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DARCOS XAVIER / AGARD BRIGITTE / BOIREAU MARIE FRANCE
Le XIXe siècle en littérature
Manuel scolaire. Les conditions de la production littéraire au 19e siècle. L'éveil des romantismes. Les métamorphoses du romantisme français. Romantisme et romanesque. Vers un nouvel esprit poétique. Conte et fantastique au XIXe siècle. Le retour au réel? Du réalisme au naturalisme. Le symbolisme et la poésie en révolte. L'écriture en question. Le décadentisme. Illustrations NB et coul. (Cachet "Specimen" sur page de titre). Collection: Perspectives et confrontations. 544 pp gr. in-8. Ecrivains importants: Chateaubriand (1768-1848), Lamartine (1790-1869), de Vigny (1797-1863), de Musset (1810-1857), Victor Hugo (1802-1885), Aloysius Bertrand (1807-1841), de Nerval (1808-1855), de Balzac (1799-1850), Stendhal (1783-1842), George Sand (1804-1876), Baudelaire (1821-1867), Flaubert (1821-1880), de Maupassant (1850-1893), Michelet (1798-1874), Zola (1840-1902), Vallès (1832-1885), Verlaine (1844-1896), Rimbaud (1854-1891), Lautréamont (1846-1870), Mallarmé (1842-1898)
€ 10.0

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DUMONT Réne & MOTTIN Marie-France
L' Afrique Etranglée
Pb. 264 pp.
€ 10.0

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GABRIELI Francesco Dir.
Histoire et civilisation de l'Islam en Europe
Hardcover ill. sous jacquette 278 pp. 340 illustrations en couleur et en noir. Avec bibliographie et index. Autres auteurs: Carretto, Lo Jacono, Ventura, Roux (CNRS)
€ 20.0

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MENDES FRANCE Pierre
Choisir (conversations avec Jean Bothorel)
Pb 400 pp.
€ 10.0

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France Gall
France Gall (°Paris, 9 oktober 1947 Paris, +7 januari 2018) overleden. R.I.P.
Edited: 201801071000
Et je porte le deuil ...



France Gall volgens Wiki

Op 8 januari 2018 bracht journaliste Valerie Droeven in De Standaard een ondermaats bericht bij het overlijden van Gall. Ook de foto's bij dat artikel getuigen van een onbekendheid met de carrière, de diepgang van de teksten en het engagement van de artieste.
nws
Premier verdedigt via Facebook zijn vluchtelingenbeleid - Eéntalig in het Frans -Een kreet van onmacht, volgens Carl Devos
Edited: 201801022244
Le sens de la nuance et des responsabilités
CHARLES MICHEL· Mardi 2 janvier 2018
Le gouvernement applique depuis 3 ans une politique migratoire humaine et ferme.
Il n’y a pas en Belgique de jungle de Calais sur la route de la Grande Bretagne. Tout est mis en œuvre pour qu’il n’y en ait pas.
Il n’y a pas de situation non maîtrisée comme dans d’autres pays. Mettant en danger la cohésion sociale et alimentant toutes les formes d’extrémisme.
Le gouvernement a pris ses responsabilités. Nous accueillons ceux qui sont dans les conditions du droit d’asile. Et nous travaillons sur le plan européen pour contrôler les frontières et éviter une situation d’appel d’air qui deviendrait rapidement ingérable.
Malgré la grave crise de l’asile depuis 2015, la situation a été gardée en permanence sous contrôle dans notre pays.
C’est le fruit de l’action coordonnée et résolue du gouvernement et de l’ensemble des services administratifs et policiers.
La Belgique met un point d’honneur à respecter les obligations européennes et internationales.
La politique menée est humaine et appuyée par le respect des décisions des juridictions administratives et judiciaires.
Les campagnes de désinformation régulières m’amènent à mettre les points sur les « i ». J’ai délibérément choisi de le faire avec le recul nécessaire.
La politique de retour en particulier vers le Soudan est un sujet sensible qui appelle de la nuance. Et mérite mieux que les simplismes ou les caricatures dans un sens ou dans un autre.
Je veux ici rétablir quelques vérités très éloignées de la perception que d’aucuns tentent de créer.
- Tout d’abord, cette question est européenne. De nombreux pays appliquent la même politique. Le Royaume-Uni, la France, l’Italie et la Norvège organisent également des missions techniques d’identification avec le Soudan. En 2016, l’Italie a renvoyé 40 ressortissants soudanais, la Suède 15, l’Irlande 5. La Norvège en a renvoyé 60 entre 2015 et 2016 (source: Eurostat). Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a commencé, ce mois de décembre, les rapatriements volontaires vers le Soudan et indique travailler directement avec le gouvernement soudanais pour mener à bien ces opérations de réintégration (source: UNHCR).
- Ensuite les décisions, qu’elles soient administratives ou judiciaires, se prennent toujours au cas par cas, sur base des éléments qui composent le dossier individuel de la personne et son parcours personnel.
Les décisions d’éloignement sont prises par l’Office des étrangers. À cette occasion, l’Office des étrangers est chargé de réaliser une analyse du risque éventuel de violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) interdisant les traitements inhumains et dégradants. Tout retour doit faire l’objet d’un examen de conformité à l’article 3 de la CEDH, cela a été confirmé par le Directeur général de l’Office des étrangers. Il a aussi précisé que les retours n’ont pas lieu vers des régions jugées dangereuses par le CGRA.
Concrètement, suite à la mission technique d’identification, l’Office des étrangers a décidé du renvoi de 9 ressortissants soudanais (un départ volontaire, trois sans escorte et cinq avec escorte).
- Les décisions sont susceptibles de recours devant des juridictions indépendantes. La personne qui fait l’objet d’une décision d’éloignement peut introduire un recours devant le Conseil du contentieux des étrangers. En cas de recours en extrême urgence, la décision d’éloignement sera suspendue. Si cette personne fait état de sa crainte de subir des répercussions à son retour dans son pays d’origine, elle peut, y compris après la décision d’éloignement de l’Office des étrangers et après identification, introduire une demande d’asile, ce qui aura pour conséquence de suspendre l’éloignement.
Le 20 décembre dernier, la Cour d’Appel de Liège a donné gain de cause à l’Etat en réformant l’ordonnance du Président du Tribunal de Première Instance qui interdisait à l’Etat belge de rapatrier des personnes soudanaises, à la suite d’une procédure introduite par la Ligue des Droits de l’Homme.
- Le Commissaire général aux réfugiés et apatrides a, par ailleurs, analysé la situation spécifique du Soudan dans une récente note d’octobre. Cette note est bien plus nuancée que l’interprétation unilatérale qui en a été donnée. Elle distingue, tout d’abord, différents types de dossiers de personnes d’origine soudanaise et précise le traitement réservé généralement aux demandes d’asile pour chacun des cas. En substance, pour 11 états (provinces), soit la grande majorité du territoire soudanais, la protection subsidiaire n’est pas accordée. Mais bien entendu, comme pour toute autre nationalité, la personne soudanaise qui fait preuve d’une crainte individuelle pourra se voir reconnaitre le statut de réfugié.
Il découle donc de cette note que toute personne d’origine soudanaise n’a pas d’office droit à une protection internationale. Preuve en est, le taux de reconnaissance pour les personnes d’origine soudanaise est en 2017 de 54,7%.
En outre, comme l’indique aussi la note, la question d’une alternative d’asile dans d’autres régions du Soudan est, dans certains cas, évaluée par le CGRA. Ce qui démontre encore que la situation de conflit n’est pas étendue à l’ensemble du territoire, mais concerne uniquement certaines régions.
- Les personnes concernées, pour la plupart, trompées par des passeurs sans scrupules, choisissent de ne pas introduire de demande d’asile en Belgique parce qu’elles souhaitent se rendre au Royaume-Uni. Dans certains cas, l’introduction d’une telle demande impliquerait, conformément au Règlement Dublin, un retour vers l’Italie qui autorise aussi, dans certains cas, le renvoi vers le Soudan.
- Enfin, la Belgique assume largement sa part de solidarité dans un souci de dignité et d’humanité. La protection internationale a en effet été accordée chez nous à (source: CGRA) :
- 10.783 personnes en 2015 ;
- 15.478 personnes en 2016 ;
- 12.679 personnes de janvier à novembre 2017.
En outre, le gouvernement depuis 3 ans délivre bien davantage de visas humanitaires que sous les législatures précédentes : 1.616 en 2017 jusqu’à fin septembre ; 1.185 en 2016 ; 849 en 2015 (contre 208 en 2014 ; 270 en 2013 ; 211 en 2012 ; 270 en 2011 et 357 en 2010).
Voici les éléments objectifs très éloignés des caricatures et simplismes, dans tous les sens, qui peuvent abîmer l’image et la crédibilité de notre pays. Chaque fois que je l’ai jugé nécessaire, j’ai appelé cette exigence de responsabilité et de nuance qui vaut pour l’opposition et la majorité.
En 2016 aussi, un autre dossier de migration avait suscité de vifs débats et des attaques dures contre le gouvernement. Une famille syrienne avait introduit une demande de visa court séjour expressément motivée par l’objectif de venir en Belgique pour y introduire une demande d’asile. Dans une affaire similaire, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt en mars 2017 en donnant raison sur la toute la ligne à la position défendue par le Gouvernement belge. La Commission européenne et 13 pays européens avaient d’ailleurs soutenu la Belgique dans cette procédure. Cette décision a été suivie... du silence assourdissant des acteurs comme des commentateurs qui avaient pourtant nourri avec hargne la polémique contre le gouvernement quelques semaines plus tôt.
La presse a rapporté des faits de maltraitance et de torture lors de retours au Soudan. Mesurant la gravité de ces allégations, le lancement d’une enquête a été immédiatement décidé. Elle doit être indépendante et à dimension européenne et internationale. Il s’agit de faire la clarté et de permettre l’information transparente pour le Parlement. Ce n’est - fort logiquement - qu’après le résultat de cette enquête que les appréciations politiques pourront être évaluées en connaissance de cause. Dans l’attente des résultats, espérés pour janvier, j’ai annoncé qu’il n’y aurait pas de rapatriements vers le Soudan.
Je souhaite aussi saluer le travail des différents services administratifs, policiers et judiciaires confrontés au quotidien à des situations humaines souvent douloureuses et complexes. Je sais qu’ils veillent à appliquer de bonne foi les lois belges, européennes et internationales. Ils sont les moteurs de notre Etat de droit.
La dignité des personnes concernées doit être au cœur de toutes les décisions. Dans un souci de justice et d’humanité.
C’est dans ce cadre que chaque semaine, le gouvernement rend compte au parlement.
Nous maintiendrons le cap pour une politique humaine et ferme. Avec le sens de la nuance et des responsabilités.
Vous pouvez compter sur ma détermination.
Charles Michel
Premier Ministre
Frankrijk: 150.000 handtekeningen onder een petitie die een Deontologische Raad voor Journalisme vraagt
Edited: 201712151022
De petitie is een initiatief van La France Insoumise van Jean-Luc Mélenchon.
Libération/Laurent Joffrin
Gaat Corsica Catalonië achterna? De verschillen.
Edited: 201712041813
De Barcelone à Ajaccio
La Corse comme la Catalogne ? Cela y ressemble, mais c’est très différent. Certes, les nationalistes ont remporté un succès éclatant en frisant la majorité absolue au premier tour de ces élections régionales (avec une très forte abstention, toutefois) ; certes, l’idée d’indépendance progresse sans cesse en Corse ; certes, les autonomismes et les dissidences émergent partout en Europe ; certes, la Corse n’est pas tout à fait en France (elle est loin, près de l’Italie, elle a gardé sa personnalité malgré l’annexion violente survenue un peu avant la Révolution) ; deux siècles d’intégration républicaine minée par le clientélisme clanique ne l’ont pas effacée comme tant de régions françaises.
Mais les différences sautent aux yeux. A l’inverse de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; les aides venues de Paris jouent un rôle important dans son économie, même si elle n’est pas «sous perfusion», comme on le dit abusivement (son économie progresse, notamment grâce au tourisme) ; aussi bien, malgré le vote d’hier, personne ne peut affirmer que les Corses veulent couper les ponts avec la France ; il y faudrait un référendum, que les nationalistes sont loin d’avoir gagné d’avance pour la bonne raison qu’on peut parier, dans ce cas, sur une participation beaucoup plus importante ; enfin les vainqueurs, Talamoni et Simeoni, sont des indépendantistes… qui ne veulent pas l’indépendance. En tout cas pas maintenant. Ajaccio est loin de Barcelone…
Pas de panique républicano-patriote, donc. Le grand avantage dans cette affaire, c’est que le nationalisme corse a déposé les armes. Comme toujours, le terrorisme a échoué : c’est l’action politique qui permet aux revendications d’avancer. L’île n’est pas pacifiée pour autant : le banditisme y sévit à un niveau extravagant. Mais au moins, il n’y a plus d’attentats. Les nationalistes vont maintenant pousser les feux vers une plus grande autonomie, ce qui peut se comprendre : la majorité des grandes îles de la Méditerranée ont un statut à part. Langue corse, transfèrement des prisonniers, statut de résident corse : on va négocier. Les mots remplacent les balles, les orateurs sonores – il y a une éloquence corse, spécifique – prennent la suite des tueurs microcéphales. Dans cette approche réformiste, l’indépendance reste un mythe lointain qui laisse l’avenir ouvert. Si le triomphe nationaliste ne débouche pas sur une intolérance c oupable à l’égard de ce qui n’est pas corse (les musulmans, les pinzutti, les étrangers) et qu’on sent parfois dans les motivations des électeurs on aura progressé. Indépendance ou pas.
Et aussi
On dit parfois que les élections n’ont guère d’effet sur la marche des nations, que la politique n’a plus guère d’influence sur la société. En remportant son premier succès législatif, Trump démontre le contraire. Sa réforme fiscale, qui a passé l’obstacle du Sénat et devrait franchir sans trop de mal celui de la Chambre de Représentants, marquera l’histoire économique et sociale du pays.
Baisse de l’impôt sur les sociétés, simplification fiscale profitant d’abord aux plus hauts revenus : le capitalisme américain est exonéré massivement ; les plus riches seront à terme encore plus riches ; la lutte contre les paradis fiscaux est affaiblie. Au passage, Trump et les républicains ont dézingué un peu plus l’Obamacare (qui ressemble désormais à une peau de chagrin), ont autorisé les forages en Alaska et introduit quelques clauses protectionnistes bien senties. Les Etats-Unis, au terme de ce traitement de cheval, seront plus que jamais le continent des milliardaires et des inégalités. Trump est un Reagan isolationniste. Décidément, le clown de la Maison Blanche ne fait pas rire. Pendant la campagne, Trump devait aider la classe moyenne et les oubliés de la mondialisation : il vole au secours du capital et des classes supérieures. Le populisme, décidément, est le moyen le plus sûr de tromper le peuple.
RT
Defense budgets
Edited: 201711181074
In 2016, Russia allocated $69 billion to defense, which was less than half the combined spend of France ($55 billion), Britain ($48 billion) and Germany ($41 billion). Plus, many other EU countries also spend big in this area: Italy pledged $27 billion, Spain $14 billion and Poland close to $10 billion. Of course, all of these numbers paled into insignificance compared to the top dog, the US, which splashed out $611 billion last year.
LT
France 2 brengt nieuwe reportage van Benoît Collombat over de affaire Boulin. De minister van arbeid werd vermoord in de nacht van 29 op 30 oktober 1979.
Edited: 201710262207
De Bende van Nijvel is een enigma in de Belgische criminele (en politieke?) geschiedenis. De diefstal van De Rechtvaardige Rechters en de moord op Lahaut zijn twee andere voorbeelden van zaken die de media blijven beroeren.

De affaire Boulin is zeker en vast een afrekening binnen het rechtse kamp van de Franse politiek. Het onderzoek werd in 2015 heropend maar intussen zijn een aantal kroongetuigen overleden. De familie Boulin blijft aandringen op een snelle afhandeling. Het gerecht talmt.

zie ook

chronologie affaire Boulin
Nieuws
Alstom en Siemens fuseren rail-activiteiten (MOU) - Grote brok voor grote appetijt?
Edited: 201709301214


Volgens de 1M van Frankrijk, Edouard Philippe, moet de fusie leiden tot een grotere Europese rail-groep die moet kunnen opboksen tegen de concurrentie van China.
Commentaar: Ik zie niet in hoe een schaalvergroting een voordeel zou kunnen zijn, gegeven de significant lagere productiekosten in China. Het conglomeraat Siemens/Alstom wordt eerder een aantrekkelijker prooi voor de grote appetijt van de Chinese investeerders (of Big Players die zich voor Chinezen laten doorgaan). En dus is het best mogelijk dat Siemans/Alstom binnen enkele jaren opgeslokt wordt door het netwerk van de Big Players.

Hieronder het perspericht van Alstom, vrijgegeven op 26/9/2017.

Siemens and Alstom join forces to create a European Champion in Mobility
26/09/2017
Signed Memorandum of Understanding grants exclusivity to combine mobility businesses in a merger of equals
Listing in France and group headquarters in Paris area; led by Alstom CEO with 50 percent shares of the new entity owned by Siemens
Business headquarter for Mobility Solutions in Germany and for Rolling Stock in France
Comprehensive offering and global presence will offer best value to customers all over the world
Combined company’s revenue €15.3 billion, adjusted EBIT of €1.2 billion
Annual synergies of €470 million expected latest four years after closing
Today, Siemens and Alstom have signed a Memorandum of Understanding to combine Siemens’ mobility business including its rail traction drives business with Alstom. The transaction brings together two innovative players of the railway market with unique customer value and operational potential. The two businesses are largely complementary in terms of activities and geographies. Siemens will receive newly issued shares in the combined company representing 50 percent of Alstom’s share capital on a fully diluted basis.

“This Franco-German merger of equals sends a strong signal in many ways. We put the European idea to work and together with our friends at Alstom, we are creating a new European champion in the rail industry for the long term. This will give our customers around the world a more innovative and more competitive portfolio”, said Joe Kaeser, President and CEO of Siemens AG. “The global market-place has changed significantly over the last few years. A dominant player in Asia has changed global market dynamics and digitalization will impact the future of mobility. Together, we can offer more choices and will be driving this transformation for our customers, employees and shareholders in a responsible and sustainable way”, Kaeser added.

“Today is a key moment in Alstom’s history, confirming its position as the platform for the rail sector consolidation. Mobility is at the heart of today’s world challenges. Future modes of transportation are bound to be clean and competitive. Thanks to its global reach across all continents, its scale, its technological know-how and its unique positioning on digital transportation, the combination of Alstom and Siemens Mobility will bring to its customers and ultimately to all citizens smarter and more efficient systems to meet mobility challenges of cities and countries. By combining Siemens Mobility’s experienced teams, complementary geographies and innovative expertise with ours, the new entity will create value for customers, employees and shareholders,” said Henri Poupart-Lafarge, Chairman and Chief Executive Officer of Alstom SA. “I am particularly proud to lead the creation of such a group which will undoubtedly shape the future of mobility.”

The new entity will benefit from an order backlog of €61.2 billion, revenue of €15.3 billion, an adjusted EBIT of €1.2 billion and an adjusted EBIT-margin of 8.0 percent, based on information extracted from the last annual financial statements of Alstom and Siemens. In a combined setup, Siemens and Alstom expect to generate annual synergies of €470 million latest in year four post-closing and targets net-cash at closing between €0.5 billion to €1.0 billion. Global headquarters as well as the management team for rolling stock will be located in Paris area and the combined entity will remain listed in France. Headquarters for the Mobility Solutions business will be located in Berlin, Germany. In total, the new entity will have 62,300 employees in over 60 countries.

As part of the combination, Alstom existing shareholders at the close of the day preceding the closing date, will receive two special dividends: a control premium of €4.00 per share (in total = €0.9 billion) to be paid shortly after closing of the transaction and an extraordinary dividend of up to €4.00 per share (in total = €0.9 billion) to be paid out of the proceeds of Alstom’s put options for the General Electric joint ventures of approximately €2.5 billion subject to the cash position of Alstom. Siemens will receive warrants allowing it to acquire Alstom shares representing two percentage points of its share capital that can be exercised earliest four years after closing.

The businesses of the two companies are largely complementary. The combined entity will offer a significantly increased range of diversified product and solution offerings to meet multi-facetted, customer-specific needs, from cost-efficient mass-market platforms to high-end technologies. The global footprint enables the merged company to access growth markets in Middle East and Africa, India, and Middle and South America where Alstom is present, and China, United States and Russia where Siemens is present. Customers will significantly benefit from a well-balanced larger geographic footprint, a comprehensive portfolio offering and significant investment into digital services. The combination of know-how and innovation power of both companies will drive crucial innovations, cost efficiency and faster response, which will allow the combined entity to better address customer needs.

The Board of Directors of the combined group will consist of 11 members and will be comprised of 6 directors designated by Siemens, one of which being the Chairman, 4 independent directors and the CEO. In order to ensure management continuity, Henri Poupart-Lafarge, will continue to lead the company as CEO and will be a board member. Jochen Eickholt, CEO of Siemens Mobility, shall assume an important responsibility in the merged entity. The corporate name of the combined group will be Siemens Alstom.

The envisaged transaction is unanimously supported by Alstom’s board (further to a review process of the preparation of the transaction by the Audit Committee acting as an ad hoc committee) and Siemens’s supervisory board. Bouygues fully supports the transaction and will vote in favor of the transaction at the Alstom’s board of directors and at the extraordinary general meeting deciding on the transaction to be held before July 31, 2018, in line with Alstom board of director decision. The French State also supports the transaction based on undertakings by Siemens, including a standstill at 50.5 percent of Alstom’s share capital for four years after closing and certain governance and organizational and employment protections. The French State confirms that the loan of Alstom shares from Bouygues SA will be terminated in accordance with its terms no later than October 17, 2017 and that it will not exercise the options granted by Bouygues. Bouygues has committed to keep its shares until the earlier of the extraordinary general meeting deciding on the transaction and July 31, 2018.

In France, Alstom and Siemens will initiate Works Councils’ information and consultation procedure according to French law prior to the signing of the transaction documents. If Alstom were not to pursue the transaction, it would have to pay a €140 million break-fee. The transaction will take the form of a contribution in kind of the Siemens Mobility business including its rail traction drives business to Alstom for newly issued shares of Alstom and will be subject to Alstom’s shareholders’ approval, including for purposes of cancelling the double voting rights, anticipated to be held in the second quarter of 2018. The transaction is also subject to clearance from relevant regulatory authorities, including foreign investment clearance in France and anti-trust authorities as well as the confirmation by the French capital market authority (AMF) that no mandatory takeover offer has to be launched by Siemens following completion of the contribution. Closing is expected at the end of calendar year 2018.

de geschiedenis van Siemens

histoire d'Alstom France
La France Insoumise
Paris: marche du 23 septembre contre le coup d'État social
Edited: 201709231400


Le samedi 23 septembre 2017, 150 000 personnes se sont rassemblées place de la République pour s'opposer au coup d'État social d'Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon a expliqué que la bataille contre les ordonnances de Macron ne faisait que commencer et a appelé la jeunesse à se mobiliser. Il a lancé un appel aux organisations syndicales pour qu'elles prennent la tête d'une ample mobilisation à laquelle les insoumis apporteront leur appui.

In het Nieuws van de VRT geen woord hierover !
Jean-Luc Mélenchon à Marseille: 'Plus de blabla, mais du combat !'
Edited: 201708271106
En op zaterdag 23 september organiseert La France Insoumise een grote optocht in Parijs tegen de sociale afbraak.
Lettre de Jean-Luc Mélenchon
Edited: 201705061061
Sans être forcément d’accord sur tous les sujets, je crois que nous réagissons de la même façon : on ne peut vivre heureux au milieu d’une marée montante de misère ou de gêne. On ne peut vivre content quand des ouvriers qui défendent leur emploi sont condamnés à de la prison ferme. Surtout quand de puissants personnages restent impunis. On n’accepte plus l’aveuglement dans le productivisme alors que le réchauffement climatique a commencé. On n’aime pas baisser les yeux quand on voit notre pays à la remorque des États-Unis d'Amérique entrer dans la logique de guerre tous azimuts. Ou quand nos dirigeants se font mener par le bout du nez par madame Merkel. Ou quand la France doit demander la permission d’adopter son budget à d’ineptes bureaucrates à Bruxelles. Nous ne supportons plus qu’on se paye de mots avec la République et ne voir partout que des monarques, petits et grands, usent du pouvoir comme d'un privilège personnel. Monarchie présidentielle, richesses produites par le travail de tous accaparées par une poignée d’oligarques, inégalités révoltantes, communautarisme haineux, l’argent maître de toutes décisions, non, ca ne peut plus durer. Nous nous rebellons. Notre vote peut profondément changer le cours des choses. Sinon quoi ?
L’action collective est notre force. Nous allons affronter d’acides campagnes de dénigrements et de falsifications, des flots d’argent, des pluies de sondages improbables, un concert médiatique permanent pour faire de cette élection une nouvelle fois une comédie personnalisée sans perspectives. Tout sera fait pour nous écarter du seul but qui nous motive : permettre à chacun de mener une vie vraiment humaine, libérée de l’angoisse du lendemain, sur une planète respectée, et dans un monde pacifique. Une utopie ? Non, c’est le seul projet raisonnable compte tenu de la situation actuelle et du futur qui nous est annoncé. On peut y parvenir. Cela dépend de nous. Nous ne nous laisserons pas voler l’élection la plus importante de notre pays. Nous ne voulons pas permettre qu’elle se résume à une nouvelle comédie de querelles superficielles entre gens qui, de toute façon, appliquent les mêmes politiques et adoptent les mêmes mœurs monarchiques dès qu’ils sont au pouvoir.
Les malheurs dans lesquels s’enfonce le pays ne tombent pas du ciel. Ce sont les résultats concrets de politiques froidement décidées. Elles sont menées au service de la finance dans toute l’Europe, sous la main de fer de la Commission européenne, en application des traités européens imposés aux Français par supercherie ! Nicolas Sarkozy hier, avec ses gouvernements du centre, de la droite et des transfuges du PS, est coupable. François Hollande, ensuite, avec ses gouvernements PS/EELV où siégeaient notamment MM. Macron, Valls et autres, qui ont mutilé la vie de millions de personnes, sont coupables. Ils ont abaissé le pays et piétiné nos principes républicains les plus essentiels. Le coup de balai a commencé. Les deux anciens présidents ont été sortis. Ne laissons pas leurs anciens ministres et premier ministre continuer leurs politiques ! Tous comptent sur l’épouvantail Le Pen pour vous faire abandonner vos convictions à la porte du bureau de vote au premier comme au deuxième tour. Ils sont très forts quand tout le monde a peur. Peur de tout, et même d’eux quand le dégoût qu’ils inspirent pousse à l’abstention.
Agir dès maintenant c’est refuser de se laisser intimider.
L’année 2017 est propice à l’action. Nous votons le 23 avril et le 7 mai, nos voisins allemands en septembre. Tout peut changer. Surtout que les présidents de l’Europe ont décidé de rédiger un nouveau traité européen…Et que cette année verra aussi présenter la ratification des accords de libre-échange avec le Canada (CETA) et les Etats-Unis (TAFTA).
Mettons-nous donc au travail. Il s’agit d’enraciner solidement notre rebellion. Pour cela il faut accumuler des fonds et des participants à l’action. N’attendez pas les consignes pour agir. Faites ce que vous trouverez de plus utile et convaincant pour élargir le nombre de ceux qui peuvent nous rejoindre et nous aider. Chacun peut rejoindre un groupe d’appui dans son quartier, son entreprise, son université ou en constituer un s’il n’en existe pas encore. Bref là où on vit sa propre vie, là où l’on rencontre les autres. Rejoindre un groupe d’appui n’est pas obligatoire. Mais c’est indispensable pour que vous soyez informés des actions et initiatives à côté de chez vous.
Mais vous pouvez aussi trouver sur ce site des idées à mettre en œuvre, des projets auxquels participer. N’oubliez pas de proposer vos talents ou vos savoirs faire professionnels, tout cela est très précieux. Plus il y aura de signataires plus nous serons forts en ressources, imagination, dévouement. Plus nous aurons de dons, mêmes petits, plus libres nous serons. Car s’ils ont les millions, nous sommes nous des millions !
Il nous faut à la fois convaincre et entraîner. L’idée essentielle c’est de s’adresser au plus grand nombre de ceux qui nous entourent. Notre but est de leur rendre le goût du futur.
Fidèlement,


LT
Macron en Le Pen in tweede ronde voor presidentsverkiezingen
Edited: 201704232001



source: Ministère de l'Intérieur


Onze vroege pronostiek van 5 februari is uitgekomen. Zie ons bericht

De parlementsverkiezingen van 11 en 18 juni 2017 zullen duidelijk maken in hoeverre het politieke landschap van Frankrijk is hertekend.
In ieder geval is het klaar dat Frankrijk nu ook een centrumpartij (of liever een centrumBEWEGING) kent, 'En Marche'. Niet toevallig zitten de initialen van Emmanuel Macron erin. De aanduiding van een premier én de samenstelling van de nieuwe regering zijn evenementen van cruciaal belang om tot een gefundeerde evaluatie te komen.
Het uiteenspatten van de Parti Socialiste is een kwestie van weken. Aan de rechterzijde is de rol van Fillon uitgespeeld en moeten Les Républicains op zoek naar nieuwe, jongere kopstukken zonder boter op het hoofd. Bij die keuze lijkt het gespin van Sarkozy door een meerderheid te worden afgewezen.
Met een opvallend resultaat (19,58%) trekt Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) een wissel op de toekomst en het is niet uitgesloten dat hij in 2022 de tweede ronde haalt. Hij zal dan 71 zijn. Zijn analyse van de socio-economische toestand van Frankrijk wordt door vriend en vijand gedeeld, zijn gedurfde oplossingen vinden minder gehoor. Hij is een gevreesd 'debater' en een uitzonderlijk spreker. In zijn manier van doen ontdek je trekjes van Coluche maar hij maakt foutloos de overgang van spot naar ernst; dan wordt hij Gabin. Vaak in verontwaardiging en uitstekend gedocumenteerd.
Als de nieuwe president er niet in slaagt binnen het jaar resultaten te boeken die opnieuw hoop brengen bij de Fransen, dan is de tijd rijp om de oplossingen van Mélenchon uit te proberen.

Programme Mélenchon 2017
Mélenchon à Marseille
Edited: 201704091100
Le dimanche 9 avril 2017, Jean-Luc Mélenchon était en meeting à Marseille devant 70 000 personnes. Il a rendu hommage par une minute de silence aux 30 000 personnes mortes dans la Méditerranée. Dans un discours centré sur les enjeux géopolitiques de notre temps, il a réaffirmé sa volonté de sortir la France de l'OTAN, alliance guerrière des États-Unis d'Amérique. Brandissant un rameau d'olivier, il a affirmé : « Je serai le président de la paix ».
France: Fillon mis en examen: la déconfiture jusqu'au bout. C'est un complot et un assassinat politique, déclare-t-il
Edited: 201703011609
France: Fillon: ouverture d'une instruction judiciaire
Edited: 201702251229
Macron
De passage en Algérie, Emmanuel Macron a affirmé, le 15 février, que la colonisation était un « crime », un « crime contre l’humanité ».
Edited: 201702151933
« Je ne regrette pas mes propos de novembre dernier car ils ont été sortis de leur contexte. J’ai toujours condamné la colonisation comme un acte de barbarie. La barbarie fait partie d’un passé que nous devons regarder en face en présentant nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes », a-t-il précisé.

« En même temps, ajoute-il, il ne faut pas balayer ce passé ». « La France a installé les droits de l’homme en Algérie, mais elle a oublié de les lire. C’est une jolie formule qui vaut pour l’Algérie pour expliquer cette période. Il y a eu des crimes terribles, de la torture, de la barbarie ».



voir aussi
France: Fillon prend l'ascenseur pour ... l'échafaud
Edited: 201702062317


et ça continue ...

France: Fillon K.O.
Edited: 201702020037
FRance 3
Jean-Luc Mélenchon: documentaire
Edited: 201701302040
Lundi 30 janvier, était diffusé sur France 3 le documentaire «Jean-Luc Mélenchon, l'homme qui avançait à contre courant», réalisé par Gérard Miller et Anaïs Feuillette. Ils ont pu suivre Jean-Luc Mélenchon pendant plusieurs mois de campagne (dès juin 2016) pour faire ce portrait du candidat de la France insoumise. Ils montrent comment dans cette campagne, Jean-Luc Mélenchon mène sa stratégie politique pour fédérer le peuple autour de «L'Avenir en commun», programme de la France insoumise.
Turkish Minute / BOZKURT Abdullah
Erdogan’s fifth column in Europe
Edited: 201612040965
Abdullah Bozkurt

The plain, simple and bitter truth is that Turkey’s Islamist rulers have supported and maintained parallel networks in Europe; thrown political, diplomatic and financial support to front NGOs whose role is to promote hatred; and run a campaign of intimidation and curtailed free speech in European nations that are home to large Turkish and Muslim expatriate communities.

Delivering a very passionate speech last month at the European Parliament, Guy Verhofstadt, president of the Alliance of Liberals and Democrats for Europe, called this a fifth column that is being operated by the cronies of autocratic president Recep Tayyip Erdoğan to undermine Europe from within. He called on lawmakers to fight for European values and send a strong message to Erdoğan by freezing the accession talks with Turkey, which will most likely threaten this autocrat’s economic lifeline.

Turkey’s top Islamist has been secretly organizing clandestine networks in Europe to extend his influence and to create a network of supporters among Turkish and Muslim communities (especially from Egypt, Syria, Somalia and the Balkans) that could be called to serve the political goals of Erdogan. Just last week, we saw how this network was mobilized by Erdoğan in Germany, Belgium, Austria and Luxembourg where crowds gathered to show their support for this autocrat’s goals. The drive ran in parallel with similar rallies held by youth and women’s branches of the ruling Justice and Development Party (AKP) in front of the embassies of these countries in Ankara. With this showdown, Erdoğan hopes that the EU will give in on critical issues where the EU has shown resistance.

As opposed to a constructive engagement that would help Turkish and Muslim immigrant communities to better integrate with host nations, Erdoğan’s plan is rather based on playing a “spoiler card” in the heart of Europe by creating a groundswell of public support that will be difficult to restrain when push comes to shove. For that, he funds shell companies to run the fuel line for these networks and even pours in cash from a secret stash of state discretionary funds using the diplomatic pouch. It is not surprising to see that some European politicians including several EU lawmakers were hooked by this. Some have already been exposed by name and shamed publicly, while others are waiting their turn as confidential investigations close in. These Erdoğan apologists, who are now paying their dues by taking a position against his critics and opponents, will be sidelined and marginalized.

The heavyweights in Erdoğan’s fifth column in Europe comprise three major organizations that were set up on political and religious grounds to cater to different constituencies. There are hundreds of other NGOs clustered around these big boys that move in unison when given orders. In addition to raising funds and local recruitment, they are well financed by the Turkish government and supported diplomatically and politically. To volunteers they offer perks such as facilitation of their business and family dealings in the motherland, or positions in the Turkish government or government-linked institutions for their relatives. For Erdoğan critics, they run an intimidation campaign by profiling them and alerting authorities back in Turkey so that friends and families face repression and even jail time.

The easiest way to discern the pattern among these NGOs and Erdoğan’s political machinations is by looking at how they quickly pile on when Erdoğan wants. The first organization is the Union of European Turkish Democrats (UETD), founded in Germany in 2004 but later expanded to other European countries — France, Belgium, Austria, Netherlands and the UK. It has been totally transformed into an Islamist grassroot base for Erdoğan. The organization, working closely with Turkish embassies, is an important vehicle in delivering results for Erdoğan from get-out-to-vote campaigns to lobbying activities in European capitals. Turkish government officials are encouraged to spare time to meet and attend events organized by the UETD when they go to Europe. President Erdoğan’s travel itinerary often includes a meeting with UETD officials on the sidelines of his official visits.

While the UETD focuses exclusively on Turkish expat communities, the Union of NGOs of the Islamic World (UNIW), another NGO set up by Turkish Islamist rulers in 2005, actively works among Muslim communities in Europe and other continents. Among its members are controversial charity groups such as International Humanitarian Relief (IHH), accused of arms smuggling to rebels in Syria, and the Ensar Foundation, which was involved in a spree of rapes of dozens of children in the conservative Turkish district of Karaman. Erdoğan orchestrated the coverup of criminal investigations into both and protected them from prosecution. The UNIW has been running various schemes in Europe, linking up with Muslim groups in order to secure their loyalty to the undeclared Caliph Erdoğan.

The leaked emails of Erdoğan’s son-in-law Berat Albayrak, authenticated inadvertently by a court complaint, revealed that both the UETD and UNIW have worked together in Europe to promote goals set up by the Erdoğan family. In an email dated Jan. 21, 2013 and sent to Albayrak, a man named İsmail Emanet, then head of the youth branches of the UNIW, sent a detailed report to Erdoğan’s son-in-law on activities in Europe. In the 19-page report, Emanet, who is now advisor to Energy Minister Albayrak, said the UETD must be overhauled to better realign with the Islamist government’s goals and suggested that the Turkish-Islamic Union for Religious Affairs (DİTİB), the wealthy organization that is run by imams and was sent by the Turkish government to Europe, work closely with the UETD.

The DİTİB, which used be an apolitical religious network that was relied upon by secular governments in the past, has for some time now been transformed into an instrument of hate-mongering and anti-Western political machinations by President Erdoğan. With its control of so many mosques in Europe and the huge financial resources at its disposal, the DİTİB presents serious challenges to the integration policies of all European countries that host sizable Turkish communities. In November 2015, the UETD awarded DİTİB-affiliated imams in Germany certificates of appreciations for their role in the Nov. 1 elections, which restored the parliamentary majority to Erdoğan’s AKP.

As European politicians are hobbled by internal divisions, Erdoğan sees a moment of opportunity to advance his fifth column in the heart of Europe. Using the front NGOs and transformed grassroot networks, his intelligence operatives have stepped up their intel collection efforts, run clandestine schemes, plan false flags and even plot assassinations and murders of dissidents and critics. Using the migrant deal to blackmail the EU, Erdoğan is twisting arms and threatens Europe with a flood of refugees. It is not hard to imagine what he is planning secretly.

With this trajectory of boosting radicals and hooligans among the Turkish and Muslim communities of Europe, Turkey’s Islamists have set relations with the EU back further. What is more troubling is that Erdoğan’s xenophobic and anti-Western policies give more ammunition to far-right Islamophobic European politicians at the expense of moderate conservatives, liberals and social democrats. In other words, Erdoğan is undermining European values not just by advancing the fifth column of Islamist zealotry in the midst of Europe but also by giving a huge impetus to the extreme right. In the meantime law-abiding and peaceful Turks and Muslims in Europe find themselves under greater suspicion from the larger majority because of closer scrutiny as European authorities are scrambling to defuse the risk of Erdoğan’s fifth column from developing effectively.

As a result, Turkey’s autocratic president has not only migrants to mobilize in order to destabilize Europe but also an Islamist fifth column in the heart of Europe to march forward when the time comes. The militant religious networks are already mushrooming in Europe on fertile ground provided by this fifth column’s clandestine activities.
Les propriétaires des médias en France
Edited: 201610161461


Bolloré Vincent
Drahi Patrick
trio Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse
Serge Dassault
Bernard Arnault
Martin Bouygues
François Pinault
Arnaud Lagardère
France3
Amiante: Eternit seul responsable du décès d'un salarié de Saint-Grégoire (35)
Edited: 201605141132
Eternit, le premier producteur français d'amiante-ciment jusqu'à l'interdiction de la fibre, est le seul responsable de la maladie d'un de ses salariés, a considéré la justice, une première qui pourrait faire jurisprudence.
Dans une décision rendue mercredi, la cour d'appel administrative de Versailles a annulé une décision de première instance qui avait condamné l'État à partager, pour moitié, les dommages et intérêts à la famille d'un ouvrier victime de l'amiante. Les magistrats ont considéré que la carence de règlementation des autorités administratives n'engage pas la responsabilité de l'État.

L'ouvrier, préposé à l'usinage des pièces et aux broyeurs de déchets secs sur le site de Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) de 1974 à 2005, avait développé un cancer de la plèvre dont il avait succombé en juin 2005.

L'entreprise condamnée puis indemnisée par l'Etat
Condamnée, la société Eternit (devenue ECCF) s'était ensuite retournée contre l'État, en estimant que l'absence de règlementation avant 1977 d'une part, une législation insuffisante après 1977 d'autre part, le rendait co-auteur du dommage. Le tribunal administratif de Versailles avait donné raison à la société dans une décision rendue en 2014, en condamnant l'Etat à verser à Eternit plus de 160 000 euros, correspondant à la moitié de la somme versée par la société.

Mais selon les magistrats en appel, Eternit "connaissait ou aurait dû connaître les dangers liés à l'utilisation de l'amiante", même avant la règlementation de 1977, eut égard à "la littérature scientifique" ou "les colloques" portant sur le sujet dès les années 50.

Une décision inédite qui pourrait faire jurisprudence
Dès lors, la faute d'Eternit "a le caractère d'une faute d'une particulière gravité délibérément commise, qui fait obstacle à ce que cette société puisse se prévaloir de la faute de l'administration", a souligné la cour d'appel administrative. Par ailleurs, concernant la période postérieure à 1977, "la société n'établit pas que les maladies professionnelles (de son salarié) développées du fait d'une exposition à l'amiante trouveraient directement leur cause dans une quelconque carence fautive de l'Etat", ont relevé les magistrats.

"Nous sommes satisfaits, parce que la décision de première instance, qui avait condamné l'État, avait inspiré d'autres tribunaux. Cette décision d'appel est inédite et pourrait désormais faire jurisprudence", a commenté auprès de l'AFP le président de l'association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva), François
Desriaux, partie à la procédure.

Selon les autorités sanitaires, l'amiante pourrait provoquer jusqu'à 100 000 décès d'ici à 2025. Selon l'Andeva, 3 000 personnes meurent chaque année et les autorités sanitaires imputent à l'amiante 10 à 20% des cancers du poumon.

Noot LT: Deze uitspraak haalt de argumentatie voor de vrijspraak (2009) van Karel Vinck onderuit. Algemener: een bedrijf dat gevaarlijke stoffen produceert moet de wetenschappelijke vakliteratuur op de voet volgen en maatregelen nemen, ook als er nog geen wetgeving terzake is uitgewerkt.
Le Journal de Saône--et-Loire
Amiante : des militants mis en examen Un groupe de militants contre qui la société Eternit avait déposé plainte en 2011 est convoqué jeudi au tribunal pour une mise en examen.
Edited: 201604131101
[Mise à jour à 14h46] Une erreur étant survenue dans la convocation envoyée aux personnes concernées, la venue de ces dernières au tribunal est annulée. Une nouvelle convocation leur sera envoyée pour une date ultérieure.

Ci-dessous, le communiqué du Comité amiante prévenir et réparer (Caper) Bourgogne :

"Alors qu'une juge d'instructions de Versailles avait décidé de notifier en vertu de l'article 175 du Code de procédure pénal, un avis de clôture de l'information dans la procédure ouverte à la suite d'une plainte de la société Eternit déposée en 2011, évoquant des faits survenus au siège de la société, une lettre de l'avocat d'Eternit a su convaincre l'autorité judiciaire de procéder autrement et de convoquer six anciens militants de la CGT et le président du CAPER, Jean-François Borde, en vue de leur mise en examen le 14 avril prochain.

Au moment des faits, notamment, dans un contexte social plus large de blocage des négociations salariales de s'opposer à l'ouverture d'une décharge à Vitry-en-Charollais, destinée à devenir le dépotoir national de l'un des principaux producteurs de déchets d'amiante.

L'ouverture de cette décharge bénéficiant de la longue tradition de complaisance de l'administration à l'égard d'Eternit créait une situation collective de mise en danger locale affectant notamment des familles de travailleurs d'Eternit décimées par les choix industriels délibérément faits par la direction.

La justice administrative d'ailleurs ne s'y trompera pas en annulant l'autorisation abusivement accordée...

Mais la mobilisation des travailleurs et de l'association des victimes de l'amiante en 2011 n'aura pu empêcher les conséquences de décennies de cynisme industriel qui a vu le groupe Eternit envoyer délibérément à la mort des centaines de travailleurs et de membres de leur famille en France et des milliers en Europe.

Ce n'est certes pas un hasard si le PDG de la branche suisse du groupe a été condamné à 18 ans d'emprisonnement pour catastrophe industrielle par la cour d'appel de Turin, la cour de cassation italienne n'ayant cassé cet arrêt qu'en raison d'un désaccord sur la seule question de la prescription.

En France, des plaintes circonstanciées ont été déposées par les associations des victimes et les syndicats en 1996, mais jamais le parquet ne sera à l'origine des poursuites.

Elles suivront un cours chaotique entre désintérêt de certains juges et encombrement des cabinets d'instruction pour aboutir à des mises en examen généralisées de dirigeants industriels en particulier pour Eternit, puis après 20 ans d'information à une surprenante décision d'expertise de physiopathologie de l'amiante.

Mais aucun renvoi devant le tribunal compétent, les différents ministres de la Justice et le procureur général de Paris n'ont cessé d'assurer les associations de l'attention soutenue qu'ils portaient à ce dossier et de la fin prochaine de la phase d'instruction.

Entre temps, Eternit a été condamnée des centaines de fois pour faute inexcusable de l'employeur par les juridictions de sécurité sociale...

Bref, la justice pénale française pour son incurie ajoute un scandale judiciaire au scandale industriel et sanitaire en délaissant comme elle le fait les victimes et leurs famille et la prochaine mise en examen de Jean-François Borde apparaît dans ce contexte comme un nouveau triomphe judiciaire du lobby de l'amiante."
MO / Le Soir / Redactie / De Tijd / HLN
Panama Papers: Dexia spil in creatie bedrijven in belastingparadijzen - Jean-Luc Dehaene op de hoogte van de constructies - Pierre Mariani weerom in troebel water
Edited: 201604100057


Het Luxemburgse advieskantoor Experta, dat van 2002 tot 2011 via Banque Internationale à Luxembourg (BIL), deel uitmaakte van de Dexia-groep, heeft meer dan 1600 offshores helpen oprichten via Mossack Fonseca. In de raad van bestuur van BIL zetelden onder meer ex-premier Jean-Luc Dehaene (+20140515), Jacques Rogge en voormalig Dexia-topman Pierre Mariani.
Dehaene was voorzitter van de raad van bestuur van Dexia van 20081007 tot 20120630.
Wat Pierre Mariani betreft: uit een reportage van France 2 van 20120510 blijkt dat dit sujet zijn klanten-gemeenten op grote schaal heeft bedrogen en geruïneerd. "DEXIA a vendu des prêts toxiques aux collectivités Françaises en leur faisant croire à des taux fixes. Les villes sont ruinées et l'argent nécessaire à la collectivité sert uniquement à payer les intérêts." Mariani komt uit de kringen van Nicolas Sarkozy.

Wat in de reportage niet aan bod komt is de reële mogelijkheid voor Dexia om via massale aankopen van Zwitserse franken de aan de gemeenten aangerekende intresten kunstmatig te beïnvloeden; het variabele gedeelte van de intresten was immers gekoppeld aan de breuk van Zwitserse frank over Euro. Toch werden de leningen aan de gemeenten verkocht als 'taux fixe'.
Hostesses Air France willen geen hoofddoek dragen bij landing in Teheran (IRAN). De directie dreigt met sancties.
Edited: 201604022217
Ook de zaak van de hoofddoeken beroert Frankrijk voor de zoveelste keer. Feministe en filosofe Elisabeth Badinter (°1944): 'In tien jaar tijd zijn steeds meer meisjes in bepaalde wijken (in Frankrijk) een hoofddoek gaan dragen. Omdat ze een goddelijke openbaring kregen? Nee, omdat ze meer onder druk staan vanuit streng islamitische hoek.'
De stelling van Badinter is intellectualistisch. Voor zover wij weten komt de druk vooral van jonge mannen die vrouwen zonder hoofddoek op straat lastig vallen en uitschelden.

zie ook de notitite overdress code in islamitische staten
The Local (daily)
'We can't be like Sweden': Norway's integration minister
Edited: 201603310752
Norway's integration minister has called for tighter immigration policies – to avoid the country becoming like Sweden.
Sylvi Listhaug used Sweden as the cautionary tale when speaking about recent terror attacks in Europe, as well as a package of asylum reforms due before the Norwegian parliament shortly.

“Many of those who have carried out terror attacks in Europe are born and raised in France and Belgium. It shows how important it is to succeed with integration and that is again connected to how many come to Norway. Therefore a tight immigration policy is important,” she said.

In the aftermath of the terror attacks in Brussels, there has been a debate in Norway on so-called parallel societies and neighbourhoods where the police don't dare to patrol. Listhaug acknowledged that the problem exists.

“We have foreign fighters who have left Norway and [we have] radical environments. We should not stick our heads in the sand and say that everything is good here. But fortunately we are a long way from the conditions we see in some other countries, for example Sweden,” she told NTB.

It was revealed earlier this month that a man with suspected links to radical group Isis, who was shot dead in a Brussels raid just days before the terror attack, had previously lived in Sweden.

Sweden has attempted to crack down on foreign fighters, with the security service saying that up to 300 Swedes are believed to have travelled to Syria or Iraq to fight in the past three years. Around 40 are thought to have died in battle and around 125 are understood to remain in the Middle East.

New anti-terror legislation is set to come into effect on Friday, with Sweden criminalizing trips abroad, or the financing of such travels, to participate in acts of terrorism.

From April 15th the country is also tightening restrictions on passports, with people only being able to apply for three passports in a five-year period, to prevent the use of forged identity documents.

But Sweden has struggled to cope with the record 163,000 asylum claims it received last year, and is seeing increasing divides between different ethnic communities in troubled suburbs in the big cities.

Listhaug said that a major reason that Norway doesn't have the same ghetto problems as its Nordic neighbour is that asylum seekers in Norway cannot decide for themselves where they should live. (territorium)

She said that the terror attack in Brussels has created fears and worries that an attack could also hit Scandinavia. But she also stressed that Islamists were not responsible for the terror that struck the nation in 2011, when far-right sympathizer Anders Behring Breivik shot dead several dozens of teenagers on Utoya island.
Islamization and Demographic Denialism in France
Edited: 201603141661
by Michel Gurfinkiel
PJ Media
March 14, 2016

Excerpt of an article originally published under the title "Latest Survey Finds 25% of French Teenagers Are Muslims."

One of the most striking cases of reality denial in contemporary France is demography: issues like birthrate, life expectancy, immigration, and emigration. On the face of it, you can hardly ignore such things, since they constantly reshape your environment and your way of life. Even without resorting to statistics, you are bound to perceive, out of day-to-day experience, what the current balance is between younger and older people, how many kids are to be found at an average home, and the ethnicity or religion of your neighbors, or the people you relate to at work or in business.

The French elites, both on the right and left, managed for five decades at least to dismiss the drastic demographic changes that had been taking place in their country, including the rise of Islam, since they clashed with too many political concepts – or fantasies – they had been brainwashed into accepting: the superiority of the "French social model;" the unique assimilative capacity of French society; equality for equality's sake; the primacy of individual values over family values; secularism; francophonie, or the assumption that all French-speaking nations in the world were a mere extension of France, and that all nations that defined themselves as "Francophone" did speak French or were subdued by French culture; and finally la politique arabe et islamique de la France, a supposed political and strategic affinity with the Arab and Muslim world.

