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12 april 2001: uranium: rapport UNO-experten over grondstoffen COD

ID: 200104124955

uittreksel uit dit rapport:

"Attribution de concessions. Selon certaines sources, une très récente concession de gisements de cobalt et de cuivre (en date du 26 février 2001) à Kambove-Kakanda a été attribuée au Groupe KMC, qui dépend du Zimbabwéen Billy Rautenbach. Selon des sources tout à fait dignes de foi, divers ministres ont signé la convention de concession, deux jours avant l’assassinat de l’ancien Président Laurent-Désiré Kabila, et alors qu’il ne restait plus que sa signature à obtenir. Le syndicaliste de la Gécamines a indiqué que la cession avait été menée à bien, mais le Président Joseph Kabila a déclaré au Groupe d’experts que le contrat n’était pas encore signé. S’il est signé, il pourrait y avoir là l’indice d’un rapprochement d’activités.



On voit là en effet le rapprochement des activités et des intérêts de certains hommes d’affaires zimbabwéens et l’existence possible d’un lien entre le commerce des armes et les activités minières en République démocratique du Congo. En effet, M. Bredenkamp aurait des intérêts dans cette entreprise, alors qu’il passe pour être marchand d’armes. En novembre 2000, un mois après le départ de M. Rautenbach de la Gécamines, M. Bredenkamp aurait établi un lien direct avec M. Rautenbach. Selon trois sources fiables, M. Rautenbach, M. Bredenkamp et M. Munangwana, l’actuel président du Parlement zimbabwéen, Président du parti ZANU-PF et directeur de nombreuses sociétés appartenant à ce parti, ont rencontré le défunt Président Kabila pour négocier cette transaction, qui portait sur la pièce centrale des concessions minières de la Gécamines. Le Groupe d’experts ne tire aucune conclusion mais tient à montrer le caractère des personnes impliquées dans ces négociations, leur histoire passée, leurs activités et leur position actuelle au Zimbabwe.



De nombreuses autres transactions sont en cours; l’une d’elles concerne la fourniture de vivres à l’armée congolaise, pour laquelle le contrat de transport aurait été attribué à la société du général Zvinavashe. Le Président Robert Mugabe aurait déclaré que le défunt Président Kabila lui avait attribué une concession minière.



Le Gouvernement de la RDC, soucieux de défendre son territoire et de se procurer du matériel militaire, a signé un contrat d’une valeur de plusieurs millions de dollars avec le Gouvernement chinois. Les sources officielles à Kinshasa, tout en confirmant cette transaction, auraient informé le Groupe d’experts qu’en échange, une coentreprise unissant une société chinoise et une entreprise semi-publique congolaise se serait vu attribuer une concession minière.



Dans le même esprit, le Gouvernement de la République démocratique du Congo aurait passé un accord avec celui de la République populaire démocratique de Corée, qui forme des troupes congolaises; on croit savoir qu’en échange elle aurait reçu une concession minière, proche de Shinkolobwe, très riche en uranium. Les Américains ont dans le passé exploité cette mine d’uranium. Interrogés sur la question, des fonctionnaires congolais ont indiqué que la forte radioactivité dans la zone en question fait qu’il est impossible d’y travailler.



Selon certains hauts responsables, la République démocratique du Congo aurait demandé aux États-Unis d’envisager de résoudre ce problème de la radioactivité dans la zone en question, étant donné leur présence de longue date dans cette zone où est extrait de l’uranium. Un fonctionnaire congolais a démenti qu’un accord ait été passé entre son pays et la République populaire démocratique de Corée, avançant le fait que le Gouvernement congolais aurait demandé l’assistance des États-Unis (ce qui n’est guère compatible avec la présence de Coréens du Nord pour exploiter les mêmes ressources minières).



Le Groupe d’experts dispose de suffisamment d’éléments et d’indices pour estimer que le Gouvernement congolais du Président Laurent-Désiré Kabila a donné, sous forme de possibilités d’accès, d’exploitation et de gestion des ressources minières, de fructueuses incitations qui, à leur tour auraient « convaincu » les autorités zimbabwéennes de demeurer en République démocratique du Congo, incitations qui étaient si importantes que l’équilibre de l’ensemble du secteur minier au Congo risque d’en être affecté. On se préoccupe en effet dans la région de l’attitude qu’adopteront à l’avenir, pour rester présentes dans le secteur minier congolais, les sociétés minières actuellement mises sur la touche. Faudra-t-il un autre cycle de guerres ou d’escalade de la violence pour qu’elles retrouvent l’accès aux riches gisements de cobalt et de cuivre de la République démocratique du Congo?"

http://www.grip.org/bdg/g2046.html (20030624)

Land: COD