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ESPRESSO
ESPRESSO (dagblad)
Eerste nummer van dit nieuwe dagblad van de Standaardgroep/VUM, tabloid, 24 pp. Datum: 25/1/2005.
Ondertitel: 'compact nieuws, scherpe opinies'.
Deze krant werd eind juli 2005 stopgezet. Onbegrijpelijk dat de VUM zich - na het mislukte '24 uur'-avontuur - opnieuw liet vangen aan de uitgave van een pulpkrant.
€ 10.0

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NESNA Hans (pseudoniem Jansen J.P.), KLEIN A. (foto's), PRESSER S. (foto's)
Zoo leeft Duitschland op de puinhopen van het Derde Rijk
Hardcover, in-8, 270 pp., foto's in ZW.
Vroeg journalistiek relaas over de leefomstandigheden van de verslagen Duitsers. Knap geschreven. Merkwaardig hoe mensen toch de kracht vinden om te overleven in mensonterende omstandigheden. De zwarte markt bloeit.
"Tegen de muur geleund staat een eenzame vrouw. Zij rookt, en wacht geduldig op een man, een vreemde, die evenals zij, alleen is. En als even later die man komt, behoeven zij elkaar alleen maar even aan te kijken, dan glijdt er al een vluchtige glimlach van begrijpen om beider lippen; een paar handen grijpen naar elkaar, en zij dansen, dicht tegen elkaar; twee hongerige lichamen." (p. 55) Je voelt hier de hand van de scenarioschrijver-regisseur van een 'film noir'.

De gehele Duitse bevolking heeft schuld aan de oorlog, zo poneert de auteur.
Een toevallige (?) voorbijgangster wordt gefotografeerd en het onderschrift luidt: 'Nazi-meisje ...'.


Jansen overleed op 2 december 1958 op 61-jarige leeftijd. Bron: Boekengids. Jaargang 37(1959).
€ 15.0

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NN (Associated Press)
Triomf en tragedie. Het verhaal van de Kennedy's.
Illustrated hardcover, 254 pp. Illustraties en foto's in ZW (enkele in kleur)
€ 10.0

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PRESSER J. Prof Dr
Amerika: van kolonie tot wereldmacht (delen 1 en 2)
Pocket, 555 pp. (doorpaginering), illustraties, bibliografie, index. Presser (1899-1970) gaat als geboren verteller de mistoestanden niet uit de weg: Amerika was (en is?) een ruwe maatschappij. Zijn hoofdstuk 'Uncle Sam en uncle Tom' behandelt het Zuiden, de tabaks- en de katoencultuur; het is een te herlezen parel. (pp. 227 e.v.)
P.: 'hoe die canyon van bloed en tranen zich in het historische landschap van Amerika heeft gevormd.'
Over vermogen (p. 376): 'In 1861 waren er pas drie miljonairs, in 1897 3.800. Toen bezat één tiende van de bevolking negen tiende van het nationaal vermogen, bewoonde de pronkhuizen, de 'châteaux', 'manoirs' (...), vol dienaren en overvol, tot barstens toe, van de buit, uit de kastelen, paleizen, abdijen van Europa weggekocht, om niet te gewagen van de Oriënt, die hun de boeddha's moest afstaan, waar deze rustelozen een zwak voor koesterden.'
Over de Amerikaanse soldaten tijdens WO II (373): 'dat die Amerikaanse soldaten, losgeslagen en losgelaten, zich in onze wereld, in het Europa van WO II, tegenover onze vrouwen hier en daar gedroegen alsof ze een vluchtige, maar felle revanche zochten voor de talloze nederlagen thuis.'
Rake bespreking van de Dust Bowl.
Over historici, oorzaken en gevolgen (479): 'Wij trekken ouder gewoonte rustig de krijtlijnen in de richting, welke de gebeurtenissen hebben genomen en hechten dus een 'zin' aan die gebeurtenissen, niet geheel argeloos, maar ook niet zonder een gevoel van veiligheid; de gevolgen draven gedwee achter de oorzaken aan en alles komt uit.'
€ 15.0

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PRESSOUYRE Léon (préface)
Pèlerinages et croisades. Actes du 118e congrès. Pau, octobre 1993
Broché, in-8, 408 pp., notes bibliographiques, illustrations.
€ 25.0

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Woodstock (movie press release map) - Movie of Michael WADLEICH, produced by Bob MAURICE
Woodstock - Official press map with 11 BW-photos of the festival - Warner Bros. - Warner Bros. présente Woodstock, 3 jours de paix de musique ... et d'amour
Press map (44 pages) about this cult movie about the cult concert, considered a milestone in hippie culture. Together with 11 official BW-photos of the concert (15-18/8/1969), stamp of Warner Bros. on the back. The film was released in 1970. A very rare document in good condition! Text in French. Ask for scans in low resolution.

€ 200.0

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nws
Leuven University Press brengt Narrenschip opnieuw uit - Een mooi initiatief in deze zotte tijden
Edited: 201803081210
DEEL 1 : Josse Bade: Der zotten ende der narren scip - tekst en hertaling - DEEL 2: Het schip ingaan – inleiding en aantekeningen
Auteurs: Theo Janssen - Ann Marynissen
Onderwerp: Letterkunde
Serie: KANTL - Studies op het gebied van de cultuur in de Nederlanden
nws
Premier verdedigt via Facebook zijn vluchtelingenbeleid - Eéntalig in het Frans -Een kreet van onmacht, volgens Carl Devos
Edited: 201801022244
Le sens de la nuance et des responsabilités
CHARLES MICHEL· Mardi 2 janvier 2018
Le gouvernement applique depuis 3 ans une politique migratoire humaine et ferme.
Il n’y a pas en Belgique de jungle de Calais sur la route de la Grande Bretagne. Tout est mis en œuvre pour qu’il n’y en ait pas.
Il n’y a pas de situation non maîtrisée comme dans d’autres pays. Mettant en danger la cohésion sociale et alimentant toutes les formes d’extrémisme.
Le gouvernement a pris ses responsabilités. Nous accueillons ceux qui sont dans les conditions du droit d’asile. Et nous travaillons sur le plan européen pour contrôler les frontières et éviter une situation d’appel d’air qui deviendrait rapidement ingérable.
Malgré la grave crise de l’asile depuis 2015, la situation a été gardée en permanence sous contrôle dans notre pays.
C’est le fruit de l’action coordonnée et résolue du gouvernement et de l’ensemble des services administratifs et policiers.
La Belgique met un point d’honneur à respecter les obligations européennes et internationales.
La politique menée est humaine et appuyée par le respect des décisions des juridictions administratives et judiciaires.
Les campagnes de désinformation régulières m’amènent à mettre les points sur les « i ». J’ai délibérément choisi de le faire avec le recul nécessaire.
La politique de retour en particulier vers le Soudan est un sujet sensible qui appelle de la nuance. Et mérite mieux que les simplismes ou les caricatures dans un sens ou dans un autre.
Je veux ici rétablir quelques vérités très éloignées de la perception que d’aucuns tentent de créer.
- Tout d’abord, cette question est européenne. De nombreux pays appliquent la même politique. Le Royaume-Uni, la France, l’Italie et la Norvège organisent également des missions techniques d’identification avec le Soudan. En 2016, l’Italie a renvoyé 40 ressortissants soudanais, la Suède 15, l’Irlande 5. La Norvège en a renvoyé 60 entre 2015 et 2016 (source: Eurostat). Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a commencé, ce mois de décembre, les rapatriements volontaires vers le Soudan et indique travailler directement avec le gouvernement soudanais pour mener à bien ces opérations de réintégration (source: UNHCR).
- Ensuite les décisions, qu’elles soient administratives ou judiciaires, se prennent toujours au cas par cas, sur base des éléments qui composent le dossier individuel de la personne et son parcours personnel.
Les décisions d’éloignement sont prises par l’Office des étrangers. À cette occasion, l’Office des étrangers est chargé de réaliser une analyse du risque éventuel de violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) interdisant les traitements inhumains et dégradants. Tout retour doit faire l’objet d’un examen de conformité à l’article 3 de la CEDH, cela a été confirmé par le Directeur général de l’Office des étrangers. Il a aussi précisé que les retours n’ont pas lieu vers des régions jugées dangereuses par le CGRA.
Concrètement, suite à la mission technique d’identification, l’Office des étrangers a décidé du renvoi de 9 ressortissants soudanais (un départ volontaire, trois sans escorte et cinq avec escorte).
- Les décisions sont susceptibles de recours devant des juridictions indépendantes. La personne qui fait l’objet d’une décision d’éloignement peut introduire un recours devant le Conseil du contentieux des étrangers. En cas de recours en extrême urgence, la décision d’éloignement sera suspendue. Si cette personne fait état de sa crainte de subir des répercussions à son retour dans son pays d’origine, elle peut, y compris après la décision d’éloignement de l’Office des étrangers et après identification, introduire une demande d’asile, ce qui aura pour conséquence de suspendre l’éloignement.
Le 20 décembre dernier, la Cour d’Appel de Liège a donné gain de cause à l’Etat en réformant l’ordonnance du Président du Tribunal de Première Instance qui interdisait à l’Etat belge de rapatrier des personnes soudanaises, à la suite d’une procédure introduite par la Ligue des Droits de l’Homme.
- Le Commissaire général aux réfugiés et apatrides a, par ailleurs, analysé la situation spécifique du Soudan dans une récente note d’octobre. Cette note est bien plus nuancée que l’interprétation unilatérale qui en a été donnée. Elle distingue, tout d’abord, différents types de dossiers de personnes d’origine soudanaise et précise le traitement réservé généralement aux demandes d’asile pour chacun des cas. En substance, pour 11 états (provinces), soit la grande majorité du territoire soudanais, la protection subsidiaire n’est pas accordée. Mais bien entendu, comme pour toute autre nationalité, la personne soudanaise qui fait preuve d’une crainte individuelle pourra se voir reconnaitre le statut de réfugié.
Il découle donc de cette note que toute personne d’origine soudanaise n’a pas d’office droit à une protection internationale. Preuve en est, le taux de reconnaissance pour les personnes d’origine soudanaise est en 2017 de 54,7%.
En outre, comme l’indique aussi la note, la question d’une alternative d’asile dans d’autres régions du Soudan est, dans certains cas, évaluée par le CGRA. Ce qui démontre encore que la situation de conflit n’est pas étendue à l’ensemble du territoire, mais concerne uniquement certaines régions.
- Les personnes concernées, pour la plupart, trompées par des passeurs sans scrupules, choisissent de ne pas introduire de demande d’asile en Belgique parce qu’elles souhaitent se rendre au Royaume-Uni. Dans certains cas, l’introduction d’une telle demande impliquerait, conformément au Règlement Dublin, un retour vers l’Italie qui autorise aussi, dans certains cas, le renvoi vers le Soudan.
- Enfin, la Belgique assume largement sa part de solidarité dans un souci de dignité et d’humanité. La protection internationale a en effet été accordée chez nous à (source: CGRA) :
- 10.783 personnes en 2015 ;
- 15.478 personnes en 2016 ;
- 12.679 personnes de janvier à novembre 2017.
En outre, le gouvernement depuis 3 ans délivre bien davantage de visas humanitaires que sous les législatures précédentes : 1.616 en 2017 jusqu’à fin septembre ; 1.185 en 2016 ; 849 en 2015 (contre 208 en 2014 ; 270 en 2013 ; 211 en 2012 ; 270 en 2011 et 357 en 2010).
Voici les éléments objectifs très éloignés des caricatures et simplismes, dans tous les sens, qui peuvent abîmer l’image et la crédibilité de notre pays. Chaque fois que je l’ai jugé nécessaire, j’ai appelé cette exigence de responsabilité et de nuance qui vaut pour l’opposition et la majorité.
En 2016 aussi, un autre dossier de migration avait suscité de vifs débats et des attaques dures contre le gouvernement. Une famille syrienne avait introduit une demande de visa court séjour expressément motivée par l’objectif de venir en Belgique pour y introduire une demande d’asile. Dans une affaire similaire, la Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt en mars 2017 en donnant raison sur la toute la ligne à la position défendue par le Gouvernement belge. La Commission européenne et 13 pays européens avaient d’ailleurs soutenu la Belgique dans cette procédure. Cette décision a été suivie... du silence assourdissant des acteurs comme des commentateurs qui avaient pourtant nourri avec hargne la polémique contre le gouvernement quelques semaines plus tôt.
La presse a rapporté des faits de maltraitance et de torture lors de retours au Soudan. Mesurant la gravité de ces allégations, le lancement d’une enquête a été immédiatement décidé. Elle doit être indépendante et à dimension européenne et internationale. Il s’agit de faire la clarté et de permettre l’information transparente pour le Parlement. Ce n’est - fort logiquement - qu’après le résultat de cette enquête que les appréciations politiques pourront être évaluées en connaissance de cause. Dans l’attente des résultats, espérés pour janvier, j’ai annoncé qu’il n’y aurait pas de rapatriements vers le Soudan.
Je souhaite aussi saluer le travail des différents services administratifs, policiers et judiciaires confrontés au quotidien à des situations humaines souvent douloureuses et complexes. Je sais qu’ils veillent à appliquer de bonne foi les lois belges, européennes et internationales. Ils sont les moteurs de notre Etat de droit.
La dignité des personnes concernées doit être au cœur de toutes les décisions. Dans un souci de justice et d’humanité.
C’est dans ce cadre que chaque semaine, le gouvernement rend compte au parlement.
Nous maintiendrons le cap pour une politique humaine et ferme. Avec le sens de la nuance et des responsabilités.
Vous pouvez compter sur ma détermination.
Charles Michel
Premier Ministre
TESSENS Lucas
Gerard Walschap Genootschap stopt in 2018
Edited: 201712290961
Het Genootschap werd opgericht in 1998.
We willen een eresaluut brengen aan de vrijwilligers die zich jarenlang inzetten voor een eerbaar en eerlijk initiatief.
Over Walschap zelf kan ik zeggen: hij heeft de goede strijd gestreden, geen blad voor de mond genomen ... over de katholieke kerk, Congo en het kolonialisme, de repressie, en zo veel meer waarover de conservatieve burgers van dit Vlaamse land liever wilden zwijgen. Hij had ook in barre tijden een verpletterend ethisch en intellectueel overwicht.