Until 2004, compilation of ethnic, racial, and religious statistics was prohibited under French law.

One way for the elites to deny demographics was to reject ethnic-related investigation on legal or ethical grounds. Until 2004, ethnic, racial, and religious statistics were not allowed under French law – ostensibly to prevent a return of Vichy State-style racial persecutions. Even as the law was somehow relaxed, first in 2004 and again in 2007, many statisticians or demographers insisted on retaining a de facto ban on such investigations.

The issue turned into a nasty civil war among demographers, and especially within INED (the French National Institute for Demographic Studies) between a "classic" wing led by older demographers like Henri Léridon and Gérard Calot and then by the younger Michèle Tribalat, and a liberal or radical wing led by Hervé Le Bras.



Michèle Tribalat
In a recent interview with the French weekly Le Point, Tribalat dryly observed that the "well-connected" Le Bras described her as "the National Front Darling," an assertion that "destroyed her professional reputation." The son of a prestigious Catholic historian, Le Bras is indeed a very powerful man in his own right, who managed throughout his own career to accumulate tenures, honors, and positions of influence both in France and abroad.

The irony about his accusation against Tribalat is that, while intent to discuss the issue of immigration, she is an extremely cautious and conservative expert when it comes to actual figures. She has always tended to play down, in particular, the size of the French Muslim community.

In 1997, I observed in an essay for Middle East Quarterly that figures about French Islam were simply chaotic: there was too much discrepancy between sources:

The Ministry of Interior and Ined routinely speak of a Muslim population in France of 3 million. Sheikh Abbas, head of the Great Mosque in Paris, in 1987 spoke of twice as many – 6 million. Journalists usually adopt an estimate somewhere in the middle: for example, Philippe Bernard of Le Monde uses the figure of 3 to 4 million. The Catholic Church, a reliable source of information on religious trends in France, also estimates 4 million. Arabies, a French-Arab journal published in Paris, provides the following breakdown: 3.1 million Muslims of North African origin, 400,000 from the Middle East, 300,000 from Africa, 50,000 Asians, 50,000 converts of ethnic French origin, and 300,000 illegal immigrants from unknown countries. This brings the total to 4.2 million. One can state with reasonable certainty that the Muslim population of France numbers over 3 million (about 5 percent of the total French population) and quite probably over 4 million (6.6 percent).
Nineteen years later, accuracy has hardly improved in this respect. All sources agree that France as a whole underwent a moderate demographic growth: from 57 to 67 million, a 15% increase. (Throughout the same period of time, the U.S. enjoyed a 22% population increase, and China, under a government-enforced one-child policy, a 27% increase.) All sources agree also that there was a much sharper increase in French Muslim demographics – and that, accordingly, the moderate national growth may in fact just reflect the Muslim growth.

For all that, however, there are still no coherent figures about the Muslim community. According to CSA, a pollster that specializes in religious surveys, 6% of the citizens and residents of France identified with Islam in 2012: about 4 million people out of 65 million. IFOP, a leading national pollster, settled for 7% in 2011: 4.5 million. Pew concluded in 2010 a figure of 7.5%: 4.8 million. The CIA World Factbook mentioned 7% to 9% in 2015: from 4.6 to almost 6 million out of 66 million. INED claimed as early as 2009 an 8% figure: 5.1 million. Later, INED and French government sources gave 9% in 2014: 5.8 million.

Over two decades, the French Muslim population is thus supposed to have increased by 25% according to the lowest estimations, by 50% according to median estimations, or even by 100% if one compares the INED and government figures of 1997 to those of 2014, from 3 million to almost 6 million.

This is respectively almost two times, three times, or six times the French average population growth.

An impressive leap forward, whatever the estimation. But even more impressive is, just as was the case in 1997, the discrepancy between the estimates. Clearly, one set of estimates, at least, must be entirely erroneous. And it stands to reason that the lowest estimates are the least reliable.

First, we have a long-term pattern according to which, even within the lowest estimates, the Muslim population increase is accelerating. One explanation is that the previous low estimates were inaccurate.

Second, low estimates tend to focus on the global French population on one hand and on the global French Muslim population on the other hand, and to bypass a generational factor. The younger the population cohorts, the higher the proportion of Muslims. This is reflected in colloquial French by the widespread metonymical substitution of the word "jeune" (youth) for "jeune issu de l'immigration" (immigrant youth), or "jeune issu de la diversité" (non-European or non-Caucasian youth).

According to the first ethnic-related surveys released in early 2010, fully a fifth of French citizens or residents under twenty-four were Muslims.

Proportions were even higher in some places: 50% of the youth were estimated to be Muslim in the département (county) of Seine-Saint-Denis in the northern suburbs of Paris, or in the Lille conurbation in Northern France. A more recent survey validates these numbers.

Once proven wrong, deniers do not make amends. They move straight from fantasy to surrender.

An investigation of the French youths' religious beliefs was conducted last spring by Ipsos. It surveyed nine thousand high school pupils in their teens on behalf of the French National Center for Scientific Research (CNRS) and Sciences Po Grenoble.

The data was released on February 4, 2016, by L'Obs, France's leading liberal newsmagazine. Here are its findings:

38.8% of French youths do not identify with a religion.
33.2% describe themselves as Christian.
25.5% call themselves Muslim.
1.6% identify as Jewish.
Only 40% of the young non-Muslim believers (and 22% of the Catholics) describe religion as "something important or very important."
But 83% of young Muslims agree with that statement.
Such figures should deal the death blow to demographic deniers. Except that once proven wrong, deniers do not make amends. Rather, they contend that since there is after all a demographic, ethnic, and religious revolution, it should be welcomed as a good and positive thing. Straight from fantasy to surrender.

Michel Gurfinkiel, a Shillman-Ginsburg Fellow at the Middle East Forum, is the founder and president of the Jean-Jacques Rousseau Institute, a conservative think tank in France.
Libération
De hypocrisie: Frankrijk verleent 'légion d'honneur' aan kroonprins Saoedi-Arabië ... in alle discretie
Edited: 201603081148
"En Arabie Saoudite, tout se passe en coulisse, sauf quand un dirigeant se voit honoré à l’étranger, ce qui mobilise immédiatement la presse saoudienne. En France, tout se passe en principe sur la place publique, sauf lorsque le pouvoir s’emploie à voiler ce dont il est peu fier. C’est ce qui s’est passé avec la remise, dans la plus grande discrétion, vendredi par François Hollande, de la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Nayef, ce dont se sont immédiatement félicité les médias saoudiens."
... légion d'horreur ...

Benieuwd hoe Iran op dit nieuws reageert.

Hieronder de dynastie (gedeeltelijk):



Saoedische monarchie en erfopvolging 1932 tot heden
RT News
Iran exporteert olie naar Europa na opheffing sancties
Edited: 201602141439
“In the coming 24 hours, 4 million barrels of crude oil will be loaded onto 3 tankers destined for Europe,” Rokneddin Javadi, managing director of the National Iranian Oil Company, was quoted as saying by the Shana news agency.

“Of those 4 million barrels of crude, 2 million barrels are assigned to France’s Total, and 2 million barrels have been bought by two companies in Russia and Spain,” he added.

Iran has signed a deal with French oil giant Total for daily export of 160,000 to 180,000 barrels of oil per day, according to the IRNA.
McCarthy Niall - Statista
Global Laws Against Homosexuality Visualised
Edited: 201602040220
Even in 2016 there are still around a dozen countries in the world which punish homosexual acts with death. Making up the group that deem homosexuality to be a capital offence are countries such as Pakistan, Saudi Arabia and Nigeria. On the flip side, there has been a wave of same-sex marriage legalisation in recent times with the Netherlands (2001) and Belgium (2003) leading the way to some of the most recent changes in France (2013), Great Britain (2014) and the United States (nationwide 2015). Last year, Ireland became the first country to legalize same-sex marriage through popular vote.
Infographic: Global Laws Against Homosexuality Visualised | Statista
AFP
Macron à Moscou : la France a pour a pour objectif la levée des sanctions contre la Russie l'été prochain
Edited: 201601251203
Dit zou dan het gevolg zijn van de zgn. Minsk-akkoorden over Oekraïne, de aanleiding om de wederzijdse economische embargo's neer te zetten.
De aanvaring tussen Rusland enerzijds en USA/Europa anderzijds kwam er na het onbesuisd optreden van bepaalde Europese politici, w.o. Guy Verhofstadt. De voorzichtige diplomatie kreeg geen kans.
Dat Frankrijk het voortouw zou nemen bij een regularisatie van de betrekkingen was voorspelbaar. De banden tussen Rusland en Frankrijk zijn immers historisch goed te noemen. Ook Duitsland wenst een verbetering van de relaties.
Of Turkije de afkoeling goed zal verteren, blijft een open vraag.

Piketty Thomas dans Libération
«Les réformes promises mais non tenues tuent l’idée même de démocratie»
Edited: 201601251001
Critique face au bilan du gouvernement, l’économiste déploie ses idées pour plus de justice sociale, et veut réorienter les politiques tant françaises qu’européennes.

Oui, il est possible de combattre les inégalités, en France et en Europe, ici et maintenant. Contrairement à ce que prétendent les conservateurs, il existe toujours des alternatives, entre la gauche et la droite, bien sûr, mais aussi entre plusieurs politiques de gauche, toutes respectables a priori, mais entre lesquelles il va falloir choisir. Pour redéfinir une alternative de gauche face à la droitisation ambiante, il faut commencer par débattre, au grand jour, de façon exigeante et rigoureuse : c’est la seule façon d’éviter que les décisions soient ensuite confisquées par d’autres.

Pour combattre les inégalités, il faut marcher sur deux jambes : il faut tout à la fois imposer une réorientation de la politique européenne, permettant de sortir de l’austérité et du dumping fiscal et social, et mettre en place en France les réformes progressistes qui s’imposent, dès maintenant, sans se servir de l’inaction européenne comme d’une mauvaise excuse.

La question européenne d’abord. On peut imaginer trois grandes séries de positions, avec toutes sortes de nuances : la recherche de meilleures politiques, dans le cadre des institutions actuelles ; la refondation démocratique et sociale de ces institutions ; la porte de sortie. Première position : certains pensent qu’il est possible, dans le cadre des institutions européennes actuelles, de relancer la croissance et l’emploi et d’améliorer graduellement la situation économique et sociale. C’est la thèse du gouvernement en place depuis 2012 et les résultats n’ont guère été probants. On peut toutefois plaider qu’il est possible de mieux faire à l’avenir et que réformer les traités ne sera pas simple. La seconde position, que je défends, est qu’il est possible et nécessaire, si l’on souhaite mener des politiques de progrès social en Europe, de renégocier le traité budgétaire de 2012. Il faut notamment y ajouter de la démocratie et de la justice. Le choix du niveau de déficit et de la politique de relance doit se faire suivant la règle de la majorité, dans un Parlement de la zone euro représentant tous les citoyens de façon égale et non pas en appliquant des critères budgétaires aveugles. Et il faut sortir de la règle de l’unanimité pour mettre en place un impôt commun sur les grandes sociétés et un minimum de justice fiscale. Si la France, avec l’Italie et l’Espagne (qui ensemble représentent 50 % du PIB et de la population de la zone euro), propose un projet précis, alors l’Allemagne (à peine plus de 25 %) devra accepter un compromis. Et si elle le refuse, alors la position eurosceptique sera irrémédiablement renforcée.

La troisième position, c’est précisément la porte de sortie : on constate l’échec de la zone euro et on envisage un scénario permettant de retrouver de la souveraineté monétaire et budgétaire. Cette position me semble prématurée : je pense qu’il faut d’abord donner une vraie chance à une refondation démocratique et sociale de la zone euro et de l’idée européenne. Mais je comprends l’exaspération. Ce débat ne doit pas être tabou à gauche : certains pays restés à l’extérieur de la zone euro, comme la Suède et le Danemark, mènent des politiques de progrès social au moins aussi performantes que les nôtres. Ils connaissent également les mêmes crises xénophobiques : ils ne font ni mieux ni moins bien, en quelque sorte. Aucun débat ne doit être interdit.

Les réformes progressistes en France, ensuite. Il en existe de nombreuses qui peuvent être menées immédiatement, quelle que soit l’issue des négociations européennes. Comme beaucoup de citoyens, je persiste à penser qu’il est possible de mettre en place un grand impôt progressif sur tous les revenus, prélevé à la source pour plus d’efficacité et de réactivité, individualisé pour favoriser l’égalité hommes-femmes et l’autonomie. Ce nouvel impôt pourrait également permettre de refonder le modèle de financement de notre protection sociale, qui repose trop lourdement sur les cotisations et la masse salariale du secteur privé. Il pourrait être complété par un grand impôt progressif sur le patrimoine, issu du rapprochement de la taxe foncière et de l’impôt sur la fortune, afin d’alléger la charge de ceux qui tentent d’accéder à la propriété et non plus de ceux qui possèdent déjà beaucoup. Mais, là encore, il existe plusieurs positions possibles, dont il va falloir débattre. Certains préféreront maintenir le quotient conjugal, d’autres souhaiteront conserver les cotisations actuelles, ou bien la proportionnalité de la CSG afin d’éviter qu’elle ne devienne elle aussi truffée de niches fiscales de toutes natures. On peut enfin penser qu’aucune réforme fiscale ambitieuse n’est possible et que prétendre le contraire est mentir.

Toutes ces positions sont respectables a priori, à condition toutefois de le dire précisément et clairement avant les élections. Et non de découvrir, après que les électeurs se sont exprimés, que les réformes promises sont impossibles à mettre en œuvre et qu’il faut se résoudre à augmenter la TVA, sans jamais l’avoir évoqué auparavant dans le débat public. Ces mensonges tuent l’idée même de démocratie. Au-delà de la fiscalité, il en va de même dans de multiples autres domaines, qui ne peuvent être qu’effleurés ici : formation, retraites, santé, démocratie sociale. Le système français d’enseignement supérieur est l’un des plus inégaux du monde : il est temps d’investir massivement dans les universités et de les réformer profondément, en conciliant égalité et liberté. Sur les retraites, il est possible d’unifier les régimes privés et publics pour mieux garantir les droits des nouvelles générations et adapter le système à la complexité de leurs trajectoires professionnelles. Les salariés doivent être par ailleurs mieux impliqués dans les stratégies des entreprises et leurs conseils d’administration : c’est la voie choisie en Suède et en Allemagne, cela marche bien mieux qu’ici et cela pourrait encore être amélioré. Sur toutes ces questions, il faut du débat, de la clarté, de la démocratie. C’est la condition pour recréer de l’espoir et sortir de l’ornière.


Kapitaal in de 21ste eeuw

Le Capital au XXIe siècle
Le Gorafi
L’usine qui produisait les étiquettes « fabriqué en France » délocalisée à l’étranger
Edited: 201601151156
EDELMAN Asher
China? Oil Prices? Saudi Arabia? Iran? Why Volatility? The Grand Surprise. Trump hero of the uneducated masses.
Edited: 201601120910
We were saving these ideas for the last chapter of the book. Sadly, things are going so fast; the convergence of factors, other than the obvious, pushing us towards the vortex of a storm touching on the ideas behind our next to last chapter, the last chapter being a description of the ills brought on by the coming worldwide economic cataclysm


America

On September 28th, 2015, we wrote of the driving factor behind increased market volatility, “excessive debt, prime and subprime with no liquidity, a reminder of 2007-2008.” It is clear that new, small, and medium sized businesses can not finance or refinance in such an environment. A recovery propelled by business growth is impossible in the current debt environment. In 2006 63.4% of the U.S. population over 16 years of age was employed. Entering 2016, 59.5% of the population is employed. In constant dollars from 2006 to the present average hourly wages have remained at approximately $20.50 while real (inflation adjusted) mean household income of the middle quadrille has hovered at about $54,000 per annum. Poverty statistics as a ratio of the population from 2006 to 2016 have increased from about 16.8% to more than 19.5%. It is difficult to envision a consumer led exit from the U.S. economic malaise given these statistics. Finance is in the throws of a second “Big Short” for those of you who have seen the movie. Derivatives outstanding within American financial institutions have a face value of more than the world’s total financial assets. Don’t assume that these positions are being managed or regulated by folks smarter and more careful then those in control in 2007. They are not! The cracks are beginning to show and spread whilst the underlying banking assets, severely impaired previously, have yet to be marked to market. Financial institutions are not likely to lead the charge towards a growing economy. In fact, it is more likely we will see a repeat of “The Big Short” in the near future. Government – Helpless – After years of monetary manipulation which accomplished little or nothing the Fed continues to bumble along! There has been little fiscal stimulation and none on the horizon. Helpless!

It is unlikely America will lead the world out of the present morass. With Donald Trump heralded as a hero by the uneducated masses we have only ourselves to thank for the inept economic management of our country. Intelligent leadership seems a dream of the past.

CHINA

What can China do? Nothing. China is in free-fall. Communist dictatorships are not and were never known for forward thinking in economically trying times. China arrests its businessmen, politicians et all (perhaps warranted), closes and manipulates markets, destroys it’s currency, overextends its credit markets in the hope of masking it’s economic catastrophe. It will not lead the world out of recession

EMERGING NATIONS

Emerging nations? Totally dependent on selling natural recourses to China et al. No help there.

EUROPE

Europe? Perhaps the greatest catastrophe on the cusp of discovery. We know that Sovereign debt and bank finance are interdependent. We have seen evidence of that everywhere and evidence of the results when the interdependence breaks down such as in Cyprus and Greece. Neither Cyprus nor Greece is healed with Greece heading for another meaningful debacle. What goes unsaid, for now, is the tightrope the rest of Europe walks. The Southern nations – Italy, Spain and Portugal are on the line of no return with Portugal probably having crossed it. Northern Europe is not far behind with France closest on the heels of the four other significant impending failures. The seriousness of further European defaults to the world economy cannot be overemphasized. With one currency as one nation goes down the rest follow. Diverse currencies allow escapes not available to a large currency block such as the Euro. Compounding the problems of Europe are the long standing banking mores which obfuscate the depth of European banks’ illiquidity and careless lending policies, sometimes bordering on corruption. As regulations and, more so transparency, are enforced on the European banking community it will become apparent that all is not right in the States of Euroland. Prior to the “European Crisis” in, some say 2010 or 2011, practices in play in most banking institutions included reciprocity in lending (you wash my hand I wash yours, we protect each other’s back) - not possible after 2011, careless analysis and regulation as to quality of lending, lassitude as to tracking use of funds (lots of Euros wandered off to the pockets of favored parties), little or no tracking and follow up as to “friend’s loans”, no marks to market or, at least, delayed and inadequate marks against delinquent loans, the creation of vehicles to house gone bad loans which would reduce or eliminate the requirements for mark downs of the bank’s equity, outright conflict of interest and fraudulent transactions. The list is long and goes on but, suffice it to say, the European banking system is awash with mortal problems which are just beginning to surface and are unlikely to be concealed as effectively as in the U.S. – There are too many conflicting political interests within Euroland to preserve the silence of the pack ( the countries and banks themselves.) In the next to last chapter of the book which, I’m afraid, will come out subsequent to the impending crisis we will delineate in detail the methodology by which the many European banks function. It is a lively topic.

In conclusion, 2007-2008 is likely to be repeated in the foreseeable future. This time there are no engines of restoration on the horizon. The catalyst will not be the usual blah blah we read in the financial press. It will be the collapse of the financial structure of Europe, both Sovereign and private. World liquidity, which is strained today, will find its home at “zero”. The recovery will be long and painful.



Asher Edelman

January 12th, 2016
DS
Leopold III had affaire met française Jacqueline Grigoux - Leopold III koning van Congo?
Edited: 201601052139
Dat meldt historicus Olivier Defrance in zijn nieuwe boek, 'Lilian et le Roi. La biographie.' (ed. Racine)
Toen de buitenechtelijke relatie van Leopold aan het licht kwam, dreigde Lilian Baels met een scheiding. Dat kon Fabiola dan weer niet hebben en dat leidde tot een jarenlange breuk tussen de twee vrouwen.
Situering binnen de monarchie:
• Leopold I (°Coburg, 17901216 Laken, 18651210; 18310721-18651210) x 18160502 Prinses Charlotte Augusta van Wales (°Londen, 17970107 Claremont House (Esher, Surrey), 18171106) x 18320809 Louise Marie Thérèse Charlotte Isabelle d'Orléans (°Palermo, 18120403 Oostende, 18501011),
• Leopold II (18350409-19091217; 18651217-19091217),
• Albert I (18750408-19340217; 19091223-19340217),
• Leopold III (19011103-19830925; 19340223-19510716 - abdicatie) x 19261104 Astrid (°Stockholm, 19051117 Küssnacht, 19350829) x 19410911 Lilian Baels (°London, 19161128 Brussel/Bruxelles, 20020617) ,
• regent Karel (19031010-19830601; 19440920-19500720),
• Boudewijn (19300907-19930731; 19510717-19930731) x 19601215 Doña Fabiola Fernanda María-de-las-Victorias Antonia Adelaida de Mora y Aragón (19280611-20141205),
• Albert II (19340606-; 19930809-20130721 - abdicatie) x 19590702 Paola Margherita Giuseppina Maria Consiglia Ruffo di Calabria (Forte dei Marmi - Lucca, 19370911),
• Filip (19600415-; 20130721-) x 19991204 Mathilde Marie Christine Ghislaine gravin d'Udekem d'Acoz (°Ukkel, 19730120)

Het boek van Defrance is een aanvulling op dat van Evrard Raskin.

In een interview met L'Echo (20151214) kwam Defrance met de volgende verrassende verklaring: "Après la question royale, Lilian continue à jouer un rôle de conseillère. Dans ses lettres, le roi Baudouin sollicite constamment l’avis de Léopold et de Lilian. Baudouin se rend compte aussi qu’il leur est difficile de rester en retrait. C’est pourquoi il envisage, pour eux, une fonction au Congo. En 1957, il est question de créer une fondation, Pro Africa, qui passera même au 'Moniteur', avant de se heurter au veto des politiques. L’idée de Baudouin est de confier à Léopold et Lilian le rôle de souverains d’un Congo indépendant. Un peu comme la reine d’Angleterre dans les pays du Commonwealth."
Het valt nog te bezien welk bewijs voor die bewering wordt geleverd.
Alstom
Historique d'Alstom 1879-2015: de la SACM à Alstom
Edited: 201512312361
1879 : La Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM) ouvre une usine de construction de locomotives à Belfort.

1928 : La CFTH (Compagnie Française Thomson-Houston), filiale française de General Electric, et la SACM fusionnent une partie de leurs activités de génie électrique et de transport ferroviaire et créent une filiale commune, Als•Thom.

1932 : Alsthom fusionne avec Constructions Électriques de France (CEF), entreprise de construction d’équipements ferroviaires et de locomotives.

1969 : La Compagnie Générale d’Electricité (CGE) devient l’actionnaire majoritaire d’Alsthom. Après l’intégration de la CGEE, la plus grande entreprise électrique d’Europe, Alsthom emploie plus de 50 000 personnes et pèse pour un tiers dans les revenus de la CGE.

1976 : Alsthom fusionne avec les Chantiers de l’Atlantique et prend le nom d’Alsthom Atlantique.

1978 : L’usine de Belfort livre la première rame de présérie du TGV à la SNCF.

1979 : Alsthom se réorganise : la construction navale devient la troisième division, aux côtés de celles consacrées à la production d’électricité et au transport ferroviaire.

1981 : Le TGV entre Paris et Lyon est inauguré sur la ligne à grande vitesse construite à cet effet.

1982 : Nationalisation de la CGE, qui sera à nouveau privatisée en 1987.

1985 : Alsthom Atlantique change de nom et redevient Alsthom.

1988 : La CGE et le conglomérat britannique GEC annoncent la fusion d’Alsthom avec GEC Power Systems. Le nouveau groupe, détenu à égalité par les deux partenaires, est baptisé GEC Alsthom (79 000 collaborateurs).

1990 : Le TGV Atlantique atteint 515,3 km/h et bat le record du monde de vitesse sur rail.

1991 : La CGE devient Alcatel-Alsthom.

1998 : Alsthom devient Alstom et est introduite en bourse par Alcatel et GEC introduisent Alstom en bourse.

1999 : Alstom et ABB fusionnent leurs divisions Power dans une société commune, ABB Alstom Power, qui deviendra Alstom Power en 2000.

2003 : Le Groupe est en difficultés mais il est soutenu le gouvernement français qui entre au capital. Dans le cadre d’un plan de redressement de ses activités approuvé par les autorités de la concurrence de l’UE, Alstom est contraint de se défaire de 40 % de ses actifs.

Les Chantiers de l’Atlantique livrent à Cunard Carnival le Queen Mary 2, plus grand paquebot transatlantique jamais construit.

2004 : Alstom cède son activité Transmission et Distribution à Areva.

2006 : Alstom vend 75 % des parts de sa filiale Alstom Marine à Aker Yards (Norvège). Bouygues, groupe français de génie civil, rachète à l’État ses 21 % de parts dans le capital d’Alstom et portera ensuite sa participation à 31 %.

2007 : Alstom établit un nouveau record mondial de vitesse sur rail à 574,8 km/h.

2010 : Alstom et Schneider Electric acquièrent Areva T&D, la division Transmission et Distribution vendue par Alstom à Areva en 2004. Alstom rachète ensuite l’activité Transmission et crée un troisième secteur, Alstom Grid.

2011 : Alstom réorganise ses activités opérationnelles en quatre secteurs : Thermal Power, Renewable Power, Grid et Transport.

2014 : Le 19 décembre, l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires d'Alstom a approuvé le projet de cession des activités Energie d'Alstom à General Electric.

2015 : La transaction est finalisée et Alstom se recentre sur son secteur transport.
AFP - La Libre
Procès Hervé Falciani - HSBC - SwissLeaks
Edited: 201512120108
Procès HSBC-Suisse: Hervé Falciani condamné par défaut à 5 ans de prison
Publié le 27 novembre 2015 à 17h06


L'ex-informaticien de la banque HSBC-Suisse, Hervé Falciani, a été condamné pour espionnage économique par la justice suisse, qui ne le considère pas comme un lanceur d'alerte comme il l'affirme.

La décision du Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone (canton du Tessin), a été annoncée vendredi, trois semaines après la fin du procès d'Hervé Falciani, qui a eu lieu en son absence du 2 au 6 novembre.

Selon le tribunal, Hervé Falciani, qui a subtilisé des dizaines de milliers de documents bancaires à son ex-employeur, s'est rendu coupable d'espionnage économique et a été condamné à ce titre à cinq ans de prison.

Le responsable du scandale "Swissleaks" n'a assisté ni au procès ni à la lecture de la décision, car il a indiqué à plusieurs reprises ne faire aucune confiance à la justice suisse.

Hervé Falciani était poursuivi pour plusieurs motifs, dont l'espionnage économique. Il a en revanche été acquitté d'autres chefs d'accusation, comme celui de la violation du secret commercial.

Etant français et domicilié en France, Hervé Falciani ne peut être extradé.

Ce jugement n'est pas définitif, et un recours peut être intenté devant le Tribunal fédéral, la plus haute instance juridique suisse.

Dès l'annonce du verdict, la banque HSBC s'est "félicitée" de cette décision.

"HSBC a toujours soutenu qu'Hervé Falciani avait dérobé des informations confidentielles relatives aux clients de la banque d'une manière systématique dans le seul but de les revendre pour son propre enrichissement. Les témoignages reçus par le tribunal démontrent que les intentions de Hervé Falciani n'étaient pas celles d'un lanceur d?alertes", a indiqué la banque dans un communiqué.

- Des évadés fiscaux par milliers -

L'avocat de la banque a en outre affirmé à l'AFP que dans le résumé de sa décision, le "Tribunal pénal fédéral a estimé que Hervé Falciani avait agi par appât du gain", sans autre précision.

La sanction prononcée par le TPF est cependant inférieure à ce qu'avait demandé dans son réquisitoire le procureur Carlo Bulletti, qui avait prôné une peine de six ans de prison.

L'avocat commis d'office d'Hervé Falciani, Me Marc Henzelin, avait plaidé pour son client une peine compatible avec le sursis.

Les révélations d'Hervé Falciani ont permis de découvrir des milliers d'évadés fiscaux dans le monde qui avaient ouvert des comptes non déclarés auprès de la banque genevoise HSBC.

Parmi les riches contribuables accusés d'avoir fraudé le fisc de leur pays et à avoir été rattrapés par la justice grâce aux listes Falciani, figurent Arlette Ricci, 73 ans, héritière des parfums Nina Ricci, et le banquier Emilio Bottin, condamné à payer 299 millions d'euros au fisc espagnol.

Selon l'avocat de la banque HSBC, Hervé Falciani a commis le "plus grand pillage d'une banque jamais commis dans le monde". "L'ex-informaticien s'est approprié l'équivalent de 76 gigabits de données brutes, l'équivalent du contenu de 5.300 grands classeurs", avait déclaré l'avocat au moment du procès.

Le défenseur d'Hervé Falciani avait de son côté dénoncé les failles du système de sécurité de la banque, qui avaient permis à son client de récolter autant de données.

"Au niveau international, on est en train d'abandonner le secret bancaire. On juge un combat d'arrière-garde", avait encore asséné l'avocat.

La Suisse abandonnera définitivement le secret bancaire en 2017, promettant de livrer tous les ans aux autorités fiscales des clients étrangers des banques suisses toutes les informations sur leurs comptes.

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Le Monde
Burger King autorisé à avaler Quick en France
Edited: 201512110226
Dans son communiqué, l’Autorité de la concurrence rappelle :
« Burger King France anime sur le territoire français un réseau de 30 restaurants à l’enseigne Burger King dont dix sont détenus en propre et vingt sont exploités par des franchisés (…) Le groupe Quick anime un réseau de 405 établissements de restauration rapide en France dont la très grande majorité est exploitée en franchise. »


Omzetcijfers mondiaal (2013):
McDonald's: 93 mia $
Burger King: 2,3 mia $
Quick: 1,07 mia $
News - Libération - Figaro - l'Humanité
Front National wint regionale verkiezingen in eerste ronde in 6 regio's - La 'reconquista' de Marine Le Pen
Edited: 201512062336
Le Figaro en L'Humanité gebruiken hetzelfde woord op hun frontpagina: 'le choc'. Toch is de uitslag geen verrassing. De Fransen hebben niet gestemd maar geschreeuwd.
Marine Le Pen spreekt van 'reconquérir la France', een onverholen verwijzing naar de 'reconquista'.
Sarkozy wil niet weten van gezamenlijk opkomen met de socialisten tijdens de tweede ronde.


France 5 - Yves Calvi
Le double jeu de la Turquie - Emission du 20151202
Edited: 201512030003


Les experts autour de la table:
Dorothée Schmid, Chercheuse spécialiste de la Turquie à l'IFRI;
Frédéric Encel, Docteur en géopolitique;
Pierre Servent, Expert en stratégie militaire et spécialiste des questions de défense;
Jean-Dominique Giuliani, Président de la fondation Robert Schuman.
Présentation: Yves Calvi
Sommaire:
C’est un pacte inédit. Alors que la guerre des mots continue entre Moscou et Ankara, une semaine après que des chasseurs turcs ont abattu un bombardier Soukhoï russe à la frontière syrienne, les Européens ont scellé dimanche un plan d'action avec les Turcs pour freiner le flux de migrants vers l'Union européenne. Trois milliards d’euros vont être accordés à la Turquie pour l’aider à accueillir les 2,2 millions de réfugiés syriens qui sont sur son territoire. En échange de l’engagement d’Ankara à endiguer le flot des migrants, les 28 ont également accepté de faciliter l’obtention de visas pour les Turcs souhaitant séjourner en Europe tandis que le processus d'adhésion de la Turquie à l'UE, ouvert depuis 2005 mais au point mort depuis des années, va être "redynamisé". Est-ce que l’on peut parler d’ "une journée historique", comme l’a fait le Premier ministre turc ? Un nouveau chapitre s’ouvre-t-il dans les relations avec la Turquie ?

Principale porte de sortie des migrants, à commencer par les Syriens, la Turquie est devenue un allié incontournable d’une Europe divisée, inquiète des risques terroristes et déstabilisée par l’afflux des réfugiés. Mais rarement, la Turquie ne s’est montrée aussi ambiguë et aussi imprévisible. Que ce soit sur le dossier des réfugiés, la lutte contre l’Etat islamique ou sur le règlement du conflit syrien, comme l’a montré la semaine dernière la destruction de l’avion russe, qui complique toujours sérieusement la donne d’une coalition élargie contre Daech.

Le groupe Etat islamique contrôle désormais un territoire vaste comme la Grande-Bretagne et poursuit son ancrage hors de la zone irako-syrienne, notamment en Libye "le grand dossier des mois qui viennent", a averti hier le Premier ministre Manuel Valls. "Le terrorisme, cette idéologie totalitaire, mute en permanence", a assuré le chef du gouvernement laissant entendre que des combattants de l'organisation EI ont quitté l’Irak et la Syrie pour poursuivre le combat sur le sol libyen. Un pays où les djihadistes ont mis la main sur la ville de Syrte et profitent du chaos qui y règne pour étendre leur influence. Lundi, on a appris que deux Français qui voulaient rejoindre les camps libyens de Daech ont été arrêtés en Tunisie et remis aux autorités françaises, le 13 novembre 2015.

Remarques:
Giuliani: je suis contre l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne; il faut savoir que la Turquie touche 1 mia d'euros par an dans le cadre de la pré-adhésion; Erdogan est en train d'effacer le Kemalisme.
Servent: Poetin va vers le tsarisme, Erdogan rêve de l'empire ottomane; il faut attaquer ISIS/DAESH en Lybie (Syrte) même SANS mandat de la communauté internationale.
Les experts sont d'accord sur le fait qu'une contrebande de pétrole existe entre la Syrie et la Turquie.



France 5 est une chaîne de télévision généraliste française de service public
News / Lucas Tessens
Armageddon start in Parijs - ca. 130 doden - tientallen zwaargewonden in kritieke toestand
Edited: 201511140250
Terreuraanslagen van ISIS/DAESH houden Parijs in een wurggreep. Zeven daders blazen zichzelf op, één gedood door politie.
Opvallend en onverklaard is dat drie zelfmoordterroristen met bommengordels zich opblazen aan het Stade de France en - buiten zichzelf - slechts één slachtoffer maken. In de concertzaal 'Bataclan' worden 89 mensen vermoord.
President Hollande spreekt van 'une barbarie'. Hij kondigt de noodtoestand af, legt drie dagen nationale rouw op en sluit de grenzen. Het openbare leven in Parijs valt stil.

De aanslagen worden gezien als een vergelding voor de luchtaanvallen van de Franse luchtmacht op stellingen van Isis in Syrië. Het lijkt erop dat een verhoging van de druk op de militaire poot van Isis in Syrië de jihadistische terreurcellen in West-Europa activeert. Communicerende vaten, dus.

Ooggetuigen aarzelen wanneer zij spreken over de daders: 'Ce n'était pas un grand blond.' (France 2)

Geopolitiek. De absolute expert Marc Trévidic (van 12 juni 2006 tot eind augustus 2015 juge d'instruction au Tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme) zegt in de studio van France 2 dat de aanslagen ook diplomatieke gevolgen moeten hebben: 'nu omarmen we de staten die het terrorisme steunen en Frankrijk doet dat om de olieleveringen veilig te stellen'. Letterlijk: 'le wahabisme a diffusé cette idéologie sur la planète depuis le conflit de l'Afghanistan. (...) La politique américaine vous savez ce que c'est? On adore les fondamentalistes religieux s'ils sont libérales économiquement. C'est comme ça depuis des années. C'est leur crédo! C'est super les saoudiens, c'est super le Qatar, parce qu'ils commercent, ils sont libérales économiquement. C'est tout ce qui nous intéresse. Donc ils aiment les fondamentalistes religieux. On est dans un paradoxe total.' Commentaar: Dat is een duidelijke verwijzing naar het wezen van het (neo)kolonialisme: het plunderen van bodemrijkdommen door de grote oliemaatschappijen (The Seven Sisters), het installeren en koesteren van een corrupte bovenklasse (clans met hiërarchische familiale banden) in artificiële natiestaten, geen ontwikkeling van de bevolking in de gekoloniseerde staten; dat vormt de ideale voedingsbodem voor radicaal salafisme. Trévidic doet een merkwaardige verspreking: enerzijds vernoemt hij 'la politique américaine', anderzijds zegt hij 'nous'. Net daarin ligt de verklaring: de Amerikaanse politiek van de bovenklasse verschilt niet wezenlijk van die van de Europese of de Russische of de Aziatische bovenklasse. De essentie van het (neo)kolonialisme is de misdadige collusie van particuliere belangen. Het kolonialisme is geen fenomeen tussen staten maar een feitelijk verbond van particuliere groepen die zich van een staatsstructuur bedienen en die misbruiken.
Sociale psychologie. Het ontbreken van de mogelijkheid tot sublimering van driften (onderwijs, wetenschap, kunst, muziek, werk, ...) laat ruim de plaats voor de verheerlijking van oerdriften: seks en geweld. Het vertrek naar oorlogsgebied (Syrië) kadert in die logica.
Vrijdag 13 november 2015 is een trieste datum in de Franse geschiedenis. [Of de uitgekozen datum ook een symbolische betekenis heeft is niet duidelijk: op vrijdag de dertiende oktober 1307 werden in Frankrijk alle Tempeliers op bevel van Philips de Schone gearresteerd, op grond van valse beschuldigingen; dat was de start van de uiteindelijke vernietiging van de Orde van de Arme Ridders van Christus en de Tempel van Salomo, beter bekend als de Tempeliers. (wiki)]
Westerse staatshoofden zenden de klassieke solidariteitsbetuigingen.
Het is tijd om stil te staan bij de woorden van Malraux: 'Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.'

laatst aangepast op 20151116, 15:10
wiki
Historique du Groupe Rossel - Le Soir
Edited: 201511111111
Historique
1887 : Pierre-Émile Rossel, avec trois amis, crée à Bruxelles un journal gratuit appelé "Le Soir".
1920 : « Rossel & fils » devient « Rossel & Cie ».
1921 : « L'Agence Rossel » (régie publicitaire) s'installe rue Royale à Bruxelles.
1957 : le siège social est installé 120 rue Royale à Bruxelles.
1966 : Rossel devient un groupe avec l'acquisition des titres de presse de «La Meuse» («La Meuse», «La Lanterne», «La Flandre libérale» et «Le Matin»).
1968 : acquisition des titres de presse de «La Gazette de Charleroi» («La Nouvelle Gazette» et «La Province»).
1970 : le groupe Rossel acquiert la marque «Vlan».
1983 : Robert Hersant entre au conseil d'administration du groupe.
1987 : Robert Hurbain succède à la présidence du groupe Rossel.
1987 : Socpresse (Robert Hersant, France) acquiert 40% du capital du groupe.
1987 : participation dans RTL Belgium (alors TVI SA) au travers d'Audiopresse.
1999 : constitution de la société Sud Presse SA (regroupant les titres La Meuse, La Capitale, La Nouvelle Gazette de Charleroi, et La Province).
2000 : Rossel met un premier pied dans « La Voix du Nord ».
2001 : Patrick Hurbain succède à Robert Urbain.
2003 : en Belgique, lancement du quotidien gratuit Metro en collaboration avec Concentra Media.
2004 : rachat avec De Persgroep de «l’Echo».
2004 : Sud Presse rachète Nord Eclair sur la Belgique.
2005 : prise de contrôle du groupe de presse «La Voix du Nord».
2005 : rachat avec De Persgroep de «De Tijd».
2005 : rachat des 40% du groupe détenus par la Souplesse.
2006 : Sudpresse lance l'hebdomadaire gratuit «7Dimanche ».
2006 : le groupe investit dans l’Internet en rachetant les sites de services www.netevents.be,www.ticketnet.be et www.cinenews.be.
2007 : Rossel déménage au 100 rue Royale à Bruxelles.
2007 : le groupe Vlan lance Fulai à Shanghai.
2007 : rachat du 1er site de rencontre en ligne belge www.rendez-vous.be et lancement d'un site consacré à l’automobile www.carchannel.be.
2008 : Rossel lance sa régie web interne.
2010 : le groupe Rossel acquiert Belgium-iPhone.
2011 : S²media rejoint le groupe Rossel.
2013 : acquisition des journaux français «l’Union», «l’Ardennais», «Est Eclair», «Libération Champagne», «l'Aisne Nouvelle» et de la radio «Champagne FM» auprès du groupe Hersant Media (GHM)4.
2014 : rachat de dix titres de presse à Lagardère Active, France, au sein du consortium 4B Media par Groupe Rossel et Reworld Media 5,6 : Psychologies magazine et Première reviennent à Rossel.
2015 : rachat de 50% de 20 Minutes, quotidien gratuit national français.
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The Forgotten European Slaves of Barbary North Africa and Ottoman Turkey
Edited: 201511081161



Gepubliceerd op 8 nov. 2015
Ohio State University history Professor Robert Davis describes the White Slave Trade as minimized by most modern historians in his book Christian Slaves, Muslim Masters: White Slavery in the Mediterranean, the Barbary Coast and Italy, 1500–1800 (Palgrave Macmillan). Davis estimates that 1 million to 1.25 million white Christian Europeans were enslaved in North Africa, from the beginning of the 16th century to the middle of the 18th, by slave traders from Tunis, Algiers, and Tripoli alone (these numbers do not include the European people which were enslaved by Morocco and by other raiders and traders of the Mediterranean Sea coast), 16th- and 17th-century customs statistics suggest that Istanbul's additional slave import from the Black Sea may have totaled around 2.5 million from 1450 to 1700. The markets declined after the loss of the Barbary Wars and finally ended in the 1830s, when the region was conquered by France.
Hundreds of thousands of Europeans were captured by Barbary pirates and sold as slaves in North Africa and the Ottoman Empire between the 16th and 19th centuries. These slave raids were conducted largely by Arabs and Berbers rather than Ottoman Turks. However, during the height of the Barbary slave trade in the 16th and 17th centuries, the Barbary states were subject to Ottoman jurisdiction and ruled by Ottoman pashas. Furthermore, many slaves captured by the Barbary corsairs were sold eastward into Ottoman territories before, during, and after Barbary's period of Ottoman rule.

The Barbary Muslim pirates kidnapped Europeans from ships in North Africa’s coastal waters (Barbary Coast). They also attacked and pillaged the Atlantic coastal fishing villages and town in Europe, enslaving the inhabitants. Villages and towns on the coast of Italy, Spain, Portugal and France were the hardest hit. Muslim slave-raiders also seized people as far afield as Britain, Ireland and Iceland.

In 1544, the island of Ischia off Naples was ransacked, taking 4,000 inhabitants prisoners, while some 9,000 inhabitants of Lipari Island off the north coast of Sicily were enslaved.870 Turgut Reis, a Turkish pirate chief, ransacked the coastal settlements of Granada (Spain) in 1663 and carried away 4,000 people as slaves. In 1625, Barbary pirates captured the Lund Island in the Bristol Channel and planted the standard of Islam. From this base, they went ransacking and pillaging surrounding villages and towns, causing a stunning spectacle of mayhem, slaughter and plunder. According to Milton, ‘Day after day, they struck at unarmed fishing communities, seizing the inhabitants, and burning their homes. By the end of the dreadful summer of 1625, the mayor of Plymouth reckoned that 1,000 skiffs had been destroyed and similar number of villagers carried off into slavery.’871 Between 1609 and 1616, the Barbary pirates ‘captured a staggering 466 English trading ships.’

In 1627, Pirates went on a pillaging and enslaving campaign to Iceland. After dropping anchor at Reykjavik, his forces ransacked the town and returned with 400 men, women and children and sold them in Algiers. In 1631, he made a voyage with a brigand of 200 pirates to the coast of Southern Ireland and ransacked and pillaged the village of Baltimore, carrying away 237 men, women and children to Algiers.

The barbaric slave-raiding activities of the Muslim pirates had a telling effect on Europe. France, England, and Spain lost thousands of ships, devastating to their sea-borne trade. Long stretches of the coast in Spain and Italy were almost completely abandoned by their inhabitants until the nineteenth century. The finishing industry was virtually devastated.

Paul Baepler’s White Slaves, African Masters: An Anthology of American Barbary Captivity Narratives lists a collection of essays by nine American captives held in North Africa. According to his book, there were more than 20,000 white Christian slaves by 1620 in Algiers alone; their number swelled to more than 30,000 men and 2,000 women by the 1630s. There were a minimum of 25,000 white slaves at any time in Sultan Moulay Ismail’s palace, records Ahmed ez-Zayyani; Algiers maintained a population of 25,000 white slaves between 1550 and 1730, and their numbers could double at certain times. During the same period, Tunis and Tripoli each maintained a white slave population of about 7,500. The Barbary pirates enslaved some 5,000 Europeans annually over a period of nearly three centuries.
VERMEREN Pierre
Le choc des décolonisations - de la guerre d'Algérie aux printemps arabes
Edited: 201511041534
Le temps semble loin où la France était un empire. Les territoires autrefois colonisés ont été rendus à eux-mêmes et sont désormais maîtres de leur histoire. C’est contre cette vision simpliste et historiquement fausse que s’insurge Pierre Vermeren : les révolutions arabes de 2011 et 2012 sont la conséquence directe, le dernier chapitre de l’histoire de la décolonisation.

De guerre lasse, dans un mélange de bonne conscience et de culpabilité, l’État et les élites de France ont laissé leurs successeurs à la tête du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et des pays d’Afrique agir en toute impunité. Le silence et l’aveuglement de la France, mais aussi de l’Europe tout entière, ont permis dans ces anciennes colonies l’accaparement des richesses, la confiscation des libertés et la soumission des peuples.

Pierre Vermeren apporte aux événements les plus récents, qu’il s’agisse des explosions de colère au Maghreb comme de la lutte contre le djihadisme, l’éclairage irremplaçable de l’histoire.

Pierre Vermeren est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-I-Panthéon- Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation.
Boualem Sansal
Auteur de '2084' dans un interview avec Marianne: 'Le temps des Arabes est en toute vraisemblance historiquement fini. Depuis les indépendances, ils n'ont même pas su vivre sur la rente royale (pétrole, soleil, tourisme...) que la nature et l'histoire leur ont offerte en abondance.'
Edited: 201511041311

Marianne : Pensez-vous que les totalitarismes de demain seront de nature théocratique, à la différence de ceux du XXe siècle, le nazisme et le stalinisme, qui furent d'abord antireligieux ?
Boualem Sansal : De quoi demain sera-t-il fait ? Mon idée est faite : à moins d'une révolution puissante des idées et des techniques qui viendrait changer positivement le cours calamiteux des choses, nous nous dirigeons, hélas, très probablement vers des systèmes totalitaires religieux. L'islam radical est déjà pleinement engagé dans la réalisation de cette transformation. Il a redonné vie et force à l'islam, assoupi depuis des siècles, six au moins, et un formidable désir de puissance, de conquête et de revanche aux musulmans épuisés par ces longs siècles d'appauvrissement culturel, économique et politique, aggravé à partir du XIXe siècle par le rouleau compresseur de la colonisation puis par des décennies de dictature postindépendance stérilisante. Sa jeunesse, la détermination de ses stratèges, la foi inaltérable de ses fidèles, la fougue et le goût du sacrifice de ses militants, feront la différence face aux tenants de l'ordre actuel, à leur tour atteints d'atonie, voire de déclin. Installé, rodé et perfectionné, le système ressemblerait assez à celui que je décris dans 2084. Il est possible que les intégristes des autres confessions se fondent dans le mouvement islamiste pour former avec lui le nouveau peuple élu, car aucune des religions du Livre ne peut accepter de se voir péricliter et disparaître, toutes ont besoin d'un pouvoir fort capable de maintenir Dieu sur son trône divin et de protéger son clergé.

Il n'y a plus de totalitarisme politique à l'horizon, seulement des totalitarismes théocratiques. C'est la nouveauté - effrayante - de ce début de XXIe siècle. Croyez-vous à une dérive d'une défaite planétaire de la politique, de l'espoir politique, des Lumières, d'une dépolitisation généralisée ?
B.S. : Je pense qu'on peut parler d'une défaite globale, en tout cas d'un épuisement profond de la pensée et des systèmes politiques issus des Lumières qui ont structuré et animé le monde ces derniers siècles. Les peuples n'en peuvent tant ni plus longtemps de ce marasme qui les réduit à rien et tue en eux et autour d'eux l'espoir d'une vie meilleure, ils sont demandeurs d'un nouvel ordre, fort, exigeant, conquérant, qui remette de la foi et de l'enthousiasme dans la vie et dans le combat quotidien. Le XXIe siècle ne saurait être la continuité du XXe siècle, ou d'un XXe siècle amélioré, il sera en rupture radicale avec l'ancien qui ne produit plus rien, sinon du factice, du jetable, de l'avatar.

L'Abistan - l'utopie théocratique totalitaire que votre livre imagine - renvoie votre lecteur à l'Etat islamique, Daech. Avez-vous pensé à cette parenté en écrivant votre livre ?
B.S. : En partie seulement. Pendant la décennie sanglante que mon pays, l'Algérie, a connue avec les islamistes, et notamment les Groupes islamiques armés, les GIA de triste mémoire, je me suis assez rapidement convaincu que cette branche de l'évolution de l'islam n'avait pas d'avenir, et de fait les GIA n'ont pas vécu plus de quelques années, c'est une branche morte comme a pu l'être la branche de l'homme de Neandertal. La violence seule même magnifiée ne suffit pas, il faut bien d'autres choses pour construire ce califat planétaire dont Daech rêve comme un chien rêve d'un os. Il faut de l'intelligence et du savoir pour dessiner des perspectives longues et cette branche en est dépourvue. Je pensais plutôt à l'Iran, à la Turquie, des pays puissants, organisés, qui ont une histoire depuis longtemps et de manière continue entièrement déterminée par l'islam (sauf l'intermède d'Atatürk pour la Turquie), capables de développer des stratégies de long terme et de se doter des moyens, dont les armes, pour réaliser leurs objectifs. Je vois l'objection qu'on peut faire, mais je suis persuadé qu'ils sauront le moment venu dépasser la vieille rivalité sunnites-chiites et s'unir dans la construction d'un califat mondial capable de résister au temps et à ses ennemis potentiels.

