionist mythology, no credit is given to Jordan, Lebanon, Syria and Egypt for sheltering and sustaining the hundreds of thousands of Palestinian refugees. Indeed Zionists frequently say that the Arab countries created and maintained the Palestinian refugee problem as a way of scoring propaganda points against Israel. It turns out that the opposite is the case. In Michael Palumbo's The Palestinian Catastrophe: The 1948 Expulsion of a People From Their Homeland (1987), evidence is presented which indicates that Ben-Gurion flatly rejected proposals by the U.S. and Syria to permanently resettle hundreds of thousands of Palestinian refugees. Palumbo thinks that Ben-Gurion's motivation was the idea that "as long as the refugee problem remained unsolved there would be tensions in the region which could eventually be used to ignite a new war of conquest."

Palumbo points to the territory that Israel conquered in 1967 in Palestine, Jordan, and Syria as evidence of Israel's expansionist program. Ron David's section on Lebanon provides more support to Palumbo's thesis as well as it adds perspective on Israel's control of its self-designated "security zone" in Southern Lebanon which it has held illegally since 1982. Ron David cites evidence from the diaries of Moshe Sharett, Israel's second Prime Minister, that as early as the 1950s, Israel was planning to destabilize Lebanon by pitting the Moslem community against the Lebanese Christians. The idea was to create a puppet state there so that Israel could control the land and water resources in the south.

In view of Zionist responsibility for the carnage and instability in the Middle East for much of this century, it's understandable that Ron David should raise the question at the end of his book of the billions of dollars in aid that the U.S. gives Israel every year. The author quotes an article by Jeffrey Blankfort in Lies of Our Times, pointing out how secretive our own media is on the issue of U.S. aid to Israel. "February 1989," Blankfort writes, "was the last time the New York Times ran a story describing Congress' role in approving aid to Israel." In a wonderful quote, Ron David writes, "I would rather flush that money down the toilet than give it to Israel.... At least when you flush money down the toilet, it doesn't hurt anybody."

Arabs and Israel for Beginners, one of a series of "documentary comic books," with its format of illustrations on every page, is easy to read and is highly recommended for those interested in a controversial and more objective point of view. Unfortunately, it is marred by a score or more of typos, frequent use of street language, and some mistakes: the 35,000 Arabs that Ron David says were expelled in the '56 war is silently corrected two pages later to 3,000 to 5,000; and "Eretz Yisrael" means not only, as Ron David has it, the biblical land of Israel but also the modern state of Israel . However, these lapses are a small price to pay for an extremely important book which challenges old assumptions on an issue that may be with us for generations despite the promise of the Oslo Accords.
Robert Gilman
The Idea Of Owning Land An old notion forged by the sword is quietly undergoing a profound transformation
Edited: 198412210004
One of the articles in Living With The Land (IC#8)
Originally published in Winter 1984 on page 5
Copyright (c)1985, 1997 by Context Institute
HOWEVER NATURAL “owning” land may seem in our culture, in the long sweep of human existence, it is a fairly recent invention. Where did this notion come from? What does it really mean to “own” land? Why do we, in our culture, allow a person to draw lines in the dirt and then have almost complete control over what goes on inside those boundaries? What are the advantages, the disadvantages, and the alternatives? How might a humane and sustainable culture re-invent the “ownership” connection between people and the land?

These questions are unfamiliar (perhaps even uncomfortable) to much of our society, for our sense of “land ownership” is so deeply embedded in our fundamental cultural assumptions that we never stop to consider its implications or alternatives. Most people are at best only aware of two choices, two patterns, for land ownership – private ownership (which we associate with the industrial West) and state ownership (as in the Communist East).

Both of these patterns are full of problems and paradoxes. Private ownership enhances personal freedom (for those who are owners), but frequently leads to vast concentrations of wealth (even in the U.S., 75% of the privately held land is owned by 5% of the private landholders), and the effective denial of freedom and power to those without great wealth. State ownership muffles differences in wealth and some of the abuses of individualistic ownership, but replaces them with the often worse abuses of bureaucratic control.

Both systems treat the land as an inert resource to be exploited as fully as possible, often with little thought for the future or respect for the needs of non-human life. Both assume that land ownership goes with a kind of exclusive national sovereignty that is intimately connected to the logic of war.

In short, both systems seem to be leading us towards disaster, yet what other options are there?

The answer, fortunately, is that there are a number of promising alternatives. To understand them, however, we will need to begin by diving deeply into what ownership is and where it has come from.

THE HISTORICAL ROOTS

Beginnings Our feelings about ownership have very deep roots. Most animal life has a sense of territory – a place to be at home and to defend. Indeed, this territoriality seems to be associated with the oldest (reptilian) part the brain (see IN CONTEXT, #6) and forms a biological basis for our sense of property. It is closely associated with our sense of security and our instinctual “fight or flight” responses, all of which gives a powerful emotional dimension to our experience of ownership. Yet this biological basis does not determine the form that territoriality takes in different cultures.

Humans, like many of our primate cousins, engage in group (as well as individual) territoriality. Tribal groups saw themselves connected to particular territories – a place that was “theirs.” Yet their attitude towards the land was very different from ours. They frequently spoke of the land as their parent or as a sacred being, on whom they were dependent and to whom they owed loyalty and service. Among the aborigines of Australia, individuals would inherit a special relationship to sacred places, but rather than “ownership,” this relationship was more like being owned by the land. This sense of responsibility extended to ancestors and future generations as well. The Ashanti of Ghana say, “Land belongs to a vast family of whom many are dead, a few are living and a countless host are still unborn.”

For most of these tribal peoples, their sense of “land ownership” involved only the right to use and to exclude people of other tribes (but usually not members of their own). If there were any private rights, these were usually subject to review by the group and would cease if the land was no longer being used. The sale of land was either not even a possibility or not permitted. As for inheritance, every person had use rights simply by membership in the group, so a growing child would not have to wait until some other individual died (or pay a special fee) to gain full access to the land.

Early Agricultural Societies Farming made the human relationship to the land more concentrated. Tilling the land, making permanent settlements, etc., all meant a greater direct investment in a particular place. Yet this did not lead immediately to our present ideas of ownership. As best as is known, early farming communities continued to experience an intimate spiritual connection to the land, and they often held land in common under the control of a village council. This pattern has remained in many peasant communities throughout the world.

It was not so much farming directly, but the larger-than- tribal societies that could be based on farming that led to major changes in attitudes towards the land. Many of the first civilizations were centered around a supposedly godlike king, and it was a natural extension to go from the tribal idea that “the land belongs to the gods” to the idea that all of the kingdom belongs to the god-king. Since the god-king was supposed to personify the whole community, this was still a form of community ownership, but now personalized. Privileges of use and control of various types were distributed to the ruling elite on the basis of custom and politics.

As time went on, land took on a new meaning for these ruling elites. It became an abstraction, a source of power and wealth, a tool for other purposes. The name of the game became conquer, hold, and extract the maximum in tribute. Just as The Parable Of The Tribes (see IN CONTEXT, #7) would suggest, the human-human struggle for power gradually came to be the dominant factor shaping the human relationship to the land. This shift from seeing the land as a sacred mother to merely a commodity required deep changes throughout these cultures such as moving the gods and sacred beings into the sky where they could conveniently be as mobile as the ever changing boundaries of these empires.

The idea of private land ownership developed as a second step – partly in reaction to the power of the sovereign and partly in response to the opportunities of a larger-than- village economy. In the god-king societies, the privileges of the nobility were often easily withdrawn at the whim of the sovereign, and the importance of politics and raw power as the basis of ownership was rarely forgotten. To guard their power, the nobility frequently pushed for greater legal/customary recognition of their land rights. In the less centralized societies and in the occasional democracies and republics of this period, private ownership also developed in response to the breakdown of village cohesiveness. In either case, private property permitted the individual to be a “little king” of his/her own lands, imitating and competing against the claims of the state.

Later Developments By the early days of Greece and Rome, community common land, state or sovereign land, and private land all had strong traditions behind them. Plato and Aristotle both discussed various mixtures of private and state ownership in ideal societies, with Aristotle upholding the value of private ownership as a means of protecting diversity. As history progressed, the “great ownership debate” has continued between the champions of private interests and the champions of the state, with the idea of community common land often praised as an ideal, but in practice being gradually squeezed out of the picture. Feudal Europe was basically a system of sovereign ownership. The rise of commerce and then industrialism shifted power to the private ownership interests of the new middle class (as in the United States). The reaction against the abuses of industrialism during the past 150 years swung some opinion back again, bringing renewed interest in state ownership (as in the Communist countries).

As important as these swings have been historically, they have added essentially nothing to our basic understanding of, or attitudes about, ownership. Throughout the whole history of civilization land has been seen as primarily a source of power, and the whole debate around ownership has been, “To what extent will the state allow the individual to build a personal power base through land ownership rights?”

TAKING A FRESH LOOK

But the human-human power struggle is hardly the only, or even the most important, issue in our relationship to the land. Whatever happened to the tribal concerns about caring for the land and preserving it for future generations? What about issues like justice, human empowerment and economic efficiency? How about the rights of the land itself? If we are to move forward towards a planetary/ecological age, all of these questions and issues are going to need to be integrated into our relationship to the land. To do this we will have to get out beyond the narrow circle of the ideas and arguments of the past.

We have been talking about “ownership” as if it was an obvious, clear-cut concept: either you own (control) something or you don’t. For most people (throughout history) this has been a useful approximation, and it has been the basis of the “great ownership debate.” But if you try to pin it down (as lawyers must), you will soon discover that it is not so simple. As surprising as it may seem, our legal system has developed an understanding of “owning” that is significantly different from our common ideas and has great promise as the basis for a much more appropriate human relationship to the land.

Ownership Is A Bundle Of Rights The first step is to recognize that, rather than being one thing, what we commonly call “ownership” is in fact a whole group of legal rights that can be held by some person with respect to some “property.” In the industrial West, these usually include the right to:

use (or not use);
exclude others from using;
irreversibly change;
sell, give away or bequeath;
rent or lease;
retain all rights not specifically granted to others;
retain these rights without time limit or review.
These rights are usually not absolute, for with them go certain responsibilities, such as paying taxes, being liable for suits brought against the property, and abiding by the laws of the land. If these laws include zoning laws, building codes, and environmental protection laws, you may find that your rights to use and irreversibly change are not as unlimited as you thought. Nevertheless, within a wide range you are the monarch over your property.

No One Owns Land Each of these rights can be modified independent of the others, either by law or by the granting of an easement to some other party, producing a bewildering variety of legal conditions. How much can you modify the above conditions and still call it “ownership”? To understand the answer to this, we are going to have to make a very important distinction. In spite of the way we normally talk, no one ever “owns land”..In our legal system you can only own rights to land, you can’t directly own (that is, have complete claim to) the land itself. You can’t even own all the rights since the state always retains the right of eminent domain. For example, what happens when you sell an easement to the power company so that they can run power lines across you land? They then own the rights granted in that easement, you own most of the other rights, the state owns the right of eminent domain – but no single party owns “the land.” You can carry this as far as you like, dividing the rights up among many “owners,” all of whom will have a claim on some aspect of the land.

The wonderful thing about this distinction is that it shifts the whole debate about land ownership away from the rigid state-vs.-individual, all-or-nothing battle to the much more flexible question of who (including community groups, families, etc. as well as the state and the individual) should have which rights. This shift could be as important as the major improvement in governance that came with the shift from monolithic power (as in a monarchy) to “division of powers” (as exemplified in the U.S. Constitution with its semi-independent legislative, executive and judicial branches).

Legitimate Interests How might the problems associated with exclusive ownership (either private or state) be solved by a “division of rights” approach? To answer this, we need to first consider what are the legitimate interests that need to be included in this new approach. If we are to address all the concerns appropriate for a humane sustainable culture we need to recognize that the immediate user of the land (be that a household or a business), the local community, the planetary community, future generations, and all of life, all have legitimate interests. What are these interests?