klik hier voor de boeken van Walschap

Er zijn twee citaten die mij nauw aan het hart liggen:
1) "(...) wij spraken van nazi's, een nieuw soort barbaren, maar die nazi's zijn gewezen sociaal-democraten, gewezen katholieken, gewezen communisten." (Zwart en Wit - 1948);
2) "De zwarten denken dat al wat de blanke doet uitsluitend dient om hemzelf rijk te maken en dat hij anders absoluut niets voor hen zou doen." (Oproer in Congo - 1953)
Dat zijn toch uitspraken die niet verloren mogen gaan. Ze houden ons een spiegel voor.
In de barre tijden, die cyclisch terug komen, hebben we spiegels nodig. We kunnen dan onszelf de vraag stellen 'Qu'as-tu fait de tes rêves?'
EU
Staatssteun: Commissie opent diepgaand onderzoek naar fiscale behandeling van Inter IKEA door Nederland
Edited: 201712181222
Margrethe Vestager , commissaris voor mededingingsbeleid: "Alle ondernemingen, groot of klein, multinational of niet, moeten hun eerlijk deel van de belastingen betalen. Lidstaten mogen niet toelaten dat bepaalde ondernemingen minder belastingen betalen door hen toe te staan hun winsten kunstmatig naar een ander land te verschuiven. Wij zullen de fiscale behandeling van Inter IKEA door Nederland nu grondig onderzoeken."



Het personeelsbestand volgens de geconsolideerde balans 2016:


De accountant van dienst was (is) Ernst & Young.


het volledige persbericht
Metropolitan (NY) onder vuur voor tonen van Thérèse Dreaming (1938) van Balthus (1908-2001). Petitie tegen zgn. voyeuristisch doek.
Edited: 201712071210
Therese Dreaming (1938)
This work was created the year after Girl and Cat, and towards the end of the period during which he painted Therese. While this girl is in a similar pose to the earlier work, there is a heightened sense of agitation for the subject in the composition. Her eyes are closed and face turned away from the viewer. Therese's body is more defined as an adult; her legs are longer and her face and arms have shed their prepubescent extra weight. Overlapping the title's indication of dreaming, her facial expressions suggest the mixture of possible ecstatic pleasure and an uncertain, uncomfortable or even pained response to unwanted shared sensual experience.

Here, even the cat assumes a different role, no longer a would-be stalwart sentinel but now a predator, albeit a domestic one, intently and sensually lapping at the bowl at Therese's feet.

The heightening of both the sensual experience depicted and the ambivalence of its subject may hint also at the impending loss of innocence in the painter's relationship with Therese at the time of the piece's production, as the following year he ceased painting her.
Oil on canvas - Metropolitan Museum of Art, New York

meer werk van Balthus op de site van The Art Story

Willen we dan maar gelijk Lolita van Nabokov uit de rekken verwijderen ?
En moeten we nu ook Louis Paul Boon opnieuw gaan screenen ?
Alizée verbannen, misschien?
Gainsbourg opgraven?
Te gek.

In het antwoord van de Met kan ik me volledig vinden: “Moments such as this provide an opportunity for conversation, and visual art is one of the most significant means we have for reflecting on both the past and the present and encouraging the continuing evolution of existing culture through informed discussion and respect for creative expression.” (zoals gemeld door de NYT)

Over de geschiedenis van de preutsheid vindt u meer in Girls lean back everywhere.
Als preutsheid je ding is, dan voel je je misschien beter dan de rest, maar wellicht is dat niet zo en ben je gewoon zoals de anderen.
Spanje/Calalonië: referendum aan de gang. Rusland kijkt alert toe.
Edited: 201710011225
In Moskou wordt dit referendum scherp in de gaten gehouden. Immers, als de EU nog maar een kleine toegeving zou doen, dan zou dat een impliciete erkenning inhouden van het referendum op de Krim (16 maart 2014).

We kijken even naar het economisch belang van Catalonië binnen Spanje:
grondgebied: 6,3%
BBP: 20%
toerisme: 23,5%.
Madrid heeft veel te verliezen bij deze - zeg maar: 'revolte'.
Reedit 201710011733/201710012359: Guardia Civil - de nationale politie met een bedenkelijke reputatie - treedt hardhandig op en schiet met rubberkogels; meer dan 400 gewonden. (RT = The Russian Telegraph) Tegen het einde van de dag liep het aantal gewonden op tot meer dan 800. Op video-beelden (en die zijn er in overvloed) is te zien dat een Guardia van een trap springt bovenop de borst van een neerliggende burger ... combat boots vooruit !
Waarnemers brengen de repressie in verband met de methodes van het Franco-regime.
De Spaanse minister van Buz verklaarde doodleuk dat er geen disproportioneel geweld was gebruikt. De beelden tonen het tegenovergestelde.
Voor Mariano Rajoy, de premier van Spanje, is er helemaal geen referendum geweest in Catalonië.
Laat het ons hierop houden: de Catalanen hebben hun stem laten horen, de Spaanse staat heeft zijn ware gelaat getoond.


zie ook The Tragic Week, revolte in Barcelona in juli 1909
MÉLENCHON : «M. MACRON EST LE PRÉSIDENT DES RICHES»
Edited: 201705301250
Le mardi 30 mai 2017, Jean-Luc Mélenchon tenait une conférence de presse sur les élections législatives. Il a regretté que, dans cette campagne, les débats de fond ne puissent être traités. Il a en particulier évoqué l'augmentation de la CSG prévue par Emmanuel Macron, qui va ponctionner 20 milliards d'euros dans les poches des Français. Jean-Luc Mélenchon a également décrit le « système poutinien » qui s'articule autour du nouveau président de la République, avec la présence de nombreux oligarques issus des lobbies installés dans les cabinets ministériels.
wiki
PAN renaît
Edited: 201703111267
PAN était un hebdomadaire satirique belge en langue française paraissant le mercredi à Bruxelles. Le 11 mars 2017, son propriétaire a annoncé sa reparution à partir du 15 avril 2017. Il paraîtra désormais le vendredi.

