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Le Soir
La Gazette de la Révolution française
Hardcover, cartonnage éditeur illustré, 21x30cm, 432 pp., nombreuses illustrations N/B. La révolution jour par jour.
€ 20.0

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Yannis Ritsos (1909 - 1990)
La Paix
Edited: 201705090311
Le rêve de l’enfant, c’est la paix.
Le rêve de la mère, c’est la paix.
Les paroles de l’amour sous les arbres
c’est la paix.

Quand les cicatrices des blessures se ferment sur le visage
du monde
et que nos morts peuvent se tourner sur le flanc et trouver
un sommeil sans grief
en sachant que leur sang n’a pas été répandu en vain,
c’est la paix.

La paix est l’odeur du repas, le soir,
lorsqu’on n’entend plus avec crainte la voiture faire halte
dans la rue,
lorsque le coup à la porte désigne l’ami
et qu’en l’ouvrant la fenêtre désigne à chaque heure le ciel
en fêtant nos yeux aux cloches lointaines des couleurs,
c’est la paix.

La paix est un verre de lait chaud et un livre posés devant
l’enfant qui s’éveille.

Lorsque les prisons sont réaménagées en bibliothèques,
lorsqu’un chant s’élève de seuil en seuil, la nuit,
à l’heure où la lune printanière sort du nuage
comme l’ouvrier rasé de frais sort de chez le coiffeur du quartier,
le samedi soir
c’est la paix.

Lorsque le jour qui est passé
n’est pas un jour qui est perdu
mais une racine qui hisse les feuilles de la joie dans le soir,
et qu’il s’agit d’un jour de gagné et d’un sommeil légitime,
c’est la paix.

Lorsque la mort tient peu de place dans le cœur
et que le poète et le prolétaire peuvent pareillement humer
le grand œillet du soir,
c’est la paix.

Sur les rails de mes vers,
le train qui s’en va vers l’avenir
chargé de blé et de roses,
c’est la paix.

Mes Frères,
au sein de la paix, le monde entier
avec tous ses rêves respire à pleins poumons.
Joignez vos mains, mes frères.
C’est cela, la paix.

MO / Le Soir / Redactie / De Tijd / HLN
Panama Papers: Dexia spil in creatie bedrijven in belastingparadijzen - Jean-Luc Dehaene op de hoogte van de constructies - Pierre Mariani weerom in troebel water
Edited: 201604100057


Het Luxemburgse advieskantoor Experta, dat van 2002 tot 2011 via Banque Internationale à Luxembourg (BIL), deel uitmaakte van de Dexia-groep, heeft meer dan 1600 offshores helpen oprichten via Mossack Fonseca. In de raad van bestuur van BIL zetelden onder meer ex-premier Jean-Luc Dehaene (+20140515), Jacques Rogge en voormalig Dexia-topman Pierre Mariani.
Dehaene was voorzitter van de raad van bestuur van Dexia van 20081007 tot 20120630.
Wat Pierre Mariani betreft: uit een reportage van France 2 van 20120510 blijkt dat dit sujet zijn klanten-gemeenten op grote schaal heeft bedrogen en geruïneerd. "DEXIA a vendu des prêts toxiques aux collectivités Françaises en leur faisant croire à des taux fixes. Les villes sont ruinées et l'argent nécessaire à la collectivité sert uniquement à payer les intérêts." Mariani komt uit de kringen van Nicolas Sarkozy.

Wat in de reportage niet aan bod komt is de reële mogelijkheid voor Dexia om via massale aankopen van Zwitserse franken de aan de gemeenten aangerekende intresten kunstmatig te beïnvloeden; het variabele gedeelte van de intresten was immers gekoppeld aan de breuk van Zwitserse frank over Euro. Toch werden de leningen aan de gemeenten verkocht als 'taux fixe'.
Le Soir
Waalse wapenexport: 4.306.000.000 euro in 2014
Edited: 201601070907
Saoedi-Arabië, Pakistan en USA zijn de grootste afnemers.
Voornaamste fabrikanten: FN en Cockerill Maintenance et Ingénierie Defense (CMI).


Internationaal gezien neemt de USA het leeuwenaandeel van de wapenhandel voor zijn rekening (SIPRI).



Voor de top 100 van de wapenhandel kunt u hier terecht (pdf Sipri).
wiki
Historique du Groupe Rossel - Le Soir
Edited: 201511111111
Historique
1887 : Pierre-Émile Rossel, avec trois amis, crée à Bruxelles un journal gratuit appelé "Le Soir".
1920 : « Rossel & fils » devient « Rossel & Cie ».
1921 : « L'Agence Rossel » (régie publicitaire) s'installe rue Royale à Bruxelles.
1957 : le siège social est installé 120 rue Royale à Bruxelles.
1966 : Rossel devient un groupe avec l'acquisition des titres de presse de «La Meuse» («La Meuse», «La Lanterne», «La Flandre libérale» et «Le Matin»).
1968 : acquisition des titres de presse de «La Gazette de Charleroi» («La Nouvelle Gazette» et «La Province»).
1970 : le groupe Rossel acquiert la marque «Vlan».
1983 : Robert Hersant entre au conseil d'administration du groupe.
1987 : Robert Hurbain succède à la présidence du groupe Rossel.
1987 : Socpresse (Robert Hersant, France) acquiert 40% du capital du groupe.
1987 : participation dans RTL Belgium (alors TVI SA) au travers d'Audiopresse.
1999 : constitution de la société Sud Presse SA (regroupant les titres La Meuse, La Capitale, La Nouvelle Gazette de Charleroi, et La Province).
2000 : Rossel met un premier pied dans « La Voix du Nord ».
2001 : Patrick Hurbain succède à Robert Urbain.
2003 : en Belgique, lancement du quotidien gratuit Metro en collaboration avec Concentra Media.
2004 : rachat avec De Persgroep de «l’Echo».
2004 : Sud Presse rachète Nord Eclair sur la Belgique.
2005 : prise de contrôle du groupe de presse «La Voix du Nord».
2005 : rachat avec De Persgroep de «De Tijd».
2005 : rachat des 40% du groupe détenus par la Souplesse.
2006 : Sudpresse lance l'hebdomadaire gratuit «7Dimanche ».
2006 : le groupe investit dans l’Internet en rachetant les sites de services www.netevents.be,www.ticketnet.be et www.cinenews.be.
2007 : Rossel déménage au 100 rue Royale à Bruxelles.
2007 : le groupe Vlan lance Fulai à Shanghai.
2007 : rachat du 1er site de rencontre en ligne belge www.rendez-vous.be et lancement d'un site consacré à l’automobile www.carchannel.be.
2008 : Rossel lance sa régie web interne.
2010 : le groupe Rossel acquiert Belgium-iPhone.
2011 : S²media rejoint le groupe Rossel.
2013 : acquisition des journaux français «l’Union», «l’Ardennais», «Est Eclair», «Libération Champagne», «l'Aisne Nouvelle» et de la radio «Champagne FM» auprès du groupe Hersant Media (GHM)4.
2014 : rachat de dix titres de presse à Lagardère Active, France, au sein du consortium 4B Media par Groupe Rossel et Reworld Media 5,6 : Psychologies magazine et Première reviennent à Rossel.
2015 : rachat de 50% de 20 Minutes, quotidien gratuit national français.
Le Soir
Christian Dauriac, hoofdredacteur JT RTBF, op staande voet ontslagen wegens homofobe mail
Edited: 201510161320
MARCHAL Jules (1924-2003)
Interview
Edited: 201506211131
Jules Marchal est né en 1924 en Belgique, et est décédé le 21 juin 2003 à Hoepertingen. Docteur ès philosophie et lettres de l’Université Catholique de Louvain, il a été fonctionnaire territorial au Congo belge de 1948 à 1960, conseiller technique au Congo-Zaïre de 1960 à 1967 et enfin diplomate jusqu’en 1989. Ses travaux de recherche, entrepris depuis 1975, ainsi que ses nombreuses publications, concernent la période de l’histoire de la colonisation belge du Congo.

PC: Cela fait 25 ans que vous avez débuté vos recherches concernant l’Histoire de la colonisation du Congo. Qu’est-ce qui vous pousse à continuer ?

JM: "Je continue parce qu’il reste beaucoup à révéler sur la période totalement inconnue de 1910 à 1945 dont les archives ont été rarement explorées".

PC: D’où provient la majeure partie de vos sources ?

JM: "De l’ancien Ministère des Colonies à Bruxelles".

PC: Ces sources sont-elles irréfutables, autrement dit, peut-on historiquement les mettre en doute?

JM: "Elles sont irréfutables parce qu’il s’agit des correspondances entre le Ministère des Colonies et son administration en Afrique".

PC: Avez-vous des détracteurs ? Si oui, qui sont-ils?

JM: "Comme détracteurs, je n’ai que les associations des anciens coloniaux créées à une époque lointaine pour défendre l’honneur de Léopold II et de la colonisation belge".

PC: Est-ce que des Belges vous contactent pour avoir des informations à ce propos? Des Congolais? Si non, pourquoi à votre avis?

JM: "Des Belges me téléphonent au sujet de mes livres, les Congolais vivant en Belgique, rarement. Je n’ai pas de contacts avec les Congolais d’Afrique. Je comprends le peu d’intérêt marqué par les Congolais vivant en Belgique, occupés par les problèmes des nécessités de la vie. Sans le moindre privilège par rapport aux autres étrangers, vivant souvent des allocations payées par la Belgique, cherchant un emploi, essayant d’obtenir la nationalité belge, ils se trouvent dans une situation inconfortable pour clamer les méfaits passés des belges au Congo".

PC: Comment jugez-vous le livre d’A.Hochschild Les fantômes du roi Léopold II ?

JM: "Un chef-d’oeuvre, sans une seule erreur quant aux faits historiques relatés"

PC: Vous avez vécu et travaillé pendant 19 ans au Congo (et au Zaïre) dont 12 ans pendant la colonisation. Vous parlez d’un grand nombre d’exactions sur les Congolais dans vos livres. Avez-vous été le témoin de telles exactions? Si oui, quels étaient vos sentiments à cet égard (le régime de la chicotte p.ex.) ?

JM: "J’ai vécu certaines exactions sous une forme adoucie: la culture obligatoire du coton (mal payé), l’établissement de paysannats pour le coton (agriculture planifiée), l’entretien de routes et la construction de gîtes d’étape sans paiement adéquat, l’usage de la chicotte (8 coups par séance à mon arrivée en 1948, ramenés à 4 coups quelque 3 ans plus tard). En tant qu’administrateur territorial, je n’avais aucun sentiment à avoir à l’égard de ces matières, dont l’exécution ou l’application m’incombait. Je me rends compte actuellement que le prestige du service territorial, dont moi et mes collègues étions si fiers a l’époque, reposait principalement sur la peur pour la chicotte que l’administrateur pouvait faire infliger à l’Africain, en le condamnant à la prison où son usage était réglementaire."

PC: Le Journal Le Soir des 24 et 25 juin 2000 a présenté un dossier sur le Congo. Il parle de belgitude, des amours passées entre la Belgique et le Congo. Comment qualifiez-vous ces propos?

