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LEFLON Jean, Prof. à l'Institut Catholique de Paris
La crise révolutionnaire (1789-1846).
dans la série: Histoire de l'Eglise depuis les origines jusqu'à nos jours, nr 20. Grand in-8 , broché de 524 pp. Sur la vente des biens nationaux: "Bien que les études locales demeurent très insuffisantes, car, dans beaucoup de départements, par considération pour leurs héritiers, on n'ose imprimer le nom des acquéreurs (...)" (p. 49-50)
€ 35.0

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MELLOR Alec (Avocat à la Cour de Paris)
Histoire de l'anticléricalisme français
Broché, in-8, 496 pp., tableau chronologique, bibliographie, index. Sur le Catéchisme impérial de 1806 (voir p. 247) on lit: 'Comme le souligna Portalis, le nouveau Catéchisme différait de ceux de l'Ancien Régime en ce qu'il développait la partie consacrée à la soumission au Pouvoir civil de manière énorme, en faisait presque l'essentiel de l'enseignement religieux. 'Un pareil développement n'a encore existé, indiquait Portalis, dans aucun catéchisme antérieur.' Napoléon avait d'ailleurs pris part personnellement à sa rédaction (assisté du T? Ill? F? Cambacérès, Grand-Maître de la Franc-Maçonnerie, qui insistait sur les prières pour l'Empereur!' Mellor s'arrête lonquemant sur la personne de Waldeck-Rousseau, promoteur de la la du 1/7/1901 sur les associations (voir pp. 342-345, articles 13-21 in extenso). Emile Combes est le succésseur de Waldeck.
€ 25.0

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VILLE DE PARIS. MUSEE DE LA MODE ET DU COSTUME
Indispensables accessoires. XVIième -XXiéme siècle. 8 décembre 1983-23 avril 1984
Pb, 136 pp. Illustrations. 645 items dans ce catalogue: Accessoires sur le corps: chapeaux, bonnets, gants, manchons, bas et guêtres, chaussures; Av-cc. portés à la main: sacs, bourses, ombrelles et parapluies, cannes, mouchoirs, éventails; Parure: bijoux, boucles, boutons, boutons de manchette, épingles à chapeau, épingles de cravate, fixe-cravate, fixe-col.
€ 10.0

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France Gall
France Gall (°Paris, 9 oktober 1947 Paris, +7 januari 2018) overleden. R.I.P.
Edited: 201801071000
Et je porte le deuil ...



France Gall volgens Wiki

Op 8 januari 2018 bracht journaliste Valerie Droeven in De Standaard een ondermaats bericht bij het overlijden van Gall. Ook de foto's bij dat artikel getuigen van een onbekendheid met de carrière, de diepgang van de teksten en het engagement van de artieste.
Libération/Laurent Joffrin
Gaat Corsica Catalonië achterna? De verschillen.
Edited: 201712041813
De Barcelone à Ajaccio
La Corse comme la Catalogne ? Cela y ressemble, mais c’est très différent. Certes, les nationalistes ont remporté un succès éclatant en frisant la majorité absolue au premier tour de ces élections régionales (avec une très forte abstention, toutefois) ; certes, l’idée d’indépendance progresse sans cesse en Corse ; certes, les autonomismes et les dissidences émergent partout en Europe ; certes, la Corse n’est pas tout à fait en France (elle est loin, près de l’Italie, elle a gardé sa personnalité malgré l’annexion violente survenue un peu avant la Révolution) ; deux siècles d’intégration républicaine minée par le clientélisme clanique ne l’ont pas effacée comme tant de régions françaises.
Mais les différences sautent aux yeux. A l’inverse de la Catalogne, la Corse est plus pauvre que le reste du pays ; les aides venues de Paris jouent un rôle important dans son économie, même si elle n’est pas «sous perfusion», comme on le dit abusivement (son économie progresse, notamment grâce au tourisme) ; aussi bien, malgré le vote d’hier, personne ne peut affirmer que les Corses veulent couper les ponts avec la France ; il y faudrait un référendum, que les nationalistes sont loin d’avoir gagné d’avance pour la bonne raison qu’on peut parier, dans ce cas, sur une participation beaucoup plus importante ; enfin les vainqueurs, Talamoni et Simeoni, sont des indépendantistes… qui ne veulent pas l’indépendance. En tout cas pas maintenant. Ajaccio est loin de Barcelone…
Pas de panique républicano-patriote, donc. Le grand avantage dans cette affaire, c’est que le nationalisme corse a déposé les armes. Comme toujours, le terrorisme a échoué : c’est l’action politique qui permet aux revendications d’avancer. L’île n’est pas pacifiée pour autant : le banditisme y sévit à un niveau extravagant. Mais au moins, il n’y a plus d’attentats. Les nationalistes vont maintenant pousser les feux vers une plus grande autonomie, ce qui peut se comprendre : la majorité des grandes îles de la Méditerranée ont un statut à part. Langue corse, transfèrement des prisonniers, statut de résident corse : on va négocier. Les mots remplacent les balles, les orateurs sonores – il y a une éloquence corse, spécifique – prennent la suite des tueurs microcéphales. Dans cette approche réformiste, l’indépendance reste un mythe lointain qui laisse l’avenir ouvert. Si le triomphe nationaliste ne débouche pas sur une intolérance c oupable à l’égard de ce qui n’est pas corse (les musulmans, les pinzutti, les étrangers) et qu’on sent parfois dans les motivations des électeurs on aura progressé. Indépendance ou pas.
Et aussi
On dit parfois que les élections n’ont guère d’effet sur la marche des nations, que la politique n’a plus guère d’influence sur la société. En remportant son premier succès législatif, Trump démontre le contraire. Sa réforme fiscale, qui a passé l’obstacle du Sénat et devrait franchir sans trop de mal celui de la Chambre de Représentants, marquera l’histoire économique et sociale du pays.
Baisse de l’impôt sur les sociétés, simplification fiscale profitant d’abord aux plus hauts revenus : le capitalisme américain est exonéré massivement ; les plus riches seront à terme encore plus riches ; la lutte contre les paradis fiscaux est affaiblie. Au passage, Trump et les républicains ont dézingué un peu plus l’Obamacare (qui ressemble désormais à une peau de chagrin), ont autorisé les forages en Alaska et introduit quelques clauses protectionnistes bien senties. Les Etats-Unis, au terme de ce traitement de cheval, seront plus que jamais le continent des milliardaires et des inégalités. Trump est un Reagan isolationniste. Décidément, le clown de la Maison Blanche ne fait pas rire. Pendant la campagne, Trump devait aider la classe moyenne et les oubliés de la mondialisation : il vole au secours du capital et des classes supérieures. Le populisme, décidément, est le moyen le plus sûr de tromper le peuple.
Nieuws
Alstom en Siemens fuseren rail-activiteiten (MOU) - Grote brok voor grote appetijt?
Edited: 201709301214


Volgens de 1M van Frankrijk, Edouard Philippe, moet de fusie leiden tot een grotere Europese rail-groep die moet kunnen opboksen tegen de concurrentie van China.
Commentaar: Ik zie niet in hoe een schaalvergroting een voordeel zou kunnen zijn, gegeven de significant lagere productiekosten in China. Het conglomeraat Siemens/Alstom wordt eerder een aantrekkelijker prooi voor de grote appetijt van de Chinese investeerders (of Big Players die zich voor Chinezen laten doorgaan). En dus is het best mogelijk dat Siemans/Alstom binnen enkele jaren opgeslokt wordt door het netwerk van de Big Players.

Hieronder het perspericht van Alstom, vrijgegeven op 26/9/2017.

Siemens and Alstom join forces to create a European Champion in Mobility
26/09/2017
Signed Memorandum of Understanding grants exclusivity to combine mobility businesses in a merger of equals
Listing in France and group headquarters in Paris area; led by Alstom CEO with 50 percent shares of the new entity owned by Siemens
Business headquarter for Mobility Solutions in Germany and for Rolling Stock in France
Comprehensive offering and global presence will offer best value to customers all over the world
Combined company’s revenue €15.3 billion, adjusted EBIT of €1.2 billion
Annual synergies of €470 million expected latest four years after closing
Today, Siemens and Alstom have signed a Memorandum of Understanding to combine Siemens’ mobility business including its rail traction drives business with Alstom. The transaction brings together two innovative players of the railway market with unique customer value and operational potential. The two businesses are largely complementary in terms of activities and geographies. Siemens will receive newly issued shares in the combined company representing 50 percent of Alstom’s share capital on a fully diluted basis.

“This Franco-German merger of equals sends a strong signal in many ways. We put the European idea to work and together with our friends at Alstom, we are creating a new European champion in the rail industry for the long term. This will give our customers around the world a more innovative and more competitive portfolio”, said Joe Kaeser, President and CEO of Siemens AG. “The global market-place has changed significantly over the last few years. A dominant player in Asia has changed global market dynamics and digitalization will impact the future of mobility. Together, we can offer more choices and will be driving this transformation for our customers, employees and shareholders in a responsible and sustainable way”, Kaeser added.

“Today is a key moment in Alstom’s history, confirming its position as the platform for the rail sector consolidation. Mobility is at the heart of today’s world challenges. Future modes of transportation are bound to be clean and competitive. Thanks to its global reach across all continents, its scale, its technological know-how and its unique positioning on digital transportation, the combination of Alstom and Siemens Mobility will bring to its customers and ultimately to all citizens smarter and more efficient systems to meet mobility challenges of cities and countries. By combining Siemens Mobility’s experienced teams, complementary geographies and innovative expertise with ours, the new entity will create value for customers, employees and shareholders,” said Henri Poupart-Lafarge, Chairman and Chief Executive Officer of Alstom SA. “I am particularly proud to lead the creation of such a group which will undoubtedly shape the future of mobility.”

The new entity will benefit from an order backlog of €61.2 billion, revenue of €15.3 billion, an adjusted EBIT of €1.2 billion and an adjusted EBIT-margin of 8.0 percent, based on information extracted from the last annual financial statements of Alstom and Siemens. In a combined setup, Siemens and Alstom expect to generate annual synergies of €470 million latest in year four post-closing and targets net-cash at closing between €0.5 billion to €1.0 billion. Global headquarters as well as the management team for rolling stock will be located in Paris area and the combined entity will remain listed in France. Headquarters for the Mobility Solutions business will be located in Berlin, Germany. In total, the new entity will have 62,300 employees in over 60 countries.

As part of the combination, Alstom existing shareholders at the close of the day preceding the closing date, will receive two special dividends: a control premium of €4.00 per share (in total = €0.9 billion) to be paid shortly after closing of the transaction and an extraordinary dividend of up to €4.00 per share (in total = €0.9 billion) to be paid out of the proceeds of Alstom’s put options for the General Electric joint ventures of approximately €2.5 billion subject to the cash position of Alstom. Siemens will receive warrants allowing it to acquire Alstom shares representing two percentage points of its share capital that can be exercised earliest four years after closing.

The businesses of the two companies are largely complementary. The combined entity will offer a significantly increased range of diversified product and solution offerings to meet multi-facetted, customer-specific needs, from cost-efficient mass-market platforms to high-end technologies. The global footprint enables the merged company to access growth markets in Middle East and Africa, India, and Middle and South America where Alstom is present, and China, United States and Russia where Siemens is present. Customers will significantly benefit from a well-balanced larger geographic footprint, a comprehensive portfolio offering and significant investment into digital services. The combination of know-how and innovation power of both companies will drive crucial innovations, cost efficiency and faster response, which will allow the combined entity to better address customer needs.

The Board of Directors of the combined group will consist of 11 members and will be comprised of 6 directors designated by Siemens, one of which being the Chairman, 4 independent directors and the CEO. In order to ensure management continuity, Henri Poupart-Lafarge, will continue to lead the company as CEO and will be a board member. Jochen Eickholt, CEO of Siemens Mobility, shall assume an important responsibility in the merged entity. The corporate name of the combined group will be Siemens Alstom.

The envisaged transaction is unanimously supported by Alstom’s board (further to a review process of the preparation of the transaction by the Audit Committee acting as an ad hoc committee) and Siemens’s supervisory board. Bouygues fully supports the transaction and will vote in favor of the transaction at the Alstom’s board of directors and at the extraordinary general meeting deciding on the transaction to be held before July 31, 2018, in line with Alstom board of director decision. The French State also supports the transaction based on undertakings by Siemens, including a standstill at 50.5 percent of Alstom’s share capital for four years after closing and certain governance and organizational and employment protections. The French State confirms that the loan of Alstom shares from Bouygues SA will be terminated in accordance with its terms no later than October 17, 2017 and that it will not exercise the options granted by Bouygues. Bouygues has committed to keep its shares until the earlier of the extraordinary general meeting deciding on the transaction and July 31, 2018.

In France, Alstom and Siemens will initiate Works Councils’ information and consultation procedure according to French law prior to the signing of the transaction documents. If Alstom were not to pursue the transaction, it would have to pay a €140 million break-fee. The transaction will take the form of a contribution in kind of the Siemens Mobility business including its rail traction drives business to Alstom for newly issued shares of Alstom and will be subject to Alstom’s shareholders’ approval, including for purposes of cancelling the double voting rights, anticipated to be held in the second quarter of 2018. The transaction is also subject to clearance from relevant regulatory authorities, including foreign investment clearance in France and anti-trust authorities as well as the confirmation by the French capital market authority (AMF) that no mandatory takeover offer has to be launched by Siemens following completion of the contribution. Closing is expected at the end of calendar year 2018.

de geschiedenis van Siemens

histoire d'Alstom France
La France Insoumise
Paris: marche du 23 septembre contre le coup d'État social
Edited: 201709231400


Le samedi 23 septembre 2017, 150 000 personnes se sont rassemblées place de la République pour s'opposer au coup d'État social d'Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon a expliqué que la bataille contre les ordonnances de Macron ne faisait que commencer et a appelé la jeunesse à se mobiliser. Il a lancé un appel aux organisations syndicales pour qu'elles prennent la tête d'une ample mobilisation à laquelle les insoumis apporteront leur appui.

In het Nieuws van de VRT geen woord hierover !
La Voix du Nord
Le parquet de Paris estime qu’il est impossible de dater le début de l’intoxication des victimes, donc d’établir les responsabilités. Une décision qui pourrait ouvrir la voie à des non-lieux dans la vingtaine de dossiers qu’instruit le pôle de santé publique de Paris, dont celui, emblématique, d’Eternit Thiant.
Edited: 201706281139
wiki
PAN renaît
Edited: 201703111267
PAN était un hebdomadaire satirique belge en langue française paraissant le mercredi à Bruxelles. Le 11 mars 2017, son propriétaire a annoncé sa reparution à partir du 15 avril 2017. Il paraîtra désormais le vendredi.

Créé en 1945 sur le modèle du Canard enchaîné dont il avait gardé les couleurs, le rouge et le noir, mais en quatre pages seulement, Pan paraissait le mercredi et abordait avant tout les questions politiques belges sous l'angle de la satire. Au contraire du Canard, toutefois, les journalistes de Pan ne signaient leurs articles que d'un pseudonyme - comportant le mot "pan" (Pandémonium, Pantalon, Pandecte, Pan Bagnat, etc.) Parmi les fondateurs, le chansonnier Léo Campion, libre-penseur, anarchiste et franc-maçon. Mais celui-ci dut assez vite se séparer du journal, sa carrière de chansonnier l'emmenant à Paris.

Cependant, en partant, Léo Campion léguait à Pan un esprit irrévérencieux qui ne quitta jamais le journal. Malgré cela, ou sans doute à cause de cela, les hommes politiques se plongeaient tous les mercredis dans les quatre pages de Pan où foisonnaient les caricatures, les plaisanteries et les jeux de mots (certains inspirés par le dialecte bruxellois, ce qui les rendait compréhensibles d'une catégorie restreinte d'initiés). Dans ses dernières années, Pan dut affronter une dissidence qui se mit à publier Père Ubu. Sans doute, pour garder sa prééminence, Pan se mit alors à organiser chaque année la cérémonie de remise des "Pandores", des prix qui allaient aux diverses têtes de turc que le journal s'était choisies. C'est de bonne grâce que les victimes se pressaient à cette parodie des Oscars et autres Césars, car être cité dans Pan était un brevet de célébrité. Ce phénomène est le même que celui qui faisait se précipiter la classe politique et le public sur le Pourquoi Pas?, autre hebdomadaire satirique, représentatif d'une presse belge qui n'avait pas encore subi l'influence du style "international".

En 2004, Pan fut racheté par Dominique Janne. Il se sépara rapidement du rédacteur en chef André Gilain, et le journal redéfinit sa ligne éditoriale avec l'arrivée de Nicolas Crousse, un ex-journaliste du quotidien progressiste Le Matin disparu en 1998. Par la suite, Crousse laissera sa place de rédacteur en chef à Thomas-Pierre Gerard.

Le 14 mai 2010, l'hebdomadaire belge Trends-Tendances annonçait le rachat de Pan par son concurrent Père Ubu et la fusion des deux titres en un seul, à savoir Père Ubu, sous le slogan "Père UBU, l'hebdo qui fait PAN dans le mille tous les jeudis". Le titre se modifia ensuite en "Père Ubu - Pan"

Le 11 mars 2017, le propriétaire des marques Père Ubu et Pan a annoncé qu'il mettait fin à l'hebdo Ubu-Pan qu'il n'était « jamais parvenu à débarrasser […] de cette image d’extrême droite anti-PS et anti-immigrés » et qu'il relançait le magazine PAN, désormais aussi en numérique, à partir du 15 avril, sous la direction de l'écrivain, blogueur, chroniqueur et scénariste Marcel Sel.

voir notre collection Pan et le livre sur l'histoire de Pan


Pan selon le CRISP
PARIS HAUSSMANN: MODÈLE DE VILLE: EXPOSITION DU 31 JANVIER AU 7 MAI 2017Exposition créée par le Pavillon de l’Arsenal
Edited: 201703110028
Commissaires scientifiques invités :
LAN - Benoit Jallon et Umberto Napolitano; FBC - Franck Boutté

Haussmann, préfet de la Seine de 1853 à 1870, a profondément transformé Paris, dessus, dessous, au centre et à sa périphérie. Son nom incarne par extension un siècle de travaux qui déterminent aujourd’hui encore l’organisation urbaine de la ville et l’identité de la capitale. Mais qui penserait aux tracés du Second Empire comme réseau exemplaire de la mobilité ? À l’îlot du XIXe siècle comme outil performant pour la ville durable ? À l’immeuble haussmannien comme archétype de la flexibilité ? La manifestation Paris Haussmann analyse et révèle le potentiel du modèle urbain parisien dans son actualité au regard des enjeux et des défis de la ville de demain.

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quelques livres sur Haussmann
Paris brûle-t-il? Non, mais les faubourgs oui
Edited: 201702080913
Le Journal de Saône--et-Loire
Amiante : des militants mis en examen Un groupe de militants contre qui la société Eternit avait déposé plainte en 2011 est convoqué jeudi au tribunal pour une mise en examen.
Edited: 201604131101
[Mise à jour à 14h46] Une erreur étant survenue dans la convocation envoyée aux personnes concernées, la venue de ces dernières au tribunal est annulée. Une nouvelle convocation leur sera envoyée pour une date ultérieure.

Ci-dessous, le communiqué du Comité amiante prévenir et réparer (Caper) Bourgogne :

"Alors qu'une juge d'instructions de Versailles avait décidé de notifier en vertu de l'article 175 du Code de procédure pénal, un avis de clôture de l'information dans la procédure ouverte à la suite d'une plainte de la société Eternit déposée en 2011, évoquant des faits survenus au siège de la société, une lettre de l'avocat d'Eternit a su convaincre l'autorité judiciaire de procéder autrement et de convoquer six anciens militants de la CGT et le président du CAPER, Jean-François Borde, en vue de leur mise en examen le 14 avril prochain.

Au moment des faits, notamment, dans un contexte social plus large de blocage des négociations salariales de s'opposer à l'ouverture d'une décharge à Vitry-en-Charollais, destinée à devenir le dépotoir national de l'un des principaux producteurs de déchets d'amiante.

L'ouverture de cette décharge bénéficiant de la longue tradition de complaisance de l'administration à l'égard d'Eternit créait une situation collective de mise en danger locale affectant notamment des familles de travailleurs d'Eternit décimées par les choix industriels délibérément faits par la direction.

La justice administrative d'ailleurs ne s'y trompera pas en annulant l'autorisation abusivement accordée...

Mais la mobilisation des travailleurs et de l'association des victimes de l'amiante en 2011 n'aura pu empêcher les conséquences de décennies de cynisme industriel qui a vu le groupe Eternit envoyer délibérément à la mort des centaines de travailleurs et de membres de leur famille en France et des milliers en Europe.

Ce n'est certes pas un hasard si le PDG de la branche suisse du groupe a été condamné à 18 ans d'emprisonnement pour catastrophe industrielle par la cour d'appel de Turin, la cour de cassation italienne n'ayant cassé cet arrêt qu'en raison d'un désaccord sur la seule question de la prescription.

En France, des plaintes circonstanciées ont été déposées par les associations des victimes et les syndicats en 1996, mais jamais le parquet ne sera à l'origine des poursuites.

Elles suivront un cours chaotique entre désintérêt de certains juges et encombrement des cabinets d'instruction pour aboutir à des mises en examen généralisées de dirigeants industriels en particulier pour Eternit, puis après 20 ans d'information à une surprenante décision d'expertise de physiopathologie de l'amiante.

Mais aucun renvoi devant le tribunal compétent, les différents ministres de la Justice et le procureur général de Paris n'ont cessé d'assurer les associations de l'attention soutenue qu'ils portaient à ce dossier et de la fin prochaine de la phase d'instruction.

Entre temps, Eternit a été condamnée des centaines de fois pour faute inexcusable de l'employeur par les juridictions de sécurité sociale...

Bref, la justice pénale française pour son incurie ajoute un scandale judiciaire au scandale industriel et sanitaire en délaissant comme elle le fait les victimes et leurs famille et la prochaine mise en examen de Jean-François Borde apparaît dans ce contexte comme un nouveau triomphe judiciaire du lobby de l'amiante."
Akram Belkaïd dans Le Quotidien d'Oran (Algérie)
Une guerre hybride appelée à durer
Edited: 201603240314
Les attentats de Bruxelles viennent de rappeler plusieurs vérités qu'il ne sert à rien d'éluder. Ces événements dramatiques nous disent que le terrorisme qui endeuille régulièrement le monde, et pas simplement l'Europe, ne va pas disparaître du jour au lendemain. Malgré les promesses et les déclarations martiales des politiciens, malgré les lois liberticides, malgré le « toujours plus » en matière de législation d'exception, ces tueries qui tétanisent les opinions publiques vont continuer.

Elles vont se répéter tant que la situation restera ce qu'elle est au Proche-Orient et notamment en Syrie et en Irak. Dans son ranch du Texas où il peint à ses heures perdues, l'ancien président américain George W. Bush doit être satisfait de son œuvre magistrale. L'invasion de l'Irak en 2003 continue de tuer. Ses conséquences directes et indirectes tuent en Irak mais aussi en Syrie et ailleurs en Europe. A Londres il y a plus de dix ans, à Paris en novembre et à Bruxelles il y a quelques jours. Dans un monde idéal, cet homme devrait être poursuivi par la justice internationale. Mais passons.

Le terrorisme va perdurer parce que, contrairement à ce que racontent des hommes politiques aux affaires - responsables dont il est désormais aisé de constater l'incompétence -, ce n'est pas par « haine de la liberté et de la démocratie » que les terroristes de Daech tuent. Ce n'est pas par « haine de ce qu'est la société occidentale » qu'ils font exploser des bombes. Ces gens-là rendent coup pour coup. Ils sont inscrits dans un projet de création d'une entité politique et religieuse qui a trouvé les forces occidentales sur son chemin. Autrement dit, le terrorisme durera et continuera de frapper l'Europe tant que la Syrie et l'Irak seront confrontés aux ambitions territoriales et religieuses de l'Organisation de l'Etat islamique (OEI).

Ce qui se déroule actuellement en Europe sur ce front invisible et mouvant où des cellules plus ou moins dormantes tentent de prendre de vitesse les services de sécurité n'est pas une guerre classique. Mais ce n'est pas non plus « que » du terrorisme. C'est une guerre hybride. La projection d'un conflit qui se déroule à des milliers de kilomètres de Bruxelles ou de Paris et où des armées européennes sont impliquées. Il y a une dimension politique dans cette bataille qu'il serait dangereux d'éluder. Là-bas, des civils meurent aussi, tous les jours, sous les bombes qu'elles soient russes, syriennes ou occidentales. Pour ceux qui veulent embraser l'Europe, ces victimes sont le symétrique des morts de Bruxelles ou de Paris. C'est une pensée qui peut paraître irrationnelle ou illogique mais c'est ainsi, et il faut en tenir compte. Pour sortir de cette nasse mortifère, les Européens doivent absolument peser pour que la paix revienne en Syrie et en Irak. Cela signifie faire pression sur des puissances régionales au jeu plus que trouble parmi lesquelles l'Arabie saoudite et la Turquie. Cela signifie, on peut toujours rêver, l'urgence de décréter un embargo général sur les armes pour cette région.

Ce terrorisme, ce bruit continu des sirènes, cette peur diffuse qui s'installe avant que la vie ne reprenne ses droits jusqu'au prochain attentat, ce terrorisme donc ne va pas disparaître parce qu'il peut se développer sur le double terreau de la misère sociale et du désarroi identitaire. La lecture attentive des profils et des itinéraires des individus responsables de cette actualité sanglante depuis plusieurs années est édifiante. Elle met en exergue non pas l'échec de l'intégration des populations d'origine maghrébine ou subsaharienne mais, en réalité, l'abandon, délibéré ou non, et l'absence de volonté de les intégrer. Que peut-on attendre de bon quand des populations entières sont oubliées, ghettoïsées durant plusieurs décennies et livrées au premier prêcheur venu ?

Les attentats continueront tant qu'il subsistera aussi une certaine indulgence à l'égard des criminels qui en sont les auteurs. Il suffit de relever les réactions des uns et des autres pour découvrir, effaré, que les théories du complot n'ont jamais été aussi populaires. Par classes entières, des adolescents sont convaincus que les attentats de Paris ou de Bruxelles ne sont pas l'œuvre de Daech. Leurs aînés sont encore plus virulents dans la dénonciation de ce qui ne serait qu'une immense manipulation américano-sioniste. Tant que la réalité sera niée par les populations de confession ou de cultures musulmanes, les brèches dans la raison commune persisteront et il se trouvera toujours des gens pour attenter sans aucun remord à la vie d'autrui.

L'Europe de l'Ouest va au-devant de jours difficiles. La cohésion de ce continent, le « vivre-ensemble » de ses multiples composantes humaines, son modèle social, tout cela est menacé. La réponse sécuritaire est nécessaire. On notera d'ailleurs qu'elle est minée par un manque de moyens qui résulte de décennies de politiques économiques bâties autour du culte de la réduction des dépenses publiques et de la nécessaire rémunération des actionnaires (sinon comment expliquer que des aéroports et des gares rechignent à installer des portiques et des scanners et cela contrairement à ce qui existe en Asie ou en Afrique ?).

Mais la force seule ne suffira pas. On attend encore la révolution que constituerait une remise en cause rigoureuse des politiques d'intervention des Européens au Proche-Orient. Cela, en attendant aussi un règlement de la question palestinienne qui demeure la mère de toutes les frustrations dans le monde arabe et au sein des communautés européennes d'origine maghrébine ou proche-orientale.
Islamization and Demographic Denialism in France
Edited: 201603141661
by Michel Gurfinkiel
PJ Media
March 14, 2016

Excerpt of an article originally published under the title "Latest Survey Finds 25% of French Teenagers Are Muslims."

One of the most striking cases of reality denial in contemporary France is demography: issues like birthrate, life expectancy, immigration, and emigration. On the face of it, you can hardly ignore such things, since they constantly reshape your environment and your way of life. Even without resorting to statistics, you are bound to perceive, out of day-to-day experience, what the current balance is between younger and older people, how many kids are to be found at an average home, and the ethnicity or religion of your neighbors, or the people you relate to at work or in business.

The French elites, both on the right and left, managed for five decades at least to dismiss the drastic demographic changes that had been taking place in their country, including the rise of Islam, since they clashed with too many political concepts – or fantasies – they had been brainwashed into accepting: the superiority of the "French social model;" the unique assimilative capacity of French society; equality for equality's sake; the primacy of individual values over family values; secularism; francophonie, or the assumption that all French-speaking nations in the world were a mere extension of France, and that all nations that defined themselves as "Francophone" did speak French or were subdued by French culture; and finally la politique arabe et islamique de la France, a supposed political and strategic affinity with the Arab and Muslim world.

Until 2004, compilation of ethnic, racial, and religious statistics was prohibited under French law.

One way for the elites to deny demographics was to reject ethnic-related investigation on legal or ethical grounds. Until 2004, ethnic, racial, and religious statistics were not allowed under French law – ostensibly to prevent a return of Vichy State-style racial persecutions. Even as the law was somehow relaxed, first in 2004 and again in 2007, many statisticians or demographers insisted on retaining a de facto ban on such investigations.

The issue turned into a nasty civil war among demographers, and especially within INED (the French National Institute for Demographic Studies) between a "classic" wing led by older demographers like Henri Léridon and Gérard Calot and then by the younger Michèle Tribalat, and a liberal or radical wing led by Hervé Le Bras.



Michèle Tribalat
In a recent interview with the French weekly Le Point, Tribalat dryly observed that the "well-connected" Le Bras described her as "the National Front Darling," an assertion that "destroyed her professional reputation." The son of a prestigious Catholic historian, Le Bras is indeed a very powerful man in his own right, who managed throughout his own career to accumulate tenures, honors, and positions of influence both in France and abroad.

The irony about his accusation against Tribalat is that, while intent to discuss the issue of immigration, she is an extremely cautious and conservative expert when it comes to actual figures. She has always tended to play down, in particular, the size of the French Muslim community.

In 1997, I observed in an essay for Middle East Quarterly that figures about French Islam were simply chaotic: there was too much discrepancy between sources:

The Ministry of Interior and Ined routinely speak of a Muslim population in France of 3 million. Sheikh Abbas, head of the Great Mosque in Paris, in 1987 spoke of twice as many – 6 million. Journalists usually adopt an estimate somewhere in the middle: for example, Philippe Bernard of Le Monde uses the figure of 3 to 4 million. The Catholic Church, a reliable source of information on religious trends in France, also estimates 4 million. Arabies, a French-Arab journal published in Paris, provides the following breakdown: 3.1 million Muslims of North African origin, 400,000 from the Middle East, 300,000 from Africa, 50,000 Asians, 50,000 converts of ethnic French origin, and 300,000 illegal immigrants from unknown countries. This brings the total to 4.2 million. One can state with reasonable certainty that the Muslim population of France numbers over 3 million (about 5 percent of the total French population) and quite probably over 4 million (6.6 percent).
Nineteen years later, accuracy has hardly improved in this respect. All sources agree that France as a whole underwent a moderate demographic growth: from 57 to 67 million, a 15% increase. (Throughout the same period of time, the U.S. enjoyed a 22% population increase, and China, under a government-enforced one-child policy, a 27% increase.) All sources agree also that there was a much sharper increase in French Muslim demographics – and that, accordingly, the moderate national growth may in fact just reflect the Muslim growth.

For all that, however, there are still no coherent figures about the Muslim community. According to CSA, a pollster that specializes in religious surveys, 6% of the citizens and residents of France identified with Islam in 2012: about 4 million people out of 65 million. IFOP, a leading national pollster, settled for 7% in 2011: 4.5 million. Pew concluded in 2010 a figure of 7.5%: 4.8 million. The CIA World Factbook mentioned 7% to 9% in 2015: from 4.6 to almost 6 million out of 66 million. INED claimed as early as 2009 an 8% figure: 5.1 million. Later, INED and French government sources gave 9% in 2014: 5.8 million.

Over two decades, the French Muslim population is thus supposed to have increased by 25% according to the lowest estimations, by 50% according to median estimations, or even by 100% if one compares the INED and government figures of 1997 to those of 2014, from 3 million to almost 6 million.

This is respectively almost two times, three times, or six times the French average population growth.

An impressive leap forward, whatever the estimation. But even more impressive is, just as was the case in 1997, the discrepancy between the estimates. Clearly, one set of estimates, at least, must be entirely erroneous. And it stands to reason that the lowest estimates are the least reliable.

First, we have a long-term pattern according to which, even within the lowest estimates, the Muslim population increase is accelerating. One explanation is that the previous low estimates were inaccurate.

Second, low estimates tend to focus on the global French population on one hand and on the global French Muslim population on the other hand, and to bypass a generational factor. The younger the population cohorts, the higher the proportion of Muslims. This is reflected in colloquial French by the widespread metonymical substitution of the word "jeune" (youth) for "jeune issu de l'immigration" (immigrant youth), or "jeune issu de la diversité" (non-European or non-Caucasian youth).

According to the first ethnic-related surveys released in early 2010, fully a fifth of French citizens or residents under twenty-four were Muslims.

Proportions were even higher in some places: 50% of the youth were estimated to be Muslim in the département (county) of Seine-Saint-Denis in the northern suburbs of Paris, or in the Lille conurbation in Northern France. A more recent survey validates these numbers.

Once proven wrong, deniers do not make amends. They move straight from fantasy to surrender.

An investigation of the French youths' religious beliefs was conducted last spring by Ipsos. It surveyed nine thousand high school pupils in their teens on behalf of the French National Center for Scientific Research (CNRS) and Sciences Po Grenoble.

The data was released on February 4, 2016, by L'Obs, France's leading liberal newsmagazine. Here are its findings:

38.8% of French youths do not identify with a religion.
33.2% describe themselves as Christian.
25.5% call themselves Muslim.
1.6% identify as Jewish.
Only 40% of the young non-Muslim believers (and 22% of the Catholics) describe religion as "something important or very important."
But 83% of young Muslims agree with that statement.
Such figures should deal the death blow to demographic deniers. Except that once proven wrong, deniers do not make amends. Rather, they contend that since there is after all a demographic, ethnic, and religious revolution, it should be welcomed as a good and positive thing. Straight from fantasy to surrender.

Michel Gurfinkiel, a Shillman-Ginsburg Fellow at the Middle East Forum, is the founder and president of the Jean-Jacques Rousseau Institute, a conservative think tank in France.
Paris 1936
Edited: 201603031917
news
Algerijns journalist en schrijver Daoud trekt zich terug uit islam-debat
Edited: 201602250117
De Algerijn Kamel Daoud (45) trekt zich terug uit het publieke debat. De schrijver is beticht van „islamofobie” en „koloniaal paternalisme”.