Créé en 1945 sur le modèle du Canard enchaîné dont il avait gardé les couleurs, le rouge et le noir, mais en quatre pages seulement, Pan paraissait le mercredi et abordait avant tout les questions politiques belges sous l'angle de la satire. Au contraire du Canard, toutefois, les journalistes de Pan ne signaient leurs articles que d'un pseudonyme - comportant le mot "pan" (Pandémonium, Pantalon, Pandecte, Pan Bagnat, etc.) Parmi les fondateurs, le chansonnier Léo Campion, libre-penseur, anarchiste et franc-maçon. Mais celui-ci dut assez vite se séparer du journal, sa carrière de chansonnier l'emmenant à Paris.

Cependant, en partant, Léo Campion léguait à Pan un esprit irrévérencieux qui ne quitta jamais le journal. Malgré cela, ou sans doute à cause de cela, les hommes politiques se plongeaient tous les mercredis dans les quatre pages de Pan où foisonnaient les caricatures, les plaisanteries et les jeux de mots (certains inspirés par le dialecte bruxellois, ce qui les rendait compréhensibles d'une catégorie restreinte d'initiés). Dans ses dernières années, Pan dut affronter une dissidence qui se mit à publier Père Ubu. Sans doute, pour garder sa prééminence, Pan se mit alors à organiser chaque année la cérémonie de remise des "Pandores", des prix qui allaient aux diverses têtes de turc que le journal s'était choisies. C'est de bonne grâce que les victimes se pressaient à cette parodie des Oscars et autres Césars, car être cité dans Pan était un brevet de célébrité. Ce phénomène est le même que celui qui faisait se précipiter la classe politique et le public sur le Pourquoi Pas?, autre hebdomadaire satirique, représentatif d'une presse belge qui n'avait pas encore subi l'influence du style "international".

En 2004, Pan fut racheté par Dominique Janne. Il se sépara rapidement du rédacteur en chef André Gilain, et le journal redéfinit sa ligne éditoriale avec l'arrivée de Nicolas Crousse, un ex-journaliste du quotidien progressiste Le Matin disparu en 1998. Par la suite, Crousse laissera sa place de rédacteur en chef à Thomas-Pierre Gerard.

Le 14 mai 2010, l'hebdomadaire belge Trends-Tendances annonçait le rachat de Pan par son concurrent Père Ubu et la fusion des deux titres en un seul, à savoir Père Ubu, sous le slogan "Père UBU, l'hebdo qui fait PAN dans le mille tous les jeudis". Le titre se modifia ensuite en "Père Ubu - Pan"

Le 11 mars 2017, le propriétaire des marques Père Ubu et Pan a annoncé qu'il mettait fin à l'hebdo Ubu-Pan qu'il n'était « jamais parvenu à débarrasser […] de cette image d’extrême droite anti-PS et anti-immigrés » et qu'il relançait le magazine PAN, désormais aussi en numérique, à partir du 15 avril, sous la direction de l'écrivain, blogueur, chroniqueur et scénariste Marcel Sel.

voir notre collection Pan et le livre sur l'histoire de Pan


Pan selon le CRISP
DAOUD Kamel
Mes Indépendances
Edited: 201702171327

Février, 2017 / 14,5 x 24,0 / 480 pages / ISBN 978-2-330-07282-7 / prix indicatif : 23,90 €
Journaliste depuis une vingtaine d’années, Kamel Daoud a tenu pendant quinze ans dans Le Quotidien d’Oran la chronique la plus lue d’Algérie, tout en collaborant à divers médias en ligne et en écrivant occasionnellement pour la presse étrangère. Concernant la période 2010-2016, il a ainsi signé près de deux mille textes – d’abord destinés au public algérien puis, sa notoriété grandissant, de plus en plus lus dans le monde entier –, dont cent quatre-vingt-deux ont été retenus pour ce recueil. Ce rythme effréné donne son souffle et son esthétique à l’ensemble.
Qu’il brocarde l’islam politique ou la déliquescence du régime algérien, qu’il embrasse l’espoir suscité par les révolutions arabes ou qu’il défende la cause des femmes, c’est d’une plume originale, imagée, percutante et engagée. Car Kamel Daoud a érigé la chronique en exercice de style, en art de tendre un miroir à ses contemporains tout en s’interrogeant jour après jour, avec ou malgré l’actualité, sur l’homme, les dieux et les libertés.
paru chez Actes Sud

voir notre note du 25/2/2016
CATHERINE Lucas
Kongo - Een voorgeschiedenis
Edited: 201701312229

Verschenen bij EPO:
Dit is het verhaal van toen Congo nog gewoon Kongo met hoofdletter K heette. Een relaas uit een periode toen men nog geloofde dat kolonisatie vooruitgang betekende en blanken nog een heel andere kijk op zwarten hadden. De hoofdrollen zijn weggelegd voor Brusselaars. Voor Albert Thys, de man die 33 koloniale compagnies stichtte, Joseph Conrad naar the Heart of Darkness haalde en de eerste spoorweg in Kongo aanlegde. Voor burgemeester Karel Buls, die Thys zijn spoorweg mee inhuldigde. Voor journalist Camille Verhé van Het Laatste Nieuws, die in diens kielzog meereisde. Maar er is ook een zekere Marguerite waarop zowel Conrad als Buls verliefd zijn. Plus, niet vergeten: Pieter van den Broecke, die al in 1608 (!) naar Kongo reisde en schreef over zijn ontmoetingen met mens (over de zus van de koning van Kongo: ‘ontbood mij om bij haar te slapen’) en dier (over gorilla’s: ‘kunnen niet spreken, lopen naakt’). Tot slot is er nog een geradicaliseerde bourgeois, Maurice Calmeyn, een van de eerste radicale critici van de Kongo-Vrijstaat. En Stanley, vraagt u? Hij krijgt maar een bijrol. Voor een sensatiejournalist en koloniale held volstaat dat.
meer over Maurice Calmeyn
Turkish Minute / BOZKURT Abdullah
Erdogan’s fifth column in Europe
Edited: 201612040965
Abdullah Bozkurt

The plain, simple and bitter truth is that Turkey’s Islamist rulers have supported and maintained parallel networks in Europe; thrown political, diplomatic and financial support to front NGOs whose role is to promote hatred; and run a campaign of intimidation and curtailed free speech in European nations that are home to large Turkish and Muslim expatriate communities.

Delivering a very passionate speech last month at the European Parliament, Guy Verhofstadt, president of the Alliance of Liberals and Democrats for Europe, called this a fifth column that is being operated by the cronies of autocratic president Recep Tayyip Erdoğan to undermine Europe from within. He called on lawmakers to fight for European values and send a strong message to Erdoğan by freezing the accession talks with Turkey, which will most likely threaten this autocrat’s economic lifeline.

Turkey’s top Islamist has been secretly organizing clandestine networks in Europe to extend his influence and to create a network of supporters among Turkish and Muslim communities (especially from Egypt, Syria, Somalia and the Balkans) that could be called to serve the political goals of Erdogan. Just last week, we saw how this network was mobilized by Erdoğan in Germany, Belgium, Austria and Luxembourg where crowds gathered to show their support for this autocrat’s goals. The drive ran in parallel with similar rallies held by youth and women’s branches of the ruling Justice and Development Party (AKP) in front of the embassies of these countries in Ankara. With this showdown, Erdoğan hopes that the EU will give in on critical issues where the EU has shown resistance.

As opposed to a constructive engagement that would help Turkish and Muslim immigrant communities to better integrate with host nations, Erdoğan’s plan is rather based on playing a “spoiler card” in the heart of Europe by creating a groundswell of public support that will be difficult to restrain when push comes to shove. For that, he funds shell companies to run the fuel line for these networks and even pours in cash from a secret stash of state discretionary funds using the diplomatic pouch. It is not surprising to see that some European politicians including several EU lawmakers were hooked by this. Some have already been exposed by name and shamed publicly, while others are waiting their turn as confidential investigations close in. These Erdoğan apologists, who are now paying their dues by taking a position against his critics and opponents, will be sidelined and marginalized.

The heavyweights in Erdoğan’s fifth column in Europe comprise three major organizations that were set up on political and religious grounds to cater to different constituencies. There are hundreds of other NGOs clustered around these big boys that move in unison when given orders. In addition to raising funds and local recruitment, they are well financed by the Turkish government and supported diplomatically and politically. To volunteers they offer perks such as facilitation of their business and family dealings in the motherland, or positions in the Turkish government or government-linked institutions for their relatives. For Erdoğan critics, they run an intimidation campaign by profiling them and alerting authorities back in Turkey so that friends and families face repression and even jail time.

The easiest way to discern the pattern among these NGOs and Erdoğan’s political machinations is by looking at how they quickly pile on when Erdoğan wants. The first organization is the Union of European Turkish Democrats (UETD), founded in Germany in 2004 but later expanded to other European countries — France, Belgium, Austria, Netherlands and the UK. It has been totally transformed into an Islamist grassroot base for Erdoğan. The organization, working closely with Turkish embassies, is an important vehicle in delivering results for Erdoğan from get-out-to-vote campaigns to lobbying activities in European capitals. Turkish government officials are encouraged to spare time to meet and attend events organized by the UETD when they go to Europe. President Erdoğan’s travel itinerary often includes a meeting with UETD officials on the sidelines of his official visits.