JM: "Ces propos sont ridicules, tenus par des gens qui ne connaissent rien de l’Histoire du Congo. Mais ces gens sont souvent de bonne foi, cette Histoire n’ayant jamais été exposée objectivement auparavant."

PC: On parle souvent des écoles, des universités, des hôpitaux qui ont été construits par les Belges pour les Congolais. Qu’en est-il ?

JM: "Des écoles primaires, il y en avait partout. On a poussé l’enseignement secondaire à partir de 1950, et introduit l’enseignement universitaire à partir de 1955. Selon Crawford Young (History of Africa-Vol 8), en 1960, 136 écolières terminèrent l’enseignement secondaire et 14 universitaires congolais furent diplômés. On le voit une situation dont il n’y a pas lieu de se vanter. Quant aux hôpitaux, dans les territoires à l’intérieur du pays, chaque médecin avait son hôpital, parfois rudimentaire. Il y avait de un à quatre médecins (soit de l’état voire d’une entreprise ou encore d’une mission catholique ou protestante) pour un territoire grand comme la Belgique. Il n’y avait pas d’ambulance. Ce n’était donc pas fameux. Mais il y avait nombre de dispensaires dans les missions et des agents sanitaires parcouraient le pays, ce qui fait qu’au point de vue médical, la situation au Congo était comparable à d’autres pays africains.

PC: Quelle était la différence entre colonie scolaire et école ?

JM: "Les colonies d’enfants, baptisées plus tard colonies scolaires, étaient des établissements créés par l’état pour héberger des enfants, destinés à recevoir un enseignement rudimentaire en vue de leur incorporation dans la Force Publique. Actuellement, on dirait école avec internat. Elles étaient dirigées par des missionnaires catholiques et furent intégrées dans le système de l’enseignement catholique mis sur pied par ceux-ci et subventionné par l’état. On peut dire qu’au Congo, l’enseignement était l’affaire des missions catholiques jusqu’à la veille de l’indépendance."

PC: A votre connaissance, est-ce qu’un politicien belge n’a jamais émis l'idée d’une éventuelle commémoration des victimes Congolaises de la colonisation ?

JM: Non

PC: Les 100 ans de l’avenue de Tervuren ont été fêtés en grande pompe à BXL il y a quelques années. On serait tenté de penser que les belges ne connaissent pas les crimes qui se sont passés au Congo ?

JM: "Les Belges ne connaissent en effet pas les crimes qui se sont passés au Congo. Ils s’imaginent que leur système colonial était le meilleur d’Afrique. Alors que le contraire semble plutôt vrai…Beaucoup de Belges veulent pourtant savoir et liraient mes livres si la presse en parlait. C’est là que le bât blesse. Le seul article paru à ce jour sur mes écrits dans la presse francophone, est celui de la ‘Libre Belgique’ [ "Le rail: pages noires de l’histoire coloniale, article paru le 27juin 2000"]
source: www.cobelco.org
ICIJ - The International Consortium of Investigative Journalists
Pepsi, IKEA, AIG, Coach, Deutsche Bank, Abbott Laboratories and nearly 340 other companies have secured secret deals from Luxembourg that allowed many of them to slash their global tax bills. PWC involved.
Edited: 201411060126
see this link

The International Consortium of Investigative Journalists collaborated with more than 80 journalists in 26 countries in its Luxembourg Leaks investigation, exploring the secret tax deals global corporations have made with Luxembourg. For Belgium MO Magazine, De Tijd and Le Soir were involved in the investigation.PricewaterhouseCoopers has helped multinational companies obtain at least 548 tax rulings in Luxembourg from 2002 to 2010. These legal secret deals feature complex financial structures designed to create drastic tax reductions. The rulings provide written assurance that companies’ tax-saving plans will be viewed favorably by Luxembourg authorities.
Companies have channeled hundreds of billions of dollars through Luxembourg and saved billions of dollars in taxes. Some firms have enjoyed effective tax rates of less than 1 percent on the profits they’ve shuffled into Luxembourg.
Many of the tax deals exploited international tax mismatches that allowed companies to avoid taxes both in Luxembourg and elsewhere through the use of so-called hybrid loans.
In many cases Luxembourg subsidiaries handling hundreds of millions of dollars in business maintain little presence and conduct little economic activity in Luxembourg. One popular address – 5, rue Guillaume Kroll – is home to more than 1,600 companies.



Belga
Rik Daems haalde Belgacombaas Bellens en werd consultant
Edited: 200806050753
Door: redactie
5/06/08 - 07u53

Open Vld-volksvertegenwoordiger Rik Daems, van 1999 tot 2003 minister van Telecommunicatie, is in 2007 consultant geweest voor Belgacom. Hij moest het bedrijf bijstaan bij het zoeken naar mogelijkheden om zaken te doen in Qatar. Dat schrijft Le Soir.

Vergoeding plus onkosten
Zijn vergoeding zou bestaan uit een percentage voor het geheel aan investeringen dat door Belgacom zou gerealiseerd worden in Qatar, met een plafond van 50.000 euro. Alle kosten gemaakt door Daems tijdens de uitoefening van zijn contract zouden gedekt worden door het telecombedrijf.

"Niets gefactureerd"
Daems erkent het bestaan van het contract dat hem logisch lijkt. "Ik wil ook onderstrepen dat de missie vandaag beëindigd is, en dat er, zeer concreet, niets is gefactureerd aan Belgacom", aldus het parlementslid. Iets wat de operator bevestigt.

Licentie
Belgacom heeft nooit een investering aangekondigd in Qatar maar heeft geprobeerd er zich te vestigen. De naam van het bedrijf werd geciteerd voor de toekenning van een licentie voor mobiele telefonie.

Didier Bellens
In de entourage van Belgacom zijn sommigen verbaasd dat zo een gevoelig contract getekend kon worden met een ex-voogdijminister zonder dat de raad van bestuur werd ingelicht. Bovendien was het Daems die in 2003 Didier Bellens ging halen om van hem de baas van Belgacom te maken. (belga/jv)
HASQUIN Hervé
21 augustus 2005: Le Soir: Hervé Hasquin verdedigt zijn heteroseksualiteit
Edited: 200508210987
"Il n’y a pas de développement de l’humanité sans conjonction de l’homme et de la femme. Je revendique haut et fort mon hétérosexualité. Ce qui, dans l’ambiance du moment, me paraît parfois nécessaire. Il faut pouvoir s’affirmer. Sans complexe. Et je le fais parce que je n’aime pas les atmosphères de décadence comme celle de l’Empire romain."

Vertaald: "Er is geen ontwikkeling in de mensheid zonder het verbond tussen man en vrouw. Ik claim met klem mijn heteroseksualiteit. Wat mij, gegeven het klimaat van deze tijd, soms nodig lijkt. Men moet ergens voor durven staan. Zonder complexen. En ik doe het omdat ik niet houd van een klimaat van decadentie zoals in het Romeinse Rijk."

bron: wiki (201801070312)
Le Soir
BRUXELLES Un arrêt favorable à Sterop
Edited: 200504071620
BORLOO,JEAN-PIERRE
Page 6
Jeudi 7 avril 2005
BRUXELLES
Un arrêt favorable à Sterop
L'arrêt de la cour d'appel de Bruxelles est, dans les grandes lignes, favorable à Luc Eykerman et à son épouse. Les patrons du groupe pharmaceutique Sterop, autrefois accusés de vendre au tiers-monde des médicaments périmés, ont été acquittés pour la plupart des préventions (faux, escroquerie, vente de psychotropes, mauvais étiquetage...). Seuls subsistent trois faits mineurs pour lesquels la cour d'appel leur a juste accordé une simple déclaration de culpabilité. Les juges ont tenu compte du dépassement du délai raisonnable, les faits datant de 1992 à 1996. (J.-P. B.)
Le Soir
Bruxelles Un an de prison avec sursis pour Luc Eykerman Pharmacien faussaire condamné - STEROP
Edited: 200101101534
BORLOO,JEAN-PIERRE
Page 20
Mercredi 10 janvier 2001
Bruxelles Un an de prison avec sursis pour Luc Eykerman Pharmacien faussaire condamné
C'est au terme d'un jugement long et technique que Luc Eykerman et son épouse Rita ont tous deux été condamnés à un an de prison avec sursis pour une quantité importante de fraudes sur des médicaments. Tous deux ont déjà annoncé qu'ils iraient en appel de cette décision.
Après avoir répondu à tous les arguments de procédure, le président de la 55e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, Pierre Sprockeels, a détaillé toutes les préventions à charge du pharmacien d'industrie. Un déferlement de faux surgit de la lecture de son jugement: falsification de la date de péremption, reproduction frauduleuse de certificats d'analyse et recopiage intégral d'autres certificats... Ces documents laissaient croire erronément que des analyses avaient été refaites sur les produits vendus.
La société Sterop, du prévenu Eykerman, a également importé frauduleusement des produits, sans autorisation, et les a revendus en Belgique. Elle a, par ailleurs, détenu et vendu d'autres substances sans bénéficier de l'autorisation spécifique. D'autres préventions, déclarées établies, visent le respect des principes de bonnes pratiques de fabrication de médicaments. L'Inspection générale de la pharmacie avait aussi découvert des produits périmés dans les stocks de Sterop; le pharmacien aurait dû les supprimer.
Luc Eykerman est également condamné pour avoir commercialisé un lot en 1995 au départ d'un autre lot, datant de 1990 et ayant fait l'objet d'une manipulation - mention enlevée sur un coin de l'emballage pour y apposer d'autres mentions. Enfin, les prévenus sont encore condamnés pour avoir facturé et envoyé des médicaments mal étiquetés vers l'Afrique.
Les prévenus reconnaissaient une part des faits, mais ils parlaient d'erreurs et niaient l'intention frauduleuse. Ils criaient aussi au complot quand la RTBF a dénoncé ce trafic ainsi que l'appartenance de Luc Eykerman au Front national puis au Parti libéral chrétien.
Outre la peine de prison avec sursis, Luc Eykerman a aussi écopé d'une amende d'un million de francs et son épouse d'une amende de 400.000F. Ses trois sociétés sont civilement responsables.*
J.-P. B.
Belga
Gerecht verdenkt Dexia Bank van hulp bij fiscale fraude via CREGEM
Edited: 200010120001
Het gerecht van Charleroi heeft aanwijzingen dat het Gemeentekrediet, nu Dexia Bank, in het midden van de jaren negentig zijn klanten via zijn Luxemburgs filiaal Cregem hielp de fiscus te ontduiken. Het parket van Charleroi wil het dossier afsplitsen en aan het Brusselse parket doorspelen. Dat meldden de Financieel-Economische Tijd en Le Soir gisteren.

Het Gemeentekrediet-dossier vloeit voort uit het Cregem-onderzoek dat het parket in mei 1995 aan rechter Lenoir toevertrouwde. Een anonieme tipgever meldde dat het Gemeentekrediet zijn klanten naar zijn Luxemburgse dochter Cregem begeleidde.

Dexia Bank liet gisteren weten dat ze haar volledige medewerking verleent bij het onderzoek.