Croyez-vous que l'Etat islamique puisse vaincre, c'est-à-dire forcer d'autres Etats à le reconnaître comme un partenaire politico-diplomatique, comme l'un des leurs ?
B.S. : Je ne le crois pas, il continuera cependant d'attirer massivement les jeunes desperados radicalisés à la va-vite et pressés de mourir en martyrs, par simple chiqué au fond, pour impressionner les copains. Cela, à court terme. A plus longue échéance, une vingtaine d'années, Daech disparaîtra, il étouffe déjà dans un territoire qui ira s'amenuisant sous le coup des bombardements occidentaux et des avancées des forces gouvernementales des pays environnants. La guerre a ses limites, et le temps en est une. Même la guerre de Cent Ans s'est achevée un jour. De plus, l'Etat islamique n'a pas les cadres, les penseurs et les théologiens capables de le hisser intellectuellement et spirituellement au niveau de son ambition de dominer le monde, comparables à ceux qui aux temps glorieux de l'islam ont su édifier un empire et l'administrer brillamment. La suite de l'histoire se pense déjà et s'écrira ailleurs, probablement en Iran, en Turquie, au Pakistan, en Afghanistan. Les printemps arabes et Daech ne sont pour eux qu'une opportunité pour tester la faisabilité du projet grandiose de rétablir l'islam dans sa totalité, qui les hante depuis toujours. Ils savent maintenant que l'appel au djihad peut mobiliser les musulmans où qu'ils soient dans le monde. Le monde arabe, émietté, dispersé et épuisé, est en régression rapide, il perd déjà son leadership historique sur la Nahda islamique mondiale, le fameux Eveil de l'islam. Intégré dans le plan d'ensemble, il sera au mieux un pourvoyeur de ressources, de bases militaires et de djihadistes. Le temps des Arabes est en toute vraisemblance historiquement fini. Depuis les indépendances, ils n'ont même pas su vivre sur la rente royale (pétrole, soleil, tourisme...) que la nature et l'histoire leur ont offerte en abondance.

Pensez-vous que les pays du Maghreb peuvent combattre l'influence que Daech essaie d'acquérir sur leurs populations ?
B.S. : L'influence de Daech au Maghreb est limitée. L'islamisme maghrébin reste centré sur des questions internes. Au Maroc, en Algérie, et en Tunisie dans une moindre mesure, les islamistes dominent culturellement la société, mais, politiquement, leur influence sur la marche du pays a diminué, les pouvoirs en place sont arrivés à leur barrer l'accès au pouvoir, que ce soit par les armes ou par le jeu politique institutionnel. Un équilibre a été trouvé, il est fragile, mais il semble convenir aux uns et aux autres, les pouvoirs, les islamistes, les peuples et les pays occidentaux qui observent le Maghreb. Les pouvoirs en place ne sont au fond pas mécontents de voir leurs djihadistes partir vers Daech, où l'espérance de vie des combattants est des plus réduites.
Passons à la France. L'Etat islamique se livre à la même tentative de séduction et de perversion d'une partie de la jeunesse française. Comment empêcher ce détournement de la jeunesse ?
​B.S. : Les jeunes qui sont séduits par le discours et le combat islamistes sont-ils vraiment dans la République ? Ils sont plutôt dans sa périphérie, dans cette zone grise où, faute d'une médiation intelligente, les valeurs de la République et des valeurs dévoyées venues d'ailleurs s'entrechoquent sans cesse, de plus en plus durement. Le fossé s'élargit et traverse toute la société française, affaiblie par des crises récurrentes et tiraillée par les identités diverses et plurielles qui la composent sans plus vraiment former une unité. Le pacte républicain est mis bien à mal. L'intégration a échoué, il faut le reconnaître et la repenser de fond en comble. Qu'est-ce que la France du XXIe siècle ? Telle est la question première.

La critique de l'islamisme, voire de l'islam, est évidente dans 2084. Mais l'Occident ne paraît plus en mesure de formuler une proposition pour le monde. N'êtes-vous pas aussi implicitement critique de cet Occident qui paraît gagné par le vide et, en particulier, par la réduction de la vie et de la politique à l'économie ?
B.S. : Avec les Lumières, l'Occident a suscité d'immenses espoirs dans le reste du monde et, mieux que cela, il a réussi à l'entraîner dans la dynamique de transformation qu'il a mise en branle chez lui. Faute de moyens, de sincérité, de coordination, et faute d'approfondissement et d'actualisation des idées, la dynamique a tourné court ; sont alors apparus des résistances, des conflits, des ruptures et des contre-projets qui ont donné lieu à des retours catastrophiques aux ordres anciens. L'échec est patent, il est celui de l'Occident et celui du monde. D'où viendraient, alors, les Lumières de demain ? Sans doute pas de la Chine ou de l'Inde, les puissances économiques dominantes en devenir. Ces empires me paraissent condamnés par avance, tant le vide semble les habiter et tant grande est leur méconnaissance des expériences intellectuelles vécues ailleurs, en Europe, en Amérique, dans le monde arabo-musulman. Ils seront au mieux les agents efficaces d'un capitalisme sans âme, informatisé de bout en bout, et les consommateurs d'un marché insatiable.

Vous placez en exergue un propos dans lequel vous dites que les religions poussent à haïr les hommes. Il est vrai que dans l'Abistan, dans les fanatismes religieux de toutes sortes, mais faut-il généraliser ? Vous proposez une très forte et très belle distinction entre la croyance et la foi. Aide-t-elle à comprendre ce propos ?
B.S. : Dans toutes les religions, y compris les plus tolérantes, existe la tentation totalitaire. A la moindre difficulté, elle affleure. C'est cela qui est dénoncé dans l'exergue. Le fait de généraliser participe de la pédagogie, c'est dire aux tolérants : tâchez de ne pas tomber dans le vertige du fanatisme, restez dans la foi, elle est individuelle, silencieuse et humble, ne laissez pas la croyance des foules et ses mots d'ordre brutaux la dominer, il en sortira du mal, on fera de vous des militants aveugles, des extrémistes peut-être.

Que pensez-vous de l'interprétation de Houellebecq de votre livre comme prophétie politologique ?
B.S. : Nos livres sont, de mon point de vue, fondamentalement différents. Il est dans la politique, je suis dans une approche darwiniste, si je puis dire ; je regarde l'évolution d'un monde compulsif et mystérieux et je tente de voir ce qu'il va devenir et ce qui va en sortir. C'est l'élément religieux au cœur de nos réflexions qui a pu lui donner à penser que nous écrivons le même scénario, lui sur le moyen terme et moi sur le long terme.

Souhaitez-vous nous dire quelque chose sur ce qu'on appelle, d'une expression aussi curieuse qu'inappropriée, «la crise des migrants» ?
B.S. : Elle comporte selon moi trois aspects. L'un, humanitaire : il s'agit de venir en aide aux réfugiés, ce sont des sinistrés, il faut le faire sans hésitation, ni calcul, et dans toute la mesure de ses moyens. Les réfugiés sont appelés à retourner chez eux dans un terme qu'eux-mêmes espèrent le plus court possible. Le deuxième aspect est politique : les guerres en cours en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Nigeria, au Mali, en Libye, etc., ont pour ambition de reconfigurer le monde. Ici on dit : «Nous ne voulons pas de chrétiens chez nous» ; là on dit : «Les mauvais musulmans doivent disparaître» ; et là encore : «Telle ethnie doit déguerpir»... Ces mouvements de population sont des déportations, ils menacent l'ordre mondial, il faut les empêcher. Le troisième aspect est sécuritaire : il est source d'appréhensions et de fantasmes, ce qui rend son approche délicate. Il revient aux services de sécurité de veiller à empêcher les infiltrations de terroristes habillés en réfugiés. Les gouvernements européens qui sont les plus sollicités par les réfugiés doivent en débattre franchement et adopter des réponses franches, ce qui n'est pas le cas à cette heure.
Obs 20151103
France: Air Cocaïne et Nicolas Sarkozy
Edited: 201511040958
L'affaire "Air Cocaïne" concerne l'enquête sur un trafic de stupéfiants entre la République dominicaine et la France, mis au jour en mars 2013 avec la saisie de 700 kilos de cocaïne, à bord d'un avion en partance pour la France. Depuis quelques jours, l'affaire fait de nouveau les gros titres car les deux pilotes français condamné en République dominicaine à 20 ans de prison ont fui le pays pour se réfugier en France... où ils viennent d'être écroués, en attendant une possible mise en examen.

En tout, 34 personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur ce trafic, parmi lesquelles figure le dirigeant d'une société de transport (SNTHS) ayant affrété l'avion, Pierre-Marc Dreyfus.

Devant la juge marseillaise en charge du dossier, Pierre-Marc Dreyfus, mis en examen dans cette affaire, a reconnu avoir eu l'ex-président de la République comme passager sur plusieurs destinations. Il a également indiqué avoir eu comme client "Lov Group", la société de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, par ailleurs ami intime de Nicolas Sarkozy.

Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 19 décembre pour abus de biens sociaux, complicité et recel, au préjudice éventuel de la société Lov Group de Stéphane Courbit.

L'abus de bien social punit le fait pour un dirigeant de faire, avec sa société et de mauvaise foi, des actes contraires à l'intérêt de celle-ci, dans un but personnel ou celui d'une autre société dans laquelle il a un intérêt.
Libé 20151030 / Pierre Bénite 20150317 (carte)
La France pauvre en détresse: les retraités en difficulté par la taxe d'habitation et foncière
Edited: 201510311021
Christian Eckert : bientôt «des mesures pour les retraités en difficulté»
Alors que des milliers de contribuables modestes ont constaté une hausse de leur taxe d’habitation et foncière ou vont devoir les acquitter pour la première fois, le secrétaire d’Etat au Budget se veut rassurant, et affirme vouloir prendre des mesures pour les retraités en difficulté.
A un mois du premier tour des régionales, c’est une vraie menace de déflagration : près de 900 000 Français aux revenus modestes ont constaté cet automne une hausse sensible de leur taxe d’habitation et foncière - ou vont devoir les acquitter alorsqu’ils ne les payaient pas auparavant. Dans un courrier adressé le 26 octobre à Manuel Valls, 115 députés de la majorité, confrontés à la «détresse des personnes âgées» dans leur circonscription ont tiré la sonnette d’alarme et appelé le gouvernement à corriger le tir au plus vite. Un message reçu cinq sur cinq à Bercy. Entretien avec le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert.

Alors que le gouvernement promet des baisses d’impôts, comment expliquer une telle situation?

Un grand nombre de personnes âgées aux revenus modestes sont touchées par l’évolution, en matière d’impôts locaux, de la mesure dite « ½ part des veuves », votée sous le gouvernement précédent, en 2008, et dont les effets programmés se font sentir aujourd’hui seulement, en les rendant redevables de la taxe d’habitation et, pour ceux qui sont propriétaires, de la taxe foncière. Pour la taxe d’habitation, cette situation concerne environ 250 000 personnes, qui deviennent imposables alors qu’elles étaient jusqu’ici exonérées. Le gouvernement est pleinement conscient de la situation de fragilité dans laquelle se trouvent ces personnes âgées..

Pourquoi le ministère des finances n’a t-il pas anticipé et neutralisé l’effet de cet alourdissement fiscal?

Nous avions de fait anticipé cette difficulté : notre réflexion a rejoint celle de la députée Christine Pires Beaune en discussion du Projet de Loi de finances pour 2016 et nous avions accepté un premier amendement, qui revalorisait le plafond de revenu permettant de bénéficier de l’exonération. Nous avions immédiatement indiqué que nous envisagions d’aller plus loin, de manière à rattraper le plus possible de situations. Nos travaux montrent aujourd’hui que cette mesure qui porte sur les seuils de revenu de référence n’est pas suffisante ; nous allons donc proposer quelque chose de plus ciblé encore en direction des personnes âgées devenues imposables à la taxe d’habitation et à la taxe foncière alors que leur revenu n’avait pas varié.

Ce qui est vrai pour la taxe d’habitation l’est aussi pour la taxe foncière, qui est désormais exigible dans son intégralité dès que le revenu d’un foyer est supérieur à 10 800 euros par an... Savez vous combien de personnes sont touchées à ce titre?

Nous sommes en attente des chiffres mais ils sont par nature beaucoup moins nombreux : en effet, l’exonération de taxe foncière commence à 75 ans et non à 60 ans comme la taxe d’habitation ; et 30 % des personnes de plus de 75 ans ne sont pas propriétaires de leur résidence principale. Pour autant, les situations individuelles peuvent être très difficiles, et nous souhaitons régler le problème de manière globale, à la fois pour la taxe d’habitation et la taxe foncière.

A un mois et demi du premier tour des régionales, cette hausse inopinée des impôts locaux n’est pas vraiment pour redonner confiance à l’électorat populaire. Que comptez-vous faire pour rassurer les les Français concernés?

Comme je l’ai dit, les causes de cette situation remontent à 2008.

Quant aux réponses, le budget 2016 prévoyait dès sa présentation, début octobre, 2,1 Mds € de baisses d’impôt sur le revenu vers les revenus moyens et modestes. Et face à ces retraités en difficulté, nous annoncerons très prochainement des mesures concrètes pour leur apporter de la manière la plus efficace qui soit une solution.

Un grand nombre de personnes âgées aux revenus modestes sont impactées par les effets sur les impôts locaux de la mesure dite « ½ part des veuves », votée sous le gouvernement précédent, en 2008, et dont les effets programmés se font sentir aujourd’hui seulement, en les rendant redevables de la taxe d’habitation et, pour ceux qui sont propriétaires, de la taxe foncière. Cette situation concerne environ 250 000 personnes qui étaient exonérées et deviennent imposables. Le gouvernement est pleinement conscient de la situation de fragilité dans laquelle se trouvent ces personnes âgées qui étaient jusqu’à aujourd’hui exonérées d’impôts.

Recueillis par Nathalie Raulin

IFA
Le Recueil Financier - Digital version by Institute for Financial Archaeology
Edited: 201510310035

Brussels used to be an important financial centre and attracted countless foreign companies, just as London does today. Brussels held a quasi monopoly on tramway and light railway companies, such as Tramways de Koursk, Tramways Napolitains, Tramways de Rosario, Tramways de Tientsin,… These companies were quoted on the big board on a daily basis.

In the now legendary year of 1929, more than 1.000 companies had been listed in Brussels. All types of shares and bonds combined, the big black board included more than 1.500 quote lines. One third of these companies were foreign (France, United Kingdom, Netherlands, Germany,…)

Only one yearbook covered the world of finance and financiers during the 1893-1975 period: “LE RECUEIL FINANCIER: annuaire des valeurs cotées aux bourses de Belgique”. This yearbook has proven to be of inestimable value to those researching the history of the Belgian stock exchanges.

The Recueil Financier contains a wealth of information on stock exchange prices, corporate financial results and balance sheets. The directors of the companies listed get a separate mention, referenced with all their mandates in the listed companies.

Every year a report is published on all companies, highlighting the commercial activities during the course of the year and giving a detailed list of corporate actions (investments, dividends, spin-offs, take-overs, splits…).

Until now the Recueil Financier was only available in printed form, which made research very time consuming. Worse still, no complete series of the yearbooks had survived and only scattered copies could be found in libraries.

All 82 years, encompassing 240.000 pages in 221 volumes, have been digitised by IFA over the last 2 years! IFA owns the reproduction rights.


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Libé 20151023
Le Livret Laïcité en France: la distinction entre savoir, opinion ou croyance. Un exemple pour la Belgique?
Edited: 201510231236


Nicolas Cadène précise : «Ce que ce passage veut dire, c’est que les enseignants n’ont pas à aller eux-mêmes sur le terrain de la théologie et des croyances. Si un élève conteste le contenu d’un cours en arguant de sa croyance, l’enseignant ne doit pas aller à la confrontation avec lui, mais lui rappeler les savoirs qu’il est chargé de lui enseigner.»
Les Mulliez-Lestienne, propriétaires d'Auchan, Decathlon, etc; Chiffre d'affaires en France: 40 Mia EUR, dans le monde 90 Mia EUR
Edited: 201510151678
Libé 20151015
Le tribunal de Tours a accordé le droit à quelqu'un qui ne se sentait ni homme ni femme de se déclarer de sexe neutre à l'état civil. Une première en France et en Europe.
Edited: 201510151009
La République Française
Charte de la laïcité à l’école.
Edited: 201510090957
La Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République. La République est laïque. L’école est laïque.
1) La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi, sur l’ensemble de son territoire, de tous les citoyens. Elle respecte toutes les croyances.
2) La République laïque organise la séparation des religions et de l’État. L’État est neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles. Il n’y a pas de religion d’État.
3) La laïcité garantit la liberté de conscience à tous. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Elle permet la libre expression de ses convictions, dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public.
4) La laïcité permet l’exercice de la citoyenneté, en conciliant la liberté de chacun avec l’égalité et la fraternité de tous dans le souci de l’intérêt général.
5) La République assure dans les établissements scolaires le respect de chacun de ces principes.
6) La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix.
7) La laïcité assure aux élèves l’accès à une culture commune et partagée.
8) La laïcité permet l’exercice de la liberté d’expression des élèves dans la limite du bon fonctionnement de l’École comme du respect des valeurs républicaines et du pluralisme des convictions.
9) La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre.
10) Il appartient à tous les personnels de transmettre aux élèves le sens et la valeur de la laïcité, ainsi que des autres principes fondamentaux de la République. Ils veillent à leur application dans le cadre scolaire. Il leur revient de porter la présente charte à la connaissance des parents d’élèves.
11) Les personnels ont le devoir de stricte neutralité : ils ne doivent pas manifester leurs convictions politiques ou religieuses dans l’exercice de leurs fonctions.
12) Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est a priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.
13) Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’École de la République.
14) Dans les établissements scolaires publics, les règles de vie des différents espaces, précisées dans le règlement intérieur, sont respectueuses de la laïcité. Le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.
15) Par leurs réflexions et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité au sein de leur établissement.
Libération 20150911
France: La justice rouvre l'enquête sur l'affaire Boulin
Edited: 201509111031
Résistant devenu avocat, Robert Boulin avait entamé une carrière politique en 1958 en devenant député gaulliste de Gironde puis maire de Libourne un an plus tard, constamment réélu jusqu’à sa mort. Mais ce sont surtout ses longues fonctions ministérielles entamées en 1961 qui l’ont fait connaître du grand public, en occupant différents postes dans les gouvernements Debré, Pompidou, Couve de Murville, Chaban-Delmas, Messmer et Barre. Nommé ministre du Travail par ce dernier en 1978, sa popularité avait alors nourri des rumeurs qui le désignaient comme «Premier ministrable» de Valéry Giscard d’Estaing.

Le 29 octobre 1979, quittant le ministère du Travail, il dépose des dossiers confidentiels dans son appartement de Neuilly-sur-Seine puis part en voiture pour une destination inconnue. Son corps sera retrouvé le lendemain matin dans 50 cm d’eau dans l’étang du Rompu à Saint-Léger-en-Yvelines (Yvelines). Officiellement, il se serait suicidé après avoir absorbé des barbituriques.
Piketty
Thomas Piketty zal Spaanse partij Podemos adviseren
Edited: 201509091017
Bronnen: Le Figaro, RFI, France TV Info
LT
Rober Boulin assassiné le 29 octobre 1979: Crime d'état
Edited: 201508130233
“Robert Boulin en savait long sur les circuits financiers opaques de notre République”


La démonstration est implacable, la conclusion sans appel : pour Pierre Aknine, réalisateur du téléfilm-choc Crime d'Etat, (diffusé sur France 3 ce mardi 29 janvier 2013) Robert Boulin, ministre du Travail et de la Participation sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing a été assassiné pour des raisons politiques. Balayée, la thèse du suicide : le résistant et gaulliste de la première heure, dont le corps a été retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979 a été éliminé parce qu'il en savait trop sur les dossiers sulfureux de la Ve République...
Quelle réalité derrière cette fiction passionnante aux allures de film noir ? Pour nous éclairer, Benoît Collombat, journaliste à France Inter et auteur d'Un homme à abattre : contre-enquête sur la mort de Robert Boulin, a accepté de décrypter deux scènes-clé du film, en retissant les liens entre la fiction et la réalité plus que troublante exhumée au fil de ses recherches au long cours.

« Avant sa mort, Robert Boulin avait bien conscience que son propre camp politique, le RPR, tentait de le déstabiliser politiquement en instrumentalisant dans la presse une affaire “bidon” de terrain à Ramatuelle. L’ancien résistant gaulliste savait aussi qu’il avait en face de lui des adversaires dangereux, prêts à utiliser des hommes de main du SAC, le service d’ordre du parti gaulliste, alors en pleine dérive sanglante. Robert Boulin était menacé physiquement.
Pour répliquer, il disposait de dossiers susceptibles de faire taire ses adversaires. Ce recordman du nombre d’années passées dans les ministères de la République (quinze ans) en savait long sur les circuits financiers opaques de notre République.
Secrétaire d’Etat au budget lors de la création en 1965 de l’ERAP (Entreprise de recherches et d’activités pétrolières) puis d’Elf, ministre délégué à l’Economie et aux Finances de 1977 à 1978, Robert Boulin avait connaissance du montant des commissions (légales) dont il autorisait les versements lors de la passation de contrats liés aux affaires pétrolières et africaines. Mais il connaissait aussi l’envers du décor, l’“argent noir” de la Françafrique et les turpitudes de sa propre famille politique : Elf, le Gabon et les réseaux Foccart au service du RPR de Jacques Chirac, à la fin des années 1970. Des mallettes de billets transitent entre Paris et Libreville. Les fonctionnaires des douanes qui connaissent l’intégrité de Boulin font remonter les informations dont ils disposent.
Au cœur du dispositif se trouve une tirelire : la FIBA, la banque d’Elf et du régime gabonais. Or, le conseiller pour la presse de Robert Boulin, Patrice Blank (qui a joué un rôle extrêmement trouble la nuit de la disparition en se rendant au domicile du ministre) était justement membre du conseil d’administration de la FIBA. Autrement dit, un relais important des intérêts qu’entendait dénoncer Boulin se trouvait dans son entourage très proche.
Le corps de Robert Boulin a été retrouvé à proximité de la maison du “monsieur Afrique” de Giscard, René Journiac, comme si Boulin avait voulu “négocier” avec cet ancien bras droit de Jacques Foccart. René Journiac trouvera la mort quelques mois plus tard, en février 1980, dans un accident d’avion suspect en Afrique. L’avion utilisé par Journiac avait été prêté par Omar Bongo…
Aujourd’hui, des témoins sortent de leur silence et confirment la conclusion de mes investigations.
Par exemple, l’ancien assistant parlementaire du suppléant de Boulin, à l’époque, explique qu’avant que les archives de Boulin ne soient toutes détruites par le SAC, il a pu lire une partie de ces documents : Boulin parlait de répliquer en évoquant Elf-Gabon. La fille d’Alexandre Sanguinetti (co-fondateur du SAC) raconte que son père lui a tout de suite dit qu’il s’agissait d’un assassinat et que Boulin voulait contre-attaquer en menaçant d’évoquer le financement occulte des partis. L’ancien “monsieur Afrique” du RPR, Jean-François Probst, estime, lui aussi, que Boulin a été assassiné et fait le lien avec le Gabon.
Avant sa mort en 2005, un homme du sérail m’avait éclairé sur le sujet. L’ancien proche de Foccart et du mercenaire Bob Dénard, Maurice Robert, (ex-responsable du service Afrique des services secrets, espion chez Elf puis ambassadeur de France au Gabon), a clairement parlé devant moi de “crime” en parlant de l’affaire Boulin. Il était bien placé pour le savoir. »

« Dès la découverte du corps, de nombreux témoins expliquent que Boulin avait plus une tête de boxeur qu’une tête de noyé. Le visage est traumatisé, avec du sang sous le nez (or un noyé ne saigne pas du nez), le bras droit est recroquevillé avec une entaille au poignet visible sur certains clichés de l’identité judiciaire.
Les gendarmes sont les premiers à se rendre sur place, à l’étang Rompu. Le colonel de gendarmerie Jean Pépin pense immédiatement qu’il est impossible que Robert Boulin ait pu arriver seul dans cet étang. Un élément médico-légal va d’ailleurs le prouver : le corps du ministre a été retrouvé “dans la position du musulman qui prie”, la tête face au sol de l’étang. Logiquement, les lividités cadavériques, c'est-à-dire les marbrures qui se fixent sur les parties basses du corps après la mort, auraient dû se trouver sur le ventre et les jambes de Boulin. Or, elles se dont fixées sur le dos ! Cela signifie, de manière certaine, que le corps de Boulin a bien été transporté dans l’étang, après sa mort.
Un “bristol d’adieu” grandiloquent avec deux encres différentes est retrouvé dans la voiture du ministre, mais il est truffé d’incohérences, comme les lettres posthumes attribuées à Boulin. Il y a des mégots de cigarette, alors que Boulin ne fumait que des cigares. Les gendarmes n’ont pas le temps d’en savoir plus. L’affaire leur est immédiatement retirée au profit des policiers du SRPJ de Versailles par un personnage trouble : le Procureur général de la Cour d’appel de Versailles, Louis-Bruno Chalret.
Cet homme était, à l’époque une “barbouze judiciaire” au service des réseaux Foccart et du SAC. Il avait déjà fait libérer des truands sur ordre, comme le prouve des écoutes téléphoniques.
Au cours de mes investigations, j’ai établi que ce Procureur très spécial a été prévenu de la découverte du corps de Robert Boulin plus de six heures avant la découverte officielle, à 8 heures 40 du matin. Certains services de l’Etat ont également été prévenus dans la nuit. Le Procureur Chalret s’est immédiatement rendu sur place avec une équipe d’hommes “sûrs”, sans doute pour “arranger” la version officielle du suicide.
L’autopsie du corps est sabotée : il n’y a pas d’examen du crâne, sur ordre du Procureur. Officiellement, pour ne pas “charcuter” le corps à la demande de la famille Boulin qui n’avait pourtant rien demandée. Le corps est ensuite embaumé illégalement. Quant aux prélèvements d’organes du ministre, qui auraient pu faire l’objet de contre-expertises, ils sont tous détruits dans des conditions rocambolesques dans les années 1980.
En 1983, une deuxième autopsie démontre pourtant l’existence de fractures importantes (“traumatisme appuyé du massif facial”) du vivant de Robert Boulin. L’assistant de ces légistes m’explique qu’il avait alors constaté un hématome derrière le crâne du ministre, consécutif à un objet contondant, et une coupure au poignet droit correspondant, selon lui, à un lien.
Ce témoin, comme beaucoup d’autres, attend toujours d’être entendu par un juge d’instruction, indépendant du pouvoir politique. Mais il faudrait pour cela que la justice accepte, enfin, de rouvrir le dossier Boulin. Il est encore temps, puisque l’affaire ne sera prescrite qu’en 2017. »
(1) Publié chez Fayard en 2007


Libération 20150630
En collaboration avec WikiLeaks, «Libération» et «Mediapart» révèlent comment la NSA s'est penchée, dès 2002, sur les intérêts commerciaux français.
Edited: 201506301328
Après les écoutes politiques, l’espionnage économique. Les nouveaux documents publiés par WikiLeaks, en partenariat avec Libération et Mediapart, dévoilent l’ampleur des opérations menées par les services de renseignement américains contre les intérêts français. Cinq rapports de synthèse de l’Agence nationale de sécurité (NSA) montrent que des responsables et diplomates ont été espionnés entre 2004 et 2012, notamment Pierre Moscovici et François Baroin lors de leur passage à Bercy. Une stratégie offensive qui apparaît dans un document secret fixant les objectifs prioritaires des Etats-Unis dans le domaine économique. Baptisée «France : développements économiques» et datée de 2012, cette note constitue la doctrine de la NSA en la matière. Elle vise à recueillir toutes informations pertinentes sur les pratiques commerciales françaises, les relations entre Paris et les institutions financières internationales, l’approche des questions liées au G8 et au G20 ou encore les grands contrats étrangers impliquant la France. Ce dernier point, un des plus sensibles, est détaillé dans une sous-section intitulée «Contrats étrangers-études de faisabilité-négociations». Il s’agit de récupérer toutes les informations possibles sur les contrats d’envergure impliquant des entreprises françaises, notamment ceux dépassant les 200 millions de dollars. Des révélations qui risquent de jeter un froid sur les négociations autour du Tafta, le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, dont le prochain round est prévu mi-juillet, à Bruxelles. La plupart des secteurs stratégiques sont visés par la NSA : technologies de l’information, électricité, gaz, pétrole, nucléaire, transports, biotechnologies, etc. Toutes les informations recueillies sont ensuite partagées avec les principales administrations américaines : département de la Sécurité intérieure, département du Commerce, département de l’Energie, agence de renseignement de la Défense, Réserve fédérale, Trésor et même commandement des forces américaines en Europe. Jamais la preuve d’un espionnage économique massif de la France, orchestré au plus haut niveau de l’Etat américain, n’avait été établie aussi clairement.
Libération 20150615
Les exportations d'armement de la France entre 2010 et 2014
Edited: 201506150946
L'Arabie Saoudite leader, bon pour 7.990 millions d'euros. Qui dit mieux ?

NN
Quand la Wallonie était française
Edited: 201505092305
Parution de l'ouvrage "Quand la Wallonie était française"

Mercredi, 29 Avril, 2015
Avec le tome 1 de l’ouvrage « Quand la Wallonie était française », le Service public de Wallonie vient de poser le premier jalon d’une entreprise qui devrait s’achever en 2018, à savoir l’édition de plans par masses de cultures du territoire de la Wallonie réalisés entre 1802 à 1808.

Ce premier tome couvre le territoire de la province de Namur et propose une photographie du paysage rural à la veille de la Révolution industrielle au travers de plans édités pour la première fois depuis leur réalisation ! Il s’agit de plans au 1/5000e d’ensembles ininterrompus de terrains affectés à une même utilisation ou une même culture au sens large puisque les espaces forestiers, les jardins, les plans d’eau et les parties bâties étaient aussi pris en compte.

Chaînon manquant dans la cartographie régionale

La décision de réaliser ces plans date du 2 novembre 1802, l’abandon de leur réalisation de fin 1807. Dès lors, une période courte durant laquelle on estime qu’environ 16.000 communes ont été cadastrées dans l’empire.

Ces plans sont donc situés entre les cartes de Ferraris (1770-1778) et la publication des premiers plans cadastraux par Ph. Vandermaelen (1837-1847) puis par Ph. Popp (1842-1879). Ils peuvent être considérés comme une sorte de chaînon manquant dans l’histoire de la cartographie de nos régions. Source de première importance tant pour l’historien du paysage que pour l’amateur d’histoire locale, leur échelle permet d’observer, de manière assez précise, l’occupation des sols.

Certains de ces plans sont accompagnés de rapports d’expertise cadastrale qui constituent un complément et une clé de lecture puisqu'ils reprennent la liste des propriétaires avec leur lieu de résidence, parfois leur profession, classée en fonction du type de propriété. Ces rapports fournissent également des renseignements sur l’économie et l’habitat,. le type de culture pratiquée, les assolements, les engrais, l’élevage, les brasseries, les moulins et les industries (mines, forges, manufactures…).

135 plans pour le premier tome

L’actuelle province de Namur était comprise pour l’essentiel dans le département de l’Entre-Sambre-et-Meuse et pour sa partie sud dans le département des Ardennes. 135 plans de communes ou de hameaux de la province ont été découverts, conservés en ordre principal aux Archives de l’État à Namur, au département des archives de l’armée de Terre à Vincennes mais aussi aux archives départementales des Ardennes, à Charleville-Mézières, et aux Archives nationales de France, à Paris.

Au fil des années, ces plans ont été remplacés par la confection du cadastre parcellaire, dit aussi cadastre napoléonien ; ils ont perdu de leur intérêt pour les administrations qui les ont, dans le meilleur des cas, oublié. Quelques historiens en avaient bien vu l’intérêt mais aucune édition systématique ne leur avait été consacrée.

Comment se procurer l'ouvrage ?

Édité par la direction de la Documentation et des Archives régionales, en collaboration avec la direction de l’Identité et des Publications du SPW, le premier tome de "Quand la Wallonie était française" est vendu au prix de 65 € (frais de ports Belgique et pays limitrophes compris).

Il peut être commandé :

en ligne
par téléphone au 1718, le nouveau numéro de renseignement gratuit de la Wallonie (1719 pour les germanophones)
par e-mail à l’adresse suivante : publications@spw.wallonie.be .
L’ouvrage peut également être acheté à la librairie « Le Vieux Quartier » (rue de la Croix, 30 à 5000 Namur - 081 22 19 94).
WINDERS Max
Architect, 23/4/1882 - 10/9/1982
Edited: 201504250141
Maximilien Winders was de zoon van architect Jean Jacques Winders en trad in diens voetsporen. Op 26 november 1907 huwde hij Cornelia Carlier, de dochter van Jean Baptiste Ferdinand Carlier, directeur van de Nationale bank. Max Winders werd gevormd als architect aan de Antwerpse academie en bij zijn vader Jean-Jacques. Hij volgde ook leergangen beeldhouwkunst en schilderkunst en was meermaals laureaat. Hij bouwde een uitgebreid oeuvre op nationaal en internationaal vlak, vooral talrijke banken, bijvoorbeeld in Antwerpen, Sint-Niklaas en Leuven. Hij hanteerde een eclectische stijl, maar ook vaak een klassieke vormentaal met opvallende statigheid. Max Winders was ook een belangrijk figuur binnen de monumentenzorg, door zijn inzet tijdens het interbellum voor de bescherming van Belgische monumenten. Hij was vanaf 1934 lid van de Koninklijke Commissie voor Monumentenzorg, waarvan hij voorzitter was van 1966 tot 1968. Hij was lid van de beheerraad van de musea voor kunst en archeologie van Antwerpen en vice-president van de Vrienden van het Rubenshuis. Hij bekleedde een zetel in l’Institut de France, na de dood van Adolphe Max. Hij zou tevens het geheim van het verdwenen paneel van het Lam Gods gekend, maar dat niet onthuld hebben. Tijdens de Eerste Wereldoorlog bracht Max Winders in opdracht van zijn schoonvader de goudreserves van ons land met drie schepen naar Groot-Brittannië. Samen met de derde vracht mocht hij ook de Belgische vorstin Elisabeth en haar kinderen in veiligheid brengen. Na de oorlog bracht Max Winders het goud terug. Tijdens de Tweede Wereldoorlog was hij betrokken bij de redding van kunstwerken die hij in Wallonië en in Zuid Frankrijk onderbracht. Tevens redde hij een aantal beroemde kerkklokken.

Met dank aan Mia Verbanck voor de informatie.
Bron: gedenkplaatje begraafplaats Berchem/Antwerpen.
de Pradel de Lamase, Paul (1849-1936)
Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Edited: 201504070912
L'extrait qui fait suite, est tiré de l'ouvrage de Paul de Pradel de Lamase (1849-1936), "Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution". Il illustre une bien courte partie de la vie du château d'allassac (mais pas que lui) sur lequel je faisais quelques recherches.

Malgré le caractère "conséquent" de la citation, j'ai tenu pourtant à garder ce chapitre intact et complet car sa richesse et son contenu donne un éclairage très particulier, que je n'ai pas souvent rencontré, de la révolution Française dans son ensemble et une vue précise de l'agonie du château d'allassac.

Il me semble évident qu'une certaine forme de partialité concernant la période révolutionnaire se dégage de ce texte, même si les faits exposés semblent avoir été vérifiés et prouvés, il n'en reste pas moins que les actions décrites mettent surtout l'accent sur le vandalisme de la révolution, et laissent plus largement sous silence les motivations souvent justifiées de certains de sortir d'un régime que nous n'avons toutefois jamais vraiment quitté. N'ayant pas souvent sous les yeux la vision qua pu avoir l'auteur il m'a semblé interessant de la partager.

A plusieurs reprises lors de la lecture, l'auteur se livre à des analyses qui semblent pertinentes et il sait mettre en avant les arguments que nous utiliserions encore aujourd'hui. De même, une fois passé le vocabulaire tranchant qu'il utilise pour qualifier certains groupes on découvre une personnes avisée et clairvoyante sur la nature humaine.

Pour le reste, la description des biens et de l'histoire de leur disparition est une pure merveille de rédaction et de précision qu'il m'est difficile de couper. Jugez en par vous même :

La curée

Le plus important est fait; la famille de Lamase est en exil; ses grands biens sont privés de l'oeil du maître ; il s'agit maintenant de les priver du maître lui même, de les nationaliser, en un mot. Pour cet objet, il n'y a plus qu'à laisser le plan révolutionnaire se développer dans toute sa beauté. Ce plan est simple : les propriétaires dont la fortune est adjugée d'avance aux affiliés sont d'abord contraints de sortir de France ; on les empêchera ensuite d'y rentrer; on les punira de la confiscation pour être sortis ou pour n'être pas rentrés, et le tour sera joué.

L'Assemblée Constituante accomplit en deux ans la première partie du programme. Elle provoque le désordre, elle encourage l'émeute, l'assassinat et le pillage; elle renverse les lois et coutumes établies depuis des siècles; elle anéantit les parlements et les anciennes juridictions indépendantes; elle les remplace par des tribunaux dont les juges sont à la nomination du pouvoir politique, par conséquent à sa dévotion. Toutes les institutions garantissant la vie et les propriétés des sujets du roi sont supprimées en théorie quand cette assemblée de malheur passe la main à la Législative, au mois d'octobre 1791. Les bons citoyens ne peuvent plus se faire aucune illusion. Le roi, avili et sans force, est incapable de les protéger; plus de cent mille familles vont chercher à l'étranger le minimum de protection auquel a droit tout homme civilisé.

Il ne faut qu'un an à la Législative pour exécuter la deuxième partie du programme, pour ouvrir l'ère des injustices les plus criantes, des scélératesses les plus effrontées.

Quand elle aura terminé son oeuvre, toutes les victimes désignées seront solidement ligotées; la Convention et le Directoire n'auront plus qu'à frapper dans le tas, les yeux fermés. Il ne sera même plus nécessaire de disposer de tribunaux dociles pour priver les citoyens de leur liberté, de leur fortune, au besoin de leur tête. Celle-ci sera parfois à la discrétion des geôliers qui s'amuseront à massacrer vingt-cinq ou trente mille prisonniers dans les premiers jours de septembre 1792; les survivants, on les laissera mourir de faim au fond des geôles puantes, ou on les guillotinera. Le résultat sera le même. Ni les uns ni les autres ne viendront réclamer leurs biens, et c'est le seul point essentiel.

J'ai dit que la Législative avait rétabli la loi de confiscation et aboli le droit naturel d'aller et de venir dont les Français avaient toujours joui.

L'acte d'émigration ayant passé « crime » digne de mort et de confiscation, l'heure avait sonné en Limousin de faire main basse sur le patrimoine du plus incontestablement riche et du plus bienfaisant seigneur de la contrée. Dès le mois de septembre 1792, mon bisaïeul fût inscrit sur la liste des émigrés. De quel droit ? Ses bourreaux ignoraient le lieu de sa retraite et ils ne firent aucune démarche pour la découvrir. M. de Lamase vivait à l'écart; dès que les jours devinrent très sombres, il avait pris un correspondant à Strasbourg, et toutes les lettres qu'il fit parvenir de sa retraite à ses compatriotes sont datées de cette ville alors française. Les prescripteurs devaient présumer qu'il n'avait pas franchi la frontière .

En l'inscrivant, sans plus ample informé, sur les tablettes de l'émigration, les administrateurs du district d'Uzerche, préjugeant le « crime » sans le constater, commettaient une première forfaiture. Je la signale ici pour mémoire, le chapitre suivant devant établir que le « coupable » ne fut jamais émigré, au sens que les lois homicides de l'époque attachaient à ce mot.

Les scellés furent apposés sur ses meubles et ses biens-fonds placés sous séquestre. C'était la première formalité de la dispersion aux quatre vents d'une fortune acquise par dix générations, au prix de mille efforts d'intelligence et d'économie.

Deux des frères de Jean de Lamase et un de ses fils, qui tous trois étaient restés dans leur province ou y étaient revenus, essayèrent d'obvier aux effets désastreux de cette mesure préparatoire en opposant à son exécution des moyens dilatoires, soit en revendiquant leur légitime sur les héritages, soit en se faisant nommer séquestres de quelques domaines, soit encore en rachetant aux enchères les meubles auxquels ils étaient particulièrement attachés.



Pauvres moyens ! Au jeu de l'intrigue les honnêtes gens en lutte avec les malfaiteurs ont toutes chances de succomber, car il est écrit depuis trois mille ans que « les enfants des ténèbres sont mieux avisés que les enfants de lumière dans la conduite des affaires temporelles ».

On le fit bien voir à ces infortunés. Les persécutions qu'ils endurèrent sur place furent parfois plus amères que celles de l'exil. Ils furent aussi bien et aussi complètement volés que le chef de famille... et bernés, par-dessus le marché ; ce qui est plus humiliant que d'être assassiné.

Quand on voulut mettre en vente les immeubles séquestrés, aucun acquéreur sérieux ne se présenta, tout d'abord.

C'était au commencement de 1793. Les fermiers seuls auraient eu l'audace de s'approprier les terres qu'ils avaient le cynisme de faire valoir, pour le compte de la nation; mais comme ils ne croyaient point à la durée de l'orgie; comme, d'autre part, ils ne payaient au département qu'un prix de fermage dérisoire, ils préféraient de beaucoup profiter de l'aubaine pour épuiser les champs et les vignes, en tirer le plus possible de revenus annuels et mettre ces revenus, convertis en numéraire, à l'abri des retours de la fortune.

Les paysans, les vrais, ceux qui mangent leur pain à la sueur de leur front, éprouvaient une horreur invincible à se souiller d'un vol perpétré à la face du soleil.

Leur conscience était restée et reste encore foncièrement respectueuse de la propriété d'autrui. Il existait, sur la question, un précédent qui leur fait trop d'honneur pour que je m'abstienne de le raconter ici où il trouve naturellement sa place.

Vers le commencement du seizième siècle, un Pérusse des Cars avait consumé sa fortune en fondations d'hôpitaux et d'autres bonne oeuvres. Afin de subvenir aux besoins de ses onéreuses créations, il avait hypothéqué la part de patrimoine que la loi lui interdisait formellement d'aliéner, sous n'importe quelle forme.

Ses dettes étaient donc nulles légalement ; mais le pieux seigneur n'entendait point rendre des créanciers confiants victimes de libéralités exagérées. En un testament admirable de piété et d'honneur il rendit compte à ses enfants de la situation, les suppliant, en vue du repos de son âme, de tenir pour bons et valables les engagements prohibés qu'il avait pris.

Ceux-ci cherchèrent à se conformer à ses désirs, mais ils rencontrèrent, pour l'exécution, une résistance opiniâtre dans la volonté des créanciers qui ne voulaient pas être payés et dans le refus des habitants d'acheter les terres qui servaient de gages aux créances. De guerre lasse, les des Cars abandonnèrent les domaines engagés, purement et simplement.

L'un de ceux-ci consistait en une vaste prairie attenant au fief de Roffignac. Pendant cent ans et plus cette prairie resta close comme lieu sacré, tabou. La cloture tomba enfin d'elle-même et l'enclos devint, par la force de l'habitude, bien communal où chacun menait, à son gré, paître son bétail ; c'était, plutôt qu'un bien communal, une prairie nullius. Elle a traversé même la révolution dans ces conditions, et ce n'est qu'après 1860 qu'elle a trouvé un acquéreur, lequel a déposé le prix d'achat dans la caisse municipale.

Si les vrais paysans persistaient dans leur aversion du bien d'autrui, les autres, les petits bourgeois des environs et les passe-paysans, pour qui la révolution semblait avoir été faite, témoignaient encore de la méfiance.

Les propriétés de mon arrière-grand-père étaient d'ailleurs offertes en bloc, et j'ai pu me convaincre qu'à cette époque, il en avait été de même dans presque toute la France.

En refusant de morceler les latifundia, la république montrait ainsi qu'elle entendait ne rien faire pour le menu peuple et qu'elle désirait simplement présider à la substitution de riches par d'autres riches... Mais allez faire comprendre cette claire vérité aux malheureux enivrés des mots sonores de Liberté et d'Egalité !...

En attendant que la Convention autorisât le morcellement, d'abord en gros lots, puis en lots minuscules, on s'attaqua aux divers mobiliers qui garnissaient les châteaux ou les simples maisons de l'exilé.

Je ne m'occuperai que du mobilier de Roffignac et de celui d'Uzerche.

L'invasion de Roffignac, le 25 janvier 1790, par les émeutiers et les gardes nationaux de Brive, complices du désordre et du pillage, avait considérablement détérioré les richesses amoncelées dans l'antique demeure. Les procès-verbaux officiels, rédigés quelques jours après l'événement, ne parlent que de placards éventrés, d'étoffes lacérées, de barriques de vin et d'eau-de-vie défoncées, de glaces brisées, et sont muets d'ailleurs sur le nombre et la nature des meubles emportés, quoiqu'il fût notoire que chacun des envahisseurs en eût pris à sa convenance, sans être le moins du monde inquiété !

Les chaumières des environs et aussi nombre de maisons bourgeoises s'étaient largement approvisionnées de lits, de couvertures, de draps, de serviettes, de fauteuils, de chaises, de tableaux de prix et de miniatures représentant de petits amours devant lesquels les femmes des voleurs s'agenouillaient pieusement, les prenant pour des Enfants Jésus.

Cependant la conscience des paysans se tourmente facilement ; elle est plus craintive que celle des messieurs ; la peur d'un retour offensif de la justice humaine les talonnait. Ils se défirent, moyennant quelques sous, des objets de valeur qu'ils étaient d'ailleurs incapables d'apprécier.

Les beaux meubles ne tardèrent pas à orner les logis bourgeois de la contrée ; ce fut bientôt un luxe à la mode, parmi les familles comme il faut et inclinées dans le sens de la révolution, de se faire honneur d'objets artistiques ayant appartenu bien authentiquement au château de Roffignac.

Cette mode n'est pas tout à fait éteinte au bout d'un siècle révolu.

Je sais un grand prêtre du droit, aujourd'hui mort, forcé de son vivant, — fait unique dans les annales de son Ordre — de vendre sa charge pour y avoir exécuté des tours de sa façon, qui s'est rendu acquéreur, au prix de 400 francs, d'une vaste armoire armoriée et sculptée, laquelle vaut vingt fois plus, au cours actuel des meubles anciens. Mais un de ses parents pauvres la détenait, et il a saisi l'occasion de faire la bonne affaire, à ses dépens et aux miens. Car ce meuble m'appartient toujours, il n'y a pas de révolution qui tienne.

Si je m'étais avisé pourtant de la réclamer à ce ruffian, il m'aurait répondu certainement que « possession vaut titre. »

Nous verrons bien !

Quoique découronné de ses pièces les plus belles et les plus apparentes, le mobilier de Roffignac, où l'utile était mêlé au somptueux, avait de quoi satisfaire encore bien des cupidités et bien des curiosités.

L'administration républicaine en jugea ainsi, espérant que les amateurs se présenteraient aussi nombreux que les acquéreurs des biens-fonds se faisaient rares. Voler un meuble ne semble pas, en effet, aussi coupable ni surtout aussi accusateur que voler un champ. Le meuble se détruit à l'usage, et quand il est usé il n'en est plus question ; un champ reste, au contraire, et le blé qu'il produit chaque année reproche son crime au larron, et ceci à perpétuité.

Le calcul était juste. On commença par le mobilier d'Uzerche. Celui-ci était intact ou semblait intact, car je dirai tout à l'heure ce qu'il y manquait d'essentiel.

Il fut divisé en huit cent soixante lots, sauf légères erreurs dans mes additions,car j'ai la nomenclature sous les yeux et je tiens à être précis. Ces huit cent soixante lots furent adjugés pour la somme totale de 7.083 livres 8 sols 3 deniers.

Cette vente, présidée par le citoyen Roume,semble avoir été effectuée en un seul encan, le 25 mars 1793, ce qui montre à quel point on avait hâte d'en finir avec cette opération véreuse.

Les prix s'en ressentirent. Les acheteurs payant en assignats, et les assignats étant tombés déjà à ce moment à 50 p. 100 de leur valeur nominale, il convient de fixer à 3.500 francs environ la somme réellement perçue par le Trésor.

Quant à l'estimation véritable de tous ces objets, dont la possession allait embellir et empoisonner tant de maisons, on s'en fera une idée quand j'aurai noté que deux fauteuils en bon état et recouverts de velours d'Utrecht furent vendus 8 livres en assignats; et une excellente bergère 10 livres de la même monnaie.

En évaluant à 50.000 francs le prix marchand de notre mobilier meublant d'Uzerche, je crois rester au-dessous de la vérité.

Que de noms on relève dans cette longue liste d'acheteurs, qui seraient étonnés de s'y voir couchés tout vifs ! Mais il me plaît d'être discret.

Il est d'ailleurs probable, qu'un certain nombre d'entre eux, obligés de donner des gages de civisme, avaient, en s'appropriant certains objets, la bonne intention de les rendre plus tard au légitime possesseur et même de s'en faire accroire à ses yeux, au cas où la contre-révolution eût été victorieuse et où M. de Lamase serait revenu en maître.

Mais voilà ! Le contraire s'est produit et l'enfer est pavé de bonnes intentions. Presque tous ces enchérisseurs ont pensé que ce qui est bon à prendre est bon à garder... et ils ont tout gardé! Peut-être en est-il encore, parmi leurs descendants, qui se couchent dans nos draps et s'essuient avec nos serviettes, tant, dans les anciennes maisons, le linge était abondant et de qualité durable.

Je ne connais, dans l'espèce, que deux cas de restitution.

En 1837, un de mes grands-oncles, accablé par l'âge, désira mourir sinon dans le lit, du moins dans le fac-similé du lit à baldaquin où il était né. Il connaissait le paroissien qui, moyennant 17 livres 10 sols, se l'était approprié et, depuis un demi-siècle, y étendait tous les soirs ses membres maintenant engourdis par la vieillesse.

Mon oncle lui demanda par lettre de permettre à son ébéniste d'en prendre le dessin et la mesure. Le bonhomme, qui était devenu dévot, non par crainte de dieu mais par peur du diable, répondit en envoyant l'objet et ses accessoires, regrettant que tout cela ne fût plus très neuf. J'ajoute qu'il restituait un vieux lit, mais qu'il retenait une terre importante qui n'avait pas vieilli.

En 1910, un pauvre artisan d'Uzerche l'a imité, en rendant spontanément un papier de famille; c'est un diplôme de l'Université de Bordeaux, concernant un de mes ancêtres; ce parchemin n'a aucune valeur, même à mes yeux; le geste ayant été honnête, je tiens à le noter.

L'opération de la vente d'Uzerche s'étant effectuée sans trop de scandale, on procéda à celle de Roffignac, mais celle-ci fut singulièrement plus longue et ne dura pas moins de dix décadis consécutifs.

La valeur en était beaucoup plus importante, tellement importante que le citoyen Lavergne, commissaire du district de Brive, vint s'installer au château pour y diriger l'encan et y vivre grassement aux frais de la princesse, assisté des citoyens Chicou et Deyzat.

Commencées le 1er septembre, les enchères ne furent terminées qu'en décembre et produisirent un total d'environ 50.000 livres en assignats, équivalant à un peu plus de 25.000 en numéraire, ce qui porte la valeur marchande aux alentours de 300.000.

Et une bonne partie de la marchandise avait été abîmée par le passage des barbares.

Les réflexions suggérées par les opérations effectuées à Uzerche s'imposent au sujet de celles d'Allassac. J'userai d'une égale discrétion en ce qui concerne les noms des profiteurs d'occasion, évidemment plus nombreux... cinq ou six cents ! Je ne me permettrai qu'une observation au point de vue de l'art.