While the UETD focuses exclusively on Turkish expat communities, the Union of NGOs of the Islamic World (UNIW), another NGO set up by Turkish Islamist rulers in 2005, actively works among Muslim communities in Europe and other continents. Among its members are controversial charity groups such as International Humanitarian Relief (IHH), accused of arms smuggling to rebels in Syria, and the Ensar Foundation, which was involved in a spree of rapes of dozens of children in the conservative Turkish district of Karaman. Erdoğan orchestrated the coverup of criminal investigations into both and protected them from prosecution. The UNIW has been running various schemes in Europe, linking up with Muslim groups in order to secure their loyalty to the undeclared Caliph Erdoğan.

The leaked emails of Erdoğan’s son-in-law Berat Albayrak, authenticated inadvertently by a court complaint, revealed that both the UETD and UNIW have worked together in Europe to promote goals set up by the Erdoğan family. In an email dated Jan. 21, 2013 and sent to Albayrak, a man named İsmail Emanet, then head of the youth branches of the UNIW, sent a detailed report to Erdoğan’s son-in-law on activities in Europe. In the 19-page report, Emanet, who is now advisor to Energy Minister Albayrak, said the UETD must be overhauled to better realign with the Islamist government’s goals and suggested that the Turkish-Islamic Union for Religious Affairs (DİTİB), the wealthy organization that is run by imams and was sent by the Turkish government to Europe, work closely with the UETD.

The DİTİB, which used be an apolitical religious network that was relied upon by secular governments in the past, has for some time now been transformed into an instrument of hate-mongering and anti-Western political machinations by President Erdoğan. With its control of so many mosques in Europe and the huge financial resources at its disposal, the DİTİB presents serious challenges to the integration policies of all European countries that host sizable Turkish communities. In November 2015, the UETD awarded DİTİB-affiliated imams in Germany certificates of appreciations for their role in the Nov. 1 elections, which restored the parliamentary majority to Erdoğan’s AKP.

As European politicians are hobbled by internal divisions, Erdoğan sees a moment of opportunity to advance his fifth column in the heart of Europe. Using the front NGOs and transformed grassroot networks, his intelligence operatives have stepped up their intel collection efforts, run clandestine schemes, plan false flags and even plot assassinations and murders of dissidents and critics. Using the migrant deal to blackmail the EU, Erdoğan is twisting arms and threatens Europe with a flood of refugees. It is not hard to imagine what he is planning secretly.

With this trajectory of boosting radicals and hooligans among the Turkish and Muslim communities of Europe, Turkey’s Islamists have set relations with the EU back further. What is more troubling is that Erdoğan’s xenophobic and anti-Western policies give more ammunition to far-right Islamophobic European politicians at the expense of moderate conservatives, liberals and social democrats. In other words, Erdoğan is undermining European values not just by advancing the fifth column of Islamist zealotry in the midst of Europe but also by giving a huge impetus to the extreme right. In the meantime law-abiding and peaceful Turks and Muslims in Europe find themselves under greater suspicion from the larger majority because of closer scrutiny as European authorities are scrambling to defuse the risk of Erdoğan’s fifth column from developing effectively.

As a result, Turkey’s autocratic president has not only migrants to mobilize in order to destabilize Europe but also an Islamist fifth column in the heart of Europe to march forward when the time comes. The militant religious networks are already mushrooming in Europe on fertile ground provided by this fifth column’s clandestine activities.
ERDOGAN Asli
Même le silence n'est plus à toi
Edited: 201611220961
Actes Sud : Communiqué – Aslı Erdoğan
Publié le 22 novembre 2016
Dans la nuit du 16 au 17 août 2016, l’écrivaine et journaliste Aslı Erdoğan a été arrêtée à son domicile et incarcérée. À ce jour, elle est toujours emprisonnée à Istanbul et risque la prison à vie.

« Je continuerai à rapporter tout ce qu’il se passe dans les « Marches pour la Liberté », et cela devant comme derrière les barreaux — y a-t-il encore une différence entre les deux ? »


Le 4 janvier 2017 paraîtra Même le silence n’est plus à toi, recueil de chroniques traduites du turc par Julien Lapeyre de Cabanes.
Ce recueil rassemble vingt-sept textes d’Aslı Erdoğan parus au cours des dix dernières années dans le journal Özgür Gündem, quotidien soutenant les revendications kurdes et dont la 8ème cour criminelle d’Istanbul a ordonné le 16 août, la fermeture et l’arrestation des collaborateurs.

Ces chroniques politiques, réflexions sur l’écriture et l’exil, essais sur les actions gouvernementales, les pesanteurs archaïques et les clichés à l’œuvre dans la vie quotidienne en Turquie, éclaireront le profil d’essayiste engagée d’Aslı Erdoğan et permettront de comprendre pourquoi l’auteur, victime de la chasse aux sorcières déclenchée en juillet 2016, est actuellement en prison.

Son écriture toujours soignée et traversée de fulgurances poétiques trouve ici un autre terrain d’expression que le roman, non moins convaincant.

Relations presse : Emanuèle Gaulier

– e.gaulier@actes-sud.fr – 01 55 42 63 24

« L’écriture est soit un verdict, soit un cri… L’écriture, comme cri, naissant avec le cri… Une écriture à même de susciter un grand cri qui recouvrirait toute l’immensité de l’univers… Qui aurait assez de souffle pour hurler à l’infini, pour ressusciter tous les morts… »

Aslı Erdoğan (dont le patronyme, courant en Turquie, n’a pas de lien avec le président du pays) est née en 1967 et vit à Istanbul. Physicienne de formation, elle a travaillé au Centre européen de recherches nucléaires de Genève. Elle a vécu et travaillé deux ans à Rio de Janeiro.

Romancière et nouvelliste, lauréate de nombreux prix et traduite dans plusieurs langues, Aslı Erdoğan incarne le rayonnement de la nouvelle littérature turque, celle de la génération d’après Orhan Pamuk.

À ce jour, cette intellectuelle engagée est toujours en détention dans la prison stambouliote pour femmes, Barkirköy, et le parquet a réclamé sa détention à vie pour des chefs d’accusation accablants : « propagande en faveur d’une organisation terroriste », « appartenance à une organisation terroriste », « incitation au désordre ».

La date de son procès n’est pas encore connue.

L’arrestation d’Aslı Erdoğan a provoqué une vague d’indignation en Turquie et dans le monde, relayée par de nombreux artistes, intellectuels et écrivains.

Une pétition a été lancée après son arrestation sur le site change.org et a récolté, depuis, plus de 39 000 signatures.

Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, dans le cadre d’un entretien accordé à Livres Hebdo le 10 novembre, a qualifié « d’intolérable » son maintien en détention.

« CETTE LETTRE EST UN APPEL D’URGENCE ! »
Depuis la prison de Bakırköy où elle est détenue, Aslı Erdoğan a fait passer le 1er novembre 2016 un appel d’urgence que voici :

Chers amis, collègues, journalistes, et membres de la presse,

Je vous écris cette lettre depuis la prison de Bakırköy, au lendemain de l’opération policière à l’encontre du journal Cumhuriyet, un des journaux les plus anciens et voix des sociaux démocrates. Actuellement plus de 10 auteurs de ce journal sont en garde-à-vue. Quatre personnes dont Can Dündar (ex) rédacteur en chef, sont recherchées par la police. Même moi, je suis sous le choc.

Ceci démontre clairement que la Turquie a décidé de ne respecter aucune de ses lois, ni le droit. En ce moment, plus de 130 journalistes sont en prison. C’est un record mondial. En deux mois, 170 journaux, magazines, radios et télés ont été fermés. Notre gouvernement actuel veut monopoliser la « vérité » et la « réalité », et toute opinion un tant soit peu différente de celle du pouvoir est réprimée avec violence : la violence policière, des jours et des nuits de garde-à-vue (jusqu’à 30 jours)…

Moi, j’ai été arrêtée seulement parce que j’étais une des conseillères d’Özgür Gündem, « journal kurde ». Malgré le fait que les conseillères, n’ont aucune responsabilité sur le journal, selon l’article n°11 de la Loi de la presse qui le notifie clairement, je n’ai pas été emmenée encore devant un tribunal qui écoutera mon histoire.

Dans ce procès kafkaïen, Necmiye Alpay, scientifique linguiste de 70 ans, est également arrêtée avec moi, et jugée pour terrorisme.

Cette lettre est un appel d’urgence !

La situation est très grave, terrifiante et extrêmement inquiétante. Je suis convaincue que l’existence d’un régime totalitaire en Turquie, secouerait inévitablement, d’une façon ou d’une autre, aussi l’Europe entière. L’Europe est actuellement focalisée sur la « crise de réfugiés » et semble ne pas se rendre compte des dangers de la disparition de la démocratie en Turquie. Actuellement, nous, – auteurs, journalistes, Kurdes, Alévis, et bien sûr les femmes- payons le prix lourd de la « crise de démocratie ». L’Europe doit prendre ses responsabilités, en revenant vers les valeurs qu’elle avait définies, après des siècles de sang versé, et qui font que « l’Europe est l’Europe » : La démocratie, les droits humains, la liberté d’opinion et d’expression…

Nous avons besoin de votre soutien et de solidarité. Nous vous remercions pour tout ce que vous avez fait pour nous, jusqu’à maintenant.

Cordialement,

Aslı Erdoğan

1.11.2016, Bakırköy Cezaevi, C-9

Traduit du turc par Kedistan

Soirée de soutien

Le 12 décembre 2016 à 20h, La Maison de la Poésie accueillera une soirée de soutien et de solidarité à Aslı Erdoğan en présence notamment de Mine Aydoslu, la mère d’Asli Erdoğan, Françoise Nyssen, présidente d’Actes Sud, Timour Muhidine, son éditeur, Pierre Astier, son agent littéraire. Cette soirée sera animée par le journaliste Christian Tortel et la comédienne Sophie Bourel lira des textes du recueil à paraître Même le silence n’est plus à toi.