Hij had o.m. geschreven: "met de instroom van migranten uit het Midden-Oosten en Afrika, doet de pathologische relatie van sommige Arabische landen met vrouwen zijn intree (sic, LT) in Europa".

lees het volledige bericht in NRC

lees het bericht in le Quotidien d'Oran

lire l'article osé de Kamel Daoud dans Le Monde 31/1/2016


lire la lettre ouverte des 'scientifiques' dans Le Monde du 11 février 2016
Et voici les noms de ces 'scientifiques': Noureddine Amara (historien), Joel Beinin (historien), Houda Ben Hamouda (historienne), Benoît Challand (sociologue), Jocelyne Dakhlia (historienne), Sonia Dayan-Herzbrun (sociologue), Muriam Haleh Davis (historienne), Giulia Fabbiano (anthropologue), Darcie Fontaine (historienne), David Theo Goldberg (philosophe), Ghassan Hage (anthropologue), Laleh Khalili (anthropologue), Tristan Leperlier (sociologue), Nadia Marzouki (politiste), Pascal Ménoret (anthropologue), Stéphanie Pouessel (anthropologue), Elizabeth Shakman Hurd (politiste), Thomas Serres (politiste), Seif Soudani (journaliste).


lire la réponse de Kamel Daoud dans Le Monde du 20 février 2016

Commentaar LT: Kamel Daoud neemt de vrijheid om het onderdrukkende element van de islam aan te klagen. Hij maakt gebruik van de vrijheid van meningsuiting. Hij wil vrij zijn. Dat zegt en schrijft hij ook uitdrukkelijk en met verve. Hij spreekt vanuit zijn eigen ervaring, zijn doorleefd verlangen naar een leven met zin, een zinvol leven waarin hij eigen accenten mag leggen. Je kan niet zeggen dat deze man het zichzelf gemakkelijk heeft gemaakt. Dat is nu eenmaal het lot van zij die vrij willen zijn en er ook iets aan doen. Dat hij daarmee tegen de kar rijdt van diegenen die geen enkele ingenomen egelstelling willen verlaten, is normaal.
Er is een schrijnende parallel met het zwijgen van Albert Camus. Camus plooide voor de haatcampagne van Sartre en De Beauvoir (Les Mandarins de Paris) en trok zich terug in Lourmarin.
Zoals bij Camus zit ook hier weer waarschijnlijk veel jaloezie in het spel: te vlug een ster-auteur, teveel media-aandacht, teveel prijzen, te bekend. Dan slaat het academisch gespuis vanuit de ivoren toren terug met bakken pseudo-wetenschappelijk gewauwel. Dat er een diepe kloof bestaat tussen een vrouw-onderdrukkende islam en een gelaïsciseerd Westen, is zonder meer waar. Wie dat ontkent maakt zichzelf wat wijs, maar erger ... wordt medeplichtig aan de onderdrukking. Er is een kafkaiaanse toestand ontstaan rond het begrip 'progressief'. De gelijkheid tussen man en vrouw erkennen en propageren, dat noem ik progressief vooruit-gaan. Gisteren (en vandaag) was het nodig de rooms katholieke kerk daarover aan te pakken, waarom zouden we dan onze mond houden als de islam in hetzelfde bed ziek is?
Het is mogelijk dat mijn mening niet de uwe is, maar weet dat ik de uwe respecteer zelfs al vergist u zich.



news
De Belgische postgroep Bpost neemt netwerk van 220 krantenwinkels (Press Shop) + mediaverdeler AMP over van het Franse Lagardère.
Edited: 201602050820



COMMUNIQUÉ DE PRESSE LAGARDERE
Paris, le 5 février 2016
Cession par Lagardère Travel Retail de ses activités de distribution de presse en Belgique
Lagardère Travel Retail poursuit son désengagement de l'activité de distribution de presse et de retail intégré, et annonce la signature d'un accord en vue de la cession de sa filiale de distribution belge au groupe bpost.
Cette opération constitue une nouvelle étape de la stratégie annoncée visant à se concentrer sur les activités en croissance du Travel Retail.
Cet accord permettra à bpost de poursuivre sa stratégie de croissance, basée notamment sur la diversification avec de nouvelles activités, dans le secteur du commerce de détail de proximité et de commodité.

Les réseaux actuels de bpost et de Lagardère Travel Retail garderont leurs spécificités et leurs gammes de produits. Un accord de franchise pour la distribution et l'exploitation des marques du Groupe Lagardère (Relay, Hubiz, So Coffee...) en Belgique sera également conclu entre les deux parties concernées.

Les activités concernées par ce projet de cession ont représenté en 2014 un chiffre d'affaires consolidé d'environ 440 M€.
La finalisation de cette cession est subordonnée principalement à l'obtention de l'accord des autorités de la concurrence.


À PROPOS DE LAGARDÈRE TRAVEL RETAIL :
Lagardère Travel Retail, une des quatre branches du Groupe Lagardère, est un leader global du travel retail Lagardère Travel Retail exploite 4 300 points de vente, en Travel Essentials, Duty Free et Restauration, dans les aéroports, gares et autres concessions, dans plus de 30 pays. Lagardère Travel Retail génère un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros (1).
Lagardère Travel Retail a une approche globale unique, qui vise à surpasser les attentes des voyageurs durant tout leur voyage et à optimiser les actifs des concédants et des marques partenaires.
(1) Ventes consolidées à 100% - Vision 2014 Pro-forma incluant les ventes de Gerzon, d'Airest et de Paradies de l'année fiscale 2014.
IOM
Migrants to Europe: 1.084.625 in one year
Edited: 201601240104
Since January 2016, 36,781 migrants, including asylum seekers are reported to have arrived to Europe by land and sea routes. Tragically 173 migrants are known to have drowned or are missing.
Since January 2015, 1,084,625 migrants, including asylum seekers are reported to have arrived to Europe by land and sea routes, of which 1,048,268 have arrived by sea.

Recent trends (update as of the 20th January 2016)

Between the 14th and 20th January 2016:

Greece: 12,647 newly arrived migrants and refugees, representing a decrease of 10% in comparison to arrivals in the previous week; overall 894,557 arrived since January 2015.

The former Yugoslav Republic of Macedonia: 8,737 newly arrived migrants and refugees, representing a decrease of 22% in comparison to arrivals in the previous week; overall 424,150 arrived since June 2015.

Serbia: 12,573 newly arrived migrants and refugees; representing an increase of 10% in comparison to arrivals in the previous week; overall 608,439 arrived since January 2015.

Croatia: 13,214 newly arrived migrants and refugees; representing a decrease of 2% in comparison to arrivals in the previous week; overall 599,753 arrived since September 2015.

Slovenia: 13,559 newly arrived migrants and refugees; representing an increase of 4.5% in comparison to arrivals in the previous two weeks; overall 421,245 arrived since October 2015.

Hungary: 142 newly registered arrivals of migrants and refugees, representing an increase of 94.5% in comparison to registered arrivals in the previous week; overall 391,632 arrived since January 2015.

Italy: 235 newly registered arrivals of migrants and refugees; representing a significant a decrease of 12% in comparison to arrivals in the previous two weeks; overall 154,449 arrived since January 2015.

Malta: no new reported arrivals during the reporting period; overall 106 arrived since January 2015.

find more info and maps on site IOM
Alstom
Historique d'Alstom 1879-2015: de la SACM à Alstom
Edited: 201512312361
1879 : La Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM) ouvre une usine de construction de locomotives à Belfort.

1928 : La CFTH (Compagnie Française Thomson-Houston), filiale française de General Electric, et la SACM fusionnent une partie de leurs activités de génie électrique et de transport ferroviaire et créent une filiale commune, Als•Thom.

1932 : Alsthom fusionne avec Constructions Électriques de France (CEF), entreprise de construction d’équipements ferroviaires et de locomotives.

1969 : La Compagnie Générale d’Electricité (CGE) devient l’actionnaire majoritaire d’Alsthom. Après l’intégration de la CGEE, la plus grande entreprise électrique d’Europe, Alsthom emploie plus de 50 000 personnes et pèse pour un tiers dans les revenus de la CGE.

1976 : Alsthom fusionne avec les Chantiers de l’Atlantique et prend le nom d’Alsthom Atlantique.

1978 : L’usine de Belfort livre la première rame de présérie du TGV à la SNCF.

1979 : Alsthom se réorganise : la construction navale devient la troisième division, aux côtés de celles consacrées à la production d’électricité et au transport ferroviaire.

1981 : Le TGV entre Paris et Lyon est inauguré sur la ligne à grande vitesse construite à cet effet.

1982 : Nationalisation de la CGE, qui sera à nouveau privatisée en 1987.

1985 : Alsthom Atlantique change de nom et redevient Alsthom.

1988 : La CGE et le conglomérat britannique GEC annoncent la fusion d’Alsthom avec GEC Power Systems. Le nouveau groupe, détenu à égalité par les deux partenaires, est baptisé GEC Alsthom (79 000 collaborateurs).

1990 : Le TGV Atlantique atteint 515,3 km/h et bat le record du monde de vitesse sur rail.

1991 : La CGE devient Alcatel-Alsthom.

1998 : Alsthom devient Alstom et est introduite en bourse par Alcatel et GEC introduisent Alstom en bourse.

1999 : Alstom et ABB fusionnent leurs divisions Power dans une société commune, ABB Alstom Power, qui deviendra Alstom Power en 2000.

2003 : Le Groupe est en difficultés mais il est soutenu le gouvernement français qui entre au capital. Dans le cadre d’un plan de redressement de ses activités approuvé par les autorités de la concurrence de l’UE, Alstom est contraint de se défaire de 40 % de ses actifs.

Les Chantiers de l’Atlantique livrent à Cunard Carnival le Queen Mary 2, plus grand paquebot transatlantique jamais construit.

2004 : Alstom cède son activité Transmission et Distribution à Areva.

2006 : Alstom vend 75 % des parts de sa filiale Alstom Marine à Aker Yards (Norvège). Bouygues, groupe français de génie civil, rachète à l’État ses 21 % de parts dans le capital d’Alstom et portera ensuite sa participation à 31 %.

2007 : Alstom établit un nouveau record mondial de vitesse sur rail à 574,8 km/h.

2010 : Alstom et Schneider Electric acquièrent Areva T&D, la division Transmission et Distribution vendue par Alstom à Areva en 2004. Alstom rachète ensuite l’activité Transmission et crée un troisième secteur, Alstom Grid.

2011 : Alstom réorganise ses activités opérationnelles en quatre secteurs : Thermal Power, Renewable Power, Grid et Transport.

2014 : Le 19 décembre, l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires d'Alstom a approuvé le projet de cession des activités Energie d'Alstom à General Electric.

2015 : La transaction est finalisée et Alstom se recentre sur son secteur transport.
Wikipedia - LT (correcties en aanvullingen)
geschiedenis: Sykes-Picotverdrag, de val van het Ottomaanse Rijk, nieuwe monarchieën
Edited: 201512141458
Het Sykes-Picotverdrag was een geheime overeenkomst tussen het Verenigd Koninkrijk en Frankrijk in mei 1916, tijdens de Eerste Wereldoorlog. Het was opgesteld door de Franse onderhandelaar Georges Picot (Paris, 18701221 – 19510620) en de Brit Mark Sykes (18790316 – 19190216). De Italianen en de Russen gingen ermee akkoord.

Volgens dit verdrag zouden de Fransen de kuststrook van Noord-Syrië en Libanon krijgen, met de grote steden Beiroet, Aleppo en Damascus, en de Britten het gebied aan de kop van de Perzische Golf, met als grootste stad Basra. Het binnenland, de eindeloze woestijn, zou worden verdeeld in ‘invloedssferen’, waar een van de beide landen een monopolie op exploitatie van natuurlijke rijkdommen en advisering van lokale potentaten zou hebben. Het zuiden van Syrië tussen de Middellandse Zee en de rivier de Jordaan, dat voor Europeanen met hun Bijbelse opvoeding als ‘Palestina’ een speciale betekenis heeft, zou onder internationaal bestuur komen. Ze besloten ook dat de onafhankelijkheid van de Arabische staten door Frankrijk en Engeland niet erkend zou worden, als het Ottomaanse rijk als verliezer uit de bus zou komen. Een derde macht was in het gebied niet toegestaan.

Op 2 november 1917 had de Britse minister van buitenlandse zaken Arthur Balfour (18480725 – 19300319) ook nog een brief gestuurd aan Lord Lionel Walter Rothschild (18680208 – 19370827), een Joodse bankier die een voorstander was van het Zionisme. In deze brief, die ook wel de Balfour-verklaring wordt genoemd, beloofde hij de steun van de Engelse regering bij de stichting van een nationaal tehuis voor het Joodse volk in Palestina.
His Majesty's government view with favour the establishment in Palestine of a national home for the Jewish people, and will use their best endeavours to facilitate the achievement of this object, it being clearly understood that nothing shall be done which may prejudice the civil and religious rights of existing non-Jewish communities in Palestine, or the rights and political status enjoyed by Jews in any other country.

Al deze onderhandelingen waren prematuur, want het Ottomaanse rijk bestond nog en zijn leger vormde een geduchte tegenstander. De Britten hadden al vroeg in de oorlog een expeditieleger aan wal gezet aan de kop van de Perzische Golf, en dit was geleidelijk opgerukt in de richting van Bagdad. Maar in juli 1916 werd de complete Britse voorhoede, 13.000 man sterk, bij al-Koet tot overgave gedwongen. Dit vertraagde de opmars naar Bagdad met bijna een jaar. Na twee mislukte pogingen om door het Ottomaanse front in het zuiden van Palestina heen te breken, veroverden de Britten met Kerstmis 1917 Jeruzalem. In oktober 1918 zakte de Ottomaanse verdediging uiteindelijk in elkaar en konden de Britten, samen met de Arabische opstandelingen, doordringen tot Aleppo en Mosoel in het noorden. Met de wapenstilstand van Mudros op 31 oktober 1918 was de militaire strijd definitief gewonnen, maar de diplomatieke problemen begonnen nu pas goed.

Arabische nationalisten riepen in Damascus de emir Faisal (1885-1933), de feitelijke leider van de Arabische opstand, uit tot koning van een onafhankelijk Arabië (Arab Kingdom of Syria). De Britten waren geneigd de aanspraken van hun protégé Faisal te erkennen. De Fransen wilden echter van geen wijken weten. Syrië moest en zou Frans worden zoals voorzien in de Sykes-Picot-overeenkomst, en uiteindelijk gaven de Britten toe. De overeenkomst werd bezegeld tijdens een aantal vergaderingen van de vredesconferentie begin 1920 in het Italiaanse San Remo. Frankrijk kreeg Syrië en Libanon, en toen de Arabische nationalisten hiertegen in opstand kwamen, werd die opstand met grof geweld onderdrukt. Faisal ging in augustus 1920 in ballingschap in de UK.

De beloning die de Britten voor hun steun aan Frankrijk bedongen, was aanzienlijk. Het Verenigd Koninkrijk kreeg Zuid-Syrië (dat werd opgedeeld in Palestina en Transjordanië) en de drie Ottomaanse provincies van Mosoel, Bagdad en Basra in het oosten, het gebied dat nu ‘Irak’ werd genoemd. Ook de familie van de Sjarief kreeg zijn deel, al bestond dat uit een serie troostprijzen en niet uit het oorspronkelijk beloofde grote Arabische koninkrijk. De Sjarief (de vader van Faisal) - Hussein ibn Ali al-Hashimi (18540000 – 19310604) - zelf werd koning van de Hejaz (met het dichtbevolkte Jeddah en de heilige steden Mekka en Medina) en zijn zoon Abdullah (18820200 – 19510720) besteeg in het woestijnstadje Amman de troon als emir (vanaf 1946 koning van Jordanië) van Transjordanië. De Britten installeerden de monarchie in Irak en Faisal kreeg in augustus 1921 de troon, nadat het land was ‘gepacificeerd’, een proces waarin Gertrude Bell (18680714 – 19260712) een aanzienlijke rol speelde.

In 1924 versloeg stamhoofd Abdulaziz ibn Saud (18750115 – 19531109) zijn rivaal Hussein ibn Ali al-Hashimi, die eerst naar Cyprus en dan naar Transjordanië vluchtte, waar zijn zoon Abdullah als emir op de troon zat. Abdulaziz legde de grondvesten van het Saoudische Koninkrijk, dat we vandaag kennen. President Roosevelt zou op het einde van WO II met Abdulaziz een akkoord sluiten over de olierijkdommen van het koninkrijk. Voor een biografie van Ibn Saud (Séoud in het Frans) verwijzen wij naar ons boeknummer 19615.

Ook de situatie in Palestina werd onhoudbaar door de verschillende Britse voorstellen die niet verenigbaar waren. Het vertrouwen van zowel de joden als de Arabieren in de Britse regering was verdwenen. Het Verenigd Koninkrijk werd gezien als een zwakke politieagent die niet in staat was de situatie in de hand te houden. De dubbelzinnige Britse houding in de periode tussen 1920 en 1948 tegenover de problemen van Palestina wordt daarom ook gezien als een belangrijke oorzaak van het Palestijns-Israëlisch conflict.

Het Britse mandaat over Irak bleek even impopulair bij de bevolking als het Franse over Syrië. Ook in Irak brak in de zomer van 1920 een heftige volksopstand uit, geleid door een coalitie van stamhoofden, soennitische notabelen en sjiitische geestelijken. De opstand werd met behulp van de Britse Royal Air Force (RAF) in bloed gesmoord. Met name terreurbombardementen van de Britse luchtmacht tegen de inheemse burgerbevolking bleken hierbij zeer effectief, mede door het gebruik van mosterdgas. Dit maakte grote indruk op de militaire experts van die tijd en leidde ertoe dat het bombarderen van burgerdoelen overal in Europa als de strijdwijze van de toekomst werd gezien (cfr. de bombardementen van de Luftwaffe op London en de tapijtbombardementen van de USAF en de RAF op Duitsland tijdens WO II).
Klimaattop: Paris Agreement
Edited: 201512122327
The Economist
Banking in Congo - Cash in a canoe
Edited: 201512120901
IMAGINE if, to collect your salary each month, you had to walk to the nearest town, perhaps tens of miles away, to congregate in a school or a football pitch or a church. There, you and your colleagues wait for a man to arrive from the capital, perhaps a thousand miles away, with a suitcase of cash. Most of the time, you do not receive as much money as you should. Sometimes the man does not arrive at all.

Until recently, that is how most government employees in the Democratic Republic of Congo were paid. But over the past three years the government has been urging civil servants to open bank accounts, to which their pay can be transferred directly. In the process, it is accelerating the spread of banking in an economy that, according to Michel Losembe, the bow-tied president of the Congolese Banking Association, is “not very far off barter”.

Few countries are as corrupt as Congo. A persistent national joke concerns a mythical “Article 15” of the constitution, which reads “Débrouillez-vous”—“You’re on your own”. Mobutu Sese Seko, a former strongman, used state funds to charter a Concorde to take him on shopping trips to Paris. By the time of his overthrow in 1997, graft was endemic. Government employees were not paid but rather expected to use their positions to make a living.

Civil war engulfed Congo in the 1990s and 2000s. As it wound down, government was rebuilt and money again began to flow out of Kinshasa, the capital, to roughly 1m functionaries in the rest of the country. But corruption did not disappear. Among the most prized government jobs was that of accountant: the people responsible for transporting bags of cash to the provinces to hand out to employees.

In 2012, however, the Congolese government started helping civil servants to open bank accounts. Around three-quarters of them—some 670,000 people—now have one. In the process, the government has weeded out tens of thousands of ghost employees, since the embezzlers who invented them could not open accounts in their names without a matching ID.

Yet in a vast country with fewer roads than Luxembourg, hardly anyone lives anywhere near a bank branch. So Congolese banks must now do the work the government accountants used to: shipping money to the back of beyond. Cash has to be transported to branches in regional capitals, and thence to account-holders on the backs of motorbikes, in canoes or by foot, explains Oliver Meisenberg, the German boss of Trust Merchant Bank, one of Congo’s biggest.

Bank staff with suitcases of cash make easy targets, just as they did in the west of America in the 19th century. Though they usually travel with army escorts, there have been at least ten armed robberies of bank employees since January, says Mr Losembe. One particularly brutal raid in September in South Kivu, in the wild east of the country, killed 13 people.

Congolese bankers hope that the new system will spur the growth of a proper banking sector. At the moment banks are little more than money-transfer companies, and not very sophisticated ones at that. The transfers tend to go only one way—out of Kinshasa—so cannot be netted against each other; instead cash almost always has to be moved physically. Depositors mistrust both banks and the Congolese franc. To attract dollar deposits, banks must pay at least 6% annual interest; rates for borrowers are generally as high as 25%. There is hardly any corporate lending beyond short-term overdraft facilities.

A decade ago there were just 50,000 bank accounts in the whole country, which has a population somewhere between 60m and 80m. Now there are 3m. As more employees get accounts, selling them loans and insurance, and moving them from cash to mobile transactions, becomes more realistic. In the meantime, actually receiving their salaries at all marks a big step forward for civil servants.
Le Monde
Bernard Tapie moet 404 miljoen euro terugbetalen in de zaak Adidas maar maakte nog vlug al zijn activa over aan een gerechtelijk beheerder
Edited: 201512080900
Le Monde révèle mardi matin qu'il avait pris soin, avant la décision de la Cour d'appel de Paris, de confier l'ensemble de ses actifs à un administrateur judiciaire dans le cadre d'une procédure de sauvegarde. (MetroNews)
La procédure de sauvegarde est une procédure collective qui protège les entreprises en difficulté en suspendant le paiement de dettes à l'ouverture de la procédure. Elle a été introduite en droit français par la loi 2005-845 du 26 juillet 2005. (wiki)
News
OCAD zet Brussel op niveau 4 dreiging terrorisme - Antibacteriële beschermkledij vorige week gestolen in Parijs
Edited: 201511222338
De toestand in Brussel blijft alarmerend.
Metro en scholen blijven dicht op maandag. Ook in Vilvoorde en Dilbeek sluiten alle scholen.
Waarom het niveau 4 niet geldt voor het gehele land(je) is niet duidelijk gemaakt en journalisten laten na die voor de hand liggende vraag te stellen.

Zondag deed de politie in Brussel meerdere huiszoekingen en arresteerde 16 verdachten. Ook in Charleroi waren er drie invallen.

Le Parisien meldde vorige week de diefstal van antibacteriële kledij.
'Une dizaine de combinaisons de protection étanches, du type des kits de protection contre le virus Ebola, trois fois plus de paires de bottes en polyéthylène, une matière résistante aux agents chimiques, des gants, des masques antibactériens... Ces équipements ont disparu cette semaine d'un local sécurisé de l'hôpital pédiatrique de l'AP-HP Necker (Paris XVe).'
Het ziekenhuis stelde de diefstal woensdag vast en deed donderdag aangifte. De gestolen kledij vormt een volumineus pak. Bovendien is het lokaal beveiligd met code. Dat doet het vermoeden rijzen dat er meerdere personen bij de diefstal betrokken zijn.

Pro memorie: OCAD = Orgaan voor de Coördinatie en de Analyse van de Dreiging
LT
Paris
Edited: 201511200152
Eux ils ont des fusils
Nous avons des fleurs et des bougies

Se battre, haïr
S'éluminer, se réjouir

Vouloir mourir
Savoir vivre

Tu pars
Je reste

Le Louvre en ruines ?
Moi, je garde le souvenir
News / Lucas Tessens
Armageddon start in Parijs - ca. 130 doden - tientallen zwaargewonden in kritieke toestand
Edited: 201511140250
Terreuraanslagen van ISIS/DAESH houden Parijs in een wurggreep. Zeven daders blazen zichzelf op, één gedood door politie.
Opvallend en onverklaard is dat drie zelfmoordterroristen met bommengordels zich opblazen aan het Stade de France en - buiten zichzelf - slechts één slachtoffer maken. In de concertzaal 'Bataclan' worden 89 mensen vermoord.
President Hollande spreekt van 'une barbarie'. Hij kondigt de noodtoestand af, legt drie dagen nationale rouw op en sluit de grenzen. Het openbare leven in Parijs valt stil.

De aanslagen worden gezien als een vergelding voor de luchtaanvallen van de Franse luchtmacht op stellingen van Isis in Syrië. Het lijkt erop dat een verhoging van de druk op de militaire poot van Isis in Syrië de jihadistische terreurcellen in West-Europa activeert. Communicerende vaten, dus.

Ooggetuigen aarzelen wanneer zij spreken over de daders: 'Ce n'était pas un grand blond.' (France 2)

Geopolitiek. De absolute expert Marc Trévidic (van 12 juni 2006 tot eind augustus 2015 juge d'instruction au Tribunal de grande instance de Paris au pôle antiterrorisme) zegt in de studio van France 2 dat de aanslagen ook diplomatieke gevolgen moeten hebben: 'nu omarmen we de staten die het terrorisme steunen en Frankrijk doet dat om de olieleveringen veilig te stellen'. Letterlijk: 'le wahabisme a diffusé cette idéologie sur la planète depuis le conflit de l'Afghanistan. (...) La politique américaine vous savez ce que c'est? On adore les fondamentalistes religieux s'ils sont libérales économiquement. C'est comme ça depuis des années. C'est leur crédo! C'est super les saoudiens, c'est super le Qatar, parce qu'ils commercent, ils sont libérales économiquement. C'est tout ce qui nous intéresse. Donc ils aiment les fondamentalistes religieux. On est dans un paradoxe total.' Commentaar: Dat is een duidelijke verwijzing naar het wezen van het (neo)kolonialisme: het plunderen van bodemrijkdommen door de grote oliemaatschappijen (The Seven Sisters), het installeren en koesteren van een corrupte bovenklasse (clans met hiërarchische familiale banden) in artificiële natiestaten, geen ontwikkeling van de bevolking in de gekoloniseerde staten; dat vormt de ideale voedingsbodem voor radicaal salafisme. Trévidic doet een merkwaardige verspreking: enerzijds vernoemt hij 'la politique américaine', anderzijds zegt hij 'nous'. Net daarin ligt de verklaring: de Amerikaanse politiek van de bovenklasse verschilt niet wezenlijk van die van de Europese of de Russische of de Aziatische bovenklasse. De essentie van het (neo)kolonialisme is de misdadige collusie van particuliere belangen. Het kolonialisme is geen fenomeen tussen staten maar een feitelijk verbond van particuliere groepen die zich van een staatsstructuur bedienen en die misbruiken.
Sociale psychologie. Het ontbreken van de mogelijkheid tot sublimering van driften (onderwijs, wetenschap, kunst, muziek, werk, ...) laat ruim de plaats voor de verheerlijking van oerdriften: seks en geweld. Het vertrek naar oorlogsgebied (Syrië) kadert in die logica.
Vrijdag 13 november 2015 is een trieste datum in de Franse geschiedenis. [Of de uitgekozen datum ook een symbolische betekenis heeft is niet duidelijk: op vrijdag de dertiende oktober 1307 werden in Frankrijk alle Tempeliers op bevel van Philips de Schone gearresteerd, op grond van valse beschuldigingen; dat was de start van de uiteindelijke vernietiging van de Orde van de Arme Ridders van Christus en de Tempel van Salomo, beter bekend als de Tempeliers. (wiki)]
Westerse staatshoofden zenden de klassieke solidariteitsbetuigingen.
Het is tijd om stil te staan bij de woorden van Malraux: 'Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.'

laatst aangepast op 20151116, 15:10
Le Parisien 20151104
Réchauffement climatique : Thomas Piketty propose que les plus riches paient L'économiste remet en cause l'approche par pays des émissions de CO2. Pour une meilleure justice climatique, il défend une approche par individu.
Edited: 201511050107
VERMEREN Pierre
Le choc des décolonisations - de la guerre d'Algérie aux printemps arabes
Edited: 201511041534
Le temps semble loin où la France était un empire. Les territoires autrefois colonisés ont été rendus à eux-mêmes et sont désormais maîtres de leur histoire. C’est contre cette vision simpliste et historiquement fausse que s’insurge Pierre Vermeren : les révolutions arabes de 2011 et 2012 sont la conséquence directe, le dernier chapitre de l’histoire de la décolonisation.

De guerre lasse, dans un mélange de bonne conscience et de culpabilité, l’État et les élites de France ont laissé leurs successeurs à la tête du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et des pays d’Afrique agir en toute impunité. Le silence et l’aveuglement de la France, mais aussi de l’Europe tout entière, ont permis dans ces anciennes colonies l’accaparement des richesses, la confiscation des libertés et la soumission des peuples.

Pierre Vermeren apporte aux événements les plus récents, qu’il s’agisse des explosions de colère au Maghreb comme de la lutte contre le djihadisme, l’éclairage irremplaçable de l’histoire.

Pierre Vermeren est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-I-Panthéon- Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation.
Obs 20151103
France: Air Cocaïne et Nicolas Sarkozy
Edited: 201511040958
L'affaire "Air Cocaïne" concerne l'enquête sur un trafic de stupéfiants entre la République dominicaine et la France, mis au jour en mars 2013 avec la saisie de 700 kilos de cocaïne, à bord d'un avion en partance pour la France. Depuis quelques jours, l'affaire fait de nouveau les gros titres car les deux pilotes français condamné en République dominicaine à 20 ans de prison ont fui le pays pour se réfugier en France... où ils viennent d'être écroués, en attendant une possible mise en examen.

En tout, 34 personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête sur ce trafic, parmi lesquelles figure le dirigeant d'une société de transport (SNTHS) ayant affrété l'avion, Pierre-Marc Dreyfus.

Devant la juge marseillaise en charge du dossier, Pierre-Marc Dreyfus, mis en examen dans cette affaire, a reconnu avoir eu l'ex-président de la République comme passager sur plusieurs destinations. Il a également indiqué avoir eu comme client "Lov Group", la société de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, par ailleurs ami intime de Nicolas Sarkozy.

Par ailleurs, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire le 19 décembre pour abus de biens sociaux, complicité et recel, au préjudice éventuel de la société Lov Group de Stéphane Courbit.

L'abus de bien social punit le fait pour un dirigeant de faire, avec sa société et de mauvaise foi, des actes contraires à l'intérêt de celle-ci, dans un but personnel ou celui d'une autre société dans laquelle il a un intérêt.
Leny Escudero (1932-2015) est mort. R.I.P.
Edited: 201510120122
Leny Escudero, de son nom de naissance Joaquim Leni Escudero est né le 5 novembre 1932 à Espinal en Espagne.
Son père et sa mère, républicains espagnols quittent l'Espagne ravagée par la guerre civile en 1939 et se réfugient à Mayenne. Leny passe sa jeunesse à Mayenne où il se marie. Il s'installe à Paris dans le quartier de Belleville. Il va exercer des petits métiers pour survivre (terrassier, carreleur... etc). En 1957, il commence une carrière de chanteur et sort son 1er album (Ballade à Sylvie) qui lui assure le succès, la célébrité et effectue un tour du monde (Amérique du Sud, Moyen-Orient, États-Unis, Russie, Afrique). Au Dahomey, il construit une école en dur en pleine brousse. En 1971, il reçoit le Grand prix de l'Académie Charles-Cros avec Escudero 71. Dans les années 1970 à 1990, il est considéré comme un chanteur engagé. Ses paroles traitent de sujets souvent graves et tristes, tels que la guerre d'Espagne, les dictatures, et la maltraitance des habitants de notre planète. Il a été également acteur et participe à des séries télévisées comme Louis la Brocante et Docteur Sylvestre. Aujourd'hui il vit à Giverny près de Vernon. Il est le père de trois enfants, Christine, Julian et Stéphanie. La raucité de sa voix, le doux-amer de ses textes, la qualité de ses mélodies, distillent le charme mystérieux de cet homme des contre-courants.
LE CAISNE Garance
Opération César. Au coeur de la machine de mort syrienne.
Edited: 201509302347
Paperback, 224 pp. Entre 2011 et 2013, "César", photographe de la police militaire syrienne, a copié et fait sortir au péril de sa vie 45.000 photos et documents de détenus qui ont péri dans les geôles de Bachar al-Assad. Il vit désormais caché quelque part en Europe.
Alors qu'il a toujours refusé de s'exprimer publiquement sur les crimes contre l'humanité qu'il a pu documenter et sur ses motivations, il a fini par se confier à Garance Le Caisne, collaboratrice de "l’Obs". Dans "Opération César" (Stock), la journaliste livre le récit de cet iconographe de l’horreur.
Sur la base de ce livre, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour "crimes de guerre" visant le régime de Bachar al-Assad.

Src stock: Jamais des preuves aussi accablantes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité n’avaient été divulguées alors qu’un conflit se poursuit. En Syrie un homme l’a fait. Son nom de code ? César. Ce photographe de la police militaire a risqué sa vie pour exfiltrer, pendant deux ans, 45 000 photos et documents de détenus torturés à mort. Il n’est jamais apparu devant des médias.
En janvier 2015, dans le magazine américain Foreign Affairs, le président Bachar el-Assad a affirmé que ce photographe militaire n’existait pas : « Qui a pris ces photos ? Qui est-il ? Personne ne sait. Aucune vérification de ces preuves n’a été faite. Ce sont des allégations sans preuves. »
César existe. L’auteur de ce livre a passé des dizaines d’heures avec lui. Son témoignage est exceptionnel. L’enquête sur le fonctionnement de la machine de mort syrienne, qui étaye son récit, est une plongée dans l’indicible.

Commentaire: Ce livre tombe mal en cette période de formation d'une coalition contre IS, tout en laissant Assad en place. Nous attendons un livre sur les assassinats de IS/DAESH. Question de faire l'équilibre entre le mal et le mal.
LT
Rober Boulin assassiné le 29 octobre 1979: Crime d'état
Edited: 201508130233
“Robert Boulin en savait long sur les circuits financiers opaques de notre République”


La démonstration est implacable, la conclusion sans appel : pour Pierre Aknine, réalisateur du téléfilm-choc Crime d'Etat, (diffusé sur France 3 ce mardi 29 janvier 2013) Robert Boulin, ministre du Travail et de la Participation sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing a été assassiné pour des raisons politiques. Balayée, la thèse du suicide : le résistant et gaulliste de la première heure, dont le corps a été retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979 a été éliminé parce qu'il en savait trop sur les dossiers sulfureux de la Ve République...
Quelle réalité derrière cette fiction passionnante aux allures de film noir ? Pour nous éclairer, Benoît Collombat, journaliste à France Inter et auteur d'Un homme à abattre : contre-enquête sur la mort de Robert Boulin, a accepté de décrypter deux scènes-clé du film, en retissant les liens entre la fiction et la réalité plus que troublante exhumée au fil de ses recherches au long cours.