The immediate users need the freedom to be personally (or corporately) expressive, creative, and perhaps even eccentric. They need to be able to invest energy and caring into the land with reasonable security that the use of the land will not be arbitrarily taken away and that the full equity value of improvements made to the land will be available to them either through continued use or through resale should they choose to move.
The local community needs optimal use of the land within it, without having land held arbitrarily out of use by absentee landlords. It needs to be able to benefit from the equity increases in the land itself due to the overall development of the community, and it needs security that its character will not be forced to change through inappropriate land use decisions made by those outside the community or those leaving the community.
The planetary community, future generations, and all of life need sustainable use – the assurance that ecosystems and topsoil that have been developed over hundreds of thousands of years will not be casually destroyed; that the opportunities for life will be enhanced; that non-renewal resources will be used efficiently and for long term beneficial purposes. This larger community also needs meaningful recognition that the earth is our common heritage.
Is it possible to blend these various interests in a mutually supportive way, rather than seeing them locked in a power struggle? The answer, fortunately, is yes. Perhaps the best developed alternative legal form that does this is called a land trust.

LAND TRUSTS

A land trust is a non-governmental organization (frequently a non-profit corporation) that divides land rights between immediate users and their community. It is being used in a number of places around the world including India, Israel, Tanzania, and the United States. Of the many types of land trusts, we will focus here on three – conservation trusts, community trusts, and stewardship trusts. These will be discussed in more detail in other articles in this section, but an initial overview now will help to draw together many of the threads we have developed so far.

In a conservation land trust, the purpose is generally to preserve some aspect of the natural environment. A conservation trust may do this by the full ownership of some piece of land that it then holds as wilderness, or it may simply own “development rights” to an undeveloped piece. What are development rights? When the original owner sells or grants development rights to the conservation trust, they put an easement (a legal restriction) on the land that prevents them or any future owners from developing the land without the agreement of the conservation trust. They have let go of the right to “irreversibly change” listed above. The conservation trust then holds these rights with the intention of preventing development. The Trust For Public Land (82 Second St, San Francisco, CA 94105, 415/495-4015) helps community groups establish conservation and agricultural land trusts.

A community land trust (CLT) has as its purpose removing land from the speculative market and making it available to those who will use it for the long term benefit of the community. A CLT generally owns full title to its lands and grants long term (like 99-year) renewable leases to those who will actually use the land. Appropriate uses for the land are determined by the CLT in a process comparable to public planning or zoning. Lease fees vary from one CLT to another, but they are generally more than taxes and insurance, less than typical mortgage payments, and less than full rental cost. The lease holders have many of the use and security rights we normally associate with ownership. They own the buildings on the land and can take full benefit from improvements they make to the land. They can not, however, sell the land nor can they usually rent or lease it without the consent of the trust. The Institute For Community Economics (57 School St. Springfield, MA 01105, 413/746-8660) is one of the major support groups for the creation of community land trusts in both urban and rural settings.

The stewardship trust combines features of both the conservation trust and the CLT, and is being used now primarily by intentional communities and non-profit groups such as schools. The groups using the land (the stewards) generally pay less than in a normal CLT, but there are more definite expectations about the care and use they give to the land.

In each one of these types, the immediate users (nonhuman as well as human) have clear rights which satisfy all of their legitimate use needs. The needs of the local community are met through representation on the board of directors of the trust which can enforce general land use standards. The larger community usually has some representation on the trust’s board as well. Thus by dividing what we normally think of as ownership into “stewardship” (the users) and “trusteeship” (the trust organization), land trusts are pioneering an approach that better meets all the legitimate interests.

The system is, of course, still limited by the integrity and the attitudes of the people involved. Nor are current land trusts necessarily the model for “ownership” in a humane sustainable culture. But they show what can be done and give us a place to build from. I’ll explore more of where we might build to in a later article, but now lets turn to other perspectives and experiences with going beyond ownership.

Bibliography

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Denman, D.R., The Place Of Property (London: Geographical Publications Ltd, 1978).

Institute For Community Economics, The Community Land Trust Handbook (Emmaus, PA: Rodale Press, 1982).

International Independence Institute, The Community Land Trust (Cambridge, MA: Center For Community Economic Development, 1972).

Macpherson, C.B., Property: Mainstream And Critical Positions (Toronto: Univ Of Toronto Press, 1978).

Schlatter, Richard, Private Property: The History Of An Idea (New Brunswick, NJ: Rutgers University Press, 1951).

Scott, William B., In Pursuit Of Happiness: American Conceptions Of Property (Bloomington: Indiana University Press, 1977).

Tully, James, A Discourse On Property: John Locke And His Adversaries (Cambridge: Cambridge Univ Press, 1980).

Land Rights

by John Talbot

IT WAS NOT so long ago in human history that the rights of all humans were not acknowledged, even in the democracies. Slavery was only abolished a few generations ago. In the same way that we have come to see human rights as being inherent, so we are now beginning to recognize land rights, and by land I mean all life that lives and takes its nourishment from it, as well as the soil and earth itself. Once we have understood and accepted that idea, we can truly enter into a cooperative relationship with Nature. I’m not talking about living in fear of disturbing anything or a totally “hands off nature” angry ecologist view, but simply acknowledging the right to be of land and nature, and that when we do “disturb” it we do so with sensitivity and respect, doing our best to be in harmony with what is already there.

Being in harmony, apart from being a very subjective state, may not always be possible: for example in the case of putting a house down where once there wasn’t one. But we as humans have needs too. Nature knows that and is, I believe, quite willing to accommodate us. Our responsibility is, however, to act consciously and with the attitude of respect and desire for cooperation. It is no different from respecting other people’s rights in our interactions, being courteous and sensitive to their needs and feelings. This attitude toward the land is almost universally held by aboriginal and native peoples, from the Bushman to the Native American Indians to the tribes of the South Pacific. Earth Etiquette, you might say.

Following directly from that is the principle that you cannot really buy, sell or own the land. Just as we cannot (or should not) own slaves of our own species, we would not make slaves of animals, plants or the land and nature in general. Sounds easy but I feel this represents a very profound and fundamental change in human attitudes; one that takes thought, effort and time to reprogram in ourselves.
wiki
Ford sewing machinists strike of 1968 - Ford Dagenham
Edited: 196806071401
From Wikipedia, the free encyclopedia

The Ford sewing machinists strike of 1968 was a landmark labour-relations dispute in the United Kingdom. It was a trigger cause of the passing of the Equal Pay Act 1970.

Strike action
The strike, led by Rose Boland, Eileen Pullen, Vera Sime, Gwen Davis, and Sheila Douglass, began on 7 June 1968, when women sewing machinists at Ford Motor Company Limited's Dagenham plant in London walked out, followed later by the machinists at Ford's Halewood Body & Assembly plant. The women made car seat covers and as stock ran out the strike eventually resulted in a halt to all car production.

The Dagenham sewing machinists walked out when, as part of a regrading exercise, they were informed that their jobs were graded in Category B (less skilled production jobs), instead of Category C (more skilled production jobs), and that they would be paid 15% less than the full B rate received by men. At the time it was common practice for companies to pay women less than men, irrespective of the skills involved.

Following the intervention of Barbara Castle, the Secretary of State for Employment and Productivity in Harold Wilson's government, the strike ended three weeks after it began, as a result of a deal that immediately increased their rate of pay to 8% below that of men, rising to the full category B rate the following year. A court of inquiry (under the Industrial Courts Act 1919) was also set up to consider their regrading, although this failed to find in their favour.[5] The women were only regraded into Category C following a further six-week strike in 1984 (source BBC documentary broadcast 9 March 2013).[6]

Impact
Inspired by their example, women trades unionists founded the National Joint Action Campaign Committee for Women's Equal Rights (NJACCWER), which held an 'equal pay demonstration' attended by 1,000 people in Trafalgar Square on 18 May 1969.

The ultimate result was the passing of the Equal Pay Act 1970, which came into force in 1975 and which did, for the first time, aim to prohibit inequality of treatment between men and women in terms of pay and conditions of employment.[8][2][4][9][10] In the second reading debate of the bill, the machinists were cited by MP Shirley Summerskill as playing a "very significant part in the history of the struggle for equal pay".[11] Once the UK joined the European Union in 1973, it also became subject to Article 119 of the 1957 Treaty of Rome, which specified that men and women should receive equal pay for equal work.

Popular culture
A film dramatisation of the 1968 strike, Made in Dagenham, was released in 2010. A musical adaptation of the film was premièred in London in 2014. In January 2015 it was announced that the musical would close in April 2015.
(src= wiki = retrieved 20170308)



see also womens strike at FN Herstal (Belgium) in 1966
VANBAELEN Quentin
16 février 1966: Grève des femmes à FN Herstal
Edited: 196602161405
Quentin Vanbaelen
En 2015, en Belgique, les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes. Il y a 50 ans, à Herstal, quelque 3000 ouvrières ont lancé l’une des plus importantes grèves de l’histoire du pays sous le slogan « à travail égal, salaire égal ».
Le 16 février 1966, les travailleuses de la FN d’Herstal se lançaient dans un mouvement de grève qui allait durer douze semaines. Elles allaient marquer l’histoire du mouvement ouvrier belge, mais aussi celle du mouvement féministe.

Une égalité loin d’être acquise

En théorie, l’égalité salariale était censée être acquise. Le Traité de Rome, adopté en 1957 par les pays fondateurs de la future Union européenne (Allemagne, France, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), demandait aux pays signataires de l’instaurer dans un délai de 5 ans. Cependant, si le principe avait été concédé par les gouvernements et le patronat, la pratique se révélait encore bel et bien inégalitaire. En Belgique, où les négociations salariales relèvent des secteurs professionnels, une convention signée en 1962 pour le secteur des fabrications métalliques avait ramené en 1965 l’écart à 85 %. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte du fait que des métiers ou fonctions occupées majoritairement par des femmes sont moins valorisées.

Le 8 novembre 1965, de nouvelles négociations s’ouvrent. Les discussions sont rudes : les patrons freinent tant qu’ils peuvent. Le 18 février 1966, un projet d’accord est conclu. Il ne comble pas le trou, mais prévoit de porter les salaires des femmes à entre 90 et 96,6 % de ceux des hommes dans les trois classes de salaires les plus basses, dans lesquelles les femmes sont cantonnées.

Pourtant, même si le projet est conclu par les partenaires sociaux, il est trop tard pour éviter la colère des ouvrières. Lorsque le projet est signé, les travailleuses de la FN en sont déjà à deux jours de grève.

5 francs pour les « femmes-machines »

La direction de la FN voulait attendre la conclusion d’un accord national avant de lancer les négociations au sein de l’entreprise, qui possède sa propre échelle barémique. Mais les ouvriers, et surtout les ouvrières, suivent de près l’évolution de la situation. En janvier 1966, des assemblées syndicales ont lieu régulièrement pour informer les travailleurs de l’avancée des négociations… et de l’absence de celles-ci à la FN.

Les ouvrières en ont marre de subir l’injustice et ne veulent plus attendre. Le 9 février, elles débrayent spontanément. Les délégués leur demandent de reprendre le travail et s’engagent à mettre la pression sur la direction pour lancer les négociations internes. Une semaine plus tard, le 16 février, face à un refus persistant de la direction, 3000 ouvrières se mettent en grève. Elles quittent l’usine et manifestent dans les rues d’Herstal, au rythme du tube de Henri Salvador Le travail c’est la santé, dont elles ont réécrit les paroles : « Le travail c’est la santé, mais pour cela il faut être payé. »

Le travail de celles qu’on a baptisées les « femmes-machines » est dur : « Les machines sont vétustes, sur 4000 machines, 2800 datent d’avant-guerre, les poulies, les courroies de transmission apparentes, le bruit infernal, la saleté, l’absence de douche, rien qu’un seau d’eau froide attaché à leur chaise… », se souvient Annie Massay, permanente Setca à l’époque, qui a activement soutenu la grève.

Quant au salaire, les ouvriers hommes les moins qualifiés commencent avec un salaire de classe 4, alors que les femmes n’ont accès qu’aux classes 1 à 3. En outre, il leur est impossible de progresser, puisqu’elles sont exclues de toute possibilité de formation interne et donc de promotion. Concrètement, à l’époque, « les graveurs gagnent 69,50 francs et les graveuses, 65 francs. Les réviseuses gagnent en moyenne 32 francs, les réviseurs, 43 francs. Les emballeuses touchent 32,49 francs, les emballeurs, 43,87 francs ; les manœuvres masculins, 39,75 francs, les femmes-machines, 36,49 francs et les hommes spécialisés aux machines, 50,77 francs. »1

C’est pourquoi, à l’issue de la première assemblée générale, qui a lieu le 17 février dans la salle La Ruche, à la maison du peuple d’Herstal, les femmes se mettent d’accord sur une revendication d’augmentations jusqu’à 5 francs de l’heure.