À lire en avant-première, deux extraits du recueil :

Le Silence même n’est plus à toi

(parution janvier 2017)

Nous sommes coupables

Que faut-il écrire ? Que peut bien faire l’écriture (la tienne), que peut-elle bien mettre en « mots », et au nom de quel monde peut-elle transformer celui-ci ? Jusqu’où peut-elle se baser sur la réalité ? Trois heures du matin, la pluie tombe par intermittences, bientôt à verse. Comme si c’était le bruit des secondes qu’on entendait battre sur le pavé. Je suis à ma place habituelle, dans ma nuit où j’entre comme on se faufile dans une tente. Problèmes « éternels », s’obscurcissant à mesure que l’ombre s’étend, pris dans l’étroit défilé qui coupe toute issue… « L’écriture est soit un verdict, soit un cri. »

Mot tant de fois prononcé, il lui arrive parfois de s’accrocher à l’homme telle une anaphore, de l’éparpiller entre ciel et terre. Puis il le jette subitement dehors, et l’abandonne sur les rives du silence. L’écriture, comme cri, naissant avec le cri… Une écriture à même de susciter un grand cri qui recouvrirait toute l’immensité de l’univers… Qui aurait assez de souffle pour hurler à l’infini, pour ressusciter tous les morts… Quel mot peut reprendre et apaiser le cri de ces enfants arméniens jetés à la fosse ? Quels mots pour être le ferment d’un monde nouveau, d’un autre monde où tout retrouverait son sens véritable, sur les cendres de celui-ci ?

Les limites de l’écriture, limites qui ne peuvent être franchies sans incendie, sans désintégration, sans retour à la cendre, aux os et au silence… Si loin qu’elle puisse s’aventurer dans le Pays des Morts, l’écriture n’en ramènera jamais un seul. Si longtemps puisse-t-elle hanter les corridors, jamais elle n’ouvrira les verrous des cellules de torture. Si elle se risque à pénétrer dans les camps de concentration où les condamnés furent pendus aux portes décorées et rehaussées de maximes, elle pressent qu’elle n’en ressortira plus. Et si elle en revient pour pouvoir le raconter, ce sera au prix de l’abandon d’elle-même, en arrière, là-bas, derrière les barbelés infranchissables… Face à la mort, elle porte tous les masques qu’elle peut trouver. Lorsqu’elle essaie de résonner depuis le gouffre qui sépare les bourreaux des victimes, ce n’est que sa propre voix qu’elle entend, des mots qui s’étouffent avant même d’atteindre l’autre bord, avant les rives de la réalité et de l’avenir… La plupart de temps, elle choisit de rester à une distance relativement sûre, se contentant peut-être, pour la surmonter, de la responsabilité du « témoignage »…

Aussi excessivement facile, tardif et vain que cela soit, il faut le dire explicitement : nous sommes coupables. Nous avons commis, dans ce pays, un crime atroce ; ceux qui en ont été les victimes ont trouvé ces mots pour le nommer, « Grande Catastrophe », nous avons éradiqué un peuple. Après avoir appelé les hommes à combattre dans nos armées, nous avons massacré à la pelle leurs femmes et leurs enfants, en les faisant marcher le ventre vide sur des routes interminables. Mais le crime des hommes est dans leurs actes autant que dans leur façon de les assumer. En niant nos agissements, nous avons commis un crime plus grand encore, en refusant de regarder cette femme qui nous appelait à l’aide, cette pauvre femme prise dans l’un des cortèges qu’on envoyait à la mort, cette femme qui depuis 99 ans nous fait désespérément signe… Voilà le pire crime, car c’est voler à un être humain jusqu’à ses traumatismes. Accuser la victime de mensonge, c’est rejeter le crime sur ceux qui en sont les martyrs… Voilà sans doute pourquoi nos terres sont couvertes de fosses, que nous creusons et refermons sans cesse. Jonchées d’os, de cendres, de silence… Nous ne sommes pas capables ni de regarder dans les yeux cette femme battue à mort puis jetée sur le bord de l’autoroute, ni les restes du squelette du partisan… Nous vieillissons pour oublier, oublions en assassinant, et oublions sans cesse que ces cadavres, nous les portons en nous.

Faire face est tout autre chose qu’accepter. C’est être capable d’affronter le regard des victimes, savoir leur laisser la parole. Il est peut-être trop tard, bien trop tard pour les morts, mais laissons ceux qui en ont réchappé nous la raconter, cette Grande Catastrophe. Nous, qui sommes désormais un autre « nous ».

Un dernier mot avant le 1er mai : la place Taksim est à nous, ceux qui y sont morts à tout le monde… Chaque fois que nous marcherons vers cette place méconnaissable, malgré les matraques, les canons à eau, les lacrymos, chaque fois que nous en prendrons le chemin, elle sera « à nous ».
ERDOGAN Asli
PEN
Edited: 201611151161
15 November 2016 – On the Day of the Imprisoned Writer take action with PEN for writers imprisoned for their work.

On 17 August 2016, renowned novelist and PEN member Aslı Erdoğan was arrested at her home in Istanbul, Turkey. A columnist and member of the pro-Kurdish opposition daily Özgür Gündem’s advisory board, which was shut down under the state of emergency that followed the failed coup of 15 July 2016, her arrest came alongside that of more than 20 other journalists and employees of the paper.

Erdoğan, who suffers from asthma, chronic obstructive pulmonary disease and diabetes, was sent to a jail in Istanbul on preliminary charges of “membership of a terrorist organisation” and “undermining national unity.” She has been in pre-trial detention since her arrest, and no date has currently been set for her trial.

Erdoğan’s arrest comes amid heightened concerns for rights and freedoms following the failed coup attempt in July. As of 24 October 2016, 135 journalists had been charged and were in pre- trial detention; at least 8 others were detained without charge and others were in police custody under investigation.

The Turkish authorities have shut down more than 100 media outlets, censored at least 30 news websites, and stripped more than 600 members of the press of their credentials; 29 publishing houses have been ordered closed and there have been reports of wide-spread ill-treatment in custody. Over 70,000 people have detained, placed under investigation, suspended or fired, including teachers, civil servants, academics and others.

Earlier this month, Turkish President Recep Tayyip Erdogan declared that he would extend the country’s state of emergency by 90 days, holding on to his almost unlimited discretionary powers to rule by decree. The extension came into effect on 19 October and will last for an additional 90 days, and could be renewed.

While recognizing the right of the Turkish authorities to bring those responsible for crimes during the attempted coup to justice, PEN International calls on the Turkish authorities to safeguard freedom of expression, human rights and respect their obligations under international law during the declared state of emergency and to release all journalists and writers held solely in connection with their peaceful exercise of their right to freedom of expression, as appears to be the case with Aslı Erdoğan.

‘I have been very happy and honoured to be chosen as an honorary member of Danish PEN. On August 16, my apartment was busted by special forces policemen… I spent 72 hours in custody, in a cage. I have declared several times to the police, prosecutor and the judge that as a member of the ‘board of advisors’ of Özgür Gündem, I have no legal responsibility for the paper. I hope to be released as soon as I face the real trial.’ – Excerpt from a letter Erdoğan sent to Danish PEN.

Take Action – share on Twitter, Facebook and other social media

Send Appeals to the Turkish authorities:

Urging them to immediately release Aslı Erdoğan who PEN believes is held solely in connection with her peaceful exercise of her right to freedom of expression;
Calling for all detained writers and journalists to have access to lawyers and to be released if they are not to be charged with a recognizably criminal offence and tried promptly in accordance with international fair trial standards;
Calling on them not to use the state of emergency to crack down on peaceful dissent, civil society, media and education.
FERGUSON Niall
The Decline and Fall of History
Edited: 201610281561
On October 28, Niall Ferguson accepted the 2016 Philip Merrill Award for Outstanding Contributions to Liberal Arts Education at the Folger Shakespeare Library in Washington, DC.
Ferguson names 20 important subjects that are underrated in history classes in Stanford, Yale and Harvard.
1. All periods in British History
2. The Reformation
3. The scientific revolution
4. The Enlightment
5. The American Revolution
6. The French Revolution
7. The US Constitution
8. The Industrial Revolution
9. The American Civil War
10. German Unification
11. World War I
12. The Russian Revolution
13. The Great Depression
14. The Rise Of Fascism
15. The Third Reich
16. World War II
17. Decolonization
18. The Cold War
19. The history of Israel
20. European Integration

Comment LT: What I miss in Fergusons' list is The Rise and Decline of the Ottoman Empire.