« Avant sa mort, Robert Boulin avait bien conscience que son propre camp politique, le RPR, tentait de le déstabiliser politiquement en instrumentalisant dans la presse une affaire “bidon” de terrain à Ramatuelle. L’ancien résistant gaulliste savait aussi qu’il avait en face de lui des adversaires dangereux, prêts à utiliser des hommes de main du SAC, le service d’ordre du parti gaulliste, alors en pleine dérive sanglante. Robert Boulin était menacé physiquement.
Pour répliquer, il disposait de dossiers susceptibles de faire taire ses adversaires. Ce recordman du nombre d’années passées dans les ministères de la République (quinze ans) en savait long sur les circuits financiers opaques de notre République.
Secrétaire d’Etat au budget lors de la création en 1965 de l’ERAP (Entreprise de recherches et d’activités pétrolières) puis d’Elf, ministre délégué à l’Economie et aux Finances de 1977 à 1978, Robert Boulin avait connaissance du montant des commissions (légales) dont il autorisait les versements lors de la passation de contrats liés aux affaires pétrolières et africaines. Mais il connaissait aussi l’envers du décor, l’“argent noir” de la Françafrique et les turpitudes de sa propre famille politique : Elf, le Gabon et les réseaux Foccart au service du RPR de Jacques Chirac, à la fin des années 1970. Des mallettes de billets transitent entre Paris et Libreville. Les fonctionnaires des douanes qui connaissent l’intégrité de Boulin font remonter les informations dont ils disposent.
Au cœur du dispositif se trouve une tirelire : la FIBA, la banque d’Elf et du régime gabonais. Or, le conseiller pour la presse de Robert Boulin, Patrice Blank (qui a joué un rôle extrêmement trouble la nuit de la disparition en se rendant au domicile du ministre) était justement membre du conseil d’administration de la FIBA. Autrement dit, un relais important des intérêts qu’entendait dénoncer Boulin se trouvait dans son entourage très proche.
Le corps de Robert Boulin a été retrouvé à proximité de la maison du “monsieur Afrique” de Giscard, René Journiac, comme si Boulin avait voulu “négocier” avec cet ancien bras droit de Jacques Foccart. René Journiac trouvera la mort quelques mois plus tard, en février 1980, dans un accident d’avion suspect en Afrique. L’avion utilisé par Journiac avait été prêté par Omar Bongo…
Aujourd’hui, des témoins sortent de leur silence et confirment la conclusion de mes investigations.
Par exemple, l’ancien assistant parlementaire du suppléant de Boulin, à l’époque, explique qu’avant que les archives de Boulin ne soient toutes détruites par le SAC, il a pu lire une partie de ces documents : Boulin parlait de répliquer en évoquant Elf-Gabon. La fille d’Alexandre Sanguinetti (co-fondateur du SAC) raconte que son père lui a tout de suite dit qu’il s’agissait d’un assassinat et que Boulin voulait contre-attaquer en menaçant d’évoquer le financement occulte des partis. L’ancien “monsieur Afrique” du RPR, Jean-François Probst, estime, lui aussi, que Boulin a été assassiné et fait le lien avec le Gabon.
Avant sa mort en 2005, un homme du sérail m’avait éclairé sur le sujet. L’ancien proche de Foccart et du mercenaire Bob Dénard, Maurice Robert, (ex-responsable du service Afrique des services secrets, espion chez Elf puis ambassadeur de France au Gabon), a clairement parlé devant moi de “crime” en parlant de l’affaire Boulin. Il était bien placé pour le savoir. »

« Dès la découverte du corps, de nombreux témoins expliquent que Boulin avait plus une tête de boxeur qu’une tête de noyé. Le visage est traumatisé, avec du sang sous le nez (or un noyé ne saigne pas du nez), le bras droit est recroquevillé avec une entaille au poignet visible sur certains clichés de l’identité judiciaire.
Les gendarmes sont les premiers à se rendre sur place, à l’étang Rompu. Le colonel de gendarmerie Jean Pépin pense immédiatement qu’il est impossible que Robert Boulin ait pu arriver seul dans cet étang. Un élément médico-légal va d’ailleurs le prouver : le corps du ministre a été retrouvé “dans la position du musulman qui prie”, la tête face au sol de l’étang. Logiquement, les lividités cadavériques, c'est-à-dire les marbrures qui se fixent sur les parties basses du corps après la mort, auraient dû se trouver sur le ventre et les jambes de Boulin. Or, elles se dont fixées sur le dos ! Cela signifie, de manière certaine, que le corps de Boulin a bien été transporté dans l’étang, après sa mort.
Un “bristol d’adieu” grandiloquent avec deux encres différentes est retrouvé dans la voiture du ministre, mais il est truffé d’incohérences, comme les lettres posthumes attribuées à Boulin. Il y a des mégots de cigarette, alors que Boulin ne fumait que des cigares. Les gendarmes n’ont pas le temps d’en savoir plus. L’affaire leur est immédiatement retirée au profit des policiers du SRPJ de Versailles par un personnage trouble : le Procureur général de la Cour d’appel de Versailles, Louis-Bruno Chalret.
Cet homme était, à l’époque une “barbouze judiciaire” au service des réseaux Foccart et du SAC. Il avait déjà fait libérer des truands sur ordre, comme le prouve des écoutes téléphoniques.
Au cours de mes investigations, j’ai établi que ce Procureur très spécial a été prévenu de la découverte du corps de Robert Boulin plus de six heures avant la découverte officielle, à 8 heures 40 du matin. Certains services de l’Etat ont également été prévenus dans la nuit. Le Procureur Chalret s’est immédiatement rendu sur place avec une équipe d’hommes “sûrs”, sans doute pour “arranger” la version officielle du suicide.
L’autopsie du corps est sabotée : il n’y a pas d’examen du crâne, sur ordre du Procureur. Officiellement, pour ne pas “charcuter” le corps à la demande de la famille Boulin qui n’avait pourtant rien demandée. Le corps est ensuite embaumé illégalement. Quant aux prélèvements d’organes du ministre, qui auraient pu faire l’objet de contre-expertises, ils sont tous détruits dans des conditions rocambolesques dans les années 1980.
En 1983, une deuxième autopsie démontre pourtant l’existence de fractures importantes (“traumatisme appuyé du massif facial”) du vivant de Robert Boulin. L’assistant de ces légistes m’explique qu’il avait alors constaté un hématome derrière le crâne du ministre, consécutif à un objet contondant, et une coupure au poignet droit correspondant, selon lui, à un lien.
Ce témoin, comme beaucoup d’autres, attend toujours d’être entendu par un juge d’instruction, indépendant du pouvoir politique. Mais il faudrait pour cela que la justice accepte, enfin, de rouvrir le dossier Boulin. Il est encore temps, puisque l’affaire ne sera prescrite qu’en 2017. »
(1) Publié chez Fayard en 2007


Yanis Varoufakis interviewed by Harald Schumann
Why Varoufakis had to go - About lies, bubbles, the shift from the burden on the banks back to the shoulders of the taxpayers, the power of Berlin and Paris, lobotomisation of economists since the late 1970s.
Edited: 201507130050


Harald Schumann On The Trail - Talking to Yanis Varoufakis.
For better comprehension, we recommend to activate English subtitles in the player.
Libération 20150630
En collaboration avec WikiLeaks, «Libération» et «Mediapart» révèlent comment la NSA s'est penchée, dès 2002, sur les intérêts commerciaux français.
Edited: 201506301328
Après les écoutes politiques, l’espionnage économique. Les nouveaux documents publiés par WikiLeaks, en partenariat avec Libération et Mediapart, dévoilent l’ampleur des opérations menées par les services de renseignement américains contre les intérêts français. Cinq rapports de synthèse de l’Agence nationale de sécurité (NSA) montrent que des responsables et diplomates ont été espionnés entre 2004 et 2012, notamment Pierre Moscovici et François Baroin lors de leur passage à Bercy. Une stratégie offensive qui apparaît dans un document secret fixant les objectifs prioritaires des Etats-Unis dans le domaine économique. Baptisée «France : développements économiques» et datée de 2012, cette note constitue la doctrine de la NSA en la matière. Elle vise à recueillir toutes informations pertinentes sur les pratiques commerciales françaises, les relations entre Paris et les institutions financières internationales, l’approche des questions liées au G8 et au G20 ou encore les grands contrats étrangers impliquant la France. Ce dernier point, un des plus sensibles, est détaillé dans une sous-section intitulée «Contrats étrangers-études de faisabilité-négociations». Il s’agit de récupérer toutes les informations possibles sur les contrats d’envergure impliquant des entreprises françaises, notamment ceux dépassant les 200 millions de dollars. Des révélations qui risquent de jeter un froid sur les négociations autour du Tafta, le traité de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis, dont le prochain round est prévu mi-juillet, à Bruxelles. La plupart des secteurs stratégiques sont visés par la NSA : technologies de l’information, électricité, gaz, pétrole, nucléaire, transports, biotechnologies, etc. Toutes les informations recueillies sont ensuite partagées avec les principales administrations américaines : département de la Sécurité intérieure, département du Commerce, département de l’Energie, agence de renseignement de la Défense, Réserve fédérale, Trésor et même commandement des forces américaines en Europe. Jamais la preuve d’un espionnage économique massif de la France, orchestré au plus haut niveau de l’Etat américain, n’avait été établie aussi clairement.
Dictionnaire de l'Académie française, première édition, Paris, chez la veuve de Jean-Baptiste Coignard, imprimeur ordinaire du roi et de l’Académie française, 1694, article « Templier », p. 635.
Edited: 201505182304
« TEMPLIER. Substantif masculin. C'était autrefois un chevalier d'un ordre militaire et religieux, institué dans l'onzième siècle pour conduire et défendre contre les infidèles, les pèlerins qui allaient visiter la Terre sainte. On les appela Templiers parce que la première habitation qu'ils eurent était proche du temple de Jérusalem et qu’ils en avaient la garde. On appelait aussi temples les lieux de leur demeure dans les autres villes. Et on appelle encore à Paris Le Temple le lieu où ils demeuraient autrefois. L’ordre des Templiers a été aboli.

« On dit proverbialement Boire comme un templier pour dire boire beaucoup, boire avec excès. »

Texte modernisé par l’auteur, tiré de : Dictionnaire de l'Académie française, première édition, Paris, chez la veuve de Jean-Baptiste Coignard, imprimeur ordinaire du roi et de l’Académie française, 1694, article « Templier », p. 635.

On notera que la définition ne varie pas dans la deuxième édition du dictionnaire intitulée Nouveau dictionnaire de l'Académie française et datée de 1718 (p. 670).
NN
Quand la Wallonie était française
Edited: 201505092305
Parution de l'ouvrage "Quand la Wallonie était française"

Mercredi, 29 Avril, 2015
Avec le tome 1 de l’ouvrage « Quand la Wallonie était française », le Service public de Wallonie vient de poser le premier jalon d’une entreprise qui devrait s’achever en 2018, à savoir l’édition de plans par masses de cultures du territoire de la Wallonie réalisés entre 1802 à 1808.

Ce premier tome couvre le territoire de la province de Namur et propose une photographie du paysage rural à la veille de la Révolution industrielle au travers de plans édités pour la première fois depuis leur réalisation ! Il s’agit de plans au 1/5000e d’ensembles ininterrompus de terrains affectés à une même utilisation ou une même culture au sens large puisque les espaces forestiers, les jardins, les plans d’eau et les parties bâties étaient aussi pris en compte.

Chaînon manquant dans la cartographie régionale

La décision de réaliser ces plans date du 2 novembre 1802, l’abandon de leur réalisation de fin 1807. Dès lors, une période courte durant laquelle on estime qu’environ 16.000 communes ont été cadastrées dans l’empire.

Ces plans sont donc situés entre les cartes de Ferraris (1770-1778) et la publication des premiers plans cadastraux par Ph. Vandermaelen (1837-1847) puis par Ph. Popp (1842-1879). Ils peuvent être considérés comme une sorte de chaînon manquant dans l’histoire de la cartographie de nos régions. Source de première importance tant pour l’historien du paysage que pour l’amateur d’histoire locale, leur échelle permet d’observer, de manière assez précise, l’occupation des sols.

Certains de ces plans sont accompagnés de rapports d’expertise cadastrale qui constituent un complément et une clé de lecture puisqu'ils reprennent la liste des propriétaires avec leur lieu de résidence, parfois leur profession, classée en fonction du type de propriété. Ces rapports fournissent également des renseignements sur l’économie et l’habitat,. le type de culture pratiquée, les assolements, les engrais, l’élevage, les brasseries, les moulins et les industries (mines, forges, manufactures…).

135 plans pour le premier tome

L’actuelle province de Namur était comprise pour l’essentiel dans le département de l’Entre-Sambre-et-Meuse et pour sa partie sud dans le département des Ardennes. 135 plans de communes ou de hameaux de la province ont été découverts, conservés en ordre principal aux Archives de l’État à Namur, au département des archives de l’armée de Terre à Vincennes mais aussi aux archives départementales des Ardennes, à Charleville-Mézières, et aux Archives nationales de France, à Paris.

Au fil des années, ces plans ont été remplacés par la confection du cadastre parcellaire, dit aussi cadastre napoléonien ; ils ont perdu de leur intérêt pour les administrations qui les ont, dans le meilleur des cas, oublié. Quelques historiens en avaient bien vu l’intérêt mais aucune édition systématique ne leur avait été consacrée.

Comment se procurer l'ouvrage ?

Édité par la direction de la Documentation et des Archives régionales, en collaboration avec la direction de l’Identité et des Publications du SPW, le premier tome de "Quand la Wallonie était française" est vendu au prix de 65 € (frais de ports Belgique et pays limitrophes compris).

Il peut être commandé :

en ligne
par téléphone au 1718, le nouveau numéro de renseignement gratuit de la Wallonie (1719 pour les germanophones)
par e-mail à l’adresse suivante : publications@spw.wallonie.be .
L’ouvrage peut également être acheté à la librairie « Le Vieux Quartier » (rue de la Croix, 30 à 5000 Namur - 081 22 19 94).
de Pradel de Lamase, Paul (1849-1936)
Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Edited: 201504070912
L'extrait qui fait suite, est tiré de l'ouvrage de Paul de Pradel de Lamase (1849-1936), "Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution". Il illustre une bien courte partie de la vie du château d'allassac (mais pas que lui) sur lequel je faisais quelques recherches.

Malgré le caractère "conséquent" de la citation, j'ai tenu pourtant à garder ce chapitre intact et complet car sa richesse et son contenu donne un éclairage très particulier, que je n'ai pas souvent rencontré, de la révolution Française dans son ensemble et une vue précise de l'agonie du château d'allassac.

Il me semble évident qu'une certaine forme de partialité concernant la période révolutionnaire se dégage de ce texte, même si les faits exposés semblent avoir été vérifiés et prouvés, il n'en reste pas moins que les actions décrites mettent surtout l'accent sur le vandalisme de la révolution, et laissent plus largement sous silence les motivations souvent justifiées de certains de sortir d'un régime que nous n'avons toutefois jamais vraiment quitté. N'ayant pas souvent sous les yeux la vision qua pu avoir l'auteur il m'a semblé interessant de la partager.

A plusieurs reprises lors de la lecture, l'auteur se livre à des analyses qui semblent pertinentes et il sait mettre en avant les arguments que nous utiliserions encore aujourd'hui. De même, une fois passé le vocabulaire tranchant qu'il utilise pour qualifier certains groupes on découvre une personnes avisée et clairvoyante sur la nature humaine.

Pour le reste, la description des biens et de l'histoire de leur disparition est une pure merveille de rédaction et de précision qu'il m'est difficile de couper. Jugez en par vous même :

La curée

Le plus important est fait; la famille de Lamase est en exil; ses grands biens sont privés de l'oeil du maître ; il s'agit maintenant de les priver du maître lui même, de les nationaliser, en un mot. Pour cet objet, il n'y a plus qu'à laisser le plan révolutionnaire se développer dans toute sa beauté. Ce plan est simple : les propriétaires dont la fortune est adjugée d'avance aux affiliés sont d'abord contraints de sortir de France ; on les empêchera ensuite d'y rentrer; on les punira de la confiscation pour être sortis ou pour n'être pas rentrés, et le tour sera joué.

L'Assemblée Constituante accomplit en deux ans la première partie du programme. Elle provoque le désordre, elle encourage l'émeute, l'assassinat et le pillage; elle renverse les lois et coutumes établies depuis des siècles; elle anéantit les parlements et les anciennes juridictions indépendantes; elle les remplace par des tribunaux dont les juges sont à la nomination du pouvoir politique, par conséquent à sa dévotion. Toutes les institutions garantissant la vie et les propriétés des sujets du roi sont supprimées en théorie quand cette assemblée de malheur passe la main à la Législative, au mois d'octobre 1791. Les bons citoyens ne peuvent plus se faire aucune illusion. Le roi, avili et sans force, est incapable de les protéger; plus de cent mille familles vont chercher à l'étranger le minimum de protection auquel a droit tout homme civilisé.

Il ne faut qu'un an à la Législative pour exécuter la deuxième partie du programme, pour ouvrir l'ère des injustices les plus criantes, des scélératesses les plus effrontées.

Quand elle aura terminé son oeuvre, toutes les victimes désignées seront solidement ligotées; la Convention et le Directoire n'auront plus qu'à frapper dans le tas, les yeux fermés. Il ne sera même plus nécessaire de disposer de tribunaux dociles pour priver les citoyens de leur liberté, de leur fortune, au besoin de leur tête. Celle-ci sera parfois à la discrétion des geôliers qui s'amuseront à massacrer vingt-cinq ou trente mille prisonniers dans les premiers jours de septembre 1792; les survivants, on les laissera mourir de faim au fond des geôles puantes, ou on les guillotinera. Le résultat sera le même. Ni les uns ni les autres ne viendront réclamer leurs biens, et c'est le seul point essentiel.

J'ai dit que la Législative avait rétabli la loi de confiscation et aboli le droit naturel d'aller et de venir dont les Français avaient toujours joui.

L'acte d'émigration ayant passé « crime » digne de mort et de confiscation, l'heure avait sonné en Limousin de faire main basse sur le patrimoine du plus incontestablement riche et du plus bienfaisant seigneur de la contrée. Dès le mois de septembre 1792, mon bisaïeul fût inscrit sur la liste des émigrés. De quel droit ? Ses bourreaux ignoraient le lieu de sa retraite et ils ne firent aucune démarche pour la découvrir. M. de Lamase vivait à l'écart; dès que les jours devinrent très sombres, il avait pris un correspondant à Strasbourg, et toutes les lettres qu'il fit parvenir de sa retraite à ses compatriotes sont datées de cette ville alors française. Les prescripteurs devaient présumer qu'il n'avait pas franchi la frontière .

En l'inscrivant, sans plus ample informé, sur les tablettes de l'émigration, les administrateurs du district d'Uzerche, préjugeant le « crime » sans le constater, commettaient une première forfaiture. Je la signale ici pour mémoire, le chapitre suivant devant établir que le « coupable » ne fut jamais émigré, au sens que les lois homicides de l'époque attachaient à ce mot.

Les scellés furent apposés sur ses meubles et ses biens-fonds placés sous séquestre. C'était la première formalité de la dispersion aux quatre vents d'une fortune acquise par dix générations, au prix de mille efforts d'intelligence et d'économie.

Deux des frères de Jean de Lamase et un de ses fils, qui tous trois étaient restés dans leur province ou y étaient revenus, essayèrent d'obvier aux effets désastreux de cette mesure préparatoire en opposant à son exécution des moyens dilatoires, soit en revendiquant leur légitime sur les héritages, soit en se faisant nommer séquestres de quelques domaines, soit encore en rachetant aux enchères les meubles auxquels ils étaient particulièrement attachés.



Pauvres moyens ! Au jeu de l'intrigue les honnêtes gens en lutte avec les malfaiteurs ont toutes chances de succomber, car il est écrit depuis trois mille ans que « les enfants des ténèbres sont mieux avisés que les enfants de lumière dans la conduite des affaires temporelles ».

On le fit bien voir à ces infortunés. Les persécutions qu'ils endurèrent sur place furent parfois plus amères que celles de l'exil. Ils furent aussi bien et aussi complètement volés que le chef de famille... et bernés, par-dessus le marché ; ce qui est plus humiliant que d'être assassiné.

Quand on voulut mettre en vente les immeubles séquestrés, aucun acquéreur sérieux ne se présenta, tout d'abord.

C'était au commencement de 1793. Les fermiers seuls auraient eu l'audace de s'approprier les terres qu'ils avaient le cynisme de faire valoir, pour le compte de la nation; mais comme ils ne croyaient point à la durée de l'orgie; comme, d'autre part, ils ne payaient au département qu'un prix de fermage dérisoire, ils préféraient de beaucoup profiter de l'aubaine pour épuiser les champs et les vignes, en tirer le plus possible de revenus annuels et mettre ces revenus, convertis en numéraire, à l'abri des retours de la fortune.

Les paysans, les vrais, ceux qui mangent leur pain à la sueur de leur front, éprouvaient une horreur invincible à se souiller d'un vol perpétré à la face du soleil.

Leur conscience était restée et reste encore foncièrement respectueuse de la propriété d'autrui. Il existait, sur la question, un précédent qui leur fait trop d'honneur pour que je m'abstienne de le raconter ici où il trouve naturellement sa place.

Vers le commencement du seizième siècle, un Pérusse des Cars avait consumé sa fortune en fondations d'hôpitaux et d'autres bonne oeuvres. Afin de subvenir aux besoins de ses onéreuses créations, il avait hypothéqué la part de patrimoine que la loi lui interdisait formellement d'aliéner, sous n'importe quelle forme.

Ses dettes étaient donc nulles légalement ; mais le pieux seigneur n'entendait point rendre des créanciers confiants victimes de libéralités exagérées. En un testament admirable de piété et d'honneur il rendit compte à ses enfants de la situation, les suppliant, en vue du repos de son âme, de tenir pour bons et valables les engagements prohibés qu'il avait pris.

Ceux-ci cherchèrent à se conformer à ses désirs, mais ils rencontrèrent, pour l'exécution, une résistance opiniâtre dans la volonté des créanciers qui ne voulaient pas être payés et dans le refus des habitants d'acheter les terres qui servaient de gages aux créances. De guerre lasse, les des Cars abandonnèrent les domaines engagés, purement et simplement.

L'un de ceux-ci consistait en une vaste prairie attenant au fief de Roffignac. Pendant cent ans et plus cette prairie resta close comme lieu sacré, tabou. La cloture tomba enfin d'elle-même et l'enclos devint, par la force de l'habitude, bien communal où chacun menait, à son gré, paître son bétail ; c'était, plutôt qu'un bien communal, une prairie nullius. Elle a traversé même la révolution dans ces conditions, et ce n'est qu'après 1860 qu'elle a trouvé un acquéreur, lequel a déposé le prix d'achat dans la caisse municipale.

Si les vrais paysans persistaient dans leur aversion du bien d'autrui, les autres, les petits bourgeois des environs et les passe-paysans, pour qui la révolution semblait avoir été faite, témoignaient encore de la méfiance.

Les propriétés de mon arrière-grand-père étaient d'ailleurs offertes en bloc, et j'ai pu me convaincre qu'à cette époque, il en avait été de même dans presque toute la France.

En refusant de morceler les latifundia, la république montrait ainsi qu'elle entendait ne rien faire pour le menu peuple et qu'elle désirait simplement présider à la substitution de riches par d'autres riches... Mais allez faire comprendre cette claire vérité aux malheureux enivrés des mots sonores de Liberté et d'Egalité !...

En attendant que la Convention autorisât le morcellement, d'abord en gros lots, puis en lots minuscules, on s'attaqua aux divers mobiliers qui garnissaient les châteaux ou les simples maisons de l'exilé.

Je ne m'occuperai que du mobilier de Roffignac et de celui d'Uzerche.

L'invasion de Roffignac, le 25 janvier 1790, par les émeutiers et les gardes nationaux de Brive, complices du désordre et du pillage, avait considérablement détérioré les richesses amoncelées dans l'antique demeure. Les procès-verbaux officiels, rédigés quelques jours après l'événement, ne parlent que de placards éventrés, d'étoffes lacérées, de barriques de vin et d'eau-de-vie défoncées, de glaces brisées, et sont muets d'ailleurs sur le nombre et la nature des meubles emportés, quoiqu'il fût notoire que chacun des envahisseurs en eût pris à sa convenance, sans être le moins du monde inquiété !

Les chaumières des environs et aussi nombre de maisons bourgeoises s'étaient largement approvisionnées de lits, de couvertures, de draps, de serviettes, de fauteuils, de chaises, de tableaux de prix et de miniatures représentant de petits amours devant lesquels les femmes des voleurs s'agenouillaient pieusement, les prenant pour des Enfants Jésus.

Cependant la conscience des paysans se tourmente facilement ; elle est plus craintive que celle des messieurs ; la peur d'un retour offensif de la justice humaine les talonnait. Ils se défirent, moyennant quelques sous, des objets de valeur qu'ils étaient d'ailleurs incapables d'apprécier.

Les beaux meubles ne tardèrent pas à orner les logis bourgeois de la contrée ; ce fut bientôt un luxe à la mode, parmi les familles comme il faut et inclinées dans le sens de la révolution, de se faire honneur d'objets artistiques ayant appartenu bien authentiquement au château de Roffignac.

Cette mode n'est pas tout à fait éteinte au bout d'un siècle révolu.

Je sais un grand prêtre du droit, aujourd'hui mort, forcé de son vivant, — fait unique dans les annales de son Ordre — de vendre sa charge pour y avoir exécuté des tours de sa façon, qui s'est rendu acquéreur, au prix de 400 francs, d'une vaste armoire armoriée et sculptée, laquelle vaut vingt fois plus, au cours actuel des meubles anciens. Mais un de ses parents pauvres la détenait, et il a saisi l'occasion de faire la bonne affaire, à ses dépens et aux miens. Car ce meuble m'appartient toujours, il n'y a pas de révolution qui tienne.

Si je m'étais avisé pourtant de la réclamer à ce ruffian, il m'aurait répondu certainement que « possession vaut titre. »

Nous verrons bien !

Quoique découronné de ses pièces les plus belles et les plus apparentes, le mobilier de Roffignac, où l'utile était mêlé au somptueux, avait de quoi satisfaire encore bien des cupidités et bien des curiosités.

L'administration républicaine en jugea ainsi, espérant que les amateurs se présenteraient aussi nombreux que les acquéreurs des biens-fonds se faisaient rares. Voler un meuble ne semble pas, en effet, aussi coupable ni surtout aussi accusateur que voler un champ. Le meuble se détruit à l'usage, et quand il est usé il n'en est plus question ; un champ reste, au contraire, et le blé qu'il produit chaque année reproche son crime au larron, et ceci à perpétuité.

Le calcul était juste. On commença par le mobilier d'Uzerche. Celui-ci était intact ou semblait intact, car je dirai tout à l'heure ce qu'il y manquait d'essentiel.

Il fut divisé en huit cent soixante lots, sauf légères erreurs dans mes additions,car j'ai la nomenclature sous les yeux et je tiens à être précis. Ces huit cent soixante lots furent adjugés pour la somme totale de 7.083 livres 8 sols 3 deniers.

Cette vente, présidée par le citoyen Roume,semble avoir été effectuée en un seul encan, le 25 mars 1793, ce qui montre à quel point on avait hâte d'en finir avec cette opération véreuse.

Les prix s'en ressentirent. Les acheteurs payant en assignats, et les assignats étant tombés déjà à ce moment à 50 p. 100 de leur valeur nominale, il convient de fixer à 3.500 francs environ la somme réellement perçue par le Trésor.

Quant à l'estimation véritable de tous ces objets, dont la possession allait embellir et empoisonner tant de maisons, on s'en fera une idée quand j'aurai noté que deux fauteuils en bon état et recouverts de velours d'Utrecht furent vendus 8 livres en assignats; et une excellente bergère 10 livres de la même monnaie.

En évaluant à 50.000 francs le prix marchand de notre mobilier meublant d'Uzerche, je crois rester au-dessous de la vérité.

Que de noms on relève dans cette longue liste d'acheteurs, qui seraient étonnés de s'y voir couchés tout vifs ! Mais il me plaît d'être discret.

Il est d'ailleurs probable, qu'un certain nombre d'entre eux, obligés de donner des gages de civisme, avaient, en s'appropriant certains objets, la bonne intention de les rendre plus tard au légitime possesseur et même de s'en faire accroire à ses yeux, au cas où la contre-révolution eût été victorieuse et où M. de Lamase serait revenu en maître.

Mais voilà ! Le contraire s'est produit et l'enfer est pavé de bonnes intentions. Presque tous ces enchérisseurs ont pensé que ce qui est bon à prendre est bon à garder... et ils ont tout gardé! Peut-être en est-il encore, parmi leurs descendants, qui se couchent dans nos draps et s'essuient avec nos serviettes, tant, dans les anciennes maisons, le linge était abondant et de qualité durable.

Je ne connais, dans l'espèce, que deux cas de restitution.

En 1837, un de mes grands-oncles, accablé par l'âge, désira mourir sinon dans le lit, du moins dans le fac-similé du lit à baldaquin où il était né. Il connaissait le paroissien qui, moyennant 17 livres 10 sols, se l'était approprié et, depuis un demi-siècle, y étendait tous les soirs ses membres maintenant engourdis par la vieillesse.

Mon oncle lui demanda par lettre de permettre à son ébéniste d'en prendre le dessin et la mesure. Le bonhomme, qui était devenu dévot, non par crainte de dieu mais par peur du diable, répondit en envoyant l'objet et ses accessoires, regrettant que tout cela ne fût plus très neuf. J'ajoute qu'il restituait un vieux lit, mais qu'il retenait une terre importante qui n'avait pas vieilli.

En 1910, un pauvre artisan d'Uzerche l'a imité, en rendant spontanément un papier de famille; c'est un diplôme de l'Université de Bordeaux, concernant un de mes ancêtres; ce parchemin n'a aucune valeur, même à mes yeux; le geste ayant été honnête, je tiens à le noter.

L'opération de la vente d'Uzerche s'étant effectuée sans trop de scandale, on procéda à celle de Roffignac, mais celle-ci fut singulièrement plus longue et ne dura pas moins de dix décadis consécutifs.

La valeur en était beaucoup plus importante, tellement importante que le citoyen Lavergne, commissaire du district de Brive, vint s'installer au château pour y diriger l'encan et y vivre grassement aux frais de la princesse, assisté des citoyens Chicou et Deyzat.

Commencées le 1er septembre, les enchères ne furent terminées qu'en décembre et produisirent un total d'environ 50.000 livres en assignats, équivalant à un peu plus de 25.000 en numéraire, ce qui porte la valeur marchande aux alentours de 300.000.

Et une bonne partie de la marchandise avait été abîmée par le passage des barbares.

Les réflexions suggérées par les opérations effectuées à Uzerche s'imposent au sujet de celles d'Allassac. J'userai d'une égale discrétion en ce qui concerne les noms des profiteurs d'occasion, évidemment plus nombreux... cinq ou six cents ! Je ne me permettrai qu'une observation au point de vue de l'art.

Mon arrière-grand-père, jaloux de moderniser Roffignac et de lui imprimer le cachet de distinction alors à la mode, avait orné l'escalier d'honneur d'une rampe magnifique en fer forgé. Ce chef-d'oeuvre était calqué exactement sur la rampe du palais ducal de Nancy qui passait pour une merveille de ferronnerie et qui est réputée de nos jours encore pour une chose remarquable. Les brutes officielles la cassèrent en vingt et un morceaux et la subdivisèrent en autant de lots qu'achetèrent vingt et une autres brutes sans épithète.

Qu'ont-ils fait de ces lots ? Quelques-uns sans doute portèrent les leurs au forgeron qui dut les transformer en instruments aratoires. Mais j'en soupçonne d'autres, déjà messieurs quoique sans-culottes, de les avoir gardés jusqu'à des temps plus calmes pour les revendre à bénéfice, car la belle orfèvrerie de fer a toujours été prisée des connaisseurs.

Je ne dois pas terminer ce rappel de la venté nationale de nos mobiliers sans faire une constatation d'ordre général, car elle s'applique à toutes les rapines du même genre, sur toute la surface du territoire de la république.

Dans les inventaires interminables qui défilent sous mes yeux, je vois bien aligner des lits, des draps, du linge, des fauteuils, des canapés, des chaises, des pots de chambre, des balais, des bahuts, des bois de bibliothèques, des ustensiles de ménage et de cuisine, etc., etc.; je ne vois jamais figurer de bijoux, d'argenterie, de tableaux et de livres précieux. Et Dieu sait si mon arrière-grand-père était fourni de ces objets de luxe, aussi bien d'ailleurs que la plupart des châtelains, des bourgeois et même des campagnards aisés de son temps ! Rien que son argenterie de table représentait une fortune. Et cependant on ne met en vente ni un seul couvert ni un seul plat d'argent. Tout cela est évanoui. L'invasion bestiale des émeutiers de Roffignac a mutilé et brisé des meubles qui se voient, des pendules, des glaces, laissant intacts l'or et l'argent rangés dans des coffres qu'ils ont négligé d'éventrer. Mais à l'invasion des rustres en blouse et en sabots ont succédé plusieurs invasions de gens bien mis et bien chaussés, qui, sous prétexte d'apposition de scellés ou de formalités d'inventaires, ont clandestinement pénétré dans les riches demeures, fracturant les serrures et emportant le solide; tout ce qui, sous un volume médiocre, représente la forte somme réalisable à toute heure et dont personne ne s'avise de demander compte. Ils laissent les miettes du festin au menu peuple, fabriquent ainsi des milliers de complices et, grossissent la responsabilité de ces complices, dans le but de les déterminer à persister à jamais dans l'hérésie révolutionnaire ; ils se dissimulent dans l'ombre et s'emparent de l'or et de l'argent, sûrs que la possession de ces métaux les mettra à l'abri des réclamations futures; car l'argent ni l'or ne portent avec eux la marque du possesseur légitime, ou, s'ils la portent, il est facile de l'effacer.