Or le projet d’accord conclu le 18 février par les partenaires sociaux dans le secteur du métal ne prévoit qu’un franc d’augmentation horaire pour les femmes. Pas de quoi remettre les grévistes au travail, loin de là.


Coll. Carhif, Bruxelles.
Les femmes à l’avant-garde

Convaincre les permanents syndicaux de soutenir la grève aura été une victoire en soi. En effet, dans le mouvement progressiste lui-même, il y a encore beaucoup de travail pour réaliser l’égalité. Ainsi, à la FN, si les femmes représentent 30 % de la main-d’œuvre, elles ne sont que 6,5 % des déléguées FGTB et 9 % à la CSC.

Les responsables syndicaux, bien que d’accord avec l’égalité en principe, « craignaient en l’occurrence que la mise en avant de problèmes qui n’étaient que ceux des femmes, divisât l’unité ouvrière ».2

Cependant, face à la détermination des ouvrières, les permanents décident de soutenir la grève et, lors de la deuxième assemblée générale, le 21 février, les syndicats confirment que la grève est soutenue et que les grévistes seront indemnisées. Les responsables défendront aussi les grévistes face aux attaques de l’establishment. Et celles-ci sont dures.

D’abord, il y a le silence. Il a ainsi fallu plus d’un mois pour qu’un premier reportage télévisé soit réalisé sur la grève. Et, si la radio et plusieurs journaux en parlent, ce n’est pas toujours positivement. Seuls Le Drapeau rouge, quotidien du Parti communiste, et d’autres journaux progressistes rapportent réellement les événements et soutiennent les grévistes.

Ensuite, il y a le sexisme. Le salaire des femmes était encore souvent considéré comme un revenu d’appoint pour les familles, où c’était l’homme qui devait ramener l’argent. Le patronat jouait autant que possible là-dessus pour réduire les coûts de la main d’œuvre. De même, les patrons se plaignaient du taux important d’absentéisme chez les femmes. Ce à quoi la déléguée CSC Jenny Magnée répondit dans un article le 2 avril : « Pourquoi cet absentéisme ?... Pour cause de mauvaises conditions de travail, le travail des femmes-machines est très dur (…) Elles tournent entre 4,5 ou 6 machines pendant 9 heures (…). Elles répètent à longueur de journée, les mêmes gestes dans l’huile (…) Elles sont comme des robots. Le patron se plaint de l’absentéisme des femmes. Que fait-il pour le réduire ? Augmenter les productions sans cesse ! Je voudrais lui donner un conseil : qu’il crée des crèches et des garderies pour les enfants des femmes qui travaillent à la FN car elles ne s’absentent pas toujours pour elles. »3

Enfin, il y a les arguments classiques pour tenter d’isoler les grévistes des autres travailleurs et de la population. Les travailleuses de la FN n’étaient pas les ouvrières les moins bien loties, et elles ont donc été taxées de « privilégiées ». Et le nouveau gouvernement, en place depuis la mi-mars et composé de sociaux-chrétiens et de libéraux, plaidait avec le patronat pour la fin de la grève sous prétexte qu’elle était dommageable pour la région liégeoise, voire pour l’entreprise même. Et ce, bien que la FN connaisse une croissance et que les actionnaires n’aient pas à se plaindre.

Solidarité internationale

Le 28 février, un comité de grève officiel est constitué. Il fait suite à la création d’un comité d’action une semaine avant, mais est cette fois davantage lié aux syndicats. Le comité, composé de 29 grévistes, nomme Charlotte Hauglustaine (FGTB), présidente, et Rita Jeusette (CSC), secrétaire. Ce comité aura un rôle important dans l’organisation de la solidarité avec les grévistes.

Début mars, après deux bonnes semaines de grève, la situation devient de plus en plus difficile. À la fin de la grève, 5 000 hommes seront au chômage technique, dans l’impossibilité de travailler tant les fonctions des femmes sont indispensables.

Pour beaucoup, la grève constitue une grande perte financière. Beaucoup de couples travaillent à la FN, et certains voient leurs revenus diminuer fortement pendant la durée de la grève, d’autant que la direction refuse aux ouvriers en chômage technique une indemnisation complémentaire. Une manière de monter les hommes contre les grévistes, qui ne marche pas : une pétition circule ainsi parmi les ouvriers pour exprimer leur solidarité envers les femmes.

La solidarité concrète s’organise donc. Les journaux progressistes participent aux campagnes de soutien, et le comité de grève se charge de répartir les dons. Ceux-ci proviennent même de l’étranger : des syndicats et mouvements de femmes en France et aux Pays-Bas, notamment, apportent leur soutien aux femmes de la FN. 34 000 francs belges sont ainsi envoyés par la CGT française.

Tâche d’huile

Au fil des semaines, les négociations continuent sans progresser. Les propositions de la direction et du conciliateur social sont toujours en-dessous des revendications.

À la mi-mars, la grève fait tache d’huile. Le 11 mars, les travailleuses des ateliers Jaspar-Westinghouse à Awans-Bierset obtiennent une victoire avec une augmentation de salaire. Le 14, les ouvrières des ACEC de Herstal partent en grève, laquelle s’étendra aux ateliers de Charleroi le 12 avril. Le 22 mars, ce sont celles des Ateliers Schréder d’Ans qui suivront le mouvement.

La direction, voyant la mobilisation grandir, écrit une lettre à chaque gréviste, qui sera répercutée dans Le Soir sous le titre « La FN de Herstal va-t-elle devoir fermer ses portes ? Un appel pressant du patronat aux grévistes ». L’objectif est clair : faire peur et pousser les ouvrières à reprendre le travail. Mais rien n’y fait, et la grève se poursuit.

Le 7 avril, une première manifestation a lieu à Herstal. Elle rassemble les travailleuses de la FN, des ACEC et des Ateliers Schréder. Les organisations syndicales lancent alors, le 16 avril, un appel à manifester dans les rues de Liège le 25 avril, en invitant toutes les organisations qui soutiennent les grévistes à participer. Créé dans la foulée de l’appel à manifester, le comité « À travail égal, salaire égal », deviendra l’un des points d’appui des grévistes (voir l’encadré).

Face à la pression de l’annonce de la manifestation, les négociations s’accélèrent. D’autant que les grévistes des ACEC obtiennent victoire avec une augmentation de 2 francs ainsi que la promesse d’une révision des classifications.

Le 25 avril est une réussite : plus de 5 000 personnes parcourent les rues de Liège sous le slogan « à travail égal, salaire égal ». Des délégations de plusieurs organisations féministes, des syndicalistes de tout le pays, ainsi que d’autres pays d’Europe sont présentes. Les travailleuses des ACEC, des banques et de grands magasins ont arrêté le travail le temps de la manifestation, par solidarité. Dans toute l’Europe, les médias ont parlé de la grève des femmes à Herstal et le 1er Mai est fêté sous le signe de l’égalité salariale.


Photo archivesdutravail.org
« Les femmes étaient davantage conscientes de leurs droits »

Finalement, le 4 mai, syndicats et direction concluent un accord. Celui-ci est approuvé lors de l’assemblée du 5 mai par 1320 voix pour, 205 contre et 20 bulletins nuls. Les travailleuses ont la garantie d’une augmentation horaire de 2 francs dès la reprise et de 0,75 francs au 1er janvier 1967. Une commission pour l’égalisation des salaires sera également mise sur pied. Les grévistes de la FN n’ont pas obtenu les 5 francs demandés, l’égalité n’est pas acquise et, dans l’accord, la direction a réussi à imposer la lutte contre l’absentéisme féminin.

C’est pourtant bel et bien une victoire. D’abord, il y a une augmentation qui est plus de deux fois plus importante que ce qui avait été concédé dans l’accord national. La grève a aussi poussé à la tenue d’une Commission sociale du Parlement européen sur la non-observation par les pays membres de l’égalité salariale prévue par le Traité de Rome, ainsi qu’un arrêté royal en 1967 qui prône l’égalité entre hommes et femmes.

« Après la grève, on a eu quelques aménagements au niveau de l’hygiène, mais les femmes étaient surtout davantage conscientes de leurs droits », expliquait Rita Jeusette.4 Les ouvrières de la FN mèneront ainsi une nouvelle grève importante en 1974, qui permettra une véritable amélioration des conditions d’hygiène, de travail, et ouvrira aux femmes 60 postes qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles.

Mais l’enjeu était plus large. Les grévistes ont inspiré d’autres femmes en Belgique et en Europe, et ont permis une évolution importante dans le mouvement syndical. Tant la FGTB que la CSC publieront respectivement en 1967 et 1968 des documents et positions sur les droits des femmes au travail. « À l’époque, j’étais la seule permanente femme de la FGTB en Belgique, explique Annie Massay. Depuis, les choses ont bien changé. Dans la foulée de la grève de la FN, les femmes syndicalistes ont obtenu la modification des statuts de manière à assurer la présence de nombreuses femmes dans les organes de décision. »

Les grévistes ont également lutté contre les conceptions à propos du travail des femmes, en revendiquant un salaire à part entière, qui leur permette de vivre et d’être indépendantes. De même, les grévistes obtiendront la création de la crèche communale d’Herstal. La combinaison des revendications salariales et d’ordre socio-économique se sont, au fil de la lutte, combinées à celles touchant plus largement les droits et la place des femmes dans la société.

La grève des femmes de la FN a ainsi ouvert la voie à la seconde vague de féminisme. « Ce que les femmes ont surtout obtenu, c’est la prise en compte des problèmes de la vie privée dans les positions et les revendications syndicales : crèches, prise en compte des familles monoparentales, contraception, avortement, approche non discriminatoire de l’éducation des filles », analyse Annie Massay.

Aussi, lorsque les ouvrières reprennent le travail, le 10 mai 1966, elles entrent la tête haute dans l’usine, en chantant une dernière fois leur chant de lutte. Elles avaient écrit l’histoire, apporté une pierre essentielle à l’édifice de la lutte (des) ouvrière(s), et contribué à paver le long et encore inachevé chemin vers l’égalité.

1. Marie-Thérèse Coenen, La grève des femmes de la FN en 1966, 1991, Pol-His (CRISP) • 2. Michel Coppé, Les travailleurs aussi fabriquent l’histoire de la FN, 1989, Fondation André Renard et Fédération syndicale des métallurgistes de la province de Liège • 3. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid. • 4. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid.


Photo archivesdutravail.org
Le comité « À travail égal, salaire égal »

Fondé le 21 avril 1966 à Bruxelles, le comité « À travail égal, salaire égal » est le fruit de la mobilisation des ouvrières de la FN. Son premier but est de les soutenir, et notamment de faire de la manifestation du 25 avril une réussite. Mais le comité, dans lequel on retrouve des personnalités des mouvements féminins ouvriers, socialistes et communistes, perdurera.

Son rôle devient alors plus général, et il fait le lien entre les revendications directes des ouvrières et la question plus générale de la place des femmes. Le comité sera notamment actif à la fin des années 1960 et début des années 1970 dans la lutte pour la contraception et l’avortement.

La chanson des grévistes


Photo Fondation Léon Desarcy
Le travail c’est la santé
Rien faire c’est la conserver
Les prisonniers du boulot
Font pas de vieux os

Les délégués ont demandé
La direction a refusé
Mais nous les femmes, il faut marcher
Pour faire trotter nos délégués

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
S’ils refusent de nous donner
Faut pas travailler

La direction a proposé
Cinquante centimes aux délégués
Mais nous les femmes on a r’fusé
On n’demande pas la charité

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
Les centimes c’est pas assez
Pour se faire crever

À chanter sur l’air de « Le travail c’est la santé » d’Henri Salvador, parue en 1965.

Grève des femmes en 1968 à Ford Dagenham (GBR)
Che Guevara
Che Guevara: laatste speech in Algiers; vermeldt België als neocolonialistisch land; Congo
Edited: 196502242001
Spoken: February 24, 1965
First Published:
Source: The Che Reader, Ocean Press, © 2005.
Translated: unknown.
Transcription/Markup: Ocean Press/Brian Baggins

This speech was delivered at the Second Economic Seminar of Afro-Asian Solidarity. The conference, held in Algiers, Algeria, was attended by representatives from 63 African and Asian governments, as well as 19 national liberation movements. The meeting was opened by Algerian President Ahmed Ben Bella. Cuba was invited as an observer to the conference, and Guevara served on its presiding committee.