Council of Europe
MSI-MED (2016)09rev2 - Recommendation CM/Rec(2017x)xx of the Committee of Ministers to member states on media pluralism and transparency of media ownership - Second revised draft
Edited: 201609201696
MSI-MED (2016)09rev2
Recommendation CM/Rec(2017x)xx of the Committee of Ministers to member states on media pluralism and transparency of media ownership
Second revised draft
Preamble

1. Media freedom and pluralism are crucial components of the right to freedom of expression, as guaranteed by Article 10 of the Convention for the Protection of Human Rights and Fundamental Freedoms (ETS No. 5, hereinafter “the Convention”). They are central to the functioning of a democratic society as they help to ensure the availability and accessibility of diverse information and views, on the basis of which individuals can form and express their opinions and exchange information and ideas.
2. The media play essential roles in democratic society, by widely disseminating information, ideas, analysis and opinions; acting as public watchdogs, and providing forums for public debate. In the present multi-media ecosystem, these roles continue to be fulfilled by traditional media, but are also increasingly performed by other media and non-media actors, from multinational corporations to non-governmental organisations and individuals.
3. Pluralist democratic societies are made up of a wide range of identities, ideas and interests. It is imperative that this diversity can be communicated through a range of independent and autonomous channels and outlets, thus creating an informed society, contributing to mutual understanding and fostering social cohesion.
4. Different types of media, along with different genres or forms of editorial content or programming contribute to diversity of content. Although content focusing on news and current affairs is of most direct relevance for fostering an informed society, other genres are also very important. Examples include cultural and educational content and entertainment, as well as content aimed at specific sections of society, such as local content.
5. In the present multi-media environment, online media and other internet platforms enable access to a growing range of information from diverse sources. This transformation in how media content is made available and used creates new opportunities for more and more people to interact and communicate with each other and to participate in public debate.
6. This technological evolution also raises concerns for media pluralism. While variety in media sources and types can be instrumental in enhancing diversity of media content and exposure to such diversity, it does not of itself guarantee it. Individuals still have to select what media to use and what content to watch, listen to or read among vast quantities of diverse content distributed across various media. This may result in them selecting or being exposed to information confirming their existing views and opinions, which can, in turn, generate fragmentation and result in a polarised society. While limited news resources and self-imposed restrictions on the choice of content are not new phenomena, the media and internet intermediaries may amplify their inherent risks, through their ability to control the flow, availability, findability and accessibility of information and other content online. This is particularly troubling if the individual users are not aware of these processes or do not understand them.
7. As new actors enter the evolving online market, the ensuing competitive pressures and a shift in advertising revenues towards the internet have contributed to an increase in media consolidation and convergence. Single or a few media owners or groups acquire positions of considerable power where they can separately or jointly set the agenda of public debate and significantly influence or shape public opinion, reproducing the same content across all platforms on which they are present. Convergence trends also lead to cost-cutting, job losses in journalism and media sectors, and the risk of financial dependencies for journalists and the media. These developments may cause a reduction in diversity of news and content generally and ultimately impoverish public debate.
8. Fresh appraisals of existing approaches to media pluralism are called for in order to address the challenges for pluralism resulting from how users and businesses have adapted their behaviour to technological developments. New policy responses and strategic solutions are needed to sustain independent, quality journalism and diverse content across all media types and formats.
9. There is a need for an enhanced role for independent public service media to counteract on-going processes of concentration and convergence in the media. By virtue of their remit, public service media are particularly suited to address the informational needs and interests of all sections of society, as is true of community media in respect of their constituent users. It is of utmost importance for public service media to have within their mandates the responsibility to foster political pluralism and awareness of diverse opinions, notably by providing different groups in society – including cultural, linguistic, ethnic, religious or other minorities – with an opportunity to receive and impart information, to express themselves and to exchange ideas.
10. In light of the increased range of media and content, it is very important for individuals to possess the cognitive, technical and social skills and capacities that enable them to critically analyse media content, and to understand the ethical implications of media and technology. Media literacy contributes to media pluralism and diversity by empowering individuals to effectively access, evaluate and create diverse types of content; by reducing the digital divide; facilitating informed decision-making, especially in respect of political and public affairs and commercial content, and by enabling the identification and countering of false or misleading information and harmful and illegal online content.
11. The adoption and effective implementation of media-ownership regulation plays an important role in respect of media pluralism. Such regulation should ensure transparency in media ownership; it should address issues such as cross-media ownership, direct and indirect media ownership and effective control and influence over the media. It should also ensure that there is effective and manifest separation between the exercise of political authority or influence and control of the media or decision making as regards media content.
12. Transparency of media ownership, organisation and financing help to increase media accountability. Transparency and media literacy are therefore indispensable tools for individuals to make informed decisions about which media they use and how they use them, to search for, access and impart information and ideas of all kinds. This makes them practical instruments of effective pluralism.
13. Against this background, the present Recommendation reaffirms the importance of existing Council of Europe standards dealing with different aspects of media pluralism and transparency of media ownership and the need to fully implement them in democratic societies. The Recommendation builds further on those standards, adjusting, supplementing and reinforcing them, as necessary, to ensure their continued relevance in the current multi-media ecosystem.
Under the terms of Article 15.b of the Statute of the Council of Europe (ETS No. 1), the Committee of Ministers recommends that governments of member States:
i. fully implement the guidelines set out in the appendix to this recommendation;
ii. remain vigilant to, and address, threats to media pluralism and transparency of media ownership by regularly monitoring the state of media pluralism in their national media markets, assessing risks to media freedom and pluralism and adopting appropriate regulatory responses, including by paying systematic attention to such focuses in the on-going reviews of their national laws and practices;
iii. fully implement, if they have not already done so, previous Committee of Ministers’ Recommendations and Declarations dealing with different aspects of media pluralism and transparency of media ownership, in particular those specified in the guidelines appended to the present Recommendation;
iv. promote the goals of this recommendation at the national and international levels and engage and co-operate with all interested parties to achieve those goals.

Appendix to Recommendation

Guidelines

In the context of this Recommendation, unless otherwise specified, the media are generally understood as including print, broadcast and online media.
I. A favourable environment for freedom of expression and media freedom

1. The principles of freedom of expression and media freedom, as grounded in the Convention, must continue to be developed in a way that takes full account of the features of the present multi-media ecosystem, in which a range of new media actors have come to the fore.
2. States have a positive obligation to foster a favourable environment for freedom of expression, in which everyone can exercise their right to freedom of expression and participate in public debate effectively, irrespective of whether or not their views are received favourably by the State or others. States should guarantee free and pluralistic media for their valuable contribution to robust public debate in which societal diversity can be articulated and explored.
3. National legislative and policy frameworks should safeguard the editorial independence and operational autonomy of all media so that they can carry out their key tasks in democratic society. The frameworks should be designed and implemented in such ways as to prevent the State, or any powerful political, economic, religious or other groups from acquiring dominance and exerting pressure on the media.
4. Relevant legislation should ensure that the media have the freedom at all times to provide accurate and reliable reporting on matters of public interest, in particular concerning vital democratic processes and activities, such as elections, referenda and public consultations on matters of general interest. Adequate safeguards should also be put in place to prevent interference with editorial independence of the media in relation to coverage of conflicts, crises and other sensitive situations where quality journalism and reporting are key tools in countering propaganda and disinformation.
5. In a favourable environment for freedom of expression, media regulatory authorities and other authorities or entities entrusted with responsibility for regulating or monitoring other (media) service providers or media pluralism must be able to carry out their remit in an effective, transparent and accountable manner. A prerequisite for them to be able to do so is that they themselves enjoy independence that is guaranteed in law and borne out in practice.
6. The independence of the authorities and entities referred to in the previous paragraph should be guaranteed by ensuring that they: have open and transparent appointment and dismissal procedures; have adequate human and financial resources and autonomous budget allocation; work to transparent procedures and decision-making; have the power to take autonomous decisions and enforce them, and that their decisions are subject to appeal.

7. States should ensure transparency of media ownership, organisation and financing, as well as promote media literacy, in order to provide individuals with the information and critical awareness that they need in order to access diverse information and participate fully in the present multi-media ecosystem.
II. Media pluralism and diversity of media content

General requirements of pluralism
1. As ultimate guarantors of pluralism, States have a positive obligation to put in place an appropriate legislative and policy framework to that end. This implies adopting appropriate measures to ensure sufficient variety in the overall range of media types, bearing in mind differences in terms of their purposes, functions and geographical reach. The complementary nature of different media types strengthens external pluralism and can contribute to creating and maintaining diversity of media content.
2. States are called upon to ensure that there is periodic independent monitoring and evaluation of the state of media pluralism in their jurisdictions based on a set of objective and transparent criteria for identifying risks to the variety in ownership of media sources and outlets, the diversity of media types, the diversity of viewpoints represented by political, ideological, cultural and social groups, and the diversity of interests and viewpoints relevant to local and regional communities. States are further urged to develop and enforce appropriate regulatory and policy responses effectively addressing any risks found.

Specific requirements of pluralism
Diversity of content
3. States should adopt regulatory and policy measures to promote the availability and accessibility of the broadest possible diversity of media content as well as the representation of the whole diversity of society in the media, including by supporting initiatives by media to those ends.

States should encourage the development of open, independent, transparent and participatory initiatives by social media, media stakeholders, civil society and academia, that seek to improve effective exposure of users to the broadest possible diversity of media content online.

Wherever the visibility, findability and accessibility of media content online is influenced by automated processes, whether they are purely automated processes or used in combination with human decisions, States should encourage social media, media stakeholders, civil society and academia to engage in open, independent, transparent and participatory initiatives that:

- increase the transparency of the processes of online distribution of media content, including automated processes;

- assess the impact of such processes on users’ effective exposure to a broad diversity of media content, and

- seek to improve these distribution processes in order to improve users’ exposure to the broadest possible diversity of media content.

4. States should make particular efforts, taking advantage of technological developments, to ensure that the broadest possible diversity of media content, including in different languages, is accessible to all groups in society, particularly those which may have specific needs or face disadvantage or obstacles when accessing media content, such as minority groups, children, the elderly and persons with cognitive or physical disabilities.
5. Diversity of media content can only be properly gauged when there are high levels of transparency about editorial and commercial content: media and other actors should adhere to the highest standards of transparency regarding the provenance of their content and always signal clearly when content is provided by political sources or involves advertising or other forms of commercial communications, such as sponsoring and product placement. This also applies to user-generated content and to hybrid forms of content, including branded content, native advertising and advertorials and infotainment.
Institutional arrangement of media pluralism
6. States should recognise the crucial role of public service media in fostering public debate, political pluralism and awareness of diverse opinions. States should accordingly guarantee adequate conditions for public service media to continue to play this role in the multi-media landscape, including by providing them with appropriate support for innovation and the development of digital strategies and new services.
7. States should adopt appropriate specific measures to protect the editorial independence and operational autonomy of public service media by keeping the influence of the State at arm’s length. The supervisory and management boards of public service media must be able to operate in a fully independent manner and the rules governing their composition and appointment procedures must contain adequate checks and balances to ensure that independence.
8. States should also ensure stable, sustainable, transparent and adequate funding for public service media in order to guarantee their independence from governmental, political and commercial pressures and enable them to provide a broad range of pluralistic information and diverse content. This can also help to counterbalance any risks caused by a situation of media concentration.
9. States should encourage and support the establishment and functioning of community, minority, regional and local media, including by providing financial mechanisms to foster their development. Such independent media give a voice to communities and individuals on topics relevant to their needs and interests, and are thus instrumental in creating public exposure for issues that may not be represented in the mainstream media and in facilitating inclusive and participatory processes of dialogue within and across communities and at regional and local levels.
10. States should facilitate access to cross-border media, which serve communities outside the country where they are established, supplement national media and can help certain groups in society, including immigrants, refugees and diaspora communities, to maintain ties with their countries of origin, native cultures and languages.