Ce phénomène, encore une fois, s'est produit partout, d'abord secrètement, puis ouvertement, à la face du soleil. Les grands guillotineurs forcent les détenteurs de numéraire et d'orfèvrerie à les déposer, sans reçu, entre leurs mains. Ils volent les calices et les ciboires des églises, brûlent les chapes sacerdotales pour en extraire les fils précieux.

Fouché, après son proconsulat de Nevers, entasse les produits métalliques de ses exploits dans quatre fourgons qu'il expédie tranquillement vers sa maison de Paris. Lequinio fait faire des perquisitions domiciliaires à Rochefort et remplit trois tonnes d'écus de six livres, qui constituent ses petits profits. On verra plus loin qu'on allait jusqu'à fouiller dans les poches pour en extraire la monnaie.

Cette raréfaction de l'or et de l'argent, opérée par les chefs de la révolution et à leur avantage exclusif, produisait fatalement la disette, laquelle occasionnait les accaparements du blé et, finalement, déterminait la banqueroute. Ces trois dénouements, faciles à prévoir, devaient être trois nouvelles sources de lucre pour les bandits. Ils les escomptaient, et ce calcul odieux n'est pas un des côtés les moins intéressants de la philosophie révolutionnaire.

La France, on ne saurait trop insister sur cette vérité, possédait cinq milliards de métaux d'échange en 1789, beaucoup plus proportionnellement qu'aujourd'hui, étant donnés les besoins décuplés du commerce. La moitié de ce trésor national était monnayée; l'autre était convertie en objets d'art. Cette joaillerie était la réserve de la France, car, dans un besoin pressant de l'Etat, ses détenteurs n'hésitaient jamais à la porter au trésor public pour y être traduite en numéraire.

La révolution n'avait pas sévi trois ans qu'il ne circulait plus en France une seule pièce d'or et d'argent, et qu'on ne mangeait plus que dans des assiettes de faïence avec des fourchettes de fer.

Les divers hôtels des Monnaies, autrefois et depuis si actifs, tombèrent en sommeil comme les Loges. C'est à peine s'il a été frappé, de 1790 à 1801, pour quinze millions de numéraire jaune et blanc. La frappe du billon, dont la valeur intrinsèque est insignifiante, fut seule intarissable, comme l'impression des assignats.

Où avaient donc passé ces cinq milliards ? Evidemment dans les poches des chefs de la conspiration.

Aussitôt l'ordre matériel rétabli et la Banque de France instituée, on vit s'engouffrer dans ce réservoir national tous les métaux précieux naguère introuvables. Après les avoir liquidés les fripons éprouvaient le besoin de les solidifier à nouveau ("Sarepta dicitur Gallia, ubi metallis rapiendis et liquandis" Exégèse rabbinique de la Bible). Si, de 1790 à 1802, la Monnaie n'a fabriqué que quinze millions de pièces métalliques, elle en a jeté en circulation pour plus de quatre milliards dans les dix années qui suivent.

Il semble bien que voler soit le propre de l'homme, presque autant que forniquer. Il faut une grande vertu naturelle et beaucoup de religion pour résister à la tentation de pratiquer ces deux vices, quand le diable les présente dénués de danger et abrités contre la honte.

En 1793 vertu et religion étaient également bafouées.

Quand les gens demi-honnêtes eurent compris qu'on pouvait, en prenant quelques précautions légales, s'approprier le mobilier d'autrui, sans éprouver de trop cuisants remords et sans être montrés au doigt par le voisin aussi peu innocent qu'eux-mêmes, ils estimèrent que la prise de possession des maisons et des terres du prochain ne tirerait pas beaucoup plus à conséquence.

Il se présenta donc des acquéreurs pour concourir aux adjudications des biens-fonds.

On avait vite renoncé à former des lots considérables auxquels seuls auraient pu prétendre les gros bonnets du pays, du moins ceux qui ne refusaient point de se déshonorer mais prétendaient y mettre des formes.

Il convenait donc de laisser les paysans s'engager les premiers dans cette opération malhonnête. Ils en auraient la honte et, plus tard, on s'arrangerait pour racheter leurs petites parcelles, d'autant plus aisément que les cahiers des charges contenaient une clause de rescission de vente en cas de non-paiement dans les délais stipulés. En outre, il fallait payer comptant le premier dixième de l'adjudication; c'était un moyen de vider à fond les bas de laine des cultivateurs et de « liquider » tous les métaux de France, jusqu'au dernier louis, jusqu'au dernier écu de six livres, conformément au programme.

D'ailleurs, le conventionnel Cambon, le receleur en chef de tous les biens volés, criait misère. Les biens, dits nationaux, étaient les gages des assignats et les assignats baissaient, baissaient toujours.

La Convention ordonna alors de diviser les latifundia en plusieurs lots, de vendre chaque parcelle à n'importe quel prix et d'accorder aux acheteurs de grandes facilités de paiement.

En ce qui concerne les domaines de mon arrière-grand-père, les administrateurs de la Corrèze décidèrent qu'il serait politique de commencer par la mise en vente d'une vaste prairie qui s'étendait au pied de sa maison patrimoniale d'Uzerche, et qui, par sa situation en contre-bas des anciens remparts, était d'une fécondité rare. Constamment arrosée par la Vézère et engraissée par les eaux de la ville, elle excitait la convoitise des sans-culottes peu délicats.

La prairie, d'une contenance de 24.800 toises carrées d'après l'inventaire officiel, c'est-à dire de dix hectares environ, fut divisée en huit lots.

Sept furent vendus le 19 ventôse de l'an II, ce qui correspond au 9 mars 1794.

Oh ! par cher. Cette propriété, qui vaut certainement aujourd'hui plus de 100.000 fr. en bloc, pouvait être évaluée à cette époque 60.000 livres. Elle fut cédée aux amateurs pour le prix de 15.925 fr.

Un peu plus du quart, dira-t-on. Il est donc exagéré de prétendre que les biens nationaux ont perdu sur le marché 95 p. 100 de leur valeur.

Attendez ! Le prix de 15.925 francs existe bien sur le papier officiel, mais la somme effectivement versée au Trésor fut réduite au chiffre plus modeste de 1.218 fr. 55. La dépréciation réelle subie par notre prairie d'Uzerche fut donc de 98 p. 100.

Par quel miracle d'opération mathématique et de rouerie fiscale en est-on arrivé à ce résultat fantastique ?

Oh ! bien simple. Les acquéreurs avaient la faculté de se libérer en assignats reçus à leur taux nominal, et ils en usaient avec d'autant plus d'enthousiasme que l'assignat était déjà tombé au commencement de 1794 à 40 p. 100 de sa valeur fiduciaire ; mais ils avaient aussi le droit d'anticiper les payements fixés à dix échéances annuelles, toutes égales.

Ils en usèrent de même ; cependant ce ne fut point par excès de zèle.

Je prends comme exemple l'individu qui se rendit adjudicataire du lot n° 1 au prix officiel de 2.400 francs. Le jour de l'enchère il versa deux cent quarante livres en assignats, soit quatre-vingt-dix francs convertis en numéraire. L'année suivante, cent francs d'assignats ne valaient plus que vingt francs. Il donna encore deux cent quarante livres, soit cinquante francs en numéraire. Au commencement de 1796, la troisième année de l'acquisition, un vent de ruine soufflait sur toute la France. On achetait couramment mille livres en assignats avec un louis d'or authentique ou avec quatre écus de six livres.

Tous les acheteurs du pré Lamase jugèrent le moment favorable pour anticiper les payements. Ils acquittèrent huit annuités d'avance. L'adjudicataire du premier lot paya donc les 1.920 francs qu'il devait encore en monnaie de singe, je veux dire avec huit ou dix écus de six livres, en sorte que sa nouvelle propriété, si elle lui coûta son honneur et peut-être le salut de son âme, ne l'appauvrit que de 161 fr. 55, pas même la valeur de la moitié d'une récolte de foin.

Cette spéculation était à la portée de toutes les intelligences. Parmi les soixante-dix à quatre-vingts voleurs de nos immeubles je n'en ai remarqué qu'un seul n'ayant pas su profiter de l'occasion. C'était un sot qui paya cher sa sottise. En effet, vers la fin de 1796, les grands chefs de la révolution, ayant jugé que la vaste escroquerie des assignats avait procuré le maximum de profit qu'ils pouvaient raisonnablement en attendre, décrétèrent leur première banqueroute. Disqualifiant eux-mêmes les quarante-sept milliards de petits papiers revêtus de leurs signatures, ils décidèrent que ceux-ci ne seraient plus reçus, à aucun taux, dans aucune caisse publique. Il fallut payer en numéraire et bon nombre d'acheteurs de biens nationaux en étant démunis furent déchus de leur acquisition. Le vol leur coûta au lieu de leur rapporter, et beaucoup de paysans apprirent à leurs dépens qu'il en cuit parfois de s'acoquiner avec les fripons des villes.

Les bourgeois et les gentilshommes dévoyés attendaient ce moment-là pour reprendre, à meilleur marché encore qu'en 1793 et 94, les parcelles qu'on avait abandonnées aux miséreux et arrondir les gros lots dont ils étaient déjà nantis. Ce mouvement tournant et enveloppant leur fut facilité par le gouvernement du Directoire qui décida dès lors qu'on ne mettrait plus les biens nationaux aux enchères mais qu'on les céderait de gré à gré.

On peut imaginer la nouvelle gabegie à laquelle donna lieu cette mesure.

Voici pourquoi les latifundia, qu'on ne voulait plus souffrir aux mains des nobles, se reconstituèrent entre les griffes des clercs d'huissiers, hommes de loi, secrétaires de mairie, magisters de villages, prêtres défroqués et autres espèces qui composèrent l'immense majorité des gros acheteurs, et dont quelques-uns ont fait souche d'honnêtes gens, défenseurs du trône, de l'autel, surtout partisans irréductibles du principe sacro-saint de la propriété. Leurs descendants croiraient manquer à toutes les traditions de la chevalerie s'ils n'ornaient point leurs noms de la particule, s'ils ne le flanquaient point même parfois d'un titre ronflant.

Cette note historique et philosophique m'a éloigné un peu du sujet principal du chapitre. Aussi bien, dois-je supposer que les digressions de cette nature offrent un intérêt plus général que la nomenclature un peu sèche des biens ravis, alors même que j'imprimerais tout vifs les noms des personnages qui ne rougirent pas de s'enrichir de ces dépouilles, noms qui sont au bout de ma plume mais qui n'en sortiront pas encore. Il me suffit, pour l'instant, de troubler leurs héritiers dans une possession... moralement irrégulière.

Je me suis étendu assez longuement sur la vente de la prairie d'Uzerche, afin de mettre à nu les procédés de liquidation de l'époque révolutionnaire, et pour expliquer pourquoi l'immense vol des biens nationaux ne constitua finalement qu'une opération financière des plus médiocres. Cinq cent quarante millions seulement sont tombés dans les poches du détrousseur en chef, Cambon, et l'on estime à vingt-cinq milliards la valeur marchande des propriétés qui furent confisquées, soit huit milliards au clergé tant régulier que séculier, quinze milliards aux émigrés et deux milliards aux décapités. Cela fait à peine du 3 p. 100, moins que les brocanteurs louches ne donnent aux cambrioleurs et moins que les banqueroutiers frauduleux qui se respectent, après fortune faite, n'attribuent à leurs clients.

Il semble d'ailleurs que ce soit un prix fait. Le milliard des congrégations, je l'ai dit dans la préface, ne produit que trente millions, soit 3 p. 100 de l'estimation, et les prolétaires septuagénaires n'en tirent pas plus de profit que les pauvres de 93 n'ont tiré de revenant-bon de la spoliation des nobles et des prêtres. C'est le métier des déshérités de la fortune d'être toujours dupes.





Si le pré Lamase n'a procuré que 1.218 fr. 55 net au Trésor, la belle terre de Roffignac a rapporté moins encore proportionnellement. En 1789, elle était estimée un million environ. Sa valeur s'est beaucoup accrue depuis, tant à cause de la bonification de la culture qu'en raison de l'exploitation d'ardoisières d'un excellent rapport (Ces ardoisières sont exploitées par une société en actions, en sorte qu'un nombre notable de mes compatriotes se partagent nos trésors souterrains. On trouve parmi les actionnaires, non seulement la quantité mais parfois aussi la qualité, je veux dire certains noms qu'on aimerait autant ne pas rencontrer sur la liste). Jusqu'en 1796 c'est à peine si l'on en avait détaché quelques lambeaux, achetés par des paysans ambitieux d'agrandir le champ dont ils étaient riverains. En 1795 on divisa le bloc en quatre lots qui furent acquis par trois petits bourgeois d'Allassac et un ancien valet de chambre du château. Celui-ci consacra à l'accomplissement de sa mauvaise action les économies de ses gages; ce qui constitua un placement avantageux, car ses descendants vivent encore sur la terre plantureuse acquise ainsi par l'ancêtre, en bons rentiers, craignant Dieu et les gendarmes. Je respecte leur quiétude en ne les nommant pas. Par charité je tais aussi le nom de ses trois camarades qui expièrent, de leur vivant, par des fins lamentables, leur faute jugée par Dieu impardonnable en ce monde.

Les quatre gros lots et les petits furent adjugés au prix global de 252.000 livres, payées sur-le-champ ou en deux termes, avec des assignats valant un louis les mille livres, — mettons deux pour faire bonne mesure — ce qui ramène la somme versée au Trésor au maximum de dix ou douze mille livres — un peu plus de 1 p. 100.

La terre de Vignols fut divisée en neuf lots. L'un d'eux fut généreusement abandonné à mon grand-père qui, n'ayant pas émigré, avait droit au quart des biens de son père, c'est-à-dire au septième du quart, puisqu'il ne représentait qu'un septième de la descendance. Mais on lui rogna quand même ce vingt-huitième de portion. Après ventilation, il n'obtint qu'une maison d'habitation et une quinzaine d'hectares de prés, terres, bois et vignes. Il dut s'en contenter, car il y allait de la vie de protester, et j'ignore s'il ne fut pas même contraint de dire merci! Coûte que coûte, il importait de sauver du naufrage universel ce lopin de l'héritage des Maulmont, l'illustre famille qui a eu l'honneur de donner deux papes à l'Église, Clément VI et Grégoire XI.

Les terres possédées sur le territoire de la ville d'Uzerche, y compris la prairie Lamase, furent adjugées au prix total de 262.000 livres, qui rapportèrent à Cambon dans les trente mille francs ; ce qui fait presque du 9 p. 100 sur l'adjudication; mais pour obtenir la valeur réelle il faut, comme dans les autres cas, multiplier 262.000 par 4.

Dans la commune de Vigeois, huit cents hectares environ, subdivisés en vingt-cinq ou vingt-six domaines et constituant cinq seigneuries, Roupeyroux, Haute et Basse-Mase, Charliac, Charliaguet et La Nauche évitèrent le morcellement à l'infini. Il semble que chacune de ces propriétés ait été adjugée à un seul enchérisseur, et les prix atteints furent relativement élevés. C'est ainsi qu'on paya la Haute-Mase 31.000 livres et la Basse-Mase 32.000. La Nauche fut adjugée à un métayer, nommé Lacroix, qui emprunta à un usurier l'argent qu'il jugeait utile à la faisance-valoir. Au bout de deux ans le prêteur le fit exproprier, et Lacroix, sans ressources, se fit bandit et coupeur de routes, estimant ce métier plus honorable que celui de voleur de biens. Les gendarmes le massacrèrent dans un chemin creux, en 1799, au cours d'une de ses expéditions nocturnes. Un des domaines de Charliac fut laissé à mon grand-père, soit disant pour compléter, avec les quinze hectares de Vignols, la part de sa légitime.

Le reste de la propriété de Charliac fut morcelé, mais les divers acquéreurs subirent, plus ou moins, la fâcheuse destinée de Lacroix. Leurs premiers successeurs ne furent pas plus heureux. Quand les drames parurent oubliés, un spéculateur patient fit masse de tous les morceaux et en constitua, en les joignant à la terre et au château de la Nauche, une des plus belles propriétés du pays.

Le Roupeyroux fut adjugé à un ancien huissier, le nommé B..., celui-là même qui a rendu en 1837 le lit à baldaquin. Il l'a transmis à ses enfants et c'est maintenant son petit-gendre qui l'occupe, quand il n'occupe pas au tribunal.

Le domaine de Fleyniat à Lagraulière fut adjugé au prix officiel de 25.000 livres. Les beaux et nombreux domaines de Perpezac-le-Blanc, de Perpezac-le-Noir, d'Orgnac, de Voutezac, du Lonzac, etc., furent vendus à des aigrefins dont j'ai la liste (Un des acquéreurs, sans le sou, se porta adjudicataire d'un domaine pour le prix de 30.000 livres. II courut à sa nouvelle propriété, en détacha une paire de boeufs et s'empressa de les vendre à la foire voisine au prix de 40.000 livres en assignats. Il en donna 30.000 au fisc, et avec le reste acheta deux veaux. Je défie bien les apologistes les plus déterminés de la révolution de démontrer qu'une propriété constituée de cette façon repose sur des bases inébranlables.).

Je me dispense de la divulguer; mais j'exprime un regret cuisant en songeant à la perte de la terre de Montéruc, au demeurant d'assez mince valeur. Elle nous venait des Roffignac qui la tenaient eux-mêmes, par suite de trois alliances consécutives, du cardinal Aubert de Montéruc, neveu du pape Pierre Aubert des Monts, connu dans l'histoire sous le nom d'Innocent VI (1352-1362) (Si Montéruc n'avait pas grande importance, en tant que terre régie par le seigneur, elle en avait une inappréciable par le nombre des redevances auxquelles étaient astreints les habitants du pays. Je n'ai pas compté moins de trois cents de ces tributaires, payant qui une géline, qui une douzaine d'oeufs, ou une gerbe de blé ou une gerle de vin, etc. Ces redevances ou servitudes provenaient de ventes régulières ou de donations à titre légèrement onéreux; elles servaient à maintenir un lien très ténu mais indéchirable entre le maître primitif et les familles de ses anciens tenanciers ; c'était un rappel de propriété. En détruisant tous ces titres dans la fatale nuit du 4 août, l'Assemblée Constituante a donc commis un attentat contre le bien d'autrui, premier crime qui a facilité les autres.).

Avant de clore ce chapitre des spoliations, il est juste de consacrer quelques pages à la destinée du château de Roffignac, dont les conjurés du Bas-Limousin ne pouvaient considérer l'aspect majestueux sans qu'une basse envie ne pénétrât leurs âmes cupides et n'échauffât la haine qu'ils avaient vouée au châtelain.

Aucun cependant n'avait osé l'acheter pour s'y prélasser en maître. Même aux heures de complet bouleversement et de travestissement de toutes les conditions sociales, les usurpateurs les plus osés reculent devant certains ridicules.

En sus des quatre gros lots du bloc domanial, il existait une réserve assez importante entourant la demeure seigneuriale. L'administration de l'enregistrement l'avait affermée à un sans-culotte qui était, en même temps, un sans-soutane, car c'était un prêtre défroqué (J'ai longtemps cru que ce malheureux était le curé d'Allassac, mais des renseignements plus précis m'ont appris qu'il était curé d'une paroisse voisine où nous avions aussi des biens. Le scandale reste d'ailleurs le même.).

Cet apostat y faisait bombance tandis qu'une affreuse disette sévissait sur toute la contrée, et il s'efforçait de donner tous les jours des gages de plus en plus irrécusables de son sans-culottisme. Les novices du crime ont toujours peur de n'y être point enfoncés assez profondément pour étouffer leur conscience et pour donner aux professionnels des preuves suffisantes de leur sincérité. Ce double sentiment explique pourquoi les plus forcenés terroristes furent généralement des prêtres ou des ex-dévots.

Le spectre du vieil exilé, dont il dévorait audacieusement les revenus, hantait ses rêves. Il lui aurait volontiers fait couper le cou, mais la victime était hors de portée. Ne pouvant lui prendre la tête, il résolut de s'en prendre à son château et de détruire ainsi une demeure de gens de bien.

La démolition de Roffignac ne pouvait rien rapporter à personne. Le peuple criait la faim : on lui offrait des pierres. Il paraît que le système a du bon puisqu'il réussit encore quelquefois.

Quand l'ex-curé proposa à la municipalité de la commune d'Allassac de découronner le château, celle-ci fut choquée qu'il prît une initiative aussi radicale. L'apostat menaça alors les officiers municipaux de porter contre eux une accusation de modérantisme. Epouvantés, ils le supplièrent de faire du moins les choses régulièrement, de présenter une requête officielle sur laquelle ils prendraient une délibération conforme à ses désirs. Le déprêtrisé s'exécuta, mais comme c'était un prévoyant de l'avenir le texte de sa pétition a totalement disparu.

Il reste pourtant les procès-verbaux des actes officiels auxquels donna lieu ce document.

C'est d'abord le récit des événements qui provoquèrent la première réunion du conseil municipal d'Allassac :

La pétition avait été transmise par l'intermédiaire de deux jacobins de la commune et renvoyée à une commission; mais sans attendre que la municipalité eût statué sur sa demande, l'apostat avait ameuté deux fois le peuple, et le peuple avait menacé de procéder sans autorisation à la démolition. On l'avait calmé en le « pérorant », et en promettant d'envoyer sur-le-champ deux commissaires à Brive, chargés de solliciter des administrateurs du district, « seuls investis du pouvoir d'ordonner la destruction d'un bien national, la permission d'abattre Roffignac ».

Manifestement, les officiers municipaux ne cherchaient qu'à gagner du temps. Mais ils n'avaient pas eu la main heureuse dans le choix des commissaires expédiés au district de Brive. L'un de ceux-ci, fesse-mathieu de la localité, était capable de marcher sur le cadavre de son père pour parvenir à faire parler de lui.

Les bruits les plus sinistres couraient sur l'autre, tout jeune homme, étranger au pays. Il y était apparu depuis six mois à peine, amené de très loin par un marchand roulier qui, le sachant réfractaire à la conscription, l'avait caché dans le chenil de sa carriole pour le dérober aux recherches des gendarmes. On assurait que, levantin d'origine et conduit en France par un officier de marine qui l'avait fait instruire, il avait livré son libérateur au bourreau. Audacieux et bavard intarissable, il n'avait pas tardé à prendre la tête des sans-culottes du pays, et les honnêtes gens le redoutaient.

La municipalité d'Allassac lui avait donné, ainsi qu'à son collègue, l'instruction secrète de rapporter à tout prix un arrêté du district de Brive prescrivant de surseoir indéfiniment à la démolition du château.

Par la lecture de l'arrêté qui suit on va voir comment les deux drôles s'étaient acquittés de cette mission de confiance.

Je passe sur les préliminaires, rappelant la pétition du mauvais prêtre R...

"L'administration du district, n'entendant pas contrarier la voix du peuple pour la démolition du cy-devant château de Roffignac, déclare recommander à la loyauté du peuple de la Commune d'Allassac la conservation du mobilier et des denrées, tant en vins qu'en grains, qui sont dans les bâtiments de ce cy-devant château, dont le peuple serait responsable tant collectivement qu'individuellement, en cas de dilapidation ou dégradation; sous la même responsabilité, de pourvoir à la sûreté des dits objets, soit par le moyen des scellés sur les portes des bâtiments qui les contiennent, s'ils ne doivent pas être démolis, soit par le déplacement, s'il y a lieu, après en avoir préalablement constaté les quantités et qualités par un procès-verbal énumératif régulièrement fait, avec recommandation expresse à la dite municipalité de prendre toutes les autres mesures de précaution que sa prudence lui suggérera suivant les circonstances, pour la conservation des dits objets.

Fait au conseil d'administration du district de Brive, le 1er germinal, an II, de la Rép. fr., une et indivisible.

Suivent cinq signatures."

Il n'y avait plus qu'à s'exécuter et, dès le lendemain, la municipalité d'Allassac faisait procéder à la nomenclature du mobilier restant encore dans le château.

Cet inventaire n'offre point par lui-même grand intérêt ; il témoigne seulement de l'inquiétude des malheureux obligés de le dresser et des précautions qu'ils prennent pour accroître, le plus possible, le nombre des responsables. Neuf signatures, en effet, sont apposées au bas de ce long document, et l'une d'elles a même été, ultérieurement, grattée frénétiquement. A ces neuf noms sont ajoutés ceux de douze commissaires désignés pour surveiller les travaux de la démolition et prendre garde que les matériaux ne soient point détériorés. Tout le long du papier, ces infortunés officiers municipaux protestent qu'ils agissent ainsi à leur corps défendant.

La destruction méthodique dura quatorze jours, du 4 au 18 germinal de l'an II. La population, que les citoyens R... et X... avaient représentée comme désireuse d'accomplir au plus vite cet acte de vandalisme, fit preuve, au contraire, d'une remarquable tiédeur, et il fallut menacer les paysans poulies forcer à coopérer à l'enlèvement gratuit et obligatoire de pierres qui ne serviraient plus à rien. Beaucoup se demandaient si c'était pour aboutir à pareil résultat qu'on avait supprimé la corvée avec tant de fracas (la corvée avait été abolie en Limousin par Turgot, dès 1761 ; elle le fut également pour toute la France en 1789, non seulement la corvée seigneuriale mais encore la corvée publique, autrement dite « prestation ». Elle fut rétablie le 20 prairial an II, sous le nom de réquisition, et dans les conditions les plus abusives, puisque les citoyens furent contraints de travailler les uns pour les autres, sous peine de déportation).

Les tyranneaux des départements trouvèrent moyen d'exaspérer encore l'arbitraire de la Convention. J'ai sous les yeux une circulaire des administrateurs d'Uzerche adressée par eux à tous les maires du district en leur transmettant le décret du 20 prairial. A la peine de déportation édictée par la Convention contre les ouvriers agricoles qui se déroberaient à l'obligation de la corvée, ils substituent, de leur propre autorité, la menace de la guillotine, et ce n'était point un vain épouvantail ; le men-

Enfin la partie du château condamnée à mort était tombée le 18 germinal, comme le constate une pièce officielle datée de ce jour et revêtue de la signature du maire et de deux de ses officiers municipaux. Le défroqué requis de signer également s'y refusa avec énergie. Ce n'était pas seulement un misérable, c'était un roué. On ne peut rien invoquer contre une signature authentique, mais on peut toujours nier avoir participé à un acte criminel quand la culpabilité ne laisse pas de témoignages décisifs.

Toujours harcelé par l'esprit de prudence, il ne voulait pas se rendre acquéreur des restes du château et des jardins, quoiqu'on lui offrit le tout à vil prix. Cependant; il fallait que le décret des Loges fût exécuté. Mes parents, quoi qu'il advînt, ne devaient pas rentrer en maîtres dans leur vieille demeure, même en ruinés, et c'est pour cette raison — rien que pour cette raison — qu'on les fit languir dix-huit mois à Paris.

Un petit bourgeois d'Allassac se laissa tenter, en 1802, par l'esprit de Spéculation.

Il morcela les terrains aplanis par la démolition de germinal, an II, ainsi que les beaux jardins escarpés qui grimpaient jusqu'au mur d'enceinte de là petite ville. On a construit sur ces emplacements des masures, maintenant lamentables de vétusté;

Le corps du château, en dépit de son émasculation vandalique, gardait encore belle apparence avec sa tour carrée centrale décapitée, abritant à droite et à gauche deux corps de logis.

N'en pouvant rien tirer et n'osant l'habiter de peur d'être l'objet des moqueries de ses concitoyens, le premier spéculateur le céda à un second.

Celui-ci emprunta de l'argent à un homme qui avait le plus grand intérêt moral à faire disparaître les derniers témoins muets de ses hypocrisies d'antan.

Cet homme n'eut garde de faire exproprier son débiteur, mais il avait assez d'influence sur le conseil municipal pour le déterminer à acheter le monument, sous le prétexte de bâtir une maison d'école. Le marché fut conclu. Le créancier commença naturellement par se rembourser avec les deniers publics; puis Roffignac fut rasé et la maison d'école, telle qu'on la voit encore aujourd'hui, a été construite sur les fondements du château.

En l'édifiant on avait évité, par motif d'économie, de défoncer les caves voûtées qui témoignaient toujours de l'importance et de la solidité des antiques constructions.

En 1897, la municipalité d'Allassac, composée d'ailleurs de braves gens, gênée par ces voûtes pour ses opérations de voirie, en décréta l'effondrement ainsi que la suppression d'une porte gothique, dernier reste des fortifications de la petite ville.

...etiam periere ruinae.

Il n'y a plus rien !... rien de ce Roffignac qui fut, suivant les traditions les mieux accréditées, le berceau du christianisme dans les Gaules; qui aurait abrité saint Martial; qui, sûrement, a donné l'hospitalité au pape Innocent VI, à quatre rois de France, au duc d'Anjou, vainqueur de Jarnac et de Moncontour, à Henri IV, au duc de Bouillon et à son illustre fils, le maréchal de Turenne, à nombre d'autres personnages éminents;... qui avait étendu, à travers les siècles, son ombre bienfaisante sur toute la contrée.

Il existe encore à Allassac une grosse tour ronde ayant toujours dépendu du fief seigneurial. Edifiée par Pépin le Bref, lors de ses guerres contre les aquitains, elle est d'une allure imposante et constitue un beau joyau pour son propriétaire, — sans utilité pratique d'ailleurs.

Elle n'avait pas été vendue et, depuis 1814 jusqu'en 1846 environ, mon grand-père et ses frères avaient exigé de la ville d'Allassac un fermage de deux francs, établissant leur droit de propriété et interrompant la prescription. A cette dernière date, le maire du lieu, sous couleur d'ardente amitié, confia à mon père, avec des tremblements dans la voix, qu'il aurait la douleur de lui faire un procès au nom de la commune, s'il ne renonçait pas à sa rente de quarante sous. Mon père, qui n'était pas processif, céda.

Je fais mention de cette tour parce que les voyageurs la remarquent dans le trajet du chemin de fer de Paris à Toulouse, dominant la plaine, et parce que je ne dois rien oublier de nos revendications.

On l'avait rendue à mon arrière-grand-père, après le décret d'amnistie de 1802, mais il n'en pouvait rien faire.

On lui avait aussi rendu sa maison d'Uzerche, mais dans quel état ?

Diminuée des trois quarts comme son château de Roffignac. Pendant la période jacobine, l'administration d'Uzerche avait, elle aussi, pris un arrêté prescrivant de la démolir sous prétexte qu'elle affectait les allures d'une forteresse et qu'elle flanquait la porte « Pradel », ce qui constituait évidemment une double injure à la liberté.

Ce qu'on voit maintenant de notre vieille demeure ne représente pas même l'ombre de son aspect d'autrefois, quand elle était rapprochée du mur d'enceinte, ornée de tours à ses quatre angles, entourée de murs et de fossés, rendant l'accès de la ville presque impraticable à l'ennemi.

Il est extrêmement probable qu'elle avait été bâtie par mon premier ancêtre limousin, Géraud ; son style architectural est indiscutablement du quinzième siècle, comme on peut s'en assurer par la photographie publiée ci-contre, qui reproduit une gravure ancienne conservée à la mairie d'Uzerche.

La partie de la maison laissée debout, et servant autrefois de communs, avait été convertie en prison où l'on entassa, sous la Terreur, les femmes suspectes du district, et Dieu sait si elles étaient nombreuses !

C'est à cause de cette particularité qu'elle n'avait pas été mise en vente et qu'elle fit retour à son légitime possesseur, mais aussi nue qu'au jour lointain où le maître « ès-art maconnerie » l'avait livrée à son premier propriétaire.

Impossible en 1802 d'acheter des meubles, faute d'argent; donc, impossible de l'habiter.

Mes parents furent réduits à accepter l'hospitalité de l'un de leurs proches.

Ces deux vieillards, qui avaient été les rois de leur pays, rois par l'opulence et la dignité de leur vie, rentrèrent chez eux dénués des ressources les plus élémentaires. La révolution les avait contraints à cette détresse, parce qu'ils auraient commis le crime d'émigration, inexistant en droit pur et rayé expressément du code au mois de septembre 1791.

Le plus étrange, c'est que ce crime, même entendu et interprété dans le sens le plus révolutionnaire, mon arrière-grand-père ne l'a jamais commis.

Titre : Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Auteur : Pradel de Lamase, Paul de (1849-1936)
Éditeur : Perrin (Paris)
Date d'édition : 1912
VERMEREN Pierre
Le choc des décolonisations - de la guerre d'Algérie aux printemps arabes
Edited: 201501201534
Le temps semble loin où notre pays était un empire. Les territoires autrefois colonisés ont été rendus à eux-mêmes et sont désormais maîtres de leur histoire. C’est contre cette vision simpliste et historiquement fausse que s’insurge Pierre Vermeren : les révolutions arabes de 2011 et 2012 sont la conséquence directe, le dernier chapitre de l’histoire de la décolonisation.

De guerre lasse, dans un mélange de bonne conscience et de culpabilité, l’État et les élites de France ont laissé leurs successeurs à la tête du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie et des pays d’Afrique agir en toute impunité. Le silence et l’aveuglement de la France, mais aussi de l’Europe tout entière, ont permis dans ces anciennes colonies l’accaparement des richesses, la confiscation des libertés et la soumission des peuples.

Pierre Vermeren apporte aux événements les plus récents, qu’il s’agisse des explosions de colère au Maghreb comme de la lutte contre le djihadisme, l’éclairage irremplaçable de l’histoire.

Pierre Vermeren est professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-I-Panthéon- Sorbonne, spécialiste des mondes arabes et africains du Nord et de la décolonisation.
Lucas Tessens
Paris: historische optocht en een blunder
Edited: 201501120034
11 januari 2015 wordt een historische dag: meer dan een miljoen mensen liepen in een waardige optocht door de straten van Parijs. De waarden van de Franse Revolutie werden gedragen door een mensenzee: Liberté, Egalité, Fraternité.

De Franse staat beging echter een fatale PR-blunder door een afsluitende ceremonie te laten doorgaan in de grote synagoge van Parijs. Dat is geen neutraal terrein en dat zal gevolgen hebben voor de beeldvorming van Parijs in de Arabische landen. Een ceremonie die de universele waarden van de Republiek wil eren, was veel beter doorgegaan op een laïeke plek.

Lucas Tessens
Paris: aanslag op Charlie Hebdo: 12 doden
Edited: 201501080034
Het ergste wat er nu kan gebeuren is dat er een of andere halve gare een granaat in een moskee binnengooit. Want dan brandt Parijs.