Volgens de woordvoerster onderzoekt de juridische dienst van Dexia de zaak, maar is er weinig nieuws aan de hand.

,,Het onderzoek naar mogelijke belastingfraude via het filiaal Cregem ging al in 1995 van start bij het parket van Charleroi. Het dossier naar mogelijke fraude door het hele banknet, meer bepaald rond de mogelijke ontduiking van successierechten, dateert van 1999 en is in handen van de Brusselse onderzoeksrechter Van Espen'', verduidelijkt ze. Via de techniek van antidatering van de afsluiting van deposito's zouden klanten-erfgenamen ontsnapt zijn aan het betalen van erfenisrechten.

De bank wil verder op de inhoud van de feiten niet ingaan ,,zolang het onderzoekt loopt''.
Le Soir
Le PLC est bien un parti d'extrême droite
Edited: 199803201524
n.c.
Page 3
Vendredi 20 mars 1998
Jugement du tribunal de Liège favorable au «Soir» Le PLC est bien un parti d'extrême droite Le 19 mai 1995, «Le Soir» recensait les petits partis candidats aux élections du 21mai 1995.
Sur les listes BEB et Ralbol, nous avions repéré le nom de Luc Eykerman.
Nous écrivions que celui-ci a fugacement fait partie du FN et qu'il est l'animateur du PLC, que nous classions à l'extrême droite.
Comme le décrit le Crisp («Courrier» n o1350), le PLC (Parti libéral chrétien, rebaptisé Parti de la liberté du citoyen) a été fondé en octobre 1982, dans le prolongement du Cepic, émanation droitière du PSC.
Refusant d'être qualifié d'homme d'extrême droite , M.
Eykerman a saisi la justice en 1996.
Ce 17 mars, le tribunal de première instance de Liège a donné raison au «Soir».
Le juge donne acte à M.
Eykerman de ce qu'il conteste fermement être un homme d'extrême droite et se présente comme l'animateur d'un «mouvement qui allie le libéralisme économique à la mode thatchérienne à la philosophie chrétienne à la mode de l'ancien parti catholique».
Mais le tribunal ne relève pas, dans notre chef, une faute en cataloguant le demandeur et son parti comme faisant partie de l'extrême droite.
Pour M.
Eykerman, ce qualificatif l'assimile à un néo-fasciste , à un admirateur, un continuateur de Hitler ou Mussolini .
Le juge réplique: Contrairement ce que feint de croire le demandeur, l'extrême droite ne contient pas uniquement des mouvements néo-nazis.
S'y rencontrent (...) diverses factions aux objectifs parfois sensiblement différents.
Le tribunal accorde à la presse le droit de «cataloguer» un homme public lorsqu'il s'agit de «présenter au lecteur une vision globale du paysage politique belge».
Toute catégorie étant forcément arbitraire (ce que le lecteur n'ignore pas), ce sont (...) des tendances qui doivent être relevées, les points de convergence et non les oppositions mineures entre mouvements rivaux, à peine de créer autant de catégories que de mouvements politiques.
La défense a produit au tribunal un document prouvant la participation d'Eykerman, en juillet 1989, à une commission de travail du Front national.
Le juge note que l'intéressé lui-même admet que ce parti auquel il a adhéré fugacement ou très fugacement mérite l'appellation de parti d'extrême droite. «Le Soir» a aussi évoqué la participation d'Eykerman, en février 1996, à un dîner-débat organisé par Marguerite Bastien (en présence d'Yvan Blot, député européen FN, de Roger Nols et de M.
Escada, président d'Unie).
Eykerman dira avoir accepté l'invitation de Bastien en raison de son passé de haut magistrat et de «sa longue présence parmi les proches de M.
Gol au PRL».
Mais, pour le juge, le demandeur n'ignorait pas les sympathies, en 1996, de Mm e Bastien, député FN.
Dirigeant de sociétés pharmaceutiques (Sterop), Eykerman invoqua le fait que ses activités commerciales sont largement centrées sur l'Afrique et qu'il emploie de nombreux étrangers. L'argument n'a pas empêché le juge de relever que son parti prône le renvoi des clandestins, chômeurs et délinquants.
Que ses publications (dont «Liberté») se caractérisent par un discours agressif, méprisant, virulent et simplificateur de type «tous pourris; coup de balai» tandis qu'il présente, sur le fond, un certain nombre d'analogies avec celui de partis qui sont habituellement étiquetés d'extrême droite.
Et que, dans certains articles, le PLC juge vital pour notre industrie de se séparer progressivement (...) de sa population immigrée, culturellement sous-développée.
Eykerman estimait encore que nos sources (dont le Crisp) étaient engagées politiquement et a priori hostiles .
Le juge a estimé que le Crisp était une source d'information sérieuse .
Etant donné les opinions professées par M.
Eykerman, les relations qu'il affiche, son parcours et l'analyse du Crisp, le juge a donc donné raison au «Soir».
MEUWISSEN Eric
Il y a juste deux siècles, le tiers de la superficie du Brabant wallon changeait de propriétaire suite à des opérations immobilières inouïes
Edited: 199801170634
Le Soir, Samedi 17 janvier 1998, Page 37
Les bourgeois de Bruxelles ont roulé les paysans du cru
Une « opération satanique d'anticléricaux» aux origines de l'implantation de la bourgeoisie bruxelloise dans le Brabant wallon ? Pas si simple.
Les touristes qui visitent l'abbaye de Villers se demandent souvent pourquoi ce site jadis si opulent est devenu une telle ruine ? Et pourquoi les bois qui ceinturent Villers appartiennent à la famille Boël qui règne encore, au départ de la ferme du Chenois (notre photo), sur un domaine de plus de 2.000 ha ?
La réponse se trouve tout simplement dans la vente des biens nationaux. A savoir la vente dans la foulée de la Révolution française de biens d'origine ecclésiastique (2.885 ha pour l'abbaye de Villers par exemple). Une vente sur laquelle l'historien François Antoine (30 ans) s'est penché à travers sa thèse de doctorat (ULB) (1). Elle nous permet de mieux comprendre pourquoi par la suite le Brabant wallon fut plus que n'importe qu'elle autre région, placé dans une grande dépendance à l'égard de Bruxelles et comment il généra des flux financiers des campagnes vers la ville, de l'agriculture vers l'industrie. Bref, une étude très fouillée (dont nous n'abordons ici qu'un des nombreux aspects) et qui nous donne une des explications de la présence de grandes propriétés foncières en Brabant wallon. Des grandes propriétés qui ne furent pas étrangères à l'installation de l'UCL à Ottignies, ou encore à la concentration anormalement élevée de golfs dans la nouvelle province.
«UNE ORGIE FINANCIÈRE»
On y apprend ainsi qu'entre 1796 et 1801 plus de 30.000 hectares ont changé de mains en Brabant wallon ! Cela équivaut au tiers de la superficie de la région (Genappe détient le pompon avec plus de 3.400 ha vendus, suivi de Braine-l'Alleud 2.772 ha, Jodoigne 2.431 ha, Grez 2.379 ha...). Une incroyable mutation foncière qui a eu pour conséquence de transférer la grande propriété des mains des abbayes à celles de la bourgeoisie bruxelloise. Certains historiens évoquèrent «une opération satanique d'anticléricaux» venus de France dilapider les plus beaux joyaux de nos régions. D'autres parlèrent de «véritables orgies financières». A chaque fois, l'historien fait la part des choses même s'il ne cache pas que ces ventes donnèrent lieu à des spéculations scandaleuses, effrénées et extrêmement lucratives qui permirent aux plus «audacieux» de se constituer en quelques années des fortunes colossales. Que l'on pense au fameux Mosselman, ancêtre de la reine Paola, à Maximilien Plovits, né sans fortune, et bientôt propriétaire d'une partie du couvent des Carmes à Wavre et de la ferme de Mellemont à Thorembais...
Cette vente des biens nationaux eut pour conséquence de maintenir le «régime des grandes fermes» puisque la plupart des grands ensembles agricoles ont été aliénés en bloc. Le résultat en fut le maintien en Brabant wallon des structures rurales d'Ancien Régime et l'émergence d'une agriculture de type capitaliste. Nous sommes là aux antipodes des aspirations jacobines de redistribution de la propriété foncière à l'avantage de la paysannerie. Paradoxe d'une révolution !
DU CASH POUR MONTER DES AFFAIRES
La grande bourgeoisie bruxelloise put grâce à ce tranfert de propriété préparer sa mainmise politique et économique sur tout le XIXe siècle. La classe des négociants manufacturiers est ainsi parvenue à utiliser les biens ecclésiastiques sis en Brabant wallon notamment comme un puissant levier pour favoriser leur passage du négoce à l'industrie. En d'autres mots, les biens nationaux permirent aux bourgeois d'avoir du cash pour monter des affaires.
Prenons le cas de Daniel-Patrice Hennesy qui réinvestit ses profits en acquérant par exemple les papeteries de La Hulpe ou de Pierre-François Tiberghien qui convertit en vastes ensembles industriels textiles l'abbaye d'Heylissem. Dès lors, on ne s'étonnera pas de voir que ce sont ces grands acheteurs de biens nationaux (ou leurs fils) qui «mirent la main» sur la Société Générale et qui contrôlèrent l'économie du pays durant une bonne partie du XIXe siècle. Le meilleur exemple étant celui du châtelain d'Argenteuil, Ferdinand de Meuûs, gouverneur de la Société Générale, et dont le père fut un des « fossoyeurs du monachisme» pour reprendre une expression imagée et polémique de l'époque.
ERIC MEUWISSEN
(1) François Antoine : «La vente des biens nationaux dans le département de la Dyle». Archives Générales du Royaume. 1997. 545 pages. 850 F. Renseignements : 02-513.76.80.
TESSENS Lucas
Beknopte historiek van De Persgroep (tot 1995) - Uittreksel uit 'De Vlaamse Media. Een sector in de stroomversnelling'
Edited: 199511001461
Beknopte historiek :

Op 7.6.1888 wordt te Brussel het dagblad Het Laatste Nieuws gesticht ter gelegenheid van de wetgevende verkiezingen van 12.6.1888. Het blad, dat slechts twee pagina's telde, wordt verkocht tegen een prijs van 2 cent ("centenblaadje"). De eerste nummers verschenen onder leiding van een comité onder wie Julius Hoste sr (°Tielt, 25.1.1848 - +Brussel, 28.3.1933). Onmiddellijk na de verkiezingen zet vader Hoste de publikatie van het nieuwe dagblad alleen verder. Daarin polemiseerde hij hevig tegen de klerikalen, de franskiljons en het sociale onrecht. In 1897 wordt het dagblad De Nieu¬we Gazet gesticht. In 1900 richt Julius Hoste te Brussel het dagblad 'Vlaamsche Gazet' op, bedoeld voor de liberale intelligentsia. In 1914 verdwijnt dit dagblad. Tijdens WO I vallen ook de persen van Het Laatste Nieuws stil. Na de eerste wereld¬brand wordt vader Hoste opgevolgd door zijn zoon, Julius Hoste junior. Hoste jr had aan de VUB rechten gestudeerd en deed er zich door zijn welsprekendheid opmerken in de Vlaamsgezinde kringen. Hij gaf de krant een volkser en gematigder karakter en mede daardoor steeg de oplage pijlsnel (van 63.000 in 1919 naar 285.557 in 1939). Julius Hoste jr wordt in 1936, als extra-parlementair, minister van Onderwijs in de regering Van Zeeland; in 1937 treedt hij in de regering Janson; tijdens WO II hij als staatssecretaris in de regering Pierlot te Londen. Na WO II wordt hij liberaal senator tot aan zijn plotse overlijden op 1.2.1954. Slechts dan wordt de NV Uitgeverij Hoste opgericht en dit onder leiding van dhr Albert Maertens. Voordien was Het Laatste Nieuws immers de persoonlijke eigendom van Julius Hoste jr. Op 3.5.1955 komt ook de "Stichting Het Laatste Nieuws" tot stand; die stichting moet - aldus de wens van de overledene - waken over het behoud van de geest en het eigen karakter van het blad. De schoonzoon van Julius Hoste jr., dhr Frans Vink, treedt aan en wordt weldra directeur-generaal van de uitgeverij.

