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WINOCK Michel
La Belle Epoque. La France de 1900 à 1914
Poche, 432 pp., qqs planches en NB et en couleurs, annexes, gouvernements, bibliographie, index.
De la page 384: "Jean-Jacques Becker, dans sa thèse sur l'opinion en 1914, a montré que, contrairement à la légende, les Français n'ont nullement été enthousiasmés par la déclaration de guerre."
Dans la dernière phrase l'auteur met en doute la notion même de la Belle Epoque: "La France, dans le camp des vainqueurs, sortie exsangue des combats, aux prises avec la crise économique, la montée des forces révolutionnaires, la reconstruction de son économie, eut alors quelque raison de croire qu'avant ce fut une "Belle Epoque".

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€ 20.0

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WINOCK Michel
Flaubert
Edited: 201303071661
Paru aux éditions Gallimard le 7/3/2013. 544 pages + 16 p. hors texte, 32 ill., sous couverture illustrée, 155 x 225 mm

«Je porte en moi la mélancolie des races barbares, avec ses instincts de migrations et ses dégoûts innés de la vie, qui leur faisait quitter leur pays, pour se quitter eux-mêmes.» Dans cette déclaration de Gustave Flaubert (1821-1880), qu'y a-t-il de vrai? Le migrant, à part le grand voyage en Orient et quelques escapades en Bretagne, en Angleterre ou en Corse, a surtout vécu dans le «trou» qu'il s'est «creusé» à Croisset, sa demeure normande, où il écrit son œuvre et où il meurt foudroyé.
Peut-on se fuir soi-même, bien qu'on professe la poétique de l'«impersonnalité»? Peut-on lâcher son siècle? Le détester, oui, lui préférer une Antiquité imaginaire, certes, mais Flaubert, comme tout le monde, est entraîné dans les tourbillons du temps. Son œuvre portera cette double marque : le rêve carthaginois d'un monde flamboyant à jamais disparu mais recréé et la peinture vengeresse du siècle de Monsieur Prudhomme et du pharmacien Homais.
Michel Winock porte un regard d'historien sur cette vie tout entière vouée à la littérature. Il raconte l'enfance créative de l'écrivain, le suit dans ses pérégrinations de jeunesse, décrit ses amours tumultueuses, l'accompagne dans les salons parisiens et met en scène sa ferveur dans l'amitié – Maxime Du Camp, George Sand, les Goncourt, Zola, Daudet, Maupassant, Tourgueniev...
Son dégoût proclamé de la vie, Flaubert ne l'a transcendé ni par l'expérience amoureuse (somme toute décevante), ni par la foi en Dieu (il est incroyant), ni par quelque idéal politique (scepticisme revendiqué), mais par la religion de l'Art, dont il fut un pèlerin absolu.