Laten wij met z'n allen hopen dat het niet zover komt.

Europa moet zich herbezinnen over eigen maatschappelijke spelregels en dat is nog wat anders dan wetten. We moeten alle burgers beoordelen op hun gedrag, niet op hun afkomst, 'looks' of overtuiging. Dat zijn de waarden van de Verlichting, de Franse Revolutie, de Rechten van de Mens.
Anderzijds moeten mensen die zich niet houden aan de maatschappelijke spelregels ophouden met diegene die hen wijst op onaanvaardbaar gedrag, onmiddellijk 'racist' te noemen.
Onaanvaardbaar gedrag verdient immers collectieve afkeuring en desnoods repressief optreden.

Er is ook nood aan goede voorbeelden. Vandaag kunnen we niet zeggen dat die van de top komen. De vis rot van de kop af.

Het weze gezegd dat Vrijheid, Gelijkheid en Broederlijkheid niet los van elkaar kunnen bestaan. Want hoe kan ik zonder gelijkheid u in vrijheid mijn broeder of zuster noemen?

Het ONTBREKEN van rechtvaardigheid, gelijke kansen, degelijk onderwijs, gezondheidszorg, een billijk loon, eerlijke verdeling van de lasten, ..., dat is de voedingsbodem van extremisme en verkeerd begrepen religie.

En hoe vaak is godsdienst niet misbruikt om mensen te doen geloven in een beter hiernamaals en hen rechten te ontzeggen tijdens hun leven op aarde? Als godsdienst mij van mijn medemens verwijdert, hoe kan ik dan geloven in het goede? Als de Boodschap mij wordt gebracht door mensen die praten met gespleten tong, hoe kan ik dan naar het Licht streven?

Ik kan heel goed leven in een wereld zonder God, een wereld waarin we voor elkaar zorgen en mekaar Charlie mogen noemen.

(tekst aangepast op 20150111)
NULTY Thomas
Back to the land
Edited: 201412271246
The Most Reverend Dr. Thomas Nulty or Thomas McNulty (1818-1898) was born to a farming family in Fennor, Oldcastle, Co. Meath,[1][2] on July 7, 1818 and died in office as the Irish Roman Catholic Bishop of Meath[3] on Christmas Eve, 1898. Nulty was educated at Gilson School, Oldcastle, County Meath, St. Finians, Navan Seminary and Maynooth College. He was ordained in 1846. Nulty was a cleric during the Irish Potato Famine. During the course of his first pastoral appointment, he officiated at an average 11 funerals of famine victims (most children or the aged) a day, and in 1848 he described a large-scale eviction of 700 tenants in the diocese.[4]

Nulty rose to become the Most Reverend Bishop of Meath and was known as a fierce defender of the tenant rights of Irish tenant farmers throughout the 34 years that he served in that office from 1864 to 1898.[5][6] Thomas Nulty is famed for his 1881 tract Back to the Land, wherein he makes the case for land reform of the Irish land tenure system.[7] Nulty was a friend and supporter of the Irish nationalist Charles Stewart Parnell until Parnell's divorce crisis in 1889.[8][9]

Dr. Thomas Nulty, who had attended the First Vatican Council in 1870, said his last mass on December 21, 1898.

To the Clergy and Laity of the Diocese of Meath:

Dearly Beloved Brethren,-

I venture to take the liberty of dedicating the following Essay to you, as a mark of my respect and affection. In this Essay I do not, of course, address myself to you as your Bishop, for I have no divine commission to enlighten you on your civil rights, or to instruct you in the principles of Land Tenure or Political Economy. I feel, however, a deep concern even in your temporal interests — deeper, indeed, than in my own; for what temporal interests can I have save those I must always feel in your welfare? It is, then, because the Land Question is one not merely of vital importance, but one of life and death to you, as well as to the majority of my countrymen, that I have ventured to write on it at all.

With a due sense of my responsibility, I have examined this great question with all the care and consideration I had time to bestow on it. A subject so abstruse and so difficult could not, by any possibility, be made attractive and interesting. My only great regret, then, is that my numerous duties in nearly every part of the Diocese for the last month have not left me sufficient time to put my views before you with the perspicuity, the order and the persuasiveness that I should desire. However, even in the crude, unfinished form in which this Essay is now submitted to you, I hope it will prove of some use in assisting you to form a correct estimate of the real value and merit of Mr. Gladstone’s coming Bill.

For my own part, I confess I am not very sanguine in my expectations of this Bill — at any rate, when it shall have passed the Lords. The hereditary legislators will, I fear, never surrender the monopoly in the land which they have usurped for centuries past; at least till it has become quite plain to them that they have lost the power of holding it any longer. It is, however, now quite manifest to all the world — except, perhaps, to themselves — that they hold that power no longer.

We, however, can afford calmly to wait. While we are, therefore, prepared to receive with gratitude any settlement of the question which will substantially secure to us our just rights, we will never be satisfied with less. Nothing short of a full and comprehensive measure of justice will ever satisfy the tenant farmers of Ireland, or put an end to the Land League agitation.

The people of Ireland are now keenly alive to the important fact that if they are loyal and true to themselves, and that they set their faces against every form of violence and crime, they have the power to compel the landlords to surrender all their just rights in their entirety.

If the tenant farmers refuse to pay more than a just rent for their farms, and no one takes a farm from which a tenant has been evicted for the non-payment of an unjust or exorbitant rent, then our cause is practically gained. The landlords may, no doubt, wreak their vengeance on a few, whom they may regard as the leaders of the movement; but the patriotism and generosity of their countrymen will compensate these abundantly for their losses, and superabundantly reward them for the essential and important services they have rendered to their country at the critical period of its history.

You know but too well, and perhaps to your cost, that there are bad landlords in Meath, and worse still in Westmeath, and perhaps also in the other Counties of this Diocese. We are, unfortunately, too familiar with all forms of extermination, from the eviction of a Parish Priest, who was willing to pay his rent, to the wholesale clearance of the honest, industrious people of an entire district. But we have, thank God, a few good landlords, too. Some of these, like the Earl of Fingal, belong to our own faith; some, like the late Lord Athlumny, are Protestants; and some among the very best are Tories of the highest type of conservatism.

You have always cherished feelings of the deepest gratitude and affection for every landlord, irrespective of his politics or his creed, who treated you with justice, consideration and kindness. I have always heartily commended you for these feelings.

For my own part, I can assure you, I entertain no unfriendly feelings for any landlord living, and in this Essay I write of them not as individuals, but as a class, and further, I freely admit that there are individual landlords who are highly honourable exceptions to the class to which they belong. But that I heartily dislike the existing system of Land Tenure, and the frightful extent to which it has been abused, by the vast majority of landlords, will be evident to anyone who reads this Essay through.

I remain, Dearly Beloved Brethren, respectfully yours,
+THOMAS NULTY.

BACK TO THE LAND
Our Land System Not justified by its General Acceptance.

Anyone who ventures to question the justice or the policy of maintaining the present system of Irish Land Tenure will be met at once by a pretty general feeling which will warn him emphatically that its venerable antiquity entitles it, if not to reverence and respect, at least to tenderness and forbearance.

I freely admit that feeling to be most natural and perhaps very general also; but I altogether deny its reasonableness. It proves too much. Any existing social institution is undoubtedly entitled to justice and fair play; but no institution, no matter what may have been its standing or its popularity, is entitled to exceptional tenderness and forbearance if it can be shown that it is intrinsically unjust and cruel. Worse institutions by far than any system of Land Tenure can and have had a long and prosperous career, till their true character became generally known and then they were suffered to exist no longer.

Human Slavery Once Generally Accepted.

Slavery is found to have existed, as a social institution, in almost all nations, civilised as well as barbarous, and in every age of the world, up almost to our own times. We hardly ever find it in the state of a merely passing phenomenon, or as a purely temporary result of conquest or of war, but always as a settled, established and recognised state of social existence, in which generation followed generation in unbroken succession, and in which thousands upon thousands of human beings lived and died. Hardly anyone had the public spirit to question its character or to denounce its excesses; it had no struggle to make for its existence, and the degradation in which it held its unhappy victims was universally regarded as nothing worse than a mere sentimental grievance.

On the other hand, the justice of the right of property which a master claimed in his slaves was universally accepted in the light of a first principle of morality. His slaves were either born on his estate, and he had to submit to the labour and the cost of rearing and maintaining them to manhood, or he acquired them by inheritance or by free gift, or, failing these, he acquired them by the right of purchase — having paid in exchange for them what, according to the usages of society and the common estimation of his countrymen, was regarded as their full pecuniary value. Property, therefore, in slaves was regarded as sacred, and as inviolable as any other species of property.

Even Christians Recognised Slavery.

So deeply rooted and so universally received was this conviction that the Christian religion itself, though it recognised no distinction between Jew and Gentile, between slave or freeman, cautiously abstained from denouncing slavery itself as an injustice or a wrong. It prudently tolerated this crying evil, because in the state of public feeling then existing, and at the low standard of enlightenment and intelligence then prevailing, it was simply impossible to remedy it.

Thus then had slavery come down almost to our own time as an established social institution, carrying with it the practical sanction and approval of ages and nations, and surrounded with a prestige of standing and general acceptance well calculated to recommend it to men’s feelings and sympathies. And yet it was the embodiment of the most odious and cruel injustice that ever afflicted humanity. To claim a right of property in man was to lower a rational creature to the level of the beast of the field; it was a revolting and an unnatural degradation of the nobility of human nature itself. (etc, see link)

Back to the land
Paris School of Economics
The World Top Incomes Database
Edited: 201412091032
There has been a marked revival of interest in the study of the distribution of top incomes using tax data. Beginning with the research by Thomas Piketty (2001, 2003) of the long-run distribution of top incomes in France, a succession of studies has constructed top income share time series over the long-run for more than twenty countries to date. These projects have generated a large volume of data, which are intended as a research resource for further analysis.

The world top incomes database aims to providing convenient on line access to all the existent series. This is an ongoing endeavour, and we will progressively update the base with new observations, as authors extend the series forwards and backwards. Despite the database's name, we will also add information on the distribution of earnings and the distribution of wealth. As the map below shows, around forty-five further countries are under study, and will be incorporated at some point (see Work in Progress).

The first twenty-two country-studies have been included in two volumes edited by Anthony B. Atkinson and Thomas Piketty: Top Incomes over the Twentieth Century: A Contrast between Continental European and English-Speaking Countries (2007), and Top Incomes over the Twentieth Century: A Global Perspective (2010). They cover several European countries (France, Germany, Netherlands, Switzerland, UK, Ireland, Norway, Sweden, Finland, Portugal, Spain, Italy), Northern America (United States and Canada), Australia and New Zealand, one Latin American country (Argentina), and five Asian countries (Japan, India, China, Singapore, Indonesia). South Africa, Mauritius, Tanzania, Denmark, Colombia, Malaysia, Uruguay, and Korea have been added to the list.

Link to WTID ...
TESSENS Lucas
INSEE publiceert vandaag sociale doorlichting van Frankrijk: 'France, portrait social' - Een korte bespreking
Edited: 201411191119
Het Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publiceert in een rapport van 280 bladzijden de kerncijfers van de sociale toestand in Frankrijk, geplaagd door crisis, werkloosheid en onzekerheid.

Deze balans behandelt volgende indicatoren: onderwijs, arbeidsmarkt, inkomens, levenskwaliteit, werkloosheid (40% is langdurig werkloos), daklozen en sans-domicile (112.000 personen 'sans-domicile' waarvan 31.000 kinderen; in Parijs leven 30% van de 'sans-domicile' in een hotelkamer, betaald door een hulporganisatie - p. 129), leeflonen (RSA=Revenu de Solidarité Active & ASS=Allocution de Solidarité Spécifique) en steuntrekkers, minimumlonen, armoedegrens (977 EUR voor alleenstaande in 2011, 987 EUR in 2012; 13,9% van de bevolking heeft een inkomen dat onder de armoedegrens ligt), stedelijke problematiek, onveiligheid, vrijetijd en mediagebruik, tijdsbudget, enzovoort. Het rapport schenkt ruime aandacht aan de ongelijkheid tussen gesalarieerden en gebruikt de Gini-coëfficiënt.
De situatie in en rond Parijs wanneer het gaat over inkomens is complex en mogelijk explosief. Voor een goede verstaander zegt de volgende tekst voldoende:


L’aire urbaine de Paris, qui rassemble plus de 12 millions d’habitants, fait apparaître une situation plus complexe. La ville-centre concentre 2,2 millions d’habitants et la banlieue 10,2 millions dans plus de 400 communes. La couronne de l’aire urbaine de Paris compte 1,8 million d’habitants répartis sur près de 1 400 communes. La variation des revenus dépend des effets croisés de l’éloignement par rapport au centre du pôle et de la direction. À l’exception de la direction ouest, les revenus sont nettement plus élevés dans la ville-centre que dans la banlieue. Vers le sud et l’est, les revenus demeurent relativement stables. Vers le nord, les revenus les plus faibles sont concentrés dans une ceinture à une
distance du centre allant de 5 à 10 km, puis remontent ensuite. On retrouve à l’ouest, dans la banlieue, des territoires avec des revenus très élevés dans des régions plus éloignées du centre.


Het centrum van Parijs en de Seine-vallei richting Normandië (ten westen van Parijs) is een trekpleister voor hoge inkomens. De lage inkomens zijn geconcentreerd ten noorden van de metropool. (zie het kaartje p. 75) Overigens heeft de wet van 21 februari 2014 de gehele sociale kaart van Frankrijk hertekend en is die nu gebaseerd op één criterium: het inkomen.(zie p.151 e.v.) Men is er eindelijk toe gekomen in te zien dat alle sociale variabelen correleren met dat ene gegeven. Een wat laattijdig inzicht in sociologie, kan men zeggen. Soit, door de vereenvoudiging van de identificatie kan men nu probleemregio's en probleemwijken identificeren en geografische actieplannen opzetten. Dat zoiets een neveneffect heeft - stigmatisering op basis van adres - is niet meer dan een erkenning van iets dat al eeuwenlang gebeurt (bvb. het arrondissement in Parijs bepaalt vaak de perceptie van je sociaal niveau).

Opvallend is de methodologische opsplitsing van de vrijetijd waarbij men een streng onderscheid maakt tussen TV-kijken (écran) en 'loisirs hors écran' (zie p. 98).

Steuntrekkers moeten in toenemende mate verzaken aan het invullen van basisbehoeften zoals voeding, gezondheidszorgen, kleding en verwarming. (zie p. 118-119)

Over de eigen woning: La part de ménages propriétaires de leur résidence principale a sensiblement augmenté entre 2000 et 2009, passant de 55,6 % à 57,6 %. Depuis, elle s’est stabilisée et s’établit à 57,6 % en 2014. Plus de 70 % de ces propriétaires n’ont plus de charges de remboursement d’emprunt pour ce logement ; les 30 % restants représentent les propriétaires « accédants » c’est-à-dire n’ayant pas fini de rembourser leur emprunt.

De totale gezondheidsuitgaven van overheid en privé (DCS) lagen in 2013 op 248 miljard EUR, de consumptieuitgaven voor gezondheid (CSBM) bedroegen 187 miljard EUR. (zie p. 230 e.v.) Het is onmogelijk uit de statistiek de inkomsten van geneesheren-specialisten te extraheren, ook al omdat die verdisconteerd zitten in de rubriek 'Soins hospitaliers', een bijzonder complexe materie. De bruto-verdienste van huisdokter (rubriek 'médecins') zou 20,5 miljard EUR bedragen.

Het werk bevat ook extensieve bibliografische referenties.

Het gehele rapport kunt u hier inkijken
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LYNCH Albert (1851-1912)
a portrait
Edited: 201410280338

from The Studio, 1902, vol 27, 115 : 62

Albert Lynch was a Peruvian painter who studied in Paris.
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Le temps ici,
le Temps à Paris
et le temps perdu
Edited: 201410270046


©LuTe - 20130424Orsay
Paris
Les plaisirs du jeu de la lumière au coeur de l'Europe des Lumières
Edited: 201410171643





Mix de photos prises en 1999 (avec mon tout premier appareil digital Sony aux disquettes 3,5"", la Mavica MVC-FD91, XGA=0,786432 Megapixels, avec un formidable zoom X 14, qui marche d'ailleurs toujours; voir la fiche technique ) et en 2012 (avec Sony DSC-W530, 4XOZ, 14,1 Megapixels). Vous reconnaissez sûrement les colonnes du Palais Royal. L'installation au Grand Palais (Excentrique(s) - Monumenta 5 - 2012) est aussi de Daniel Buren (° Boulogne-Billancourt, 1938). Visitez son site ici
Thomas Piketty dans Libération 20140903
La pensée économique
Edited: 201409040125
«Il y a un risque d’appauvrissement de la pensée économique. Quoi qu’on en dise, on n’écrit pas de la même manière sur l’économie qu’on soit à New York, Paris ou Madrid», estime-t-il, assurant que la discipline est en France plus connectée aux sciences sociales (histoire, sociologie...). Commentaire LT: qu'en dirait Chomsky?
WINOCK Michel
Flaubert
Edited: 201303071661
Paru aux éditions Gallimard le 7/3/2013. 544 pages + 16 p. hors texte, 32 ill., sous couverture illustrée, 155 x 225 mm

«Je porte en moi la mélancolie des races barbares, avec ses instincts de migrations et ses dégoûts innés de la vie, qui leur faisait quitter leur pays, pour se quitter eux-mêmes.» Dans cette déclaration de Gustave Flaubert (1821-1880), qu'y a-t-il de vrai? Le migrant, à part le grand voyage en Orient et quelques escapades en Bretagne, en Angleterre ou en Corse, a surtout vécu dans le «trou» qu'il s'est «creusé» à Croisset, sa demeure normande, où il écrit son œuvre et où il meurt foudroyé.
Peut-on se fuir soi-même, bien qu'on professe la poétique de l'«impersonnalité»? Peut-on lâcher son siècle? Le détester, oui, lui préférer une Antiquité imaginaire, certes, mais Flaubert, comme tout le monde, est entraîné dans les tourbillons du temps. Son œuvre portera cette double marque : le rêve carthaginois d'un monde flamboyant à jamais disparu mais recréé et la peinture vengeresse du siècle de Monsieur Prudhomme et du pharmacien Homais.
Michel Winock porte un regard d'historien sur cette vie tout entière vouée à la littérature. Il raconte l'enfance créative de l'écrivain, le suit dans ses pérégrinations de jeunesse, décrit ses amours tumultueuses, l'accompagne dans les salons parisiens et met en scène sa ferveur dans l'amitié – Maxime Du Camp, George Sand, les Goncourt, Zola, Daudet, Maupassant, Tourgueniev...
Son dégoût proclamé de la vie, Flaubert ne l'a transcendé ni par l'expérience amoureuse (somme toute décevante), ni par la foi en Dieu (il est incroyant), ni par quelque idéal politique (scepticisme revendiqué), mais par la religion de l'Art, dont il fut un pèlerin absolu.
DUPEREY Anny
ses livres
Edited: 201104260109
L'Admiroir (roman), éditions du Seuil, Paris, 1976 (première édition), 206 p., (ISBN 2-02-004425-0), (notice BnF no FRBNF34577029). — Prix Alice-Barthou de l'Académie française.
Le Nez de Mazarin (roman), éditions du Seuil, Paris, 1986 (première édition), 267 p., (ISBN 2-02-009027-9), (notice BnF no FRBNF34911841)
Le Voile noir (autobiographie, avec des photographies de Lucien Legras, son père), éditions du Seuil, Paris, 1992, 254 p., (ISBN 2-02-014746-7), (notice BnF no FRBNF35505613)
Je vous écris (autobiographie et témoignages), éditions du Seuil, Paris, 1993, 234 p., (ISBN 2-02-020693-5), (notice BnF no FRBNF35603065)
Lucien Legras, photographe inconnu (photographies de Lucien Legras, présentation d'Anny Duperey et Patricia Legras), éditions du Seuil, Paris, 1993, 115 p., (ISBN 2-02-019357-4), (notice BnF no FRBNF35603656)
Les Chats de hasard (récit), éditions du Seuil, Paris, 1999, 221 p., (ISBN 2-02-035419-5), (notice BnF no FRBNF36978180)
Allons voir plus loin, veux-tu ? (roman), éditions du seuil, Paris, 2002 (première édition), 430 p., (ISBN 2-02-055847-5), (notice BnF no FRBNF38893876)
Les Chats mots (textes choisis par Anny Duperey, avec des illustrations de Sonja Knapp), éditions Ramsay, Paris, 2003, 205 p., (ISBN 2-84114-679-0), ()
Essences et Parfums (textes choisis par Anny Duperey), éditions Ramsay, Paris, 2004, 196 p., (ISBN 2-84114-714-2), (notice BnF no FRBNF39279929)
Les Chats mots et Essences et parfums (textes choisis et lus par Anny Duperey ; réédition en coffret des deux livres parus séparément, accompagnés d'un disque compact), éditions Ramsay, Paris, 2005, 2 volumes (205 p. + 196 p. + 1 CD, (ISBN 2-84114-754-1), (notice BnF no FRBNF40129664)
Une soirée (roman), éditions du Seuil, Paris, 2005, 263 p., (ISBN 2-02-062853-8), (notice BnF no FRBNF39922394)
De la vie dans son art, de l'art dans sa vie (correspondance entre Anny Duperey et Nina Vidrovitch), éditions du Seuil, Paris, 2008, 307 p., (ISBN 978-2-02-087387-1), (notice BnF no FRBNF41356127)
Le Poil et la Plume, éditions du Seuil, Paris, octobre 2011
Rachid Bouchareb
Film: Hors la loi
Edited: 201009220961
Sortie le 22 septembre 2010 - Un film de Rachid Bouchareb -

Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s'engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l'Indépendance de l'Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l'amour d'une mère, se mêlera inexorablement à celui d'une nation en lutte pour sa liberté.
HORNE Alistair
Seven Ages of Paris
Edited: 200207160952


In this luminous portrait of Paris, celebrated historian Alistair Horne gives us the history, culture, disasters, and triumphs of one of the world’s truly great cities. Horne makes plain that while Paris may be many things, it is never boring.

From the rise of Philippe Auguste through the reigns of Henry IV and Louis XIV (who abandoned Paris for Versailles); Napoleon’s rise and fall; Baron Haussmann’s rebuilding of Paris (at the cost of much of the medieval city); the Belle Epoque and the Great War that brought it to an end; the Nazi Occupation, the Liberation, and the postwar period dominated by de Gaulle--Horne brings the city’s highs and lows, savagery and sophistication, and heroes and villains splendidly to life. With a keen eye for the telling anecdote and pivotal moment, he portrays an array of vivid incidents to show us how Paris endures through each age, is altered but always emerges more brilliant and beautiful than ever. The Seven Ages of Paris is a great historian’s tribute to a city he loves and has spent a lifetime learning to know.
Denise Bellon (1902-1999). R.I.P.
Edited: 199910310918
Denise Bellon est une photographe française, proche du mouvement surréaliste, née Denise Hulmann, le 20 septembre 1902 à Paris, morte le 31 octobre 1999.
Le Pavillon de l'élégance à l'exposition internationale des Arts et techniques, photos d'Henri Baranger, Denise Bellon, Feher, Wols, Paris, Arts et Métiers graphiques, 1938.
Denise Bellon à Véro-Dodat, édition Les films de l'équinoxe, Paris, 2003.
Éric Le Roy, Denise Bellon, Éditions de la Martinière, Paris, 2004, 221 p., (ISBN 2-7324-3136-2), (notice BnF no FRBNF39268891).
Onnen maa : Suomi elokuussa 1939 (Denise Bellon : Finlande, été 1939), édité par le Cercle franco-finlandais de Helsinki), Éditions Finn Lectura, Helsinki, 2008, 167 p., (ISBN 9789517923682).
Denise Bellon, Joe Bousquet Au gîte du regard, éditions Centre Joë Bousquet et son temps, 2003.
Éric Le Roy, Denise Bellon : Tunisie : Photographies 1947-1960, éditions Cérès, Tunis, 2009, 132 p., (ISBN 9789973197276).
Denise Bellon, Henry Miller Mejores no hay !, préface de Frédéric Temple, postface d'Éric Le Roy, éditions Finitude, 2012.
TESSENS Lucas
crevettes à Saint-Denis (Paris) 1999
Edited: 199904181155
KROP, BRAECKMAN
28 januari 1993: +Bernard (Philippe -), ambassadeur FRA, vermoord
Edited: 199301281584
28 janvier 1993: Assassinat de Philippe Bernard, ambassadeur de France à Kinshasa (Zaïre)
Pour s'opposer à une évolution démocratique de son pays, avec l'élection en août 1992 de Etienne Tshisekedi comme Premier ministre par la conférence nationale, le dictateur Mobutu joue la politique du pire en incitant les militaires à se mutiner. Ces derniers pillent Kinshasa dans le but d'abattre Etienne Tshisekedi.
Faussement invité à l'ambassade de France, Tshisekedi devait y être assassiné, mais, mis au courant par l'ambassadrice des USA, Melissa Wells, celui-ci ne s'y rend pas. Les tueurs des Forces d'Intervention Spéciales arrivent à l'ambassade de France et ne trouvent que l'ambassadeur et le téléphoniste zaïrois que, dépités, ils tuent. Les auteurs seraient deux officiers chargés de la sécurité du président Mobutu, le colonel Lémy Lissika et le lieutenant Komadja. Selon la thèse officielle l'ambassadeur de France a été victime d'une balle perdue.
Implication de la France :
C'est la confusion, aucune enquête n'est ordonnée par Paris, Mobutu n'est pas condamné. Au contraire, au sommet de la francophonie à l'île Maurice, le 16 octobre 1993, Mobutu est présent, flanqué des deux assassins présumés. L'année suivante après le génocide rwandais, la France le réhabilite et le déclare élément stabilisateur de la région.

Sources :
Pascal Krop, Le génocide franco-africain, J.C. Lattès, 1994, page 131-138; Colette Braeckmann, Terreur africaine, Fayard, 1996, page 214-217.

http://perso.wanadoo.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node18.html (20030628)
SIEGEL Rainer-Joachim, [ZWEIG Stefan, 1881-1942]
Stefan ZWEIG: Chronologische Liste. Zählung nach Rainer-Joachim Siegel, in: Gero von Wilpert / Adolf Gühring, Erstausgaben deutscher Dichtung – Eine Bibliographie zur deutschen Literatur 1600–1990, 2. Auflg. S. 1710–1715, Stuttgart: Kröner 1992
Edited: 199209201115