Op 7.11.1957 koopt Uitgeverij Hoste 90 % van de aandelen van De Nieuwe Gazet (Antwerpen), die tot dan toe in handen waren van de Burton Uitgeverij NM (familie Burton), en vertrouwt de leiding van De Nieuwe Gazet toe aan dhr Frans Grootjans.
Op 12.12.1958 wordt Zondag¬nieuws door Uit¬geverij Hoste gelanceerd. Op 1.5.1962 lan¬ceert men het week¬blad Kwik. Op 12.7.1963 versmelt de Burton Uitgeverij De Nieuwe Gazet volledig met de NV Uitgeverij Hoste. Op 7.1.1967 wordt het Franstalig weekblad Sport door Hoste gelanceerd. Op 18.1.1967 verschijnt de nederlandstalige tegenhanger Sport. In 1969 wordt het weekblad Telstar door Het Laatste Nieuws gelanceerd. In 1971 grijpt een fusie plaats tussen twee weekbladen van de Hoste-groep: Telstar wordt opgeslorpt door Zondagnieuws. In 1976, na het faillissement van de Standaard-groep, kan de groep Maertens-Van Thillo-Brébart, een aantal weekbladtitels kopen van de curatoren. Hieronder Ons Volk, Chez Nous, Echo de la Mode, e.a. Aanvankelijk had deze groep ook voorstellen gedaan om, parallel aan de redding van de dagbladen van de Standaardgroep door dhr A. Leysen en co, een oplossing te zoeken voor de weekblad-poot, inclusief personeelsovername, 677 man, en koop van de infrastructuur. Voor de weekbladen kon toen echter geen 'waterdicht schot' met het verleden worden gecreëerd wegens panden op titels. In de jaren daarna gaat het niet goed met de Uitgeverij Hoste. Het Laatste Nieuws lijkt een beetje ingedommeld en is duidelijk aan een herpositionering toe tegenover Het Nieuwsblad van de Standaardgroep. Over het boekjaar 1984 lijdt Hoste zelfs plots een recordverlies van 117 miljoen BEF. Ook de weekblad-poot Het Rijk der Vrouw/Femmes d'Aujourd'hui wordt continu geplaagd door hoge verliezen (-164 miljoen in 1983, -347 miljoen in 1984, -17 miljoen in 1985) en genereert bijgevolg geen enkele return voor Hoste. (zie onze balansanalyse van eind oktober 1986 zoals medegedeeld aan de voorzitter van de NFIW)
In de jaren tachtig verzet Uitgeverij Hoste zich heftig tegen elk plan om commerciële tv in Vlaanderen op te starten. Dit niettegenstaande het feit dat binnen de Vlaamse Executieve de liberale coalitiepartner hard aan de kar duwt om het project doorgang te doen vinden. Door toedoen van de familie Van Thillo en op aandringen van niet aflatend protagonist Jan Merckx wordt de uitgeverij toch bij de plannen van de Vlaamse Media Maatschappij betrokken en op 28.11.1987 behoort de groep dan toch tot de medeoprichters van VTM. Ondertussen werd wel op 15.11.1984 het weekblad Dag Allemaal door de NV Sparta op de markt gebracht. Dit weekblad zou gaandeweg, en parallel met VTM, tot een succes zonder voorgaande uitgroeien. In januari 1989 neemt de groep Hoste De Morgen op. Deze overname wordt volbracht onder het mandaat van dhr Rik Duyck, directeur-generaal. Op 17.9.1989 fusioneren Dag Allemaal en Zondag Nieuws inhoudelijk. Op 5.9.1990 gaan de titels Het Rijk der Vrouw en Femmes d'Aujourd'hui over in handen van de Internationale Uitgeversmaatschappij (IUM). Tengevolge hiervan stopt Publicité d'Aujourd'hui vanaf 1.1.1991 met zijn aktiviteiten. Kiosk, behorend tot de groep IP-Havas, neemt de regie van Dag Allemaal en van Joepie in handen (verder verzorgt Kiosk de acquisitie van reklame voor Le Moniteur de l'Automobile/Autogids, Ciné Télé Revue, Téléstar, 7 Extra, Top Santé, Goed Gevoel, Time en Madame Figaro). De keuze van deze regie is strategisch van aard en heeft alles te maken met de druk op de magazine-tarieven vanwege de aankoopcentrales voor publiciteit ('centrales d'achat') die in de jaren tachtig ook in België tot wasdom zijn gekomen. Ook het aanbieden van een nationale dekking - een klassieke vraag van de adverteerders - is een belangrijke drijfveer geweest. In 1990 verkoopt Frans VINK zijn 33%-aandeel in de groep Hoste aan de Van Thillo's. In hetzelfde jaar vervangt de zeer jonge Christian Van Thillo Rik Duyck aan het hoofd van de groep. Op 20.6.1991 wordt de ASAR-drukkerij met 320 werknemers op bekentenis failliet verklaard na een ingewikkelde herstruktureringspoging tussen Aurex, Finimco, Edibel en met hulp van de GIMB (Brussels Gewest). De laatste jaren gaat het goed met de groep en worden er voor Het Laatste Nieuws/De Nieuwe Gazet oplagestijgingen genoteerd (zie bijlage). Op 19.2.1993 wordt het verlieslatende Lotus Reizen - reisagent met 23 kantoren - verkocht was aan United Professionals rond de Antwerpse investeerder Paul Pierre. Hoste bevestigt hiermee de wil om zich uitsluitend op de 'core business' te richten. Medio november 1993 komt hoofdredacteur Karel Anthierens over van Het Volk (zie aldaar).
De vennootschap raakte eind 1993 betrokken bij de alliantie 'Belgian Multimedia' (Hoste, Belgian Media Holding, Concentra, Rossel-Le Soir, telecom-groep US West ) die de uitgave van de 'Gouden Gids' wilde gaan realiseren maar Belgacom besliste zelf als uitgever te gaan optreden. Begin mei 1994 stopt De Persgroep het project "De Week" (weekendkrant genre Sunday Times) in de koelkast. Tijdens het WK-voetbal '94 (juni-juli) verkoopt HLN zijn Limburgse editie aan 20 i.p.v. aan 26 BEF hetgeen bij Het Belang van Limburg uiteraard niet in goede aarde valt. In augustus 1994 verklaart De Persgroep geïnteresseerd te zijn in samenwerkingsverbanden met 'Het Volk'. In september 1994 start HLN in de provincie Oost-Vlaanderen met een grootscheepse promotiecampagne, ondersteund door VTM-spots, waarbij men stafkaarten van de provincie in het dagblad aantreft.

De NV De Nieuwe Morgen, opgericht op 15.1.1987, is de uitgever van het dagblad 'De Morgen', gesticht op 1.12.1978 door NV De Roos, een uitloper van het faillissement van 'Volksgazet' . De vennootschap groeide uit het faillissement van de SV De Morgen die op 30.10.1986 de boeken neerlegde. De SV De Morgen had op 1.6.1981 al de aktiviteiteiten van de NV De Roos overgenomen en werd tot 19.3.1985 op de persen van Het Licht te Gent gedrukt. Op die datum komt het dagblad uit in tabloid-formaat en wordt gedrukt op de persen van Nevada-Nimifi. Tengevolge daarvan moet Het Licht eind 1985 de boeken neerleggen. Het noodlijdende dagblad werd midden januari 1989 door Hoste overgenomen en verschijnt sinds 1.1.1991 op groot formaat aangezien het gedrukt wordt op de persen van Hoste. De onderhandelingen daarover dateren van medio 1988 toen eens temeer gebleken was dat de financiële toestand fel achteruitging. De helft van de titel, in het bezit van de NV Studin werd op 16.1.1989 overgedragen aan de NV De Nieuwe Morgen voor een symbolische frank. De tweede helft van de titel, in het bezit van de CV D.O.P. werd op 19.12.1989 omgezet in kapitaal (inbreng in natura) ten belope van 4 miljoen frank. Op 1.7.1991 werd de editie 'Vooruit' (°1884) opgegeven. Op 4.12.1991 neemt Dhr Paul Goossens ontslag als hoofdredacteur maar blijft editorialist. Dhr Piet Piryns volgt hem op. Eind 1992 ontstonden moeilijkheden tussen de leiding van Hoste en de redactie over het afsluitingsuur van de kopij (dead-line). Sindsdien is er van de NV Drukkerij Het Volk een aanbod gekomen om de krant te gaan drukken. De gesprekken hierrond zijn nooit gefinaliseerd (noteer dat het samenwerkingsverband tussen Hoste en De Morgen liep tot eind 1993). Ondertussen heeft de hoofdredactie ontslag genomen en werd redacteur Walter De Bock aangesteld tot hoofdredacteur a.i. 1993 was niet goed voor De Morgen. De Morgen ging stelselmatig achteruit qua betaalde verspreiding en de merkreklame stagneerde op een te laag peil (zie grafiek in de bijlagen). In 1993 hebben wij dan ook volgende stelling naar voor gebracht : "Naar onze mening zou De Morgen overigens beter af zijn in een WEEKBLADFORMULE. De redactionele aanpak leent zich ook uitstekend om die stap te zetten. De opiniewaaier hangt immers niet - zoals traditionalisten onterecht menen - samen met de periodiciteit van een medium. Reeds in november 1986, ten tijde van het faillissement van De Morgen, hadden wij deze idee gelanceerd. Als overgangsmaatregel zou men de perssteun die De Morgen nu geniet kunnen blijven uitkeren. Bedrijfseconomisch lijkt ons de weekbladformule veel haalbaarder omdat het break-even-point veel lager ligt dan in de dure dagbladformule." Begin 1993 heeft De Morgen aan Andersen Consulting een beleidsadvies gevraagd. Het is onbekend of deze doorlichting veel resultaat heeft opgeleverd.