Support measures for the media and media pluralism
11. For the purpose of enhancing media pluralism, States should develop strategies and mechanisms to support professional news media and quality journalism, including news production capable of addressing diverse needs and interests of groups that may not be sufficiently represented in the media. They should explore a wide range of measures, including various forms of non-financial and financial support such as advertising and subsidies, which would be available to different media types and platforms, including those of online media. States are also encouraged to support projects relating to journalism education, media research and innovative approaches to strengthen media pluralism and freedom of expression.
12. Support measures should have clearly defined purposes; be based on pre-determined clear, precise, equitable, objective and transparent criteria, and be implemented in full respect of the editorial and operational autonomy of the media. Such measures could include positive measures to enhance the quantity and quality of media coverage of issues that are of interest and relevance to groups which are underrepresented in the media.
13. Support measures should be administered in a non-discriminatory and transparent manner by a body enjoying functional and operational autonomy such as an independent media regulatory authority. An effective monitoring system should also be introduced to supervise such measures, to ensure that they serve the purpose for which they are intended.
III. Regulation of media ownership: ownership, control and concentration

1. In order to guarantee effective pluralism in their jurisdictions, States should adopt and implement a comprehensive regulatory framework for media ownership and control that is adapted to the current state of the media industry. Such a framework should take full account of media convergence and the impact of online media.
Ownership and control
2. Regulation of competition in the media market including merger control should prevent individual actors from acquiring significant market power in the overall national media sector or in a specific media market/sector at the national level or sub-national levels, to the extent that such concentration of ownership limits meaningful choice in the available media content.
3. Media ownership regulation should apply to all media and could include restrictions on horizontal, vertical and cross-media ownership, including by determining thresholds of ownership in line with Recommendation CM/Rec 2007(2) of the Committee of Ministers to member states on media pluralism and diversity of media content. Those thresholds may be based on a number of criteria such as capital shares, voting rights, circulation, revenues, audience share or audience reach.
4. States should set criteria for determining ownership and control of media companies by explicitly addressing direct and beneficial ownership and control. Relevant criteria can include proprietary, financial or voting strength within a media company or companies and the determination of the different levels of strength that lead to exercising control or direct or indirect influence over the strategic decision-making of the company or companies including their editorial policy.
5. As the key democratic tasks of the media include holding authorities to account, legislation should stipulate that the exercise of political authority or influence is incompatible with involvement in the ownership, management or editorial decision-making of the media. The incompatibility of these functions should be recognised as a matter of principle and should not be made conditional on the existence of particular conditions. The criteria of incompatibility and a range of appropriate measures for addressing conflicts of interest should be set out clearly in law.
6. Any restrictions on the extent of foreign ownership of media should apply in a non-discriminatory manner to all such companies and should take full account of the States’ positive obligation to guarantee pluralism and of the relevant guidelines set out in this Recommendation.
Concentration
7. States are also encouraged to develop and apply suitable methodologies for the assessment of media concentration. In addition to measuring the availability of media sources, this assessment should reflect the real influence of individual media by adopting an audience-based approach and using appropriate sets of criteria to measure the use and impact of individual media on opinion-forming.
8. Media ownership regulation should include procedures to prevent media mergers or acquisitions that could adversely affect pluralism of media ownership or diversity of media content. Such procedures could involve a requirement for media owners to notify the relevant independent regulatory authority of any proposed media merger or acquisition whenever the ownership and control thresholds, as set out in legislation, are met.
9. The relevant independent regulatory authority should be vested with powers to assess the expected impact of any proposed concentration on media pluralism and to make recommendations or decisions, as appropriate, about whether the proposed merger or acquisition should be cleared, subject or not to any restrictions or conditions, including divestiture. Decisions of the independent authority should be subject to judicial review.
IV. Transparency of media ownership, organisation and financing

1. States should guarantee a regime of transparency regarding media ownership that ensures the availability of the data necessary for informed regulation and decision-making and enables the public to access those data in order to help them to analyse and evaluate the information, ideas and opinions disseminated by the media.
2. To this end, States should adopt and implement legislation that sets out enforceable disclosure/transparency obligations for media in a clear and precise way. Such obligations should, as a minimum, include the following information:
- Legal name and contact details of a media outlet;
- Name(s) and contact details of the direct owner(s) with shareholdings enabling them to exercise influence on the operation and strategic decision-making of the media outlet. States are recommended to apply a threshold of 5% shareholding for the purpose of the disclosure obligations.
- Identity and contact details of natural persons with beneficial shareholdings. Beneficial shareholding applies to natural persons who ultimately own or control shares in a media outlet or on whose behalf those shares are held, enabling them to indirectly exercise control or significant influence on the operation and strategic decision-making of the media outlet.
- Information on the nature and extent of the share-holdings or voting rights of the above legal and/or natural persons in other media, media-related or advertising companies which could lead to decision-making influence over those companies, or positions held in political parties;
- Name(s) of the persons with actual editorial responsibility or the actual authors of editorial content;
- Changes in ownership and control arrangements of a media outlet.
3. The scope of the above minima for disclosure/transparency obligations for the media includes legal and natural persons based in other jurisdictions and their relevant interests in other jurisdictions.
4. High levels of transparency should also be ensured with regard to the sources of financing of media outlets in order to provide a comprehensive picture of the different sources of potential interference with the editorial and operational independence of the media and allow for effective monitoring and controlling of such risks.
5. To this end, States should adopt and implement legislation that sets out enforceable disclosure of the following information:
- Information on the sources of the media outlet’s income, including from State and other funding mechanisms and (State) advertising.
- The existence of structural relationships or contractual cooperation with other media or advertising companies, political parties or the State, including in respect of State advertising;
6. Legislation should set out clear criteria as to which media are subject to these reporting obligations. The obligations may be limited with regard to factors such as the commercial nature of the media outlet, a wide audience reach, exercise of editorial control, frequency and regularity of publication or broadcast, etc., or a combination thereof. Legislation should also determine the timeframe within which reporting obligations must be met.
7. Such legislation should also require the maintenance of a public, online database of media ownership and control arrangements in the State, with disaggregated data about different types of media (markets/sectors) and regional and/or local levels, as relevant. Those databases should be kept up to date on a rolling basis and they should be available to the public free of charge. They should be accessible and searchable; their contents should be made available in open formats and there should not be restrictions on their re-use.

8. Reporting requirements relating to media ownership should include the provision of:
- A description of media ownership and control arrangements for media under its jurisdiction (including media whose services are directed at other countries);
- A description of changes to the media ownership and control arrangements within the State during the reporting period;
- An analysis of the impact of those changes on media pluralism in the State.
9. Legislation should provide for the publication of reports on media ownership to be accompanied by appropriate explanations of the data and the methodologies used to collect and organise them, in order to help members of the public to interpret the data and understand their significance.
10. States should issue clear, up-to-date guidance on the interrelationship and implications of the different regulatory regimes and on how to implement them correctly and coherently. That guidance could take the form of user-friendly guidelines, handbooks, manuals, etc.
11. States should also facilitate inter-agency cooperation, including the relevant exchange of information about media ownership held by media regulatory authorities, competition authorities and company registers. Similarly, the exchange of information and best practices with other national authorities, both within their own jurisdiction and in other jurisdictions, should be facilitated.
V. Media literacy/education

1. States should introduce legislative provisions or strengthen existing ones that promote media literacy with a view to enabling individuals to access, understand, critically analyse, evaluate, use and create content through a range of legacy and digital (including social) media.
2. States should also develop a national media literacy policy and ensure its operationalisation and implementation through (multi-)annual action plans. A key strategy for that purpose could be to support the creation of a national media literacy network comprising a wide range of stakeholders, or the further development of such a network where it already exists.
3. In the multi-media ecosystem, media literacy is essential for people of all ages and all walks of life. Law and/or policy measures promoting media literacy should thus help to develop the teaching of media literacy in school curricula at all levels and as part of lifelong learning cycles, including by providing suitable training and adequate resources for teachers and educational institutions to develop teaching programmes. Any measures adopted should be developed in consultation with teachers and trainers with a view to ensuring a fair and appropriate integration of relevant activities in work-flows. Any measures adopted should not interfere with the academic autonomy of educational institutions in curricular matters.
4. States should encourage all media, without interfering with their editorial independence, to promote media literacy through policies, strategies and activities. They should also promote media literacy through support schemes for media, taking into account the particular roles of public service media and community media.
5. States should ensure that independent national regulatory authorities have the scope and resources to promote media literacy in ways that are relevant to their mandates and encourage them to do so.
6. States are encouraged to include in their national media literacy programmes focuses on media pluralism and transparency of media ownership in order to help citizens to make an informed and critical evaluation of the information and ideas propagated via the media. To this end, States are called upon to include in their strategies for ensuring transparency in the media sector educational content which enables individuals to use information relating to media ownership, organisation and financing, in order to better understand the different influences on the production, collection, curation and dissemination of media content.
Toots Thielemans
Toots Thielemans overleden - R.I.P.
Edited: 201608221243
Jean Baptiste Frédéric Isidor (Toots) baron Thielemans (Brussel, 29 april 1922 - aldaar, 22 augustus 2016) was een Belgisch jazzmuzikant en componist, die behalve als gitarist en mondharmonicaspeler ook bekendheid verwierf als virtuoos fluiter.
In 1983 legden wij hem onder contract en trad hij op tijdens het galabal van het congres van FIPP (Fédération Internationale de la Presse Périodique) in het Brusselse Hilton-hotel. Hij kreeg toen een staande ovatie.

journal Romandie
Eternit
Edited: 201606011702
Procès Eternit: la Cour constitutionnelle italienne se penche sur "Eternit bis"
Rome (awp/ats) - La Cour constitutionnelle italienne s'est penchée mardi sur les procédures judiciaires contre l'industriel Stephan Schmidheiny concernant les morts de l'amiante. Elle doit décider si un deuxième procès contre l'homme d'affaires suisse est conforme à la Constitution.