Cuba is here at this conference to speak on behalf of the peoples of Latin America.[19] As we have emphasized on other occasions, Cuba also speaks as an underdeveloped country as well as one that is building socialism.

It is not by accident that our delegation is permitted to give its opinion here, in the circle of the peoples of Asia and Africa.[20] A common aspiration unites us in our march toward the future: the defeat of imperialism. A common past of struggle against the same enemy has united us along the road.

This is an assembly of peoples in struggle, and the struggle is developing on two equally important fronts that require all our efforts. The struggle against imperialism, for liberation from colonial or neocolonial shackles, which is being carried out by means of political weapons, arms, or a combination of the two, is not separate from the struggle against backwardness and poverty. Both are stages on the same road leading toward the creation of a new society of justice and plenty.

It is imperative to take political power and to get rid of the oppressor classes. But then the second stage of the struggle, which may be even more difficult than the first, must be faced.

Ever since monopoly capital took over the world, it has kept the greater part of humanity in poverty, dividing all the profits among the group of the most powerful countries. The standard of living in those countries is based on the extreme poverty of our countries. To raise the living standards of the underdeveloped nations, therefore, we must fight against imperialism. And each time a country is torn away from the imperialist tree, it is not only a partial battle won against the main enemy but it also contributes to the real weakening of that enemy, and is one more step toward the final victory. There are no borders in this struggle to the death. We cannot be indifferent to what happens anywhere in the world, because a victory by any country over imperialism is our victory, just as any country's defeat is a defeat for all of us. The practice of proletarian internationalism is not only a duty for the peoples struggling for a better future, it is also an inescapable necessity.

If the imperialist enemy, the United States or any other, carries out its attack against the underdeveloped peoples and the socialist countries, elementary logic determines the need for an alliance between the underdeveloped peoples and the socialist countries. If there were no other uniting factor, the common enemy should be enough.[21]

Of course, these alliances cannot be made spontaneously, without discussions, without birth pangs, which sometimes can be painful. We said that each time a country is liberated it is a defeat for the world imperialist system. But we must agree that the break is not achieved by the mere act of proclaiming independence or winning an armed victory in a revolution. It is achieved when imperialist economic domination over a people is brought to an end. Therefore, it is a matter of vital interest to the socialist countries for a real break to take place. And it is our international duty, a duty determined by our guiding ideology, to contribute our efforts to make this liberation as rapid and deep-going as possible.

A conclusion must be drawn from all this: the socialist countries must help pay for the development of countries now starting out on the road to liberation. We state it this way with no intention whatsoever of blackmail or dramatics, nor are we looking for an easy way to get closer to the Afro- Asian peoples; it is our profound conviction. Socialism cannot exist without a change in consciousness resulting in a new fraternal attitude toward humanity, both at an individual level, within the societies where socialism is being built or has been built, and on a world scale, with regard to all peoples suffering from imperialist oppression.

We believe the responsibility of aiding dependent countries must be approached in such a spirit. There should be no more talk about developing mutually beneficial trade based on prices forced on the backward countries by the law of value and the international relations of unequal exchange that result from the law of value.[22]

How can it be “mutually beneficial” to sell at world market prices the raw materials that cost the underdeveloped countries immeasurable sweat and suffering, and to buy at world market prices the machinery produced in today's big automated factories?

If we establish that kind of relation between the two groups of nations, we must agree that the socialist countries are, in a certain way, accomplices of imperialist exploitation. It can be argued that the amount of exchange with the underdeveloped countries is an insignificant part of the foreign trade of the socialist countries. That is very true, but it does not eliminate the immoral character of that exchange.

The socialist countries have the moral duty to put an end to their tacit complicity with the exploiting countries of the West. The fact that the trade today is small means nothing. In 1959 Cuba only occasionally sold sugar to some socialist bloc countries, usually through English brokers or brokers of other nationalities. Today 80 percent of Cuba's trade is with that area. All its vital supplies come from the socialist camp, and in fact it has joined that camp. We cannot say that this entrance into the socialist camp was brought about merely by the increase in trade. Nor was the increase in trade brought about by the destruction of the old structures and the adoption of the socialist form of development. Both sides of the question intersect and are interrelated.

We did not start out on the road that ends in communism foreseeing all steps as logically predetermined by an ideology advancing toward a fixed goal. The truths of socialism, plus the raw truths of imperialism, forged our people and showed them the path that we have now taken consciously. To advance toward their own complete liberation, the peoples of Asia and Africa must take the same path. They will follow it sooner or later, regardless of what modifying adjective their socialism may take today.

For us there is no valid definition of socialism other than the abolition of the exploitation of one human being by another. As long as this has not been achieved, if we think we are in the stage of building socialism but instead of ending exploitation the work of suppressing it comes to a halt — or worse, is reversed — then we cannot even speak of building socialism.[23] We have to prepare conditions so that our brothers and sisters can directly and consciously take the path of the complete abolition of exploitation, but we cannot ask them to take that path if we ourselves are accomplices in that exploitation. If we were asked what methods are used to establish fair prices, we could not answer because we do not know the full scope of the practical problems involved. All we know is that, after political discussions, the Soviet Union and Cuba have signed agreements advantageous to us, by means of which we will sell five million tons of sugar at prices set above those of the so-called free world sugar market. The People's Republic of China also pays those prices in buying from us.

This is only a beginning. The real task consists of setting prices that will permit development. A great shift in ideas will be involved in changing the order of international relations. Foreign trade should not determine policy, but should, on the contrary, be subordinated to a fraternal policy toward the peoples.

Let us briefly analyze the problem of long-term credits for developing basic industries. Frequently we find that beneficiary countries attempt to establish an industrial base disproportionate to their present capacity. The products will not be consumed domestically and the country's reserves will be risked in the undertaking.

Our thinking is as follows: The investments of the socialist states in their own territory come directly out of the state budget, and are recovered only by use of the products throughout the entire manufacturing process, down to the finished goods. We propose that some thought be given to the possibility of making these kinds of investments in the underdeveloped countries. In this way we could unleash an immense force, hidden in our continents, which have been exploited miserably but never aided in their development. We could begin a new stage of a real international division of labor, based not on the history of what has been done up to now but rather on the future history of what can be done.

The states in whose territories the new investments are to be made would have all the inherent rights of sovereign property over them with no payment or credit involved. But they would be obligated to supply agreed-upon quantities of products to the investor countries for a certain number of years at set prices.

The method for financing the local portion of expenses incurred by a country receiving investments of this kind also deserves study. The supply of marketable goods on long-term credits to the governments of underdeveloped countries could be one form of aid not requiring the contribution of freely convertible hard currency.

Another difficult problem that must be solved is the mastering of technology. [24] The shortage of technicians in underdeveloped countries is well known to us all. Educational institutions and teachers are lacking. Sometimes we lack a real understanding of our needs and have not made the decision to carry out a top-priority policy of technical, cultural and ideological development.

The socialist countries should supply the aid to organize institutions for technical education. They should insist on the great importance of this and should supply technical cadres to fill the present need. It is necessary to further emphasize this last point. The technicians who come to our countries must be exemplary. They are comrades who will face a strange environment, often one hostile to technology, with a different language and totally different customs. The technicians who take on this difficult task must be, first of all, communists in the most profound and noble sense of the word. With this single quality, plus a modicum of flexibility and organization, wonders can be achieved.

We know this can be done. Fraternal countries have sent us a certain number of technicians who have done more for the development of our country than 10 institutes, and have contributed more to our friendship than 10 ambassadors or 100 diplomatic receptions.

If we could achieve the above-listed points — and if all the technology of the advanced countries could be placed within reach of the underdeveloped countries, unhampered by the present system of patents, which prevents the spread of inventions of different countries — we would progress a great deal in our common task.

Imperialism has been defeated in many partial battles. But it remains a considerable force in the world. We cannot expect its final defeat save through effort and sacrifice on the part of us all.

The proposed set of measures, however, cannot be implemented unilaterally. The socialist countries should help pay for the development of the underdeveloped countries, we agree. But the underdeveloped countries must also steel their forces to embark resolutely on the road of building a new society — whatever name one gives it — where the machine, an instrument of labor, is no longer an instrument for the exploitation of one human being by another. Nor can the confidence of the socialist countries be expected by those who play at balancing between capitalism and socialism, trying to use each force as a counterweight in order to derive certain advantages from such competition. A new policy of absolute seriousness should govern the relations between the two groups of societies. It is worth emphasizing once again that the means of production should preferably be in the hands of the state, so that the marks of exploitation may gradually disappear. Furthermore, development cannot be left to complete improvisation. It is necessary to plan the construction of the new society. Planning is one of the laws of socialism, and without it, socialism would not exist. Without correct planning there can be no adequate guarantee that all the various sectors of a country's economy will combine harmoniously to take the leaps forward that our epoch demands.

Planning cannot be left as an isolated problem of each of our small countries, distorted in their development, possessors of some raw materials or producers of some manufactured or semimanufactured goods, but lacking in most others.[25] From the outset, planning should take on a certain regional dimension in order to intermix the various national economies, and thus bring about integration on a basis that is truly of mutual benefit. We believe the road ahead is full of dangers, not dangers conjured up or foreseen in the distant future by some superior mind but palpable dangers deriving from the realities besetting us. The fight against colonialism has reached its final stages, but in the present era colonial status is only a consequence of imperialist domination. As long as imperialism exists it will, by definition, exert its domination over other countries. Today that domination is called neocolonialism.

Neocolonialism developed first in South America, throughout a whole continent, and today it begins to be felt with increasing intensity in Africa and Asia. Its forms of penetration and development have different characteristics. One is the brutal form we have seen in the Congo. Brute force, without any respect or concealment whatsoever, is its extreme weapon. There is another more subtle form: penetration into countries that win political independence, linking up with the nascent local bourgeoisies, development of a parasitic bourgeois class closely allied to the interests of the former colonizers. This development is based on a certain temporary rise in the people's standard of living, because in a very backward country the simple step from feudal to capitalist relations marks a big advance, regardless of the dire consequences for the workers in the long run.

Neocolonialism has bared its claws in the Congo. That is not a sign of strength but of weakness. It had to resort to force, its extreme weapon, as an economic argument, which has generated very intense opposing reactions. But at the same time a much more subtle form of neocolonialism is being practiced in other countries of Africa and Asia. It is rapidly bringing about what some have called the South Americanization of these continents; that is, the development of a parasitic bourgeoisie that adds nothing to the national wealth of their countries but rather deposits its huge ill-gotten profits in capitalist banks abroad, and makes deals with foreign countries to reap more profits with absolute disregard for the welfare of the people. There are also other dangers, such as competition between fraternal countries, which are politically friendly and sometimes neighbors, as both try to develop the same investments simultaneously to produce for markets that often cannot absorb the increased volume. This competition has the disadvantage of wasting energies that could be used to achieve much greater economic coordination; furthermore, it gives the imperialist monopolies room to maneuver.

When it has been impossible to carry out a given investment project with the aid of the socialist camp, there have been occasions when the project has been accomplished by signing agreements with the capitalists. Such capitalist investments have the disadvantage not only of the terms of the loans but other, much more important disadvantages as well, such as the establishment of joint ventures with a dangerous neighbor. Since these investments in general parallel those made in other states, they tend to cause divisions between friendly countries by creating economic rivalries. Furthermore, they create the dangers of corruption flowing from the constant presence of capitalism, which is very skillful in conjuring up visions of advancement and well-being to fog the minds of many people. Some time later, prices drop in the market saturated by similar products. The affected countries are obliged to seek new loans, or to permit additional investments in order to compete. The final consequences of such a policy are the fall of the economy into the hands of the monopolies, and a slow but sure return to the past. As we see it, the only safe method for investments is direct participation by the state as the sole purchaser of the goods, limiting imperialist activity to contracts for supplies and not letting them set one foot inside our house. And here it is just and proper to take advantage of interimperialist contradictions in order to secure the least burdensome terms.