Tegenover ons bevestigde het management van De Persgroep medio februari 1994 nogmaals dat de verkoopintentie voor De Morgen gehandhaafd blijft. Hoste houdt De Nieuwe Morgen overigens buiten de consolidatiekring omdat "de aandelen uitsluitend gehouden worden met het oog op latere vervreemding" .
Terwijl de andere dagbladen op 1.10.1993 hun prijs voor een los nummer verhoogden bleef De Morgen staan op 30 BEF. Op 12.10.1993 houdt de 'Antwerpse De Morgen' (°1.3.1983) op te bestaan. De overnamegesprekken raakten in het slop.
Voor de eerste drie maanden van 1994 meldt De Morgen een licht gestegen verkoopcijfer (23.783 ex.), voornamelijk te wijten aan een stijging van het aantal abonnementen. Medio september 1994 verklaart dhr Christian Van Thillo dat de verkoop van De Morgen geen prioriteit meer is voor de Persgroep. Terzelfdertijd raakt bekend dat de krant per 1.10.1994 een nieuwe hoofdredacteur krijgt : Humo-journalist Yves Desmet (°1960), die vroeger ook al bij De Morgen werkte als politiek verslaggever .
Sindsdien gaat het qua verkoop beter met De Morgen. In de periode juli 1994 - juni 1995 werden gemiddeld 27.161 ex. verkocht. Het dagblad moet echter een relatief hoge gedrukte oplage (39.455 ex.) in de markt zetten om de verkoop te ondersteu¬nen. Met een verspreidingspercentage dat op 68,8 % ligt scoort De Morgen het laagst van alle Vlaamse dagbladen. Gezien de gestegen papierprijzen is dit een kwalijke zaak. De vastgestelde zwakte kan vele oorzaken hebben maar wijst toch in de richting van een moeilijk verlopende fidelisering van de lezer.


Noot over het faillissement van Volksgazet:
Op 14.7.1978 waren de vennootschappen Excelsior en Ontwikkeling, resp. drukkerij en uitgeverij van het socialistische dagblad 'Volksgazet' (°3.6.1914 - +18.7.1978) in faling verklaard. De rechtbank van koophandel bracht bij vonnis van 27.7.1978 de datum van staking van betaling op 14.1.1978, de klassieke 6 maanden. Een nieuwe vennootschap 'De Roos', opgericht enkele dagen na het faillissement kreeg van de curatoren de toelating om de uitgave verder te zetten tot 15.9.1978. Problemen met de overname van personeel en het niet vrijgeven van de titel leidden echter tot de definitieve stopzetting van de uitgave op 18.7.1978. (uit : X, De teleurgang van Volksgazet, in : De Pers/La Presse, nr 98, Brussel, BVDU/ABEJ, juli 1978, blz. 7). Zie ook : VAN WASSENHOVE, Ph., (De) Volksgazet, (onuitgegeven verhandeling), RITCS, Brussel, 1979, 248 blz. (dit goed gedocumenteerde werk, geschreven kort na het verdwijnen van 'Volksgazet', bevat bovendien een uitgebreid bronnenoverzicht) (ref MERS 19790426).
Tessens Lucas
Roularta: een beknopte historiek (tot 1994)
Edited: 199408000961
Het ritme waarmee de Roularta-groep ingrijpt in de eigen structuur, samenwerkingsverbanden smeedt, zelf titels lanceert of in joint venture, ze opkoopt, samen¬voegt of afvoert, is opmerkelijk.

De beknopte historiek illustreert dit ten overvloede :

De Roularta-groep ontstond bescheiden in januari 1954 uit het samengaan van 'De Roeselaarse Weekbode' (300 ex.) en 'Advertentie' (10.000 ex.), twee lokale weekbladen die werden overgeno¬men door Dr. Jur. Willy De Nolf (°Eine, 28.12.1917 +Leuven, 6.10.1981). Vandaag is de groep aktief in volgende sektoren : drukkerij, nieuwsmagazi¬nes in beide landstalen, weekbla¬den voor managers en bedrijfsleiders, magazines voor de industrie, sportbladen, seniorentijd¬schriften, jaarboeken, tijdschriften die zich richten tot jonge gezinnen met kinderen, betalende regionale weekbladen, gratis huis-aan-huis-bladen die een quasi volledige dekking van Vlaande¬ren ver¬zekeren, boekenuitge¬verij en boekenclub, evenementen-organisatie, media-research en media-advies, publiciteitsregie voor de eigen bladen en die van derden, regionale televisie.

In 1955 wordt gestart met twee nieuwe edities 'Izegem' (13.000 ex.) en 'Tielt' (14.000 ex.) naast de inmiddels omgedoopte editie 'Advertentie Roeselare' (25.000 ex.). In 1956 is de 'Roeselaarse Weekbode' uitgegroeid tot buiten de stadsgrenzen en wordt de naam gewijzigd in 'Weekbode'; een tweedehands-typo-rotatiepers wordt aangekocht. In 1957 wordt het concurre¬rend lokale weekblad 'De Mandelbode' overgenomen. In 1958 start de 4de editie van 'Adverten¬tie' : Ieper (21.000 ex.). De capaciteit van de drukkerij wordt opgevoerd door de aankoop van een tweede typo-rotatiepers. In 1960 wordt het weekblad 'De Oude Thorhoutenaar' overgeno¬men en omge¬vormd tot de 5de streekeditie. In 1963, na jaren van groei, wordt besloten een nieuwe drukkerij te bouwen aan de Meiboomlaan te Roeselare, ook vandaag nog het hoofdkwar¬tier van de groep.
In 1964 wordt 'Advertentie Groot-Antwerpen' (178.000 ex.) gelanceerd en daarmee treedt Roularta voor het eerst buiten haar geboortegrond West-Vlaanderen. Begin 1965 wordt met de uitgave van 'Advertentie Groot-Gent' (87.000 ex.) gestart. Tussen 1965 en 1971 worden nog volgende edities uitgebouwd van de groep huis-aan-huisbladen die toen de naam GROEP E3 - verwijzend naar deze belangrijke verkeersader, thans E17 - kregen opgeplakt : E3 Diksmuide (1966; 9.000 ex.), E3 Veurne (1967, 16.500 ex.), E3 Groot-Brugge (80.000 ex.), Waasland (75.000 ex.), Eeklo (29.000 ex.), Zuid-Vlaanderen (90.000 ex.), Vlaamse Ardennen (1968). In 1969 bereikt de wekelijkse oplage van deze bladen meer dan 1 miljoen exemplaren. In 1970-1971 worden de resterende streken afgedekt : Groot-Aalst, Dendermonde, Ninove, Geraardsber¬gen, Leuven, Mechelen, Oostende. Parallel worden regionale bureaus opgericht die instaan voor de publiciteitsacquisitie. Het spreekt vanzelf dat de bestaande regionale weekbladen uit de veroverde streken deze opgang met node aanzien. Een tweede bemerking is deze : via de uitgave van een zeer dicht netwerk van huis-aan-huis-bladen in geheel Vlaanderen ontwikkelt Roularta een diepgaande know-how van de publici¬teitsmarkt en van het economisch weefsel van het gewest.
Met de overname van 'Het Ypersch Nieuws' verovert 'De Weekbode' een belangrijk nieuw territorium. De drukkerij wordt dan ook uitgebreid met nog een nieuwe rotatiepers, ditmaal met kleurmogelijkheid. Het kapitaal wordt daartoe overigens opgetrokken tot 25 miljoen BEF.

In februari 1971 wordt 'Knack' gelanceerd. Vanaf 1972 neemt de zoon van dhr Willy De Nolf, dhr Rik De Nolf, de magazine-poot van Roularta onder zijn hoede. Ook diens zwager, dhr Leo Claeys, zoon van Louis Claeys uit Zedelgem, treedt aan in de groep en neemt de technische zaken van de drukkerij ter harte. 'Knack' vestigt zich te Brussel en, eveneens in de hoofdstad, wordt een bureau voor nationale reklameregie geopend. 'Knack' wordt de springplank naar de nationale uitbouw van Roularta. Tegelijkertijd (1972) wordt de drukkerij uitgebreid met offset-kleurenpersen (rotatie- en vellendruk) en wordt het kapitaal op 110 miljoen BEF gebracht.
Op 15.3.1975 wordt Trends, een financieel-economisch veertiendagelijks blad, op de markt gebracht. In 1976 verschijnt de franstalige tegenhanger 'Tendances'. Het betreft echter geen vertaling van 'Trends'. Beide bladen hebben onafhankelijke redacties en kunnen daardoor de verschillende gevoeligheden van de beide landsdelen ook beter bespelen. Daarmee zet Roularta de eerste stap over de taalgrens, wat toen zeker geen evidentie was. 1976 is ook het jaar van de lancering van 'Family' (h-a-h, vierkleuren, magazineformaat, 1,1 miljoen ex.). Ook de Weekbode-groep wordt aangevuld met een Tieltse editie : 'De Zondag'.
In 1977 wordt er weer gebouwd : een produktiehall van 5.000 m² en voorzieningen voor het personeel, ondertussen reeds 350 man te Roeselare. De drukkerij is volledig overgegaan van lood naar fotografisch zetwerk. In maart 1978 wordt een nieuwe Harris-kleurenrotatiepers voor o.a. de magazines in gebruik genomen. In 1979 wordt verder geïnvesteerd in fotografische zetap¬paratuur en wordt de administratie voorzien van een geïntegreerd computernetwerk. Ook in 1979 krijgen de oude 'Advertentie'-bladen een nieuwe 'look' en wordt de titel gewijzigd in 'De Streekkrant'. De oplage ligt dan op 2,1 miljoen exemplaren, gespreid over 44 edities en 10 lokale kantoren in Vlaanderen. De Weekbode-groep wordt uitgebreid met een 8ste editie via de overname van 'De Zeewacht' en in 1981 neemt dit weekblad het 'Nieuwsblad van de Kust' over. Inmiddels was op 20.3.1980 "Sport Magazine" gelanceerd. Twee nieuwe Harris-offset krantenpersen worden geïnstalleerd zodat alle edities van 'De Streekkrant' in eigen huis kunnen gedrukt worden. In het begin van de jaren 80 begint de groep aan de juridische opsplitsing van haar structuren. In 1981 wordt gestart met een wekelijkse extra-bijlage bij 'Knack', een city-magazine voor Antwerpen : 'Knack-Antwerpen'. In februari 1981 lanceert Roularta een franstalige tegenhanger van 'Sport Magazine'. In september 1981 lanceert Roularta 'De Sportkrant', een sportweekblad voor West-Vlaanderen. Op 6 oktober 1981 ontvalt de stichter van de Roularta groep, dhr Willy De Nolf, aan de familie en aan het bedrijf; hij wordt onder massale belangstel¬ling ten grave gedragen : plots wordt duidelijk welke invloed uitgaat van de groep. Zijn echtgenote, Marie-Thérèse De Clerck, neemt echter de rol van mater familias in de beste Westvlaamse industriële traditie over. Begin 1982 wordt 'De Nieuwe Boekenkrant' gelanceerd. In mei 1982 wordt het 'Belang van West-Vlaanderen' opgericht : het gaat hier om een samenwerkingsakkoord voor de werving van merkreklame tussen Roul¬arta en het 'Brugsch Handelsblad' (van de familie Herreboudt; niet alle leden van deze familie zijn even blij met deze samenwerking waarin zij enkel de voorbode zien van een dreigende overname). Later zal deze benaming gecontesteerd worden door 'Het Belang van Limburg' (Concentra) en wordt de naam gewijzigd in 'Krant van West-Vlaanderen' (september 1982). Op 24 februari 1983 wordt een franstalig nieuwsweekblad, 'Le Vif Magazine', op de markt gebracht dat het instituut 'Pourquoi Pas ?' van Marc Naegels naar de kroon steekt op de Brusselse markt . In maart 1984 wordt 'Industrie Magazine' gelanceerd in samenwerking met de uitgeverij Biblo. Daarmee slaat de groep een nieuwe weg in : deze van de joint-ventures. In 1984 wordt ook het kwaliteitsblad 'Culinair' overgenomen, dat twee jaar later zou overgaan in het hernieuwde VTB-blad 'Uit' (1986). In 1985 is 'De Weekbode'-groep nogmaals aan uitbreiding toe met de overname van 'De Torhoutse Bode' (°1860) van de familie Becelaere. Het blad wordt samengesmolten met 'De Torhoutenaar'.

