6 november 1792: slag bij Jemappes: FRA verslaat Oostenrijkers

LT
6 november 1792: slag bij Jemappes: FRA verslaat Oostenrijkers
Jemappes ligt bij Mons.

Dumouriez verslaat de Oostenrijkse legers te Jemappes.

HASQUIN 1993: 19

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Jemappes - 6 novembre 1792

Pendant que l’armée française refoulait l’invasion prussienne à Valmy, le duc Albert de Saxe-Teschen, avec 20 000 autrichiens, avait envahi la Flandre et mis le siège devant Lille. - 9 septembre. Mais la résistance héroïque de cette ville et la nouvelle de la retraite des Prussiens le décidèrent à repasser la frontière des Pays-Bas - 8 octobre. Dumouriez, libre de reprendre et d’exécuter lui-même son plan d’invasion dans les Pays-Bas autrichiens, réunit à Valenciennes, une armée de 40 000 hommes.

Soutenu à sa droite par Valence, à sa gauche par Labourdonnaye, le 28 octobre, il s’avance de Valenciennes sur Mons par Quarouble et Quiévrain ; le 3 novembre, il chasse les avant-postes autrichiens de Boussu et du bois de Sars, et se trouve le 5 au soir en présence des autrichiens retranchés sur les hauteurs disposées circulairement en avant de Mons. Il déploie son armée dans la plaine qui s’étend des villages de Pâturages et de Frameries à Mons, et se prépare à combattre les autrichiens le lendemain - 6 novembre.

Les positions des ennemis, défendues par 13 200 hommes, de nombreuses redoutes armées de batteries disposées par étages, paraissaient imprenables. Clerfayt occupe Jemappes et Cuesmes ; Beaulieu campe au-dessus de Berthaimont ; des chasseurs tyroliens défendent le bois de Flénu, et une cavalerie nombreuse se trouve en réserve dans la trouée qui sépare Jemappes de Cuesme, prête à déboucher sur les français dès que le canon des redoutes les aurait ébranlés.

Dumouriez prescrit à d’Harville qui forme notre extrême droite, de se porter sur Berthaimont pour déborder la gauche des autrichiens. Beurnonville à notre droit doit emporter les redoutes de Cuesmes ; Ferrand, à notre gauche se porter sur Jemappes par Quaregnon, pendant que le duc de Chartres, au centre, aborderait le front Jemappes et forcerait la trouée entre ce village et Cuesmes. La canonnade s’engage dès sept heures du matin et dure jusqu’à dix heures. A ce moment, Ferrand, un instant hésitant, mais raffermi par Thouvenot, s’empare de Quaregnon et se lance contre l’extrémité droite de Jemappes. Dumouriez porte alors directement le centre contre Jemappes. Nos soldats reçoivent d’abord sans broncher le feu terrible de l’ennemi et approchent du bois de Flénu, avant-poste de Jemappes et de Cuesmes. Accueillis par la vive fusillade des chasseurs tyroliens, menacées par la cavalerie autrichienne débouchant de la trouée de Cuesmes, il s’arrêtent, reculent et bientôt se débandent. C’est l’instant critique de la bataille. Dumouriez, ses officiers, son domestique Baptiste Renard* s’efforcent de rappeler à la bataille les troupes qui se dispersent. Mais le duc de Chartres est peut-être celui qui montre le plus de présence d’esprit. Il rallie les soldats qui s’écartent sous prétexte de chercher leur bataillon, les forme en une grosse colonne qu’il nomme gaiement le bataillon de Mons, fait battre la charge, et, sous la mitraille, s’élance sur les pentes de Jemappes, entraînant toutes les troupes du centre. Les autrichiens opposent à ce furieux assaut une résistance obstinée jusqu’au moment où ils voient apparaître sur leurs derrières les colonnes de Ferrand et de Thouvenot qui venaient de s’emparer de Jemappes. Clerfayt, menacé d’être pris entre deux feux, se retire sur Mons. Pendant ce temps, notre droite sous Beurnonville, avait eu un moment de défaillance ; mais bientôt, reformée par Dumouriez, elle s’empare de Cuesmes et Beaulieu se décide aussi à la retraite, qui aurait pu être désastreuse si d’Harville avait occupé les hauteurs de Nimy. L’effet moral de cette journée fut immense des deux côtés. La canonnade de Valmy avait donné confiance aux français, la bataille de Jemappes leur donna l’élan.



* La Convention décréta que Baptiste Renard serait armé, équipé aux frais de la nation et nommé Capitaine. Plus tard, ayant suivi Dumouriez dans sa fuite au camp autrichien, il erra misérablement à l’étranger jusqu’en 1800, époque à laquelle il rentra à Brestot (Orne), son village natal, Comme il n’avait ni pension, ni ressource d’aucune sorte, il s’improvisa fratrès, c’est à dire barbier et plus tard rempailleur de chaises. Le 10 mai 1827, on le trouva noyé dans la Risle.

http://www.histofig.com/history/empire/batailles/french/jemappes_fr.html# (20040321)
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