We have to watch out for “disinterested” economic, cultural and other aid that imperialism grants directly or through puppet states, which gets a better reception in some parts of the world.

If all of these dangers are not seen in time, some countries that began their task of national liberation with faith and enthusiasm may find themselves on the neocolonial road, as monopoly domination is subtly established step by step so that its effects are difficult to discern until they brutally make themselves felt.

There is a big job to be done. Immense problems confront our two worlds — that of the socialist countries and that called the Third World — problems directly concerning human beings and their welfare, and related to the struggle against the main force that bears the responsibility for our backwardness. In the face of these problems, all countries and peoples conscious of their duties, of the dangers involved in the situation, of the sacrifices required by development, must take concrete steps to cement our friendship in the two fields that can never be separated: the economic and the political. We should organize a great solid bloc that, in its turn, helps new countries to free themselves not only from the political power of imperialism but also from its economic power.

The question of liberation by armed struggle from an oppressor political power should be dealt with in accordance with the rules of proletarian internationalism. In a socialist country at war, it would be absurd to conceive of a factory manager demanding guaranteed payment before shipping to the front the tanks produced by his factory. It ought to seem no less absurd to inquire of a people fighting for liberation, or needing arms to defend its freedom, whether or not they can guarantee payment.

Arms cannot be commodities in our world. They must be delivered to the peoples asking for them to use against the common enemy, with no charge and in the quantities needed and available. That is the spirit in which the Soviet Union and the People's Republic of China have offered us their military aid. We are socialists; we constitute a guarantee of the proper utilization of those arms. But we are not the only ones, and all of us should receive the same treatment.

The reply to the ominous attacks by U.S. imperialism against Vietnam or the Congo should be to supply those sister countries with all the defense equipment they need, and to offer them our full solidarity without any conditions whatsoever.

In the economic field we must conquer the road to development with the most advanced technology possible. We cannot set out to follow the long ascending steps from feudalism to the nuclear and automated era. That would be a road of immense and largely useless sacrifice. We have to start from technology at its current level. We have to make the great technological leap forward that will reduce the current gap between the more developed countries and ourselves. Technology must be applied to the large factories and also to a properly developed agriculture. Above all, its foundation must be technological and ideological education, with a sufficient mass base and strength to sustain the research institutes and organizations that have to be created in each country, as well as the men and women who will use the existing technology and be capable of adapting themselves to the newly mastered technology.

These cadres must have a clear awareness of their duty to the society in which they live. There cannot be adequate technological education if it is not complemented by ideological education; without technological education, in most of our countries, there cannot be an adequate foundation for industrial development, which is what determines the development of a modern society, or the most basic consumer goods and adequate schooling. A good part of the national revenues must be spent on so-called unproductive investment in education. And priority must be given to the development of agricultural productivity. The latter has reached truly incredible levels in many capitalist countries, producing the senseless crisis of overproduction and a surplus of grain and other food products or industrial raw materials in the developed countries. While the rest of the world goes hungry, these countries have enough land and labor to produce several times over what is needed to feed the entire world. Agriculture must be considered a fundamental pillar of our development. Therefore, a fundamental aspect of our work should be changes in the agrarian structure, and adaptation to the new technological possibilities and to the new obligations of eliminating the exploitation of human beings.

Before making costly decisions that could cause irreparable damage, a careful survey of the national territory is needed. This is one of the preliminary steps in economic research and a basic prerequisite for correct planning. We warmly support Algeria's proposal for institutionalizing our relations. We would just like to make some supplementary suggestions: First: in order for the union to be an instrument in the struggle against imperialism, the cooperation of Latin American countries and an alliance with the socialist countries is necessary.

Second: we should be vigilant in preserving the revolutionary character of the union, preventing the admission into it of governments or movements not identified with the general aspirations of the people, and creating mechanisms that would permit the separation from it of any government or popular movement diverging from the just road.

Third: we must advocate the establishment of new relations on an equal footing between our countries and the capitalist ones, creating a revolutionary jurisprudence to defend ourselves in case of conflict, and to give new meaning to the relations between ourselves and the rest of the world. We speak a revolutionary language and we fight honestly for the victory of that cause. But frequently we entangle ourselves in the nets of an international law created as the result of confrontations between the imperialist powers, and not by the free peoples, the just peoples, in the course of their struggles.

For example, our peoples suffer the painful pressure of foreign bases established on their territories, or they have to carry the heavy burden of massive foreign debts. The story of these throwbacks is well known to all of us. Puppet governments, governments weakened by long struggles for liberation or the operation of the laws of the capitalist market, have allowed treaties that threaten our internal stability and jeopardize our future. Now is the time to throw off the yoke, to force renegotiation of oppressive foreign debts, and to force the imperialists to abandon their bases of aggression. I would not want to conclude these remarks, this recitation of concepts you all know, without calling the attention of this gathering to the fact that Cuba is not the only Latin American country; it is simply the only one that has the opportunity of speaking before you today. Other peoples are shedding their blood to win the rights we have. When we send our greetings from here, and from all the conferences and the places where they may be held, to the heroic peoples of Vietnam, Laos, so-called Portuguese Guinea, South Africa, or Palestine — to all exploited countries fighting for their emancipation — we must simultaneously extend our voice of friendship, our hand and our encouragement, to our fraternal peoples in Venezuela, Guatemala and Colombia, who today, arms in hand, are resolutely saying “No!” to the imperialist enemy.

Few settings from which to make this declaration are as symbolic as Algiers, one of the most heroic capitals of freedom. May the magnificent Algerian people — schooled as few others in sufferings for independence, under the decisive leadership of its party, headed by our dear compañero Ahmed Ben Bella — serve as an inspiration to us in this fight without quarter against world imperialism.

[19]. Che Guevara delivered this speech at the Second Economic Seminar of Afro- Asian Solidarity, February 24, 1965. He had been touring Africa since December, after addressing the United Nations General Assembly on December 11, 1964. At this crucial time Che was preparing for his involvement in the liberation movement in the Congo, which began in April 1965. This edition of the speech incorporates for the first time corrections made by Che Guevara to the original published version of the Algiers speech. The corrections were made available from the personal archive of Che Guevara held at the Che Guevara Studies Center, Havana.

[20]. Che's participation in the Algiers conference reflects the relationship of Cuba to the Third World. In 1959, following the triumph of the revolution, from June to September, Che embarked on a tour of the countries involved in the Bandung Pact. The Bandung Pact was the precursor to what later became the Movement of Nonaligned Nations. At the First Seminar on Planning in Algeria on July 16, 1963, Che had outlined the experiences of the Cuban Revolution, explaining that he had accepted the invitation to attend “only in order to offer a little history of our economic development, of our mistakes and successes, which might prove useful to you some time in the near future...”

[21]. In this speech Che defined very precisely his revolutionary thesis for the Third World and the integration of the struggle for national liberation with socialist ideas. Che's call in Algeria on the socialist countries to give unconditional and radical support to the Third World provoked much debate. Nevertheless, history would prove him correct.

[22]. This definition of unequal exchange was part of Che's profound appeal made in Geneva on March 25, 1964, at the UN World Conference on Economics and Development in the Third World: “It is our duty to... draw to the attention of those present that while the status quo is maintained and justice is determined by powerful interests... it will be difficult to eliminate the prevailing tensions that endanger humankind.”

[23]. For Che, socialism inherently meant overcoming exploitation as an essential step toward a just and humane society. Che was outspoken on this issue in debates and was often misunderstood, as was his emphasis on the need for international unity in the struggle for socialism. Che's idea was that the international socialist forces would contribute to the economic and social development of the peoples that liberated themselves.

[24]. Che's direct participation from 1959 to 1965 in the construction of a technological and material basis for Cuban society is strongly linked to his idea of creating the new man and woman. This is a question that he constantly returned to, considering it one of the two main pillars on which a new society would be constructed. His strategy was not only to solve immediate problems but to put in place certain structures that would secure Cuba's future scientific and technological development. He was able to advance this strategy during his time as head of the Ministry of Industry. For further reading on this topic, see his speeches: “May the Universities be Filled with Negroes, Mulattos, Workers and Peasants” (1960) and “Youth and Revolution” (1964).

