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Libération 20150630
En collaboration avec WikiLeaks, «Libération» et «Mediapart» révèlent comment la NSA s'est penchée, dès 2002, sur les intérêts commerciaux français.
Edited: 201506301328
Après les écoutes politiques, l’espionnage économique. Les nouveaux documents publiés par WikiLeaks, en partenariat avec Libération et Mediapart, dévoilent l’ampleur des opérations menées par les services de renseignement américains contre les intérêts français. Cinq rapports de synthèse de l’Agence nationale de sécurité (NSA) montrent que des responsables et diplomates ont été espionnés entre 2004 et 2012, notamment Pierre Moscovici et François Baroin lors de leur passage à Bercy. Une stratégie offensive qui apparaît dans un document secret fixant les objectifs prioritaires des Etats-Unis dans le domaine économique. Baptisée «France : développements économiques» et datée de 2012, cette note constitue la doctrine de la NSA en la matière. Elle vise à recueillir toutes informations pertinentes sur les pratiques commerciales françaises, les relations entre Paris et les institutions financières internationales, l’approche des questions liées au G8 et au G20 ou encore les grands contrats étrangers impliquant la France. Ce dernier point, un des plus sensibles, est détaillé dans une sous-section intitulée «Contrats étrangers-études de faisabilité-négociations». Il s’agit de récupérer toutes les informations possibles sur les contrats d’envergure impliquant des entreprises françaises, notamment ceux dépassant les 200 millions de dollars. Des révélations qui risquent de jeter un froid sur les négociations autour du Tafta, le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, dont le prochain round est prévu mi-juillet, à Bruxelles. La plupart des secteurs stratégiques sont visés par la NSA : technologies de l’information, électricité, gaz, pétrole, nucléaire, transports, biotechnologies, etc. Toutes les informations recueillies sont ensuite partagées avec les principales administrations américaines : département de la Sécurité intérieure, département du Commerce, département de l’Energie, agence de renseignement de la Défense, Réserve fédérale, Trésor et même commandement des forces américaines en Europe. Jamais la preuve d’un espionnage économique massif de la France, orchestré au plus haut niveau de l’Etat américain, n’avait été établie aussi clairement.