Mon arrière-grand-père, jaloux de moderniser Roffignac et de lui imprimer le cachet de distinction alors à la mode, avait orné l'escalier d'honneur d'une rampe magnifique en fer forgé. Ce chef-d'oeuvre était calqué exactement sur la rampe du palais ducal de Nancy qui passait pour une merveille de ferronnerie et qui est réputée de nos jours encore pour une chose remarquable. Les brutes officielles la cassèrent en vingt et un morceaux et la subdivisèrent en autant de lots qu'achetèrent vingt et une autres brutes sans épithète.

Qu'ont-ils fait de ces lots ? Quelques-uns sans doute portèrent les leurs au forgeron qui dut les transformer en instruments aratoires. Mais j'en soupçonne d'autres, déjà messieurs quoique sans-culottes, de les avoir gardés jusqu'à des temps plus calmes pour les revendre à bénéfice, car la belle orfèvrerie de fer a toujours été prisée des connaisseurs.

Je ne dois pas terminer ce rappel de la venté nationale de nos mobiliers sans faire une constatation d'ordre général, car elle s'applique à toutes les rapines du même genre, sur toute la surface du territoire de la république.

Dans les inventaires interminables qui défilent sous mes yeux, je vois bien aligner des lits, des draps, du linge, des fauteuils, des canapés, des chaises, des pots de chambre, des balais, des bahuts, des bois de bibliothèques, des ustensiles de ménage et de cuisine, etc., etc.; je ne vois jamais figurer de bijoux, d'argenterie, de tableaux et de livres précieux. Et Dieu sait si mon arrière-grand-père était fourni de ces objets de luxe, aussi bien d'ailleurs que la plupart des châtelains, des bourgeois et même des campagnards aisés de son temps ! Rien que son argenterie de table représentait une fortune. Et cependant on ne met en vente ni un seul couvert ni un seul plat d'argent. Tout cela est évanoui. L'invasion bestiale des émeutiers de Roffignac a mutilé et brisé des meubles qui se voient, des pendules, des glaces, laissant intacts l'or et l'argent rangés dans des coffres qu'ils ont négligé d'éventrer. Mais à l'invasion des rustres en blouse et en sabots ont succédé plusieurs invasions de gens bien mis et bien chaussés, qui, sous prétexte d'apposition de scellés ou de formalités d'inventaires, ont clandestinement pénétré dans les riches demeures, fracturant les serrures et emportant le solide; tout ce qui, sous un volume médiocre, représente la forte somme réalisable à toute heure et dont personne ne s'avise de demander compte. Ils laissent les miettes du festin au menu peuple, fabriquent ainsi des milliers de complices et, grossissent la responsabilité de ces complices, dans le but de les déterminer à persister à jamais dans l'hérésie révolutionnaire ; ils se dissimulent dans l'ombre et s'emparent de l'or et de l'argent, sûrs que la possession de ces métaux les mettra à l'abri des réclamations futures; car l'argent ni l'or ne portent avec eux la marque du possesseur légitime, ou, s'ils la portent, il est facile de l'effacer.

Ce phénomène, encore une fois, s'est produit partout, d'abord secrètement, puis ouvertement, à la face du soleil. Les grands guillotineurs forcent les détenteurs de numéraire et d'orfèvrerie à les déposer, sans reçu, entre leurs mains. Ils volent les calices et les ciboires des églises, brûlent les chapes sacerdotales pour en extraire les fils précieux.

Fouché, après son proconsulat de Nevers, entasse les produits métalliques de ses exploits dans quatre fourgons qu'il expédie tranquillement vers sa maison de Paris. Lequinio fait faire des perquisitions domiciliaires à Rochefort et remplit trois tonnes d'écus de six livres, qui constituent ses petits profits. On verra plus loin qu'on allait jusqu'à fouiller dans les poches pour en extraire la monnaie.

Cette raréfaction de l'or et de l'argent, opérée par les chefs de la révolution et à leur avantage exclusif, produisait fatalement la disette, laquelle occasionnait les accaparements du blé et, finalement, déterminait la banqueroute. Ces trois dénouements, faciles à prévoir, devaient être trois nouvelles sources de lucre pour les bandits. Ils les escomptaient, et ce calcul odieux n'est pas un des côtés les moins intéressants de la philosophie révolutionnaire.

La France, on ne saurait trop insister sur cette vérité, possédait cinq milliards de métaux d'échange en 1789, beaucoup plus proportionnellement qu'aujourd'hui, étant donnés les besoins décuplés du commerce. La moitié de ce trésor national était monnayée; l'autre était convertie en objets d'art. Cette joaillerie était la réserve de la France, car, dans un besoin pressant de l'Etat, ses détenteurs n'hésitaient jamais à la porter au trésor public pour y être traduite en numéraire.

La révolution n'avait pas sévi trois ans qu'il ne circulait plus en France une seule pièce d'or et d'argent, et qu'on ne mangeait plus que dans des assiettes de faïence avec des fourchettes de fer.

Les divers hôtels des Monnaies, autrefois et depuis si actifs, tombèrent en sommeil comme les Loges. C'est à peine s'il a été frappé, de 1790 à 1801, pour quinze millions de numéraire jaune et blanc. La frappe du billon, dont la valeur intrinsèque est insignifiante, fut seule intarissable, comme l'impression des assignats.

Où avaient donc passé ces cinq milliards ? Evidemment dans les poches des chefs de la conspiration.

Aussitôt l'ordre matériel rétabli et la Banque de France instituée, on vit s'engouffrer dans ce réservoir national tous les métaux précieux naguère introuvables. Après les avoir liquidés les fripons éprouvaient le besoin de les solidifier à nouveau ("Sarepta dicitur Gallia, ubi metallis rapiendis et liquandis" Exégèse rabbinique de la Bible). Si, de 1790 à 1802, la Monnaie n'a fabriqué que quinze millions de pièces métalliques, elle en a jeté en circulation pour plus de quatre milliards dans les dix années qui suivent.

Il semble bien que voler soit le propre de l'homme, presque autant que forniquer. Il faut une grande vertu naturelle et beaucoup de religion pour résister à la tentation de pratiquer ces deux vices, quand le diable les présente dénués de danger et abrités contre la honte.

En 1793 vertu et religion étaient également bafouées.

Quand les gens demi-honnêtes eurent compris qu'on pouvait, en prenant quelques précautions légales, s'approprier le mobilier d'autrui, sans éprouver de trop cuisants remords et sans être montrés au doigt par le voisin aussi peu innocent qu'eux-mêmes, ils estimèrent que la prise de possession des maisons et des terres du prochain ne tirerait pas beaucoup plus à conséquence.

Il se présenta donc des acquéreurs pour concourir aux adjudications des biens-fonds.

On avait vite renoncé à former des lots considérables auxquels seuls auraient pu prétendre les gros bonnets du pays, du moins ceux qui ne refusaient point de se déshonorer mais prétendaient y mettre des formes.

Il convenait donc de laisser les paysans s'engager les premiers dans cette opération malhonnête. Ils en auraient la honte et, plus tard, on s'arrangerait pour racheter leurs petites parcelles, d'autant plus aisément que les cahiers des charges contenaient une clause de rescission de vente en cas de non-paiement dans les délais stipulés. En outre, il fallait payer comptant le premier dixième de l'adjudication; c'était un moyen de vider à fond les bas de laine des cultivateurs et de « liquider » tous les métaux de France, jusqu'au dernier louis, jusqu'au dernier écu de six livres, conformément au programme.

D'ailleurs, le conventionnel Cambon, le receleur en chef de tous les biens volés, criait misère. Les biens, dits nationaux, étaient les gages des assignats et les assignats baissaient, baissaient toujours.

La Convention ordonna alors de diviser les latifundia en plusieurs lots, de vendre chaque parcelle à n'importe quel prix et d'accorder aux acheteurs de grandes facilités de paiement.

En ce qui concerne les domaines de mon arrière-grand-père, les administrateurs de la Corrèze décidèrent qu'il serait politique de commencer par la mise en vente d'une vaste prairie qui s'étendait au pied de sa maison patrimoniale d'Uzerche, et qui, par sa situation en contre-bas des anciens remparts, était d'une fécondité rare. Constamment arrosée par la Vézère et engraissée par les eaux de la ville, elle excitait la convoitise des sans-culottes peu délicats.

La prairie, d'une contenance de 24.800 toises carrées d'après l'inventaire officiel, c'est-à dire de dix hectares environ, fut divisée en huit lots.

Sept furent vendus le 19 ventôse de l'an II, ce qui correspond au 9 mars 1794.

Oh ! par cher. Cette propriété, qui vaut certainement aujourd'hui plus de 100.000 fr. en bloc, pouvait être évaluée à cette époque 60.000 livres. Elle fut cédée aux amateurs pour le prix de 15.925 fr.

Un peu plus du quart, dira-t-on. Il est donc exagéré de prétendre que les biens nationaux ont perdu sur le marché 95 p. 100 de leur valeur.

Attendez ! Le prix de 15.925 francs existe bien sur le papier officiel, mais la somme effectivement versée au Trésor fut réduite au chiffre plus modeste de 1.218 fr. 55. La dépréciation réelle subie par notre prairie d'Uzerche fut donc de 98 p. 100.

Par quel miracle d'opération mathématique et de rouerie fiscale en est-on arrivé à ce résultat fantastique ?

Oh ! bien simple. Les acquéreurs avaient la faculté de se libérer en assignats reçus à leur taux nominal, et ils en usaient avec d'autant plus d'enthousiasme que l'assignat était déjà tombé au commencement de 1794 à 40 p. 100 de sa valeur fiduciaire ; mais ils avaient aussi le droit d'anticiper les payements fixés à dix échéances annuelles, toutes égales.

Ils en usèrent de même ; cependant ce ne fut point par excès de zèle.

Je prends comme exemple l'individu qui se rendit adjudicataire du lot n° 1 au prix officiel de 2.400 francs. Le jour de l'enchère il versa deux cent quarante livres en assignats, soit quatre-vingt-dix francs convertis en numéraire. L'année suivante, cent francs d'assignats ne valaient plus que vingt francs. Il donna encore deux cent quarante livres, soit cinquante francs en numéraire. Au commencement de 1796, la troisième année de l'acquisition, un vent de ruine soufflait sur toute la France. On achetait couramment mille livres en assignats avec un louis d'or authentique ou avec quatre écus de six livres.

Tous les acheteurs du pré Lamase jugèrent le moment favorable pour anticiper les payements. Ils acquittèrent huit annuités d'avance. L'adjudicataire du premier lot paya donc les 1.920 francs qu'il devait encore en monnaie de singe, je veux dire avec huit ou dix écus de six livres, en sorte que sa nouvelle propriété, si elle lui coûta son honneur et peut-être le salut de son âme, ne l'appauvrit que de 161 fr. 55, pas même la valeur de la moitié d'une récolte de foin.

Cette spéculation était à la portée de toutes les intelligences. Parmi les soixante-dix à quatre-vingts voleurs de nos immeubles je n'en ai remarqué qu'un seul n'ayant pas su profiter de l'occasion. C'était un sot qui paya cher sa sottise. En effet, vers la fin de 1796, les grands chefs de la révolution, ayant jugé que la vaste escroquerie des assignats avait procuré le maximum de profit qu'ils pouvaient raisonnablement en attendre, décrétèrent leur première banqueroute. Disqualifiant eux-mêmes les quarante-sept milliards de petits papiers revêtus de leurs signatures, ils décidèrent que ceux-ci ne seraient plus reçus, à aucun taux, dans aucune caisse publique. Il fallut payer en numéraire et bon nombre d'acheteurs de biens nationaux en étant démunis furent déchus de leur acquisition. Le vol leur coûta au lieu de leur rapporter, et beaucoup de paysans apprirent à leurs dépens qu'il en cuit parfois de s'acoquiner avec les fripons des villes.

Les bourgeois et les gentilshommes dévoyés attendaient ce moment-là pour reprendre, à meilleur marché encore qu'en 1793 et 94, les parcelles qu'on avait abandonnées aux miséreux et arrondir les gros lots dont ils étaient déjà nantis. Ce mouvement tournant et enveloppant leur fut facilité par le gouvernement du Directoire qui décida dès lors qu'on ne mettrait plus les biens nationaux aux enchères mais qu'on les céderait de gré à gré.

On peut imaginer la nouvelle gabegie à laquelle donna lieu cette mesure.

Voici pourquoi les latifundia, qu'on ne voulait plus souffrir aux mains des nobles, se reconstituèrent entre les griffes des clercs d'huissiers, hommes de loi, secrétaires de mairie, magisters de villages, prêtres défroqués et autres espèces qui composèrent l'immense majorité des gros acheteurs, et dont quelques-uns ont fait souche d'honnêtes gens, défenseurs du trône, de l'autel, surtout partisans irréductibles du principe sacro-saint de la propriété. Leurs descendants croiraient manquer à toutes les traditions de la chevalerie s'ils n'ornaient point leurs noms de la particule, s'ils ne le flanquaient point même parfois d'un titre ronflant.

Cette note historique et philosophique m'a éloigné un peu du sujet principal du chapitre. Aussi bien, dois-je supposer que les digressions de cette nature offrent un intérêt plus général que la nomenclature un peu sèche des biens ravis, alors même que j'imprimerais tout vifs les noms des personnages qui ne rougirent pas de s'enrichir de ces dépouilles, noms qui sont au bout de ma plume mais qui n'en sortiront pas encore. Il me suffit, pour l'instant, de troubler leurs héritiers dans une possession... moralement irrégulière.

Je me suis étendu assez longuement sur la vente de la prairie d'Uzerche, afin de mettre à nu les procédés de liquidation de l'époque révolutionnaire, et pour expliquer pourquoi l'immense vol des biens nationaux ne constitua finalement qu'une opération financière des plus médiocres. Cinq cent quarante millions seulement sont tombés dans les poches du détrousseur en chef, Cambon, et l'on estime à vingt-cinq milliards la valeur marchande des propriétés qui furent confisquées, soit huit milliards au clergé tant régulier que séculier, quinze milliards aux émigrés et deux milliards aux décapités. Cela fait à peine du 3 p. 100, moins que les brocanteurs louches ne donnent aux cambrioleurs et moins que les banqueroutiers frauduleux qui se respectent, après fortune faite, n'attribuent à leurs clients.

Il semble d'ailleurs que ce soit un prix fait. Le milliard des congrégations, je l'ai dit dans la préface, ne produit que trente millions, soit 3 p. 100 de l'estimation, et les prolétaires septuagénaires n'en tirent pas plus de profit que les pauvres de 93 n'ont tiré de revenant-bon de la spoliation des nobles et des prêtres. C'est le métier des déshérités de la fortune d'être toujours dupes.





Si le pré Lamase n'a procuré que 1.218 fr. 55 net au Trésor, la belle terre de Roffignac a rapporté moins encore proportionnellement. En 1789, elle était estimée un million environ. Sa valeur s'est beaucoup accrue depuis, tant à cause de la bonification de la culture qu'en raison de l'exploitation d'ardoisières d'un excellent rapport (Ces ardoisières sont exploitées par une société en actions, en sorte qu'un nombre notable de mes compatriotes se partagent nos trésors souterrains. On trouve parmi les actionnaires, non seulement la quantité mais parfois aussi la qualité, je veux dire certains noms qu'on aimerait autant ne pas rencontrer sur la liste). Jusqu'en 1796 c'est à peine si l'on en avait détaché quelques lambeaux, achetés par des paysans ambitieux d'agrandir le champ dont ils étaient riverains. En 1795 on divisa le bloc en quatre lots qui furent acquis par trois petits bourgeois d'Allassac et un ancien valet de chambre du château. Celui-ci consacra à l'accomplissement de sa mauvaise action les économies de ses gages; ce qui constitua un placement avantageux, car ses descendants vivent encore sur la terre plantureuse acquise ainsi par l'ancêtre, en bons rentiers, craignant Dieu et les gendarmes. Je respecte leur quiétude en ne les nommant pas. Par charité je tais aussi le nom de ses trois camarades qui expièrent, de leur vivant, par des fins lamentables, leur faute jugée par Dieu impardonnable en ce monde.

Les quatre gros lots et les petits furent adjugés au prix global de 252.000 livres, payées sur-le-champ ou en deux termes, avec des assignats valant un louis les mille livres, — mettons deux pour faire bonne mesure — ce qui ramène la somme versée au Trésor au maximum de dix ou douze mille livres — un peu plus de 1 p. 100.

La terre de Vignols fut divisée en neuf lots. L'un d'eux fut généreusement abandonné à mon grand-père qui, n'ayant pas émigré, avait droit au quart des biens de son père, c'est-à-dire au septième du quart, puisqu'il ne représentait qu'un septième de la descendance. Mais on lui rogna quand même ce vingt-huitième de portion. Après ventilation, il n'obtint qu'une maison d'habitation et une quinzaine d'hectares de prés, terres, bois et vignes. Il dut s'en contenter, car il y allait de la vie de protester, et j'ignore s'il ne fut pas même contraint de dire merci! Coûte que coûte, il importait de sauver du naufrage universel ce lopin de l'héritage des Maulmont, l'illustre famille qui a eu l'honneur de donner deux papes à l'Église, Clément VI et Grégoire XI.

Les terres possédées sur le territoire de la ville d'Uzerche, y compris la prairie Lamase, furent adjugées au prix total de 262.000 livres, qui rapportèrent à Cambon dans les trente mille francs ; ce qui fait presque du 9 p. 100 sur l'adjudication; mais pour obtenir la valeur réelle il faut, comme dans les autres cas, multiplier 262.000 par 4.

Dans la commune de Vigeois, huit cents hectares environ, subdivisés en vingt-cinq ou vingt-six domaines et constituant cinq seigneuries, Roupeyroux, Haute et Basse-Mase, Charliac, Charliaguet et La Nauche évitèrent le morcellement à l'infini. Il semble que chacune de ces propriétés ait été adjugée à un seul enchérisseur, et les prix atteints furent relativement élevés. C'est ainsi qu'on paya la Haute-Mase 31.000 livres et la Basse-Mase 32.000. La Nauche fut adjugée à un métayer, nommé Lacroix, qui emprunta à un usurier l'argent qu'il jugeait utile à la faisance-valoir. Au bout de deux ans le prêteur le fit exproprier, et Lacroix, sans ressources, se fit bandit et coupeur de routes, estimant ce métier plus honorable que celui de voleur de biens. Les gendarmes le massacrèrent dans un chemin creux, en 1799, au cours d'une de ses expéditions nocturnes. Un des domaines de Charliac fut laissé à mon grand-père, soit disant pour compléter, avec les quinze hectares de Vignols, la part de sa légitime.

Le reste de la propriété de Charliac fut morcelé, mais les divers acquéreurs subirent, plus ou moins, la fâcheuse destinée de Lacroix. Leurs premiers successeurs ne furent pas plus heureux. Quand les drames parurent oubliés, un spéculateur patient fit masse de tous les morceaux et en constitua, en les joignant à la terre et au château de la Nauche, une des plus belles propriétés du pays.

Le Roupeyroux fut adjugé à un ancien huissier, le nommé B..., celui-là même qui a rendu en 1837 le lit à baldaquin. Il l'a transmis à ses enfants et c'est maintenant son petit-gendre qui l'occupe, quand il n'occupe pas au tribunal.

Le domaine de Fleyniat à Lagraulière fut adjugé au prix officiel de 25.000 livres. Les beaux et nombreux domaines de Perpezac-le-Blanc, de Perpezac-le-Noir, d'Orgnac, de Voutezac, du Lonzac, etc., furent vendus à des aigrefins dont j'ai la liste (Un des acquéreurs, sans le sou, se porta adjudicataire d'un domaine pour le prix de 30.000 livres. II courut à sa nouvelle propriété, en détacha une paire de boeufs et s'empressa de les vendre à la foire voisine au prix de 40.000 livres en assignats. Il en donna 30.000 au fisc, et avec le reste acheta deux veaux. Je défie bien les apologistes les plus déterminés de la révolution de démontrer qu'une propriété constituée de cette façon repose sur des bases inébranlables.).

Je me dispense de la divulguer; mais j'exprime un regret cuisant en songeant à la perte de la terre de Montéruc, au demeurant d'assez mince valeur. Elle nous venait des Roffignac qui la tenaient eux-mêmes, par suite de trois alliances consécutives, du cardinal Aubert de Montéruc, neveu du pape Pierre Aubert des Monts, connu dans l'histoire sous le nom d'Innocent VI (1352-1362) (Si Montéruc n'avait pas grande importance, en tant que terre régie par le seigneur, elle en avait une inappréciable par le nombre des redevances auxquelles étaient astreints les habitants du pays. Je n'ai pas compté moins de trois cents de ces tributaires, payant qui une géline, qui une douzaine d'oeufs, ou une gerbe de blé ou une gerle de vin, etc. Ces redevances ou servitudes provenaient de ventes régulières ou de donations à titre légèrement onéreux; elles servaient à maintenir un lien très ténu mais indéchirable entre le maître primitif et les familles de ses anciens tenanciers ; c'était un rappel de propriété. En détruisant tous ces titres dans la fatale nuit du 4 août, l'Assemblée Constituante a donc commis un attentat contre le bien d'autrui, premier crime qui a facilité les autres.).

Avant de clore ce chapitre des spoliations, il est juste de consacrer quelques pages à la destinée du château de Roffignac, dont les conjurés du Bas-Limousin ne pouvaient considérer l'aspect majestueux sans qu'une basse envie ne pénétrât leurs âmes cupides et n'échauffât la haine qu'ils avaient vouée au châtelain.

Aucun cependant n'avait osé l'acheter pour s'y prélasser en maître. Même aux heures de complet bouleversement et de travestissement de toutes les conditions sociales, les usurpateurs les plus osés reculent devant certains ridicules.

En sus des quatre gros lots du bloc domanial, il existait une réserve assez importante entourant la demeure seigneuriale. L'administration de l'enregistrement l'avait affermée à un sans-culotte qui était, en même temps, un sans-soutane, car c'était un prêtre défroqué (J'ai longtemps cru que ce malheureux était le curé d'Allassac, mais des renseignements plus précis m'ont appris qu'il était curé d'une paroisse voisine où nous avions aussi des biens. Le scandale reste d'ailleurs le même.).

Cet apostat y faisait bombance tandis qu'une affreuse disette sévissait sur toute la contrée, et il s'efforçait de donner tous les jours des gages de plus en plus irrécusables de son sans-culottisme. Les novices du crime ont toujours peur de n'y être point enfoncés assez profondément pour étouffer leur conscience et pour donner aux professionnels des preuves suffisantes de leur sincérité. Ce double sentiment explique pourquoi les plus forcenés terroristes furent généralement des prêtres ou des ex-dévots.

Le spectre du vieil exilé, dont il dévorait audacieusement les revenus, hantait ses rêves. Il lui aurait volontiers fait couper le cou, mais la victime était hors de portée. Ne pouvant lui prendre la tête, il résolut de s'en prendre à son château et de détruire ainsi une demeure de gens de bien.

La démolition de Roffignac ne pouvait rien rapporter à personne. Le peuple criait la faim : on lui offrait des pierres. Il paraît que le système a du bon puisqu'il réussit encore quelquefois.

Quand l'ex-curé proposa à la municipalité de la commune d'Allassac de découronner le château, celle-ci fut choquée qu'il prît une initiative aussi radicale. L'apostat menaça alors les officiers municipaux de porter contre eux une accusation de modérantisme. Epouvantés, ils le supplièrent de faire du moins les choses régulièrement, de présenter une requête officielle sur laquelle ils prendraient une délibération conforme à ses désirs. Le déprêtrisé s'exécuta, mais comme c'était un prévoyant de l'avenir le texte de sa pétition a totalement disparu.

Il reste pourtant les procès-verbaux des actes officiels auxquels donna lieu ce document.

C'est d'abord le récit des événements qui provoquèrent la première réunion du conseil municipal d'Allassac :

La pétition avait été transmise par l'intermédiaire de deux jacobins de la commune et renvoyée à une commission; mais sans attendre que la municipalité eût statué sur sa demande, l'apostat avait ameuté deux fois le peuple, et le peuple avait menacé de procéder sans autorisation à la démolition. On l'avait calmé en le « pérorant », et en promettant d'envoyer sur-le-champ deux commissaires à Brive, chargés de solliciter des administrateurs du district, « seuls investis du pouvoir d'ordonner la destruction d'un bien national, la permission d'abattre Roffignac ».

Manifestement, les officiers municipaux ne cherchaient qu'à gagner du temps. Mais ils n'avaient pas eu la main heureuse dans le choix des commissaires expédiés au district de Brive. L'un de ceux-ci, fesse-mathieu de la localité, était capable de marcher sur le cadavre de son père pour parvenir à faire parler de lui.

Les bruits les plus sinistres couraient sur l'autre, tout jeune homme, étranger au pays. Il y était apparu depuis six mois à peine, amené de très loin par un marchand roulier qui, le sachant réfractaire à la conscription, l'avait caché dans le chenil de sa carriole pour le dérober aux recherches des gendarmes. On assurait que, levantin d'origine et conduit en France par un officier de marine qui l'avait fait instruire, il avait livré son libérateur au bourreau. Audacieux et bavard intarissable, il n'avait pas tardé à prendre la tête des sans-culottes du pays, et les honnêtes gens le redoutaient.

La municipalité d'Allassac lui avait donné, ainsi qu'à son collègue, l'instruction secrète de rapporter à tout prix un arrêté du district de Brive prescrivant de surseoir indéfiniment à la démolition du château.

Par la lecture de l'arrêté qui suit on va voir comment les deux drôles s'étaient acquittés de cette mission de confiance.

Je passe sur les préliminaires, rappelant la pétition du mauvais prêtre R...

"L'administration du district, n'entendant pas contrarier la voix du peuple pour la démolition du cy-devant château de Roffignac, déclare recommander à la loyauté du peuple de la Commune d'Allassac la conservation du mobilier et des denrées, tant en vins qu'en grains, qui sont dans les bâtiments de ce cy-devant château, dont le peuple serait responsable tant collectivement qu'individuellement, en cas de dilapidation ou dégradation; sous la même responsabilité, de pourvoir à la sûreté des dits objets, soit par le moyen des scellés sur les portes des bâtiments qui les contiennent, s'ils ne doivent pas être démolis, soit par le déplacement, s'il y a lieu, après en avoir préalablement constaté les quantités et qualités par un procès-verbal énumératif régulièrement fait, avec recommandation expresse à la dite municipalité de prendre toutes les autres mesures de précaution que sa prudence lui suggérera suivant les circonstances, pour la conservation des dits objets.

Fait au conseil d'administration du district de Brive, le 1er germinal, an II, de la Rép. fr., une et indivisible.

Suivent cinq signatures."

Il n'y avait plus qu'à s'exécuter et, dès le lendemain, la municipalité d'Allassac faisait procéder à la nomenclature du mobilier restant encore dans le château.

Cet inventaire n'offre point par lui-même grand intérêt ; il témoigne seulement de l'inquiétude des malheureux obligés de le dresser et des précautions qu'ils prennent pour accroître, le plus possible, le nombre des responsables. Neuf signatures, en effet, sont apposées au bas de ce long document, et l'une d'elles a même été, ultérieurement, grattée frénétiquement. A ces neuf noms sont ajoutés ceux de douze commissaires désignés pour surveiller les travaux de la démolition et prendre garde que les matériaux ne soient point détériorés. Tout le long du papier, ces infortunés officiers municipaux protestent qu'ils agissent ainsi à leur corps défendant.

La destruction méthodique dura quatorze jours, du 4 au 18 germinal de l'an II. La population, que les citoyens R... et X... avaient représentée comme désireuse d'accomplir au plus vite cet acte de vandalisme, fit preuve, au contraire, d'une remarquable tiédeur, et il fallut menacer les paysans poulies forcer à coopérer à l'enlèvement gratuit et obligatoire de pierres qui ne serviraient plus à rien. Beaucoup se demandaient si c'était pour aboutir à pareil résultat qu'on avait supprimé la corvée avec tant de fracas (la corvée avait été abolie en Limousin par Turgot, dès 1761 ; elle le fut également pour toute la France en 1789, non seulement la corvée seigneuriale mais encore la corvée publique, autrement dite « prestation ». Elle fut rétablie le 20 prairial an II, sous le nom de réquisition, et dans les conditions les plus abusives, puisque les citoyens furent contraints de travailler les uns pour les autres, sous peine de déportation).

Les tyranneaux des départements trouvèrent moyen d'exaspérer encore l'arbitraire de la Convention. J'ai sous les yeux une circulaire des administrateurs d'Uzerche adressée par eux à tous les maires du district en leur transmettant le décret du 20 prairial. A la peine de déportation édictée par la Convention contre les ouvriers agricoles qui se déroberaient à l'obligation de la corvée, ils substituent, de leur propre autorité, la menace de la guillotine, et ce n'était point un vain épouvantail ; le men-

Enfin la partie du château condamnée à mort était tombée le 18 germinal, comme le constate une pièce officielle datée de ce jour et revêtue de la signature du maire et de deux de ses officiers municipaux. Le défroqué requis de signer également s'y refusa avec énergie. Ce n'était pas seulement un misérable, c'était un roué. On ne peut rien invoquer contre une signature authentique, mais on peut toujours nier avoir participé à un acte criminel quand la culpabilité ne laisse pas de témoignages décisifs.

Toujours harcelé par l'esprit de prudence, il ne voulait pas se rendre acquéreur des restes du château et des jardins, quoiqu'on lui offrit le tout à vil prix. Cependant; il fallait que le décret des Loges fût exécuté. Mes parents, quoi qu'il advînt, ne devaient pas rentrer en maîtres dans leur vieille demeure, même en ruinés, et c'est pour cette raison — rien que pour cette raison — qu'on les fit languir dix-huit mois à Paris.

Un petit bourgeois d'Allassac se laissa tenter, en 1802, par l'esprit de Spéculation.

Il morcela les terrains aplanis par la démolition de germinal, an II, ainsi que les beaux jardins escarpés qui grimpaient jusqu'au mur d'enceinte de là petite ville. On a construit sur ces emplacements des masures, maintenant lamentables de vétusté;

Le corps du château, en dépit de son émasculation vandalique, gardait encore belle apparence avec sa tour carrée centrale décapitée, abritant à droite et à gauche deux corps de logis.

N'en pouvant rien tirer et n'osant l'habiter de peur d'être l'objet des moqueries de ses concitoyens, le premier spéculateur le céda à un second.

Celui-ci emprunta de l'argent à un homme qui avait le plus grand intérêt moral à faire disparaître les derniers témoins muets de ses hypocrisies d'antan.

Cet homme n'eut garde de faire exproprier son débiteur, mais il avait assez d'influence sur le conseil municipal pour le déterminer à acheter le monument, sous le prétexte de bâtir une maison d'école. Le marché fut conclu. Le créancier commença naturellement par se rembourser avec les deniers publics; puis Roffignac fut rasé et la maison d'école, telle qu'on la voit encore aujourd'hui, a été construite sur les fondements du château.

En l'édifiant on avait évité, par motif d'économie, de défoncer les caves voûtées qui témoignaient toujours de l'importance et de la solidité des antiques constructions.

En 1897, la municipalité d'Allassac, composée d'ailleurs de braves gens, gênée par ces voûtes pour ses opérations de voirie, en décréta l'effondrement ainsi que la suppression d'une porte gothique, dernier reste des fortifications de la petite ville.

...etiam periere ruinae.

Il n'y a plus rien !... rien de ce Roffignac qui fut, suivant les traditions les mieux accréditées, le berceau du christianisme dans les Gaules; qui aurait abrité saint Martial; qui, sûrement, a donné l'hospitalité au pape Innocent VI, à quatre rois de France, au duc d'Anjou, vainqueur de Jarnac et de Moncontour, à Henri IV, au duc de Bouillon et à son illustre fils, le maréchal de Turenne, à nombre d'autres personnages éminents;... qui avait étendu, à travers les siècles, son ombre bienfaisante sur toute la contrée.

Il existe encore à Allassac une grosse tour ronde ayant toujours dépendu du fief seigneurial. Edifiée par Pépin le Bref, lors de ses guerres contre les aquitains, elle est d'une allure imposante et constitue un beau joyau pour son propriétaire, — sans utilité pratique d'ailleurs.

Elle n'avait pas été vendue et, depuis 1814 jusqu'en 1846 environ, mon grand-père et ses frères avaient exigé de la ville d'Allassac un fermage de deux francs, établissant leur droit de propriété et interrompant la prescription. A cette dernière date, le maire du lieu, sous couleur d'ardente amitié, confia à mon père, avec des tremblements dans la voix, qu'il aurait la douleur de lui faire un procès au nom de la commune, s'il ne renonçait pas à sa rente de quarante sous. Mon père, qui n'était pas processif, céda.

Je fais mention de cette tour parce que les voyageurs la remarquent dans le trajet du chemin de fer de Paris à Toulouse, dominant la plaine, et parce que je ne dois rien oublier de nos revendications.

On l'avait rendue à mon arrière-grand-père, après le décret d'amnistie de 1802, mais il n'en pouvait rien faire.

On lui avait aussi rendu sa maison d'Uzerche, mais dans quel état ?

Diminuée des trois quarts comme son château de Roffignac. Pendant la période jacobine, l'administration d'Uzerche avait, elle aussi, pris un arrêté prescrivant de la démolir sous prétexte qu'elle affectait les allures d'une forteresse et qu'elle flanquait la porte « Pradel », ce qui constituait évidemment une double injure à la liberté.

Ce qu'on voit maintenant de notre vieille demeure ne représente pas même l'ombre de son aspect d'autrefois, quand elle était rapprochée du mur d'enceinte, ornée de tours à ses quatre angles, entourée de murs et de fossés, rendant l'accès de la ville presque impraticable à l'ennemi.

Il est extrêmement probable qu'elle avait été bâtie par mon premier ancêtre limousin, Géraud ; son style architectural est indiscutablement du quinzième siècle, comme on peut s'en assurer par la photographie publiée ci-contre, qui reproduit une gravure ancienne conservée à la mairie d'Uzerche.

La partie de la maison laissée debout, et servant autrefois de communs, avait été convertie en prison où l'on entassa, sous la Terreur, les femmes suspectes du district, et Dieu sait si elles étaient nombreuses !

C'est à cause de cette particularité qu'elle n'avait pas été mise en vente et qu'elle fit retour à son légitime possesseur, mais aussi nue qu'au jour lointain où le maître « ès-art maconnerie » l'avait livrée à son premier propriétaire.

Impossible en 1802 d'acheter des meubles, faute d'argent; donc, impossible de l'habiter.

Mes parents furent réduits à accepter l'hospitalité de l'un de leurs proches.

Ces deux vieillards, qui avaient été les rois de leur pays, rois par l'opulence et la dignité de leur vie, rentrèrent chez eux dénués des ressources les plus élémentaires. La révolution les avait contraints à cette détresse, parce qu'ils auraient commis le crime d'émigration, inexistant en droit pur et rayé expressément du code au mois de septembre 1791.

Le plus étrange, c'est que ce crime, même entendu et interprété dans le sens le plus révolutionnaire, mon arrière-grand-père ne l'a jamais commis.

Titre : Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Auteur : Pradel de Lamase, Paul de (1849-1936)
Éditeur : Perrin (Paris)
Date d'édition : 1912
Jean Ferrat
Ma France
Edited: 201503250151







Ma France
De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirai pas d'écrire ta chanson
Ma France
Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
Quelque chose dans l'air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France
Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnait le vertige
Et dont vous usurpez aujourd'hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France
Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit : "qu'on la fusille"
Ma France
Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu'il est temps que le malheur succombe
Ma France
Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l'histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France
Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain
Ma France
Qu'elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France
VERMEREN Pierre
Le choc des décolonisations - de la guerre d'Algérie aux printemps arabes
Edited: 201501201534
Le temps semble loin où notre pays était un empire. Les territoires autrefois colonisés ont été rendus à eux-mêmes et sont désormais maîtres de leur histoire. C’est contre cette vision simpliste et historiquement fausse que s’insurge Pierre Vermeren : les révolutions arabes de 2011 et 2012 sont la conséquence directe, le dernier chapitre de l’histoire de la décolonisation.

De guerre lasse, dans un mélange de bonne conscience et de culpabilité, l’État et les élites de France ont laissé leurs successeurs à la tête du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et des pays d’Afrique agir en toute impunité. Le silence et l’aveuglement de la France, mais aussi de l’Europe tout entière, ont permis dans ces anciennes colonies l’accaparement des richesses, la confiscation des libertés et la soumission des peuples.

Pierre Vermeren apporte aux événements les plus récents, qu’il s’agisse des explosions de colère au Maghreb comme de la lutte contre le djihadisme, l’éclairage irremplaçable de l’histoire.

Pierre Vermeren est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-I-Panthéon- Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation.
Prix Goncourt
Prix Goncourt - Le Palmares (1903-2016)
Edited: 201501012311


Le Palmarès
2016 Leïla Slimani, Chanson douce
2015 Mathias Enard Boussole Actes Sud
2014 Lydie Salvayre Pas pleurer Seuil
2013 Pierre Lemaitre Au revoir là-haut Albin-Michel
2012 Jérôme Ferrari Le sermon sur la chute de Rome Actes Sud
2011 Alexis Jenni L'Art français de la guerre Gallimard
2010 Michel Houellebecq La Carte et le Territoire Flammarion
2009 Marie NDiaye Trois Femmes puissantes Gallimard
2008 Atiq Rahimi Syngué Sabour. Pierre de Patience POL
2007 Gilles Leroy Alabama Song Mercure de France
2006 Jonathan Littell Les Bienveillantes Gallimard
2005 François Weyergans Trois jours chez ma mère Grasset
2004 Laurent Gaudé Le soleil des Scorta Actes Sud
2003 Jacques-Pierre Amette La maîtresse de Brecht Albin Michel
2002 Pascal Quignard Les ombres errantes Grasset
2001 Jean-Christophe Rufin Rouge Brésil Gallimard
2000 Jean-Jacques Schuhl Ingrid Caven Gallimard
1999 Jean Echenoz Je m'en vais Minuit
1998 Paule Constant Confidence pour confidence Gallimard
1997 Patrick Rambaud La Bataille Grasset
1996 Pascale Roze Le Chasseur zéro Albin Michel
1995 Andreï Makine Le Testament français Mercure de France
1994 Didier Van Cauwelaert Un aller simple Albin Michel
1993 Amin Maalouf Le rocher de Tanios Grasset
1992 Patrick Chamoiseau Texaco Gallimard
1991 Pierre Combescot Les filles du calvaire Grasset
1990 Jean Rouaud Les champs d'honneur Minuit
1989 Jean Vautrin Un grand pas vers le Bon Dieu Grasset
1988 Erik Orsenna L'exposition coloniale Seuil
1987 Tahar Ben Jelloun La nuit sacrée Seuil
1986 Michel Host Valet de nuit Grasset
1985 Yann Quéffelec Les noces barbares Gallimard
1984 Marguerite Duras L'amant Minuit
1983 Fréderick Tristan Les Egarés Balland
1982 Dominique Fernandez Dans la main de l'ange Grasset
1981 Lucien Bodard Anne-Marie Grasset
1980 Yves Navarre Le jardin d'acclimatation Flammarion
1979 Antonine Maillet Pélagie la charette Grasset
1978 Patrick Modiano Rue des boutiques obscures Gallimard
1977 Didier Decoin John l'Enfer Seuil
1976 Patrick Grainville Les Flamboyants Seuil
1975 Emile Ajar La vie devant soi Mercure de France
1974 Pascal Laîné La dentellière Gallimard
1973 Jacques Chessex L'ogre Grasset
1972 Jean Carrière L'Epervier de Maheux J-J. Pauvert
1971 Jacques Laurent Les Bétises Grasset
1970 Michel Tournier Le roi des Aulnes Gallimard
1969 Félicien Marceau Creezy Gallimard
1968 Bernard Clavel Les fruits de l'hiver Laffont
1967 André Pieyre de Mandiargues LaMarge Gallimard
1966 Edmonde Charles-Roux Oublier Palerme Grasset
1965 Jacques Borel L'adoration Gallimard
1964 Georges Conchon L'état sauvage Albin Michel
1963 Armand Lanoux Quand la mer se retire Julliard
1962 Anna Langfus Les bagages de sable Gallimard
1961 Jean Cau La pitié de Dieu Gallimard
1960 prix attribué à Vintila Horia et non décerné à cause du passé politique de l'auteur, inopinément révélé (zie fascistische Ijzeren Garde)
1959 André Schwart-Bart Le dernier des justes Seuil
1958 Francis Walder Saint-Germain ou la négociation Gallimard
1957 Roger Vailland LaLoi Gallimard
1956 Romain Gary Les racines du Ciel Gallimard
1955 Roger Ikor Les eaux mêlées (T.II Les fils d'Avrom) Albin Michel
1954 Simone de Beauvoir Les Mandarins Gallimard
1953 Pierre Gascar Les Bêtes Le temps des morts Gallimard
1952 Beatrix Beck Léon Morin, prêtre Gallimard
1951 Julien Gracq Le rivage des Syrtes J.Corti
1950 Paul Colin Les jeux sauvages Gallimard
1949 Robert Merle Week-end à Zuydcoote Gallimard
1948 Maurice Druon Les grandes familles Julliard
1947 Jean-Louis Curtis Les forêts de la nuit Julliard
1946 Jean-Jacques Gautier Histoire d'un fait divers Julliard
1945 Jean-Louis Bory Mon village à l'heure allemande Flammarion
1944 Elsa Triolet Le premier accroc coûte deux cents francs Gallimard
1943 Marius Grout Passage de l'homme Gallimard
1942 Marc Bernard Pareils à des enfants Gallimard
1941 Henri Pourrat Vent de Mars Gallimard
1940 Francis Ambrière Les grandes vacances Nouvelle France
1939 Philippe Hériat Les enfants gâtés Gallimard
1938 Henri Troyat L'araigne Plon
1937 Charles Plisnier Faux-passeports CorrÍa
1936 Maxence Van der Meersch L'empreinte de Dieu Albin Michel
1935 Joseph Peyré Sang et Lumière Grasset
1934 Roger Vercel Capitaine Conan Albin Michel
1933 André Malraux La condition humaine Gallimard
1932 Guy Mazeline Les loups Gallimard
1931 Jean Fayard Mal d'amour Fayard
1930 Henri Fauconnier Malaisie Stock
1929 Marcel Arland L'ordre Gallimard
1928 Maurice Constantin-Weyer Un homme se penche sur son passé Rieder
1927 Maurice Bedel Jérôme, 60° latitude nord Gallimard
1926 Henry Deberly Le supplice de Phèdre Gallimard
1925 Maurice Genevoix Raboliot Grasset
1924 Thierry Sandre Le chèvrefeuille Gallimard
1923 Lucien Fabre Rabevel ou le mal des ardents Gallimard
1922 Henri Béraud Le vitriol de lune et Le Martyre de l'obèse Albin Michel
1921 René Maran Batouala Albin Michel
1920 Ernest Pérochon Nêne Clouzot (puis Plon)
1919 Marcel Proust A l'ombre des jeunes filles en fleurs Gallimard
1918 Georges Duhamel Civilisation Mercure de France
1917 Henri Malherbe La flamme au poing Albin Michel
1916 Henri Barbusse Le feu Flammarion
1915 René Benjamin Gaspard Fayard
1914 Adrien Bertrand L'appel du sol Calmann-Lévy
1913 Marc Elder Le peuple de la mer Calmann-Lévy
1912 André Savignon Filles de Pluie Grasset
1911 Alphonse de Chateaubriant Monsieur de Lourdines Grasset
1910 Louis Pergaud De Goupil à Margot Mercure de France
1909 Marius-Ary Leblond En France Fasquelle
1908 Francis de Miomandre Ecrit sur l'eau Emile-Paul
1907 Emile Moselly Terres lorraines Plon
1906 Jérôme et Jean Tharaud Dingley, l'illustre écrivain Plon
1905 Claude Farrère Les civilisés Flammarion
1904 Léon Frapié La maternelle Albin Michel
1903 John-Antoine Nau Force ennemie La Plume
Paris School of Economics
The World Top Incomes Database
Edited: 201412091032
There has been a marked revival of interest in the study of the distribution of top incomes using tax data. Beginning with the research by Thomas Piketty (2001, 2003) of the long-run distribution of top incomes in France, a succession of studies has constructed top income share time series over the long-run for more than twenty countries to date. These projects have generated a large volume of data, which are intended as a research resource for further analysis.

The world top incomes database aims to providing convenient on line access to all the existent series. This is an ongoing endeavour, and we will progressively update the base with new observations, as authors extend the series forwards and backwards. Despite the database's name, we will also add information on the distribution of earnings and the distribution of wealth. As the map below shows, around forty-five further countries are under study, and will be incorporated at some point (see Work in Progress).

The first twenty-two country-studies have been included in two volumes edited by Anthony B. Atkinson and Thomas Piketty: Top Incomes over the Twentieth Century: A Contrast between Continental European and English-Speaking Countries (2007), and Top Incomes over the Twentieth Century: A Global Perspective (2010). They cover several European countries (France, Germany, Netherlands, Switzerland, UK, Ireland, Norway, Sweden, Finland, Portugal, Spain, Italy), Northern America (United States and Canada), Australia and New Zealand, one Latin American country (Argentina), and five Asian countries (Japan, India, China, Singapore, Indonesia). South Africa, Mauritius, Tanzania, Denmark, Colombia, Malaysia, Uruguay, and Korea have been added to the list.

Link to WTID ...
FRANCE
L'Assemblée vote la reconnaissance d'un Etat palestinien
Edited: 201412031230
JUSTITIE
PG vraagt verjaring in cassatie-proces Eternit
Edited: 201411201247
Op 13/2/2012 werd Eternit in Turijn (ITA) veroordeeld en verantwoordelijk geacht voor de dood door asbestose van 3.000 mensen: de leiding kende de dodelijke gevolgen van asbestcement maar liet de productie gewoon doorgaan, zo oordeelde de rechter toen. Men spreekt van een misdaad op industriële schaal of een industriële misdaad. Eternit had vier fabrieken in Italië. Bij ons is de fabriek van Kapelle-op-den-Bos berucht. Op de kerkhoven errond is het stil en in de naburige dorpen zwijgt men liever.

De zaak tegen de Zwitserse topman en miljardair Stephan Schmidheiny was sindsdien hangende voor cassatie in Roma. De voorganger van Schmidheiny, de Belgische baron Louis de Cartier de Marchienne (Turnhout, 26/9/1921 – Arendonk, 21/5/ 2013), is inmiddels overleden*.

De PG, Francesco Iacoviello, vroeg nu onverwacht de verjaring en dus de stopzetting van het proces. Normaal verwacht je zo'n vraag van de verdediging. Ook abnormaal is deze vraag omdat ze zo snel volgt na een effectieve veroordeling. Wat twee jaar geleden nog behandeld werd, is vandaag verjaard en je zou denken dat rechtshandelingen de verjaring zouden stuiten. Niet zo dus in het Italiaanse gerecht (en in vele andere staten is het net zo).

De president van de Regio Piemonte, Sergio Chiamparino drukte zijn verrassing, ontgoocheling en diepe verontwaardiging zo uit: "Apprendo con sorpresa e disappunto della decisione della Corte di Cassazione di annullare, causa prescrizione del reato, la sentenza di condanna a Stephan Schmidheiny nel processo Eternit. Non può che destare profonda indignazione".

Het spreekt vanzelf dat de nabestaanden van de slachtoffers van 'de stille dood' in shock, ingedeukt, machteloos en woedend achterblijven. De overtuiging groeit in Italië en daarbuiten dat recht en rechtvaardigheid niet hand in hand lopen. Ook een van mijn vrienden behoort tot de slachtoffers.



*Cartier huwde in 1950 Viviane Emsens (1929) uit de industriële familie Emsens, hoofdaandeelhouder in Eternit. Hij werd actief in de multinational: van 1966 tot 1978 was hij afgevaardigd bestuurder en van 1978 tot 1986 was hij voorzitter van Eternit. De familie Emsens is met duizenden hectare, gelegen in het noorden van de provincie Antwerpen, grootgrondbezitter. (bron: in Trends van 12 oktober 1995 bracht Frans Crols een onthullende reportage over deze miljardairsfamilie; in 2006 bracht Knack een snoeiharde reeks van artikelen over de dodelijke werking van asbest en de verantwoordelijkheid van Eternit).

**Vinck. Cartier was niet de enige Belg die dicht bij de zaak stond. Ook Karel Vinck, die van 1971 tot 1975 werkzaam was bij Eternit-Italië, was eerder betrokken in deze zaak. Hij leidde er sinds 1973 de Eternitfabriek in het Siciliaanse Targia. Van 1975 tot 1978 leidde hij Eternit-België als gedelegeerd bestuurder. In 2006 werd hij in Italië samen met andere topmanagers van Eternit veroordeeld voor onvrijwillige doodslag. De rechtbank was van oordeel dat zij de gezondheidsrisico's verbonden aan het werken met asbest in grove mate veronachtzaamd hadden. Karel Vinck werd veroordeeld tot drie jaar voorwaardelijke gevangenisstraf. Vinck verzette zich tegen deze beschuldigingen. "Een industrieel weegt risico's af met alle beschikbare kennis op het moment van de beslissing. Niet met de kennis die dertig jaar later beschikbaar is", zei hij toen. In augustus 2009 vernietigde het hof van beroep van het Siciliaanse Catania die uitspraak en sprak hem vrij in de zaak.(bron) Karel Vinck was naar eigen zeggen er toen niet van op de hoogte dat asbest kanker kon veroorzaken.



Enkele maanden na die vrijspraak haalde Vinck op een bijzonder negatieve manier het nieuws toen hij voor de camera schamper beweerde "wij leven van fijn stof" (Terzake, 18 oktober 2009).
Toen ging het om de toename van de fijn-stof-concentratie in Antwerpen i.v.m. de bouw van de omstreden Oosterweelverbinding. Vinck is voorzitter van de BAM. In een normale maatschappij neemt men dan ontslag om de eer aan zichzelf te houden.

OVAM. Op 24 oktober 2014 gaf OVAM een persbericht vrij; daaruit blijkt dat er zo'n 3,7 miljoen ton asbest in omloop is. (bron) Navraag bij de woordvoerder Jan Verheyen van OVAM leerde dat het enorme cijfer enkel het Vlaamse Gewest betreft (mail van 20141121). De belastingbetaler draait op voor het opruimen ervan.


Wereldwijde vervuiling
Eternit leverde vanaf 1946 wereldwijd persbuizen van asbestcementstof: West-Europa, USA, Canada, Latijns-Amerika, grote stukken van Afrika, India, het Midden-Oosten. De samenstelling van asbest: "een vezelig gehydrateerd MAGNESIUMSILICAAT, wit of geel, soms groen, soms blauw van kleur, komt uit mijnen in Canada (chrysotiel) en uit Rhodesië (crocidoliet). Deze uiterst fijne vezels (diameter zowat een duizendse millimeter of een mikron) met sterk weerstandsvermogen (trekvastheid: 40 tot 45 kg/mm²) moet worden geopend, gedesintegreerd en goed van elkander gescheiden, zodat elk ervan achteraf volmaakt met cement kan worden omkorst." Gezondheidsproblemen doen zich voor tijdens de productie maar vanzelfsprekend ook bij renovatie- of afbraakwerken (boren, zagen, slijpen, breken, dynamitering, ...).
[Zie ook Asbestos: Risk Assessment, Epidemiology, and Health Effects, Second Edition; geredigeerd door Ronald F. Dodson,Samuel P. Hammar (2012), waarin de historiek van de onderzoeken naar schadelijke/dodelijke gevolgen op wetenschappelijke manier wordt uiteengezet.]
Getuigen

Hieronder de documentaire 'Eternit Casale Monferrato: la fabbrica del cancro', waarin getuigen voor de camera bevestigen dat de directie er alles aan deed om de gevolgen van werken met amiante te camoufleren.