[25]. In his efforts to understand fully the tasks in the transition to a socialist economy, Che came to see the vital role of economic planning, especially in the construction of a socialist economy in an underdeveloped country that retained elements of capitalism. Planning is necessary because it represents the first human attempt to control economic forces and characterizes this transitional period. He warned also of the trend within socialism to reform the economic system by strengthening the market, material interests and the law of value. To counter this trend, Che advocated centralized, antibureaucratic planning that enriched consciousness. His idea was to use conscious and organized action as the fundamental driving force of planning. For further reading see his article “The Significance of Socialist Planning” (1964).
FIEVEZ Victor-Léon (1855-1939)
Edited: 193905271212
FIEVEZ ( Victor-Léon), Officier de la Force
Publique et Inspecteur d'État (Havré, 30.4.
1855-Bruxelles, 27.5.1939). Fils de Florent et
de Lejeune, Julie.
Fiévez avait fait des études secondaires à
Mons et avait acquis, durant sa jeunesse,
quelques notions de culture dont il tirera grand
profit au cours de sa carrière en Afrique. Milicien
de 1875, il s'engage comme volontaire au 7°
régiment de ligne. En juillet 1877, il est nommé
sergent. Deux ans plus tard, il se présente à
l'examen de sous-lieutenant, qu'il réussit, et
passe au 11e
régiment de ligne où il est promu
lieutenant en avril 1886.
En 1888, répondant à l'appel du roi Léopokl
II et suivant en cela l'exemple de son ami
Haneuse, il s'engage au service de l'État Indé-
pendant du Congo et quitte Anvers le 19 mars 1888,
à bord du « Coanza ». Il arrive à Boma le 22
avril 1888 et est désigné comme adjoint au capitaine
Roget, commandant de la Force publique.
Depuis le massacre du poste des Falls, en
1886, le danger arabe se révélait de plus en plus
imminent. Les faibles forces dont disposait le
jeune État pour l'affronter étaient insuffisantes ;
il fallait les étoffer et les organiser.-^C'était à
cette tâche primordiale que Roget se consacrait
depuis deux ans et Fiévez vint le seconder
admirablement. Nommé capitaine de la Force
publique le 27 octobre 1888, il prend provisoirement
la succession de son chef qui rentre en
Belgique après avoir accompli déjà un premier
terme en Afrique.
Comme il fallait, en ce temps-là, faire face à
toutes les nécessités du service avec un personnel
très réduit, il est chargé d'exercer simultanément
les fonctions de substitut du procureur
d'État et bientôt, en janvier 1890, celle de juge
suppléant près le tribunal de première instance.
Malgré ces tâches absorbantes, il trouve encore
des moments de loisir pour s'occuper de cultures
et pousser les indigènes à entreprendre diverses
plantations.
En avril 1890, Fiévez est appelé à prendre
le commandement de Basoko, important camp
retranché dont les assises avaient été jetées
au début de 1889 par Roget qui était retourné
en Afrique pour un deuxième séjour. Situé
au confluent du Congo et de l'Aruwimi, ce camp
avait été établi sur l'ordre du Roi dans le but
d'enrayer les progrès vers l'Ouest de l'invasion
arabe et de servir, par la suite, de base d'opé-
rations à l'action répressive qui devait fatalement
être entreprise contre eux à plus ou
moins brève échéance. A Basoko, Fiévez se
montra non seulement un chef et un administrateur
avisé, mais il dévoila encore ses
qualités d'explorateur averti. Il entreprend
plusieurs expéditions à la suite desquelles il
relève notamment le cours inférieur de la Lulu
et a ainsi l'occasion de constater le magnifique
développement des cultures que possèdent les
Arabes. Grâce à sa fermeté et à sa diplomatie,
il parvient à interdire à ceux-ci le passage de
la rivière et, s'inspirant de leurs réalisations, il
pousse à l'établissement par les indigènes de
plantations de rapport et de cultures vivrières.
Après plus de trois ans de travail harassant mais
fécond, il rentre en Belgique le 17 septembre
1891. II est exténué et sa santé gravement compromise
; il lui faudra plus d'un an pour se
remettre.
A peine rétabli, il repart pour l'Afrique le 6
mars 1893, alors qu'il vient d'être nommé commissaire
de district de première classe et le 1 e r
avril 1893, lendemain de son arrivée à Boma, il est
désigné pour commander le district de l'Équateur.
Mission importante et délicate entre toutes,
car, après les Lothaire et les Peters, il fallait,
dans ces régions vastes comme plusieurs fois la
Belgique, veiller au recrutement de la Force
publique, développer l'organisation administrative
par l'établissement de nouveaux postes,
pousser plus avant l'exploration du pays, réprimer
la pratique, hélas encore trop répandue, de
l'anthropophagie et lutter en même temps
contre l'infiltration des bandes arabes qui étaient
parvenues à pousser leurs incursions jusque
dans la Maringa-Lopori. Fiévez se dépense sans
compter et s'efforce de suffire à toutes ces tâches.
Il pacifie le Ruki et ses affluents ainsi que la
région du lac Tumba qu'il reconnaît en poussant
jusqu'au lac Léopold II et réprime, à
Iboko, l'opposition des indigènes à l'action
civilisatrice des Européens. Il aide encore, en
outre, au développement des plantations et des
cultures, et ceci semble lui tenir particulièrement
à cœur ; c'est de cette époque que datent
les premières plantations de caféiers dans la
région.
Après avoir étendu, avec la précieuse collaboration
de son adjoint Sarrazyn, l'autorité de
l'État jusqu'aux limites de l'immense district,
il consacre son activité débordante à une tâche
d'un genre nouveau mais qui lui devient bien
vite familier. Il se découvre architecte et se fait
bâtisseur de cités. C'est lui qui construit à
Coquilhatville les premières maisons en briques.
Il fait de la station un véritable centre de civilisation
avec de belles avenues bordées de maisons,
coquettes et confortables, entourées de palmiers,
qui suscitent l'admiration générale.
Après trois nouvelles années d'un travail
inlassable accompli en Afrique, Fiévez rentre
au pays le 14 mai 1896.
En récompense de ses brillants états de service,
le Roi l'élève, en 1897, au grade d'inspecteur
d'État et le charge du commandement des
districts de l'Ubangi et des Bangala.
Loin de considérer comme purement honorifiques
ces nouvelles fonctions dont l'a investi la
confiance royale, Fiévez, en s'embarquant le 6
septembre 1897 pour un troisième séjour au
Congo, se propose d'aller vers le nord pacifier
le pays des terribles Budja. Il gagne immédiatement
Bumba, d'où, avec une poignée de soldats
fidèles et bien disciplinés, il entreprend
une randonnée audacieuse jusque Yakoma.
Traversant des contrées qui sont continuellement
en effervescence il doit livrer combat sur
combat et finit, après huit mois de luttes incessantes,
par gagner Banzyville. C'est cependant
grâce à sa ténacité, à sa patience et à sa force de
persuasion, bien plus encore que par les armes,
qu'il est parvenu à amener les farouches indigènes
à se soumettre aux lois de l'État.
En octobre 1899, son dernier terme arrive à
expiration ; il redescend vers Boma et s'embarque
le 8 novembre à bord du « Léopoldville » qui
le ramène à Anvers le 27.
Fiévez avait rédigé, sur le district de l'Équateur
des notes qu'il avait rassemblées et qui
parurent en 1895 dans « Le Congo illustré ». Il
avait également publié en 1896, dans « L a
Belgique coloniale » la relation de son expédition
: « Du lac Tumba au lac Léopold II »,
La carrière africaine de Léon Fiévez, marquée
du sceau d'un travail ardu et opiniâtre accompli
avec un sens aigu des responsabilités et du devoir
et un esprit de sacrifice total, constitue une
étonnante réalisation de la pensée ardente qu'exprima
quelques années plus tard, Jacques d'Arnoux,
célèbre aviateur de la guerre 1914-1918 :
« La vie est courte... il la faut pleine. » D'autre
part, l'exquise bonté avec laquelle il avait
accompli son œuvre civilisatrice au Congo avait
été judicieusement mise en relief par les noirs
qui l'avaient surnommé « Tâta » (père).
Rentré d'Afrique, Fiévez avait repris du
service dans l'armée métropolitaine ; il fut
nommé major au 9° de ligne, en 1910. Titulaire
de l'Étoile de service à trois raies et de la
Médaille coinmémorative du Congo, il était
également officier de l'Ordre Royal du Lion et
de l'Ordre de Léopold.
6 octobre 1951.
A. Lacroix.
F. Masoin, Hist. de l'É.I.C., 2 vol. Namur, 1913,
I, pp. 99 et 180 ; II, pp. 127 et 255. — A. Chapaux,
Le Congo, Éd. Ch. Rozez, Brux., 1894, pp. 627,
633 et 635. — H. Depester, Les pionniers belges
au Congo, Éd. Duculot, Tamines, 1937, p. 71. —
Bull, de l'Ass. des Vétérans colon., juillet, 1939, pp.
13-14. — La Trib. cong., 15 juin 1939, p. 2. — Delcommune,
Vingt années de vie africaine, 2 vol.
Larcier, Brux., 1922, II, p. 15. — C. Boulger, The
Congo State, London, 1898, p. 211. — A nos Héros
coloniaux morts pour la civilisation, pp. 208 et 210.

src: Inst. roy. colon. belge, Biographie Coloniale Belge, T. III, 1952, col. 304-307
GERARD R. (paroles)
Les châteaux (1937)
Edited: 193700406189
- 1 -
Le premier château que l'on possède
Quand on est encore tout petit
C'est le beau château de sable tiède
Que devant la mer on construit
Il a des fenêtres, des portes
Et l'on peut y danser autour, tout autour
Mais le soir venu, le flot l'emporte
Ce château ne dure qu'un jour.

- 2 -
Le second château qui s'accompagne
Des chansons qu'on chante à vingt ans
C'est le château bleu qu'au ciel d'Espagne
Chacun peut construire en rêvant
Transparent palais tout en glace
Chaque nuit on croit bien le voir, le revoir
Mais le lendemain, le jour l'efface
Ce château ne dure qu'un soir.

- 3 -
Le plus beau château qui sur la terre
Fait pâlir l'étoile et le jour
C'est dans un pays plein de mystère
Le divin château de l'amour
Il a le parfum qui nous grise
Il est pur comme un soir d'été, enchanté
Il est éternel parmi la brise
Mais il n'a jamais existé!

Paroles: R. Gérard - Musique: T. Richepin
Interprète: Lionel Parent (1937)
SONGIA Eugenio
L'era fascista - fascistisch tijdperk in Italië onder Mussolini begint op 29 oktober 1922, de dag na de Mars op Rome
Edited: 192210290000
L'era fascista fu creata, appunto, dal fascismo, adottando come data di inizio quella del giorno successivo alla marcia su Roma, che avvenne il 28 ottobre 1922.
Il primo anno di quella che fu l'era fascista iniziava dunque il 29 ottobre 1922 e terminava il 28 ottobre 1923; il 29 ottobre 1923 iniziava il secondo anno, e così via.
L'obbligo di aggiungere, in numero romano, l'anno dell'era fascista accanto a quello dell'era cristiana entrò in vigore a partire dal 29 ottobre 1927, in seguito a una circolare del 25 dicembre 1926.
La data della sua cessazione può essere considerata il 25 luglio 1943, quando venne fatto cessare il regime fascista. Tuttavia, dal 15 settembre 1943 alla fine di aprile 1945 fu ancora in vigore nella Repubblica sociale italiana, ossia nell'Italia settentrionale governata dal fascismo.
Talvolta, i libri dell'epoca riportano solo l'anno dell'era fascista, e non la data dell'era cristiana. In questo, come in altri casi, può essere utile il modulo seguente, che permette di realizzare velocemente a quale periodo del calendario gregoriano si riferisce un determinato anno dell'era fascista.

Omrekeningstabel voor datering van boeken, die vaak enkel het fascistische jaartal droegen, ook in vertalingen:
congres socialisten: onvermogen om oorlog te vermijden blijkt
Edited: 191211241587
Dans une situation diplomatique de plus en plus troublée (guerre entre l’Italie et la Turquie, guerre balkanique de 1912), le Bureau socialiste internationale, réuni à Bruxelles le 18 octobre 1912, décide de convoquer un congrès extraordinaire. C’est à Bâle que devait se tenir celui-ci, les 24 et 25 novembre de la même année. Un seul point constituait l’ordre du jour : l’action contre la guerre menaçante



Bâle fut d’abord une cérémonie grandiose : des centaines de délégués, grossis de milliers de sympathisants, défilèrent dans la ville. Le congrès se tint dans la cathédrale protestante, qui avait été mise à sa disposition. Les grandes orgues firent entendre la Messe de Bach et l’Hymne à la Joie de Beethoven. « Lorsque Jaurès monta en chaire, écrit son biographe, il prononça le discours le plus émouvant de la littérature de la Seconde Internationale. Les cloches de l’église sonnaient à toute volée et leur musique lui inspira ces paroles : « Je pense à la devise que Schiller inscrivit en tête de son magnifique poème, « Le Chant de la cloche » : Vivos voco, j’appellent les vivants pour qu’ils se défendent contre le monstre qui paraît à l’horizon. Mortuos plango : je pleure sur les morts innombrables couchés là-bas vers l’Orient et dont la puanteur arrive jusqu’à nous comme un remords : Fulgura frango : je briserait les foudres de la guerre qui menacent dans les nuées ». (H. Golberg, Jean Jaurès, p. 494)



Le congrès eut à débattre d’un programme d’action préparé par le B.S.I., surtout par Adler, Jaurès et Keir Hardie ; pour résoudre le problème balkanique, l’Internationale préconisait la création d’une Fédération balkanique ; elle récusait toute intervention autrichienne visant à asservir la Serbie, tout en réfutant la prétention des Russes à se poser en protecteurs des peuples slaves… Cependant, le congrès ne se mit toujours pas d’accord sur les moyens pratiques de lutte contre la guerre. On se contenta de laisser au B.S.I. le soin d’être vigilant et de maintenir, coûte que coûte, les relations entre les prolétaires de tous pays.



Les « cloches de Bâle » n’avaient fait résonner qu’une euphorie trompeuse ; les observateurs les plus lucides comprenaient déjà que l’Internationale, malgré les forces croissantes du socialisme, n’avait pas en son pouvoir d’empêcher la guerre ou de garantir la paix.

http://www.minkoff-editions.com/histoire/pages/histoire_de_la_iie__internationale.htm (20060924)
wiki
1909: Tragic Week in Barcelona
Edited: 190907251461
Tragic Week (in Catalan la Setmana Tràgica, in Spanish la Semana Trágica) (25 July – 2 August 1909) is the name used for a series of violent confrontations between the Spanish army and radicals of the working classes of Barcelona and other cities of Catalonia (Spain), assisted by anarchists, socialists and republicans, during the last week of July 1909. It was caused by the calling-up of reserve troops by Premier Antonio Maura to be sent as reinforcements when Spain renewed military-colonial activity in Morocco on 9 July, in what is known as the Second Rif War.

Minister of War Arsenio Linares y Pombo called up the Third Mixed Brigade of Cazadores (Light Infantry), which was composed of both active and reserve units in Catalonia. Among these were 520 men who had completed active duty six years earlier, and who had not anticipated further service. One could hire a substitute if one did not wish to fight, but this cost 6,000 reales which was beyond the means of most laborers. (Most workers did not receive more than 20 reales or 5 pesetas a day.) The incident began when "a party of conscripts boarded ships owned by the marques de Comillas, a noted Catholic industrialist, en route for Morocco. The soldiers were accompanied by patriotic addresses, the Royal March, and religious medals distributed by pious well dressed ladies. Spain's narrow social construction was thus on display for all to see, an affluent Catholic oligarchy impervious to the rise of secular mass politics. As the crowd jeered and whistled, emblems of the Sacred Heart were thrown into the sea." [1]

These actions, coupled with anarchist, anti-militarist, and anti-colonial philosophies shared by many in the city (Barcelona later became a stronghold for the anarchists during the Spanish Civil War), resulted in the union Solidaridad Obrera - directed by a committee of anarchists and socialists - calling a general strike against Maura's call-up of the reservists on Monday 26 July 1909. Although the civil governor Ángel Ossorio y Gallardo had received ample warning of the growing discontent, acts of vandalism were provoked by elements called the jóvenes bárbaros (Young Barbarians), who were associated with the Radical Republican Party (Partido Republicano Radical) of Alejandro Lerroux. By Tuesday workers had occupied Barcelona, halting troop trains and overturning trams. By Thursday, there was street fighting, with a general eruption of riots, strikes, and the burnings of convents.