1. Silberne Saiten. Gedichte. 88 S. Berlin: Leipzig: Schuster & Loeffler 1901
2. Mitübersetzung, Vorwort Charles Baudelaire: Gedichte in Vers und Prosa. Übersetzung S. Z. u. Camill Hoffmann. 152 S. Leipzig: Seemann 1902
3. Herausgeber, Einleitung, Mitübersetzung Paul Verlaine: Gedichte. Eine Anthologie der besten Übertragungen. 122 S. Berlin: Leipzig: Schuster & Loeffler 1902
4. (Einleitung) A. L. Camille Lemonnier: Die Liebe im Menschen. Aus d. Franz. v. P. Adler. VIII, 202 S. Leipzig-Reudnitz: Magazin-V. Hegner (= Kulturgeschichtliche Liebhaberbibliothek 10) 1903
5. (Einleitung) Ephraim Mose Lilien: Sein Werk. 347 S. mit Abb. 4° Berlin, Leipzig: Schuster & Loeffler 1903
6. Vorwort, Übersetzung Emile Verhaeren: Ausgewählte Gedichte. 90 S., 1 Abb. Berlin: Schuster & Loeffler (350 num. Ex., dav. 25 sign.) 1904
7. Die Liebe der Erika Ewald. Novellen. VI, 179 S. mit Abb. Berlin: Fleischel 1904
8. Verlaine. 83 S., 8 Tafeln, 1 Faks. Berlin: Schuster & Loeffler (= Die Dichtung 30) [1905]
9. Die frühen Kränze. (Gedichte.) 84 S. Leipzig: Insel 1906
10. (Übersetzung) Archibald George Blomefield Russell: Die visionäre Kunstphilosophie des William Blake. 30 S., 1 Abb. Leipzig: Zeitler 1906
11. (Einleitung) Arthur Rimbaud. Leben und Dichtung. Übersetzung K. L. Ammer. 233 S., 1 Porträt. Leipzig: Insel 1907
12. Tersites. Ein Trauerspiel in drei Aufzügen. 138 S. mit Abb. v. J. Flaxman. Leipzig: Insel 1907
13. (Herausgeber, Einleitung) Balzac. Sein Weltbild aus den Werken. 249 S. Stuttgart: Lutz (= Aus der Gedankenwelt großer Geister 11) [1908]
14. (Übersetzung) Emile Verhaeren: Helena’s Heimkehr. Dem unveröffentl. Manuskript nachgedichtet. 72 S. Leipzig: Insel (300 Ex.) (= 4. Druck der Ernst Ludwig Presse, Darmstadt) 1909
15. (Einleitung) Charles Dickens: Ausgewählte Romane und Novellen. 12 Bände mit Abb. v. Phiz u. a. Leipzig: Insel [1910]
16. Übersetzung Emile Verhaeren: Drei Dramen. 192 S. Leipzig: Insel 1910
17. Übersetzung Emile Verhaeren: Ausgewählte Gedichte. 142 S. Leipzig: Insel 1910 (Erw. Aufl. v. Nr. 6)
18. (Vorwort) Camille Lemonnier: Warum ich Männerkleider trug. Erlebnisse einer Frau. Übersetzung P. Cornelius. VIII, 391 S. Berlin-Charlottenburg: Juncker (= Ausgewählte Werke, Band 1) [1910]
19. Emile Verhaeren. 218 S. Leipzig: Insel 1910
20. Erstes Erlebnis. Vier Geschichten aus Kinderland. VII, 229 S. Leipzig: Insel 1911
21. Übersetzung, Vorwort Emile Verhaeren: Hymnen an das Leben. 60 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 5) [1911]
22. (Einleitung) Lafcadio Hearn: Das Japanbuch. Eine Auswahl aus Lafcadio Hearns Werken. VIII, 310 S. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1911
23. Das Haus am Meer. Ein Schauspiel in zwei Teilen (drei Aufzügen). 170 S. Leipzig: Insel 1912
24. (Übersetzung) Emile Verhaeren: Rembrandt. 112 S., 80 Tafeln Leipzig: Insel 1912
25. Übersetzung Emile Verhaeren: Ausgewählte Gedichte. 174 S. Leipzig: Insel 1913 (Verm. Neuaufl. v. Nr. 17)
26. Der verwandelte Komödiant. Ein Spiel aus dem deutschen Rokoko. 64 S. Leipzig: Insel 1913
27. (Übersetzung) Emile Verhaeren: Rubens. 84 S., 95 Tafeln Leipzig: Insel 1913
28. (Einleitung) Paul Mayer: Wunden und Wunder. Gedichte. 20 Blätter Heidelberg: Saturn-V. (= Lyrische Bibliothek 1) 1913
29. Brennendes Geheimnis. Erzählung. 79 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 122) 1914 (Ausz. a. Nr. 20)
30. (Nachwort) Alexandre Mercereau: Worte vor dem Leben. Übersetzung P. Friedrich. 154 S. Leipzig: Insel 1914
31. (Herausgeber, Nachwort) Nikolaus Lenau an Sophie Löwenthal. 83 S. Leipzig: Insel (= Österreichische Bibliothek 16) [1916]
32. Erinnerungen an Emile Verhaeren. 91 S. [Wien] (Priv.-Dr.; 100 Ex.) 1917
33. Jeremias. Eine dramatische Dichtung in neun Bildern. 216 S. Leipzig: Insel 1917
34. Das Herz Europas. Ein Besuch im Genfer Roten Kreuz. 16 S. 4° Zürich: Rascher 1918
35. (Übersetzung) Romain Rolland: Den hingeschlachteten Völkern! 15 S. 4° Zürich: Rascher 1918
36. (Herausgeber, Bearbeitung, Einleitung) J. J. Rousseau: Emil oder Über die Erziehung. 290 S. 4° Potsdam: Kiepenheuer (500 num. Ex.) 1919
37. Fahrten. Landschaften und Städte. 124 S. Leipzig, Wien: Tal (= Die zwölf Bücher, Reihe 1) (1000 num. Ex.) 1919
38. Legende eines Lebens. Ein Kammerspiel in drei Aufzügen. 152 S. Leipzig: Insel 1919
39. Tersites. Ein Trauerspiel in drei Aufzügen. 119 S. Leipzig: Insel 1919 (Veränd. Neuaufl. v. Nr. 12)
40. (Übersetzung) Romain Rolland: Die Zeit wird kommen. Drama in drei Akten. 93 S. Leipzig, Wien: Tal (= Die zwölf Bücher, Reihe 1) (1000 num. Ex.) 1919
41. Angst. Novelle. 47 S. mit Abbildungen v. Ludwig Kainer. Berlin: Hermann (= Der kleine Roman. Illustrierte Wochenschrift 19) 1920
42. (Mitübersetzung) André Suarés: Cressida. Übersetzung S. Z. u. Erwin Rieger. 128 S. Leipzig, Wien, Zürich: Tal (= Die zwölf Bücher, Reihe 1) (1000 num. Ex.) 1920
43. (Vorwort) Marceline Desbordes-Valmore. Das Lebensbild einer Dichterin. Übertr. v. Gisela Etzel-Kühn. 349 S., 1 Tafel Leipzig: Insel 1920
44. Drei Meister. Balzac, Dickens, Dostojewski. 219 S. Leipzig: Insel 1920
45. (Einleitung) Andreas Latzko: Le dernier homme. Version nouvelle. 116 S. mit Abbildungen Genève: Sablier (806 Ex.) 1920
46. (Mitübersetzung) Magdeleine Marx [i.e. Magdeleine Paz]: Weib. Roman. Vorw. Henri Barbusse. Übersetzung S. Z. u. Friderike Maria Winternitz-Zweig. VI, 258 S. Basel: Rhein-V. [1920]
47. Der Zwang. Eine Novelle. 84 S., 10 Abb. v. Frans Masereel. Leipzig: Insel (470 num. Ex.) 1920
48. Romain Rolland. Der Mann und das Werk. 266 S., 6 Bildn., 3 Faks. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1921
49. (Einleitung) F. M. Dostojewski: Sämtliche Romane und Novellen. Übersetzung H. Röhl u. K. Nötzel. 25 Bände Leipzig: Insel 1921
50. Amok. Novellen einer Leidenschaft. 295 S. Leipzig: Insel 1922
51. Die Augen des ewigen Bruders. Eine Legende. 64 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 349) [1922]
52. (Übersetzung) Romain Rolland: Clérambault. Geschichte eines freien Gewissens im Kriege. 333 S. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1922
53. Herausgeber, Einleitung, Mitübersetzung Paul Verlaine: Gesammelte Werke. 2 Bände 359, 415 S. mit Abb. Leipzig: Insel 1922
54. (Vorwort) Ausstellung Gustinus Ambrosi im Kunstmuseum. 18 S. St. Gallen: Tschudy 1923
55. (Vorwort) Franz Hellens [i.e. Friedrich van Ermengen]: Bass-Bassina-Bulu. Roman. Übersetzung H. u. V. Pins. VIII, 337 S. Berlin: Juncker [1923]
56. (Mitverfasser) S. Z. u. A. Holitscher: Frans Masereel. 177 S. mit Abb. 4° Berlin: Juncker (= Graphiker unserer Zeit 1) [1923]
57. (Herausgeber, Einleitung) Charles-Augustin de Sainte-Beuve: Literarische Portraits aus dem Frankreich des XVII.—XIX. Jahrhunderts. 2 Bände 412, 414 S., 2° Abb. Frankfurt/Main, Berlin: Frankfurter Verl.-Anst. [1923]
58. Sainte-Beuve. 24 S., 1 Abb. Frankfurt/Main: Frankfurter Verl.-Anst. (200 num. Ex.) 1923 (Ausz. a. Nr. 57)
59. (Nachwort) O. Heuschele: Briefe aus Einsamkeiten. Drei Kreise. 127 S. Berlin: Junkker [1924]
60. (Nachwort) Franz Karl Ginzkey: Brigitte und Regine und andere Dichtungen. 76 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 6453) [1924]
61. (Bearbeitung, Vorwort.) François René Auguste Vicomte de Chateaubriand: Romantische Erzählungen. 186 S. Wien, Leipzig, München: Rikola (= Romantik der Weltliteratur) 1924
62. (Einleitung) Hermann Bahr: Die schöne Frau. Novellen. 76 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s U B. 6451) [1924]
63. Die gesammelten Gedichte. 153 S. Leipzig: Insel 1924 (Enth. Nr. 1, 9 u. teilw. 37)
64. Angst. Novelle. Mit e. Nachw. v. Erwin H. Rainalter. 75 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 6540) [1925] (Gek. Ausg. v. Nr. 41)
65. Der Kampf mit dem Dämon. Hölderlin – Kleist – Nietzsche. 321 S. Leipzig: Insel 1925
66. (Vorwort) Ernest Renan: Jugenderinnerungen. Dt. H. Szass. 319 S. Frankfurt/Main: Frankfurter Verl.-Anst. 1925
67. (Nachwort) Jens Peter Jacobsen: Niels Lyhne. 266 S. Leipzig: List (= Epikon) [1925]
68. (Vorwort) Hans Prager: Die Weltanschauung Dostojewskis. 215 S. Hildesheim: Borgmeyer [1925]
69. (Bearbeitung) Ben Jonsons „Volpone“. Eine lieblose Komödie in drei Akten. 148 S. 6 Abb. v. Aubrey Beardsley. Potsdam, Berlin: Kiepenheuer (= Die Liebhaberbibliothek) 1926
70. (Mitherausgeber, Mitverfasser) Liber Amicorum Romain Rolland. Romain Rolland. Sexagenario, ex innumerabilibus amicis paucissimi grates agunt. Hunc librum curaverunt edendum Maxim Gorki, Georges Duhamel, S. Z., imprimendum Emil Roniger. 405 S. mit Abbildungen 4° Zürich: Rotapfel [1926]
71. Romain Rolland. Der Mann und das Werk. 278 S., 7 Bildn., 3 Faks. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1926 (Erw. Neuaufl. v. Nr. 48)
72. Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau. 89 S. Wien: österreichisches Journal [1926]
73. Abschied von Rilke. Eine Rede. 30 S. Tübingen: Wunderlich [1927]
74. (Vorwort) Anthologie jüngster Lyrik. Herausgeber Willi R. Fehse u. Klaus Mann. 169 S. Hamburg: Enoch [1927]
75. Marceline Desbordes-Valmore. Das Lebensbild einer Dichterin. Mit Übertr. v. Gisela Etzel-Kühn u. Friderike Zweig. 261 S., 4 Abb. Leipzig: Insel 1927 (Verm. Neuaufl. v. Nr. 43)
76. Der Flüchtling. Episode vom Genfer See. 23 S. Leipzig (= Bücherlotterie der Internationalen Buchkunstausstellung, Leipzig 1927, Band 1) 1927
77. (Herausgeber, Einleitung) J. W. v. Goethe: Gedichte. Eine Auswahl. 254 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 6782–6784) [1927]
78. Mitübersetzung, Nachwort, Herausgeber Paul Verlaine: Gedichte. Eine Auswahl der besten Übertragungen. 71 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 394) [1927]
79. Die Kette. Ein Novellenkreis. Drei Ringe (= 3 Bände). Leipzig: Insel 1927 (Enth. Nr. 20, 50, 82)
80. Die unsichtbare Sammlung. Eine Episode aus der deutschen Inflation. 22 S. Berlin: Sonderdr. f. d. Mitglieder d. Bibliophilen Ges. (250 num. Ex.) 1927
81. Sternstunden der Menschheit. Fünf historische Miniaturen. 77 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 165) [1927]
82. Verwirrung der Gefühle. Drei Novellen. 273 S. Leipzig: Insel 1927 (Enth. u. a. Nr. 72)
83. (Vorwort) Max Brod: Tycho Brahes Weg zu Gott. 361 S. Berlin: Dt. Buchgemeinschaft [1927]
84. Drei Dichter ihres Lebens. Casanova – Stendhal – Tolstoi. 377 S. Leipzig: Insel 1928
85. Jeremias. Eine dramatische Dichtung in neun Bildern. 191 S. Leipzig: Insel 1928 (Neubearb. v. Nr. 33)
86. Reise nach Rußland. 38 S. Wien: österreichisches Journal 1928
87. (Vorwort) Grigol Robakidse: Das Schlangenhemd. Ein Roman des georgischen Volkes. III, 221 S. Jena: Diederichs 1928
88. Kleine Chronik. Vier Erzählungen. 92 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 408) [1929] (Enth. u. a. Nr. 76, 80)
89. Dank an die Bücher. 2 Blätter Leipzig: Verl. Staatl. Akad. f. graph. Künste u. Buchgewerbe 1929
90. (Nachwort) Richard Specht: Florestan Kestners Erfolg. Eine Erzählung aus den Wiener Märztagen. 135 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 7038/7039) 1929
91. Joseph Fouché. Bildnis eines politischen Menschen. 332 S., 6 Tafeln Leipzig: Insel 1929
92. Das Lamm des Armen. Tragikomödie in drei Akten (neun Bildern). 137 S. Leipzig: Insel 1929
93. (Nachwort) Oskar Baum: Nacht ist umher. Erzählung. 69 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 7005) [1929]
94. (Einleitung) E. T. A. Hoffmann: Princess Brambilla. Caprice. Trad. Alzir Hella, Olivier Bournac. X, 244 S. mit Abb. Paris, Neuchâtel: Attinger (= Romantiques Allemands 1) 1929
95. Der Zwang. Phantastische Nacht. Novellen. 126 S., 15 Abbildungen Wien: Der Strom (= Die Roman-Rundschau 2) 1929 (Enth. Nr. 47 u. teilw. 50)
96. Buchmendel. (Die Novelle wurde dem Bergischen Bibliophilen-Abend vom Verfasser zur Veröffentlichung überlassen.) 30 S. 4° Officina Serpentis 1930 (Ausz. a. Nr. 88)
97. Rahel rechtet mit Gott. Legende. 2° Blätter, 2 Abb. v. W. Preißer. Berlin: Aldus Druck (= Mitgliedsgabe der Soncino-Ges. zur Jahresversamml.; 370 Ex.) 1930
98. (Einleitung) W. A. Mozart: Ein Brief an sein Augsburger Bäsle. 4 S. Faks., 12 S. Text. 4° [Wien: Max Jaffé & Waldheim-Eberle] (50 Ex.) 1931
99. (Vorwort) Das Buch des Jahres 1931. Herausgeber Vereinigte Verleger-Gruppe. VIII, 167 S. mit Abb. Leipzig: Poeschel & Trepte [1931]
100. (Einleitung) Schalom Asch: La Chaise électrique. Trad. par Alzir Hella et J. Altkaufer. VIII, 246 S. Paris: Stock 1931
101. (Einleitung) Maxim Gorki: Erzählungen. Aus d. Russ. übertr. v. A. Luther. 302 S. Leipzig: Insel 1931
102. Ausgewählte Gedichte. 80 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 422) [1931] (Ausz. a. Nr. 63)
103. Die Heilung durch den Geist. Mesmer – Mary Baker-Eddy – Freud. 446 S. Leipzig: Insel 1931
104. Ausgewählte Prosa. (I. Bändchen). Herausgeber u. Vorw. Herman Wolf. 142 S. Amsterdam: Meulenhoff (= Meulenhof’s Samml. dt. Schriftsteller 53) 1931 (Ausz. a. Nr. 81, 88, 91)
105. (Vorwort) Die Internationale Stiftung Mozarteum. 31 S. mit Abb. Salzburg [: Kiesel] 1931
106. (Einleitung) Max Zodykow: Stimme aus dem Dunkel. Eine Ausw. von Gedichten und Prosa. 100 S. Berlin-Charlottenburg: Lehmann [1931]
107. Marie Antoinette. Bildnis eines mittleren Charakters. 639 S., 10 Tafeln Leipzig: Insel 1932
108. (Übersetzung, Nachwort) Henri Barbusse: Die Schutzflehenden. Der Roman einer Vorkriegsjugend. 247 S. Zürich: Rascher 1932
109. (Einleitung) Jean-Richard Bloch: Vom Sinn unseres Jahrhunderts. Übersetzung Paul Amann. 306 S. Berlin: Wien, Leipzig: Zsolnay 1932
110. The Jewish Children in Germany. (Adress by Mr. Stefan Zweig at the House of Mrs. Anthony de Rothschild, on Thursday, November 30, 1933 and to the Commitee for the Luncheon at the Savoy Hotel, December 20, 1933, in aid of German Jewish women and children.) 8 S. London 1933
111. Die moralische Entgiftung Europas. 15 S. Roma: Reale Accademia d’Italia 1933–XI
112. (Vorwort) Schalom Asch: Petersbourg. Roman. Trad. del’Allemand par A. Vialatte. 382 S. Paris: Crasset [1933]
113. Marie Antoinette. Bildnis eines mittleren Charakters. 575 S., 10 Tafeln Leipzig: Insel [1934] (Neubearb. Aufl. v. Nr. 107)
114. Triumph und Tragik des Erasmus von Rotterdam. 227 S. mit Abb. Wien: 4° Reichner (600 num. Ex.) 1934
115. Die schweigsame Frau. Komische Oper frei nach Ben Jonson. Musik v. R. Strauss (Textbd.) 110 S. Berlin: Fürstner [1935]
116. (Übersetzung) Luigi Pirandello: Man weiß nicht wie. Drei Akte. 89 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
117. Ausgewählte Prosa. (II. Bändchen.) Herausgeber Herman Wolf. 135 S. Amsterdam: Meulenhoff (= Meulenhoffs Samml. dt. Schriftsteller 66) 1935 (Ausz. a. Nr. 107, 114, 119)
118. Sinn und Schönheit der Autographen. 13 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
119. Maria Stuart. 524 S. mit Tafeln Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
120. (Einleitung) Paul Stefan: Arturo Toscanini. 72 S., 54 Abbildungen Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
121. Arturo Toscanini. Ein Bildnis. 13 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner [1935] (S.-A. v. Nr. 120)
122. Baumeister der Welt. Drei Meister. Der Kampf mit dem Dämon. Drei Dichter ihres Lebens. 650 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1936 (Enth. Nr. 44, 65, 84)
123. Castellio gegen Calvin oder Ein Gewissen gegen die Gewalt. 333 S. mit Tafeln Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1936
124. [Gesammelte Erzählungen. 2 Bände 487, 464 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1936 (Enth. Nr. 126 u. Ausz. a. Nr. 79; siehe Nr. 126)
125. (Vorwort) Joseph Leftwich: What Will Happen to the jew’s? XII, 268 S. London: King 1936
126. Kaleidoskop. 464 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner (= Gesamtausgabe des erzählerischen Werkes, 2. Band) 1936 (Enth. u. a. Nr. 51, 64, 81, 88, 97; siehe Nr. 124)
127. Georg Friedrich Händels Auferstehung. Eine historische Miniatur. 58 S. mit Abbildungen Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1937 (Ausz. a. Nr. 126)
128. Begegnungen mit Menschen, Büchern, Städten. 478 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner [1937] (Enth. u. a. Nr. 11, 32, 34, 56, 58, 66, 73, 75, 77, 89, 99, 111, 118, 121, 130; Ausz. a. Nr. 37)
129. Der begrabene Leuchter. 127 S. mit Abb. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1937 (Ausz. a. Nr. 126)
130. House of a Thousand Destinies. 16 S. mit Abb. London: Shenval [1937]
131. (Einleitung) Gaston Soulié: Plus jamais ça! Deux lettres servant de Préface, Romain Rolland & S. Z. 131 S. Paris: Dedresse 1937
132. (Nachwort) Ödon Horváth: A Child of Our Time. Translated into English by R. Wills Thomas. Foreword by F. Werfel. 263 S. London: Methuen & Co. 1938
133. Magellan. Der Mann und seine Tat. 370 S. mit Tafeln Wien, Leipzig, Zürich: Reichner [1938]
134. (Einleitung) Rainer Maria Rilke. Aspects of his mind and poetry. Edited by William Rose, G. Craig Houston. 183 S. London: Sidgwick & Jackson 1938
135. (Einleitung) Paul Leppin: Helldunkle Strophen. Gedichte. 56 S. mit Abb. v. H. Steiner. Prag: Werner (= Leppin: Prager Rhapsodie 1) 1938
136. (Einleitung) Eugen Relgis: Muted voices. Transl. R. Freeman-Ishill. 200 S. mit Abb. Berkeley Heights, N.J.: Oriole Press 1938
137. (Herausgeber) L. N. Tolstoj: Les Pages immortelles de Tolstoj. Texte de S. Z. Trad.: J. Angelloz. 235 S. Paris: Correa (= Les Pages Immortelles) 1939
138. Ungeduld des Herzens. Roman. 443 S. Stockholm: Bermann-Fischer; Amsterdam: de Lange 1939
139. Worte am Sarge Sigmund Freuds. Gesprochen am 26. September 1939 im Krematorium London. 4 Blätter Amsterdam: de Lange (100 Ex.) [1939]
140. The Tide of Fortune. Twelve historical miniatures. Transl. by Eden and Cedar Paul. 232 S. London: Cassell 1940
141. (Vorwort) The Jewish Contribution to Civilization. Ed. C. A. Stonchill. A collection of books formed and offered by C. A. Stonchill, Ltd. 198 S. mit Abbildungen Birmingham: Press of Juckes (= Catalogue, no. 144/1940) 1940
142. (Mitübersetzung) Irwin Edman: Ein Schimmer Licht im Dunkel [Candle in the Dark. A Postscript to Despair. 88p. New York: The Viking Press, 1939]. Übertr. v. Richard Friedenthal u. S. Z. 65 S. Stockholm: Bermann-Fischer (= Schriftenreihe Ausblicke) 1940
143. Brasilien. Ein Land der Zukunft. 293 S., 13 Tafeln Stockholm: Bermann-Fischer 1941
144. Amerigo. A comedy of errors in history. Transl. by Andrew St. James. 128 S. mit Abbildungen New York: Viking 1942
145. As très Paixês. Très Novelas. Übersetzung Odilon Gallotti u. Elias Davidovich. 213 S. Rio de Janeiro: Editora Gunabara, Waissman Koogan (= Obras complétas 16) 1942 (Enth. u. a. Nr. 146)
146. Schachnovelle. 97 S. Buenos Aires: Pigmalión (250 num. Ex.) bzw. Buenos Aires: Kramer (50 num. Ex.) 1942
147. Die Welt von Gestern. Erinnerungen eines Europäers. 493 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1942
148. (Einleitung) Claire Goll: My sentimental zoo. Animalstories. Transl. M. de Huyn. 125 S. mit Abb. Mount Vernon, N. Y.: The Peter Pauper Press [1942]
149. Sternstunden der Menschheit. Zwölf historische Miniaturen. 300 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1943 (Enth. u. a. Nr. 81; Ausz. a. Nr. 126)
150. Zeit und Welt. Gesammelte Aufsätze und Vorträge 1904—1940. Herausgeber u. Nachwort Richard Friedenthal. 401 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1943 (Enth. u. a. Nr. 86, 139; Ausz. a. Nr. 37)
151. Amerigo. Die Geschichte eines historischen Irrtums. 132 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1944 (Dt. Ausg. v. Nr. 144)
152. Balzac. Aus dem Nachlaß hg. u. mit e. Nachw. vers. v. Richard Friedenthal. 574 S., 9 Tafeln Stockholm: Bermann-Fischer 1946
153. (Vorwort) Vincenzo Errante: Lenau. Geschichte eines Märtyrers der Poesie. Übersetzung C. Rau. 359 S. Mengen: Heine 1948
154. Europäisches Erbe. Herausgeber Richard Friedenthal. 282 S. Frankfurt/Main: Fischer 1960 (Enth. u. a. Nr. 22, 61, 67, 94)
155. Fragment einer Novelle. Herausgeber Erich Fitzbauer. 14 Blätter, 4 Abb. v. Hans Fronius. 4° Wien: Verl. d. Internat. Stefan-Zweig-Ges. (= Zweite Sonderpublikation d. Internat. Stefan-Zweig-Ges.) (500 num. Ex.) 1961 [Ausz. a. Widerstand der Wirklichkeit, EA in: Brennendes Geheimnis. Erzählungen [Frankfurt am Main] 1987 [6], S. 221-(271)]
156. Im Schnee. Herausgeber Erich Fitzbauer. 14 Blätter mit Abbildungen v. F. Fischer. Wien: Verl. d. Internat. Stefan-Zweig-Ges. (= Dritte Sonderpublikation d. Internat. Stefan-Zweig-Ges.) (500 num. Ex.) 1963
157. Die Hochzeit von Lyon. Novelle. Herausgegeben u. mit e. Nachwort vers. v. Erich Fitzbauer. 29 S., 4 Abb. v. Hans Fronius. 4° Wien: Ed. Graphischer Zirkel (= Dreizehnte Buchpublikation der Ed. Graphischer Zirkel) (400 num. Ex.) 1980
158. Gesammelte Werke in Einzelbänden. 36 [+1] Bände Herausgeber u. Nachbemerk. Knut Beck. Frankfurt/Main: Fischer 1981–1990
Robert Gilman
Structural Violence. Can we find genuine peace in a world with inequitable distribution of wealth among nations?
Edited: 198309000100
One of the articles in The Foundations Of Peace (IC#4)
Originally published in Autumn 1983 on page 8
Copyright (c)1983, 1997 by Context Institute
THE HUMAN TENDENCY toward, and preparations for, open warfare are certainly the most spectacular obstacles to peace, but they are not the only challenges we face. For much of the world’s population, hunger, not war, is the pressing issue, and it is hard to imagine a genuine peace that did not overcome our current global pattern of extensive poverty in the midst of plenty.

Hunger and poverty are two prime examples of what is described as “structural violence,” that is, physical and psychological harm that results from exploitive and unjust social, political and economic systems. It is something that most of us know is going on, some of us have experienced, but in its starker forms, it is sufficiently distant from most North American lives that it is often hard to get a good perspective on it. I’ve come across an approach that seems to help provide that perspective, and I’d like to describe it.

How significant is structural violence? How does one measure the impact of injustice? While this may sound like an impossibly difficult question, Gernot Kohler and Norman Alcock (in Journal of Peace Research, 1976, 13, pp. 343-356) have come up with a surprisingly simple method for estimating the grosser forms of structural violence, at least at an international level. The specific question they ask is, how many extra deaths occur each year due to the unequal distribution of wealth between countries?

To understand their approach, we will need to plunge into some global statistics. It will help to start with the relationship between Life Expectancy (LE) and Gross National Product Per Person (GNP/p) that is shown in the following figure.



Each dot in this figure stands for one country with its LE and GNP/p for the year 1979. All together, 135 countries are represented (data from Ruth Sivard’s World Military and Social Expenditures 1982, World Priorities, Box 1003, Leesburg VA 22075, $4). Kohler and Alcock used a similar figure based on data for 1965, and I’ll compare the 1965 data with the 1979 data later in this article. Except for a few oil exporting countries (like Libya) that have unusual combinations of high GNPs and low Life Expectancies, the data follows a consistent pattern shown by the curve. Among the “poor” countries (with GNP/p below about $2400 per person per year), life expectancy is relatively low and increases rapidly with increasing GNP/p. Among the “rich” countries, life expectancy is consistently high and is relatively unaffected by GNP.

The dividing line between these two groups turns out to also be the world average GNP per person. The value of the life expectancy curve at that point (for 1979) is 70 years. Thus, other things being equal, if the world’s wealth was distributed equally among the nations, every country would have a life expectancy of 70 years. This value is surprisingly close to the average life expectancy for the industrial countries (72 years), and is even not that far below the maximum national life expectancy of 76 years (Iceland, Japan, and Sweden).

Kohler and Alcock use this egalitarian model as a standard to compare the actual world situation against. The procedure is as follows. The actual number of deaths in any country can be estimated by dividing the population (P) by the life expectancy (LE). The difference between the actual number of deaths and the number of deaths that would occur under egalitarian conditions is thus P/LE – P/70. For example, in 1979 India had a population of 677 million and a life expectancy of 52 years. Thus India’s actual death rate was 13 million while if the life expectancy had been 70, the rate would have been 9.7 million. The difference of 3.3 million thus provides an estimate of the number of extra deaths.

Calculating this difference for each country and then adding them up gives the number of extra deaths worldwide due to the unequal distribution of resources. The result for 1965 was 14 million, while for 1979 the number had declined to 11 million. (China, with a quarter of the world’s population, is responsible for 3/4 of this drop since it raised its life expectancy from 50 in 1965 to 64 in 1979.)

How legitimate is it to ascribe these deaths to the structural violence of human institutions, and not just to the variability of nature? Perhaps the best in-depth study of structural violence comes from the Institute for Food and Development Policy (1885 Mission St, San Francisco, CA 94103). What they find throughout the Third World is that the problems of poverty and hunger often date back hundreds of years to some conquest – by colonial forces or otherwise. The victors became the ruling class and the landholders, pushing the vast majority either on to poor ground or into being landless laborers. Taxes, rentals, and the legal system were all structured to make sure that the poor stayed poor. The same patterns continue today.

Additional support is provided by the evidence in the above figure, which speaks for itself. Also, according to Sivard, 97% of the people in the Third World live under repressive governments, with almost half of all Third World countries run by military dominated governments. Finally, as a point of comparison, Ehrlich and Ehrlich (Population, Environment, and Resources, 1972, p72) estimate between 10 and 20 million deaths per year due to starvation and malnutrition. If their estimates are correct, our estimates may even be too low.

Some comparisons will help to put these figures in perspective. The total number of deaths from all causes in 1965 was 62 million, so these estimates indicate that 23% of all deaths were due to structural violence. By 1979 the fraction had dropped to 15%. While it is heartening to see this improvement, the number of deaths is staggeringly large, dwarfing any other form of violence other than nuclear war. For example, the level of structural violence is 60 times greater than the average number of battle related deaths per year since 1965 (Sivard 1982). It is 1.5 times as great as the yearly average number of civilian and battle field deaths during the 6 years of World War II. Every 4 days, it is the equivalent of another Hiroshima.

Perhaps the most hopeful aspect of this whole tragic situation is that essentially everyone in the present system has become a loser. The plight of the starving is obvious, but the exploiters don’t have much to show for their efforts either – not compared to the quality of life they could have in a society without the tensions generated by this exploitation. Especially at a national level, what the rich countries need now is not so much more material wealth, but the opportunity to live in a world at peace. The rich and the poor, with the help of modern technology and weaponry, have become each others’ prisoners.
ARAGON Louis
Bibliographie de Louis Aragon (1897-1982)
Edited: 198212240904
Feu de joie (1920), gedichtenbundel
Anicet ou le Panorama (1921), roman
Les Aventures de Télémaque (1922), roman
Le Libertinage (1924), roman
Le Paysan de Paris (1926), roman (De boer van Parijs, vert. Rokus Hofstede, Historische Uitgeverij, 1998)
Le Mouvement perpétuel (1926), gedichtenbundel
Traité du style (1928), essay
Persécuté persécuteur (1930)
La Peinture au défi (1930), essay
Les Cloches de Bâle (1934), roman
Hourra l’Oural (1934), gedichtenbundel
Pour un réalisme socialiste (1935), essay
Les Beaux Quartiers (1936), roman
Le Crève-cœur (1941), gedichtenbundel
Cantique à Elsa (1941), gedichtenbundel
Les Yeux d’Elsa (1942), gedichtenbundel
Brocéliande (1942), gedichtenbundel
Les Voyageurs de l’impériale (1942), roman (De reizigers op de imperiaal, vert. Hannie Vermeer-Pardoen, Van Gennep, 2014)
Le Musée Grévin (1943), gedichtenbundel
Aurélien (1944), roman
La Diane française (1945), gedichtenbundel
Le Nouveau Crève-coeur (1948), gedichtenbundel
Les Communistes (1949-1951), roman
Les Yeux et la mémoire (1954), gedichtenbundel
A la Lumière de Stendhal (1954), essay
Littératures soviétiques (1955), essay
Le Roman inachevé (1956), gedichtenbundel
La Semaine sainte (1958), roman
Elsa (1959), gedichtenbundel
Le Fou d’Elsa (1963), gedichtenbundel
La Mise à mort (1965), roman
Blanche ou l’Oubli (1967), roman
Je n’ai jamais appris à écrire (1969), essay
Les Chambres (1969), gedichtenbundel
Matisse (1971), roman
Théâtre/Roman (1974)
Le Mentirvrai (1980), novellebundel
Les adieux et autres poèmes (1982), gedichtenbundel
(Source Wiki 201601312033)
Le Soir Illustré. Historique et buts poursuivis. in: De Pers/La Presse, n° 108, juin 1981
Edited: 198106300077
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Massacre du 17 octobre 1961 à Paris: ca. 200 morts
Edited: 196110172001
Les événements généralement qualifiés de massacre du 17 octobre 1961 sont le fait de la répression meurtrière, par la police française, d'une manifestation d'Algériens organisée à Paris par la Fédération de France du FLN.

Préparée en secret, la manifestation est un boycott du couvre-feu nouvellement appliqué aux seuls Nord-Africains. Alors que les attentats du Front de libération nationale (FLN) frappent les forces de l'ordre depuis plusieurs mois, l'initiative, non déclarée aux autorités, se veut cependant pacifique. Le FLN, qui y voit un moyen d'affirmer sa représentativité, y appelle tous les Algériens, hommes, femmes et enfants, et leur interdit le port d'armes. Les défilés nocturnes sur les grandes artères de la capitale donnent lieu à des affrontements au cours desquels des policiers font feu. La brutalité de la répression, qui se poursuit au-delà de la nuit du 17 dans l'enceinte des centres d'internement, fait plusieurs centaines de blessés et un nombre de morts qui reste indéterminé, de plusieurs dizaines selon les estimations les moins élevées.

Le 17 octobre 1961 et ses suites ne sont longtemps perçus que comme l'un des nombreux épisodes liés à la guerre d'Algérie. À partir des années 1990, ils font l'objet d'un traitement médiatique, puis politique plus important à la suite de la publication d'études historiques, de romans, d'un recueil photographique et surtout du retentissant procès de Maurice Papon, préfet de police de Paris au moment des faits, pour ses actes sous l'occupation allemande. En 2012, à l'occasion du 51e anniversaire de la manifestation, le président français François Hollande « reconnaît avec lucidité », au nom de la République, la « sanglante répression » au cours de laquelle ont été tués « des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ».

L'importante communauté immigrée venue d'Algérie penche majoritairement en faveur de l'indépendance. Elle est fermement structurée par le FLN, organisation nationaliste insurrectionnelle qui, en 1958, a décidé d'élargir la lutte armée anti-coloniale à la France métropolitaine, jusque dans la capitale.

Pendant l'été 1961, la guerre d'Algérie entre dans une phase critique. Les négociations entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA)), émanation du FLN, en vue de la prochaine indépendance algérienne, provoquent des dissensions dans chaque camp. Les groupes ultra de l'OAS et les partisans de l'Algérie française au sein de l'appareil d'État tentent de contrecarrer le processus, alors que du côté du FLN se joue entre courants internes l'accès au pouvoir du futur État algérien.

Fin août, le FLN reprend plus intensément ses attaques contre les policiers, amplifiant la frustration de ces derniers qui désapprouvent la « lenteur » et l'« indulgence » de la justice à l'égard des commandos appréhendés précédemment

mots clefs: harki, police, GPRA


le massacre analysé par wikipédia
4 januari 1960: Albert Camus komt om in een auto-ongeval. R.I.P.
Edited: 196001042001


Edition spéciale de Combat, le Journal de Paris, du 5 janvier 1960

biographie Albert Camus
22 juni 1942: eerste konvooi 1/67 vanuit Drancy
Edited: 194206221588
Parmi tous les camps ayant existé en France pendant la Deuxième guerre mondiale, Drancy occupe une place exceptionnelle. Il a concentré le plus grand nombre de personnes (plus de 70 000) et a fonctionné comme le principal lieu de départ vers les camps d'extermination nazis : 67 convois sont partis d'ici. Le premier en date du 22 juin 1942 comptait près de 1000 personnes. La majorité des victimes du nazisme en France sont passées par Drancy, dernière étape avant Auschwitz.

La cité de la Muette, construite dans les années trente, a été réquisitionnée par l'armée allemande le 14 juin 1940.

(foto) Ce bâtiment en forme de U a fonctionné tout d'abord comme camp de prisonniers de guerre et devient, le 20 août 1941, un camp de concentration de Juifs. Il fonctionne pendant trois ans - jusqu'au 17 août 1944 - comme le principal lieu de rassemblement et de déportation.

Les premiers internés juifs du Camp de Drancy arrivent ici le 20 août 1941, à la suite de la rafle dénommée "Rafle du 11ème arrondissement" car la plupart des 4232 Juifs arrêtés habitaient ce quartier.

Au camp de Drancy, rien n'a été prévu pour accueillir un si grand nombre de personnes. La famine sévit, provoque des décès et 800 personnes très affaiblies sont libérées début novembre. Les internés sont alors autorisés à recevoir un colis alimentaire. Pendant la première année, le camp de Drancy est placé sous l'autorité suprême de l'allemand Dannecker.

Un fonctionnaire français, nommé par la Préfecture de police assure le commandement du camp, tandis que la garde extérieure et la surveillance intérieure sont assurées par des gendarmes français.

Plusieurs services sont créés dans le camp, assurés par les internés.

Pendant la première année de son existence, les internés du camp de Drancy étaient des hommes mais suite à la "rafle du Vel d'Hiv'" du 16 et 17 juillet 1942, le camp comporte aussi des femmes et des enfants. De nombreux enfants arrivèrent à Drancy sans leurs parents, qui avaient déjà été déportés.

Le 2 juillet 1943, une équipe de cinq Allemands, ayant à sa tête Aloïs Brünner, prend le contrôle du camp de Drancy. L'administration française est relevée de ses fonctions et les gendarmes n'assurent plus la garde extérieure. Le camp de Drancy devient alors un véritable camp de concentration nazi. Le régime de la responsabilité collective est instauré et un petit nombre de nazis assure le contrôle du camp. Si un interné faisait une tentative d'évasion, les Allemands appliquaient le principe de la responsabilité collective et cinquante internés étaient systématiquement victimes de sévices. Un groupe d'internés Résistants réalisèrent alors un tunnel, destiné à permettre l'évasion de la totalité des internés.

Lorsque ce tunnel a été découvert par les nazis, il mesurait 38,50 mètres de long et devait aboutir, 1,50 mètre plus loin, dans l'avenue Jean Jaurès. Les Allemands arrêtèrent quatorze membres de l'équipe du tunnel, qui furent interrogés sous la torture. Il furent déportés par le 62ème convoi, le 20 novembre 1943. Sur les quatorze, douze sautèrent du train en marche et purent, ainsi, rejoindre la Résistance.

"Arrachez vos étoiles !" : ce cri retentit au camp de Drancy le 17 août 1944, lorsque le S.S Aloïs Brünner prend la fuite. Les deux semaines qui ont précédé ont été marquées par des menaces constantes de déportation. Le 31 juillet, alors que les Alliés s'approchent de Paris, le dernier convoi n°77 quitte Drancy avec 1300 victimes dont 300 enfants et adolescents.

http://www.europe-memoire.org/dossier/dossier2.html (20031016)
Paris 1937 - Illustration
Edited: 193705061736
Paris 1937 - Illustration - Quai du Louvre
Edited: 193705031545
Paris 1937 - Illustration
Edited: 193705020906
DRIAN (1885-1961)
Femmes - l'Illustration 1936
Edited: 193612260908


Drian, de son vrai nom Adrien Désiré Étienne, est un illustrateur français.
Drian est né le 3 octobre 1885 à Bulgnéville, en Lorraine, où son père était brigadier de gendarmerie1. Il fait ses études à l'Académie Julian à Paris.
Il participe, au début du xxe siècle, entre autres à la Gazette du Bon Ton et à Le Journal des dames de Tom Antongini. Après la guerre, on retrouve ses illustrations de mode en France dans L'Illustration et Femina de Pierre Lafitte, mais également dans Harper's Bazar en 1921. Il illustre également des romans ou des contes, participe à la création de vitrines aux États-Unis, à la décoration du bureau de Molyneux, ou des fresques pour Elsie de Wolfe. Outre ses illustrations, il est également l'auteur de peintures à l'huile : il termine sa carrière comme portraitiste, Wallis Simpson fut l'un de ses modèles.
Il meurt en 1961; René Gruau dira de lui qu'« il est le plus grand3 ». (src: Wiki)
CIAM
Charter of Athens (1933) - Charter van Athene (1933) - La Charte d'Athènes (1933)
Edited: 193313101165


IV International Congress for Modern Architecture

This document was produced as a result of the IV International Congress of Modern Architecture which took as its theme "the functional city" and focused on urbanism and the importance of planning in urban development schemes. The document includes urban ensembles in the definition of the built heritage and emphasizes the spiritual, cultural and economic value of the architectural heritage. It includes a recommendation calling for the destruction of urban slums and creation of "verdant areas" in their place, denying any potential heritage value of such areas. It condemns the use of pastiche for new construction in historic areas.
This is a retyped version of a translated document entitled The Athens Charter, 1933. J.Tyrwitt created the translation from French to English in 1943; the translation was thereafter published by Harvard University's Library of the Graduate School of design. It is included here for educational reference purposes only. The Getty suggests that when referencing this document, the original document should be consulted (see citation below).