Hieronder een tweede docu waarin o.m. de openbare aanklager en een oncologe aan het woord komen:


Pro memorie: Ook bepaalde vormen van talkpoeder (gehydrateerd waterstof-houdend magnesium-silicaat - H2Mg3(SiO3)4 of Mg3Si4O10(OH)2) zijn kankerverwekkend.
TESSENS Lucas
INSEE publiceert vandaag sociale doorlichting van Frankrijk: 'France, portrait social' - Een korte bespreking
Edited: 201411191119
Het Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publiceert in een rapport van 280 bladzijden de kerncijfers van de sociale toestand in Frankrijk, geplaagd door crisis, werkloosheid en onzekerheid.

Deze balans behandelt volgende indicatoren: onderwijs, arbeidsmarkt, inkomens, levenskwaliteit, werkloosheid (40% is langdurig werkloos), daklozen en sans-domicile (112.000 personen 'sans-domicile' waarvan 31.000 kinderen; in Parijs leven 30% van de 'sans-domicile' in een hotelkamer, betaald door een hulporganisatie - p. 129), leeflonen (RSA=Revenu de Solidarité Active & ASS=Allocution de Solidarité Spécifique) en steuntrekkers, minimumlonen, armoedegrens (977 EUR voor alleenstaande in 2011, 987 EUR in 2012; 13,9% van de bevolking heeft een inkomen dat onder de armoedegrens ligt), stedelijke problematiek, onveiligheid, vrijetijd en mediagebruik, tijdsbudget, enzovoort. Het rapport schenkt ruime aandacht aan de ongelijkheid tussen gesalarieerden en gebruikt de Gini-coëfficiënt.
De situatie in en rond Parijs wanneer het gaat over inkomens is complex en mogelijk explosief. Voor een goede verstaander zegt de volgende tekst voldoende:


L’aire urbaine de Paris, qui rassemble plus de 12 millions d’habitants, fait apparaître une situation plus complexe. La ville-centre concentre 2,2 millions d’habitants et la banlieue 10,2 millions dans plus de 400 communes. La couronne de l’aire urbaine de Paris compte 1,8 million d’habitants répartis sur près de 1 400 communes. La variation des revenus dépend des effets croisés de l’éloignement par rapport au centre du pôle et de la direction. À l’exception de la direction ouest, les revenus sont nettement plus élevés dans la ville-centre que dans la banlieue. Vers le sud et l’est, les revenus demeurent relativement stables. Vers le nord, les revenus les plus faibles sont concentrés dans une ceinture à une
distance du centre allant de 5 à 10 km, puis remontent ensuite. On retrouve à l’ouest, dans la banlieue, des territoires avec des revenus très élevés dans des régions plus éloignées du centre.


Het centrum van Parijs en de Seine-vallei richting Normandië (ten westen van Parijs) is een trekpleister voor hoge inkomens. De lage inkomens zijn geconcentreerd ten noorden van de metropool. (zie het kaartje p. 75) Overigens heeft de wet van 21 februari 2014 de gehele sociale kaart van Frankrijk hertekend en is die nu gebaseerd op één criterium: het inkomen.(zie p.151 e.v.) Men is er eindelijk toe gekomen in te zien dat alle sociale variabelen correleren met dat ene gegeven. Een wat laattijdig inzicht in sociologie, kan men zeggen. Soit, door de vereenvoudiging van de identificatie kan men nu probleemregio's en probleemwijken identificeren en geografische actieplannen opzetten. Dat zoiets een neveneffect heeft - stigmatisering op basis van adres - is niet meer dan een erkenning van iets dat al eeuwenlang gebeurt (bvb. het arrondissement in Parijs bepaalt vaak de perceptie van je sociaal niveau).

Opvallend is de methodologische opsplitsing van de vrijetijd waarbij men een streng onderscheid maakt tussen TV-kijken (écran) en 'loisirs hors écran' (zie p. 98).

Steuntrekkers moeten in toenemende mate verzaken aan het invullen van basisbehoeften zoals voeding, gezondheidszorgen, kleding en verwarming. (zie p. 118-119)

Over de eigen woning: La part de ménages propriétaires de leur résidence principale a sensiblement augmenté entre 2000 et 2009, passant de 55,6 % à 57,6 %. Depuis, elle s’est stabilisée et s’établit à 57,6 % en 2014. Plus de 70 % de ces propriétaires n’ont plus de charges de remboursement d’emprunt pour ce logement ; les 30 % restants représentent les propriétaires « accédants » c’est-à-dire n’ayant pas fini de rembourser leur emprunt.

De totale gezondheidsuitgaven van overheid en privé (DCS) lagen in 2013 op 248 miljard EUR, de consumptieuitgaven voor gezondheid (CSBM) bedroegen 187 miljard EUR. (zie p. 230 e.v.) Het is onmogelijk uit de statistiek de inkomsten van geneesheren-specialisten te extraheren, ook al omdat die verdisconteerd zitten in de rubriek 'Soins hospitaliers', een bijzonder complexe materie. De bruto-verdienste van huisdokter (rubriek 'médecins') zou 20,5 miljard EUR bedragen.

Het werk bevat ook extensieve bibliografische referenties.

Het gehele rapport kunt u hier inkijken
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LINK NAAR PDF
FRANCE - PAUWELS
Les morts de la Grande Guerre 14-18
Edited: 201411111213
François Hollande inaugure ce 11 novembre 2014 le monument où sont inscrits les noms de 580 000 soldats du monde entier tombés en Flandre française et en Artois.

Dans un livre récent le prof Jacques Pauwels constate que ce sont les morts d'une lutte de classes (De Groote Klassenoorlog 1914-1918). Selon lui la 1GM fut le produit de la peur des classes dirigeantes qui voulurent exterminer la classe des ouvriers. Horrible pensée? En tout cas une voix dissonante.
News Experta Luxembourg
Edited: 201409231102
Éric Breuillé, 54 ans, prend la responsabilité du département Markets & Business Development chez Experta. Il a une expérience de plus de 20 ans comme gestionnaire de fortune auprès de plusieurs banques privées suisses et luxembourgeoises. En tant que responsable Wealth Planning, il a développé pour la Banque Syz & Co un réseau de gérants indépendants pour la Suisse, la France et le Luxembourg
Thomas Piketty dans Libération 20140903
La pensée économique
Edited: 201409040125
«Il y a un risque d’appauvrissement de la pensée économique. Quoi qu’on en dise, on n’écrit pas de la même manière sur l’économie qu’on soit à New York, Paris ou Madrid», estime-t-il, assurant que la discipline est en France plus connectée aux sciences sociales (histoire, sociologie...). Commentaire LT: qu'en dirait Chomsky?
Jean-Robert Viallet, Hugues Nancy, Jean-Robert Viallet
La France en face
Edited: 201311141561
RÉSUMÉ
Résultat de trente ans de changements, la France a aujourd'hui deux visages. Dans les 25 métropoles qui totalisent 40% de la population sont concentrés les cadres, les techniciens spécialisés et l'essentiel des immigrés. C'est là que 80% du PIB du pays est produit. Hors de ces villes, dans le reste de la France, se retrouvent des millions d'employés et d'ouvriers, qui constituent la «France des fragilités». Ils vivent dans la précarité et constatent le fossé grandissant qui les sépare des urbains entrés dans l'ère numérique. A travers des rencontres, des témoignages et l'étude de travaux de spécialistes, c'est le portrait d'une France oubliée qui apparaît.


FM Brussel/brusselnieuws.be
Renovatie Leopold II-tunnel twee jaar uitgesteld - PPS - Sale-lease-back
Edited: 201309171858
18:58 - 17/09/2013
De grondige vernieuwing van de Leopold II-tunnel zal pas beginnen in 2016 en niet in 2014 zoals eerder aangekondigd. De werken zouden twee tot vier jaar duren. Vijf consortia van privébedrijven zijn kandidaat om de werken uit te voeren en te financieren, in ruil voor een jaarlijkse vergoeding van het Brussels Gewest. Omdat het Gewest de renovatie van de Leopold II-tunnel niet kan dragen wordt geopteerd voor een publiek-private samenwerking. Niet alleen de werken maar ook het onderhoud van de vernieuwde tunnel zullen gedurende een kwarteeuw betaald worden door een consortium van bedrijven. In ruil zal Brussel na de renovatie jaarlijks een bedrag betalen om de tunnel te mogen gebruiken. Over dat bedrag moet nog onderhandeld worden.

Momenteel zijn nog vijf consortia in de running om de opdracht binnen te halen, zo laat minister van Openbare Werken Brigitte Grouwels (CD&V) weten. In 2015 zal het Gewest een laureaat aanduiden. Het jaar nadien zouden de werkzaamheden dan van start gaan.

Hoe lang de werken zullen duren is nog niet duidelijk. Als men de tunnel gedurende langere periodes helemaal sluit, zou de werf maximaal twee jaar duren. Kiest men ervoor om de tunnel enkel tijdens de vakantieperiodes te sluiten, dan spreekt men van een termijn van zeker vier jaar.

De Leopold II-tunnel is met 2,5 kilometer de langste autotunnel van het land. Elke dag rijden ongeveer 65.000 voertuigen door de kokers. Dat betekent dat het geen sinecure wordt om de tunnel te sluiten.

Maar de werken zijn noodzakelijk. Alles aan de tunnel is aan vervanging toe. Eerder moest de oude wandbekleding al worden weggehaald omdat er wandplaten op de rijweg dreigden te vallen. "Alles was onveilig is, is al weggehaald", verzekert Grouwels. "De zaak is dus onder controle." Maar de vernieuwing dringt zich op. "De tunnel is nu bijzonder onaangenaam en niet goed voor het imago van Brussel."

De vijf kandidaat-consortia op een rijtje:

- Besix Group / Schneider Electric France / Sanef (leiders)
Art & Build, Coseas, Ellyps, Ingérop (leden)

- Eiffage / DG Infra+ (leiders)
Antwerpse Bouwwerken, APRR, Cerau, Clemessy, Eiffage TP, Grontmij, PS2, TPF Engineering, Valens, VSE, Yvan Paque, Zwart & Jansma (leden)

- Leoporte, aangestuurd door BAM PPP PGGM Infrastructure Coöperatie U.A. (leider)
Arter, BAM ITM, Betonac, CEI De Meyer, LCC Engineering, Royal Haskoning, SBE, Seco, Siemens, (leden)

- PMF Infrastructure Fund / CIT Blaton / Van Laere / Cegelec (leiders)
Abetec, Cooparch, D+A International, Setec, Vinci Concessions (leden)

- SPC New Leopold II, aangestuurd door CFE / DIF Infrastructure III PPP (leiders)
Cofiroute, Greisch, MBG, Nizet Entreprise, Nutons, SUM Project, Tractebel - Sener, Van Wellen, VMA (leden)

[tunnels]
Le manoir de Beaucé, propriété de François Fillon, à Solesmes, près de Sablé-sur-Sarthe, le 10 avril 2013.
Edited: 201304101047
Estimé à 750.000 euro par Fillon.


©AFP

link to France Info


abbaye de Solesmes
Angelina Wismes
Mon Enfance (de Barbara) dans The Voice France
Edited: 201303301161
29 januari 2013: France 3 zendt telefilm 'Crime d'Etat' van Pierre Aknine over de affaire Boulin uit
Edited: 201301292030
LT
Berlusconi
Edited: 201107130155
Enkele feiten en namen.
Invloedsferen:
Immobiliën (Milano 2, Milano 3)
TV: Mediaset
Ideeëngoed: Loggia Propaganda 2 / P2 van Licio Gelli
Sport: AC Milan
Politiek: Forza Italia

Enkele betrokkenen van de Cosa Nostra:
Marcello Dell'Utri
Stefano Bontate
Francesco Di Carlo
Vittorio Mongano
Massimo Ciancimino

Magistraten contra B. en de corruptie:
Antonio Ingroia
Scarpinato
Gherardo Colombo
Antonio Di Pietro
Paolo Borsellino (1940-1992)
Giovanni Falcone (1939-1992)

Het televisie-imperium start met TeleMilano, een lokaal station.
Na deze opstart koopt B. meerdere lokale TV-stations.
Aldus komt hij tot Canale 5, een nationaal station.

Europa 7 wordt door B. tegengewerkt door het de frequentie te blijven bezetten.

Pro Memorie: uitgeverij Mondadori is in handen van B., net zoals meerdere kranten en weekbladen.


BRAECKMAN Colette
Fortunes et infortunes de Jean Pierre Bemba: un témoignage personnel
Edited: 201011250908
Catégorie
actualité, commentaire
Alors que les témoins se préparent à défiler au procès Bemba où ils décriront les atrocités commises par les troupes du MLC, qu’on nous permette d’évoquer quelques souvenirs personnels, datant des années 2002- 2003.
Jusqu’en 1998, Jean-Pierre Bemba était surtout un homme d’affaires issu du sérail mobutiste (son père, Bemba Saolona était le « patron des patrons » et il était considéré comme l’un des gestionnaires de la fortune de Mobutu) et lui-même avait été très proche du « Guide ». Ce passé de jeune homme privilégié, qui avait fait en Belgique de bonnes études d’économie, ne pouvait que nourrir l’hostilité quasi congénitale de JP emba à l’égard de Laurent Désiré Kabila, l’ancien maquisard venu de l’Est, l’irréductible adversaire de Mobutu.
C’est donc sans trop se forcer qu’en 1998, Jean-Pierre Bemba accepta de prendre la tête d’un mouvement politico militaire, le MLC, (Mouvement pour la libération du Congo) bien décidé qu’il était à chasser Kabila par les armes. A l’époque, le Rwanda et l’Ouganda qui avaient porté au pouvoir l’homme de la « zone rouge », le maquis que Kabila avait entretenu du côté de Fizi, étaient résolus à corriger leur erreur d’appréciation : ils avaient cru soutenir un pantin dont ils tireraient les ficelles, ils découvraient un politicien retors décidé à reconquérir son indépendance ! En août 1998, après avoir échoué à renverser Kabila lors d’un coup d’Etat éclair, les alliés d’hier entreprirent de soutenir des « proxies », des mouvements congolais alliés, qui allaient entamer la lutte armée et s’emparer de vastes portions du territoire : le plus puissant d’entre eux, le RCD Goma (Rassemblement congolais pour la démocratie) contrôla rapidement une vaste zone s’étendant du « grand nord » congolais jusqu’au nord Katanga tandis que le MLC, sans jamais réussir à s’emparer de Mbandaka la capitale s’empara de l’Ituri et de l’Equateur, installant son quartier général à Gbadolite, l’ancien fief de Mobutu.
C’est là qu’en 2002 nous avions brièvement rencontré Jean-Pierre Bemba. A l’époque, sa fortune avait changé, la guerre éclair s’était transformée en guerre de position, Kabila père avait été assassiné et remplacé par son fils Joseph. Ce dernier avait conquis les bonnes grâces des Occidentaux et s’efforçait de relancer les négociations de paix.
En outre, les alliés ougandais, qui, au début, avaient soutenu l’effort de guerre du MLC, militairement et financièrement, avaient pris leurs distances, les généraux proches de Museveni se contentant de contrôler les réseaux commerciaux. A Gbadolite, cette capitale plantée dans la jungle, où l’ancien palais de Mobutu avait été pillé et dépiauté, les cadres du MLC semblaient un peu seuls, rêvant, sans trop le dire, d’un jour retrouver le chemin de Kinshasa.
Les plantations de café, dont certaines appartenaient à la famille Bemba, n’avaient pas été relancées, la ville présentait une allure d’abandon. Les proches de Bemba, même s’ils tentaient de faire bonne figure, portaient des signes visibles d’appauvrissement, costumes élimés, chaussures usées ; certains d’entre eux semblaient malades et amaigris. Quant aux soldats, c’était pire encore : à tout moment, ils nous apostrophaient en rue, en disant « maman j’ai faim, donne moi de l’argent » et même les gardes personnels de Bemba semblaient affamés ! Ce fut d’ailleurs la première question que je posai au « chairman » lorsqu’il apparut : « pourquoi ne payez vous pas vos troupes ? » Il eut alors une réponse empreinte de morgue très mobutiste : « mais madame, ils sont ici par idéal. Si je les payais, vous diriez qu’ils sont des mercenaires… »
A l’époque, il était clair que les finances s’épuisaient, que les principales sources de revenu provenaient de la vente de diamants provenant de la province de l’Equateur, des diamants qui étaient mis sur le marché à Bangui, grâce à l’appui du président centrafricain de l’époque Ange Patassé. Ce dernier, certes, avait remporté les élections, mais il faisait face à l’hostilité des Français qui ne lui pardonnaient pas de s’être rapproché du colonel Kaddhafi et qui voulaient le remplacer par François Bozizé qui était, lui, soutenu par le président tchadien Idriss Deby.
Alors que la cavalcade militaire de Bozize et de ses alliés tchadiens commençait à l’Est du pays, Ange Patassé fit appel à son allié Bemba, lui demandant d’envoyer à Bangui un « corps expéditionnaire ».
Le président du MLC ne pouvait pas refuser ce service : depuis Gbadolite, Bangui représentait la seule porte de sortie vers le monde extérieur, le seul lieu où les diamants pouvaient être commercialisés, par où les délégations pouvaient transiter.
Des troupes du MLC furent alors mises à la disposition du président centrafricain, qui représentait l’autorité légitime dans le pays voisin ; des officiers du MLC, le colonel Hamuli et le colonel Mustafa, accompagnaient les troupes, dont ceux que l’on appellera plus tard « les Banyamulenge de Bemba » tous étant placés sous le commandement du chef d’état major centrafricain.
Lorsqu’après la défaite de Patassé et la victoire de Bozize, (qui allait plus tard être légitimé par des élections) nous découvrîmes Bangui ravagée par la guerre, les hommes de Bemba avaient laissé un souvenir de terreur : ce soldats, dont beaucoup étaient originaires de la province de l’Equateur, s’étaient comportés comme en terrain conquis, rattrapant soudain des années de privations et de disette. Ils avaient pillé, volé, massacré des civils, s’étaient emparés des femmes, les avaient violées et, aux yeux de la population, ils représentaient une force d’occupation honnie, qui ne respectait rien, pas même l’enceinte diplomatique de l’ambassade de France, où des exactions avaient été commises au vu et au su des diplomates présents.
Pendant que leurs troupes faisaient régner la terreur à Bangui, Jean-Pierre Bemba et ses compagnons songeaient à leur avenir politique : à Sun City en Afrique du Sud, les négociations avaient commencé, les cadres du MLC discutaient de la formule qui allait régir la transition, le « un plus quatre », où la présidence demeurait entre les mains de Joseph Kabila, tandis que Bemba et un représentant du RCD Goma se partageaient deux des quatre postes de vice présidents. Si à Sun City, le « chairman » n’avait rien perdu de sa superbe et demeurait convaincu de son destin national, ses compagnons de route étaient moins farauds ; désargentés, ils étaient obligés d’accepter la « générosité » des hommes de Kabila, qui, eux, disposaient d’un budget spécial destiné à « soulager » leurs “frères” et compatriotes. Dans l’ombre, de futures défections se préparaient ainsi discrètement et, loin des médiateurs internationaux, les Congolais mettaient en place leurs propres arrangements.
Peut-on imaginer que Bemba, qui, entre Gbadolite et Sun City, négociait la fin de la guerre, la réunification du pays et songeait surtout à garantir son futur poste de vice président en charge de l’Ecofin (économie et finances), se souciait de donner des ordres à ses troupes détachées à Bangui, suivait leurs mouvements jusqu’à être tenu pour responsable de leurs crimes ? C’est ce que le procureur Moreno Ocampo devra démontrer.
En attendant, les officiers qui encadraient le corps expéditionnaire du MLC ont été incorporés dans les Forces armées congolaises, le chef d’état major centrafricain ne fait l’objet d’aucune inculpation, pas plus que l’ex président Ange Patassé.
L’établissement de la chaîne de commandement est un thème suivi avec passion au Congo, où les exemples d’atrocités commises par des « corps expéditionnaires » étrangers ne manquent pas : les Angolais firent régner la terreur dans le Bas Congo lorsqu’ils intervinrent en août 1998, pratiquant viols et pillages, Rwandais et Ougandais en 2000, se disputant le contrôle des comptoirs de diamants, firent tomber une pluie de bombes sur Kisangani, tandis que les atrocités commises dans l’Est du Congo par des troupes sous commandement rwandais ont alimenté le fameux « mapping report de l’ONU », dont on se demande toujours quelle suite lui sera donnée…
Dirigé par Florence Bourillon, Pierre Clergeot, Nadine Vivier
De l'estime au cadastre en Europe, Les systèmes cadastraux aux XIXe et XXe siècles / colloque des 20 et 21 janvier 2005
Edited: 200501201561
Édité par Comité pour l'histoire économique et financière de la France.

GOUJON Bertrand
Le grand domaine aristocratique dans le monde rural en France et en Belgique au 19e siècle: l’exemple de trois propriétés de la famille d’Arenberg (1820-1919)
Edited: 20050021
Ruralia [En ligne],
2004-14 - Varia,
Mis en ligne le : 28 janvier 2005
Disponible sur : http://ruralia.revues.org/document963.html.
Référence du : 18 septembre 2005
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GOUJON Bertrand
Le grand domaine aristocratique dans le monde rural en France et en Belgique au 19e siècle: l’exemple de trois propriétés de la famille d’Arenberg (1820-1919)
Edited: 20050021
Ruralia [En ligne],
2004-14 - Varia,
Mis en ligne le : 28 janvier 2005
Disponible sur : http://ruralia.revues.org/document963.html.
Référence du : 18 septembre 2005
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STOX Yves
Een paradoxale scheiding De laïcité van de Staat in de Belgische Grondwet
Edited: 200412320001
jura falconis, jg 41, 2004-2005, nr 1, p. 37-62