Many of the rioters were antimilitarist, anticolonial and anticlerical. The rioters considered the Roman Catholic Church to form part of the corrupt bourgeois class whose sons did not have to go to war, and much public opinion had been turned against the Church by anarchist elements within the city. Thus not only were convents burned, but sepulchers were profaned and graves were emptied.[2] Of 112 buildings set fire to during the disturbances, 80 were church-owned or associated.

After disturbances in downtown Barcelona, civil guards and police shot at demonstrators in Las Ramblas, resulting in the construction of barricades in the streets and the proclamation of martial law. The government, declaring a state of war, sent the army to end the revolt. Barcelonan troops stationed in the city, many of whom had working class origins, refused to shoot workers and so troops were brought in from Valencia, Zaragoza, Pamplona and Burgos; these finally ended the revolt, causing dozens of deaths.
29 mei 1869: Philippe Vandermaelen overlijdt te Brussel. R.I.P.
Edited: 186905291110
Vandermaelen, Philippe [1827 - 1869+] ¨ Bruxelles

(Bruxelles, 1795 – Bruxelles, 1869)

Né le 23 décembre 1795 ; mort le 29 mai 1869. Géographe, membre effectif de l'Académie royale de Belgique, classe des sciences, à partir de 1829. . Chevalier de l'ordre de Léopold. Membre de l'Académie des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique et d'un très grand nombre de société scientifiques.
Il publie l'Atlas universel de Géographie physique, politique, statistique et minéralogique, à l'échelle du 1.641.836e (ou d'une ligne pour 1900 toises), 400 feuilles, 6 volumes, lithographié par Ode (voir ce nom) en 1827, grand in-folio. L'ensemble a paru en 40 livraisons de 10 cartes à partir de 1825, de six en six semaines d'abord, de cinq en cinq semaine ensuite. C'était le premier atlas de cartes à échelle constante qui pouvaient être assemblées sur un globe.
Dans une lettre adressée au journal La propriété industrielle, reproduite par Luthereau, p. 53-54, Jobard parle d'une proposition d'association :
C'est à la même époque [1828] que […] le célèbre Engelmann est venu me proposer une association avec lui, comme l'a fait M. Vandermaelen, lequel a gagné beaucoup d'argent avec mes procédés et les graveurs que j'avais formés.
Jobard fait ici certainement allusion à Jean-Baptiste Collon : en 1829, on annonce la parution d'une carte d'Europe, lithographiée sur une pierre de dimensions exceptionnelles :
L’Atlas des cartes géographiques
Nous avons fait connaître l’atlas des journaux imprimé à Londres ; nous annonçons aujourd’hui l’atlas des cartes, et c’est encore aux soins et à la fortune de M. Vandermaelen qu’on le devra ; cette carte, toute d’une pièce, est celle de l’Europe, elle est gravée sur une pierre lithographique de plus de deux mètres de longueur sur un mètre et demi de large. Six dessinateurs y travaillent ensemble ; on a fait un voyage exprès aux carrières de la Bavière pour se procurer cette belle pierre ; on fait construire exprès une presse pour l’imprimer, et on fera bâtir une machine et peut-être une papeterie, pour former la feuille de papier sur laquelle elle sera imprimée (L'industriel ou Revue des Revues, t. 2, 1829, 2e semestre, p. 328).
Cet Atlas de l'Europe, au 600,000e, en 165 feuilles, est réalisé en 1829-1830. Le prospectus de cet atlas (exemplaire à la KBR) indique : Atlas de l'Europe, gravé sur pierre, sous la direction de J. Collon.
Le grand atelier lithographique de cartographie de Vandermaelen, officiellement fondé en 1830 par Philippe et son frère Jean-François (qui s'intéresse davantage à la botanique), fonctionne déjà avant 1830, mais s'appelle alors "Ateliers de la carte de l'Europe" :
De réputation européenne, l'établissement géographique comprend un atelier lithographique pour l'impression des cartes géographiques, sous la direction de Jean-Baptiste Collon (voir ce nom). Il se charge de tous travaux lithographiques, cartes géographiques, topographiques, hydrographiques, géologiques, documents pour les charbonnages, les chemins de fer, etc. et tous autres documents cartographiques, mais aussi dessin au traits, écritures en tous genres, publicités. Il imprime par exemple un plan avec une publicité pour l'hôtel de Belle-Vue.
En outre, cet établissement contient d'importantes collections, une importante bibliothèque, notamment de journaux et devient un centre scientifique fréquenté par de nombreux savants, des collections géologiques et botaniques et des serres.
Lecteur du Globe, Vandermaelen propose aux saint-simoniens d'échanger une collection complète du journal contre un exemplaire de son Atlas Universel, qui vaut alors 600 francs. Il écrit à Michel Chevalier que cet atlas serait utile aux rédacteurs puisque la propagation de la doctrine doit s'étendre au monde entier (Lettre du 7 septembre 1831, Bibliothèque de l'Arsenal, Fonds Enfantin, n° 7607, f° 138). Nous ignorons quelle fut la réponse du Globe.
Vandermaelen publie également des outils pour la population : en 1832, un dictionnaire géographique de la province de Liège, premier d’une collection, ainsi qu’un annuaire industriel et administratif :
Etablissement géographique de M. Vandermaelen.
L’établissement géographique, fondé à Bruxelles, par M. Ph. Vandermaelen, est connu maintenant dans toutes les parties du monde civilisé, et c’est peut-être dans le pays, dans la ville même où il existe, qu’on connaît et apprécie le moins les services que cet établissement a déjà rendus, et doit rendre encore aux sciences.
Combien ne comptons-nous pas encore de Bruxellois qui tomberont de leur haut en apprenant sur quelle vaste échelle l’établissement géographique a été conçu, et quels résultats immenses en ont déjà été obtenus ?
Une correspondance scientifique établie et entretenue sur presque tous les points du globe; un institut gratuit où sont admis régulièrement 150 élèves auxquels on enseigne le dessin, la lithographie, les mathématiques et leur application ; des ateliers où sont occupés un nombre considérable d’ouvriers, voilà ce que comprend dans un aperçu sommaire l’entreprise de M. Vandermaelen.
Ce que cette entreprise a produit jusqu’à ce jour est d’une utilité inappréciable pour la géographie et la statistique.
Le bel Atlas Universel, connu maintenant sous la dénomination d’Atlas Vandermaelen, la nouvelle édition de la carte de la Belgique de Ferraris ne sont que des specimen des opérations effectuées ou près de l’être à l’établissement géographique.
Il vient de sortir tout nouvellement de cet établissement, deux volumes qui s’annoncent comme le commencement de deux opérations bien importantes.
Les premier est un dictionnaire géographique de la province de Liège, qui commence la collection des dictionnaires géographiques de toutes nos provinces que doit publier M. Vandermaelen.
Le second est un annuaire industriel et administratif de la province du Brabant, commençant également une série d’annuaires de la même espèce pour chacune de nos provinces.
Pour donner une idée exacte de chacune de ces entreprises, il nous suffira de dire ce que contient le dictionnaire géographique de la province de Liège et l’annuaire du Brabant.
Le dictionnaire, proprement dit, contient par ordre alphabétique les descriptions les plus détaillées sur chaque ville, village, hameau ou point géographique de quelqu’importance.
Comme appendice au dictionnaire se trouvent à la suite une description de toutes les cavernes à ossements fossiles, découvertes jusqu’à ce jour dans la province de Liège ; un tableau général des fossiles, rapportés aux terrains de la province auxquels ils sont propres. Un tableau de toutes les espèces minérales trouvées dans la même province ; l’ornithologie et l’entomologie de la même province, dressées d’après une nouvelle méthode scientifique ; des tableaux de toutes les routes et rivières, et enfin le budget général des revenus et moyens et les dépenses et besoins de la province de Liège, établi d’après l’exercice de 1831.
On conçoit que le même travail, reproduit pour chaque province du royaume avec les augmentations et modifications nécessaires, selon la constitution particulière de chaque province, formera un ouvrage des plus complets et des plus intéressans.
Nous ne devons pas omettre de dire que le dictionnaire géographique de la province de Liège, est précédé d’un mémorial sur l’établissement de M. Vandermaelen, dans lequel on trouve un exposé curieux de l’état actuel de cet établissement et de l’extension dont il est susceptible. M. Vandermaelen y donne aussi une idée des communications qu’il est parvenu à établir pour obtenir les renseignemens les plus exacts sur la géographie et la statistique de tous les pays. Il se contente de publier des extrait de la correspondance en diverses langues qu’il entretient avec les savans et les hommes marquans de toutes les contrées.
L’Annuaire industriel et administratif pour la province du Brabant, contient la liste générale des commerçans de Bruxelles, avec leur adresse ; les listes particulières des mêmes commerçans classés chacun selon son industrie et par ordre alphabétique ; la liste des principaux habitans de Bruxelles, la nomenclature de toutes les institutions et établissemens relatifs au commerce, avec les descriptions et explications nécessaires ; et le tableau de l’organisation administrative, civile et militaire du royaume.
On peut juger par ce que nous venons de dire de l’immense quantité de renseignemens qu’il a fallu recueillir avant de songer à entreprendre et la série de Dictionnaires géographiques et celle des Annuaires que commence à publier M. Vandermaelen. Mais la nature de ces entreprises et les soins consciencieux que l’on met à les exécuter, leur garantissent un succès propre à récompenser M. Vandermaelen de toutes ses peines (Le Courrier belge, 6 février 1832)
En 1832, il réédite, à grandeur égale et en lithographie, la Carte de Ferraris : Carte de la Belgique d'après Ferraris, augmenté des plans des six villes principales et et de l'indication des routes, canaux et autres travaux exécutés depuis 1777 jusqu'en 1831. 42 feuilles, Bruxelles, 1831-1832. Carte d’asssemblage légendée, 37 cartes détailles aux frontières coloriées, plans de Bruxelles, Anvers, Gand, Namur, Mons et Liège.
Ph. Vandermaelen, fondateur de l’établissement géographique de Bruxelles, auteur de l’atlas universel, etc., autorisé par S.M. à réclamer auprès des diverses administrations du royaume les renseignements géographiques nécessaire à la confection de son dictionnaire, s’empresse de témoigner sa gratitude à MM. les chefs d’administration qui ont bien voulu répondre à sa demande [...] (Courrier des Pays-Bas, 12 juillet 1830).
M. P. Vandermaelen vient de faire l’acquisition pour son musée d’un tronc d’arbre fossile découvert à environ vingt pieds sous terre, près de la nouvelle chaussée de Laeken. Jusqu’ici, on n’avait trouvé que des branches d’arbres qui, probablement ont flotté sur les eaux qui recouvraient ces contrées à l’époque de la formations des terrains tertiaires inférieurs. Nous devons ces données à l’excellent mémoire que M. Henri Galéotti, maintenant en excursion scientifique au Mexique, a écrit sur notre province (Le Courrier Belge, 5 avril 1833).
Il entame un atlas cadastral qui devait englober toutes les communes belges. De 1837 à 1847, le plan cadastral et la matrice de 137 communes du Brabant furent publiées.
En 1837, il est nommé membre des sociétés royales de statistique et de géographie de Londres (Le Courrier Belge, 2 février 1837).
Ses publications lui ont valu de nombreuses médailles, notamment à l'exposition des produits de l'industrie en 1841. Dans sa Notice sur l'établissement géographique national, publiée en 1843 Drapiez rappelle la distinction obtenue :
Extrait du rapport du jury et documents de l’exposition de l’industrie belge en 1841, page 264, section quatrième.
Lithographie
Les produits que la lithographie a présentés à l’exposition n’ont révélé aucun procédé nouveau ni pour le dessin, ni pour la gravure sur pierre, ni pour le tirage. Au reste cet art est parvenu au moins en ce qui concerne l’impression en noir, à un degré de perfection qui laisse peu à désirer.
Monsieur Philippe Vandermaelen, à Molenbeek-St-Jean lez-Bruxelles, a exposé sous le N° 212 une carte de la province de Hainaut en quatre feuilles sur 120 centimètres de hauteur et 160 de largeur, et une mappemondde de 2 mètres 50 centimètres de circonférence [...] Le jury lui décerne la médaille d’or.
Dans la même notice, Drapiez présente (p. 83) les personnes formées dans l'établissement
Parmi le grand nombre d’élèves qui ont été formés à l’établissement, on nous a cité :
MM. Jusseret, ancien chef du bureau des constructeurs-géographes de l’Établissement, auteur de l’atlas historique de la Belgique.
Charles, lithographe,
Bulens, idem.
Wautier, ex-professeur de mathématiques à l’Établissement, actuellement répétiteur à l’école militaire.
Galeotti, naturaliste-voyageur et dont il a été question plus haut (p. 37 auteur d’un tableau de géologie élémentaire, séjour de 5 ans au Mexique).
Doms, graveur-lithographe et chef des graveurs.
De Keyser et Renaud, dessinateurs
Deyrolle, préparateur, et Gédéon Crabbe, jardinier (ont séjourné 16 mois au Mexique).
Il publie une Carte Topographique de la Belgique au 1/20.000e (1846-1854).
L'établissement publie également des documents en fonction de l'actualité :
M. Philippe Vandermaelen vient de faire paraître un plan dressé par M. Potenti, ingénieur italien, des lieux où s’est accompli l’événement du 8 juillet, sur le chemin de fer du Nord [catastrophe entre Valenciennes et Bruxelles, avant d’arriver au Roeulx] (Journal de Bruxelles, 16 juillet 1846).
En 1859, l'établissement géographique de Bruxelles publie la carte Théâtre de la Guerre. Prime offerte aux abonnés de l'Echo de Bruxelles.
Pendant plus d'un demi-siècle, les publications de Vandermaelen seront une source incontournables et servent de base à la plupart des grands projets de travaux publics belges (urbanisme, chemin de fer…).
Un faire-part de décès de Philippe Vandermaelen est conservé aux Archives de la Ville de Bruxelles.
Après la mort des deux frères, et malgré les efforts de Joseph Vandermaelen (1822-1864), le fils de Philippe, l'établissement est démantelé, car la lithographie est supplantée par la métallographie et les procédés photomécaniques. En 1878, les livres et les cartes géologiques sont vendues à l'État belge, et la bibliothèque royale reçoit deux ans plus tard un exemplaire de chacune des publications, soit plusieurs milliers de documents. Le reste est dispersé.
Adresses : Rue du Boulet <1825> ; Faubourg de Molenbeek (sur la rive gauche du canal de Charleroi, "près et hors la Porte de Flandre", Chaussée de Gand). La mortuaire de Philippe Vandermaelen est Chaussée de Gand, 13.
Annuaire : TARLIER, 1851 (publicité, p. 744).
Bibliographie :
Biographie générale des belge morts ou vivants, Bruxelles, G. Deroovers, 1850, p. 142 ;
HOUZEAU, Jean-Charles, Notice sur Philippe Vandermaelen dans Annuaire de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 1873, p. 109-147 ;
Catalogue de la bibliothèque et des collections scientifiques, etc. de l'Etablissement géographique à Bruxelles dont la vente publique aura lieu le mardi 16 novembre 1880 et neuf jours suivants, à 6 heures de relevée, sous la direction et au domicile de A. Bluff, Bruxelles, Bluff, 1880 ;
DE SEYN, t. 2, p. 1027 (avec portrait), TULIPPE, Omer, Philippe Vandermaelen, cartographe et géographe (1795-1869) dans Florilège des Sciences en Belgique pendant le XIXe et le début du XXe, Académie royale de Belgique, Classe des Sciences, 1968, p. 531-549 (portrait face à l page 531) ;
WELLENS-DE DONDER, Liliane (intr. Par Antoine DE SMET), Philippe Vandermaelen 1795-1869, cat. exp., Bibliothèque royale Albert Ier, Bruxelles, 1969, WELLENS-DE DONDER, Liliane, Inventaire du Fonds Philippe Vandermaelen conservé à la Bibliothèque royale Albert Ier à Bruxelles, 1972 (Publications du Centre national d'histoire des sciences), 1972 ;
RENOY, p. 104-105 ;
BARTIER, John, Naissance du socialisme en Belgique : les saint-simoniens, Bruxelles, 1985, p. 47, note 102 ;
SILVESTRE, Marguerite ; FINCOEUR, Michel-Benoit ; avec la coll. scient. de Claire CHANTRENNE e.a. ; sous la dir. de Hossam ELKHADEM, Inventaire raisonné des collections cartographiques Vandermaelen conservées à la Bibliothèque royale de Belgique (Monographies de la Bibliothèque royale Albert Ier. Série B), Bruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, 1994 ;
FINCOEUR, Michel B. & SILVESTRE, Marguerite, Au faubourg de la Flandre à Molenbeek, l'Établissement géographique de Bruxelles (1830-1880) dans Archives et bibliothèques de Belgique, 70, 1999, p. 191-226 ;
FINCOEUR, Michel B., SILVESTRE, Marguerite & WANSON, Isabelle, Bruxelles et le voûtement de la Senne, cat. exp., Bibliothèque royale Albert Ier, 15 décembre 2000 - 18 février 2001, p. 52-53 ;
FINCOEUR, Michel & SILVESTRE, Marguerite, L'Etablissement géographique de Philippe Vandermaelen dans Molenbecca, Cercle d'histoire locale, a.s.b.l., n° 6, avril 2002, p. 4 ;
HUVELLE, Philippe, Quand la cartographie rimait avec la lithographie dans Wavriensia, tome LII, 2003, n° 1, p. 2 ;
Henri Godts, Vente 21 avril 2009, Hôtel de vente Horta, cat. n° 264 (réédition lithographiée de la carte de Ferraris, 1832, 4e et dernier tirage avec les premières voies ferroviaires = ELKHADEM, I 3/4).
wiki
Louis Dreyfus Company - LDC
Edited: 185108011465
Louis Dreyfus Company is a global merchant company that is involved in agriculture, food processing, international shipping, and finance. It also owns and manages hedge funds, ocean vessels, develops and operates telecommunications infrastructures and is involved in real estate development, management and ownership.[1] Louis Dreyfus is one of the "ABCD" quartet of companies - alongside Archer Daniels Midland, Bunge and Cargill - that dominates world agricultural commodity trading.[2]