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Full Bibliographic Information:
Congress Internationaux d'Architecture moderne (CIAM), La Charte d'Athenes or The Athens Charter, 1933. Trans J.Tyrwhitt. Paris, France: The Library of the Graduate School of Design, Harvard University, 1946.


HARVARD UNIVERSITY

THE LIBRARY OF THE GRADUATE SCHOOL OF DESIGN

THE ATHENS CHARTER, 1933

Translated by J. Tyrwhitt

from La Charte d'Athenes Paris, 1943

I. THE CITY IN ITS REGIONAL SETTING points 1-8

II. THE FOUR FUNCTIONS OF THE CITY
A. Dwelling 9-29
B. Recreation 30-40
C. Work 41-50
D. Transportation 51-64
E. Legacy of history 65-70

III. CONCLUSIONS 71-95
__________________________

I. THE CITY IN ITS REGIONAL SETTING

1. The city is only a part of the economic, social and political entity which constitutes the region.
2. Economic, social and political values are juxtaposed with the psychological and physiological attributes of the human being, raising problems of the relations between the individual and the community. Life can only expand to the extent that accord is reached between these two opposing forces: the individual and the community.
3. Psychological and biological constants are influenced by the environment: its geographic and topographic situation as well as its economic and political situation. The geographic and topographic situation is of prime importance, and includes natural elements, land and water, flora, soil, climate, etc.
4. Next comes the economic situation, including the resources of the region and natural or manmade means of communication with the outside world.
5. Thirdly comes the political situation and the system of government and administration.
6. Special circumstances have, throughout history, determined the character of individual cities: military defense, scientific discoveries, different administrations, the progressive development of communications and methods of transportation (road, water, rail, air).
7. The factors which govern the development of cities are thus subject to continual change.
8. The advent of the machine age has caused immense disturbances to man's habits, place of dwelling and type of work; an uncontrolled concentration in cities, caused by mechanical transportation, has resulted in brutal and universal changes without precendent [sic] in history. Chaos has entered into the cities.

II. THE FOUR FUNCTIONS OF THE CITY

A. Dwelling

9. The population density is too great in the historic, central districts of cities as well as in some nineteenth century areas of expansion: densities rise to 1000 and even 1500 inhabitants per hectare (approximately 400 to 600 per acre).
10. In the congested urban areas housing conditions are unhealthy due to insufficient space within the dwelling, absence of useable green spaces and neglected maintenance of the buildings (exploitation based on speculation). This situation is aggravated by the presence of a population with a very low standard of living, incapable of initiating ameliorations (mortality up to 20 per cent).
11. Extensions of the city devour, bit by bit, its surrounding green areas; one can discern the successive rings of development. This ever greater separation from natural elements heightens the harmful effects of bad sanitary conditions.
12. Dwellings are scattered throughout the city without consideration of sanitary requirements.
13. The most densely populated districts are in the least favorable situations (on unfavorable slopes, invaded by fog or industrial emanations, subject to flooding, etc.)
14. Low indensity developments (middle income dwellings) occupy the advantageous sites, sheltered from unfavorable winds, with secure views opening onto an agreeable countryside, lake, sea, or mountains, etc. and with ample air and sunlight.
15. This segregation of dwellings is sanctioned by custom, and by a system of local authority regulations considered quite justifiable: zoning.
16. Buildings constructed alongside major routes and around crossroads are unsuitable for dwellings because of noise, dust and noxious gases.
17. The traditional alignment of houses along the sides of roads means that good exposure to sunlight is only possible for a minimum number of dwellings.
18. The distribution of community services related to housing is arbitrary.
19. Schools, in particular, are frequently sited on busy traffic routes and too far from the houses they serve.
20. Suburbs have developed without plans and without well organized links with the city.
21. Attempts have been made too late to incorporate suburbs within the administrative unit of the city.
22. Suburbs are often merely an agglomeration of hutments where it is difficult to collect funds for the necessary roads and services.

IT IS RECOMMENDED

23. Residential areas should occupy the best places in the city from the point of view of typography, climate, sunlight and availability of green space.
24. The selection of residential zones should be determined on grounds of health.
25. Reasonable densities should be imposed related both to the type of housing and to the conditions of the site.
26. A minimum number of hours of sunlight should be required for each dwelling unit.
27. The alignment of housing along main traffic routes should be forbidden [sic]
28. Full use should be made of modern building techniques in constructing highrise apartments.
29. Highrise apartments placed at wide distances apart liberate ground for large open spaces.

B. Recreation

30. Open spaces are generally insufficient.
31. When there is sufficient open space it is often badly distributed and, therefore not readily usable by most of the population.
32. Outlying open spaces cannot ameliorate areas of downtown congestion.
33. The few sports fields, for reasons of accessibility, usually occupy sites earmarked for future development for housing or industry: which makes for a precarious existance [sic] and their frequent displacement.
34. Land that could be used for week-end leisure is often very difficult of access [sic].

IT IS RECOMMENDED

35. All residential areas should be provided with sufficient open space to meet reasonable needs for recreation and active sports for children, adolescents and adults.
36. Unsanitary slums should be demolished and replaced by open space. This would ameliorate the surrounding areas.
37. The new open spaces should be used for well-defined purposes: children's playgrounds, schools, youth clubs and other community buildings closely related to housing.
38. It should be possible to spend week-end free time in accessible and favorable places.
39. These should be laid out as public parks, forests, sports grounds, stadiums, beaches, etc.
40. Full advantages should be taken of existing natural features: rivers, forests, hills, mountains, valleys, lakes, sea, etc.

C. Work

41. Places of work are no longer rationally distributed within the urban complex. This comprises industry, workshops, offices, government and commerce.
42. Connections between dwelling and place of work are no longer reasonable: they impose excessively long journeys to work.
43. The time spent in journeying to work has reached a critical situation.
44. In the absence of planning programs, the uncontrolled growth of cities, lack of foresight, land speculation, etc. have caused industry to settle haphazardly, following no rule.
45. Office buildings are concentrated in the downtown business district which, as the most privileged part of the city, served by the most complete system of communications, readily falls prey to speculation. Since offices are private concerns effective planning for their best development is difficult.

IT IS RECOMMENDED

46. Distances between work places and dwelling places should be reduced to a minimum.
47. Industrial sectors should be separated from residential sectors by an area of green open space.
48. Industrial zones should be contiguous with railroads, canals and highways.
49. Workshops, which are intimately related to urban life, and indeed derive from it, should occupy well designed [sic] areas in the interior of the city.
50. Business districts devoted to administration both public and private, should be assured of good communications with residential areas as well as with industries and workshops within the city and upon its fringes.

D. Transportation

51. The existing network of urban communications has arisen from an agglomeration of the aids [sic] roads of major traffic routes. In Europe these major routes date back well into the middle ages [sic], sometimes even into antiquity.
52. Devised for the use of pedestrians and horse drawn vehicles, they are inadequate for today's mechanized transportation.
53. These inappropriate street dimensions prevent the effective use of mechanized vehicles at speeds corresponding to urban pressure.
54. Distances between crossroads are too infrequent.
55. Street widths are insufficient. Their widening is difficult and often ineffectual.
56. Faced by the needs of high speed [sic] vehicles, present the apparently irrational street pattern lacks efficiency and flexibility, differentiation and order [sic].
57. Relics of a former pompous magnificence designed for special monumental effects often complicate traffic circulation.
58. In many cases the railroad system presents a serious obstacle to well planned urban development. It barricades off certain residential districts, depriving them from easy contact with the most vital elements of the city.

IT IS RECOMMENDED THAT

59. Traffic analyses be made, based on accurate statistics, to show the general pattern of circulation in the city and its region, and reveal the location of heavily travelled [sic] routes and the types of their traffic.
60. Transportation routes should be classified according to their nature, and be designed to meet the rrquirements [sic] and speeds of specific types of vehicles.
61. Heavily used traffic junctions should be designed for continuous passage of vehicles, using different levels.
62. Pedestrian routes and automobile routes should follow separate paths.
63. Roads should be differentiated according to their functions: residential streets, promenades, through roads, major highways, etc.
64. In principle, heavy traffic routes should be insulated by green belts.

E. Legacy of History

IT IS RECOMMENDED THAT:

65. Fine architecture, whether individual buildings or groups of buildings, should be protected from demolition.
66. The grounds for the preservation of buildings should be that they express an earlier culture and that their retention is in the public interest.
67. But their preservation should no [sic] entail that people are obliged to live in unsalubrius [sic] conditions.
68. If their present location obstructs development, radical measures may be called for, such as altering major circulation routes or even shifting existing central districts - something usually considered impossible.
69. The demolition of slums surrounding historic monuments provides an opportunity to create new open spaces.
70. The re-use of past styles of building for new structures in historic areas under the pretext of assthetics [sic] has disastrous consequences. The continuance or the introduction of such habits in any form should not be tolerated.

III. CONCLUSIONS

71. Most of the cities studied present an image of chaos. They do not correspond in any way to their ultimate purpose: to satisfy the basic biological and physiological needs of their inhabitants.
72. The irresponsibility of private enterprise has resulted in a disastrous rupture of the equilibrium between strong economic forces on one side and, on the other, weak administrative controls and powerless social interests.
73. Although cities are constantly changing, their development proceeds without order or control and with no attempt to apply contemporary town planning principles, such as have been specified in professionally qualified circles.
74. The city should assure both individual liberty and the benefits of collective action on both the spiritual and material planes.
75. The dimensions of everything wi thin [sic] the urban domain should relate to the human scale.
76. The four keys to urban planning are the four functions of the city: dwelling, work, recreation (use of leisure time), transportation.
77. The city plan sould [sic] determine the internal structure and the interrelated positions in the city of each sector of the four key functions.
78. The plan should ensure that the daily cycle of activities between the dwelling, workplace and recreation (recuperation) can occur with the utmost economy of time. The dwelling should be considered as the prime center of all urban planning, to which all other functions are attached.
79. The speeds of mechanized transportation have disrupted the urban setting, presenting an ever-present danger, obstructing or paralyzing communications and endangering health.
80. The principle of urban and suburban circulation must be revised. A classification of acceptable speeds must be established. A reformed type of zoning must be set up that can bring the key functions of the city into a harmonious relationship and develop connections between them. These connections can then be developed into a rational network of major highways.
81. Town planning is a science based on three dimensions, not on two. This introduces the element of height which offers the possibility of freeing spaces for modern traffic circulation and for recreational purposes.
82. The city should be examined in the context of its region of influence. A plan for the total economic unit - the city-region - must replace the simple master plan of a city.
83. The city should be able to grow harmoniously as a functioning urban unity in all its different parts, by means of preordained open spaces and connecting links, but a state of equilibrium should exist at every stage of its development.
84. It is urgently necessary for every city to prepare a planning program indicating what laws will be needed to bring the plan to realization.
85. The planning program must be based on rigorous analytical studies carried out by specialists. It must foresee its stages of development in time andspace [sic]. It must coordinate the natural resources of the site, its topographic advantages, its economic assets, its social needs and its spiritual aspirations.
86. The architect engaged in town planning should determine everything in accordance with the human scale.
87. The point of departure for all town planning should be the single dwelling, or cell, and its grouping into neighborhood units of suitable size.
88. With these neighborhood units as the basis, the urban complex can be designed to bring out the relations between dwelling, places of work and places devoted to recreation.
89. The full resources of modern technology are needed to carry out this tremendous task. This means obtaining the cooperation of specialists to enrich the art of building by the incorporation of scientific innovations.
90. The progress of these developments will be greatly influenced by political, social and economic factors. . . [sic]
91. And not, in the last resort, by questions of architecture.
92. The magnitude of the urgent task of renovating the cities, and the excessive subdivision of urban land ownerships present two antagonistic realities.
93. This sharp contradiction poses one of the most serious problems of our time: the pressing need to regulate the disposition of land on an equitable and legal basis, so as to meet the vital needs of the community as well as those of the individual.
94. Private interests should be subordinated to the interests of the community.
Giovanni Boldini (1842 – 1931, Italian)
La toilette (date?)
Edited: 193101110925
Giovanni Boldini, né le 31 décembre 1842 à Ferrare en Italie, et mort le 11 janvier 1931 à Paris, est un peintre et illustrateur italien.

À l'instar de John Singer Sargent, Giovanni Boldini est un portraitiste de réputation internationale, travaillant principalement à Paris et à Londres. Au début du xxe siècle, il est l'un des portraitistes les plus en vue à Paris.



GERVEX Henri
Peintre
Edited: 192906071265
Henri Gervex (Paris 10 December 1852 – 7 June 1929) was a French painter who studied painting under Alexandre Cabanel, Pierre-Nicolas Brisset and Eugène Fromentin.

Rolla

Au printemps 1878, un mois avant l'inauguration du Salon, Rolla est brutalement exclu de la manifestation par l'administration des Beaux-Arts. Henri Gervex, est pourtant un peintre reconnu. Agé de 26 ans seulement, il a déjà été médaillé au Salon, ce qui le rend en théorie "hors concours", dispensé des délibérations du jury chargé de choisir les oeuvres exposées. Cette fois les autorités en décident autrement, en raison du caractère jugé "immoral" de la scène.

Gervex s'inspire d'un long poème d'Afred de Musset (1810-1857), paru en 1833. Le texte retrace le destin d'un jeune bourgeois, Jacques Rolla, sombrant dans une vie d'oisiveté et de débauche. Il rencontre Marie, adolescente qui se prostitue pour fuir la misère. On voit ici Rolla, ruiné, se tenant à coté de la fenêtre, les yeux tournés vers la jeune fille endormie. Il va bientôt mettre fin à ses jour en avalant du poison.
Si la scène est jugée indécente, ce n'est pas en raison de la nudité de Marie, qui ne diffère en rien des autres nus canoniques de l'époque. L'attention des contemporains se porte en réalité sur la nature morte constituée d'un jupon, d'une jarretière, d'un corset dégrafé à la hâte, surmonté par un chapeau haut-de-forme. C'est Degas qui aurait conseillé à Gervex de mettre "un corset par terre" pour que l'on comprenne que cette femme "n'est pas un modèle". En effet, cette disposition, la nature des vêtements, dessinent clairement le consentement de Marie et son statut de prostituée. De plus, la canne jaillissant des sous-vêtements agit comme une métaphore de l'acte sexuel.

Après son exclusion du Salon, Rolla est exposé trois mois chez un marchand de tableaux parisien. Le scandale, dont la presse se fait largement l'écho, attire les foules. Bien des années plus tard, dans des entretiens parus en 1924, Gervex raconte le plaisir qu'il eu à voir le "défilé ininterrompu de visites", sans que l'on sache si il avait anticipé la réaction des autorités et provoqué volontairement la polémique.

Rolla poème complèt

Serebriakova (1884-1967)
Jeune fille couché (date: avant 1928)
Edited: 192700000201

Zinaïda Evguenievna Serebriakova (en russe : Зинаи́да Евге́ньевна Серебряко́ва), née Lanceray le 12 décembre 1884 à Neskoutchnoïe et morte le 19 septembre 1967 à Paris, est une artiste peintre russe. Son nom de jeune fille, d'origine française Lanceray, se transcrit parfois directement du russe en Lansere (Лансере).

Elle signait habituellement ses toiles : Z. Serebriakova en caractères latins ou cyrilliques. Elle se faisait aussi appeler à l'ancienne manière française de transcription des noms russes (usitée jusque dans les années 1960) Serebriakoff avec deux f1. Ses intimes l'appelaient affectueusement Zika ou Zina2. Elle fut la première femme russe à être reconnue comme peintre important.

Elle est enterrée au cimetière russe de Sainte-Geneviève-des-Bois, à côté de Paris.
Zinaïda Serebriakova naquit dans la propriété familiale de Neskoutchnoïe (littéralement Sans-Souci), près de Kharkov, aujourd'hui en Ukraine. Les Lanceray, d'ancienne famille d'origine française, étaient alliés aux Benois, célèbre dynastie d'artistes russes émigrée de France au xviiie siècle. Son grand-père maternel était l'architecte Nicolas Benois, son oncle le peintre Alexandre Benois, fondateur du Mir Iskousstva. Sa mère, née Benois, dessinait avec adresse et son père Eugène était sculpteur. Ses frères étaient aussi doués : Eugène Lanceray fut un sculpteur, peintre et graphiste de talent et Nikolaï Lanceray un architecte reconnu.

Après être sortie du lycée féminin en 1900, elle entra à l'école d'art fondée par la princesse Maria Tenicheva, dont la propriété à Talachkino était un rendez-vous d'artistes, et fut l'élève de Répine.

Elle voyagea en 1902-1903 en Italie et s'établit à Paris en 1905-1906, où elle étudia à l'Académie de la Grande Chaumière, elle venait alors d'épouser son cousin germain, Boris Anatolievitch Sérébriakov, futur ingénieur des chemins de fer de l'Empire russe. Leur fils Alexandre Serebriakov et leur fille Catherine Serebriakova furent également des peintres de renom.
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wiki
1921-1927: République du Rif
Edited: 192107210834
La République du Rif (en berbère : ⵜⴰⵊⴷⵓⴷⴰ ⵏ ⴰⵔⵔⵉⴼ Tagduda n Arrif), officiellement République confédérale des tribus du Rif, désigne le régime républicain qui s'est établi sur le Rif entre 1921 et 1927. La monnaie de la République était le Riffan.
Les Rifains résistent violemment aux intrusions espagnoles et françaises au Maroc.

Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim qui fut précédemment juge, devient chef des Rifains.
Après avoir créé un commandement et une structure de pouvoir, Abd el-Krim bat les Espagnols de nombreuses fois et les repousse dans leurs avant-postes côtiers. Après la bataille d'Anoual, en 1921, les espagnols abandonnent l'arrière pays à Abd el-Krim lui permettant de fonder la République du Rif.
Il attend ensuite de créer un état stable pour les Rifains afin de leur donner un répit après de longues années de guerre. Abd el-Krim envoie des représentants diplomatiques à Londres et à Paris pour essayer d’établir des liens diplomatiques avec l'Europe. Cela ne fonctionne pas très bien à cause de l'anxiété des Français face à la montée en puissance de la jeune république d'Abd el-Krim, qui peut alors envahir les possessions françaises au Maroc, si elle a le temps de rassembler des hommes et des armes. De plus, le discours d'Abd el-Krim, qui prône la liberté pour tous les peuples n'est pas bien accueilli par les puissances coloniales européennes.

Hubert Lyautey pressentant qu'Abd el-Krim cherchera à obtenir le ralliement des tribus rifaines du Maroc français de l'envoi de renfort qui lui permettent de former 3 groupes d'infanterie et 9 escadrilles d'avions.

Au printemps 1925 Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim il décide de lancer une offensive, après être parvenu à rallier plusieurs tribus, en vue d'atteindre l'oued Ouergha qu'il considère comme la frontière de sa république.
Le 22 avril, il passe à l'attaque en direction de Fez. Pour l'arrêter les Français dispose du 3e bataillon du 15e régiment de tirailleurs algériens qui garde le gué et le bac de l'Ouergha. Le bataillon repousse les assauts durant 4 jours avant d'être dégagé le 28 mais les Rifains continuent d'attaquer les petits postes. Ceux de Beni Derkoul et du douar de Mostitef succombent le 13 juin.

Fin 1925, la France et l'Espagne créent une force commune d'un peu moins de 200 000 soldats appuyés par des chars et des avions. Ils bombardent massivement les territoires de la nouvelle république, parfois avec des armes chimiques de modèle allemand utilisés par l'armée espagnole. La République du Rif s'effondre en mai 1926.

Prés d'un siècle passé sur les évènements de la guerre du Rif, l'Espagne continue à refuser de reconnaître ses responsabilités malgré les sollicitations de plusieurs organisations et associations pour les droits de l'homme1, on sait seulement que les habitants du Rif demeurent actuellement les plus touchés par le cancer selon des statistiques officielles sur les cas enregistrés dans le pays.

François-Alfred Delobbe, né le 13 octobre 1835 à Paris où il est mort le 10 février 1920, fut un peintre naturaliste français. R.I.P.
Edited: 192002100965



La Petite tambourine (1884)
LEONNEE G.
Die Streichholzkrise - Paris - 1917
Edited: 191700001057
NANTEUIL P.
Blutrausch und Geschlecht - Paris - 1916
Edited: 191600001111


Source: 19300065
Fabiano
La Vie Parisienne (1914)
Edited: 191400001116
19300065: 20
CALMEYN Maurice
Au Congo Belge. Chasses à l'Éléphant. Les Indigènes. L'Administration.
Edited: 19120048


Paris, 1912. xiv + 585 pp., 235 illustrations.
Vive critique sur la politique de Léopold II au Congo.

full text available on GALLICA
FALLEX M., MAIREY A.
Les Principales Puissances du Monde (moins la France) au début du XX siècle. (ed. 1908): Télégraphes et câbles sous-marins (extrait, pp. 616-621)
Edited: 190800001475
V. Télêgraphes et câbles sous-marins. — La plupart
des nouvelles circulent encore par simples courriers postaux,
c'est-a-dire par chemins de fer et par paquebots; depuis 1'invention
du timbre poste en 1837, c'est-a-dire depuis l'établissement
d'une taxe uniforme pour une lettre d'un poids donné,
depuis la création de l'Union postale universelle (1874), à laquelle
ont adhéré tous les pays civilisés, depuis Ie congres de Paris
(1878) qui a fixé a 25 centimes la taxe internationale des lettres
et a 10 centimes celle des cartes postales, les correspondances
ont pris une intensité formidable : la malle des Indes apporte
tous les 8 jours ii Brindisi 1.000 sacs de 25 kilos. Mais les nou
velles les plus importantes sont quotidiennement Iransmises
par les télégraphes, fils terrestres et c^bles sous-marins.
1 Lignes terrestres. — L'activité télégraphique est intense
dans les pays civilisés : en 1903, il a été envoyé dans les Hes
Britanniques, 92 millions de dépêches, en France 47 millions,
en Allemagne 45 millions. Les Hes Britanniques ont 72.000 kilomètres
de fils, 1'Allemagne 134.000 km., la France 148.000 km.,
les États-Unis 390.000.
1900: congres socialisten: reformisme aanvaard als uitzondering !!!
Edited: 190009231587
CONGRÈS SOCIALISTE INTERNATIONAL. PARIS, 23-27 SEPTEMBRE 1900



La question anarchiste liquidée, l’Internationale pouvait enfin s’organiser d’une façon plus rigoureuse. Jusqu’alors les congrès périodiques étaient la seule institution ; une structure nouvelle finit par s’imposer à l’issue de ce que Jean Longuet appelle « la période constitutive de l’Internationale ». Avec le congrès de Paris commence « la période organique ». A l’unanimité, le Congrès décidait, entre autres mesures, la création d’un Comité permanent internationale, ayant un délégué pour chaque pays, disposant des fond nécessaires. « Il arrêtera l’ordre du jour du Congrès suivant et demandera des rapports à chaque nationalité adhérant au congrès » ; d’autre part, le Comité devait choisir un secrétaire général salarié. C’est à la suite de cette résolution qu’à la fin de l’année 1900 le Bureau Socialiste Internationale (B.S.I.) fut constitué.



Le renforcement institutionnel de l’Internationale ne doit pas dissimuler cependant les profondes divisions qui demeuraient en son sein. C’est d’Allemagne et de France que l’actualité apportait la matière de controverses que le Congrès de Paris porta à sa dimension internationale.



En Allemangne, depuis quelque années Bernstein avait entamé l’unité doctrinale par ses thèses révisionnistes. Son ouvrage, paru en 1899 Die Voraussetzungen des Sozialismus und die Aufgaben dre Sozialdemokratie, remettait en question les bases du marxisme communément admises dans la social-démocratie. En France, parallèlement, la question se posait sur un plan tactique et sous une forme concrète : jusqu'à quel point les socialistes pouvaient-ils collaborer à un gouvernement dominé par des petit bourgeois ? L’entrée de Millerand dans le cabinet Waldeck-Rousseau, aux côtés du Général Galliffet, « boucher de la Commune », appelait les Internationalistes à se prononcer sur le réformisme. Comme le dit Vandervelde du Congrès de Paris : « C’est le Congrès du cas Millerand ».



Les tendances « réformistes », exprimées par la grande voix de Jaurès, étaient désormais si fortes au sein de l’Internationale, que la majorité des huit cents délégués se rallièrent à la motion qui, quoique présentée par Kautsky, chef de file des « révolutionnaires » et dans son pays adversaire résolu de Bernstein, fut baptisée plus tard « motion caoutchouc », tant son caractère de compromis était évident. La motion en effet, était propre à concilier orthodoxes et réformistes, en affirmant : « L’entrée d’un socialiste isolé dans un gouvernement bourgeois ne peut pas être considérée comme le commencement normal de la conquête du pouvoir politique, mais seulement comme un expédient forcé, transitoire et exceptionnel. Si dans un cas particulier, la situation politique nécessite cette expérience dangereuse, c’est là une question de tactique et non de principe. Le Congrès internationale n’a pas à se prononcer sur ce point mais, en tout cas, l’entrée d’un socialiste dans un gouvernement bourgeois ne permet pas d’espérer de bon résultats que si le parti socialiste, dans sa grande majorité, approuve pareil acte, et si le ministre socialiste reste le mandataire de son parti ».



Guesde et Ferri opposèrent un amendement visant à interdire la participation en toutes circonstances, mais celui-ci fut repoussé. Jaurès, autant que le réformisme, gagnait une bataille contre les tenants intransigeants de l’orthodoxie marxiste.

http://www.minkoff-editions.com/histoire/pages/histoire_de_la_iie__internationale.htm (20060924)
1896: congres socialisten sluit anarchisten definitief uit
Edited: 189607261587
CONGRÈS INTERNATIONAL SOCIALISTE DES TRAVAILLEURS ET DES CHAMBRES SYNDICALES OUVRIÈRES. LONDRES



26 JUILLET - 2 AOÛT 1896



« Il dura six jours et, pendant ces six jours, on ne fit guère autre chose que discuter, soit dans les diverses délégations, soit dans les assemblées plénières, le problème de l’exclusion, ou plus exactement de l’expulsion, et de l’expulsion par la force, des anarchistes ».(Vandervelde, p. 145)



Le Congrès de Londres marque une étape décisive dans l’histoire de la IIe Internationale : il fut le lieu de l’exclusion définitive des anarchistes ; presque tout l’ordre du jour fut sacrifié au règlement dramatique de la question qui, au yeux de la majorité, empoisonnait les échanges et les travaux au sein des assemblées internationales.



Déjà, lors des préparatifs du congrès, la résolution de Zurich qui visait a l’élimination des anarchistes, fut l’objet d’une campagne offensive menée vivement par l'Anarchist Socialist and Antiparliamentary Committee. Au Congrès même, les anarchistes furent représentés au sein de diverses délégations, française, italienne et espagnole notamment, cependant que les Hollandais s’affirmaient en majorité communistes libertaires. La situation étais d’autant plus confuse que les délégations nationales n’avaient rien d’homogène. La délégation française, en particulier, fut gravement déchirée ; aux guesdistes et aux socialistes parlementaires, bien représentés par Jaurès et Millerand, s’opposaient les syndicalistes, les anarchistes, les allemanistes, qui se trouvaient au total en majorité pour voter contre la résolution de Zurich et l’exclusion des anarchistes. La France et la Hollande furent les seules délégations à se prononcer en ce sens : le 28 juillet, en séance plénière, les autre délégations, au nombre de dix-huit confirmèrent la résolution de Zurich et adoptèrent un règlement définissant clairement la fermeture des congrès de l’Internationale aux anarchistes.

Les anarchistes exclus – au rang desquels Kropotkine, Malatesta, Elisée Reclus – se réunirent dans une autre salle et organisèrent un contre congrès. La délégation hollandaise, quant à elle, se sépara aussi du congrès socialiste, flétrissant le parlementarisme du Congrès et ses « délibérations partiales, sectaires et intolérantes »

Cette victoire des sociaux-démocrates sur les anarchistes mettait un terme à un interminable débat ; le Congrès de Londres en profita pour justifier, par la voix de Jaurès, l’« action politique » comme « l’arme la plus puissante de la classe ouvrière ». Les partisans de la grève générale et de l’action directe reçurent encore une leçon de la part de Bebel qui, tout en le précisant l’impossibilité de s’allier aux paris bourgeois, démontra comment en Allemagne le socialisme était devenu puissant « par l’action parlementaire de la social-démocratie et par sa force politique ».



http://www.minkoff-editions.com/histoire/pages/histoire_de_la_iie__internationale.htm (20060924)
alliantie FRA - RUS, de zgn. Tweebond
Edited: 189401040765
19890117: 284

Le 4 janvier 1894 débute l'alliance franco-russe.

Une convention militaire secrète est signée entre le gouvernement républicain de la France et le gouvernement autocratique du tsar Alexandre III, qui a pris le contrepied de la politique libérale et réformatrice de son prédécesseur, Alexandre II.

C'est le mariage de la carpe et du lapin. Pourtant, l'alliance franco-russe a les faveurs de l'opinion publique qui cultive avec passion sa haine de l'Allemagne ainsi que de l'Angleterre.

La convention resserre le bloc austro-allemand (la Diplice) et éloigne un peu plus l'Angleterre de la France. Elle concourt au processus fatal qui mène à la Grande Guerre.

Les petits épargnants souscrivent avec autant de confiance aux emprunts russes qu'ils manifestent de méfiance pour l'industrie de leur propre pays. Il est vrai que le tsar ne ménage pas les subsides à la presse française pour mieux la convaincre des mérites de ces emprunts...

Les Parisiens font un accueil enthousiaste au tsar Alexandre III et lui dédient le plus superbe pont de la capitale : ce monument de pierre et de bronze, aux armes de Paris et Saint-Pétersbourg, relie l'esplanade des Invalides au rond-point des Champs-Élysées. C'est le seul aspect positif de cette alliance de tous les dangers.

Joseph Savès

http://www.herodote.net/18940104.htm (20070306)

TEXTES sur les rapports franco-russe (fin XIXe siècle)

Mots-clés. France. Russie. économie. nation. nationalisme. emprunt. russe. Triplice. XIX. XX.

Les emprunts russes en France

"M. Germain (1) a gardé de son entretien avec Poliakov (2) l'impression que tous les groupes financiers importants d'Europe font en ce moment d'actives démarches pour participer aux affaires que le retour de la paix et la liquidation des dépenses de la guerre (3) vont sans doute faire éclore en Russie. M. Germain est d'avis que nous devons nous mettre sur les rangs (...). Il faudrait offrir 100 millions, que fourniraient sans difficultés les établissements français (...). Dans toutes vos conversations avec les représentants du gouvernement russe, insistez sur les avantages que trouvera la Russie à élargir en France la clientèle de ses emprunts. Le marché anglais peut à tout instant lui être fermé par la politique, et la France lui offre une garantie contre cette éventualité. (...) M. Germain pense que c'est le moment d'agir très activement pour prendre pied en Russie et pour jouer le rôle qui nous convient dans les grandes opérations qui s'élaborent. Tâchez de trouver des appuis influents, c'est pour vous le point le plus important et le plus délicat."

Lettre de Mazerat, directeur parisien du Crédit lyonnais, adressée au directeur de l'agence du Crédit lyonnais à Saint-Pétersbourg, 18 mars 1878

(1) Maître du Crédit lyonnais

(2) Constructeur russe de chemins de fer, alors en voyage d'affaires à Paris

(3) Guerre russo-turque de 1877-1878









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Alliance franco-russe (1892)



Le succès des premiers emprunts, russes à Paris contribue au rapprochement du régime tsariste et de la république française contre la Triplice (Triple-Alliance, 1882).



"La France et la Russie étant animées d'un égal désir de conserver la paix, et n'ayant d'autre but que de parer aux nécessités d'une guerre défensive, provoquée par une attaque des forces de la Triple-Alliance contre l'une ou l'autre d'entre elles, sont convenues des dispositions suivantes :



1. Si la France est attaquée par l'Allemagne, ou par l'Italie soutenue par l'Allemagne, la Russie emploiera toutes ses forces disponibles pour attaquer l'Allemagne.



Si la Russie est attaquée par l'Allemagne, ou par l'Autriche soutenue par l'Allemagne, la France emploiera toutes ses forces disponibles pour combattre l'Allemagne.



2. Dans le cas où les forces de la Triple-Alliance, ou une des puissances qui en font partie, viendraient à se mobiliser, la France et la Russie, à la première annonce de l'événement et sans qu'il soit besoin d'un concert préalable, mobiliseront immédiatement et simultanément la totalité de leurs forces, et les porteront le plus près possible de leurs frontières.



3. Les forces disponibles qui doivent être employées contre l'Allemagne seront, du côté de la France de 1 300 000 hommes, du côté de la Russie de 700 000 à 800 000 hommes. Ces forces s'engageront à fond, en toute diligence, de manière que l'Allemagne ait à lutter, à la fois, à l'est et à l'ouest.



4. Les états-majors des armées des deux pays se concerteront en tout temps pour préparer et faciliter l'exécution des mesures prévues ci-dessus. Ils se communiqueront, dès le temps de paix, tous les renseignements relatifs aux armées de la Triple-Alliance qui sont ou parviendront à leur connaissance. Les voies et moyens de correspondre en temps de guerre seront étudiés et prévus d'avance. (...)



6. La présente convention aura la même durée que la Triple-Alliance.



7. Toutes les clauses énumérées ci-dessus seront tenues rigoureusement secrètes. "



Convention militaire de 1892, ratifiée en 1894.











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A propos de l'alliance franco-russe (1892)





Note : L'existence de l'alliance franco-russe est connue, mais le texte des accords reste secret.