In februari 1986 sluit 'Le Vif' een samenwerkingsakkoord met de Franse groep L'Express en wordt de titel gewijzigd in 'Le Vif-L'Express'; het weekblad wordt bovendien aangevuld met een bijlage 'Weekend L'Express'. Daarmee volgt 'Le Vif' het voorbeeld van 'Knack' dat in 1984 ook zo'n gekoppelde bijlage kreeg (gegroeid uit de zelfstandige uitgave 'Weekendblad' die op 3.1.1983 op de markt was gebracht). Ook 'Sport Magazine' (°1980) ondergaat in 1986 een gedaanteverwisse¬ling : via een samenwerking met Hoste, toen nog in handen van de 'groep Vink', wordt het omgewerkt tot Sport 80, later Sport 90, dat wekelijks verschijnt. In 1990 wordt de participatie van uitgerij Hoste overgenomen, en in 1992 leidt een nieuwe samenwer¬king met het grote Rossel (Le Soir) tot het ontstaan van twee magazines : 'Sport Magazine' voor de algemene sport, en 'Voetbalmagazine' (°5.8.1992) als gespecialiseerde evenknie. Beide bladen verschijnen in de twee landstalen. In 1987 nemen 'Trends' en 'Tendances' de wekelijkse periodiciteit aan. In datzelfde jaar wordt de formule 'Deze week in ..." uitgewerkt, gericht op de grote Vlaamse steden. Op 28 oktober 1987 wordt de NV Vlaamse Televisie Maatschap¬pij (VTM) voor de notaris opgericht en daarin neemt Roularta een participatie van 11,11 %. In 1988 ontstaat het adviesbureau 'Top Consult' (zie verder). In 1988 wordt 'Pourquoi Pas ?' (°1910) overgenomen, volgens het vakblad 'Pub' voor 360 miljoen BEF. Het blad had het aartsmoeilijk gekregen door de onverbiddelijke concurrentie van 'Le Vif/L'Express' ('PP ?' wordt op 6.1.1989 gekoppeld aan 'Le Vif'). Deze overname zet in franstalig België veel (politiek) kwaad bloed (en het is zeer wel mogelijk dat deze overname de rechtstreekse aanleiding is geweest tot de latere politiek geïnspireerde lancering van 'L'Instant' op 7 september 1991 - zie onze bespreking van de groep TVV/EFB). Eveneens in 1988 wordt 'Baby' overgeno¬men en lanceert Roularta in samen-werking met het Parijse Bayard Presse de dubbeltitel 'Onze Tijd' en 'Notre Temps', een maandblad voor senioren, op de Belgische markt. En aan de overnames - vooral van regionale bladen - lijkt geen eind te komen : 'De Aankondiger' (1989), het Turnhoutse huis-aan-huis-blad 'Ekspres' (1990, 71.000 ex.), ''t Reklaam' (1991), het Kempense 'Het Zoeklicht' (1991), 'Uw Annoncenblad' (1992), 'Vilvoordse Post' (1992). Ook 'Belgian Business' wordt opgeslorpt (februari 1992, samen met 'Industrie' versmolten tot het maandblad 'Belgian Business & Industrie').
In 1990 nemen Roularta, tapijtfabrikant Beaulieu, de Bank van Roesela¬re, de vzw Kristelijke Zieken-fondsen en de immobiliënmaatschappij Dandi¬mo van de groep Bouc¬quillon het regio¬nale televisiestation RTVO uit Kortrijk over.
Vanaf eind november 1991 turnt Roularta de tele¬visiekaternen van het 'Weekend L'Express' en van 'Weekend Knack' om tot volwaar¬dige televisiemagazines : beter papier en uitge¬diepte redaktionele informatie met portretten en achtergrondge¬gevens, 'Télévif' en 'Teleknack'. Ze blijven beide echter een onderdeel van de zgn. weekend bijlage en zijn dus niet zonder het hoofdmagazine verkrijg¬baar. Met de overname in 1990 van het 'Brugsch Handelsblad' (°23.6.1906), en het 'Kortrijks Handelsblad' verwezenlijkt Roularta een jarenlange droom : de aanwezig¬heid met de Weekbode-groep op de belangrijke stedelijke Brugse markt. De oplage stijgt hierdoor ook uit tot boven de 100.000 ex. Door die aanwezigheid in de Westvlaam¬se hoofdstad concreti¬seert de 'Krant van West-Vlaanderen' immers nu pas tenvolle haar identiteit.
Rond de uitgaven worden ook allerlei initiatieven ontwikkeld, zoals Roularta Books (boekenuitge¬ve¬rij, 1989), Mediaclub (lezersservice) en Roularta Events (organisatie van evenementen, 1990). Mede daardoor wordt de Roularta-groep 'incontournable'.
Door de gestage schaalvergroting diende eens temeer de drukcapaciteit uitgebreid : in 1991 een magazinepers (Harris M 4000) en een hybride krantenpers (Harris M 1600); in 1993 nog een Mitsubishi-magazinepers. Verder worden de prepress-activiteiten verder geïntegreerd en geïnforma¬tiseerd (modemlijnen, DTP, duplicaatdia rechtstreeks vanuit diatheek op film).
In februari 1992 wordt 'Style' gelanceerd, een maandelijks life-style supplement voor Trends. Augustus 1992 brengt een joint venture tussen Roularta en de groep Rossel in de uitgave van twee nieuwe sportbladen 'Sportmagazine' en 'Voetbal/Foot', waarin het oude 'Sport 90' overgaat.

Sinds 14.1.1993 wordt 'Talent' (per¬soneelsadver¬tenties) wekelijkse als bijlage aan 'Trends' toegevoegd. Het betreft hier een joint venture die volgende uitgeverijen verenigt rond het initiatief : Tijd, Roularta, La Libre Belgique en Editeco (L'Echo).
In het najaar van 1993 raakt de groep betrokken bij de alliantie 'Mediabel' (Nynex-USA, Déficom, Roularta, VUM) die de uitgave van de 'Gouden Gids' wil gaan realiseren maar uiteindelijk besliste Belgacom de uitgave in eigen beheer te nemen. In oktober 1993 lekt uit dat tussen de groep en de VUM plannen bestaan om samen een goedkoop (15 BEF) dagblad, gecentreerd op het televisiege-beuren, uit te brengen. Eind december wordt dit plan echter afgeblazen. In maart 1994 raakt bekend dat Roularta samen met VUM en de Financieel Ekonomische Tijd electronisch uitgeven aan het bestuderen is. Vanaf 30 mei 1994 verschijnen de weekbladen Trends en Tendances op maandag; dit heeft te maken met de fusie van het weekblad 'Kapitaal' en het 'Beleggen'-katern van Trends tot 'Cash ! Trends' (tabloïd-bijlage van ca. 32 blz. op roze papier à la 'Financial Times'). In augustus 1994 start Roularta, aan de zijde van VUM, onderhandelingen over de overname van de groep Het Volk en verklaart in oktober niet geïnteresseerd te zijn in het dagblad, wél in de drukkerij en in de weekbladen .

Roularta heeft zich toegelegd op 'narrow casting' of doelgroepen-media (RMG zelf spreekt van 'the targeted media' ) en blijft daardoor ook weg uit de zuigkracht die het nog steeds oprukken¬de televisiemedium teweegbrengt .
MEUWISSEN Eric
C'ETAIT AU TEMPS DE L'INDUSTRIE PAPETIERE WAVRIENNE - L'AVENTURE D'UN EMPLOYE LA HULPOIS
Edited: 199201061010
Le Soir, Lundi 6 janvier 1992, Page 16