Een paradoxale scheiding
De laïcité van de Staat in de Belgische Grondwet
Yves Stox
Onder wetenschappelijk begeleiding van Prof. Dr. A. Alen en F. Judo
VOORWOORD
De Belgische Grondwet bevat met de artikels 20, 21, 22 en 181 een uitgebalanceerd systeem inzake de verhouding Kerk-Staat. Deze bepalingen werden nooit aangepast en zijn een toonbeeld van de degelijkheid van de oorspronkelijke grondwet uit 1831. De huidige laatmoderne maatschappij verschilt echter sterk van de 19e eeuwse maatschappij. Terwijl de culturele diversiteit en de religieuze heterogeniteit[1] gegroeid zijn, zijn de grondwettelijke bepalingen echter onveranderd gebleven.
De verklaring tot herziening van de Grondwet van 9 april 2003 werd door de Mouvement Réformateur aangegrepen om een strikte scheiding tussen Kerk en Staat in art. 1 G.W. op te nemen. Het voorstel werd weliswaar niet aanvaard, maar vormt de ideale aanleiding om, na een inleidende ideeëngeschiedenis, de verhouding tussen Kerk en Staat in België opnieuw voor het voetlicht te brengen. Aangezien in de “Verantwoording” van het eerste amendement bij het “Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet” uitdrukkelijk verwezen wordt naar Frankrijk, komt vanzelfsprekend ook de verhouding tussen Kerk en Staat bij onze zuiderburen aan bod. Vervolgens wordt het voorstel van de Mouvement Réformateur getoetst aan het juridische kader. Tenslotte wordt een alternatief voorstel onderzocht, namelijk de mogelijkheid van een concordaat.
1. INLEIDENDE IDEEËNGESCHIEDENIS
Op 22 en 23 februari 2003 hield de Mouvement Réformateur in Louvain-la-Neuve een congres met als titel “Engagement citoyen”. De werkgroep “Citoyenneté et Démocratie” van dit congres wees op de waardevolheid van het pluralisme. De maatschappij is een geheel van individuen en elk individu kan zijn eigen opvatting van het “goede leven” kiezen. De overheid dringt de individuen geen opvatting op, maar biedt enkel de mogelijkheid om door een democratisch debat consensus te bereiken. De overheid kan echter deze rol enkel vervullen indien alle burgers de politieke conceptie accepteren die de overheidsinstellingen beheerst. Daarom stelde de werkgroep voor om in de Grondwet de principes te bepalen die de door de overheid erkende organisaties of financieel ondersteunde partijen moeten respecteren.[2] Dergelijk voorstel kan een verregaande invloed hebben op het systeem van erkende erediensten.
Dezelfde politieke filosofie zet de Mouvement Réformateur ertoe aan om de laïcité van de overheid in de Grondwet op te laten nemen. De overheid mag geen religie of filosofische stroming begunstigen, maar moet de meningsvrijheid garanderen aan al haar burgers. Het principe van laïcité houdt in dat de overheid vanuit een dominante positie een gelijke, maar afstandelijke houding aanneemt ten opzichte van alle religies en filosofische overtuigingen: “(Le principe de la laïcité) ne signifie pas que l’Etat privilégie un courant philosophique ou religieux par rapport à un autre. Au contraire, la laïcité de l’Etat est une garantie de pluralisme des convictions philosophiques et religieuses. C’est l’autorité de l’Etat, supérieure à toute autre autorité, qui fait respecter la liberté de pensée et donc de conviction philosophique et religieuse au bénéfice de tous les citoyens. La laïcité de l’Etat, c’est l’Etat équidistant à l’égard de toutes les religions ou convictions philosophiques.”[3]
Het mag dan ook niet verwonderen dat de heer Maingain (FDF/MR) in de Kamer[4] en de heren Roelants de Vivier (MR) en Monfils (MR) in de Senaat[5] het Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet van de regering op identieke wijze trachtten te amenderen. Dit “humanisme démocratique” maakte ondanks de verwerping van het amendement deel uit van het programma van de MR voor de verkiezingen van 18 mei 2003[6].
2. VERHOUDING TUSSEN KERK EN STAAT
De verhouding tussen Kerk en Staat heeft betrekking op de relaties tussen de verschillende religieuze en levensbeschouwelijke gemeenschappen en hun leden enerzijds en de overheid anderzijds, alsook op de regelgeving die deze relaties beheerst.[7] Hierbij moet opgemerkt worden dat het begrip ‘Kerk’ niet enkel verwijst naar de christelijke godsdiensten, maar ook andere confessies en zelfs niet-confessionele levensbeschouwingen.[8] Het Belgische interne recht hanteert niet het begrip ‘Kerk’, maar wel de begrippen ‘eredienst/culte’ en ‘niet-confessionele levensbeschouwing’. ‘Eredienst’ werd door de auteurs van de Pandectes belges beschouwd als “l’hommage rendu par l’homme à la Divinité”, waarbij vooral “l’exercice public d’une religion” benadrukt wordt.[9] Steeds zal de rechter in concreto nagaan of het om een eredienst gaat.[10] De niet-confessionele levensbeschouwing werd pas in 1993 in de Grondwet opgenomen in het financieel getinte art. 181. Het onderscheid lijkt vooral een historisch karakter te zijn. Men kan zich immers vragen stellen bij de zinvolheid van het hanteren van een al te rigide onderscheid tussen ‘eredienst/culte’ en ‘niet-confessionele levensbeschouwing’.
De houding die de overheid aanneemt ten aanzien van de verschillende levensbeschouwingen is onderhevig aan de gehanteerde politieke opvattingen. Deze houding kan resulteren in een confessioneel systeem, een laïcaal systeem of een mengvorm waarbij samenwerking centraal staat.[11] Deze onderverdeling is archetypisch en moet gerelativeerd worden.
Ten eerste kan de overheid het beginsel van eenheid gebruiken. Zowel de volledige afwezigheid van religieuze neutraliteit is mogelijk, als de positieve religieuze neutraliteit zijn mogelijk. In het eerste geval heeft ofwel de staatsoverheid een overwicht op de religieuze overheid, ofwel de religieuze overheid een overwicht op de staatsoverheid. Soms wordt deze vorm gemilderd door de oprichting van nationale kerken en spreekt men van formeel confessionalisme. In het tweede geval ontstaat een ongelijke behandeling tussen de verschillende erediensten die aanwezig zijn in een bepaalde staat door een systeem van erkenning van erediensten. De positieve religieuze neutraliteit kan men niet alleen in België terugvinden, maar ook in Frankrijk.[12]
Ten tweede kan de overheid het beginsel van scheiding gebruiken. De staat zal zich actief verzetten tegen religieuze groeperingen of zich totaal onthouden. Deze religieuze onverschilligheid beheerst Frankrijk, uitgezonderd Alsace-Moselle.[13]
Ten derde kan een samenwerking ontstaan tussen de staat en de religieuze groeperingen door een systeem van overeenkomsten en verdragen (concordaten), die de belangen van de laatste behartigen. Dit samenwerkingsmodel kan variëren van het beginsel van eenheid tot het beginsel van eerder scheiding zoals in België.[14]
Volgens Ferrari is deze driedeling verouderd. De formele aspecten in de verhouding tussen Kerk en Staat worden te sterk benadrukt, terwijl de inhoudelijke aspecten niet voldoende aan bod kunnen komen.[15] Vandaar dat zowel België als Frankrijk bij twee van de drie systemen ondergebracht kunnen worden. De onderverdeling die op het eerste zicht zeer duidelijk lijkt, blijkt tegenstrijdigheden te generen.
3. VERHOUDING TUSSEN KERK EN STAAT IN BELGIË
3.1. DE GRONDWETTELIJKE POSITIE VAN DE EREDIENSTEN IN BELGIË
3.1.1. Discussie in het Nationaal Congres
In het Zuiden van Koninkrijk der Nederlanden ontstonden er twee oppositiebewegingen. De katholieke oppositie verzette zich tegen de godsdienst- en schoolpolitiek van Willem I. De liberale oppositie ijverde voor een parlementair regime, een rechtstreeks verkozen wetgevende macht, het principe van de ministeriële verantwoordelijkheid en de erkenning van een aantal vrijheden, waaronder de godsdienstvrijheid en de vrijheid van onderwijs. Rond aartsbisschop de Méan was een handvol mensen werkzaam die zochten naar een oplossing voor de gespannen houding tussen Kerk en Staat in de Nederlanden, “de School van Mechelen”. Deze groep vertrok van de theologische opvatting dat God niet twee Machten kan hebben ingesteld die tegenstrijdig waren met elkaar. De Kerk en Staat behoorden in de Nederlanden dus niet gescheiden te zijn, maar er moest een zekere band zijn tussen beiden. De Staat zou effectief moeten waken over het behoud van de cultusvrijheid en zo de cultussen beschermen.[16] De clerus zou ook een wedde moeten krijgen, die als een vergoeding werd beschouwd voor de aangeslagen goederen tijdens de Franse Revolutie.[17] Vanaf 1827 groeiden beide oppositiebewegingen naar elkaar toe en in 1828 was “de Unie der opposities” – het zogenaamde “monsterverbond” – een feit. Oorspronkelijk was slechts een kleine meerderheid voorstander van een afscheuring. Onder invloed van de Juli-revolutie in Parijs op 27 juli 1830 werden de gemoederen opgezweept en de beroerten in Brussel leidden tot dat wat niemand had verwacht, een politieke revolutie.[18]
Nadat het Voorlopig Bewind de onafhankelijkheid van België had uitgeroepen, vatte men aan met de uitbouw van de nieuwbakken staat. Het opstellen van een grondwet was één van de belangrijkste bekommernissen. Een commissie onder leiding van baron de Gerlache redigeerde een ontwerp van grondwet en de Belgen verkozen een grondwetgevende vergadering, het Nationaal Congres. In november 1830 verscheen in Leuven een anonieme brochure[19] van “de School van Mechelen”. Er stond te lezen dat de Grondwet de godsdienstvrijheid onaantastbaar moest maken. Tevens moest de vrijheid van eredienst gegarandeerd worden. Ook kwam men op voor de vrijheid van de cultus: alleen individuen mogen worden vervolgd indien ze in het kader van een cultus de publieke orde verstoren of strafbare feiten plegen. Daarenboven werd gepleit voor een gewaarborgde vrijheid van onderwijs en voor het beginsel van niet-inmenging in kerkelijke aangelegenheden, onder andere denkend aan de briefwisseling tussen de clerus en de Heilige Stoel. Bovendien werd een wedde voor clerici noodzakelijk geacht; deze wedde werd beschouwd als een rechtvaardige compensatie voor de inbeslagname van kerkelijke goederen. Op 17 december 1830 werd in het Nationaal Congres, waarin de meerderheid bestond uit katholieken, een brief voorgelezen van aartsbisschop de Méan, waarin hij de stellingnamen van de anonieme brochure diplomatisch parafraseerde. Toen het debat in het Nationaal Congres op 21 december 1830 aanving, werd al snel duidelijk dat de vrijheden niet alleen ten aanzien van het katholicisme zouden kunnen gelden, maar ook ten aanzien van de minderheidsgodsdiensten. De niet-confessionele levensbeschouwing kwam echter helemaal nog niet aan bod. Het ontwikkelde systeem van vrijheid zou echter vooral de katholieke godsdienst ten goede komen. De ruimdenkendheid van de katholieken had dus eigenlijk weinig om het lijf. De verspreiding van de andere godsdiensten was immers uiterst minimaal.Het is interessant om de uiteindelijke tekst van de Grondwet te vergelijken met de door de Méan voorgestelde tekst: de wensen van de aartsbisschop werden in grote mate ingewilligd door het Nationaal Congres.[20]
Zowel de katholieken als de liberalen deden bij het opstellen van de Grondwet toegevingen. De afschaffing van het capaciteitskiesrecht en de voorrang van het burgerlijk op het kerkelijk huwelijk zijn de voornaamste toegevingen langs katholieke zijde.[21] De liberalen aanvaardden dan weer de vrijheid van eredienst, de staatswedde voor de bedienaars van de eredienst en een staatstoelage voor onderhoud en oprichting van bidhuizen. Ook de vrijheid van onderwijs werd erkend.[22]
De eensgezindheid tussen liberalen en katholieken bleek echter bijzonder broos. Reeds op 22 december viel de liberaal Defacqz het ontwikkelde systeem van vrijheid aan. Hij pleitte voor een overwicht van de Staat op de Kerk “parce que la loi civile étant faite dans l’intérêt de tous, elle doit l’importer sus ce qui n’est que de l’intérêt de quelques-uns”. Door zijn scherp verzet werpt Defacqz een helder licht op sommige van de katholieke drijfveren. Het bleef echter een kleine minderheid van combatieve anti-katholieke liberalen die oppositie voerde. [23] Uiteindelijk aanvaarde het Nationaal Congres de vrijheid van eredienst en een bijzondere scheiding tussen Kerk en Staat.[24] [25]
3.1.2. Godsdienstvrijheid in de Belgische Grondwet
a. Art 19 G.W.
Dit artikel beschermt een aantal facetten van de godsdienstvrijheid. In de eerste plaats wordt de vrijheid van eredienst sensu stricto beschermd. Deze vrijheid moet ruim worden opgevat. Niet alleen het behoren tot een geloofsovertuiging, maar ook de overgang van het ene geloof naar het andere wordt beschermd. De term ‘eredienst/culte’ toont aan dat men vooral aandacht had voor externe aspecten. Een duidelijke definitie van ‘eredienst/culte’ is niet voorhanden, al heeft men dat wel betracht.[26] Het meest belangwekkende element is zeker en vast de uitwendig en publieke manifestatie van religieuze gevoelens.[27]
In de tweede plaats wordt de vrije openbare uitoefening door de Grondwet gewaarborgd. Art. 26, tweede lid bepaald echter dat bijeenkomsten in de open lucht aan de politiewetten onderworpen blijven. Dit artikel wordt door het Hof van Cassatie geïnterpreteerd als een algemeen beginsel dat toegepast kan worden op alle rechten en vrijheden zodra die op openbare wegen en pleinen worden uitgeoefend, zodat preventieve maatregelen mogelijk zijn. De Raad van State is een andere mening toegedaan en vindt dat, behalve voor vergaderingen in open lucht de Grondwet preventieve maatregelen verbiedt. Dit verbod geldt ook voor de uitoefening van de vrijheid van meningsuiting en de vrijheid van eredienst indien deze vrijheden op een openbare plaats uitgeoefend zouden worden.[28]
In de derde plaats waarborgt de art. 20 de vrijheid van meningsuiting, een recht dat ontegensprekelijk raakvlakken vertoont met de vrijheid van eredienst.
In de vierde plaats worden de grenzen van de godsdienstvrijheid in het laatste lid van art. 20 afgebakend. De vrijheden gelden enkel behoudens bestraffing van de misdrijven die ter gelegenheid van het gebruikmaken van die vrijheden worden gepleegd. Zo wordt het risico vergroot dat een conflict kan ontstaan tussen aspecten van een religieus systeem en de regels die behoren tot de openbare orde van de overheid indien het gedachtegoed van dat religieus systeem afwijken van het waardepatroon van de maatschappij.[29] Ofwel geeft de overheid dan de rechter de mogelijkheid om de grondrechten ten opzichte van elkaar af te wegen, ofwel acht de overheid bepaalde waarden zo belangrijk dat het strafrecht de afdwingbaarheid van deze waarden veilig moet stellen en zo de discussie eenzijdig te beëindigen.[30]
b. Art. 20 G.W.
De negatieve formulering van deze bepaling toont dat de positieve en de negatieve godsdienstvrijheid – het verbod van dwang om zich te bekennen tot een bepaalde levensbeschouwing – onlosmakelijk met elkaar zijn verbonden. Sinds oudsher worden in de rechtsleer een aantal concrete situaties gedetailleerd bestudeerd, dat is echter niet het onderwerp van deze studie.[31]
c. Art. 21 G.W.
Terwijl in art. 19 en 20 de godsdienstvrijheid – met een positief en een negatief aspect –abstract geformuleerd wordt, krijgt in art 21 de godsdienstvrijheid inhoudelijk gestalte. Het biedt religies de vrijheid om zich intern te organiseren zoals zij dat wensen. Deze vrijheid omvat drie concrete aspecten. Ten eerste heeft de Staat niet het recht zich te bemoeien met de benoeming of de installatie van de bedienaren van enige eredienst. Ten tweede de mogelijkheid voor bedienaars van de eredienst om vrij briefwisseling te houden met hun overheid. Ten slotte wordt ook gegarandeerd dat de akten van de kerkelijke overheid openbaar mogen worden gemaakt, maar met behoud van de gewone aansprakelijkheid inzake drukpers en openbaarmaking.[32]
Vrijheid van eredienst betekent dus niet alleen de eerbied voor de individuele overtuiging, maar ook het erkennen van de gemeenschapsvormen van een gelovige overtuiging. Het was mogelijk dat de Belgische grondwetgever zich enkel zou beperkt hebben tot de individuele vrijheid en –zoals in Frankrijk – zich niet ingelaten zou hebben met collectieve vormen. In België bezitten echter ook religieuze genootschappen over eigen fundamentele rechten.[33] Daar vloeit niet uit voort dat de overheid geen enkele vorm van controle mag uitoefenen.[34] Wel vloeit hier uit voort dat de profane rechter geen uitspraak mag doen over theologische vraagstukken. Toch kan men een evolutie vaststellen waarbij seculiere rechters zich meer en meer inmengen, ten nadele van de autonomie van religieuze organisaties.[35]
d. Art. 181 G.W.
Art. 181 is het laatste grondwetsartikel dat rechtsreeks van toepassing op de verhouding tussen Kerk en Staat en organiseert de financiering van de erediensten. Katholieke auteurs beschouwden de staatsbezoldiging van bedienaars van de eredienst als compensatie van de tijdens de Franse Revolutie genaaste kerkelijke goederen.[36] Liberale auteurs benadrukten vooral het sociale nut van de eredienst aan de bevolking.[37] Indien het sociale nut benadrukt wordt, dient de bedienaar van de eredienst de opgedragen taak werkelijk waar te nemen.[38] Door de grondwetsherziening van 1993 kreeg art. 181 een tweede lid, waardoor ook “morele lekenconsulenten” in aanmerking komen voor een staatswedde. Deze uitbreiding is weliswaar juridisch overbodig opdat de Staat lekenconsulenten een wedde zou kunnen toekennen, maar deze grondwettelijke erkenning benadrukt de maatschappelijke waarde van de vrijzinnigheid.[39]
Niet elke eredienst verkrijgt echter dergelijke financiering, art. 181, lid 1 geldt enkel en alleen voor de bedienaars van de erkende erediensten. De erkenning als eredienst van een geloofsovertuiging is niet steeds even vanzelfsprekend en heeft een aantal belangrijke rechtsgevolgen.
3.2. DE ERKENDE EN DE NIET-ERKENDE EREDIENSTEN
Het Nationaal Congres wou in de Grondwet geen privileges ten voordele van een eredienst toekennen, alle erediensten worden op voet van gelijkheid beschouwd. Ondanks deze principiële gelijkwaardigheid van alle erediensten zijn sommige erediensten door de overheid erkend. Deze erkenning is noodzakelijk opdat de bedienaars van de eredienst bezoldigd zouden worden door de overheid. Het Belgische systeem lijkt water en vuur met elkaar te willen verzoenen: er is een systeem van absolute gelijkheid tussen alle maatschappelijk aanvaarde godsdiensten, met een systeem van privileges voor de erkende erediensten.[40]
De erkenning gebeurt door of krachtens de wet. De wetgever moet zich hierbij onthouden van elk waardeoordeel en mag zich enkel laten leiden door de vraag of de bewuste eredienst aan de godsdienstige behoeften van (een deel van) de bevolking beantwoordt.[41] Bij de evaluatie dienen de grote christelijke kerken minstens impliciets als toetssteen. Schijnbaar atypische kenmerken van andere religies worden daardoor vaak negatief ingeschat, waardoor de erkenning niet plaatsvindt.[42]
De erkenning brengt ontegensprekelijk belangrijke voordelen met zich mee. Niet alleen verkrijgen de bedienaars van deze erediensten een wedde en nadien een pensioen, maar ook wordt de rechtspersoonlijkheid toegekend aan de openbare instellingen die zijn belast met het beheer van de goederen die voor de eredienst zijn bestemd.[43] Erediensten die niet erkend zijn mogen dan al genieten van de grondwettelijk beschermde godsdienstvrijheid, zij moeten echter een beroep doen op de vzw-techniek om rechtspersoonlijkheid te verwerven.[44]
Ook aan gemeenten en provincies worden, respectievelijk in de Gemeentewet en in de Provinciewet, verplichtingen opgelegd te voordele van de erkende erediensten. Een eerste reeks bepalingen zijn ten voordele van de bedienaars van de eredienst. Zij hebben betrekking op de huisvesting van de bedienaar van de eredienst. Een tweede reeks bepalingen handelen over het beheer van de goederen van de erkende erediensten. Zo worden financiële tekorten aangezuiverd en ontvangt men financiële steun voor de groeve herstellingen aan of de bouw van gebouwen bestemd voor de eredienst. Daarnaast zijn er nog een aantal suppletieve bepalingen in verband met aalmoezeniers in het leger en in de gevangenissen, zendtijd op de openbare omroep en de organisatie van godsdienstonderricht.[45]
De erkenning van bepaalde erediensten en de daar uit voortvloeiende toekenning van een aantal voordelen is een afwijking van het “beginsel van de gelijke behandeling van alle erediensten”. Toch neemt men aan dat het toekennen van voordelen aan erkende erediensten hieraan geen afbreuk doet. De Belgische grondwetgever beoogde immers geen absolute gelijkheid. Indien de overheid de steun zou beperken tot slechts één eredienst, dan zou men wel kunnen spreken van een inbreuk op het gelijkheidsbeginsel.[46] Het lijkt wel alsof er zich door de tijd heen een bijzondere vorm van het gelijkheidsbeginsel ontwikkeld heeft, waarop de ondertussen klassieke criteria van het Arbitragehof niet van toepassing zijn.
3.3. DE BURGERLIJKE RECHTER IN KERKELIJKE AANGELEGENHEDEN
3.3.1. Problematiek
De fundamentele regels die de verhouding regelen tussen de Belgische Staat en de Kerk kunnen we terugvinden in art. 19, 20, 21, 181 G.W.[47], maar ondanks de vele jurisprudentie en juridische geschriften is de problematiek van de burgerlijke rechter die gevraag wordt om tussen te komen in kerkelijke aangelegenheden gebleven.[48]
Het staat buiten kijf dat art. 21 de hoeksteen vormt van deze problematiek. De Staat mag zich niet bemoeien met de benoeming of de afzetting van de bedienaren van de eredienst. Evenmin mag de burgerlijke rechter zich niet bevoegd verklaren om een religieuze dissidentie te beslechten, de orthodoxie van een stelling te beoordelen of religieuze motieven naar waarde te schatten.[49] De rechter kan zich dus enkel uitspreken over de formele procedure. Maar deze controle is echter niet eenduidig. Men kan variëren van een louter formele toetsing van een kerkelijke beslissing tot een kwalitatief beoordelen van de kerkelijke procedure aan de hand van algemene rechtsbeginselen.[50]
3.3.2. Een formele toetsing
Aanvankelijk is de burgerlijke overheid heel terughoudend. De hoven en rechtbanken beperken hun controle van de kerkelijke beslissingen tot een louter formele toetsing. De rechterlijke macht beperkt zich in zaken van benoeming of afzetting tot de vaststelling dat dit gebeurde door de bevoegde kerkelijke overheid, zonder hierbij de wettigheid van deze beslissing te onderzoeken. [51]
Men kan echter een onderscheid maken tussen twee soorten formele toetsing en zo een minimale wijziging in de rechtspraak – in de lijn der verwachtingen – waarnemen. In principe zal de rechter alleen nagaan of de benoeming van een opvolger door de bevoegde kerkelijke overheid is gebeurd. Geleidelijk gaan de hoven en rechtbanken ook controleren of de beslissing tot herroeping door een bevoegde kerkelijke overheid is genomen.[52] Meer dan een formele toetsing blijft echter uitgesloten.
3.3.3. Een controle van de interne procedure
Deze klassieke leer wordt ter discussie gesteld met het arrest van 5 juni 1967, geveld door het Hof van Beroep van Luik. Het hof bevestigt weliswaar de klassieke 19e eeuwse leer en stelt dat de rechter mag nagaan of een bepaalde beslissing door de bevoegde kerkelijke overheid werd genomen, maar voegt hieraan toe dat deze kerkelijke overheid in alle onafhankelijkheid kan handelen overeenkomstig de eigen regels.[53] Tegen het arrest werd cassatieberoep ingesteld, maar het Hof van Cassatie verwierp het beroep met het arrest van 25 september 1975.[54] Het Hof van Cassatie deed echter geen uitspraak over het respecteren van de eigen regels, maar wees een middel af dat gericht was tegen een ten overvloede gegeven motief.[55] Een impliciete evolutie heeft plaatsgevonden. De louter formele controle wordt namelijk uitgebreider geïnterpreteerd: er vindt nu ook een controle van de interne procedure plaats, maar zonder dat deze als zodanig gekwalificeerd wordt.[56] In de rechtsleer werd echter reeds eerder gepleit voor het respecteren van de eigen regels.[57]
3.3.4. Op zoek naar kwaliteitsgaranties voor procedureregels
Het Hof van Beroep van Bergen zet met het arrest van 8 januari 1993 een nieuwe stap. De rechter mag niet alleen nagaan of de kerkelijke overheid bij het nemen van een beslissing conform de eigen regels heeft gehandeld, maar mag ook oordelen of deze regels voldoende (procedurele) garanties bieden. Hierbij verwijst het Hof naar algemene rechtsbeginselen zoals het recht van verdediging en het beginsel van tegenspraak.[58] De rechter zou zich dus niet beperken tot een louter formele toetsing van de bestreden beslissing en de controle van de kerkelijke procedure, maar zou ook een kwaliteitscontrole uitvoeren op deze procedure.[59]
Tegen dat arrest wordt echter cassatieberoep ingesteld en met het arrest van 20 oktober 1994 verbreekt het Hof van Cassatie het arrest van het Hof van Beroep van Bergen.[60] De vrijheid van eredienst (art. 21 G.W.) laat niet toe dat de hoven en rechtbanken onderzoeken of de kerkelijke procedure voldoende waarborgen biedt. Het Hof zich weliswaar niet uit of de maxime patere legem quam ipse fecisti[61] van toepassing is, maar argumenteert “dat de benoeming en de afzetting van de bedienaren van een eredienst alleen maar door de bevoegde geestelijke overheid kunnen geschieden overeenkomstig de regels van de eredienst[62], en, anderzijds, dat de godsdienstige discipline en rechtsmacht op die bedienaren van de eredienst alleen door dezelfde overheid overeenkomstig dezelfde regels kunnen worden uitgeoefend”. Hof expliciteert niet in hoeverre de toepassing van “de regels van de eredienst” onderworpen kunnen worden aan profaan rechterlijke controle, maar suggereert in ieder geval de mogelijkheid.[63] Met het arrest van 3 juni 1999, in dezelfde zaak, herhaalt het Hof – in verenigde kamers – zichzelf.[64]
De twee arresten van het Hof van Cassatie hebben er niet voor kunnen zorgen dat het onweer is gaan liggen. Een minderheid in de rechtsleer stelt dat de arresten niets verandert hebben en verdedigt de traditionele leer. Een andere minderheid is voorstander van een kwaliteitscontrole. De tussenpositie, die focust op de vraag of de kerkelijke overheden de interne regels gerespecteerd hebben en de maxime patere legem quam ipse fecisti toepassen, lijkt echter het meest voor de hand liggend.[65] [66]
3.4. KWALIFICATIE
In de Grondwet wordt nergens de verhouding tussen de overheid en de erkende erediensten of niet-confessionele levensbeschouwingen gekwalificeerd. Tijdens de voorbereidende werken werd weliswaar geopperd dat de verhouding tussen Kerk en Staat als een totale, volledige en absolute scheiding aangeduid moest worden.[67] Deze scheiding is in de praktijk nooit gerealiseerd. Elementen die enerzijds een scheiding aanduiden zijn bijvoorbeeld de afwezigheid van een staatsgodsdienst, de niet-toepasselijkheid van het canoniek recht in burgerlijke zaken, de laïcisering van de openbare ambten en ambtenaren, de niet toekenning van rechtspersoonlijkheid aan kerkelijke verengingen. Anderzijds worden de erkende erediensten door de overheid gefinancierd, wat duidt op samenwerking.[68] De rechtsleer is zich bewust van deze dubbelzinnigheid. De meeste auteurs trachten dan ook allerlei begrippen in te voeren om deze dubbelzinnigheid te verwoorden. Soms heeft men het over een “onderlinge onafhankelijkheid”, een “gematigde scheiding”, een “positieve neutraliteit”, een “welwillende neutraliteit”, een “regime sui generis”, een “beschermde vrijheid” of een “genuanceerde scheiding”. In ieder geval kan men stellen dat de verhouding in België tussen Kerk en Staat niet bestaat in een absolute scheiding en dat België geen état laïc is.[69]
4. VERHOUDING TUSSEN KERK EN STAAT IN FRANKRIJK
In tegenstelling tot België, wordt in Frankrijk de verhouding tussen Kerk en Staat wel gekwalificeerd in de Grondwet van 1958. De huidige Grondwet is echter niet de eerste tekst waarin het fenomeen religie behandeld wordt. De eerste belangrijke wet is ontegensprekelijk die wet van 9 december 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. Voor de eerste keer werd in Frankrijkun régime de liberté religieuse ingevoerd.[70] De kwalificatie laïque werd echter pas ingevoerd in de Grondwet van 1946, waarbijlaïcité gedefinieerd kan worden alsle principe de la séparation de la société civile et de la religion[71].
4.1. DE WET VAN 9 DECEMBER 1905 CONCERNANT LA SÉPARATION DES EGLISES ET DE L’ETAT : EEN LAÏCITÉ DE COMBAT[72]
Voor Koubi heeft de wet van 9 december 1905 elke pertinentie verloren. Sinds het begin van de 20e eeuw heeft het principe van de laïcité immers fundamentele veranderingen ondergaan.[73] [74] Niettemin achten een aantal auteurs het praktisch belang van art. 2, waarin Frankrijk beschreven wordt als een République indivisible, laïque, démocratique et sociale, van de huidige Grondwet onderworpen aan de lezing van de wet van 1905.[75] In ieder geval biedt een bespreking van deze wet een relevante historische inleiding tot de laïcité à la française.
Voordat de wet van 9 december 1905 aangenomen werd, bevonden de katholieke[76], de protestantse en de israëlitische eredienst zich als erkende eredienst in een bijzondere positie. De bedienaars van de eredienst werden bezoldigd door de overheid, die ook deelnam aan hun benoeming. Duguit deinst er niet voor terug om het te hebben over véritables services publics. De niet-erkende erediensten étaient soumis à un régime de police d’autant plus arbitraire.[77]
Duguit haalt twee kritieken aan op deze uitwerking van de verhouding tussen Kerk en Staat. Aan de ene kant zijn de niet-erkende erediensten zijn onderworpen aan een volstrekte willekeurig stelsel. Zij zouden het recht moeten hebben om vrij hun eredienst uit te oefenen. Het stelsel van de erkende erediensten is la négation même de principe de liberté religieuse et du principe de l’Etat laïque en voor de gelovigen un empiétement intolérable de prince sur le domaine de la conscience religieuse.Aan de andere kant schendt het stelsel van erkende van de erediensten het principe de liberté religieuse omdat burgers gedwongen worden om geld uit te geven aan religies die zij niet praktiseren.[78]
De aanhangers van het principe van delaïcité hebben zich op het einde van de 19e eeuwen en in het begin van de 20e eeuw zowel politiek als filosofisch krachtdadig geprofileerd.[79] De formulering van Duguit lijkt niet meer te zijn dan een abstrahering van de strijd die zich heeft afgespeeld. Delaïcitéfrançaiseheeft vorm gekregen in de strijd die gevoerd werd door de Overheid tegen voornamelijk de katholieke Kerk.[80] De laïcité is in de eerste plaats en strijd geweest tegen het triomferende klerikalisme van de 19e eeuw. Er ontstond een ware polemiek tussen cléricauxen laïcs, die gekenmerkt werd door een haast ongekende heftigheid. Toch was het de bedoeling van de Republiek om met de wet van 9 december 1905 een compromis mogelijk te maken en zo een séparation à l’amiable te creëren.[81]
Het doel van de wet van 9 december 1905 is om godsdienstvrijheid mogelijk te maken, waarbij aan elk individu de vrije uitoefening van zijn of haar eredienst wordt verzekerd (art. 1) Hiertoe wordt een volkomen neutraliteit van de Staat noodzakelijk geacht, zodat geen enkele eredienst erkend kan worden en geen enkele eredienst een bezoldiging of subsidiëring kan verkrijgen (art. 2). Naast de bepalingen in verband met de erkenning en subsidiëring van erediensten, kunnen nog vier andere categorieën onderscheiden worden. Een aantal bepalingen handelen over de gebouwen en voorwerpen van de eredienst. Ook de rechtsovergang van kerkelijke goederen komt aan bod. Hiertoe werd in een vierde categorie bepalingen deassociations cultuelles in het leven geroepen. Een vijfde categorie handelt over de politie van de erediensten.[82]
De katholieke Kerk verzette zich echter sterk tegen deze wet en weigerde om deassociations cultuelles op te richten, maar de overheid greep niet in en liet de katholieken toe om de gebouwen van de eredienst te gebruiken zonder dat die daartoe gerechtigd waren. Langzaam maar zeker ontstond een meer serene relatie tussen de katholieke Kerk en de Staat.[83]
4.2. DECONSTITUTIONALISATIE VAN DE LAÏCITÉ[84]
De kwalificatie laïque was ook in 1946 nog altijd erg beladen.[85] Toch werd in art 1 van de Grondwet van 1946 afgekondigd dat Frankrijk een“République indivisible, laïque, démocratique et sociale” is. In de Grondwet van 1958 werd in het huidige art. 1[86] daaraan toegevoegd dat “elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances”.[87] De laïcité heeft haar polemisch karakter verloren en maakt deel uit van de grote vrijheden aangezien de vrijheid van meningsuiting, de godsdienstvrijheid en de vrije uitoefening van een eredienst er door beschermd worden[88]; “juridiquement, la laïcité, c’est la neutralité religieuse de l’Etat”[89].
Het Franse constitutionele recht neemt de godsdienstvrijheid van het individu in ogenschouw en niet de collectieve godsdienstvrijheid.[90] Niet de individuele godsdienstvrijheid is problematisch, maar wel de collectieve uitoefening van de eredienst. De Republiek garandeert weliswaar het pluralisme, maar door haar jacobijnse en centralistische tendensen worden intermediaire lichamen, minderheden of etnische, culturele of religieuze gemeenschappen niet (h)erkend.[91]
4.3.UNE SÉPARATION BIEN TEMPÉRÉE
Toch is de verhouding tussen Kerk en Staat veel complexer en diffuser dan dewet van 9 december 1905 en Franse Grondwet doen vermoeden. De wet van 9 december 1905 kadert in een radicaal antiklerikalisme, terwijl de huidige evenwichtsituatie nog het best omschreven kan worden als une séparation bien tempérée.[92] Terwijl de wet van 9 december 1905 de emanatie is van “la conception idéologique ou négative de la laïcité” bekrachtigen de grondwetten van 1946 en 1958 “la conception juridique ou positive de la laïcité”.[93]
Regelmatige en permanente subsidiëring van erediensten mag dan al niet mogelijk zijn (art. 2 van de wet van 9 december 1905). Toch kan de Franse staat activiteiten subsidiëren die plaatsvinden in een confessioneel kader, maar die van algemene aard zijn (bijvoorbeeld ziekenhuizen, liefdadigheidsinstellingen, enz.). De Franse overheid moet eveneens bepaalde religieuze diensten rechtstreeks ten laste nemen (bijvoorbeeld aalmoezeniers in openbare instellingen, tehuizen en gevangenissen). Vanzelfsprekend moet de Franse overheid ook instaan voor de bezoldiging van de bedienaars van erediensten wanneer zij diensten verstrekken aan de overheid (bijvoorbeeld gemeentesecretaris, enz.). Priesters en geestelijken kunnen ook beroep doen op sociale zekerheid.[94]
Een opmerkelijk kenmerk van de laïcité in Frankrijk is dat de scheiding tussen Kerk en Staat nooit volledig en rigide is geweest. De Republiek heeft steeds een welwillende neutraliteit aan de dag gelegd. Zelfs in 1905 waren er betrekkingen tussen de Republiek en de kerken.[95]
5. VOORSTEL MAINGAIN (FDF/MR)
5.1. EXEGESE
De opstellers van amendement nr. 2 lijken aan alles te hebben gedacht. Zij schetsen niet alleen de (rechts)historische aanknopingspunten van het principe van delaïcité, maar passen het beginsel ook toe en geven de gevolgen aan van de opname in de Grondwet. Niettemin staat de verantwoording bol van contradicties.
Met de eerste zin geven de auteurs de oorsprong aan de verhouding tussen Kerk en Staat in Frankrijk, “de doorslaggevende rol van de Staat ligt aan de oorsprong van de Franse laïciteit”. De auteurs onderscheiden drie etappes in “(de wens van de politieke overheid om) de individuen en de geledingen van het maatschappelijk leven te onttrekken aan de greep van de Katholieke Kerk”. De eerste etappe is blijkbaar niet de Franse Revolutie, die nochtans door Boyer als een ommekeer beschouwd wordt[96], maar hetrégime concordatairevan Napoleon. Het Concordaat van 1802 herbevestigt echter de belangrijke positie van de Katholieke Kerk in Frankrijk, al tonen deArticles organiquesdie Napoleon unilateraal toevoegde duidelijk de macht die de overheid uitoefende. De tweede etappe wordt volgens de auteurs gevormd door “de schoolwetten van de jaren 1880 die een cursus niet-confessionele moraal organiseren”. Onderwijsvrijheid en levensbeschouwelijke vrijheid zijn weliswaar nauw bij elkaar betrokken, maar gedurende de gehele 19e eeuw zou het concordatair regime verder blijven bestaan. Daaraan komt pas een einde met de wet van 9 december 1905concernant laséparation des Eglises et de l’Etat. Deze wet vormt dan ook de derde stap, die culmineert in de Grondwet van 1958: “la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale”. De volstrekte scheiding tussen Kerk en Staat was een feit. Volgens Boyer waren het echter “les radicaux qui avaient fait de l’anticléricalisme un combat et un programme espéraient arracher à l’Eglise son pouvoir politique, matériel et même spirituel”[97].
De leden van het Nationaal Congres waren volgens de auteurs vrij godsdienstig en verkozen daardoor een liberale oplossing boven het sluiten van een concordaat met de Heilige Stoel. De formulering lijkt aan te geven dat de auteurs eenrégime concordataireverkiezen boven de vooruitstrevende en innovatieve oplossing van het Nationaal Congres.
De auteurs willen niet meer of minder dan de omzetting van het beginsel van de laïcité in de Belgische Grondwet. Ze zijn zich echter bewust van de bijzondere kenmerken van ons grondwettelijk systeem. Toch zou hun voorstel aansluiten bij het opzet van de Grondwet zoals zij door het Nationaal Congres werd geconcipieerd. Het Franse en Belgische systeem verschillen echter formeel helemaal van elkaar. De Franse wet van 9 december 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat is tot stand gekomen in een sfeer van antiklerikalisme, terwijl het Nationaal Congres een meer uitgebalanceerd en pragmatisch systeem ontwikkelde. Deze misvatting kan wellicht verklaard worden doordag het Belgische systeem geheel foutief beschouwd wordt als gebaseerd op “het principe van de wederzijdse niet-inmenging tussen de Staat en de (…) erkende en vertegenwoordigde kerken”. Een aantal elementen duiden weliswaar een scheiding aan, terwijl andere elementen dan weer de samenwerking benadrukken.
De auteurs geven in hun historische schets geven aan dat het Franse en het Belgische systeem van verhouding tussen Kerk en Staat een heel andere ontstaansgeschiedenis kennen en daardoor helemaal van elkaar verschillen. Even later poneren ze dat de omzetting van de laïcité geen problemen stelt aangezien het voorstel aan zou sluiten bij het opzet van de Grondwet van 1830 (sic). In tegenstelling tot wat de auteurs beweren heeft de inschrijving van de laïcité heeft tot gevolg dat de grondwettelijke beginselen wat de betrekking tussen de religies en de overheid betreft in het gedrag komen. Daarenboven zijn ze uit het oog verloren dat de hedendaagse Franse rechtsleer een minder formalistisch uitgangspunt inneemt en de verhouding tussen Kerk en Staat beschrijft als une séparation bien tempérée.[98]
In de “Inleidende ideeëngeschiedenis” heb ik reeds aangegeven dat het principe van laïcité voor de MR inhoudt dat de overheid vanuit een dominante positie een gelijke, maar afstandelijke houding aanneemt ten opzichte van alle religies en filosofische overtuigingen.[99] Het gaat kortom om een laïcité de combat. Dergelijke visie is een uiting van een negatieve religieuze neutraliteit: vanuit een scheiding pur sang moet de overheid levensbeschouwelijk neutraal zijn.
De Belgische overheid moedigt echter de vrije ontwikkeling van religieuze en institutionele activiteiten aan, zonder de onafhankelijkheid te beknotten.[100] De overheid maakt een pluralisme van levensbeschouwelijke activiteiten op actieve wijze mogelijk en handelt dus vanuit een positieve religieuze neutraliteit.[101] De opname van de laïcité in de Grondwet zou dus wel degelijk een wijziging betekenen ten opzichte van het huidige regeling.
5.2. HYPOTHETISCHE UITWERKING
De vraag welke wijzigingen zich in concreto zullen voordoen is tot nu toe onbeantwoord gebleven. De bedoeling van dit onderdeel is dan ook kort aan te geven welke gevolgen de opname van de laïcité in de Grondwet, als een uiting van een negatieve religieuze neutraliteit, zal teweegbrengen.
Indien de laïcité in art. 1 G.W. de verwoording zou zijn van een algemeen principe, zullen de regelingen van art. 19, 20, 21 en 181 G.W. slechts uitzonderingen zijn en als zodanig niet meer constituerend voor de verhouding tussen Kerk en Staat. Naast deze indirecte wijziging van de grondwettelijke bepalingen worden een aanzienlijk aantal wettelijke bepalingen – bijna steeds ten voordele van de erkende erediensten – op de helling gezet.
De erkenning van erediensten is weliswaar tegengesteld aan de negatieve religieuze neutraliteit, maar is verankerd in de Grondwet. Art. 181 G.W. vermeldt de erkenning echter enkel indirect in verband met de financiering. De betaling van de wedden en de pensioenen van de bedienaren van de eredienst en de morele lekenconsulenten zal de enige overgebleven consequentie zijn van de erkenning.
De huisvesting van de bedienaars van de eredienst (art. 255, 12° Nieuwe Gemeentewet) , de aanzuivering van negatieve saldo’s door gemeenten en provincies (art. 255, 9° Nieuwe Gemeentewet en art. 69, 9° Provinciewet), de gratis zendtijd op de openbare omroep (radio en televisie) en de bijstand door aalmoezeniers en morele lekenconsulenten in gevangenissen en in het leger zijn uitingen van de positieve religieuze neutraliteit en zijn niet verenigbaar met gepropageerde laïcité. Ook de tussenkomst bij de bouw of het herstel van gebouwen bestemd voor de eredienst is problematisch, al zal de restauratie en onderhoudspremies voor beschermde monumenten een belangrijke indirecte financiering blijven. [102]
De rechtspersoonlijkheid van openbare instellingen die belast zijn met het beheer van tijdelijke goederen (bijvoorbeeld de kerkfabrieken) wordt wellicht niet op de helling gezet. Men zou immers een parallellisme kunnen vaststellen met de associations cultuelles van de Franse wet van 1905, die ook kaderde in een negatieve religieuze neutraliteit. Het godsdienstonderricht en het onderricht in de niet-confessionele moraal in het openbaar onderwijs staan ook haaks op het principe van de laïcité. De Schoolpactwet van 29 mei 1959 werd echter verankerd in art. 24 de G.W.[103] en zou dus ook een uitzondering vormen ten opzichte van art. 1 G.W.. Een doorgedreven uitvoering van het principe van de laïcité, geïnspireerd door een negatieve religieuze vrijheid zou dus verregaande gevolgen kunnen hebben. De welwillende houding van de overheid is immers niet alleen terug te vinden in de Grondwet, maar ook in vele andere wetten en wordt weerspiegeld in een dagdagelijkse pragmatische mentaliteit.
6. HET CONCORDAAT, GEEN ALTERNATIEF
In de wandelgangen van de Apostolische Nuntiatuur te Brussel gaan stemmen op die pleiten voor het sluiten van een Concordaat tussen de Heilige Stoel en België. Zij hebben zich blijkbaar laten inspireren door de reeks concordaten die de Heilige stoel heeft gesloten met landen uit het vroegere Oostblok[104] en zich laten aanmoedigen door L’Osservatore Romano, waarin het verdrag van Lateranen tussen de Heilige Stoel en Italië (1929) beschouwd wordt als een modelverdrag voor andere concordaten[105]. Hier wil ik aantonen dat een dergelijk initiatief onverenigbaar is met de Belgische constitutionele rechtsorde en derhalve geen alternatief kan vormen voor het voorstel Maingain (FDF/MR).
6.1. DEFINITIE
Wagnon definieert een concordaat als “une convention conclue entre le pouvoir ecclésiastique (de Heilige Stoel[106]) et le pouvoir civil (de Staat) en vue de régler leurs rapports mutuels dans les multiples matières où ils sont appelés à se rencontrer. C’est un traité bilatéral, né de l’accord des volontés des deux parties, établissant une règle de droit qu’elles sont tenues en justice de maintenir et d’observer fidèlement.”[107] De reden waarom de Heilige Stoel graag concordaten sluit kunnen we ook terugvinden bij Wagnon. Deze vervolgt zijn definitie met: “(un concordat) est un acte solennel qui instaure entre les deux autorités appelées, à des titres divers, à régir les mêmes individus, un régime d’union, de concorde et de collaboration, hautement profitable non seulement aux sujets qui en bénéficient, mais encore à la religion tout comme à la société civile elle-même”.[108]Deze definitie ademt ontegensprekelijk de geest uit van het Rijke Roomse Leven, maar bevat niettemin een aantal meer dan waardevolle elementen. Het concordaat dat de eerste consul van de Republiek, Napoleon Bonaparte en paus Pius VII op 26 Messidor An IX (15 juli 1801) – Convention entre le Pape et le gouvernement français – kan getypeerd worden als “un traité diplomatique forgé par une modernité de laïcité naissante[109]”.Hoe het begrippenpaar “hautement profitable” ingevuld moet worden is dus niet altijd even duidelijk, het lijkt eerder een eventueel aangenaam gevolg te zijn dan een essentieel kenmerk. Wagnon definieert een concordaat niet als een internationaal verdrag. Nochtans kan men een concordaat als een internationaal verdrag kwalificeren. Art. 2, §1, al. a, Verdrag van Wenen inzake het verdragenrecht van 23 mei 1969 omschrijft een verdrag echter als “een internationale overeenkomst in geschrifte tussen Staten gesloten[110] en beheerst door het volkerenrecht (…)”. Gewoonterechtelijk wordt een verdrag echter gedefinieerd als elk akkoord dat gesloten wordt tussen twee of meer subjecten van het volkerenrecht, met de bedoeling rechtsgevolgen teweeg te brengen en dat beheerst wordt door het volkerenrecht.[111] Deze twee definities spreken elkaar niet tegen: art. 3, Verdrag van Wenen inzake het verdragenrecht van 23 mei 1969 duidt aan dat art. 2 slechts de werkingssfeer afbakent en vermeldt uitdrukkelijk de rechtskracht van internationale overeenkomsten gesloten tussen Staten en andere subjecten van volkerenrecht.[112] Een concordaat lijkt aan uiteindelijk beide definities te voldoen. Algemeen wordt immers aanvaard dat de Heilige Stoel volkenrechtelijke rechtspersoonlijkheid heeft.[113] Wagnon hoedt er zich echter voor om een concordaat als een internationaal verdrag te kwalificeren, al hebben een concordaat en een internationaal verdrag vanzelfsprekend veel met elkaar gemeen. De verschillen mogen dan al eerder theoretisch van aard zijn, voor Wagnon zijn ze onbetwistbaar. Een concordaat is namelijk een overeenkomst tussen een Staat en de Heilige Stoel, waarbij hetzelfde volk in ogenschouw genomen wordt. Een concordaat zou ook vooral gesloten worden met het oog op morele en religieuze belangen, niet met het oog op politieke en economische belangen.[114] De verschijnselen in onze wereld zijn echter slechte een flauwe afspiegeling van de Ideeën.
6.2. DE ONGRONDWETTELIJKHEID VAN EEN NIEUW CONCORDAAT
Toen op 24 september 1830 een administratieve commissie – reeds op 26 september omgevormd tot het Voorlopig Bewind – het bestuur van de afgescheiden provincies in handen nam, werd de Belgische Staat de facto gevormd. Wagnon stelt dat “(…) il faut nécessairement conclure à la cessation du concordat, sauf renouvellement de l’accord antérieurement en vigueur, soit par un arrangement semblable à celui de 1816-1817 entre Rome et La Haye, soit, plus simplement, en vertu d’une manière d’agir concluante du Saint-Siège et du gouvernement du nouvel Etat.” Het Voorlopig Bewind liet met het decreet van 16 oktober 1830 zelfs uitdrukkelijk verstaan het Concordaat van 1801 niet te willen heraanvatten. Door de godsdienstvrijheid in de Grondwet op te nemen (art. 19 en 20) heeft het Nationaal Congres impliciet aangegeven dat de Belgische Staat zich niet meer wil beroepen op de prerogatieven die het Concordaat van 1801 toekende aan de Franse Staat en dat het régime concordataire dus opgehouden heeft te bestaan.[115] De Raad van State heeft dit, wijzend op de onderlinge onafhankelijkheid van het burgerlijke en het kerkelijke gezag, in zijn adviespraktijk uitdrukkelijk bevestigd.[116] De verhoudingen en sommige afspraken tussen de overheid en de rooms katholieke Kerk zijn echter nog op het Concordaat van 1801 gebaseerd en soms wordt er zelfs nog in KB’s naar verwezen, terwijl de Articles organiques als wetten blijven voortbestaan voor zover zij niet onverenigbaar zijn met de Belgische grondwetsbeginselen.[117] Het sluiten van een concordaat zou dus een grondwetswijziging vereisen. Vervolgens zou de overheid gelijkaardige overeenkomsten moeten sluiten met andere (erkende) erediensten[118], zoniet zou men gewag kunnen maken van een ongeoorloofde discriminatie. Het sluiten van een concordaat, zonder een grondwetswijziging zou in ieder geval een schending van de Grondwet inhouden.
BESLUIT
De betekenis van de titel “Een paradoxale scheiding” zou nu volledig ontrafeld moeten zijn, niettemin is een verdere verduidelijking wellicht gewenst. Bij de bespreking van de verhouding tussen Kerk en Staat in België is gebleken de scheiding tussen beiden helemaal niet volledig is. Veel auteurs hebben deze verhouding trachten te kwalificeren en evenveel kwalificaties hebben het licht gezien. Steeds wordt dezelfde paradox in de rechtsleer blootgelegd: enerzijds wordt de godsdienstvrijheid benadrukt en worden alle erediensten als gelijk beschouwd, anderzijds heeft met een systeem van erkenning ontwikkelt met belangrijke financiële gevolgen. In Frankrijk is de verhouding tussen Kerk en Staat in grotere mate een uitgesproken scheiding.Ook het Voorstel Maingain wordt gekenmerkt door een paradox. Enerzijds vult men de verhouding tussen Kerk en Staat in vanuit een Frans geïnspireerde negatieve religieuze vrijheid en lijkt men eenlaïcité de combat te recreëren. Anderzijds zou naar eigen zeggen de voorgestelde grondwetswijziging aansluiten bij het opzet van het Nationaal Congres. Deze ongerijmdheid is slechts schijn. Men wil niet raken aan de bestaande bepalingen inzake de verhouding tussen Kerk en Staat en tegelijkertijd wil men een scheiding pur sang doorvoeren, waardoor uiteindelijk deze verhouding toch helemaal wijzigt. Een nog niet uitdrukkelijk geformuleerd voorstel om opnieuw een régime concordataire in te voeren is in het geheel niet verenigbaar met de Grondwet, van een paradox is er geen sprake.
[1] Zie U.S. DEPARTEMENT OF STATE – BUREAU OF DEMOCRACY, HUMAN RIGHTS AND LABOR, International Religious Freedom Report 2003: Belgium , http://www.state.gov/g/drl/rls/irf/2003/24346.htm, 21 februari 2004, Online: “The population is predominantly Roman Catholic. According to the 2001 Survey and Study of Religion, jointly conducted by a number of the country's universities and based on self-identification, approximately 47 percent of the population identify themselves as belonging to the Catholic Church. The Muslim population numbers approximately 364,000, and there are an estimated 380 mosques in the country. Protestants number between 125,000 and 140,000. The Greek and Russian Orthodox Churches have approximately 70,000 adherents. The Jewish population is estimated at between 45,000 and 55,000. The Anglican Church has approximately 10,800 members. The largest nonrecognized religions are Jehovah's Witnesses, with approximately 27,000 baptized members, and the Church of Jesus Christ of Latter-day Saints (Mormons), with approximately 3,000 members.” Zie ook DOBBELARE, K., ELCHARDUS, M., KERKHOFS, J., VOYE, L. en BAWIN-LEGROS, B., Verloren zekerheid. De Belgen en hun waarden, overtuigingen en houdingen, Tielt, Lannoo, 2000, 272 p.
[2] X, Congrès de Mouvement Réformateur “Engagement citoyen" – Citoyenneté et Démocratie, p 8-9.
[3] Ibid., p 6. Eigen (de)cursivering.
[4] Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet – Amendementen, Parl. St. Kamer 2002-2003, nr. 50 2389/002.
[5] Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet – Amendementen, Parl.St. Senaat, 2002-2003, nr. 50 2-1549/2.
[6] X, La vision et le programme des Réformateurs,http://www.mr.be/docs/du_coeur_a_l_ouvrage.pdf, 18 februari 2004, Online, 24.
[7] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 5.
[8] ALEN, A., Handboek van het Belgische staatsrecht, Deurne, Kluwer,1995, 823.
[9] Pand. b., v° Cultes, nr. 1-2.
[10] MAST, A. en DUJARDIN, J., Overzicht van het Belgisch grondwettelijk recht, Gent, Story, 1985, 554.
[11] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 17.
[12] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 16 en voetnoot 45.
[13] Ibid., 16 en voetnoot 47.
[14] Ibid., 16 en voetnoot 48.
[15] FERRARI, S., “Church and State in Europe. Common Patters and Challenges”, in KIDERLEN, H.-J., TEMPEL, H., TORFS, R. (ed.), Which Relationships between Churches and the European Union? Thoughts for the future, Leuven, Peeters, 1995, 33.
[16]Deze leer week af van die van de veroordeelde Franse priester Lamennais, de vader van het liberaal-katholicisme, die door een algehele scheiding tussen Kerk en Staat de vrijheid wou verwerven. WAGNON, H., “Le Congrès national belge de 1830-1837 a-t-il établi la séparation de l’Eglise et de l’Etat”, in X (ed.), Etudes d’histoire du droit canonique dédiées à Gabriel Le Bras, I, Parijs, Sirey, 1965, 761.
[17] VAN GOETHEM, H., “Het beginsel van verdraagzaamheid in de Belgische grondwet: een historische duiding”, in UFSIA, CENTRUM GRONDSLAGEN VAN HET RECHT (ed.), Recht en verdraagzaamheid in de multiculturele samenleving, Antwerpen, Maklu, 1993, 39-41 enVAN GOETHEM, H., “L’église catholique et la liberté de religion et du culte en Belgique dans les constitutions de 1815 et 1831”, in VAN GOETHEM, H., WAELKENS, L., en BREUGELMANS, K. (ed.), Libertés, pluralisme et droit. Une approche historique, Brussel, Bruylant, 1995, 185-187.
[18] LUYCKX, T. en PLATEL, M., Politieke geschiedenis van België, I, Van 1789 tot 1944, Antwerpen, Kluwer, 1985, 40-53.
[19] X., Considérations sur la liberté religieuse par un unioniste, Leuven, Van Linthout, 1830, 24p.
[20] VAN GOETHEM, H., “Het beginsel van verdraagzaamheid in de Belgische grondwet: een historische duiding”, in UFSIA, CENTRUM GRONDSLAGEN VAN HET RECHT (ed.), Recht en verdraagzaamheid in de multiculturele samenleving, Antwerpen, Maklu, 1993, 42.
[21] De voorrang van het burgerlijk op het kerkelijk huwelijk lijkt wel degelijk te zijn gebruikt als pasmunt voor verregaande faciliteiten voor de erediensten. Zie AUBERT, R., “l' Eglise et l’Etat en Belgique du XIXe Siècle”, Res Publica 1968 (Spécial 2), 20-21.
[22] LUYCKX, T. en PLATEL, M., Politieke geschiedenis van België, I, Van 1789 tot 1944, Antwerpen, Kluwer, 1985, 53-54.
[23]VAN GOETHEM, H., “Het beginsel van verdraagzaamheid in de Belgische grondwet: een historische duiding”, inUFSIA, CENTRUM GRONDSLAGEN VAN HET RECHT (ed.), Recht en verdraagzaamheid in de multiculturele samenleving, Antwerpen, Maklu, 1993, 44-46.
[24] ALEN, A., Handboek van het Belgische staatsrecht, Deurne, Kluwer,1995, 817. Andere auteurs gewagen van een “onderlinge onafhankelijkheid van Kerk en Staat” of hebben het over een “gematigde scheiding”, een “positieve neutraliteit”, een “welwillende neutraliteit”, een “regime sui generis”, een “beschermde vrijheid” of een “genuanceerde scheiding” ZieDE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 34-35 en de verwijzingen aldaar (cf. infra).
[25] Ook buiten het Nationaal Congres was er onvrede. Laurent, Gents professor staatsrecht en liberaal, verdedigde de stelling dat alle macht bij de staat moet berusten. (BAERT, G., “Prof. François Laurent een eeuw later (1810-1887-1987)”, T.P.R. 1990, 87.) In Van Espen: étude historique sur l'église et l'état en Belgique behandelt Laurent de verhouding tussen Kerk en Staat. Laurent ziet in de ideeën van Van Espen over het appel du comme d’abus en de vergelijkbare rechtsfiguur van de recursus ad principem zijn thesis bevestigd over de soevereine macht van de Staat: de Staat mag niet dulden dat een andere macht wetten uitvaardigd, zelfs al zijn die slechts in geweten bindend. Hij vindt het betreurenswaardig dat het Nationaal Congres de (bijzondere) scheiding tussen Kerk en Staat heeft aanvaard, want daardoor heeft de Staat alle macht over de Kerk verloren. (LAURENT, F., Van Espen: étude historique sur l'église et l'état en Belgique, Brussel,Lacroix en Van Meenen, 1860, 248 p.) Zie VAN STIPHOUT, M., “Van de Paus of van de Koning? Zeger-Bernard Van Espen en het appel comme d’abus”, Pro Memorie 1999, 100-114 voor de werkelijke opvattingen van Van Espen; zie Pand. b., vis Abus (Appel comme d’), Appel comme d’abus voor een onderzoek naar het voortbestaan van deze rechtsfiguur in het Belgische constitutionele recht. Voor een zoektocht naar sporen van de Recursus ad principem in de hedendaagse verhouding tussen Kerk en Staat, zie VAN STIPHOUT, M., “Legal Continuity and Discontinuity in the Low Countries in Search of a “Recursus ad principem” in Ecclesiastical Cases in the 1990s”, in COOMAN, G., VAN STIPHOUT, M. en WAUTERS, B., Zeger-Bernard Van Espen at the Corssroads of Canon Law, History, Theology and Church-State Relations – Separando certa ab incertis conciliare et explicare, Leuven, Peeters, 2003, XVIII en 498 p, waarin de arresten van het Hof van Cassatie van 20 oktober 1994 en 3 juni 1999 besproken worden, waarna de auteur vaststelt dat de vragen die rezen in het licht van Recursus ad principem in België nog steeds aan de orde zijn en aan de seculiere rechter gesteld worden (cf. infra,).
[26] Zie bijvoorbeeld Pand. b., v° Cultes, nr. 1-2.
[27] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 42-43.
[28]ALEN, A., Compendium van het Belgisch staatsrecht, I, Diegem, Kluwer, 2000, 54-55.
[29] Denk bijvoorbeeld aan het maatschappelijke debat over de gelijkheid tussen man en vrouw, euthanasie, de openstelling van het huwelijk voor personen van hetzelfde geslacht, enz.
[30] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 45-47.
[31] Zie bijvoorbeeld THONISSEN, J.-J., La constitution belge annotée offrant sous chaque article l’état de la doctrine, de la jurisprudence et de la législation, Brussel, Bruylant, 1879, 60-63 enDE GROOF, J., “Schets van de grondwettelijke beginselen inzake de verhouding Kerk-Staat in België”, Jura Falc. 1979-80, 179-219.
[32] ORBAN, O., Le droit constitutionnel de la Belgique, III, Libertés constitutionnelles et principes de législation, Luik, Dessain, 1911, 590-593.
[33] DE GROOF, J., “Schets van de grondwettelijke beginselen inzake de verhouding Kerk-Staat in België”, Jura Falc. 1979-80, 217.
[34] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 51.
[35] MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 21-29 en TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium. Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 87-96.(cf. infra)
[36] THONISSEN, J.-J., La constitution belge annotée offrant sous chaque article l’état de la doctrine, de la jurisprudence et de la législation, Brussel, Bruylant, 1879, 363.
[37] GIRON, A., Le droit public de la Belgique, Brussel, Manceaux, 1884, 496.
[38] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 61.
[39] ALEN, A., Handboek van het Belgische staatsrecht, Deurne, Kluwer,1995, 823.
[40] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 128.
[41] MAST, A. en DUJARDIN, J., Overzicht van het Belgisch grondwettelijk recht, Gent, Story, 1985, 554.
[42] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 60-61.
[43] MARTENS, K., “Religie”, in DE GEEST , G., DE RIDDER , R., HOBIN, V. (ed.), Administratieve wegwijzer voor vreemdelingen, vluchtelingen en migranten, Deurne, Kluwer, 1989 (2000), 45-46.
[44] Ibid., 43.
[45] Ibid., 46-47.
[46] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 128 en MARTENS, K., “Religie”, in DE GEEST , G., DE RIDDER , R., HOBIN, V. (ed.), Administratieve wegwijzer voor vreemdelingen, vluchtelingen en migranten, Deurne, Kluwer, 1989 (2000), 43
[47] cf. supra
[48] Een historisch voorbeeld kan men terugvinden in VAN STIPHOUT, M., “Van de Paus of van de Koning? Zeger-Bernard Van Espen en het appel comme d’abus’, Pro Memorie 1999, 100-102. Zie ook voetnoot 26.
[49] VERSTEGEN, R., Geestelijken naar Belgisch Recht. Oude en nieuwe vragen, Berchem-Antwerpen, Kluwer, 1977, 95 en VUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 50.
[50]Zie de indirecte controle van de canoniekrechterlijke procedure door het EHRMin het arrest Pellegrini/Italië (n° 30882/96) van juli 2001. In dit arrest wordt Italië door het EHRM veroordeeld wegens schending van art. 6 §1 EVRM omdat de Italiaanse rechtbanken exequatur verleend hadden aan een arrest van de Romeinse Rota– een gevolg van het Concordaat – , zonder zich er van te vergewissen of het recht op een eerlijk proces tijdens de canoniekrechterlijke procedure was nageleefd.
[51] MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 22 en de verwijzingen naar rechterlijke uitspraken in voetnoot 4.
[52] VUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 55.
[53] Luik 5 juni 1967, Jur. Liège 1967-68, 138 en MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 23.
[54] Cass. 25 september 1975, Pas. 1975, I, 111.
[55] VUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 55-56.
[56] TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium . Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 88.
[57] Zie VERSTEGEN, R., Geestelijken naar Belgisch Recht. Oude en nieuwe vragen, Berchem-Antwerpen, Kluwer, 1977, 96 en LEMMENS, P., “De Kerkelijke overheid in de greep van de wereldlijke rechter”, in WARNINK, H. (ed.), Rechtsbescherming in de kerk, Leuven, Peeters, 1991, 80, die verwijst naar het beginsel patere legem quam ipse fecisti.
[58]Bergen, 7 januari 1993, T.S.R. 1993, 69.
[59]TORFS, R., “De verhouding tussen Kerk en Staat op nieuwe wegen?”, (noot onder Bergen 7 januari 1993), T.S.R. 1993, 72-79 enVUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 56.
[60] Cass. 20 oktober 1994, Arr.Cass. 1994, 861.
[61]Volgens dit maxime zou de bevoegde kerkelijke overheid bij het nemen van de beslissing de intern voorgeschreven regels moeten respecteren.
[62] Eigen cursivering.
[63] TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium . Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 90.
[64] Cass. 3 juni 1999, Arr.Cass. 1999, 330 en MARTENS, K., “Het Hof van Cassatie en de interpretatie van artikel 21 G.W.: de verhouding tussen Kerk en Staat dan toch niet op nieuwe wegen?”, C.D.P.K. 2000, 215-218.
[65] TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium . Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 92-96 en de verwijzingen aldaar. Zie ook de verwijzingen bij MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 29, voetnoot 4.
[66] Opmerkelijk is hoe Procureur-general du Jardin verwijst naar Torfs (TORFS, R., “Religieuze gemeenschappen en interne autonomie. Fluwelen evolutie?”, in UFSIA (ed.), Jaarboek Mensenrechten 1998- 2000, Antwerpen, Maklu, 2002, 256-264), maar terwijl deze een gematigde tussenpositie inneemt, interpreteert du Jardin hem als een voorstander van de kwaliteitscontrole (DU JARDIN, J., Het recht van verdediging in de rechtspraak van het Hof van Cassatie 1990-2003 – Rede uitgesproken op de plechtige openingszitting van het Hof van Cassatie op 1 september 2003, http://www.juridat.be/cass/cass_nl/p1.php, 23 maart 2003, Online, 57-58).
[67] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 34 en de verwijzingen in voetnoot 106.
[68] Pand. b., v° Autorités ecclésiastiques, nr. 2.
[69] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 34-35 en de verwijzingen aldaar.
[70] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 502.
[71] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 53, vn. 1.
[72] Waarbij neutraliteit als doel heeft elke religieus of metafysisch element te weren uit de publieke orde. ZieMEERSCHAUT, K. en VANSWEEVELT, N., “De hoofddoek opnieuw uit de kast: godsdienstvrijheid op school in een democratische rechtsstaat”, in INTERUNIVERSITAIR CENTRUM MENSENRECHTEN, Mensenrechten Jaarboek 1998/2000, Antwerpen, Maklu, 2000, 66.
[73] KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP 1997, 1302. Contra BASDEVANT-GAUDEMET, B., “State and Church in France ”, in ROBBERS, G. (ed.), State and Church in the European Union, Baden-Baden , Nomos, 1996, 122
[74] Het lijkt erg onwaarschijnlijk dat de wet van 9 december 1905 niet meer pertinent is. Nog in 1995 heeft men in de Assemblée Nationale een colloquium georganiseerd met als thema: “Faut-il modifier la loi de 1905?”.VOLFF, J., “Régimes des cultes et laïcité”, Gaz. Pal. 2001, 1088.
[75] KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, Revue du droit public et de la science politique, 1997, 1309 en de verwijzingen in voetnoot 29. Al verwijst men in de voorbereiding van de huidige grondwet niet naar de wet van 9 december 1905.
[76] De Franse overheid en Pius VII sloten op 26 Messidor An IX (15 juli 1801) een concordaat, Convention entre le Pape et le gouvernement français. Het Concordaat werd samen met de Articles organiques de la convention du 26 messidor an IX – waartegen Pius VII zich hevig verzette – afgekondigd op 18 Germinal An X (8 april 1802). DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 28-30 en DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 478-479. Zie Pand. b., vis Articles organiques en Concordat, waarin onderzocht wordt in welke mate beide teksten nog gelding hebben in het Belgische constitutionele bestel.
[77] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 495.
[78] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 496-497.
[79] CAPERAN, L., Histoire contemporaine de la laïcité française – La crise dus seize mai et la revanche républicaine, Parijs, Librairie Marcel Rivière et Cie, 1957, IX-XII en 30-36.
[80] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 78.
[81] Ibid., 55-61.
[82] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 502-527.
[83] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 62-63.
[84] LUCHAIRE, F. en CONAC, G., La constitution de la république française, Parijs, Economica, 1987, 121.
[85] MORANGE, J., “Le régime constitutionnel des cultes en France”, in EUROPEAN CONSORTIUM FOR CHURCH AND STATE RESEARCH (ed.), Le statut constitutionnel des cultes dan les pays de l’union européenne, Parijs, Litec, 1995, 123.
[86] Na de loi constitutionnelle n° 95-880 van 4 augustus 1995, die ervoor zorgde dat het huidige art. 1 bestaat uit de eerste alinea van het oude art. 2, terwijl de andere bepalingen van het oude art. 2 nog steeds deel uitmaken van het huidige art. 2. Deze louter tekstuele verschuiving laat toe om de kenmerken van de Franse Republiek beter te benadrukken. Zie KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP1997, 1309.
[87] CALEWAERT, W., DE DROOGH, L., FIVE, A., KETELAER, A.-F. en VANDERNACHT, P., Verhouding Staat, Kerk en vrijzinnigheid in Europa – Een rechtsvergelijkende studie, Brussel, Centraal Vrijzinnige Raad, 1996, 53-62.
[88] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 65. Zie ook KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP 1997, 1302 en 1315.
[89] VOLFF, J., “Régimes des cultes et laïcité”, Gaz. Pal. 2001, 1092.
[90] KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP 1997, 1312.
[91] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, PUF, 1993, 75.
[92] Ibid., 19.
[93] VOLFF, J., “Régimes des cultes et laïcité”, Gaz. Pal. 2001, 1091-1092.
[94] CALEWAERT, W., DE DROOGH, L., FIVE, A., KETELAER, A.-F. en VANDERNACHT, P., Verhouding Staat, Kerk en vrijzinnigheid in Europa – Een rechtsvergelijkende studie, Brussel, Centraal Vrijzinnige Raad, 1996, 55-56.
[95] LUCHAIRE, F. en CONAC, G., La constitution de la république française, Parijs, Economica, 1987, 140.
[96] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, PUF, 1993, 29-32.
[97] Ibid., 45.
[98] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, PUF, 1993, 19 en de rechtsvergelijkende bespreking in Deel III.
[99] X, Congrès de Mouvement Réformateur “Engagement citoyen” – Citoyenneté et Démocratie, p 6.
[100] TORFS, R., “State and Church in Belgium ”, in ROBBERS, G. (ed.), State and Church in the European Union, Baden-Baden , Nomos, 1996, 18.
[101] DE GROOF, J., “De bescherming van ideologische en filosofische strekkingen. Een inleiding”, in ALEN, A en SUETENS, L. (ed.), Zeven knelpunten na zeven jaar Staatshervorming, Brussel, Story-Scientia, 1988, 312.
[102] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 144-196.
[103] Idem., 385-386.
[104]Bijvoorbeeld het concordaat met Slowakije; http://www.kerknet.be, 19 december 2000.
[105] http://www.kerknet.be, 12 februari 2003.
[106] “L’organe représentatif par lequel agit l’Eglise Catholique” MINNERATH, R., L’Eglise et les Etats concordataires (1846-1981) – la souveraineté spirituelle, Parijs, Cerf, 1983, 78.
[107] WAGNON, H., Concordats et droit international, Gembloux, J. Duculot, 1935, 23.
[108] Ibid., 23.
[109] DURAND, J.-P., “Echos français en droit civil ecclésiastique pour l’année universitaire 2000-2001, European Journal for Church and State Research 2001, 133.
[110] Eigen cursivering.
[111]BOSSUYT, M. en WOUTERS, J., Grondlijnen van internationaal recht, Leuven, Instituut voor Internationaal Recht – KULeuven, 2004, 57.
[112] KOCK, H.R., Rechtliche und politische Aspekte von Konkordaten, Berlijn, Duncker &Humblot, 1983, 23.
[113] Idem., 24-30 en MIGLIORE, C., “Ways and Means of the International Activity of the Holy See”, in FACULTEIT KERKELIJK RECHT – KULEUVEN (ed.), Church and State, Changing Paradigms – Monsignor W. Onclin Chair 1999, Leuven, Peeters, 1999, 32-36.
[114] WAGNON, H., Concordats et droit international, Gembloux, J. Duculot, 1935, 109.
[115] WAGNON, H., Concordats et droit international, Gembloux, J. Duculot, 1935, 376-378 en DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 32.
[116]Advies 4 januari 1962, Parl. St. Kamer 1961-1962, nr. 296/1.
[117] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 32 en de voorbeelden in vn. 103.
[118]Zoals bijvoorbeeld in Italië gebeurd bij de financiering van religieuze organisaties; TORFS, R., “Should Churches Be Subsidized? Different Models. Some Perspectives”, in X (ed.), The Role of the Churches in the Renewing Societies. Lectures and Documents. Budapest Symposium, March 3-5-1997 , St. Alban’s, International Religious Liberty Association, 1998, 48.
Dirigé par Mireille Touzery
De l'estime au cadastre en Europe. Colloque des 4 et 5 décembre 2003. L'époque moderne
Edited: 200312041661
Édité par Comité pour l'histoire économique et financière de la France
Histoire économique et financière de la France.

Dirigé par Mireille Touzery
De l'estime au cadastre en Europe. Colloque des 4 et 5 décembre 2003. L'époque moderne
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TESSENS Lucas
de militaire begraafplaats van Zuydcoote (France)
Edited: 200211241700


opname 200211241700
MEUWISSEN Eric
Il y a juste deux siècles, le tiers de la superficie du Brabant wallon changeait de propriétaire suite à des opérations immobilières inouïes
Edited: 199801170634
Le Soir, Samedi 17 janvier 1998, Page 37
Les bourgeois de Bruxelles ont roulé les paysans du cru
Une « opération satanique d'anticléricaux» aux origines de l'implantation de la bourgeoisie bruxelloise dans le Brabant wallon ? Pas si simple.
Les touristes qui visitent l'abbaye de Villers se demandent souvent pourquoi ce site jadis si opulent est devenu une telle ruine ? Et pourquoi les bois qui ceinturent Villers appartiennent à la famille Boël qui règne encore, au départ de la ferme du Chenois (notre photo), sur un domaine de plus de 2.000 ha ?
La réponse se trouve tout simplement dans la vente des biens nationaux. A savoir la vente dans la foulée de la Révolution française de biens d'origine ecclésiastique (2.885 ha pour l'abbaye de Villers par exemple). Une vente sur laquelle l'historien François Antoine (30 ans) s'est penché à travers sa thèse de doctorat (ULB) (1). Elle nous permet de mieux comprendre pourquoi par la suite le Brabant wallon fut plus que n'importe qu'elle autre région, placé dans une grande dépendance à l'égard de Bruxelles et comment il généra des flux financiers des campagnes vers la ville, de l'agriculture vers l'industrie. Bref, une étude très fouillée (dont nous n'abordons ici qu'un des nombreux aspects) et qui nous donne une des explications de la présence de grandes propriétés foncières en Brabant wallon. Des grandes propriétés qui ne furent pas étrangères à l'installation de l'UCL à Ottignies, ou encore à la concentration anormalement élevée de golfs dans la nouvelle province.
«UNE ORGIE FINANCIÈRE»
On y apprend ainsi qu'entre 1796 et 1801 plus de 30.000 hectares ont changé de mains en Brabant wallon ! Cela équivaut au tiers de la superficie de la région (Genappe détient le pompon avec plus de 3.400 ha vendus, suivi de Braine-l'Alleud 2.772 ha, Jodoigne 2.431 ha, Grez 2.379 ha...). Une incroyable mutation foncière qui a eu pour conséquence de transférer la grande propriété des mains des abbayes à celles de la bourgeoisie bruxelloise. Certains historiens évoquèrent «une opération satanique d'anticléricaux» venus de France dilapider les plus beaux joyaux de nos régions. D'autres parlèrent de «véritables orgies financières». A chaque fois, l'historien fait la part des choses même s'il ne cache pas que ces ventes donnèrent lieu à des spéculations scandaleuses, effrénées et extrêmement lucratives qui permirent aux plus «audacieux» de se constituer en quelques années des fortunes colossales. Que l'on pense au fameux Mosselman, ancêtre de la reine Paola, à Maximilien Plovits, né sans fortune, et bientôt propriétaire d'une partie du couvent des Carmes à Wavre et de la ferme de Mellemont à Thorembais...
Cette vente des biens nationaux eut pour conséquence de maintenir le «régime des grandes fermes» puisque la plupart des grands ensembles agricoles ont été aliénés en bloc. Le résultat en fut le maintien en Brabant wallon des structures rurales d'Ancien Régime et l'émergence d'une agriculture de type capitaliste. Nous sommes là aux antipodes des aspirations jacobines de redistribution de la propriété foncière à l'avantage de la paysannerie. Paradoxe d'une révolution !
DU CASH POUR MONTER DES AFFAIRES
La grande bourgeoisie bruxelloise put grâce à ce tranfert de propriété préparer sa mainmise politique et économique sur tout le XIXe siècle. La classe des négociants manufacturiers est ainsi parvenue à utiliser les biens ecclésiastiques sis en Brabant wallon notamment comme un puissant levier pour favoriser leur passage du négoce à l'industrie. En d'autres mots, les biens nationaux permirent aux bourgeois d'avoir du cash pour monter des affaires.
Prenons le cas de Daniel-Patrice Hennesy qui réinvestit ses profits en acquérant par exemple les papeteries de La Hulpe ou de Pierre-François Tiberghien qui convertit en vastes ensembles industriels textiles l'abbaye d'Heylissem. Dès lors, on ne s'étonnera pas de voir que ce sont ces grands acheteurs de biens nationaux (ou leurs fils) qui «mirent la main» sur la Société Générale et qui contrôlèrent l'économie du pays durant une bonne partie du XIXe siècle. Le meilleur exemple étant celui du châtelain d'Argenteuil, Ferdinand de Meuûs, gouverneur de la Société Générale, et dont le père fut un des « fossoyeurs du monachisme» pour reprendre une expression imagée et polémique de l'époque.
ERIC MEUWISSEN
(1) François Antoine : «La vente des biens nationaux dans le département de la Dyle». Archives Générales du Royaume. 1997. 545 pages. 850 F. Renseignements : 02-513.76.80.
MODEN Jacques - CRISP
La restructuration du Crédit Communale > Dexia, BIL, Experta, Cregem (extrait)
Edited: 199605052010
La Banque internationale à Luxembourg-BIL est la principale filiale du Crédit communal. Cette banque, la plus importante du Luxembourg, dispose d’un réseau étoffé d’agences au Grand-Duché de Luxembourg (46 agences) et de succursales ou de bureaux de représentation dans de nombreux pays. Elle est active dans de nombreux segments, dont le “private banking” (gestion de fortune notamment), le marché des capitaux (prise ferme et syndication d’émissions en francs luxembourgeois), la gestion de fonds communs de placement Son total bilantaire s’établissait, à la fin 1995, à 888 milliards de francs luxembourgeois et ses capitaux propres au sens large à 47,8 milliards. Elle a dégagé, l’an dernier, un bénéfice consolidé de 2,8 milliards. La BIL représente un quart du total du bilan du groupe Crédit communal et contribue à concurrence de 27 % à ses résultats.
72
À l’étranger, au travers surtout de ses filiales et sous-filiales BIL, Cregem et Experta, le Crédit communal est présent au Grand-Duché de Luxembourg, en Suisse, à Monaco, dans les îles anglo-normandes, en Irlande, aux Pays-Bas, en France, aux États-Unis, aux Bahamas, dans les Antilles néerlandaises, à Singapour et à Hong-Kong.

source: https://www.cairn.info/revue-courrier-hebdomadaire-du-crisp-1996-34-page-1.htm



tags: Gemeentekrediet, BIL, Experta, CREGEM, Dexia, BELFIUS, bad bank
KROP, BRAECKMAN
28 januari 1993: +Bernard (Philippe -), ambassadeur FRA, vermoord
Edited: 199301281584
28 janvier 1993: Assassinat de Philippe Bernard, ambassadeur de France à Kinshasa (Zaïre)
Pour s'opposer à une évolution démocratique de son pays, avec l'élection en août 1992 de Etienne Tshisekedi comme Premier ministre par la conférence nationale, le dictateur Mobutu joue la politique du pire en incitant les militaires à se mutiner. Ces derniers pillent Kinshasa dans le but d'abattre Etienne Tshisekedi.
Faussement invité à l'ambassade de France, Tshisekedi devait y être assassiné, mais, mis au courant par l'ambassadrice des USA, Melissa Wells, celui-ci ne s'y rend pas. Les tueurs des Forces d'Intervention Spéciales arrivent à l'ambassade de France et ne trouvent que l'ambassadeur et le téléphoniste zaïrois que, dépités, ils tuent. Les auteurs seraient deux officiers chargés de la sécurité du président Mobutu, le colonel Lémy Lissika et le lieutenant Komadja. Selon la thèse officielle l'ambassadeur de France a été victime d'une balle perdue.
Implication de la France :
C'est la confusion, aucune enquête n'est ordonnée par Paris, Mobutu n'est pas condamné. Au contraire, au sommet de la francophonie à l'île Maurice, le 16 octobre 1993, Mobutu est présent, flanqué des deux assassins présumés. L'année suivante après le génocide rwandais, la France le réhabilite et le déclare élément stabilisateur de la région.