Dreyfus makes up about 10% of the world's agricultural product trade flows. They also are the world's largest cotton and rice trader.[3] They are also regarded by many as the second-largest player in the world's sugar market.[4]

The company Louis Dreyfus Holding BV has its headquarters in the World Trade Center Amsterdam in Amsterdam.[5]

Louis Dreyfus companies are present in more than 100 countries, with 72 offices. Major offices are located in Geneva, London, Beijing, Buenos Aires, Paris, São Paulo, Singapore, New York City and Connecticut.[6]

Aggregate average annual gross sales in recent years have exceeded $120 billion. The company employs more than 22,000 people globally at peak season.

In 1851, the company was founded in the Alsace region of France by Léopold Dreyfus, the 18-year-old son of a farmer from Sierentz, under the name of his father, Louis Dreyfus. Léopold purchased wheat from local farmers in Alsace and transported it to Basel in Switzerland, 13 kilometres (8 mi) away.[7] Léopold developed a fortune whilst still a teenager through cross border cereal trading. He rapidly diversified across shipping, weapons manufacturing, agriculture, oil and banking, thus establishing one of the wealthiest dynasties in Europe.[8] His descendants still own the company to this day. By the early 20th century, the Louis-Dreyfus family was described as one of the "five great fortunes of France". However, as a Jewish family during the Second World War much of the family assets were confiscated by the Vichy government and some members of the family fled to America.[9]

Leopold Louis-Dreyfus's great-grandson, Gérard Louis-Dreyfus, was chairman of Louis Dreyfus Energy Services, a subsidiary of the group involved in crude-oil trading, gas investments and infrastructure. Gérard is also the father of American actress Julia Louis-Dreyfus, the Emmy-winning star of Seinfeld. Another branch of the dynasty, based in Paris, was headed by Robert Louis-Dreyfus (who was also the CEO of Adidas) until his death in 2009. It is currently overseen by his widow, Russian-born Margarita Bogdanova Louis-Dreyfus.[10] A third branch of the family's business is headed by Philippe Louis-Dreyfus (born 1945) and is concerned primarily with offshore industrial activities and freight shipping operations.[11]

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HUGO Victor
Les rayons et les ombres (1840) - Le poète
Edited: 184006011844
C'est lui qui sur toutes les têtes
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main où tout peut tenir
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue
Comme une torche qu'il secoue
Faite flamboyer l'avenir!

Dichter is hij, die boven alle hoogten, te allen tijde,
evenals profeten, in zijn hand die alles kan omvatten,
ondanks beledigingen of lof, de toorts houdt,
die hij zwaait, om de toekomst te doen lichten!

bron: 19720101: 130

De gregoriaanse kalenderhervorming
Edited: 158210150000
De duur van het jaar in de westerse kalender vindt zijn oorsprong in de Romeinse kalender. Jaren van 365 dagen met om de vier jaar een schrikkeljaar wou Julius Caesar al vanaf 46 voor Christus laten invoeren, maar het duurde nog wel een tijd voor deze juliaanse kalendertelling correct werd toegepast.

De bedoeling van deze jaartelling is aan te sluiten bij de duur van het tropische jaar. Dit is de tijd die de zon nodig heeft om weer dezelfde plaats aan de hemel in te nemen. In die tijdsspanne gaat de zon van haar meest noordelijke positie naar haar meest zuidelijke positie t.o.v. de evenaar en terug. Dit veroorzaakt de periodiciteit in de seizoenen en dat wil men in de kalender weerspiegeld zien.

Een tropisch jaar duurt 365,242190 dagen of 365 dagen 5 uur 48 minuten 45,2 seconden. Dit is geen geheel aantal dagen. Door om de vier jaar een jaar van 366 dagen in te voeren, zoals in de Juliaanse kalender, heeft men al een goede benadering. Dit geeft een gemiddelde jaarduur van 365,25 dagen.

Na verloop van tijd begint het kleine verschil (0,0078 dagen per jaar) echter op te lopen. Zo was het echte begin van de lente door de onvolmaaktheid van de juliaanse kalender in de 16de eeuw al naar 11 maart verschoven. Om dit terug in orde brengen besliste Paus Gregorius XIII in 1582 dat de 4de oktober door de 15de moest gevolgd worden. Bovendien liet hij, op vraag van de astronomen van die tijd, de volgende nieuwe regel invoeren: een jaartal deelbaar door 100 mag geen schrikkeljaar zijn, tenzij het deelbaar is door 400. Door alleen de eerste regel toe te passen krijg je na 100 jaar een gemiddelde jaar van 365,24 dagen, de tweede regel geeft op 400 jaar een zeer goede benadering van het tropisch jaar, namelijk 365,2425 dagen. Slechts binnen ongeveer 3000 jaar wordt de onnauwkeurigheid groter dan 1 dag.

Niet alle landen voerden deze kalender snel en tegelijk in. Rusland wachtte tot in 1917 zodat de bekende oktoberrevolutie nu in november herdacht wordt. Zweden geraakte in de 18de eeuw zo in de war, dat men verplicht was om in 1712 februari 30 dagen te geven. Griekenland ging pas in 1923 over op de gregoriaanse kalender.

Een gedetailleerde lijst met bespreking is o.a. te vinden in de tekst van Pieter Donche. Deze merkt ook op dat sommige bronnen elkaar tegenspreken. Zo gebeurde de omschakeling in de streken in de buurt van het huidige België pas rond de jaarwisseling 1582-1583. In sommige gebieden (Vlaanderen, Henegouwen) was er geen Kerstmis in het jaar 1582 omdat men 21 december 1582 onmiddellijk liet volgen door 1 januari 1583. Of Brabant en Zeeland toen ook overgingen of al vroeger (14 - 25 december) omschakelden is niet duidelijk. Het prinsbisdom Luik voerde de gregoriaanse hervorming pas in februari 1583 in.

Uitgebreide informatie over kalenders (in het Engels) is ook te vinden in The Calender FAQ. of in de Calendrical Calculations.

bron: http://www.astro.oma.be/GENERAL/INFO/nli003.html (201712060050)

zie ook de studie van Van Wijk en het lijviger boek van David Duncan