Bernard Mathieu et l'industrie papetière wavrienne. Ainsi s'intitule le dernier numéro de la revue bimestrielle «Wavriensia». Une revue dans laquelle Joseph Tordoir signe un article consacré à une des sociétés papetières établies dans l'arrondissement de Nivelles durant la première moitié du XIXe siècle. Une société qui fut à l'origine d'une des trois premières SA du monde de la fabrication du papier.
L'aventure industrielle de Bernard Mathieu, meunier et employé aux papeteries de la Hulpe, commence en 1832 avec la rachat du moulin de Basse-Wavre. Elle continue en 1836 avec l'acquisition de plusieurs parcelles au lieudit: «La Gastuche».
Joseph Tordoir nous apprend ainsi que les premiers travaux de construction de la papeterie de Gastuche commencèrent en juin 1837 et que l'usine de Basse-Wavre abritait un des outillages les plus perfectionnés de l'époque.
Bien vite, note Joseph Tordoir, on parla d'extension. Une extension au lieu dit Asquempont, sous la commune de Virginal. Et les choses prirent une si bonne allure qu'à la fin de l'année 1853, la Société Mathieu et Cie possédait trois papeteries. Respectivement situées à Basse-Wavre, à Gastuche et à Virginal. Elle exploitait à titre de locataire les papeteries de Chaumont-Gistoux et Corroy-le-Grand.
Mais la conjoncture devait bientôt se dégrader et on en vint en 1855 à la dissolution de la société Mathieu et Cie. Les papeteries de Basse-Wavre, Gastuche et Virginal allaient être mises en vente publique. La papeterie de Gastuche et les diverses terres sous Grez, de même que l'usine de Basse-Wavre furent alors acquises par un gros négociant bruxellois: Isidore Mosselman.
Par ailleurs, Guillaune-Joseph de Nelis, bourgmestre de Virginal et président de la Chambre de commerce, racheta la papeterie de Restemont. Il possédait désormais deux papeteries sous Virginal. Il les revendit l'année suivante à Babolein Nicolas-Isaïe Olin et Gustave-Victor Demeurs, respectivement fabricants de papier à Bruxelles et à Huizingen.
On le voit, Bernard Mathieu attira à Wavre, Grez-Doiceau et accessoirement à Virginal, des capitaux et un nombre considérable d'emplois pour la classe ouvrière.
Ainsi on estime que pas moins de trois cent vingt personnes trouvèrent de l'emploi aux papeteries de Basse-Wavre, de Gastuche, de Chaumont-Gistoux et de Corroy-le-Grand. L'usine de Gastuche employait cent nonante ouvriers soit trois fois plus que celle de Basse-Wavre.
Enfin sachez encore qu'une étude plus approfondie de l'histoire de la société des papeteries belges et de la SA qui lui succéda en 1879 sous la raison sociale «Les Papeteries de Gastuche» paraîtra prochainement. On mesurera encore mieux l'importance de l'initiative du meunier de La Hulpe, Bernard Mathieu, dans l'essor économique de la région wavrienne.
E. Mn
«Wavriensia T.XL 1991», no 4. Bulletin du cercle historique et archéologique de Wavre et de la Région. Pages 97 à 121.
Cools heeft kennis van smeergeld inzake superkanon
Edited: 199107131461
Het Belang van Limburg meldde ondertussen dat André Cools op 13 juli - vijf dagen voor zijn dood - dokumenten in handen zou gekregen hebben over geheime stortingen door een Iraakse bank in Zwitserland op rekeningen bij de BCCI in Luxemburg. Een bekende van de vermoorde politicus zou hieromtrent een anonieme getuigenis hebben afgelegd, aldus Het Belang van Limburg. "De titularissen van deze rekeningen zijn ambtenaren bij het Belgische ministerie van landsverdediging. De Iraki's stortten het smeergeld om bepaalde transporten van munitie en wapens, meer bepaald van PRB, te vergemakkelijken', aldus nog de anonieme getuige in Het Belang van Limburg. Volgens hem was André Cools zeer geïnteresseerd in PRB en zei hij altijd "dat daar iets niet klopte'. Om die reden bezorgde de getuige op 13 juli aan Cools kopieën van bankuittreksels. PRB kwam in opspraak door de affaire van het superkanon van Gerald Bull, die op 22 maart 1990 voor zijn appartement in Ukkel vermoord werd. Bull is de Canadese ballistische expert die enkele jaren geleden het superkanon voor Irak bedacht. PRB zou kruit geleverd hebben voor dit kanon, aldus Het Belang. Ook de Waalse krant Le Soir voert de anonieme bron op. "Ik zeg niet dat Cools gedood is omdat hij bepaalde dokumenten in zijn bezit had. Het is misschien een toevallig verband, maar het is alleszins verontrustend', aldus de getuige in Le Soir. (bron: FET-archief)
HASQUIN Hervé
12 januari 1990: Hervé Hasquin in Le Soir over vreemdelingen en non-integratie
Edited: 199001121987
Hervé Hasquin verklaarde letterlijk in een vrije tribune in de krant Le Soir van 12 januari 1990:

"On ne peut nier, tout particulièrement en Région bruxelloise, que la densité d’étrangers extra-européens, très éloignés de nos traditions culturelles et philosophico-religieuses, posent d’autant plus de problèmes que beaucoup d’entre eux ne sont pas soucieux de s’intégrer dans nos populations (…). Le "seuil de tolérance" (…) a été atteint à maints endroits"

Vertaald: "Men kan niet ontkennen dat, in het bijzonder in de Brusselse regio, de sterke aanwezigheid van buiten-Europese vreemdelingen, die erg ver van onze culturele en filosofisch-religieuze tradities staan, bijzonder veel problemen creëert doordat velen van hen zich er niet voor willen inspannen om zich in onze bevolking te integreren (...). De tolerantiedrempel (...) is op verschillende plaatsen overschreden".

(bron: wiki)
TESSENS Lucas
1985: 29ste Algemene Statutaire Vergadering van de Nationale Federatie der Informatieweekbladen (NFIW) te Brugge op 19850510 op uitnodiging van het Brugsch Handelsblad
Edited: 198505101685



Op de foto o.m. Voorzitter Jan Merckx, Marc Naegels, Jef Turf, Monique Gysels, Dirk De Cuyper, Patrick Op de Beeck, Herman Sansen, Jan Herreboudt, Greet Forier (mijn secretaresse), Patrick de Borchgrave, Henri De Kimpe, André Declercq (Le Soir), Greta Boesmans, Lutgard Huysmans, Rik De Nolf, Jacques Boesmans
Le Soir Illustré. Historique et buts poursuivis. in: De Pers/La Presse, n° 108, juin 1981
Edited: 198106300077
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politique et philosophique informations générales- actualité beige et étrangère - enquêtes, reporta
ges et documents.
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VANBAELEN Quentin
16 février 1966: Grève des femmes à FN Herstal
Edited: 196602161405
Quentin Vanbaelen
En 2015, en Belgique, les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes. Il y a 50 ans, à Herstal, quelque 3000 ouvrières ont lancé l’une des plus importantes grèves de l’histoire du pays sous le slogan « à travail égal, salaire égal ».
Le 16 février 1966, les travailleuses de la FN d’Herstal se lançaient dans un mouvement de grève qui allait durer douze semaines. Elles allaient marquer l’histoire du mouvement ouvrier belge, mais aussi celle du mouvement féministe.

Une égalité loin d’être acquise

En théorie, l’égalité salariale était censée être acquise. Le Traité de Rome, adopté en 1957 par les pays fondateurs de la future Union européenne (Allemagne, France, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), demandait aux pays signataires de l’instaurer dans un délai de 5 ans. Cependant, si le principe avait été concédé par les gouvernements et le patronat, la pratique se révélait encore bel et bien inégalitaire. En Belgique, où les négociations salariales relèvent des secteurs professionnels, une convention signée en 1962 pour le secteur des fabrications métalliques avait ramené en 1965 l’écart à 85 %. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte du fait que des métiers ou fonctions occupées majoritairement par des femmes sont moins valorisées.

Le 8 novembre 1965, de nouvelles négociations s’ouvrent. Les discussions sont rudes : les patrons freinent tant qu’ils peuvent. Le 18 février 1966, un projet d’accord est conclu. Il ne comble pas le trou, mais prévoit de porter les salaires des femmes à entre 90 et 96,6 % de ceux des hommes dans les trois classes de salaires les plus basses, dans lesquelles les femmes sont cantonnées.

Pourtant, même si le projet est conclu par les partenaires sociaux, il est trop tard pour éviter la colère des ouvrières. Lorsque le projet est signé, les travailleuses de la FN en sont déjà à deux jours de grève.

5 francs pour les « femmes-machines »

La direction de la FN voulait attendre la conclusion d’un accord national avant de lancer les négociations au sein de l’entreprise, qui possède sa propre échelle barémique. Mais les ouvriers, et surtout les ouvrières, suivent de près l’évolution de la situation. En janvier 1966, des assemblées syndicales ont lieu régulièrement pour informer les travailleurs de l’avancée des négociations… et de l’absence de celles-ci à la FN.

Les ouvrières en ont marre de subir l’injustice et ne veulent plus attendre. Le 9 février, elles débrayent spontanément. Les délégués leur demandent de reprendre le travail et s’engagent à mettre la pression sur la direction pour lancer les négociations internes. Une semaine plus tard, le 16 février, face à un refus persistant de la direction, 3000 ouvrières se mettent en grève. Elles quittent l’usine et manifestent dans les rues d’Herstal, au rythme du tube de Henri Salvador Le travail c’est la santé, dont elles ont réécrit les paroles : « Le travail c’est la santé, mais pour cela il faut être payé. »

Le travail de celles qu’on a baptisées les « femmes-machines » est dur : « Les machines sont vétustes, sur 4000 machines, 2800 datent d’avant-guerre, les poulies, les courroies de transmission apparentes, le bruit infernal, la saleté, l’absence de douche, rien qu’un seau d’eau froide attaché à leur chaise… », se souvient Annie Massay, permanente Setca à l’époque, qui a activement soutenu la grève.

Quant au salaire, les ouvriers hommes les moins qualifiés commencent avec un salaire de classe 4, alors que les femmes n’ont accès qu’aux classes 1 à 3. En outre, il leur est impossible de progresser, puisqu’elles sont exclues de toute possibilité de formation interne et donc de promotion. Concrètement, à l’époque, « les graveurs gagnent 69,50 francs et les graveuses, 65 francs. Les réviseuses gagnent en moyenne 32 francs, les réviseurs, 43 francs. Les emballeuses touchent 32,49 francs, les emballeurs, 43,87 francs ; les manœuvres masculins, 39,75 francs, les femmes-machines, 36,49 francs et les hommes spécialisés aux machines, 50,77 francs. »1

C’est pourquoi, à l’issue de la première assemblée générale, qui a lieu le 17 février dans la salle La Ruche, à la maison du peuple d’Herstal, les femmes se mettent d’accord sur une revendication d’augmentations jusqu’à 5 francs de l’heure.

Or le projet d’accord conclu le 18 février par les partenaires sociaux dans le secteur du métal ne prévoit qu’un franc d’augmentation horaire pour les femmes. Pas de quoi remettre les grévistes au travail, loin de là.


Coll. Carhif, Bruxelles.
Les femmes à l’avant-garde

Convaincre les permanents syndicaux de soutenir la grève aura été une victoire en soi. En effet, dans le mouvement progressiste lui-même, il y a encore beaucoup de travail pour réaliser l’égalité. Ainsi, à la FN, si les femmes représentent 30 % de la main-d’œuvre, elles ne sont que 6,5 % des déléguées FGTB et 9 % à la CSC.

Les responsables syndicaux, bien que d’accord avec l’égalité en principe, « craignaient en l’occurrence que la mise en avant de problèmes qui n’étaient que ceux des femmes, divisât l’unité ouvrière ».2

Cependant, face à la détermination des ouvrières, les permanents décident de soutenir la grève et, lors de la deuxième assemblée générale, le 21 février, les syndicats confirment que la grève est soutenue et que les grévistes seront indemnisées. Les responsables défendront aussi les grévistes face aux attaques de l’establishment. Et celles-ci sont dures.

D’abord, il y a le silence. Il a ainsi fallu plus d’un mois pour qu’un premier reportage télévisé soit réalisé sur la grève. Et, si la radio et plusieurs journaux en parlent, ce n’est pas toujours positivement. Seuls Le Drapeau rouge, quotidien du Parti communiste, et d’autres journaux progressistes rapportent réellement les événements et soutiennent les grévistes.

Ensuite, il y a le sexisme. Le salaire des femmes était encore souvent considéré comme un revenu d’appoint pour les familles, où c’était l’homme qui devait ramener l’argent. Le patronat jouait autant que possible là-dessus pour réduire les coûts de la main d’œuvre. De même, les patrons se plaignaient du taux important d’absentéisme chez les femmes. Ce à quoi la déléguée CSC Jenny Magnée répondit dans un article le 2 avril : « Pourquoi cet absentéisme ?... Pour cause de mauvaises conditions de travail, le travail des femmes-machines est très dur (…) Elles tournent entre 4,5 ou 6 machines pendant 9 heures (…). Elles répètent à longueur de journée, les mêmes gestes dans l’huile (…) Elles sont comme des robots. Le patron se plaint de l’absentéisme des femmes. Que fait-il pour le réduire ? Augmenter les productions sans cesse ! Je voudrais lui donner un conseil : qu’il crée des crèches et des garderies pour les enfants des femmes qui travaillent à la FN car elles ne s’absentent pas toujours pour elles. »3

Enfin, il y a les arguments classiques pour tenter d’isoler les grévistes des autres travailleurs et de la population. Les travailleuses de la FN n’étaient pas les ouvrières les moins bien loties, et elles ont donc été taxées de « privilégiées ». Et le nouveau gouvernement, en place depuis la mi-mars et composé de sociaux-chrétiens et de libéraux, plaidait avec le patronat pour la fin de la grève sous prétexte qu’elle était dommageable pour la région liégeoise, voire pour l’entreprise même. Et ce, bien que la FN connaisse une croissance et que les actionnaires n’aient pas à se plaindre.

