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1900: congres socialisten: reformisme aanvaard als uitzondering !!!

ID: 190009231587

CONGRÈS SOCIALISTE INTERNATIONAL. PARIS, 23-27 SEPTEMBRE 1900



La question anarchiste liquidée, l’Internationale pouvait enfin s’organiser d’une façon plus rigoureuse. Jusqu’alors les congrès périodiques étaient la seule institution ; une structure nouvelle finit par s’imposer à l’issue de ce que Jean Longuet appelle « la période constitutive de l’Internationale ». Avec le congrès de Paris commence « la période organique ». A l’unanimité, le Congrès décidait, entre autres mesures, la création d’un Comité permanent internationale, ayant un délégué pour chaque pays, disposant des fond nécessaires. « Il arrêtera l’ordre du jour du Congrès suivant et demandera des rapports à chaque nationalité adhérant au congrès » ; d’autre part, le Comité devait choisir un secrétaire général salarié. C’est à la suite de cette résolution qu’à la fin de l’année 1900 le Bureau Socialiste Internationale (B.S.I.) fut constitué.



Le renforcement institutionnel de l’Internationale ne doit pas dissimuler cependant les profondes divisions qui demeuraient en son sein. C’est d’Allemagne et de France que l’actualité apportait la matière de controverses que le Congrès de Paris porta à sa dimension internationale.



En Allemangne, depuis quelque années Bernstein avait entamé l’unité doctrinale par ses thèses révisionnistes. Son ouvrage, paru en 1899 Die Voraussetzungen des Sozialismus und die Aufgaben dre Sozialdemokratie, remettait en question les bases du marxisme communément admises dans la social-démocratie. En France, parallèlement, la question se posait sur un plan tactique et sous une forme concrète : jusqu'à quel point les socialistes pouvaient-ils collaborer à un gouvernement dominé par des petit bourgeois ? L’entrée de Millerand dans le cabinet Waldeck-Rousseau, aux côtés du Général Galliffet, « boucher de la Commune », appelait les Internationalistes à se prononcer sur le réformisme. Comme le dit Vandervelde du Congrès de Paris : « C’est le Congrès du cas Millerand ».



Les tendances « réformistes », exprimées par la grande voix de Jaurès, étaient désormais si fortes au sein de l’Internationale, que la majorité des huit cents délégués se rallièrent à la motion qui, quoique présentée par Kautsky, chef de file des « révolutionnaires » et dans son pays adversaire résolu de Bernstein, fut baptisée plus tard « motion caoutchouc », tant son caractère de compromis était évident. La motion en effet, était propre à concilier orthodoxes et réformistes, en affirmant : « L’entrée d’un socialiste isolé dans un gouvernement bourgeois ne peut pas être considérée comme le commencement normal de la conquête du pouvoir politique, mais seulement comme un expédient forcé, transitoire et exceptionnel. Si dans un cas particulier, la situation politique nécessite cette expérience dangereuse, c’est là une question de tactique et non de principe. Le Congrès internationale n’a pas à se prononcer sur ce point mais, en tout cas, l’entrée d’un socialiste dans un gouvernement bourgeois ne permet pas d’espérer de bon résultats que si le parti socialiste, dans sa grande majorité, approuve pareil acte, et si le ministre socialiste reste le mandataire de son parti ».



Guesde et Ferri opposèrent un amendement visant à interdire la participation en toutes circonstances, mais celui-ci fut repoussé. Jaurès, autant que le réformisme, gagnait une bataille contre les tenants intransigeants de l’orthodoxie marxiste.

http://www.minkoff-editions.com/histoire/pages/histoire_de_la_iie__internationale.htm (20060924)

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