Sources :
Pascal Krop, Le génocide franco-africain, J.C. Lattès, 1994, page 131-138; Colette Braeckmann, Terreur africaine, Fayard, 1996, page 214-217.

http://perso.wanadoo.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node18.html (20030628)
Alizée, née Alizée Jacotey
Edited: 198408210954
Alizée, née Alizée Jacotey le 21 août 1984 à Ajaccio, est une chanteuse et danseuse1 française. Après sa participation à l'émission Graines de star, Alizée est repérée par la chanteuse Mylène Farmer, qui lui écrit deux albums avec Laurent Boutonnat (Gourmandises et Mes courants électriques). Son premier single, Moi... Lolita, est l'un des tubes des années 2000 en France, en Europe et en Asie. De 2000 à 2004, Alizée dénombre six millions de disques vendus.
30 april 1970: Historicus Prof Dr Jacques Presser overleden. R.I.P.
Edited: 197004300917
Jacob (Jacques) Presser (Amsterdam, 24 februari 1899 – aldaar, 30 april 1970) was een Nederlandse historicus, schrijver en dichter die vooral bekend is geworden door zijn boek Ondergang: De vervolging en verdelging van het Nederlandse Jodendom 1940-1945 over de geschiedenis van de Jodenvervolging in Nederland in de Tweede Wereldoorlog. Hij is de bedenker van de term egodocument (rond 1955).

Bibliografie:
- Das Buch 'De Tribus Impostoribus' (Von den drei Betrügern) (proefschrift - 1926)
- 'Anatole France en de geschiedenis'. In: Historische opstellen, opgedragen aan prof. dr. H. Brugmans (1929), p. 234–255. Ook in: J. Presser, Schrijfsels en schrifturen (1961), p. 7–28.
- 'Het antisemitisme als historisch verschijnsel'. In: Antisemitisme en Jodendom. Een bundel studies over een actueel vraagstuk onder redactie van Dr. H. J. Pos (1939), p. 1–18. Herdrukt in: J. Presser, Schrijfsels en schrifturen (1961), p. 29–48.
- De Tachtigjarige Oorlog (1941 - onder eigen naam 1948; 6de druk 1978)
- Napoleon. Historie en legende (1946; 7de druk 1978). Duitstalige uitgaven onder de titel Napoleon. Das Leben und die Legende (1977, 1979, 1990, 1997)
- 'Beeldbaarheid en beeldvorming in de jongste Amerikaanse historie' (Openbare les. Universiteit van Amsterdam, 11 februari 1947). Ook in: Schrijfsels en schrifturen (1961), p. 54–74.
- Amerika. Van kolonie tot wereldmacht (1949; 4de, herziene druk 1976, met een Naschrift over de periode na 1965 door dr. R. Kroes.): een vaak bijtende analyse van de Amerikaanse samenleving en de imperialistische tendenzen.
- Historia hodierna (Inaugurele rede. Universiteit van Amsterdam, 2 oktober 1950). Ook in: Uit het werk van dr. J. Presser (1969), p. 209–225.
- Gewiekte wielen. Richard Arkwright (1951)
- Schrijfsels en schrifturen (1961)
- Antwoord aan het kwaad. Getuigenissen 1939–1945, samengesteld door prof. dr. J. Presser (1961)
Europa in een boek (1963)
- Ondergang: De vervolging en verdelging van het Nederlandse Jodendom 1940-1945 (twee delen - 1965; 8ste druk 1985). Engelstalige uitgaven onder de titel Ashes in the Wind. The destruction of Dutch Jewry (Britse editie, 1968, herdruk 2010, met een nawoord van dr. Dienke Hondius; Amerikaanse heruitgave 1988) en The Destruction of the Dutch Jews (Amerikaanse uitgave 1969)
- Uit het werk van dr. J. Presser (1969; afscheidsbundel met 32 essays van zijn hand)
Gesprekken met Jacques Presser (1972; een egodocument in de vorm van de volledige tekst van de gesprekken die Philo Bregstein in 1969-1970 met Presser voerde ter voorbereiding van de documentaire film Dingen die niet voorbijgaan)
- Louter verwachting. Autobiografische schets 1899-1919 (1985; met de tekst van zijn rede voor de herdenking van 25 jaar bevrijding, 5 mei 1970, en een bibliografie van al zijn werk)


biografie
VANBAELEN Quentin
16 février 1966: Grève des femmes à FN Herstal
Edited: 196602161405
Quentin Vanbaelen
En 2015, en Belgique, les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes. Il y a 50 ans, à Herstal, quelque 3000 ouvrières ont lancé l’une des plus importantes grèves de l’histoire du pays sous le slogan « à travail égal, salaire égal ».
Le 16 février 1966, les travailleuses de la FN d’Herstal se lançaient dans un mouvement de grève qui allait durer douze semaines. Elles allaient marquer l’histoire du mouvement ouvrier belge, mais aussi celle du mouvement féministe.

Une égalité loin d’être acquise

En théorie, l’égalité salariale était censée être acquise. Le Traité de Rome, adopté en 1957 par les pays fondateurs de la future Union européenne (Allemagne, France, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), demandait aux pays signataires de l’instaurer dans un délai de 5 ans. Cependant, si le principe avait été concédé par les gouvernements et le patronat, la pratique se révélait encore bel et bien inégalitaire. En Belgique, où les négociations salariales relèvent des secteurs professionnels, une convention signée en 1962 pour le secteur des fabrications métalliques avait ramené en 1965 l’écart à 85 %. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte du fait que des métiers ou fonctions occupées majoritairement par des femmes sont moins valorisées.

Le 8 novembre 1965, de nouvelles négociations s’ouvrent. Les discussions sont rudes : les patrons freinent tant qu’ils peuvent. Le 18 février 1966, un projet d’accord est conclu. Il ne comble pas le trou, mais prévoit de porter les salaires des femmes à entre 90 et 96,6 % de ceux des hommes dans les trois classes de salaires les plus basses, dans lesquelles les femmes sont cantonnées.

Pourtant, même si le projet est conclu par les partenaires sociaux, il est trop tard pour éviter la colère des ouvrières. Lorsque le projet est signé, les travailleuses de la FN en sont déjà à deux jours de grève.

5 francs pour les « femmes-machines »

La direction de la FN voulait attendre la conclusion d’un accord national avant de lancer les négociations au sein de l’entreprise, qui possède sa propre échelle barémique. Mais les ouvriers, et surtout les ouvrières, suivent de près l’évolution de la situation. En janvier 1966, des assemblées syndicales ont lieu régulièrement pour informer les travailleurs de l’avancée des négociations… et de l’absence de celles-ci à la FN.

Les ouvrières en ont marre de subir l’injustice et ne veulent plus attendre. Le 9 février, elles débrayent spontanément. Les délégués leur demandent de reprendre le travail et s’engagent à mettre la pression sur la direction pour lancer les négociations internes. Une semaine plus tard, le 16 février, face à un refus persistant de la direction, 3000 ouvrières se mettent en grève. Elles quittent l’usine et manifestent dans les rues d’Herstal, au rythme du tube de Henri Salvador Le travail c’est la santé, dont elles ont réécrit les paroles : « Le travail c’est la santé, mais pour cela il faut être payé. »

Le travail de celles qu’on a baptisées les « femmes-machines » est dur : « Les machines sont vétustes, sur 4000 machines, 2800 datent d’avant-guerre, les poulies, les courroies de transmission apparentes, le bruit infernal, la saleté, l’absence de douche, rien qu’un seau d’eau froide attaché à leur chaise… », se souvient Annie Massay, permanente Setca à l’époque, qui a activement soutenu la grève.

Quant au salaire, les ouvriers hommes les moins qualifiés commencent avec un salaire de classe 4, alors que les femmes n’ont accès qu’aux classes 1 à 3. En outre, il leur est impossible de progresser, puisqu’elles sont exclues de toute possibilité de formation interne et donc de promotion. Concrètement, à l’époque, « les graveurs gagnent 69,50 francs et les graveuses, 65 francs. Les réviseuses gagnent en moyenne 32 francs, les réviseurs, 43 francs. Les emballeuses touchent 32,49 francs, les emballeurs, 43,87 francs ; les manœuvres masculins, 39,75 francs, les femmes-machines, 36,49 francs et les hommes spécialisés aux machines, 50,77 francs. »1

C’est pourquoi, à l’issue de la première assemblée générale, qui a lieu le 17 février dans la salle La Ruche, à la maison du peuple d’Herstal, les femmes se mettent d’accord sur une revendication d’augmentations jusqu’à 5 francs de l’heure.

Or le projet d’accord conclu le 18 février par les partenaires sociaux dans le secteur du métal ne prévoit qu’un franc d’augmentation horaire pour les femmes. Pas de quoi remettre les grévistes au travail, loin de là.


Coll. Carhif, Bruxelles.
Les femmes à l’avant-garde

Convaincre les permanents syndicaux de soutenir la grève aura été une victoire en soi. En effet, dans le mouvement progressiste lui-même, il y a encore beaucoup de travail pour réaliser l’égalité. Ainsi, à la FN, si les femmes représentent 30 % de la main-d’œuvre, elles ne sont que 6,5 % des déléguées FGTB et 9 % à la CSC.

Les responsables syndicaux, bien que d’accord avec l’égalité en principe, « craignaient en l’occurrence que la mise en avant de problèmes qui n’étaient que ceux des femmes, divisât l’unité ouvrière ».2

Cependant, face à la détermination des ouvrières, les permanents décident de soutenir la grève et, lors de la deuxième assemblée générale, le 21 février, les syndicats confirment que la grève est soutenue et que les grévistes seront indemnisées. Les responsables défendront aussi les grévistes face aux attaques de l’establishment. Et celles-ci sont dures.

D’abord, il y a le silence. Il a ainsi fallu plus d’un mois pour qu’un premier reportage télévisé soit réalisé sur la grève. Et, si la radio et plusieurs journaux en parlent, ce n’est pas toujours positivement. Seuls Le Drapeau rouge, quotidien du Parti communiste, et d’autres journaux progressistes rapportent réellement les événements et soutiennent les grévistes.

Ensuite, il y a le sexisme. Le salaire des femmes était encore souvent considéré comme un revenu d’appoint pour les familles, où c’était l’homme qui devait ramener l’argent. Le patronat jouait autant que possible là-dessus pour réduire les coûts de la main d’œuvre. De même, les patrons se plaignaient du taux important d’absentéisme chez les femmes. Ce à quoi la déléguée CSC Jenny Magnée répondit dans un article le 2 avril : « Pourquoi cet absentéisme ?... Pour cause de mauvaises conditions de travail, le travail des femmes-machines est très dur (…) Elles tournent entre 4,5 ou 6 machines pendant 9 heures (…). Elles répètent à longueur de journée, les mêmes gestes dans l’huile (…) Elles sont comme des robots. Le patron se plaint de l’absentéisme des femmes. Que fait-il pour le réduire ? Augmenter les productions sans cesse ! Je voudrais lui donner un conseil : qu’il crée des crèches et des garderies pour les enfants des femmes qui travaillent à la FN car elles ne s’absentent pas toujours pour elles. »3

Enfin, il y a les arguments classiques pour tenter d’isoler les grévistes des autres travailleurs et de la population. Les travailleuses de la FN n’étaient pas les ouvrières les moins bien loties, et elles ont donc été taxées de « privilégiées ». Et le nouveau gouvernement, en place depuis la mi-mars et composé de sociaux-chrétiens et de libéraux, plaidait avec le patronat pour la fin de la grève sous prétexte qu’elle était dommageable pour la région liégeoise, voire pour l’entreprise même. Et ce, bien que la FN connaisse une croissance et que les actionnaires n’aient pas à se plaindre.

Solidarité internationale

Le 28 février, un comité de grève officiel est constitué. Il fait suite à la création d’un comité d’action une semaine avant, mais est cette fois davantage lié aux syndicats. Le comité, composé de 29 grévistes, nomme Charlotte Hauglustaine (FGTB), présidente, et Rita Jeusette (CSC), secrétaire. Ce comité aura un rôle important dans l’organisation de la solidarité avec les grévistes.

Début mars, après deux bonnes semaines de grève, la situation devient de plus en plus difficile. À la fin de la grève, 5 000 hommes seront au chômage technique, dans l’impossibilité de travailler tant les fonctions des femmes sont indispensables.

Pour beaucoup, la grève constitue une grande perte financière. Beaucoup de couples travaillent à la FN, et certains voient leurs revenus diminuer fortement pendant la durée de la grève, d’autant que la direction refuse aux ouvriers en chômage technique une indemnisation complémentaire. Une manière de monter les hommes contre les grévistes, qui ne marche pas : une pétition circule ainsi parmi les ouvriers pour exprimer leur solidarité envers les femmes.

La solidarité concrète s’organise donc. Les journaux progressistes participent aux campagnes de soutien, et le comité de grève se charge de répartir les dons. Ceux-ci proviennent même de l’étranger : des syndicats et mouvements de femmes en France et aux Pays-Bas, notamment, apportent leur soutien aux femmes de la FN. 34 000 francs belges sont ainsi envoyés par la CGT française.

Tâche d’huile

Au fil des semaines, les négociations continuent sans progresser. Les propositions de la direction et du conciliateur social sont toujours en-dessous des revendications.

À la mi-mars, la grève fait tache d’huile. Le 11 mars, les travailleuses des ateliers Jaspar-Westinghouse à Awans-Bierset obtiennent une victoire avec une augmentation de salaire. Le 14, les ouvrières des ACEC de Herstal partent en grève, laquelle s’étendra aux ateliers de Charleroi le 12 avril. Le 22 mars, ce sont celles des Ateliers Schréder d’Ans qui suivront le mouvement.

La direction, voyant la mobilisation grandir, écrit une lettre à chaque gréviste, qui sera répercutée dans Le Soir sous le titre « La FN de Herstal va-t-elle devoir fermer ses portes ? Un appel pressant du patronat aux grévistes ». L’objectif est clair : faire peur et pousser les ouvrières à reprendre le travail. Mais rien n’y fait, et la grève se poursuit.

Le 7 avril, une première manifestation a lieu à Herstal. Elle rassemble les travailleuses de la FN, des ACEC et des Ateliers Schréder. Les organisations syndicales lancent alors, le 16 avril, un appel à manifester dans les rues de Liège le 25 avril, en invitant toutes les organisations qui soutiennent les grévistes à participer. Créé dans la foulée de l’appel à manifester, le comité « À travail égal, salaire égal », deviendra l’un des points d’appui des grévistes (voir l’encadré).

Face à la pression de l’annonce de la manifestation, les négociations s’accélèrent. D’autant que les grévistes des ACEC obtiennent victoire avec une augmentation de 2 francs ainsi que la promesse d’une révision des classifications.

Le 25 avril est une réussite : plus de 5 000 personnes parcourent les rues de Liège sous le slogan « à travail égal, salaire égal ». Des délégations de plusieurs organisations féministes, des syndicalistes de tout le pays, ainsi que d’autres pays d’Europe sont présentes. Les travailleuses des ACEC, des banques et de grands magasins ont arrêté le travail le temps de la manifestation, par solidarité. Dans toute l’Europe, les médias ont parlé de la grève des femmes à Herstal et le 1er Mai est fêté sous le signe de l’égalité salariale.


Photo archivesdutravail.org
« Les femmes étaient davantage conscientes de leurs droits »

Finalement, le 4 mai, syndicats et direction concluent un accord. Celui-ci est approuvé lors de l’assemblée du 5 mai par 1320 voix pour, 205 contre et 20 bulletins nuls. Les travailleuses ont la garantie d’une augmentation horaire de 2 francs dès la reprise et de 0,75 francs au 1er janvier 1967. Une commission pour l’égalisation des salaires sera également mise sur pied. Les grévistes de la FN n’ont pas obtenu les 5 francs demandés, l’égalité n’est pas acquise et, dans l’accord, la direction a réussi à imposer la lutte contre l’absentéisme féminin.

C’est pourtant bel et bien une victoire. D’abord, il y a une augmentation qui est plus de deux fois plus importante que ce qui avait été concédé dans l’accord national. La grève a aussi poussé à la tenue d’une Commission sociale du Parlement européen sur la non-observation par les pays membres de l’égalité salariale prévue par le Traité de Rome, ainsi qu’un arrêté royal en 1967 qui prône l’égalité entre hommes et femmes.

« Après la grève, on a eu quelques aménagements au niveau de l’hygiène, mais les femmes étaient surtout davantage conscientes de leurs droits », expliquait Rita Jeusette.4 Les ouvrières de la FN mèneront ainsi une nouvelle grève importante en 1974, qui permettra une véritable amélioration des conditions d’hygiène, de travail, et ouvrira aux femmes 60 postes qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles.

Mais l’enjeu était plus large. Les grévistes ont inspiré d’autres femmes en Belgique et en Europe, et ont permis une évolution importante dans le mouvement syndical. Tant la FGTB que la CSC publieront respectivement en 1967 et 1968 des documents et positions sur les droits des femmes au travail. « À l’époque, j’étais la seule permanente femme de la FGTB en Belgique, explique Annie Massay. Depuis, les choses ont bien changé. Dans la foulée de la grève de la FN, les femmes syndicalistes ont obtenu la modification des statuts de manière à assurer la présence de nombreuses femmes dans les organes de décision. »

Les grévistes ont également lutté contre les conceptions à propos du travail des femmes, en revendiquant un salaire à part entière, qui leur permette de vivre et d’être indépendantes. De même, les grévistes obtiendront la création de la crèche communale d’Herstal. La combinaison des revendications salariales et d’ordre socio-économique se sont, au fil de la lutte, combinées à celles touchant plus largement les droits et la place des femmes dans la société.

La grève des femmes de la FN a ainsi ouvert la voie à la seconde vague de féminisme. « Ce que les femmes ont surtout obtenu, c’est la prise en compte des problèmes de la vie privée dans les positions et les revendications syndicales : crèches, prise en compte des familles monoparentales, contraception, avortement, approche non discriminatoire de l’éducation des filles », analyse Annie Massay.

Aussi, lorsque les ouvrières reprennent le travail, le 10 mai 1966, elles entrent la tête haute dans l’usine, en chantant une dernière fois leur chant de lutte. Elles avaient écrit l’histoire, apporté une pierre essentielle à l’édifice de la lutte (des) ouvrière(s), et contribué à paver le long et encore inachevé chemin vers l’égalité.

1. Marie-Thérèse Coenen, La grève des femmes de la FN en 1966, 1991, Pol-His (CRISP) • 2. Michel Coppé, Les travailleurs aussi fabriquent l’histoire de la FN, 1989, Fondation André Renard et Fédération syndicale des métallurgistes de la province de Liège • 3. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid. • 4. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid.


Photo archivesdutravail.org
Le comité « À travail égal, salaire égal »

Fondé le 21 avril 1966 à Bruxelles, le comité « À travail égal, salaire égal » est le fruit de la mobilisation des ouvrières de la FN. Son premier but est de les soutenir, et notamment de faire de la manifestation du 25 avril une réussite. Mais le comité, dans lequel on retrouve des personnalités des mouvements féminins ouvriers, socialistes et communistes, perdurera.

Son rôle devient alors plus général, et il fait le lien entre les revendications directes des ouvrières et la question plus générale de la place des femmes. Le comité sera notamment actif à la fin des années 1960 et début des années 1970 dans la lutte pour la contraception et l’avortement.

La chanson des grévistes


Photo Fondation Léon Desarcy
Le travail c’est la santé
Rien faire c’est la conserver
Les prisonniers du boulot
Font pas de vieux os

Les délégués ont demandé
La direction a refusé
Mais nous les femmes, il faut marcher
Pour faire trotter nos délégués

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
S’ils refusent de nous donner
Faut pas travailler

La direction a proposé
Cinquante centimes aux délégués
Mais nous les femmes on a r’fusé
On n’demande pas la charité

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
Les centimes c’est pas assez
Pour se faire crever

À chanter sur l’air de « Le travail c’est la santé » d’Henri Salvador, parue en 1965.

Grève des femmes en 1968 à Ford Dagenham (GBR)
Massacre du 17 octobre 1961 à Paris: ca. 200 morts
Edited: 196110172001
Les événements généralement qualifiés de massacre du 17 octobre 1961 sont le fait de la répression meurtrière, par la police française, d'une manifestation d'Algériens organisée à Paris par la Fédération de France du FLN.

Préparée en secret, la manifestation est un boycott du couvre-feu nouvellement appliqué aux seuls Nord-Africains. Alors que les attentats du Front de libération nationale (FLN) frappent les forces de l'ordre depuis plusieurs mois, l'initiative, non déclarée aux autorités, se veut cependant pacifique. Le FLN, qui y voit un moyen d'affirmer sa représentativité, y appelle tous les Algériens, hommes, femmes et enfants, et leur interdit le port d'armes. Les défilés nocturnes sur les grandes artères de la capitale donnent lieu à des affrontements au cours desquels des policiers font feu. La brutalité de la répression, qui se poursuit au-delà de la nuit du 17 dans l'enceinte des centres d'internement, fait plusieurs centaines de blessés et un nombre de morts qui reste indéterminé, de plusieurs dizaines selon les estimations les moins élevées.

Le 17 octobre 1961 et ses suites ne sont longtemps perçus que comme l'un des nombreux épisodes liés à la guerre d'Algérie. À partir des années 1990, ils font l'objet d'un traitement médiatique, puis politique plus important à la suite de la publication d'études historiques, de romans, d'un recueil photographique et surtout du retentissant procès de Maurice Papon, préfet de police de Paris au moment des faits, pour ses actes sous l'occupation allemande. En 2012, à l'occasion du 51e anniversaire de la manifestation, le président français François Hollande « reconnaît avec lucidité », au nom de la République, la « sanglante répression » au cours de laquelle ont été tués « des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ».

L'importante communauté immigrée venue d'Algérie penche majoritairement en faveur de l'indépendance. Elle est fermement structurée par le FLN, organisation nationaliste insurrectionnelle qui, en 1958, a décidé d'élargir la lutte armée anti-coloniale à la France métropolitaine, jusque dans la capitale.

Pendant l'été 1961, la guerre d'Algérie entre dans une phase critique. Les négociations entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA)), émanation du FLN, en vue de la prochaine indépendance algérienne, provoquent des dissensions dans chaque camp. Les groupes ultra de l'OAS et les partisans de l'Algérie française au sein de l'appareil d'État tentent de contrecarrer le processus, alors que du côté du FLN se joue entre courants internes l'accès au pouvoir du futur État algérien.

Fin août, le FLN reprend plus intensément ses attaques contre les policiers, amplifiant la frustration de ces derniers qui désapprouvent la « lenteur » et l'« indulgence » de la justice à l'égard des commandos appréhendés précédemment

mots clefs: harki, police, GPRA


le massacre analysé par wikipédia
31 januari 1961: Trinquier (colonel FRA) tekent contract om Katangese gendarmes te leiden
Edited: 196101311497
Implication de la France (dans l'assassinat de Lumumba):

La position de la France a varié entre le soutien à Tshombe, motivé par les richesses du Katanga, et le principe du maintien des frontières coloniales. Peu avant l'indépendance, le 26 février 1960, Maurice Couve de Murville, ministre des Affaires étrangères tente de faire valoir le droit de préférence de la France sur le Congo qui lui avait été accordé par Léopold II, en échange de la reconnaissance par celle-ci de l'Association Internationale du Congo, contrôlée par le même Léopold II. La France a favorisé l'élimination de Lumumba. En décembre 1960, Jacques Duchemin est conseiller militaire de Tshombe. Fin janvier 1961, le colonel Trinquier, adjoint de Massu à Alger et théoricien de la torture, est en mission au Katanga. Le 31 janvier, le gouvernement Tshombe rédige un contrat d'embauche de Trinquier comme chef de la Gendarmerie katangaise. Mais Bruxelles ne tolère pas cette intrusion dans son arrière-cour. Ce n'est qu'après la réduction du cadre belge sous la pression de l'ONU que Trinquier organisera la force armée katangaise avec le commandant Roger Faulques, autre tortionnaire en Algérie, et Bob Denard. Pierre Dabezies, membre du cabinet de Pierre Messmer, ministre de la Défense, suivait le dossier Katanga. Le Congo de Fulbert Yulu est par ailleurs utilisé comme base avancée.

Sources :

Ludo De Witte, L'assassinat de Lumumba, Karthala, 2000, page 158-159, 223-277; Pierre Péan, L'homme de l'ombre, éléments d'enquête autour de Jacques Foccart, l'homme le plus mystérieux et le plus puissant de la Vème République, Fayard, 1990, page 297-302.

http://perso.wanadoo.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node15.html (20030628)
LT
1958: la France en ballade et en vacances (Nationale 7)
Edited: 195807002387


Filmé avant l'année 1960.
Src: INA/YT
Marques: Peugeot 203, Peugeot 403, Simca Aronde, Citroën ID/DS, Panhard Dyna Z, Volkswagen, caravane, Citroën Traction Avant, Citroën 2 CV, Renault 4CV, Renault Dauphine, Taunus
JOYE PIERRE
Légende: Le 27 mars 1957, l'économiste Pierre Joye dénonce dans le quotidien communiste belge Le Drapeau rouge la Communauté économique européenne (CEE) qui symbolise à ses yeux l'alliance du grand capital contre les travailleurs européens.
Edited: 195703270904
L'Europe des trusts
Les cloches de Rome sonnaient à toute volée quand P.-H. Spaak apposa, le premier, sa signature en bas des
traités du Marché commun et de l'Euratom. Les enfants des écoles avaient reçu congé et tout avait été mis en
œuvre pour imprimer un caractère solennel à une cérémonie dont les principaux acteurs s'ingénièrent, assez
lourdement, à exalter l'importance : Adenauer en affirmant que « cette signature est un événement
historique » et Spaak renchérissant en déclarant que « le 25 mars » demeurera la date la plus importante de
l'histoire de l'Europe ».
Radio-Vatican, à vrai dire, fut plus lyrique encore : soulignant que la signature se faisait le jour de
l’Annonciation, quand l’ange Gabriel annonça à la Vierge qu’elle allait être la mère de Dieu, le speaker
pontifical formula le vœu que les traités soient aussi annonciateurs d’une ère nouvelle !
En dépit des carillons, de l'éloquence officielle et de la bénédiction papale, ce pas important vers le Marché
commun ne suscite guère d'enthousiasme dans les pays intéressés.
A Rome déjà, à l’issue de la cérémonie, M. Pineau a eu fort à faire pour défendre des projets qui suscitent de
vives critiques dans son pays. A Bonn, en indiquant les conditions qu'il met à la ratification des traités, le
parti social-démocrate allemand a confirmé que ses perspectives sont diamétralement opposées à celles des
promoteurs de l'Europe à Six.
Et en Belgique même, les premiers commentaires sont fort prudents. Tandis que « La Métropole » exprime
l'avis que « la bataille » pour la défense des intérêts raisonnables de chaque nation participante ne fait que
commencer, « La Cote libre » constate que « plus on avance, plus on se rend compte que la Belgique a joué
dans les négociations un rôle de dupe ». Et « La Wallonie » formule le vœu que le Parlement belge ne se
hâte dans tous les cas pas trop à ratifier les traités.
Comment expliquer cette méfiance qu'on retrouve dans les six pays invités à former un Marché commun ?
En grande partie par des raisons de bon sens. S'il est encore malaisé de mesurer les conséquences exactes,
qu'entraînerait la création de ce Marché commun pour chacun des partenaires, il n'est pas difficile de
prévoir, dès à présent, que des intérêts légitimes risquent d'être sacrifiés dans tous les pays participants.
Une union économique du genre de celle réalisée entre la Belgique et les Pays-Bas présentait un caractère
fort différent. En gros, cette union Benelux réunissait deux économies à peu près complémentaires, notre
pays étant beaucoup plus industrialisé que la Hollande. Dès lors, après une période d'adaptation qui fut du
reste assez difficile, les avantages ont finalement pu surpasser les inconvénients de l'opération.
Pour le Marché commun, la situation se présente tout différemment. Pour prendre le cas de la Belgique, par
exemple, il n'est pas un seul produit fabriqué chez nous qui ne le soit également, soit en Allemagne, soit en
France. Dans de telles conditions, l'ouverture du Marché commun aboutira forcément à une recrudescence
effrénée de la concurrence entre producteurs rivaux, à une guerre au couteau d'autant plus acharnée que la
création même de cette « Europe à Six » risque de rendre plus difficile l'accès aux autres marchés,
notamment aux vastes débouchés que les pays de l'Europe de l'Est et de l'Asie pourraient offrir aux pays
fortement industrialisés de l'Europe occidentale.
Or, le développement de la concurrence n'est pas nécessairement synonyme de progrès économique. C'est
même moins que jamais le cas, en cette époque des trusts et des monopoles où la capacité de résistance des
entreprises dépend moins de leurs qualités intrinsèques que de l'appui que leur accordent les grandes
banques et les holdings.
Dès lors, la création du Marché commun risque surtout d'aboutir au renforcement du capital monopoleur et à
l'élimination des petites et moyennes entreprises, même bien équipées.
Sur ce point, le vieux ministre luxembourgeois Bech s'est montré plus honnête que la plupart de ses
3/3
collègues : s'adressant au parlement de son pays, il a franchement expliqué que le Marché commun
présenterait de très graves dangers pour la moyenne industrie.
Et c'est vrai. La suppression des barrières douanières au sein de l'Europe à Six amènera les grands trusts à
conclure entre eux des accords de cartel, qui leur permettront d'éliminer les firmes indépendantes et de
grossir encore leurs profits.
C'est ce que les grands sidérurgistes ont déjà fait lors de la création de la CECA. : ils ont aussitôt créé le
cartel de l'acier et, depuis lors, ils se sont entendus pour hausser constamment leurs prix.
Dans les secteurs où la concurrence joue encore plus ou moins, dans les industries légères notamment, il en
ira de même : le Marché commun conduira à une concentration plus poussée qui laissera seulement subsister
les entreprises patronnées par les grands groupes monopolistes.
C'est cela qui explique pourquoi les gouvernements s'engagent si volontiers dans une voie qui risque d'avoir
de graves conséquences pour leurs pays.
Ils ne le font pas seulement parce que le Marché commun fait partie intégrante de la politique atlantique des
« blocs » née de la guerre froide.
Ils le font aussi parce que les dirigeants des monopoles, les vrais maîtres du pays, estiment qu'ils
s'accommoderont fort bien de cette Europe unie. Sans doute les grands konzerns allemands joueront-ils un
rôle prépondérant au sein de cette Sainte-Alliance du grand capital, mais les groupes financiers belges,
français, hollandais et italiens considèrent qu'ils sont de taille à s'entendre avec eux.
Du reste, ils n'ont pas attendu le « marché » pour travailler en commun.
La Société générale n'a-t-elle pas introduit l'ex-criminel de guerre Flick à Hainaut-Sambre ? La Brufina n'at-elle
pas fondé avec la Deutsche Bank un consortium pour exploiter l'Afrique noire ? Et Solvay n'a-t-il pas
depuis fort longtemps des filiales prospères en Allemagne, en Italie et en France ?
Au sein de la petite Europe, les trusts internationaux comptent s'arranger entre eux pour exploiter en
commun les travailleurs des six pays. En concentrant la production dans les entreprises qui leur paraissent le
plus rentables et en fermant les divisions où les conditions leur semblent moins favorables, ne fût-ce que
parce que la main-d'œuvre s'y montre moins docile.
N'est-ce pas ainsi qu'ils procèdent déjà, à l'heure actuelle, au sein des différents pays ? Avec le Marché
commun, ils travailleraient en plus grand.
C'est cela l’Europe qu'on nous propose : l'Europe des trusts !

Pierre JOYE
France GALL, artiestennaam van Isabelle Gall (Parijs, 9 oktober 1947), is een Franse zangeres.
Edited: 194710091003
Roberto Rossellini
Film: Roma, città aperta - 1945
Edited: 194506011361
Roma, città aperta is een Italiaanse film uit 1945, geregisseerd door Roberto Rossellini. Sergio Amidei en Federico Fellini werden voor hun scenario genomineerd voor een Oscar. Tot de prijzen die de film wel kreeg toegekend behoren de Grote Prijs van het Filmfestival van Cannes 1946 en National Board of Review Awards voor beste niet-Engelstalige film en beste actrice (Anna Magnani).

Roma, città aperta geldt als een van de belangrijkste films uit het Italiaanse neorealisme.

Verhaal
Rome verkeert in 1944 in de nadagen van de Duitse bezetting. Een verzetsgroep wordt door de Gestapo in de gaten gehouden. Opeens pakt het de meeste leden daarvan op. Enkelen worden bevrijd, maar door verraad loopt het met de meeste mensen slecht af.

De film wordt onder meer herinnerd om de scène aan het eind, waarin Pina (Anna Magnani) achter een vrachtwagen aanrent waarin haar verloofde Francesco (Francesco Grandjacquet) wordt afgevoerd en waarbij zijzelf neergeschoten wordt.


ROMA CIUDAD ABIERTA (Roma, città aperta) - Trailer from ZEBRACOM INTERNACIONAL on Vimeo.

22 juni 1942: eerste konvooi 1/67 vanuit Drancy
Edited: 194206221588
Parmi tous les camps ayant existé en France pendant la Deuxième guerre mondiale, Drancy occupe une place exceptionnelle. Il a concentré le plus grand nombre de personnes (plus de 70 000) et a fonctionné comme le principal lieu de départ vers les camps d'extermination nazis : 67 convois sont partis d'ici. Le premier en date du 22 juin 1942 comptait près de 1000 personnes. La majorité des victimes du nazisme en France sont passées par Drancy, dernière étape avant Auschwitz.

La cité de la Muette, construite dans les années trente, a été réquisitionnée par l'armée allemande le 14 juin 1940.

(foto) Ce bâtiment en forme de U a fonctionné tout d'abord comme camp de prisonniers de guerre et devient, le 20 août 1941, un camp de concentration de Juifs. Il fonctionne pendant trois ans - jusqu'au 17 août 1944 - comme le principal lieu de rassemblement et de déportation.

Les premiers internés juifs du Camp de Drancy arrivent ici le 20 août 1941, à la suite de la rafle dénommée "Rafle du 11ème arrondissement" car la plupart des 4232 Juifs arrêtés habitaient ce quartier.

Au camp de Drancy, rien n'a été prévu pour accueillir un si grand nombre de personnes. La famine sévit, provoque des décès et 800 personnes très affaiblies sont libérées début novembre. Les internés sont alors autorisés à recevoir un colis alimentaire. Pendant la première année, le camp de Drancy est placé sous l'autorité suprême de l'allemand Dannecker.

Un fonctionnaire français, nommé par la Préfecture de police assure le commandement du camp, tandis que la garde extérieure et la surveillance intérieure sont assurées par des gendarmes français.

Plusieurs services sont créés dans le camp, assurés par les internés.

Pendant la première année de son existence, les internés du camp de Drancy étaient des hommes mais suite à la "rafle du Vel d'Hiv'" du 16 et 17 juillet 1942, le camp comporte aussi des femmes et des enfants. De nombreux enfants arrivèrent à Drancy sans leurs parents, qui avaient déjà été déportés.

Le 2 juillet 1943, une équipe de cinq Allemands, ayant à sa tête Aloïs Brünner, prend le contrôle du camp de Drancy. L'administration française est relevée de ses fonctions et les gendarmes n'assurent plus la garde extérieure. Le camp de Drancy devient alors un véritable camp de concentration nazi. Le régime de la responsabilité collective est instauré et un petit nombre de nazis assure le contrôle du camp. Si un interné faisait une tentative d'évasion, les Allemands appliquaient le principe de la responsabilité collective et cinquante internés étaient systématiquement victimes de sévices. Un groupe d'internés Résistants réalisèrent alors un tunnel, destiné à permettre l'évasion de la totalité des internés.

Lorsque ce tunnel a été découvert par les nazis, il mesurait 38,50 mètres de long et devait aboutir, 1,50 mètre plus loin, dans l'avenue Jean Jaurès. Les Allemands arrêtèrent quatorze membres de l'équipe du tunnel, qui furent interrogés sous la torture. Il furent déportés par le 62ème convoi, le 20 novembre 1943. Sur les quatorze, douze sautèrent du train en marche et purent, ainsi, rejoindre la Résistance.

"Arrachez vos étoiles !" : ce cri retentit au camp de Drancy le 17 août 1944, lorsque le S.S Aloïs Brünner prend la fuite. Les deux semaines qui ont précédé ont été marquées par des menaces constantes de déportation. Le 31 juillet, alors que les Alliés s'approchent de Paris, le dernier convoi n°77 quitte Drancy avec 1300 victimes dont 300 enfants et adolescents.

http://www.europe-memoire.org/dossier/dossier2.html (20031016)
DRIAN (1885-1961)
Femmes - l'Illustration 1936
Edited: 193612260908


Drian, de son vrai nom Adrien Désiré Étienne, est un illustrateur français.
Drian est né le 3 octobre 1885 à Bulgnéville, en Lorraine, où son père était brigadier de gendarmerie1. Il fait ses études à l'Académie Julian à Paris.
Il participe, au début du xxe siècle, entre autres à la Gazette du Bon Ton et à Le Journal des dames de Tom Antongini. Après la guerre, on retrouve ses illustrations de mode en France dans L'Illustration et Femina de Pierre Lafitte, mais également dans Harper's Bazar en 1921. Il illustre également des romans ou des contes, participe à la création de vitrines aux États-Unis, à la décoration du bureau de Molyneux, ou des fresques pour Elsie de Wolfe. Outre ses illustrations, il est également l'auteur de peintures à l'huile : il termine sa carrière comme portraitiste, Wallis Simpson fut l'un de ses modèles.
Il meurt en 1961; René Gruau dira de lui qu'« il est le plus grand3 ». (src: Wiki)
CIAM
Charter of Athens (1933) - Charter van Athene (1933) - La Charte d'Athènes (1933)
Edited: 193313101165


IV International Congress for Modern Architecture

This document was produced as a result of the IV International Congress of Modern Architecture which took as its theme "the functional city" and focused on urbanism and the importance of planning in urban development schemes. The document includes urban ensembles in the definition of the built heritage and emphasizes the spiritual, cultural and economic value of the architectural heritage. It includes a recommendation calling for the destruction of urban slums and creation of "verdant areas" in their place, denying any potential heritage value of such areas. It condemns the use of pastiche for new construction in historic areas.
This is a retyped version of a translated document entitled The Athens Charter, 1933. J.Tyrwitt created the translation from French to English in 1943; the translation was thereafter published by Harvard University's Library of the Graduate School of design. It is included here for educational reference purposes only. The Getty suggests that when referencing this document, the original document should be consulted (see citation below).

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Full Bibliographic Information:
Congress Internationaux d'Architecture moderne (CIAM), La Charte d'Athenes or The Athens Charter, 1933. Trans J.Tyrwhitt. Paris, France: The Library of the Graduate School of Design, Harvard University, 1946.


HARVARD UNIVERSITY

THE LIBRARY OF THE GRADUATE SCHOOL OF DESIGN

THE ATHENS CHARTER, 1933

Translated by J. Tyrwhitt

from La Charte d'Athenes Paris, 1943

I. THE CITY IN ITS REGIONAL SETTING points 1-8

II. THE FOUR FUNCTIONS OF THE CITY
A. Dwelling 9-29
B. Recreation 30-40
C. Work 41-50
D. Transportation 51-64
E. Legacy of history 65-70

III. CONCLUSIONS 71-95
__________________________

I. THE CITY IN ITS REGIONAL SETTING

1. The city is only a part of the economic, social and political entity which constitutes the region.
2. Economic, social and political values are juxtaposed with the psychological and physiological attributes of the human being, raising problems of the relations between the individual and the community. Life can only expand to the extent that accord is reached between these two opposing forces: the individual and the community.
3. Psychological and biological constants are influenced by the environment: its geographic and topographic situation as well as its economic and political situation. The geographic and topographic situation is of prime importance, and includes natural elements, land and water, flora, soil, climate, etc.
4. Next comes the economic situation, including the resources of the region and natural or manmade means of communication with the outside world.
5. Thirdly comes the political situation and the system of government and administration.
6. Special circumstances have, throughout history, determined the character of individual cities: military defense, scientific discoveries, different administrations, the progressive development of communications and methods of transportation (road, water, rail, air).
7. The factors which govern the development of cities are thus subject to continual change.
8. The advent of the machine age has caused immense disturbances to man's habits, place of dwelling and type of work; an uncontrolled concentration in cities, caused by mechanical transportation, has resulted in brutal and universal changes without precendent [sic] in history. Chaos has entered into the cities.

II. THE FOUR FUNCTIONS OF THE CITY

A. Dwelling

9. The population density is too great in the historic, central districts of cities as well as in some nineteenth century areas of expansion: densities rise to 1000 and even 1500 inhabitants per hectare (approximately 400 to 600 per acre).
10. In the congested urban areas housing conditions are unhealthy due to insufficient space within the dwelling, absence of useable green spaces and neglected maintenance of the buildings (exploitation based on speculation). This situation is aggravated by the presence of a population with a very low standard of living, incapable of initiating ameliorations (mortality up to 20 per cent).
11. Extensions of the city devour, bit by bit, its surrounding green areas; one can discern the successive rings of development. This ever greater separation from natural elements heightens the harmful effects of bad sanitary conditions.
12. Dwellings are scattered throughout the city without consideration of sanitary requirements.
13. The most densely populated districts are in the least favorable situations (on unfavorable slopes, invaded by fog or industrial emanations, subject to flooding, etc.)
14. Low indensity developments (middle income dwellings) occupy the advantageous sites, sheltered from unfavorable winds, with secure views opening onto an agreeable countryside, lake, sea, or mountains, etc. and with ample air and sunlight.
15. This segregation of dwellings is sanctioned by custom, and by a system of local authority regulations considered quite justifiable: zoning.
16. Buildings constructed alongside major routes and around crossroads are unsuitable for dwellings because of noise, dust and noxious gases.
17. The traditional alignment of houses along the sides of roads means that good exposure to sunlight is only possible for a minimum number of dwellings.
18. The distribution of community services related to housing is arbitrary.
19. Schools, in particular, are frequently sited on busy traffic routes and too far from the houses they serve.
20. Suburbs have developed without plans and without well organized links with the city.
21. Attempts have been made too late to incorporate suburbs within the administrative unit of the city.
22. Suburbs are often merely an agglomeration of hutments where it is difficult to collect funds for the necessary roads and services.

IT IS RECOMMENDED

23. Residential areas should occupy the best places in the city from the point of view of typography, climate, sunlight and availability of green space.
24. The selection of residential zones should be determined on grounds of health.
25. Reasonable densities should be imposed related both to the type of housing and to the conditions of the site.
26. A minimum number of hours of sunlight should be required for each dwelling unit.
27. The alignment of housing along main traffic routes should be forbidden [sic]
28. Full use should be made of modern building techniques in constructing highrise apartments.
29. Highrise apartments placed at wide distances apart liberate ground for large open spaces.

B. Recreation

30. Open spaces are generally insufficient.
31. When there is sufficient open space it is often badly distributed and, therefore not readily usable by most of the population.
32. Outlying open spaces cannot ameliorate areas of downtown congestion.
33. The few sports fields, for reasons of accessibility, usually occupy sites earmarked for future development for housing or industry: which makes for a precarious existance [sic] and their frequent displacement.
34. Land that could be used for week-end leisure is often very difficult of access [sic].

IT IS RECOMMENDED

35. All residential areas should be provided with sufficient open space to meet reasonable needs for recreation and active sports for children, adolescents and adults.
36. Unsanitary slums should be demolished and replaced by open space. This would ameliorate the surrounding areas.
37. The new open spaces should be used for well-defined purposes: children's playgrounds, schools, youth clubs and other community buildings closely related to housing.
38. It should be possible to spend week-end free time in accessible and favorable places.
39. These should be laid out as public parks, forests, sports grounds, stadiums, beaches, etc.
40. Full advantages should be taken of existing natural features: rivers, forests, hills, mountains, valleys, lakes, sea, etc.

C. Work

41. Places of work are no longer rationally distributed within the urban complex. This comprises industry, workshops, offices, government and commerce.
42. Connections between dwelling and place of work are no longer reasonable: they impose excessively long journeys to work.
43. The time spent in journeying to work has reached a critical situation.
44. In the absence of planning programs, the uncontrolled growth of cities, lack of foresight, land speculation, etc. have caused industry to settle haphazardly, following no rule.
45. Office buildings are concentrated in the downtown business district which, as the most privileged part of the city, served by the most complete system of communications, readily falls prey to speculation. Since offices are private concerns effective planning for their best development is difficult.

IT IS RECOMMENDED

46. Distances between work places and dwelling places should be reduced to a minimum.
47. Industrial sectors should be separated from residential sectors by an area of green open space.
48. Industrial zones should be contiguous with railroads, canals and highways.
49. Workshops, which are intimately related to urban life, and indeed derive from it, should occupy well designed [sic] areas in the interior of the city.
50. Business districts devoted to administration both public and private, should be assured of good communications with residential areas as well as with industries and workshops within the city and upon its fringes.

D. Transportation

51. The existing network of urban communications has arisen from an agglomeration of the aids [sic] roads of major traffic routes. In Europe these major routes date back well into the middle ages [sic], sometimes even into antiquity.
52. Devised for the use of pedestrians and horse drawn vehicles, they are inadequate for today's mechanized transportation.
53. These inappropriate street dimensions prevent the effective use of mechanized vehicles at speeds corresponding to urban pressure.
54. Distances between crossroads are too infrequent.
55. Street widths are insufficient. Their widening is difficult and often ineffectual.
56. Faced by the needs of high speed [sic] vehicles, present the apparently irrational street pattern lacks efficiency and flexibility, differentiation and order [sic].
57. Relics of a former pompous magnificence designed for special monumental effects often complicate traffic circulation.
58. In many cases the railroad system presents a serious obstacle to well planned urban development. It barricades off certain residential districts, depriving them from easy contact with the most vital elements of the city.

IT IS RECOMMENDED THAT

59. Traffic analyses be made, based on accurate statistics, to show the general pattern of circulation in the city and its region, and reveal the location of heavily travelled [sic] routes and the types of their traffic.
60. Transportation routes should be classified according to their nature, and be designed to meet the rrquirements [sic] and speeds of specific types of vehicles.
61. Heavily used traffic junctions should be designed for continuous passage of vehicles, using different levels.
62. Pedestrian routes and automobile routes should follow separate paths.
63. Roads should be differentiated according to their functions: residential streets, promenades, through roads, major highways, etc.
64. In principle, heavy traffic routes should be insulated by green belts.

E. Legacy of History

IT IS RECOMMENDED THAT:

65. Fine architecture, whether individual buildings or groups of buildings, should be protected from demolition.
66. The grounds for the preservation of buildings should be that they express an earlier culture and that their retention is in the public interest.
67. But their preservation should no [sic] entail that people are obliged to live in unsalubrius [sic] conditions.
68. If their present location obstructs development, radical measures may be called for, such as altering major circulation routes or even shifting existing central districts - something usually considered impossible.
69. The demolition of slums surrounding historic monuments provides an opportunity to create new open spaces.
70. The re-use of past styles of building for new structures in historic areas under the pretext of assthetics [sic] has disastrous consequences. The continuance or the introduction of such habits in any form should not be tolerated.

III. CONCLUSIONS

71. Most of the cities studied present an image of chaos. They do not correspond in any way to their ultimate purpose: to satisfy the basic biological and physiological needs of their inhabitants.
72. The irresponsibility of private enterprise has resulted in a disastrous rupture of the equilibrium between strong economic forces on one side and, on the other, weak administrative controls and powerless social interests.
73. Although cities are constantly changing, their development proceeds without order or control and with no attempt to apply contemporary town planning principles, such as have been specified in professionally qualified circles.
74. The city should assure both individual liberty and the benefits of collective action on both the spiritual and material planes.
75. The dimensions of everything wi thin [sic] the urban domain should relate to the human scale.
76. The four keys to urban planning are the four functions of the city: dwelling, work, recreation (use of leisure time), transportation.
77. The city plan sould [sic] determine the internal structure and the interrelated positions in the city of each sector of the four key functions.
78. The plan should ensure that the daily cycle of activities between the dwelling, workplace and recreation (recuperation) can occur with the utmost economy of time. The dwelling should be considered as the prime center of all urban planning, to which all other functions are attached.
79. The speeds of mechanized transportation have disrupted the urban setting, presenting an ever-present danger, obstructing or paralyzing communications and endangering health.
80. The principle of urban and suburban circulation must be revised. A classification of acceptable speeds must be established. A reformed type of zoning must be set up that can bring the key functions of the city into a harmonious relationship and develop connections between them. These connections can then be developed into a rational network of major highways.
81. Town planning is a science based on three dimensions, not on two. This introduces the element of height which offers the possibility of freeing spaces for modern traffic circulation and for recreational purposes.
82. The city should be examined in the context of its region of influence. A plan for the total economic unit - the city-region - must replace the simple master plan of a city.
83. The city should be able to grow harmoniously as a functioning urban unity in all its different parts, by means of preordained open spaces and connecting links, but a state of equilibrium should exist at every stage of its development.
84. It is urgently necessary for every city to prepare a planning program indicating what laws will be needed to bring the plan to realization.
85. The planning program must be based on rigorous analytical studies carried out by specialists. It must foresee its stages of development in time andspace [sic]. It must coordinate the natural resources of the site, its topographic advantages, its economic assets, its social needs and its spiritual aspirations.
86. The architect engaged in town planning should determine everything in accordance with the human scale.
87. The point of departure for all town planning should be the single dwelling, or cell, and its grouping into neighborhood units of suitable size.
88. With these neighborhood units as the basis, the urban complex can be designed to bring out the relations between dwelling, places of work and places devoted to recreation.
89. The full resources of modern technology are needed to carry out this tremendous task. This means obtaining the cooperation of specialists to enrich the art of building by the incorporation of scientific innovations.
90. The progress of these developments will be greatly influenced by political, social and economic factors. . . [sic]
91. And not, in the last resort, by questions of architecture.
92. The magnitude of the urgent task of renovating the cities, and the excessive subdivision of urban land ownerships present two antagonistic realities.
93. This sharp contradiction poses one of the most serious problems of our time: the pressing need to regulate the disposition of land on an equitable and legal basis, so as to meet the vital needs of the community as well as those of the individual.
94. Private interests should be subordinated to the interests of the community.
Serebriakova (1884-1967)
Jeune fille couché (date: avant 1928)
Edited: 192700000201

Zinaïda Evguenievna Serebriakova (en russe : Зинаи́да Евге́ньевна Серебряко́ва), née Lanceray le 12 décembre 1884 à Neskoutchnoïe et morte le 19 septembre 1967 à Paris, est une artiste peintre russe. Son nom de jeune fille, d'origine française Lanceray, se transcrit parfois directement du russe en Lansere (Лансере).