Solidarité internationale

Le 28 février, un comité de grève officiel est constitué. Il fait suite à la création d’un comité d’action une semaine avant, mais est cette fois davantage lié aux syndicats. Le comité, composé de 29 grévistes, nomme Charlotte Hauglustaine (FGTB), présidente, et Rita Jeusette (CSC), secrétaire. Ce comité aura un rôle important dans l’organisation de la solidarité avec les grévistes.

Début mars, après deux bonnes semaines de grève, la situation devient de plus en plus difficile. À la fin de la grève, 5 000 hommes seront au chômage technique, dans l’impossibilité de travailler tant les fonctions des femmes sont indispensables.

Pour beaucoup, la grève constitue une grande perte financière. Beaucoup de couples travaillent à la FN, et certains voient leurs revenus diminuer fortement pendant la durée de la grève, d’autant que la direction refuse aux ouvriers en chômage technique une indemnisation complémentaire. Une manière de monter les hommes contre les grévistes, qui ne marche pas : une pétition circule ainsi parmi les ouvriers pour exprimer leur solidarité envers les femmes.

La solidarité concrète s’organise donc. Les journaux progressistes participent aux campagnes de soutien, et le comité de grève se charge de répartir les dons. Ceux-ci proviennent même de l’étranger : des syndicats et mouvements de femmes en France et aux Pays-Bas, notamment, apportent leur soutien aux femmes de la FN. 34 000 francs belges sont ainsi envoyés par la CGT française.

Tâche d’huile

Au fil des semaines, les négociations continuent sans progresser. Les propositions de la direction et du conciliateur social sont toujours en-dessous des revendications.

À la mi-mars, la grève fait tache d’huile. Le 11 mars, les travailleuses des ateliers Jaspar-Westinghouse à Awans-Bierset obtiennent une victoire avec une augmentation de salaire. Le 14, les ouvrières des ACEC de Herstal partent en grève, laquelle s’étendra aux ateliers de Charleroi le 12 avril. Le 22 mars, ce sont celles des Ateliers Schréder d’Ans qui suivront le mouvement.

La direction, voyant la mobilisation grandir, écrit une lettre à chaque gréviste, qui sera répercutée dans Le Soir sous le titre « La FN de Herstal va-t-elle devoir fermer ses portes ? Un appel pressant du patronat aux grévistes ». L’objectif est clair : faire peur et pousser les ouvrières à reprendre le travail. Mais rien n’y fait, et la grève se poursuit.

Le 7 avril, une première manifestation a lieu à Herstal. Elle rassemble les travailleuses de la FN, des ACEC et des Ateliers Schréder. Les organisations syndicales lancent alors, le 16 avril, un appel à manifester dans les rues de Liège le 25 avril, en invitant toutes les organisations qui soutiennent les grévistes à participer. Créé dans la foulée de l’appel à manifester, le comité « À travail égal, salaire égal », deviendra l’un des points d’appui des grévistes (voir l’encadré).

Face à la pression de l’annonce de la manifestation, les négociations s’accélèrent. D’autant que les grévistes des ACEC obtiennent victoire avec une augmentation de 2 francs ainsi que la promesse d’une révision des classifications.

Le 25 avril est une réussite : plus de 5 000 personnes parcourent les rues de Liège sous le slogan « à travail égal, salaire égal ». Des délégations de plusieurs organisations féministes, des syndicalistes de tout le pays, ainsi que d’autres pays d’Europe sont présentes. Les travailleuses des ACEC, des banques et de grands magasins ont arrêté le travail le temps de la manifestation, par solidarité. Dans toute l’Europe, les médias ont parlé de la grève des femmes à Herstal et le 1er Mai est fêté sous le signe de l’égalité salariale.


Photo archivesdutravail.org
« Les femmes étaient davantage conscientes de leurs droits »

Finalement, le 4 mai, syndicats et direction concluent un accord. Celui-ci est approuvé lors de l’assemblée du 5 mai par 1320 voix pour, 205 contre et 20 bulletins nuls. Les travailleuses ont la garantie d’une augmentation horaire de 2 francs dès la reprise et de 0,75 francs au 1er janvier 1967. Une commission pour l’égalisation des salaires sera également mise sur pied. Les grévistes de la FN n’ont pas obtenu les 5 francs demandés, l’égalité n’est pas acquise et, dans l’accord, la direction a réussi à imposer la lutte contre l’absentéisme féminin.

C’est pourtant bel et bien une victoire. D’abord, il y a une augmentation qui est plus de deux fois plus importante que ce qui avait été concédé dans l’accord national. La grève a aussi poussé à la tenue d’une Commission sociale du Parlement européen sur la non-observation par les pays membres de l’égalité salariale prévue par le Traité de Rome, ainsi qu’un arrêté royal en 1967 qui prône l’égalité entre hommes et femmes.

« Après la grève, on a eu quelques aménagements au niveau de l’hygiène, mais les femmes étaient surtout davantage conscientes de leurs droits », expliquait Rita Jeusette.4 Les ouvrières de la FN mèneront ainsi une nouvelle grève importante en 1974, qui permettra une véritable amélioration des conditions d’hygiène, de travail, et ouvrira aux femmes 60 postes qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles.

Mais l’enjeu était plus large. Les grévistes ont inspiré d’autres femmes en Belgique et en Europe, et ont permis une évolution importante dans le mouvement syndical. Tant la FGTB que la CSC publieront respectivement en 1967 et 1968 des documents et positions sur les droits des femmes au travail. « À l’époque, j’étais la seule permanente femme de la FGTB en Belgique, explique Annie Massay. Depuis, les choses ont bien changé. Dans la foulée de la grève de la FN, les femmes syndicalistes ont obtenu la modification des statuts de manière à assurer la présence de nombreuses femmes dans les organes de décision. »

Les grévistes ont également lutté contre les conceptions à propos du travail des femmes, en revendiquant un salaire à part entière, qui leur permette de vivre et d’être indépendantes. De même, les grévistes obtiendront la création de la crèche communale d’Herstal. La combinaison des revendications salariales et d’ordre socio-économique se sont, au fil de la lutte, combinées à celles touchant plus largement les droits et la place des femmes dans la société.

La grève des femmes de la FN a ainsi ouvert la voie à la seconde vague de féminisme. « Ce que les femmes ont surtout obtenu, c’est la prise en compte des problèmes de la vie privée dans les positions et les revendications syndicales : crèches, prise en compte des familles monoparentales, contraception, avortement, approche non discriminatoire de l’éducation des filles », analyse Annie Massay.

Aussi, lorsque les ouvrières reprennent le travail, le 10 mai 1966, elles entrent la tête haute dans l’usine, en chantant une dernière fois leur chant de lutte. Elles avaient écrit l’histoire, apporté une pierre essentielle à l’édifice de la lutte (des) ouvrière(s), et contribué à paver le long et encore inachevé chemin vers l’égalité.

1. Marie-Thérèse Coenen, La grève des femmes de la FN en 1966, 1991, Pol-His (CRISP) • 2. Michel Coppé, Les travailleurs aussi fabriquent l’histoire de la FN, 1989, Fondation André Renard et Fédération syndicale des métallurgistes de la province de Liège • 3. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid. • 4. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid.


Photo archivesdutravail.org
Le comité « À travail égal, salaire égal »

Fondé le 21 avril 1966 à Bruxelles, le comité « À travail égal, salaire égal » est le fruit de la mobilisation des ouvrières de la FN. Son premier but est de les soutenir, et notamment de faire de la manifestation du 25 avril une réussite. Mais le comité, dans lequel on retrouve des personnalités des mouvements féminins ouvriers, socialistes et communistes, perdurera.

Son rôle devient alors plus général, et il fait le lien entre les revendications directes des ouvrières et la question plus générale de la place des femmes. Le comité sera notamment actif à la fin des années 1960 et début des années 1970 dans la lutte pour la contraception et l’avortement.

La chanson des grévistes


Photo Fondation Léon Desarcy
Le travail c’est la santé
Rien faire c’est la conserver
Les prisonniers du boulot
Font pas de vieux os

Les délégués ont demandé
La direction a refusé
Mais nous les femmes, il faut marcher
Pour faire trotter nos délégués

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
S’ils refusent de nous donner
Faut pas travailler

La direction a proposé
Cinquante centimes aux délégués
Mais nous les femmes on a r’fusé
On n’demande pas la charité

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
Les centimes c’est pas assez
Pour se faire crever

À chanter sur l’air de « Le travail c’est la santé » d’Henri Salvador, parue en 1965.

Grève des femmes en 1968 à Ford Dagenham (GBR)
TERFVE Jean
31 juli 1947: uraniumkwestie: Tribune libre door Jean Terfve in Le Soir
Edited: 194707314578
Tribune Libre is van Jean Terfve, communistisch minister van wederopbouw in de regering Huysmans

BUCH & VANDERLINDEN 1995: 56

http://www.crisp.be/Documents/Compositions/Huysmans_46-47.pdf
GERARD R. (paroles)
Les châteaux (1937)
Edited: 193700406189
- 1 -
Le premier château que l'on possède
Quand on est encore tout petit
C'est le beau château de sable tiède
Que devant la mer on construit
Il a des fenêtres, des portes
Et l'on peut y danser autour, tout autour
Mais le soir venu, le flot l'emporte
Ce château ne dure qu'un jour.

- 2 -
Le second château qui s'accompagne
Des chansons qu'on chante à vingt ans
C'est le château bleu qu'au ciel d'Espagne
Chacun peut construire en rêvant
Transparent palais tout en glace
Chaque nuit on croit bien le voir, le revoir
Mais le lendemain, le jour l'efface
Ce château ne dure qu'un soir.

- 3 -
Le plus beau château qui sur la terre
Fait pâlir l'étoile et le jour
C'est dans un pays plein de mystère
Le divin château de l'amour
Il a le parfum qui nous grise
Il est pur comme un soir d'été, enchanté
Il est éternel parmi la brise
Mais il n'a jamais existé!

Paroles: R. Gérard - Musique: T. Richepin
Interprète: Lionel Parent (1937)
Soir Illustré (WBF)
Edited: 192802251798
25 febr. 1928 : Weekblad Le Soir Illustré (Rossel) opgericht (life cycle) (bron : Mediagids) (zie ook Luyckx, 536)

zie ook De Pers nr 108, blz. 77

zie ook X 1988c: 64