"C'est l'alliance conclue en dehors des formules vieillies des protocoles, en dehors du mystère des chancelleries (...). C'est l'alliance entre deux grands peuples maîtres de leur destinée et qui n'ont rien à cacher. C'est la politique franche, loyale, à la lumière du grand jour; sans dissimulation et sans réticences (...). C'est la guerre rendue impossible. L'alliance franco-russe, c'est le triomphe des idées libérales dans toute l'Europe (...)."



Flourens, ancien ministre des Affaires étrangères, Le Journal, 30 octobre 1893







"Nous tenons le centre de l'Europe entre les deux mâchoires d'un étau. A la première insulte, nous serrerons la vis (...). Restons le fusil au bras, mais sans crainte d'en faire sonner la crosse à la frontière. Le jeune Empereur est-il secrètement tourmenté par le traditionnel idéal du monde slave ? Rêve-t-il de rejeter la barbarie turque au delà du Bosphore et de faire resplendir la croix grecque sur le dôme de Sainte-Sophie ? Pourquoi pas ? Mais le jour où les Cosaques pénétreront au galop dans les ruelles du vieux Stamboul, il est bien entendu qu'à Strasbourg, un bataillon français présentera les armes à la statue de Kléber [général français (1753-1800)] ."



F. Coppée, Hommage au tsar, 1896







"Le silence de nos gouvernants ne constituerait pas seulement une inconvenance intolérable à l'égard du Parlement, mais un véritable péril pour notre pays. Il s'agit de mettre en balance les bénéfices et les charges. Nous ne pouvons pas admettre que la France se trouve un beau matin obligée de tirer l'épée pour une querelle dans les Balkans sans avoir même été appelée à connaître l'engagement qui l'y contraint."



A. Millerand, article dans La Petite République , 14 octobre 1896









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Les inquiétudes françaises face à la faiblesse de l'armée russe





"Le plan de concentration russe en cas de guerre sur la frontière occidentale a subi en effet, comme il fallait s'y attendre, des modifications très sensibles. Non seulement il est absolument défensif, mais ce n'est pour ainsi dire qu'un fantôme de plan de concentration.



Le nouvel armement de l'artillerie est loin d'être au complet, les approvisionnements de munitions ne sont pas à la hauteur des nouvelles exigences; il manque une quantité de matériel de train, de matériel d'intendance, de matériel sanitaire, de matériel roulant sur les chemins de fer.



D'autre part, les troupes sont dans un état très médiocre sous le rapport des cadres, de l'instruction et de l'esprit.



Il faudrait être aveugle pour ne pas voir... que " la Russie sera pour un certain temps une alliée militaire presque sans valeur contre l'Allemagne "."



Note secrète de l'attaché militaire français en Russie au ministre de la Guerre (25 nov. 1906).

http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/alliance.france.russie.html (20070306)
+Juliette Drouet (1806-1883). R.I.P.
Edited: 188305111201
Juliette Drouet, de son vrai nom Julienne Joséphine Gauvain1 (Fougères, 10 avril 1806 - Paris, 11 mai 1883)2 est une actrice française, passée à la postérité pour avoir été la compagne de Victor Hugo pendant près de 50 ans.
1866: Gustave Courbet (1819-1877) peint L'Origine du Monde
Edited: 186600002015
Gustave Courbet, né le 10 juin 1819 à Ornans, près de Besançon (Doubs), et mort le 31 décembre 1877 à La Tour-de-Peilz en Suisse, est un peintre et sculpteur français, chef de file du courant réaliste.

Il est principalement connu pour le réalisme de ses œuvres opposées aux critères de l'académisme et transgressant la hiérarchie des genres, comme Un enterrement à Ornans (1850), qui provoqua le scandale chez ses contemporains.

Anticlérical, ami de Proudhon et proche des anarchistes, il fut l'un des élus de la Commune de Paris de 1871. Accusé d'avoir fait renverser la colonne Vendôme, il est condamné à la faire relever à ses propres frais. Réfugié en Suisse, il meurt avant d'avoir commencé à rembourser.

wiki
Louis Dreyfus Company - LDC
Edited: 185108011465
Louis Dreyfus Company is a global merchant company that is involved in agriculture, food processing, international shipping, and finance. It also owns and manages hedge funds, ocean vessels, develops and operates telecommunications infrastructures and is involved in real estate development, management and ownership.[1] Louis Dreyfus is one of the "ABCD" quartet of companies - alongside Archer Daniels Midland, Bunge and Cargill - that dominates world agricultural commodity trading.[2]

Dreyfus makes up about 10% of the world's agricultural product trade flows. They also are the world's largest cotton and rice trader.[3] They are also regarded by many as the second-largest player in the world's sugar market.[4]

The company Louis Dreyfus Holding BV has its headquarters in the World Trade Center Amsterdam in Amsterdam.[5]

Louis Dreyfus companies are present in more than 100 countries, with 72 offices. Major offices are located in Geneva, London, Beijing, Buenos Aires, Paris, São Paulo, Singapore, New York City and Connecticut.[6]

Aggregate average annual gross sales in recent years have exceeded $120 billion. The company employs more than 22,000 people globally at peak season.

In 1851, the company was founded in the Alsace region of France by Léopold Dreyfus, the 18-year-old son of a farmer from Sierentz, under the name of his father, Louis Dreyfus. Léopold purchased wheat from local farmers in Alsace and transported it to Basel in Switzerland, 13 kilometres (8 mi) away.[7] Léopold developed a fortune whilst still a teenager through cross border cereal trading. He rapidly diversified across shipping, weapons manufacturing, agriculture, oil and banking, thus establishing one of the wealthiest dynasties in Europe.[8] His descendants still own the company to this day. By the early 20th century, the Louis-Dreyfus family was described as one of the "five great fortunes of France". However, as a Jewish family during the Second World War much of the family assets were confiscated by the Vichy government and some members of the family fled to America.[9]

Leopold Louis-Dreyfus's great-grandson, Gérard Louis-Dreyfus, was chairman of Louis Dreyfus Energy Services, a subsidiary of the group involved in crude-oil trading, gas investments and infrastructure. Gérard is also the father of American actress Julia Louis-Dreyfus, the Emmy-winning star of Seinfeld. Another branch of the dynasty, based in Paris, was headed by Robert Louis-Dreyfus (who was also the CEO of Adidas) until his death in 2009. It is currently overseen by his widow, Russian-born Margarita Bogdanova Louis-Dreyfus.[10] A third branch of the family's business is headed by Philippe Louis-Dreyfus (born 1945) and is concerned primarily with offshore industrial activities and freight shipping operations.[11]

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1829-1832: Courrier (Le -) de la Sambre
Edited: 182906288856
KAT - Namur

Le Courrier de la Sambre, Journal de Namur et de la province, religieux, politique, commercial et littéraire fut lancé le 28 juin 1829 par Lesire-Misson. Ce titre disparut en 1832.

Marie-Louise Warnotte (1965), Etude sur la presse à Namur 1794-1914, Louvain, Paris,

http://www.mundaneum.be/content/mundaneum/publications_frame.html (20040319)
6 juillet 1815: Souper de Talleyrand avec Fouché
Edited: 181507062061
Paris, 6 juillet 1815. Le peuple français est inquiet pour son avenir : Napoléon ayant été vaincu à Waterloo, le pays se retrouve sans dirigeant. Talleyrand le ministre des Affaires étrangères invite à dîner dans son hôtel Fouché le ministre de la Police pour en discuter et choisir un nouveau souverain pour la France. Commence alors un long duel verbal entre les deux hommes : Talleyrand pense qu'il faut revenir à la monarchie et mettre Louis XVIII sur le trône, Fouché hésite car il a autrefois fait décapiter Louis XVI et craint que son frère Louis XVIII ne cherche à se venger. Fouché propose tour à tour Napoléon II, Louis Philippe d'Orléans ou le retour à la démocratie mais Talleyrand reste campé sur sa position. La joute tourne au règlement de comptes lorsque chacun commence à évoquer les crimes que l'autre a commis pour gravir les échelons.

Le film finit par une citation des Mémoires d'Outre-tombe:

« Je me rendis chez Sa Majesté : introduit dans une des chambres qui précédaient celle du roi, je ne trouvai personne ; je m'assis dans un coin et j'attendis. Tout à coup une porte s'ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparait. Fouché venait jurer foi et hommage à son seigneur ; le féal régicide, à genoux, mit les mains qui firent tomber la tête de Louis XVI entre les mains du frère du roi martyr ; l'évêque apostat fut caution du serment. »
Chateaubriand - Mémoires d'Outre-tombe

voir aussi
Josephine Tasher De La Pagerie in 1808 by Antoine-Jean Gros
Edited: 180800001015


Née en 1763 aux Trois-Ilets en Martinique, Marie-Joseph-Rose de Tascher de la Pagerie connaît une enfance heureuse dans la plantation familiale avant d'être envoyée à Paris à l'age de 16 ans. Elle y épouse Alexandre de Beauharnais avec lequel elle a deux enfants, Eugène et Hortense, mais cela n'empêche pas une séparation entre les époux. Emprisonnés tous deux sous la Terreur dans l'ancien couvent des Carmes, seule Joséphine échappe à l'exécution et est libérée après trois mois de détention. C'est cette veuve de 32 ans que Bonaparte rencontre en 1795 dans les cercles qui se sont formés autour du Directeur Barras. Le jeune général corse est ébloui par son charme et son aisance dans la nouvelle société qui se crée alors. Un simple mariage civil les unit le 9 mars 1796 entraînant colère et stupéfaction dans la famille Bonaparte qui n'a pas donné son consentement. Le 29 mai 1814, elle meurt brusquement d'une angine infectieuse entourée de ses enfants Eugène et Hortense dans sa chambre de Malmaison.
27 juni 1798: verkoop (openbaar -) abbaye de l'Olive in Morlanwelz (tussen Charleroi en Mons)
Edited: 179806273587
LA VENTE DE L'ABBAYE DE L'OLIVE ET DE SES BIENS

L'abbaye de Notre-dame de l'Olive, située dans le quartier qui porte aujourd'hui son nom, existait depuis le XIIIème siècle. Elle était réservée aux femmes et appartenait à l'ordre des Cisterciens, qui devait cette dénomination à l'abbaye de Citeaux en Bourgogne (arrondissement de Baume), et qui observait, au départ, une rèle très stricte : "que la nourriture soit non carnée et préparée sans graisse, sauf pour ceux qui sont tout à fait malade et pour les ouvriers gagés... Les moines de notre Ordre doivent tirer leur subsistance du travail de leurs mains, de la culture des terres et de l'élevage des troupeaux...".
Au cours des siècles, l'abbaye connut bien des drames, sur lesquels nous reviendrons un jour. Coincée entre les monastères de Lobbes, d'Aulne et de Bonne-Espérance (près de Binche), elle resta un établissement relativement pauvre, au point qu'au XVIIIème siècle l'impératrice Marie-Thérèse fixa le maximum de la communauté à 16 dames et 4 converses.
En 1794, lors de la seconde conquête des Pays-Bas autrichiens (nos provinces), les troupes révolutionnaires françaises incendièrent le couvent, de même que le troisième château de Mariemont construit en 1756 par Charles de Lorraine.
Ce que le feu avait épargné fut saccagé par les pillards. On vit, par exemple, la commune de Morlanwelz racheter en 1804 la cloche de l'église à un certain Joachim Dusart.
Les religieuses essayèrent de réintégrer leur monastère en 1795. Mais, le 1er octobre de cette année, la convention vota l'annexion de la Belgique à la France et appliqua les décrets de la constituante qui, en 1790, avait nationalisé les biens ecclésiastiques.
Le 26 juillet 1798, "en la salle de vente de l'administration centrale du département de Jemmapes, en la commune de Mons", on mit en vente la "ci-devant" abbaye de l'Olive et quelques dépendances situées sur les communes de Morlanwelz, Bellecourt et La Hestre. Les affiches et les procès-verbaux d'estimation, conservés aux archives de l'état à Mons, donnent la description des biens et le résultat de la vente.
Il fallut 3 séances, dont la dernière inutile parce que sans surenchères pour vendre ces biens, acquis pour 300.000 francs, moitié par Isidore Warocqué, de Mons, le frère de Nicolas, et moitié par G-F. Deschuytener, d'Haine-Saint-Pierre.
En 1835, on est frappé par le morcellement de ces biens. Les parcelles sont numérotées de 215 à 254 et elles appartiennent alors à sept propriétaires différents : la Société de Mariemont détient 4 parcelles dont une houillère, le terrain environnant et un chemin privé qui conduit à Bellecourt; Madame Lemaire de Morlanwelz 2 parcelles; Daminet, d'Henghien, une maison de 60 ca., qui apparaît déjà sur le plan Ferraris (1770), à la limite de Morlanwelz et de Bellecourt, et le jardin environnant, plus 3 terrains; Wolf, médecin à Mons, une terre de 95 a. 70 ca.; la Bienfaisance de La Hestre, 76 a. 80 ca.; Jean JH. Rectem, 12 parcelles; surtout Nicolas Warocqué, 17 parcelles.
On pourrait croire de prime abord que Nicolas Warocqué détient la partie achetée par son frère et que la moitié acquise par Deshuytener a été morcelée soit par héritage, soit par vente et achat. Un acte officiel passé devant le notaire Lebrun le 29 août 1803, révèle que Nicolas Warocqué a acheté la part de Deschuytener. N'en concluez pas que c'est la moitié de Isidore qui a été dispersée à la suite de la faillite retentissante de ce dernier. Le problème paraît assez complexe, car il semble que des parcelles acquises par Nicolas appartiennent à Rectem en 1835-1840. Par ailleurs Deshuytener n'a-t-il pas aussi vendu ou cédé une partie de ses biens à Daminet, son gendre ?

Que sont devenues les parcelles de Isidore Warocqué ?

Pour répondre à ces questions, il faudrait reprendre patiemment chaque lot et suivre les mutations dans les archives des notaires ou dans celles de l'enregistrement. Un essai tenté dans ce sens montre la difficulté de l'entreprise. De toute façon, quelles archives notariales, outre celles de Lebrun, faut-il dépouiller ?

Sur le plan Popp (1870), on constate :
Que le baron Daminet, d'Henghien, gendre de Deschuytener, a acquis les terrains de Madame Lemaire, et la parcelle cadastrée n° 215 de la Société des Charbonnages de Mariemont, probablement pour compenser l'établissement d'une houillère sur un de ses terrains.
Que Larimant et Antoine de Morlanwelz, ont acquis le terrain de la Bienfaisance de La Hestre; ils l'ont loti et y ont construit six maisons dont 3 déjà en 1838.
Que la propriété Wolf, cadastrée 221, est passée à J-B Triffet, charbonnier de Chapelle-lez-Herlaimont, qui y a fait construire 2 maisons (aujourd'hui : le chant des oiseaux)
Que les propriétés de Nicolas Warocqué sont devenues celles de Abel Warocqué.
Que la Société des Charbonnages de Mariemont a acquis les biens de Rectem et, sur une partie des ruines de l'abbaye, a fait construire ou aménager 31 maisons ouvrières.
Qu'une partie des parcelles et le vieux moulin à eau ont été absorbés lors de la construction du chemin de fer de l'Olive à Bascoup vers 1848.

Actuellement, l'État pour 50%, la province pour 40%, la commune pour 10% possèdent les biens des Warocqué par achat à la famille Guinotte, héritière du dernier Warocqué, Raoul. Les propriétés Charbonnages de Mariemont sont passées à la société Charbonnage du centre à Ressaix qui vend parfois à des particuliers. Ce sont des particuliers aussi qui détiennent aujourd'hui les terrains et maisons qui appartenaient jadis à Larimont et Antoine, et à Triffet; ils y ont d'ailleurs construit divers bâtiments.

A différentes dates, les Français vendirent aussi les autres propriétés de l'Olive :
A Morlanwelz.
4 ha. achetés par Paulée, négociant, rue Boudereau, à Paris ;

15 ha. en 9 parcelles, achetés par D. Gantois, marchand à Mons.

1 ha. acheté par Wolf, de Mons

5 ha. en 2 parcelles, achetés par CH. Ghillenghien, de Mons

3 ha. en 3 parcelles, achetés par le même



A Hyon et Guesmes.

5 ha en 9 parcelles, achetés par Pierre JH. Dutrieu, de Mons, et G. Algrain, de Guesmes, chacun pour moitié.



A Bellecourt.

20 ha. en 3 parcelles, achetés par M. Susane, de Paris

22 ha. en divers lots, achetés par Paulée, de Paris

47 ha. en 7 parcelles, achetés par Paulée, de Paris

5 ha. achetés par Lieppin. ex-religieux, et Martin, ex-religieuse, tous 2 de Mons

10 ha. achetés par Sartou et Bastien, ex-capucin, de Tournai

8 ha. achetés par Dumarets, de Mons

4 ha. achetés par Ardache P.,fils, notaire à Frameries.



A La Hestre et Haine-Saint-Pierre

32 ha. acquis par Paulée, de Paris

3 ha. acquis par le même

1ha acquis par CH. Deghilage, de Mons



A Estinnes

4 ha. en 8 parcelles, adjugés à Louis Abrassart, de Mons



A Carnières

3 ha. en 8 parcelles, non adjugés



A Gouy, Piéton et Chapelle

2 ha. en 2 parcelles, adjugés à P. Lecomte, de Mons



A Arquennes

7 ha. en 2 parcelles, à Lieppin et Liessies, ex-religieux, de Mons



A Mons

Une maison sise 17, rue des Passages, à Sartou et Bastien, de Tournai



A Ressaix, Epinois et Péronnes

8 ha. en 17 parcelles, à Leclercq et Delacroix, son épouse, de Binche.



A Courcelles

17 ha. en 3 parcelles, à J. Preux, de Gosselies



A Heppignies

48 ha en 51 parcelles, à J-m-s Desandrouin, de Paris



L'abbaye de l'Olive détenait donc près de 300 ha. de terres dispersées un peu partout. C'était le cas de toutes les abbayes qui, depuis leur création, avaient acquis de plus en plus de biens surtout par donations diverses. Mais à côté de Lobbes, d'Aulne et de Bonne-Espérance, l'Olive ne figurait que modestement.



En 1896, R. Warocqué fit entreprendre par Ed. Peny des fouilles qui mirent à jour d'importantes substructures, des colonnes de l'église, des pierres tombales, etc... Certaines d'entre elles se trouvent aujourd'hui au musée lapidaire de Mariemont. Warocqué souhaita un moment aménager et sauver ces précieux souvenirs. Il les fit protéger par une toiture en bois et couvrir de dalles en verres les caveaux découverts dans l'ancienne église. Mais ce fut insuffisant. Aujourd'hui, rien ne permet d'identifier l'emplacement de l'abbaye. Seuls les initiés peuvent vous dire qu'en fouillant dans les jardins situés entre la cité et l'ancien chemin de fer de l'Olive, on trouverait d'importants vestiges. Mais recevrait-on l'autorisation ? Et où trouver les crédits nécessaires ?

http://www.morlanwelz.be/histoire/VandenEynde/vente_abbaye_olive.htm (20051203)
10 oktober 1797: verkoop abdij Saint Hubert aan Lecouteulx de Canteleu voor 210.000 francs
Edited: 179710101785
19590087 X C 47 DESSOY M., BOURGEOIS F. Saint Hubert d'Ardenne. Sa Vie, l'Abbaye et sa Basilique Carton cover, in-8, aggraffé, 53 pp., photos en NB, notes. L'abbaye bénédictine exista de 817 jusqu'en 1796. L'abbaye fut envahie par l'armée de la Moselle le 5/5/1794 et puis séquestreé le 2/2/1795. Le 22/10/1795 les moines sont autorisés à rentrer au monastère. Le 28/10/1796 ils furent mis en demeure de le quitter. Le 10/10/1797 le monastère est vendu au citoyen Lecoulteux-Canteleu (sans doute Lecouteulx-Canteleu, LT) de Paris pour 210.000 francs. (p. 45) Nous ajoutons une note biographique sur la personne de Jean-Barthélemy Le Couteulx de Canteleu. Saint Hubert Impr. Félix 1959
8 december 1796: Paulée mag voor 16 miljoen onroerend goed kopen in België
Edited: 179612087896
"Le Directoire ne pouvait pas attendre le produit de cette vente des biens belges aux particuliers. Il était pressé. Il monnaya tout de suite les biens belges comme il avait monnayé les prises de l'amiral Richery, les forêts, la dette batave, etc... Contre 10 milions de valeurs réelles, il abandonna à la Compagnie Bauwens et Beths les revenus des biens belges non encore vendus. Le 11 vendémiaire an V il fait une vente fictive des biens belges à des spéculateurs qui achèteront les biens en bloc et qui les revendront ensuite en détail, en faisant profiter le Directoire des bénéfices de l'opération jusqu'à concurrence de 3/5. Le 18 frimaire an V, le fournisseur Paulée reçoit également sans enchères pour 16 millions de biens belges, afin d'éteindre une vieille dette dont l'Etat lui était redevable."

19340034: 118

Een andere bron plaatst deze gebeurtenis op 8 frimaire de l'an V: En général, Warocqué s'est contenté de surenchérir, les montants élevés ayant été proposés par ses adversaires; dans les trois premières affaires, l'opposant était Coyaux, le fondé de pouvoirs du fournisseur aux armées français Jean-Baptiste Paulée, lequel avait été autorisé par un décret du 8 frimaire an V à acquérir pour plus de 16 millions de biens nationaux en Belgique, dont quelque 2.000 hectares dans le Département de Jemappes (12).

(12) BERGERON Louis, Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l'Empire, Paris, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 1978, p. 161. geciteerd in: LES TRANSACTIONS IMMOBILIERES DU BANQUIER

MONTOIS ISIDORE WAROCQUE DURANT LE REGIME FRANCAIS par Jacqueline RASSEL-LEBRUN, Premier assistant à l'Université de Mons

http://www.flwi.ugent.be/btng-rbhc/pdf/BTNG-RBHC,%2013,%201982,%202-3,%20pp%20207-272.pdf (20070609)

Wij volgen (voorlopig) Mathiez, 19340034: 118
ROZET Benoît
Véritable origine des biens écclésiastiques. Fragmens historiques & curieux, contenant des différentes voies par lesquelles le Clergé séculier et régulier de France s'est enrichi. Accompagnés de Notes historiques & critiques. Rédigés par M. Rozet.
Edited: 17900010
NOT FOR SALE
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de la page 396:

"Les plaintes renouvellées ne firent aucune impression sur les évéques, ils restèrent dans l'inaction: enfin, en 1750, ayant été pressés de nouveau à l'occasion du vingtième, ils déclarèrent par la bouche de leurs agens, malgré leurs assurances de respect pour le roi, d'empressement de lui plaire, & d'obéissance à ses ordres, que leur biens étant exempts, DE DROIT DIVIN, de toutes charges et contributions, ils ne devoient point y être assujétis; & ils se retirèrent en insérant dans leur procès-verbal une protestation publique contre tout ce qui pourroit se faire au préjudice des leurs prétendues immunités ou privilèges; ainsi il ne fut plus question de déclaration."


Rozet (ca. 1732-1794) fut un libraire.
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Originaire de Lyon, Benoît Rozet, libraire parisien, est l’auteur de plusieurs ouvrages publiés pendant la Révolution. Dans sa Véritable origine des biens ecclésiastiques..., il retrace en quelques lignes l’histoire de l’ordre du Temple et témoigne, à cette occasion, d’une certaine retenue dans l’exposé des faits. S’il donne crédit à la pseudo-malédiction prononcée par Jacques de Molay en mars 1314, il ne le fait qu’en se retranchant derrière la parole de « quelques historiens ». Quant aux crimes qu’on reprocha aux frères du Temple, ils sont « si abominables, que l’histoire même, en les rapportant, laisse à douter de leur réalité ». On ne pourra que louer cette modération de ton, malgré les approximations et erreurs, après tout assez fréquentes chez les auteurs du temps.


« L’ordre des templiers commença par une simple association de sept gentilshommes français [neuf si l'on en croit Guillaume de Tyr, plus encore pour Michel le Syrien] qui s’unirent pour servir d’escorte aux pèlerins de la Terre-Sainte. Le concile de Troyes, tenu sous le pape Honorius II, en fit un ordre religieux et militaire, et Saint Bernard [non : le concile] leur donna une règle, l’habit blanc et la croix rouge [apparaîtra plus tard]. Cette nouvelle milice s’accrut considérablement en très peu de temps. Les princes, les seigneurs, tout ce que la chrétienté avait de plus illustre voulut combattre sous son habit et sous ses enseignes. On leur donna le nom de templiers parce que leur première habitation était près le temple à Jérusalem. Bientôt ils devinrent si puissants, que leur fortune égala celle des souverains ; mais ces richesses furent les causes de leur malheur et de leur perte. L’orgueil, la fierté, l’indépendance, l’esprit du monde, le luxe, la volupté infectèrent tout l’ordre. Le proverbe ancien, boire comme un templier, fait voir quelle était leur réputation sur ce dernier article. Ils ne reconnaissaient de supérieur que leur grand maître. Les crimes qu’on leur imputa sont si abominables, que l’histoire même, en les rapportant, laisse à douter de leur réalité ; et les rétractations de ceux qui en étaient convenus, dans les tortures, rendent la chose plus indécise. Quoi qu’il en soit, les templiers, qui étaient en France, furent tous arrêtés, en un seul jour, par ordre de Philippe le Bel. Le procès dura quatre ans. Enfin, au mois de mai 1311 [non : en mars 1312, par la bulle Vox in Excelso], le pape Clément V, siégeant alors à Avignon [non : lors du concile de Vienne], les supprima de son chef, contre l’avis de tous les évêques de France, d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre, d’Allemagne et de Danemark, assemblés pour juger cette grande affaire. On n’en excepte qu’un seul prélat italien et trois français, les archevêques de Reims, de Sens et de Rouen, qui furent de l’avis du pontife. Le grand maître, les principaux chevaliers et une multitude infinie de membres de l’ordre furent brûlés vifs à Paris ou ailleurs. Leurs biens immenses furent saisis et confisqués dans tous les pays où ils avaient des possessions ; l’ordre de Malte [s'appelle alors ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem], ainsi que plusieurs autres ordres militaires, en obtinrent une grande partie. Ce qu’il y eut d’assez extraordinaire, selon quelques historiens, c’est que le grand maître, au milieu des flammes, n’ayant plus que la langue de libre, et presque étouffé de fumée, ayant ajourné le pape, en l’appelant juge inique et cruel bourreau, à comparaître dans quarante jours devant le tribunal du souverain juge, et Philippe dans un an [version infirmée par les rares témoins] ; la mort de ce prince et celle du pape arrivèrent précisément dans les mêmes termes. On pense assez généralement aujourd’hui que les immenses richesses des templiers, l’indépendance et le mépris qu’ils témoignaient pour toutes les autres puissances, furent les seules causes de leur destruction ; mais, malgré l’ignorance et la barbarie de ces temps, il ne fallait pas moins que des délits aussi graves de leur part, vrais ou supposés, pour sévir contre eux avec tant de rigueur. »


Note : [texte en italique entre crochets] : précisions, commentaires.

Texte modernisé par l’auteur, tiré de : Rozet (Benoît), Véritable origine des biens ecclésiastiques : Fragments historiques et curieux, contenant les différentes voies par lesquelles le clergé séculier et régulier de France s'est enrichi ; accompagnés de notes historiques et critiques, Paris, Desenne et Rozet, 1790, p. 216-218.
source
Barbary Wars Timeline (1783-1830)
Edited: 178309031601
September 3, 1783: Signing of the Treaty of Paris ends the American war for independence; American ships are no longer protected under British treaties

October 1784: The Boston merchant ship Betsy is captured off the coast of Africa and its crew are sold into slavery in Morocco

1786: United States signs a peace treaty with Morocco

1794: Congress raises one million dollars to purchase peace with the Barbary States and begins to construct a small naval force

1795: United States signs a treaty with Algiers

1796: United States signs a treaty with Tripoli

1797: United States signs a treaty with Tunis

July 1797: William Eaton is appointed American consul to Tunis

December 1799: United States agrees to pay Tripoli $18,000 per year to secure safety for American trade ships in the Mediterranean; similar agreements with the other Barbary powers are also settled

February 17, 1801: Thomas Jefferson becomes President of the United States

March 1801: Tripoli declares war on the United States and seizes numerous American merchant ships

May 15, 1801: Jefferson sends a naval squadron, commanded by Captain Richard Dale to Tripoli to blockade the port; the blockade lasts from July 24-September 3

August 1, 1801: Andrew Sterett and the USS Enterprise capture Admiral Rais Mahomet Rous’ ship Tripoli after a bloody battle; the event is considered the first U.S. naval victory of the Barbary Wars

February 6, 1802: Congress passes the Act for Protection of Commerce and Seamen of the United States Against the Tripolitian Corsairs, essentially a declaration of war

June 17, 1802: The Emperor of Morocco declares war against the United States but negotiates a peace settlement in August

January 17, 1803: Commodore Edward Preble leads an American squadron to the Mediterranean; subordinate officers include Stephen Decatur, John Rodgers, Isaac Chauncey, Oliver Hazard Perry, and David Porter

March 4, 1803: Commodore Charles Morris and Captain John Rogers are arrested by the Bey of Tunis and are forced to pay Eaton’s debts

May 12, 1803: Captain Rodgers and the John Adams capture the Tripolitan frigate Meshouda

June 10, 1803: Tobias Lear is appointed consul general to the Barbary States

October 31, 1803: William Bainbridge and his warship the Philadelphia surrender to Tripoli after running aground in Tripoli harbor

February 16, 1804: Stephen Decatur on the Intrepid set the captured Philadelphia on fire as it is anchored in Tripoli harbor

August 3, 1804: Commodore Preble launches an attack on Tripoli that lasts until September 11

April 27, 1805: After a two month march across the Libyan desert, William Eaton, former Tripoli Pasha Hamet Karamanli, and a group of mercenaries attack Derna by land, meanwhile three US warships under Captain Isaac Hull strike Derna by sea; together they take the fort

May 15, 1805: Rodgers takes over command of the American fleet from Samuel Barron

June 4, 1805: The Pasha agrees to a treaty with Lear and takes over Derna; America no longer needs to pay yearly tributes to Tripoli

June 10, 1805: Treaty of Tripoli is officially signed

November 1805: Tobias Lear is stationed at Algiers as U.S. consul

1807: The Mediterranean Squadron is withdrawn and Barbary powers resume capturing American trading ships

March 5, 1809: James Madison becomes president

July 25, 1812: The Dey of Algiers refuses the annual American tribute and expels Tobias Lear and his colleagues from Algiers

July 25, 1812: Algerian corsairs capture the brig Edwin

Fall 1812: At the outset of the War of 1812, the British blockade the Atlantic seaboard of the United States, thus halting much Mediterranean commerce

April 9, 1813: Tobias Lear arrives in New York City

December 24, 1814: United States and Great Britain sign the Treaty of Ghent, ending the War of 1812

March 3, 1815: Congress, with Madison’s support, declares war on Algiers

May 15, 1815: Commanding the American fleet, Stephen Decatur leaves New York for Algiers

July 3, 1815: Stephen Decatur destroys several Algerian ships before suing for peace with Algiers. William Shaler negotiates treaty that ends the practice of paying tribute, frees American and European slaves from Algiers, and secures full American shipping rights in the Mediterranean

November 12, 1815: Stephen Decatur and the Guerriere return to New York City to a hero’s welcome

December 5, 1815: The Algiers Treaty is taken before Congress

December 15, 1815: Madison declares the Barbary War over; American squadrons still patrol the Mediterranean

January 5, 1816: Oliver Hazard Perry is sent as captain of the Java to patrol the Mediterranean

June 1816: Isaac Chauncey replaces Stephen Decatur as commander of the Mediterranean Squadron, which enforces the Algiers Treaty

1830: Andrew Jackson appoints David Porter consul general to Algiers

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VOLTAIRE (François Marie Arouet) (1694-1778)
Edited: 169411218945
François Marie Arouet, dit Voltaire fut l'une des grandes figures du Siècle des Lumières, qu'il traversa presqu'en totalité : il naquit le 21 novembre 1694 à Paris, d'un père notaire, janséniste austère qu'il n'aimait guère et mourut en cette même ville, le 30 mai 1778. Très jeune, il décide de se lancer dans la carrière littéraire et c'est à vingt-trois ans, au sortir de la Bastille où il avait séjourné plusieurs mois, qu'il prend la décision de changer de nom : il cesse dès lors de s'appeler François Marie Arouet et devient Voltaire, anagramme d'Arouet le Jeune. Commence alors pour le jeune homme une longue et brillante carrière d'écrivain, semée d'embûches et de succès.

Cette longue vie (il mourut à l'âge de quatre-vingt-quatre ans) fut celle d'un polémiste admiré par les uns, controversé et détesté par d'autres. Il a touché presque tous les genres littéraires, ce qui fit de lui un personnage pluridisciplinaire. Il a en effet écrit : des épopées (comme La Henriade), des poèmes (tel le Poème sur le désastre de Lisbonne), des tragédies (Zaïre...), des contes (Zadig, Candide, Micromégas...), des écrits historiques (comme son célèbre Siècle de Louis XIV). Mais il fut surtout pour l'Europe un Prince de l'esprit et des idées philosophiques, défenseur des victimes d'erreurs judiciaires, comme par exemple les Calas.

Voltaire fut donc tout à la fois poète et dramaturge, historien et philosophe. Pour rédiger ses nombreux écrits, de nature si diverse, notre écrivain a fort souvent été amené à s'informer et donc à consulter et utiliser un certain nombre d'outils, véritables voies d'accès aux documents et à l'information. On est cependant en droit de s'interroger : Comment au Siècle des Lumières, un écrivain tel que Voltaire s'informait-il ? Quels outils, quels types de sources d'information avait-il à sa disposition, et parmi celles-ci, quelles sont celles dont il s'est servi ?


Nous tenons à préciser que cet article n'étudie pas comment l'écrivain consacra une grande partie de son temps à la diffusion de ses oeuvres, en tentant de déjouer la censure. Notamment, il publia de nombreux ouvrages -parfois sous un faux nom-, mais peu d'articles de périodiques et chercha à communiquer au moyen de sa correspondance et par le biais de représentations théâtrales

http://biblio-fr.info.unicaen.fr/bnum/jelec/Solaris/d04/4picot.html (20041101)

19850064: XXXVII