Elle signait habituellement ses toiles : Z. Serebriakova en caractères latins ou cyrilliques. Elle se faisait aussi appeler à l'ancienne manière française de transcription des noms russes (usitée jusque dans les années 1960) Serebriakoff avec deux f1. Ses intimes l'appelaient affectueusement Zika ou Zina2. Elle fut la première femme russe à être reconnue comme peintre important.

Elle est enterrée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, à côté de Paris.
Zinaïda Serebriakova naquit dans la propriété familiale de Neskoutchnoïe (littéralement Sans-Souci), près de Kharkov, aujourd'hui en Ukraine. Les Lanceray, d'ancienne famille d'origine française, étaient alliés aux Benois, célèbre dynastie d'artistes russes émigrée de France au xviiie siècle. Son grand-père maternel était l'architecte Nicolas Benois, son oncle le peintre Alexandre Benois, fondateur du Mir Iskousstva. Sa mère, née Benois, dessinait avec adresse et son père Eugène était sculpteur. Ses frères étaient aussi doués : Eugène Lanceray fut un sculpteur, peintre et graphiste de talent et Nikolaï Lanceray un architecte reconnu.

Après être sortie du lycée féminin en 1900, elle entra à l'école d'art fondée par la princesse Maria Tenicheva, dont la propriété à Talachkino était un rendez-vous d'artistes, et fut l'élève de Répine.

Elle voyagea en 1902-1903 en Italie et s'établit à Paris en 1905-1906, où elle étudia à l'Académie de la Grande Chaumière, elle venait alors d'épouser son cousin germain, Boris Anatolievitch Sérébriakov, futur ingénieur des chemins de fer de l'Empire russe. Leur fils Alexandre Serebriakov et leur fille Catherine Serebriakova furent également des peintres de renom.
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1921-1927: République du Rif
Edited: 192107210834
La République du Rif (en berbère : ⵜⴰⵊⴷⵓⴷⴰ ⵏ ⴰⵔⵔⵉⴼ Tagduda n Arrif), officiellement République confédérale des tribus du Rif, désigne le régime républicain qui s'est établi sur le Rif entre 1921 et 1927. La monnaie de la République était le Riffan.
Les Rifains résistent violemment aux intrusions espagnoles et françaises au Maroc.

Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim qui fut précédemment juge, devient chef des Rifains.
Après avoir créé un commandement et une structure de pouvoir, Abd el-Krim bat les Espagnols de nombreuses fois et les repousse dans leurs avant-postes côtiers. Après la bataille d'Anoual, en 1921, les espagnols abandonnent l'arrière pays à Abd el-Krim lui permettant de fonder la République du Rif.
Il attend ensuite de créer un état stable pour les Rifains afin de leur donner un répit après de longues années de guerre. Abd el-Krim envoie des représentants diplomatiques à Londres et à Paris pour essayer d’établir des liens diplomatiques avec l'Europe. Cela ne fonctionne pas très bien à cause de l'anxiété des Français face à la montée en puissance de la jeune république d'Abd el-Krim, qui peut alors envahir les possessions françaises au Maroc, si elle a le temps de rassembler des hommes et des armes. De plus, le discours d'Abd el-Krim, qui prône la liberté pour tous les peuples n'est pas bien accueilli par les puissances coloniales européennes.

Hubert Lyautey pressentant qu'Abd el-Krim cherchera à obtenir le ralliement des tribus rifaines du Maroc français de l'envoi de renfort qui lui permettent de former 3 groupes d'infanterie et 9 escadrilles d'avions.

Au printemps 1925 Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim il décide de lancer une offensive, après être parvenu à rallier plusieurs tribus, en vue d'atteindre l'oued Ouergha qu'il considère comme la frontière de sa république.
Le 22 avril, il passe à l'attaque en direction de Fez. Pour l'arrêter les Français dispose du 3e bataillon du 15e régiment de tirailleurs algériens qui garde le gué et le bac de l'Ouergha. Le bataillon repousse les assauts durant 4 jours avant d'être dégagé le 28 mais les Rifains continuent d'attaquer les petits postes. Ceux de Beni Derkoul et du douar de Mostitef succombent le 13 juin.

Fin 1925, la France et l'Espagne créent une force commune d'un peu moins de 200 000 soldats appuyés par des chars et des avions. Ils bombardent massivement les territoires de la nouvelle république, parfois avec des armes chimiques de modèle allemand utilisés par l'armée espagnole. La République du Rif s'effondre en mai 1926.

Prés d'un siècle passé sur les évènements de la guerre du Rif, l'Espagne continue à refuser de reconnaître ses responsabilités malgré les sollicitations de plusieurs organisations et associations pour les droits de l'homme1, on sait seulement que les habitants du Rif demeurent actuellement les plus touchés par le cancer selon des statistiques officielles sur les cas enregistrés dans le pays.

FALLEX M., MAIREY A.
Les Principales Puissances du Monde (moins la France) au début du XX siècle. (ed. 1908): Télégraphes et câbles sous-marins (extrait, pp. 616-621)
Edited: 190800001475
V. Télêgraphes et câbles sous-marins. — La plupart
des nouvelles circulent encore par simples courriers postaux,
c'est-a-dire par chemins de fer et par paquebots; depuis 1'invention
du timbre poste en 1837, c'est-a-dire depuis l'établissement
d'une taxe uniforme pour une lettre d'un poids donné,
depuis la création de l'Union postale universelle (1874), à laquelle
ont adhéré tous les pays civilisés, depuis Ie congres de Paris
(1878) qui a fixé a 25 centimes la taxe internationale des lettres
et a 10 centimes celle des cartes postales, les correspondances
ont pris une intensité formidable : la malle des Indes apporte
tous les 8 jours ii Brindisi 1.000 sacs de 25 kilos. Mais les nou
velles les plus importantes sont quotidiennement Iransmises
par les télégraphes, fils terrestres et c^bles sous-marins.
1 Lignes terrestres. — L'activité télégraphique est intense
dans les pays civilisés : en 1903, il a été envoyé dans les Hes
Britanniques, 92 millions de dépêches, en France 47 millions,
en Allemagne 45 millions. Les Hes Britanniques ont 72.000 kilomètres
de fils, 1'Allemagne 134.000 km., la France 148.000 km.,
les États-Unis 390.000.
1904: Internationale congresseert in A'dam: hoofdvraag: socialisten voor of tegen regeringsdeelname? verdeeldheid > orthodoxen winnen
Edited: 190408141587
19840067: 50-55

CONGRÈS SOCIALISTE INTERNATIONAL. AMSTERDAM, 14-20 AOÛT 1904



Le Congrès d’Amsterdam manifesta la preuve des progrès socialistes dans le monde : 25 nations et 4 continents y étaient représentés. Quelque mois auparavant, le parti social-démocrate allemand avait remporté un beau succès aux élections générales, obtenant trois millions de voix et 81 sièges au Reichstag. Un geste symbolique exprima l’unité des travailleurs du monde : le délégué japonais Katayama et le délégué russe Plekhanoff se rejoignirent sur le plateau du Congrès et se serrèrent longuement la main, au moment où le Japon et la Russie étaient en guerre.



Tous les points de l’ordre du jour furent éclipsés par la question de la tactique socialiste. Les marxistes orthodoxes, Allemands en tête, voulaient revenir sur la résolution Kautsky du dernier congrès. En leur congrès national, à Dresde, en 1903, les socialistes allemands hostiles au révisionnisme repoussaient dans une résolution « les tentatives révisionnistes tendant à changer notre tactique éprouvée et glorieuse, basée sur la lutte des classes et à remplacer la conquête du pouvoir politique de haute lutte contre la bourgeoisie par une politique de concessions à l’ordre établi.



La conséquence d’une telle tactique révisionniste serait de faire d’un parti qui poursuit la transformation la plus rapide possible de la société bourgeoise en société socialiste – d’un parti, par suite, révolutionnaire dans le meilleur sens du mot – un parti se contentant de réformer la société bourgeoise ».



C’est cette résolution de Dresde que les orthodoxes voulurent faire voter par le Congrès d’Amsterdam. Ce fut l’occasion d’un des plus grands débats de la IIe Internationale, d’abord au sein de la commission chargée de discuter la résolution de Dresde, puis en Assemblée plénière où Jaurès et Bebel s’affrontèrent de manière pathétique.



Jaurès ne remettait nullement en cause que « le prolétariat soit un parti de classe, un parti autonome par le but, autonome par l’organisation, autonome par les moyens », mais il refusait de considérer la bourgeoisie comme un bloc et préconisait, dans les pays démocratiques, les alliances utiles avec les représentants de la démocratie paysanne, des artisans, des petits commerçants, à toutes lois utiles au prolétariat. Solennellement, il mettait en garde les socialistes allemands, créant la stupeur du Congrès : « En ce moment, ce qui pèse sur l’Europe et sur le monde (…) c’est l’impuissance politique de la Social-démocratie allemande (…) On attendait de vous, l’humanité socialiste attendait de vous, de ce Congrès de Dresde, la définition d’une politique. Vous avez crié dans vos journaux : « L’Empire est à nous ! Le monde est à nous ! Unser das Reich ! Unser die Welt » « Non l’Empire n’est pas encore à vous, puisque vous n’êtes mêmes pas assurés de donner, dans votre capitale, l’hospitalité au socialisme international ».



Malgré le succès obtenu par son discours retentissant, malgré les faiblesses du discours de Bebel, qui lui répliqua, la majorité du Congrès adopta finalement la résolution de Dresde. La ligne « dure », l’orthodoxie l’avait – provisoirement – emporté sur le réformisme.



Une autre résolution d’Amsterdam enjoignait à « tous les militants et toutes les fractions qui se réclament du socialisme » de « travailler de toutes leurs forces à la réalisation de l’unité socialiste… ». Cette résolution, qui fut admise à l’unanimité, écrit Vandervelde, n’exprimait pas un seul vœu. Elle donnait des directives. Elle adressait aux socialistes de tous les pays l’injonction impérieuse de se grouper en un seul parti, sur la base des principes établis par les Congrès internationaux. Et, comme chacun sait, ce mot d’ordre d’unification fut entendu. Vaillant et Jaurès y souscrivirent immédiatement. Le 25 avril 1905, au Congrès du Globe, l’unité était faite en France et , jusqu'à la guerre, il n’y eut plus, dans chaque pays (à l’exception de la Russie), qu’un seul parti socialiste, comme il n’y avait qu’un seul prolétariat et une seule Internationale ». (p. 156).

http://www.minkoff-editions.com/histoire/pages/histoire_de_la_iie__internationale.htm (20060924)
1900: congres socialisten: reformisme aanvaard als uitzondering !!!
Edited: 190009231587
CONGRÈS SOCIALISTE INTERNATIONAL. PARIS, 23-27 SEPTEMBRE 1900



La question anarchiste liquidée, l’Internationale pouvait enfin s’organiser d’une façon plus rigoureuse. Jusqu’alors les congrès périodiques étaient la seule institution ; une structure nouvelle finit par s’imposer à l’issue de ce que Jean Longuet appelle « la période constitutive de l’Internationale ». Avec le congrès de Paris commence « la période organique ». A l’unanimité, le Congrès décidait, entre autres mesures, la création d’un Comité permanent internationale, ayant un délégué pour chaque pays, disposant des fond nécessaires. « Il arrêtera l’ordre du jour du Congrès suivant et demandera des rapports à chaque nationalité adhérant au congrès » ; d’autre part, le Comité devait choisir un secrétaire général salarié. C’est à la suite de cette résolution qu’à la fin de l’année 1900 le Bureau Socialiste Internationale (B.S.I.) fut constitué.



Le renforcement institutionnel de l’Internationale ne doit pas dissimuler cependant les profondes divisions qui demeuraient en son sein. C’est d’Allemagne et de France que l’actualité apportait la matière de controverses que le Congrès de Paris porta à sa dimension internationale.



En Allemangne, depuis quelque années Bernstein avait entamé l’unité doctrinale par ses thèses révisionnistes. Son ouvrage, paru en 1899 Die Voraussetzungen des Sozialismus und die Aufgaben dre Sozialdemokratie, remettait en question les bases du marxisme communément admises dans la social-démocratie. En France, parallèlement, la question se posait sur un plan tactique et sous une forme concrète : jusqu'à quel point les socialistes pouvaient-ils collaborer à un gouvernement dominé par des petit bourgeois ? L’entrée de Millerand dans le cabinet Waldeck-Rousseau, aux côtés du Général Galliffet, « boucher de la Commune », appelait les Internationalistes à se prononcer sur le réformisme. Comme le dit Vandervelde du Congrès de Paris : « C’est le Congrès du cas Millerand ».



Les tendances « réformistes », exprimées par la grande voix de Jaurès, étaient désormais si fortes au sein de l’Internationale, que la majorité des huit cents délégués se rallièrent à la motion qui, quoique présentée par Kautsky, chef de file des « révolutionnaires » et dans son pays adversaire résolu de Bernstein, fut baptisée plus tard « motion caoutchouc », tant son caractère de compromis était évident. La motion en effet, était propre à concilier orthodoxes et réformistes, en affirmant : « L’entrée d’un socialiste isolé dans un gouvernement bourgeois ne peut pas être considérée comme le commencement normal de la conquête du pouvoir politique, mais seulement comme un expédient forcé, transitoire et exceptionnel. Si dans un cas particulier, la situation politique nécessite cette expérience dangereuse, c’est là une question de tactique et non de principe. Le Congrès internationale n’a pas à se prononcer sur ce point mais, en tout cas, l’entrée d’un socialiste dans un gouvernement bourgeois ne permet pas d’espérer de bon résultats que si le parti socialiste, dans sa grande majorité, approuve pareil acte, et si le ministre socialiste reste le mandataire de son parti ».



Guesde et Ferri opposèrent un amendement visant à interdire la participation en toutes circonstances, mais celui-ci fut repoussé. Jaurès, autant que le réformisme, gagnait une bataille contre les tenants intransigeants de l’orthodoxie marxiste.

http://www.minkoff-editions.com/histoire/pages/histoire_de_la_iie__internationale.htm (20060924)
Banning Emile
Edited: 18980713
Émile Théodore Joseph Hubert Banning (Luik, 12 oktober 1836 - Elsene, 13 juli 1898) was een Belgisch ambtenaar, diplomaat, schrijver en journalist.
Banning was doctor in de Wijsbegeerte en Letteren en werd journalist bij het dagblad L'Echo du Parlement waarvoor hij de politiek op de voet volgde. In 1861 werd hij eveneens archivaris bij de Koninklijke Bibliotheek. Banning werd opgemerkt door Charles Rogier, de minister van Buitenlandse Zaken, die hem in 1863 aantrok binnen het departement als archivaris, bibliothecaris, schrijver, vertaler en rechterhand van toponderhandelaar Auguste Lambermont. Banning bleef deze functies uitoefenen tot aan zijn dood in 1898.

Het voorbereidende werk van Banning in 1863 zorgde ervoor dat de onderhandelingen met Nederland in verband met het afschaffen van de Scheldetol succesvol afliepen. Op het ministerie van Buitenlandse Zaken specialiseerde hij zich in het schrijven van allerlei verhandelingen over wereldkwesties en trok zo de aandacht van koning Leopold II. Een aantal artikels van Banning over Centraal-Afrika in L'Echo du Parlement inspireerden de koning om in 1876 in Brussel een eerste conferentie over Afrika te houden.

Banning werd één van de naaste medewerkers van de koning en was een vurig propagandist van de expansiedrang van België. Tijdens de Koloniale Conferentie van Berlijn in 1884 was hij één van de vertegenwoordigers van België. Hij was mede-onderhandelaar maar schreef ook de voorbereidende teksten, alsook de verslagen van de meetings, voor Auguste Lambermont, die algemeen redacteur van de conferentie was. De conferentie was voor België een succes en Kongo-Vrijstaat werd opgericht.

Émile Banning was een groot tegenstander van de nog bestaande slavenhandel en was één van de mede-organisators van de conferentie tegen de slavenhandel van 1890 in Brussel, waarop hij samen met Lambermont België vertegenwoordigde. Na deze conferentie was Banning er voorstander van om Kongo-Vrijstaat, persoonlijk bezit van de koning, door België te laten annexeren en was het niet meer eens met de economische politiek die Leopold II voerde in Kongo. Door zijn publicaties in 1890-1892 kwam hij meermaals in botsing met de koning. Aanvankelijk kon Auguste Lambermont de gemoederen nog sussen maar vanaf 1893 viel Banning volledig in ongenade bij de koning.
Literatuur:
Marcel WALRAET, Emile Banning. Un grand Belge (1836-1898), Office de Publicité, Bruxelles, 1945.
A. DE BURBURE, Emile Banning, in : L'Essor économique belge. Expansion coloniale, Brussel, 1932
Marcel WALRAET, La jeunesse austère et studieuse d'un grand commis de Léopold II, in: La Revue nationale, 1945.
J. BRUHAT, Emile Banning in : Les techniciens de la colonisation (XIX®-XXe siècles), Presses Universitaires de France, Parijs, 1946.
Louis DE LICHTERVELDE, Émile Banning, in: {Revue générale belge, Brussel, 1946.
C. NEYZEN, Émile Banning et l'État Indépendant du Congo, doctoraatsthesis in koloniale wetenschappen (onuitgegeven), ULB, 1946.
Marcel WALRAET, Les papiers d'Émile Banning, in: Revue Nationale, Brussel, 1950.
G. D. PERIER, Émile Banning, in: Revue Nationale, Brussel, 1947.
Marcel WALRAET, Les «Réflexions morales et politiques» d'Émile Banning, in: Revue Nationale, Brussel, 1947.
G. D. PERIER, Émile Banning mourait le 13 juillet 1898, in: Revue coloniale belge, Brussel, 1948.
Liane RANIERI, La collaboration personnelle de Lambermont et de Banning avec Léopold II, licentiaatsthesis geschiedenis (onuitgegeven), ULB,
N. LAUDE, La reconnaissance de la 30° promotion: Émile Banning. Discours du Directeur de l'Institut Universitaire des Territoires d'OutreMer, Antwerpen, 1951.
N. LAUDE, in: Problèmes d'Afrique centrale, Brussel, 1952.
R.-J. CORNET, A propos de deux dossiers: le dossier diplomatique de l'Ubangi et le dossier Degrelle-Rogier sur l'Ubangi, in: Bulletin. I. R. C. B., Brussel, 1953.
R. P. A. ROEYKENS, Les réunions préparatoires de la délégation belge à la Conférence géographique de Bruxelles en 1876, in: Zaïre, Brussel, 1953.
A. COSEMANS, Les Archives générales du Royaume au point de vue de la documentation historique coloniale, in: Bulletin I.R. C. B., Brussel, 1954.
R. P. A. ROEYKENS, Banning et la Conférence géographique de Bruxelles en 1896, in: Zaïre, Brussel, 1954.
R. P. A. ROEYKENS, Les débuts de l'œuvre africaine de Léopold II (1875-1879), Brussel, 1955.
Jean STENGERS, Textes inédits d'Émile Banning, in: A. R. S. C., Cl. des Sc. mor. et pol., Brussel, 1955.
Marcel WALRAET, Emile Banning, in: Biographie coloniale Belge, T. I 1948 & T. IV, 1955.
bron: wiki
1896: congres socialisten sluit anarchisten definitief uit
Edited: 189607261587
CONGRÈS INTERNATIONAL SOCIALISTE DES TRAVAILLEURS ET DES CHAMBRES SYNDICALES OUVRIÈRES. LONDRES



26 JUILLET - 2 AOÛT 1896



« Il dura six jours et, pendant ces six jours, on ne fit guère autre chose que discuter, soit dans les diverses délégations, soit dans les assemblées plénières, le problème de l’exclusion, ou plus exactement de l’expulsion, et de l’expulsion par la force, des anarchistes ».(Vandervelde, p. 145)



Le Congrès de Londres marque une étape décisive dans l’histoire de la IIe Internationale : il fut le lieu de l’exclusion définitive des anarchistes ; presque tout l’ordre du jour fut sacrifié au règlement dramatique de la question qui, au yeux de la majorité, empoisonnait les échanges et les travaux au sein des assemblées internationales.



Déjà, lors des préparatifs du congrès, la résolution de Zurich qui visait a l’élimination des anarchistes, fut l’objet d’une campagne offensive menée vivement par l'Anarchist Socialist and Antiparliamentary Committee. Au Congrès même, les anarchistes furent représentés au sein de diverses délégations, française, italienne et espagnole notamment, cependant que les Hollandais s’affirmaient en majorité communistes libertaires. La situation étais d’autant plus confuse que les délégations nationales n’avaient rien d’homogène. La délégation française, en particulier, fut gravement déchirée ; aux guesdistes et aux socialistes parlementaires, bien représentés par Jaurès et Millerand, s’opposaient les syndicalistes, les anarchistes, les allemanistes, qui se trouvaient au total en majorité pour voter contre la résolution de Zurich et l’exclusion des anarchistes. La France et la Hollande furent les seules délégations à se prononcer en ce sens : le 28 juillet, en séance plénière, les autre délégations, au nombre de dix-huit confirmèrent la résolution de Zurich et adoptèrent un règlement définissant clairement la fermeture des congrès de l’Internationale aux anarchistes.

Les anarchistes exclus – au rang desquels Kropotkine, Malatesta, Elisée Reclus – se réunirent dans une autre salle et organisèrent un contre congrès. La délégation hollandaise, quant à elle, se sépara aussi du congrès socialiste, flétrissant le parlementarisme du Congrès et ses « délibérations partiales, sectaires et intolérantes »

Cette victoire des sociaux-démocrates sur les anarchistes mettait un terme à un interminable débat ; le Congrès de Londres en profita pour justifier, par la voix de Jaurès, l’« action politique » comme « l’arme la plus puissante de la classe ouvrière ». Les partisans de la grève générale et de l’action directe reçurent encore une leçon de la part de Bebel qui, tout en le précisant l’impossibilité de s’allier aux paris bourgeois, démontra comment en Allemagne le socialisme était devenu puissant « par l’action parlementaire de la social-démocratie et par sa force politique ».



http://www.minkoff-editions.com/histoire/pages/histoire_de_la_iie__internationale.htm (20060924)
alliantie FRA - RUS, de zgn. Tweebond
Edited: 189401040765
19890117: 284

Le 4 janvier 1894 débute l'alliance franco-russe.

Une convention militaire secrète est signée entre le gouvernement républicain de la France et le gouvernement autocratique du tsar Alexandre III, qui a pris le contrepied de la politique libérale et réformatrice de son prédécesseur, Alexandre II.

C'est le mariage de la carpe et du lapin. Pourtant, l'alliance franco-russe a les faveurs de l'opinion publique qui cultive avec passion sa haine de l'Allemagne ainsi que de l'Angleterre.

La convention resserre le bloc austro-allemand (la Diplice) et éloigne un peu plus l'Angleterre de la France. Elle concourt au processus fatal qui mène à la Grande Guerre.

Les petits épargnants souscrivent avec autant de confiance aux emprunts russes qu'ils manifestent de méfiance pour l'industrie de leur propre pays. Il est vrai que le tsar ne ménage pas les subsides à la presse française pour mieux la convaincre des mérites de ces emprunts...

Les Parisiens font un accueil enthousiaste au tsar Alexandre III et lui dédient le plus superbe pont de la capitale : ce monument de pierre et de bronze, aux armes de Paris et Saint-Pétersbourg, relie l'esplanade des Invalides au rond-point des Champs-Élysées. C'est le seul aspect positif de cette alliance de tous les dangers.

Joseph Savès

http://www.herodote.net/18940104.htm (20070306)

TEXTES sur les rapports franco-russe (fin XIXe siècle)

Mots-clés. France. Russie. économie. nation. nationalisme. emprunt. russe. Triplice. XIX. XX.

Les emprunts russes en France

"M. Germain (1) a gardé de son entretien avec Poliakov (2) l'impression que tous les groupes financiers importants d'Europe font en ce moment d'actives démarches pour participer aux affaires que le retour de la paix et la liquidation des dépenses de la guerre (3) vont sans doute faire éclore en Russie. M. Germain est d'avis que nous devons nous mettre sur les rangs (...). Il faudrait offrir 100 millions, que fourniraient sans difficultés les établissements français (...). Dans toutes vos conversations avec les représentants du gouvernement russe, insistez sur les avantages que trouvera la Russie à élargir en France la clientèle de ses emprunts. Le marché anglais peut à tout instant lui être fermé par la politique, et la France lui offre une garantie contre cette éventualité. (...) M. Germain pense que c'est le moment d'agir très activement pour prendre pied en Russie et pour jouer le rôle qui nous convient dans les grandes opérations qui s'élaborent. Tâchez de trouver des appuis influents, c'est pour vous le point le plus important et le plus délicat."

Lettre de Mazerat, directeur parisien du Crédit lyonnais, adressée au directeur de l'agence du Crédit lyonnais à Saint-Pétersbourg, 18 mars 1878

(1) Maître du Crédit lyonnais

(2) Constructeur russe de chemins de fer, alors en voyage d'affaires à Paris

(3) Guerre russo-turque de 1877-1878









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Alliance franco-russe (1892)



Le succès des premiers emprunts, russes à Paris contribue au rapprochement du régime tsariste et de la république française contre la Triplice (Triple-Alliance, 1882).



"La France et la Russie étant animées d'un égal désir de conserver la paix, et n'ayant d'autre but que de parer aux nécessités d'une guerre défensive, provoquée par une attaque des forces de la Triple-Alliance contre l'une ou l'autre d'entre elles, sont convenues des dispositions suivantes :



1. Si la France est attaquée par l'Allemagne, ou par l'Italie soutenue par l'Allemagne, la Russie emploiera toutes ses forces disponibles pour attaquer l'Allemagne.



Si la Russie est attaquée par l'Allemagne, ou par l'Autriche soutenue par l'Allemagne, la France emploiera toutes ses forces disponibles pour combattre l'Allemagne.



2. Dans le cas où les forces de la Triple-Alliance, ou une des puissances qui en font partie, viendraient à se mobiliser, la France et la Russie, à la première annonce de l'événement et sans qu'il soit besoin d'un concert préalable, mobiliseront immédiatement et simultanément la totalité de leurs forces, et les porteront le plus près possible de leurs frontières.



3. Les forces disponibles qui doivent être employées contre l'Allemagne seront, du côté de la France de 1 300 000 hommes, du côté de la Russie de 700 000 à 800 000 hommes. Ces forces s'engageront à fond, en toute diligence, de manière que l'Allemagne ait à lutter, à la fois, à l'est et à l'ouest.



4. Les états-majors des armées des deux pays se concerteront en tout temps pour préparer et faciliter l'exécution des mesures prévues ci-dessus. Ils se communiqueront, dès le temps de paix, tous les renseignements relatifs aux armées de la Triple-Alliance qui sont ou parviendront à leur connaissance. Les voies et moyens de correspondre en temps de guerre seront étudiés et prévus d'avance. (...)



6. La présente convention aura la même durée que la Triple-Alliance.



7. Toutes les clauses énumérées ci-dessus seront tenues rigoureusement secrètes. "



Convention militaire de 1892, ratifiée en 1894.











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A propos de l'alliance franco-russe (1892)





Note : L'existence de l'alliance franco-russe est connue, mais le texte des accords reste secret.



"C'est l'alliance conclue en dehors des formules vieillies des protocoles, en dehors du mystère des chancelleries (...). C'est l'alliance entre deux grands peuples maîtres de leur destinée et qui n'ont rien à cacher. C'est la politique franche, loyale, à la lumière du grand jour; sans dissimulation et sans réticences (...). C'est la guerre rendue impossible. L'alliance franco-russe, c'est le triomphe des idées libérales dans toute l'Europe (...)."



Flourens, ancien ministre des Affaires étrangères, Le Journal, 30 octobre 1893







"Nous tenons le centre de l'Europe entre les deux mâchoires d'un étau. A la première insulte, nous serrerons la vis (...). Restons le fusil au bras, mais sans crainte d'en faire sonner la crosse à la frontière. Le jeune Empereur est-il secrètement tourmenté par le traditionnel idéal du monde slave ? Rêve-t-il de rejeter la barbarie turque au delà du Bosphore et de faire resplendir la croix grecque sur le dôme de Sainte-Sophie ? Pourquoi pas ? Mais le jour où les Cosaques pénétreront au galop dans les ruelles du vieux Stamboul, il est bien entendu qu'à Strasbourg, un bataillon français présentera les armes à la statue de Kléber [général français (1753-1800)] ."



F. Coppée, Hommage au tsar, 1896







"Le silence de nos gouvernants ne constituerait pas seulement une inconvenance intolérable à l'égard du Parlement, mais un véritable péril pour notre pays. Il s'agit de mettre en balance les bénéfices et les charges. Nous ne pouvons pas admettre que la France se trouve un beau matin obligée de tirer l'épée pour une querelle dans les Balkans sans avoir même été appelée à connaître l'engagement qui l'y contraint."



A. Millerand, article dans La Petite République , 14 octobre 1896









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Les inquiétudes françaises face à la faiblesse de l'armée russe





"Le plan de concentration russe en cas de guerre sur la frontière occidentale a subi en effet, comme il fallait s'y attendre, des modifications très sensibles. Non seulement il est absolument défensif, mais ce n'est pour ainsi dire qu'un fantôme de plan de concentration.



Le nouvel armement de l'artillerie est loin d'être au complet, les approvisionnements de munitions ne sont pas à la hauteur des nouvelles exigences; il manque une quantité de matériel de train, de matériel d'intendance, de matériel sanitaire, de matériel roulant sur les chemins de fer.



D'autre part, les troupes sont dans un état très médiocre sous le rapport des cadres, de l'instruction et de l'esprit.



Il faudrait être aveugle pour ne pas voir... que " la Russie sera pour un certain temps une alliée militaire presque sans valeur contre l'Allemagne "."



Note secrète de l'attaché militaire français en Russie au ministre de la Guerre (25 nov. 1906).

http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/alliance.france.russie.html (20070306)
wiki
Louis Dreyfus Company - LDC
Edited: 185108011465
Louis Dreyfus Company is a global merchant company that is involved in agriculture, food processing, international shipping, and finance. It also owns and manages hedge funds, ocean vessels, develops and operates telecommunications infrastructures and is involved in real estate development, management and ownership.[1] Louis Dreyfus is one of the "ABCD" quartet of companies - alongside Archer Daniels Midland, Bunge and Cargill - that dominates world agricultural commodity trading.[2]

Dreyfus makes up about 10% of the world's agricultural product trade flows. They also are the world's largest cotton and rice trader.[3] They are also regarded by many as the second-largest player in the world's sugar market.[4]

The company Louis Dreyfus Holding BV has its headquarters in the World Trade Center Amsterdam in Amsterdam.[5]

Louis Dreyfus companies are present in more than 100 countries, with 72 offices. Major offices are located in Geneva, London, Beijing, Buenos Aires, Paris, São Paulo, Singapore, New York City and Connecticut.[6]

Aggregate average annual gross sales in recent years have exceeded $120 billion. The company employs more than 22,000 people globally at peak season.

In 1851, the company was founded in the Alsace region of France by Léopold Dreyfus, the 18-year-old son of a farmer from Sierentz, under the name of his father, Louis Dreyfus. Léopold purchased wheat from local farmers in Alsace and transported it to Basel in Switzerland, 13 kilometres (8 mi) away.[7] Léopold developed a fortune whilst still a teenager through cross border cereal trading. He rapidly diversified across shipping, weapons manufacturing, agriculture, oil and banking, thus establishing one of the wealthiest dynasties in Europe.[8] His descendants still own the company to this day. By the early 20th century, the Louis-Dreyfus family was described as one of the "five great fortunes of France". However, as a Jewish family during the Second World War much of the family assets were confiscated by the Vichy government and some members of the family fled to America.[9]

Leopold Louis-Dreyfus's great-grandson, Gérard Louis-Dreyfus, was chairman of Louis Dreyfus Energy Services, a subsidiary of the group involved in crude-oil trading, gas investments and infrastructure. Gérard is also the father of American actress Julia Louis-Dreyfus, the Emmy-winning star of Seinfeld. Another branch of the dynasty, based in Paris, was headed by Robert Louis-Dreyfus (who was also the CEO of Adidas) until his death in 2009. It is currently overseen by his widow, Russian-born Margarita Bogdanova Louis-Dreyfus.[10] A third branch of the family's business is headed by Philippe Louis-Dreyfus (born 1945) and is concerned primarily with offshore industrial activities and freight shipping operations.[11]

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6 juillet 1815: Souper de Talleyrand avec Fouché
Edited: 181507062061
Paris, 6 juillet 1815. Le peuple français est inquiet pour son avenir : Napoléon ayant été vaincu à Waterloo, le pays se retrouve sans dirigeant. Talleyrand le ministre des Affaires étrangères invite à dîner dans son hôtel Fouché le ministre de la Police pour en discuter et choisir un nouveau souverain pour la France. Commence alors un long duel verbal entre les deux hommes : Talleyrand pense qu'il faut revenir à la monarchie et mettre Louis XVIII sur le trône, Fouché hésite car il a autrefois fait décapiter Louis XVI et craint que son frère Louis XVIII ne cherche à se venger. Fouché propose tour à tour Napoléon II, Louis Philippe d'Orléans ou le retour à la démocratie mais Talleyrand reste campé sur sa position. La joute tourne au règlement de comptes lorsque chacun commence à évoquer les crimes que l'autre a commis pour gravir les échelons.

Le film finit par une citation des Mémoires d'Outre-tombe:

« Je me rendis chez Sa Majesté : introduit dans une des chambres qui précédaient celle du roi, je ne trouvai personne ; je m'assis dans un coin et j'attendis. Tout à coup une porte s'ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparait. Fouché venait jurer foi et hommage à son seigneur ; le féal régicide, à genoux, mit les mains qui firent tomber la tête de Louis XVI entre les mains du frère du roi martyr ; l'évêque apostat fut caution du serment. »
Chateaubriand - Mémoires d'Outre-tombe

voir aussi
27 juni 1798: verkoop (openbaar -) abbaye de l'Olive in Morlanwelz (tussen Charleroi en Mons)
Edited: 179806273587
LA VENTE DE L'ABBAYE DE L'OLIVE ET DE SES BIENS

L'abbaye de Notre-dame de l'Olive, située dans le quartier qui porte aujourd'hui son nom, existait depuis le XIIIème siècle. Elle était réservée aux femmes et appartenait à l'ordre des Cisterciens, qui devait cette dénomination à l'abbaye de Citeaux en Bourgogne (arrondissement de Baume), et qui observait, au départ, une rèle très stricte : "que la nourriture soit non carnée et préparée sans graisse, sauf pour ceux qui sont tout à fait malade et pour les ouvriers gagés... Les moines de notre Ordre doivent tirer leur subsistance du travail de leurs mains, de la culture des terres et de l'élevage des troupeaux...".
Au cours des siècles, l'abbaye connut bien des drames, sur lesquels nous reviendrons un jour. Coincée entre les monastères de Lobbes, d'Aulne et de Bonne-Espérance (près de Binche), elle resta un établissement relativement pauvre, au point qu'au XVIIIème siècle l'impératrice Marie-Thérèse fixa le maximum de la communauté à 16 dames et 4 converses.
En 1794, lors de la seconde conquête des Pays-Bas autrichiens (nos provinces), les troupes révolutionnaires françaises incendièrent le couvent, de même que le troisième château de Mariemont construit en 1756 par Charles de Lorraine.
Ce que le feu avait épargné fut saccagé par les pillards. On vit, par exemple, la commune de Morlanwelz racheter en 1804 la cloche de l'église à un certain Joachim Dusart.
Les religieuses essayèrent de réintégrer leur monastère en 1795. Mais, le 1er octobre de cette année, la convention vota l'annexion de la Belgique à la France et appliqua les décrets de la constituante qui, en 1790, avait nationalisé les biens ecclésiastiques.
Le 26 juillet 1798, "en la salle de vente de l'administration centrale du département de Jemmapes, en la commune de Mons", on mit en vente la "ci-devant" abbaye de l'Olive et quelques dépendances situées sur les communes de Morlanwelz, Bellecourt et La Hestre. Les affiches et les procès-verbaux d'estimation, conservés aux archives de l'état à Mons, donnent la description des biens et le résultat de la vente.
Il fallut 3 séances, dont la dernière inutile parce que sans surenchères pour vendre ces biens, acquis pour 300.000 francs, moitié par Isidore Warocqué, de Mons, le frère de Nicolas, et moitié par G-F. Deschuytener, d'Haine-Saint-Pierre.
En 1835, on est frappé par le morcellement de ces biens. Les parcelles sont numérotées de 215 à 254 et elles appartiennent alors à sept propriétaires différents : la Société de Mariemont détient 4 parcelles dont une houillère, le terrain environnant et un chemin privé qui conduit à Bellecourt; Madame Lemaire de Morlanwelz 2 parcelles; Daminet, d'Henghien, une maison de 60 ca., qui apparaît déjà sur le plan Ferraris (1770), à la limite de Morlanwelz et de Bellecourt, et le jardin environnant, plus 3 terrains; Wolf, médecin à Mons, une terre de 95 a. 70 ca.; la Bienfaisance de La Hestre, 76 a. 80 ca.; Jean JH. Rectem, 12 parcelles; surtout Nicolas Warocqué, 17 parcelles.
On pourrait croire de prime abord que Nicolas Warocqué détient la partie achetée par son frère et que la moitié acquise par Deshuytener a été morcelée soit par héritage, soit par vente et achat. Un acte officiel passé devant le notaire Lebrun le 29 août 1803, révèle que Nicolas Warocqué a acheté la part de Deschuytener. N'en concluez pas que c'est la moitié de Isidore qui a été dispersée à la suite de la faillite retentissante de ce dernier. Le problème paraît assez complexe, car il semble que des parcelles acquises par Nicolas appartiennent à Rectem en 1835-1840. Par ailleurs Deshuytener n'a-t-il pas aussi vendu ou cédé une partie de ses biens à Daminet, son gendre ?

Que sont devenues les parcelles de Isidore Warocqué ?

Pour répondre à ces questions, il faudrait reprendre patiemment chaque lot et suivre les mutations dans les archives des notaires ou dans celles de l'enregistrement. Un essai tenté dans ce sens montre la difficulté de l'entreprise. De toute façon, quelles archives notariales, outre celles de Lebrun, faut-il dépouiller ?

Sur le plan Popp (1870), on constate :
Que le baron Daminet, d'Henghien, gendre de Deschuytener, a acquis les terrains de Madame Lemaire, et la parcelle cadastrée n° 215 de la Société des Charbonnages de Mariemont, probablement pour compenser l'établissement d'une houillère sur un de ses terrains.
Que Larimant et Antoine de Morlanwelz, ont acquis le terrain de la Bienfaisance de La Hestre; ils l'ont loti et y ont construit six maisons dont 3 déjà en 1838.
Que la propriété Wolf, cadastrée 221, est passée à J-B Triffet, charbonnier de Chapelle-lez-Herlaimont, qui y a fait construire 2 maisons (aujourd'hui : le chant des oiseaux)
Que les propriétés de Nicolas Warocqué sont devenues celles de Abel Warocqué.
Que la Société des Charbonnages de Mariemont a acquis les biens de Rectem et, sur une partie des ruines de l'abbaye, a fait construire ou aménager 31 maisons ouvrières.
Qu'une partie des parcelles et le vieux moulin à eau ont été absorbés lors de la construction du chemin de fer de l'Olive à Bascoup vers 1848.

Actuellement, l'État pour 50%, la province pour 40%, la commune pour 10% possèdent les biens des Warocqué par achat à la famille Guinotte, héritière du dernier Warocqué, Raoul. Les propriétés Charbonnages de Mariemont sont passées à la société Charbonnage du centre à Ressaix qui vend parfois à des particuliers. Ce sont des particuliers aussi qui détiennent aujourd'hui les terrains et maisons qui appartenaient jadis à Larimont et Antoine, et à Triffet; ils y ont d'ailleurs construit divers bâtiments.

A différentes dates, les Français vendirent aussi les autres propriétés de l'Olive :
A Morlanwelz.
4 ha. achetés par Paulée, négociant, rue Boudereau, à Paris ;

15 ha. en 9 parcelles, achetés par D. Gantois, marchand à Mons.

1 ha. acheté par Wolf, de Mons

5 ha. en 2 parcelles, achetés par CH. Ghillenghien, de Mons

3 ha. en 3 parcelles, achetés par le même



A Hyon et Guesmes.

5 ha en 9 parcelles, achetés par Pierre JH. Dutrieu, de Mons, et G. Algrain, de Guesmes, chacun pour moitié.



A Bellecourt.

20 ha. en 3 parcelles, achetés par M. Susane, de Paris

22 ha. en divers lots, achetés par Paulée, de Paris

47 ha. en 7 parcelles, achetés par Paulée, de Paris

5 ha. achetés par Lieppin. ex-religieux, et Martin, ex-religieuse, tous 2 de Mons

10 ha. achetés par Sartou et Bastien, ex-capucin, de Tournai

8 ha. achetés par Dumarets, de Mons

4 ha. achetés par Ardache P.,fils, notaire à Frameries.



A La Hestre et Haine-Saint-Pierre

32 ha. acquis par Paulée, de Paris

3 ha. acquis par le même

1ha acquis par CH. Deghilage, de Mons



A Estinnes

4 ha. en 8 parcelles, adjugés à Louis Abrassart, de Mons



A Carnières

3 ha. en 8 parcelles, non adjugés



A Gouy, Piéton et Chapelle

2 ha. en 2 parcelles, adjugés à P. Lecomte, de Mons



A Arquennes

7 ha. en 2 parcelles, à Lieppin et Liessies, ex-religieux, de Mons



A Mons

Une maison sise 17, rue des Passages, à Sartou et Bastien, de Tournai



A Ressaix, Epinois et Péronnes

8 ha. en 17 parcelles, à Leclercq et Delacroix, son épouse, de Binche.



A Courcelles

17 ha. en 3 parcelles, à J. Preux, de Gosselies



A Heppignies

48 ha en 51 parcelles, à J-m-s Desandrouin, de Paris



L'abbaye de l'Olive détenait donc près de 300 ha. de terres dispersées un peu partout. C'était le cas de toutes les abbayes qui, depuis leur création, avaient acquis de plus en plus de biens surtout par donations diverses. Mais à côté de Lobbes, d'Aulne et de Bonne-Espérance, l'Olive ne figurait que modestement.



En 1896, R. Warocqué fit entreprendre par Ed. Peny des fouilles qui mirent à jour d'importantes substructures, des colonnes de l'église, des pierres tombales, etc... Certaines d'entre elles se trouvent aujourd'hui au musée lapidaire de Mariemont. Warocqué souhaita un moment aménager et sauver ces précieux souvenirs. Il les fit protéger par une toiture en bois et couvrir de dalles en verres les caveaux découverts dans l'ancienne église. Mais ce fut insuffisant. Aujourd'hui, rien ne permet d'identifier l'emplacement de l'abbaye. Seuls les initiés peuvent vous dire qu'en fouillant dans les jardins situés entre la cité et l'ancien chemin de fer de l'Olive, on trouverait d'importants vestiges. Mais recevrait-on l'autorisation ? Et où trouver les crédits nécessaires ?

http://www.morlanwelz.be/histoire/VandenEynde/vente_abbaye_olive.htm (20051203)
ROZET Benoît
Véritable origine des biens écclésiastiques. Fragmens historiques & curieux, contenant des différentes voies par lesquelles le Clergé séculier et régulier de France s'est enrichi. Accompagnés de Notes historiques & critiques. Rédigés par M. Rozet.
Edited: 17900010
NOT FOR SALE
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de la page 396:

"Les plaintes renouvellées ne firent aucune impression sur les évéques, ils restèrent dans l'inaction: enfin, en 1750, ayant été pressés de nouveau à l'occasion du vingtième, ils déclarèrent par la bouche de leurs agens, malgré leurs assurances de respect pour le roi, d'empressement de lui plaire, & d'obéissance à ses ordres, que leur biens étant exempts, DE DROIT DIVIN, de toutes charges et contributions, ils ne devoient point y être assujétis; & ils se retirèrent en insérant dans leur procès-verbal une protestation publique contre tout ce qui pourroit se faire au préjudice des leurs prétendues immunités ou privilèges; ainsi il ne fut plus question de déclaration."


Rozet (ca. 1732-1794) fut un libraire.
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Originaire de Lyon, Benoît Rozet, libraire parisien, est l’auteur de plusieurs ouvrages publiés pendant la Révolution. Dans sa Véritable origine des biens ecclésiastiques..., il retrace en quelques lignes l’histoire de l’ordre du Temple et témoigne, à cette occasion, d’une certaine retenue dans l’exposé des faits. S’il donne crédit à la pseudo-malédiction prononcée par Jacques de Molay en mars 1314, il ne le fait qu’en se retranchant derrière la parole de « quelques historiens ». Quant aux crimes qu’on reprocha aux frères du Temple, ils sont « si abominables, que l’histoire même, en les rapportant, laisse à douter de leur réalité ». On ne pourra que louer cette modération de ton, malgré les approximations et erreurs, après tout assez fréquentes chez les auteurs du temps.


« L’ordre des templiers commença par une simple association de sept gentilshommes français [neuf si l'on en croit Guillaume de Tyr, plus encore pour Michel le Syrien] qui s’unirent pour servir d’escorte aux pèlerins de la Terre-Sainte. Le concile de Troyes, tenu sous le pape Honorius II, en fit un ordre religieux et militaire, et Saint Bernard [non : le concile] leur donna une règle, l’habit blanc et la croix rouge [apparaîtra plus tard]. Cette nouvelle milice s’accrut considérablement en très peu de temps. Les princes, les seigneurs, tout ce que la chrétienté avait de plus illustre voulut combattre sous son habit et sous ses enseignes. On leur donna le nom de templiers parce que leur première habitation était près le temple à Jérusalem. Bientôt ils devinrent si puissants, que leur fortune égala celle des souverains ; mais ces richesses furent les causes de leur malheur et de leur perte. L’orgueil, la fierté, l’indépendance, l’esprit du monde, le luxe, la volupté infectèrent tout l’ordre. Le proverbe ancien, boire comme un templier, fait voir quelle était leur réputation sur ce dernier article. Ils ne reconnaissaient de supérieur que leur grand maître. Les crimes qu’on leur imputa sont si abominables, que l’histoire même, en les rapportant, laisse à douter de leur réalité ; et les rétractations de ceux qui en étaient convenus, dans les tortures, rendent la chose plus indécise. Quoi qu’il en soit, les templiers, qui étaient en France, furent tous arrêtés, en un seul jour, par ordre de Philippe le Bel. Le procès dura quatre ans. Enfin, au mois de mai 1311 [non : en mars 1312, par la bulle Vox in Excelso], le pape Clément V, siégeant alors à Avignon [non : lors du concile de Vienne], les supprima de son chef, contre l’avis de tous les évêques de France, d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre, d’Allemagne et de Danemark, assemblés pour juger cette grande affaire. On n’en excepte qu’un seul prélat italien et trois français, les archevêques de Reims, de Sens et de Rouen, qui furent de l’avis du pontife. Le grand maître, les principaux chevaliers et une multitude infinie de membres de l’ordre furent brûlés vifs à Paris ou ailleurs. Leurs biens immenses furent saisis et confisqués dans tous les pays où ils avaient des possessions ; l’ordre de Malte [s'appelle alors ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem], ainsi que plusieurs autres ordres militaires, en obtinrent une grande partie. Ce qu’il y eut d’assez extraordinaire, selon quelques historiens, c’est que le grand maître, au milieu des flammes, n’ayant plus que la langue de libre, et presque étouffé de fumée, ayant ajourné le pape, en l’appelant juge inique et cruel bourreau, à comparaître dans quarante jours devant le tribunal du souverain juge, et Philippe dans un an [version infirmée par les rares témoins] ; la mort de ce prince et celle du pape arrivèrent précisément dans les mêmes termes. On pense assez généralement aujourd’hui que les immenses richesses des templiers, l’indépendance et le mépris qu’ils témoignaient pour toutes les autres puissances, furent les seules causes de leur destruction ; mais, malgré l’ignorance et la barbarie de ces temps, il ne fallait pas moins que des délits aussi graves de leur part, vrais ou supposés, pour sévir contre eux avec tant de rigueur. »


Note : [texte en italique entre crochets] : précisions, commentaires.

Texte modernisé par l’auteur, tiré de : Rozet (Benoît), Véritable origine des biens ecclésiastiques : Fragments historiques et curieux, contenant les différentes voies par lesquelles le clergé séculier et régulier de France s'est enrichi ; accompagnés de notes historiques et critiques, Paris, Desenne et Rozet, 1790, p. 216-218.
source
BURKE Edmund
Reflections on the Revolution in France and ... (1790)
Edited: 179000001498
Bestseller in 1790

NUGENT Thomas
The Grand Tour, eerste reisgids, van Thomas NUGENT verschijnt - kent daarna vele edities
Edited: 174301010063
19860076: 8 maar bronnen op het internet geven soms andere data op, bvb. 1749 Nugent, Thomas The Grand Tour: A Journey through the Netherlands, Germany, Italy, and France. With a new Introduction by Robert Mayhew. 1756 Edition. Distributed for Ganesha Publishing. 1750 p., 4 Volumes. 5-1/2 x 8-1/2 2004 Cloth CUSA $575.00sc 1-86210-076-4 Spring 2004 In the eighteenth century, modern tourism was born as the English flocked to see the European mainland, the majority of them following what was commonly called "the Grand Tour." Geographically, it was a generally agreed-upon route that reached its climax in Italy; but the tour was also seen as a route to self-knowledge and as an unrivaled opportunity to form valuable social contacts. Thomas Nugent's The Grand Tour was the single most important book articulating this new phenomenon of mass travel. It achieved the authoritative status of a Baedeker long before Karl Baedeker's birth. Nugent's great work, here reprinted for the first time since the eighteenth century, is a vital document in the history of tourism and the culture of eighteenth-century Britain. http://www.press.uchicago.edu/cgi-bin/hfs.cgi/00/16538.ctl (20060201)