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9 juni 1944: moorden nazi's te Tulle: 99 doden

ID: 194406099933

Am 9. Juni 1944 wurden in der Stadt Tulle (Corrèze, Frankreich) 99 Zivilpersonen im Zusammenwirken von SS und SD (Sicherheitsdienst) an Balkonen und Straßenlampen erhängt als "Repressalie" für den Angriff des "maquis" auf die deutsche Garnison, bei dem ca. 60 deutsche Soldaten umgekommen waren. Am 10. Juni wurden zusätzlich einige hundert Personen aus Tulle deportiert, von denen 101 nicht zurückgekehrt sind. Das Buch "Walter, SD in Tulle. Der 9. Juni 19944" rekonstruiert das dramatische Geschehen in der Stadt anhand des Lebenslaufes von Walter S. aus St. Vith, damals Mitglied des SD.

http://www.politische-bildung-rlp.de/schwerp/s_lit_b_empf.htm (20031016)

Le débarquement des armées alliées le 6 juin 1944 en Normandie a déclenché sur le territoire national un immense espoir et les différents groupes organisés appartenant aux forces de la Résistance ont manifesté des réactions diverses qui ne sont pas restées sans conséquences.

En Corrèze, la nouvelle du débarquement a semble-t-il été connue le jour même du 6 juin et dès le 7 juin 1944 les forces de la Résistance appartenant aux F.T.P. (Francs Tireurs et Partisans, proches des organisations communistes) ont pris la décision d'attaquer la garnison allemande de Tulle. Après combat et pertes de part et d'autre (notamment 17 gardes-voies fusillés), les groupes allemands sont, sinon maîtrisés, du moins assiégés et retranchés dans la manufacture d'armes.

A la nuit tombante, sans doute alertée par l'occupant, l'avant-garde de la division " Das Reich " arrive sur Tulle et délivre la garnison.

Le lendemain 8 juin, plusieurs véhicules lourds ainsi que des chars de combat entrent en ville et se rendent maître de la situation. D'autant que semble-t-il toute résistance a disparu.

Constatant les pertes (tués ou blessés) allemandes, la colonne S.S. dès 6 heures du matin, rafle tous les hommes jeunes qu'elle prend en otages. Cinq, six ou sept cents personnes se retrouvent ainsi tout au long de la journée prisonnières et détenues dans la cour de la manufacture d'armes.

Le lendemain 9 juin 1944, après de longues négociations entre les autorités allemandes et les autorités civiles et religieuses (dans le but de réduire le nombre des otages), 99 hommes sont pendus aux balcons du quartier de Souilhac et 311 sont déportés.

Ces événements dramatiques sont restés très présents dans la mémoire collective de Tulle dont les habitants commémorent chaque année avec ferveur auprès des familles de survivants ce douloureux anniversaire.

Malgré quelques ouvrages sur la question (dont le "drame de Tulle" par A.Soulier, père d'une victime, dont le récit semble réunir les éléments les plus objectifs et paraît recueillir l'unanimité des avis), il reste difficile d'établir clairement les faits dont l'évocation, encore aujourd'hui, fait se refermer les visages.

Par ailleurs, la rumeur fait état d'exactions commises contre la troupe allemande stationnée à Tulle pendant l'attaque du 7 juin. Ces exactions découvertes sur les corps allemands auraient amené la riposte que l'on sait.

Toutefois, dans l'ouvrage cité, A.Soulier dément formellement ces rumeurs.

http://www.europe-memoire.org/dossier/dossier4.html (20031016)


(20191217)

Land: FRA