Les procédures concernent des décès liés à l'amiante dans les régions transalpines qui abritaient des usines de la société Eternit S.p.a Gênes. Le groupe suisse Eternit - dirigé depuis 1976 par M. Schmidheiny - était le plus gros actionnaire, puis l'actionnaire principal de cette société, de 1973 jusqu'à sa faillite en 1986.


Mis en cause par le parquet de Turin, le milliardaire suisse a déjà eu maille à partir avec la justice italienne. En juin 2013, il avait été condamné en appel à 18 ans de prison pour avoir provoqué volontairement une catastrophe environnementale. La Cour de cassation l'a acquitté en novembre 2014, jugeant les faits prescrits.


Le parquet de Turin et certains des plaignants exigent aujourd'hui un nouveau procès. Dans l'affaire "Eternit bis", Stephan Schmidheiny est accusé d'homicide volontaire et aggravé pour 258 décès suspects liés à l'amiante.


En juillet dernier, la juge turinoise en charge de l'affaire a saisi la Cour constitutionnelle. Elle veut savoir si cette procédure porte sur les mêmes faits que ceux du premier procès qui s'est clos fin 2014. Ce scénario violerait l'interdiction de la double incrimination ("ne bis in idem"), un principe classique de la procédure pénale selon lequel nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement deux fois pour les mêmes faits.


Au coeur du débat: la question de savoir si l'interdiction de la double incrimination se réfère à des faits déjà établis, ou si on considère qu'il y a de nouveaux chefs d'accusation. Sur ce point, l'application du droit en Italie diffère du reste de l'Europe.


Durant les audiences préliminaires à Turin, la défense a souligné que dans le premier procès Eternit, tous les éléments pertinents ont déjà été étudiés, a déclaré à l'ats la porte-parole de M. Schmidheiny, Lisa Meyerhans. L'accusation estime pour sa part qu'un deuxième procès ne violerait ni la Constitution italienne, ni la Convention européenne des droits de l'homme.


NI CONDAMNÉ NI ACQUITTÉ


Au contraire, en cas d'arrêt de la procédure, l'Italie violerait le principe d'obligation de la loi pénale et risquerait de se faire condamner à Strasbourg pour refus de protéger les victimes, a déclaré mardi l'avocate des victimes, Laura D'Amico, citée par l'agence de presse Ansa.


Selon elle, Stephan Schmidheiny ne peut prétendre être jugé deux fois pour les mêmes faits. Il n'a en effet ni été condamné ni acquitté, mais a bénéficié en cassation de la prescription, a-t-elle fait valoir.


Les avocats de l'homme d'affaires ont de leur côté demandé à la Cour constitutionnelle de renvoyer la question devant la justice européenne pour souligner l'"incompatibilité" entre les normes italiennes et celles de l'UE ou de reconnaître l'inconstitutionnalité d'un second procès.


Si la Cour constitutionnelle décide que l'interdiction de la double incrimination porte sur des faits établis, elle fermerait définitivement la voie à un deuxième procès.


Les juges romains peuvent toutefois également renvoyer le dossier à la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) ou refuser de s'en saisir. Dans ce cas, ce serait au tribunal de Turin de décider si Stephan Schmidheiny devra affronter un nouveau procès. On ignore quand la Cour rendra sa décision.


ats/al


(AWP / 31.05.2016 13h50)
Lucas Tessens
Angela Merkel laat toe dat Jan Böhmermann vervolgd wordt voor belediging Erdogan - Juridisch correct - Politiek onhoudbaar - Erdogan loopt als een 'bleu' in de val
Edited: 201604160033
De toespraak van Angela Merkel is van historisch belang voor Europa. Het zou verkeerd zijn Merkel lichtvaardig te veroordelen. Immers, haar stellingname is een waardige en strenge terechtwijzing (lees: oorvijg) aan het persoonlijke adres van Erdogan. De draagwijdte van Merkels toespraak zal in de volgende dagen duidelijk worden. Journalisten moeten daarbij hun analyse verstandig onderbouwen. Naar onze mening zou het NIET volgen van de bepalingen van het Strafwetboek afbreuk hebben gedaan aan de boodschap die men wil geven: Duitsland is een rechtstaat waar niet de toevallige politieke meerderheid bepaalt wat recht en wat krom is. Net die overweging maakt het verschil tussen een dictatuur en een rechtstaat. De aankondiging van een wijziging van paragraaf 103 van het SWB wijst zeer bewust in die richting.
Let u vooral op de ademhaling van Merkel en de nadrukkelijkheid van haar intonatie: zij beseft ten volle het gewicht van haar belangrijke toespraak.
Ik heb het eerder geschreven: Erdogan is volgens mij niet op zoek naar een toenadering tot Europa; hij streeft naar de vestiging van een allesomvattend dictatoriaal Middenrijk waarin hij zijn eigen positie kan consolideren, ten koste van mensenrechten en vrijheid. Het is een typische strategie van dictators 'in the make'. Formeel is Turkije nog een parlementaire democratie, in de realiteit is er geen gesprek meer mogelijk tussen de politieke fracties, er is nog slechts 'vijand-denken'. Eerder vroeg dan laat zal het tot een 'clash' komen tussen de geëvolueerde stedelingen en de rurale achterban van de president.



Hier de volledige tekst zoals vrijgegeven door de Bundesregiering:
Erklärung von Bundeskanzlerin Merkel zum Vorgehen der Bundesregierung nach der türkischen Verbalnote an das Auswärtige Amt am 15. April 2016 in Berlin
in Berlin
Meine Damen und Herren,
mit Schreiben vom 7. April 2016, eingegangen im Auswärtigen Amt am 8. April 2016, hat die Republik Türkei ein Strafverlangen hinsichtlich des Moderators Jan Böhmermann wegen dessen Sendungsabschnitts über Präsident Erdoğan gestellt.
Gesetzliche Voraussetzung für die Strafverfolgung des speziellen Delikts der Beleidigung von Organen und Vertretern ausländischer Staaten ist eine Ermächtigung der Bundesregierung. Die Bundesregierung hat dieses Ersuchen entsprechend der Staatspraxis geprüft. An dieser Prüfung waren das Auswärtige Amt, das Bundesjustizministerium, das Bundesinnenministerium und das Bundeskanzleramt beteiligt. Es gab unterschiedliche Auffassungen zwischen den Koalitionspartnern Union und SPD. Im Ergebnis wird die Bundesregierung im vorliegenden Fall die Ermächtigung erteilen.
Ich möchte dazu gerne näher Stellung nehmen: Die Türkei ist ein Land, mit dem Deutschland eng und freundschaftlich verbunden ist - über die vielen Menschen mit türkischen Wurzeln hier im Land, über enge wirtschaftliche Verflechtungen und über unsere gemeinsame Verantwortung als Alliierte in der Nordatlantischen Allianz. Die Türkei führt Verhandlungen für einen Beitritt zur Europäischen Union. In dieser engen Partnerschaft sind die gegenseitige, auch völkerrechtlich geschuldete Achtung ebenso wie der offene Austausch zu den Entwicklungen des Rechtsstaats, der Unabhängigkeit der Gerichte und des Meinungspluralismus von besonderer Bedeutung. Umso mehr erfüllen uns die Lage der Medien in der Türkei und das Schicksal einzelner Journalisten wie auch Einschränkungen des Demonstrationsrechts mit großer Sorge.
Die Bundesregierung wird auch in Zukunft auf allen Ebenen die Postulate von Rechtsstaatlichkeit, Gewaltenteilung und Pluralismus gegenüber der Türkei anmahnen. Wir treten dafür ein, dass bei unseren Partnern und Verbündeten die Freiheit der Meinung und die Unabhängigkeit der Justiz in gleichem Umfang wie in Europa und anderen Ländern der demokratischen Welt gewährleistet sein müssen. Wir setzen uns gegenüber anderen Staaten dafür ein, Grundrechte wie die Meinungsfreiheit, die Kunstfreiheit und die Pressefreiheit zu achten. Wir fordern ihre Achtung und ihren Schutz auch von der Türkei ein.
Wir fordern das, weil wir von der Stärke des Rechtsstaats überzeugt sind. Im Rechtsstaat sind Grundrechte wie die Meinungsfreiheit, die Kunstfreiheit und die Pressefreiheit elementar. Sie sind elementar für Pluralismus und Demokratie. Im Rechtsstaat ist die Justiz unabhängig. In ihm ist garantiert, dass die Verfahrensrechte des Betroffenen gewahrt werden. In ihm gilt die Unschuldsvermutung.
Im Rechtsstaat ist es nicht Sache der Regierung, sondern von Staatsanwaltschaften und Gerichten, das Persönlichkeitsrecht und andere Belange gegen die Presse- und Kunstfreiheit abzuwägen. In ihm bedeutet die Erteilung einer Ermächtigung zur Strafverfolgung des speziellen Delikts der Beleidigung von Organen und Vertretern ausländischer Staaten weder eine Vorverurteilung des Betroffenen noch eine vorgreifende Entscheidung über Grenzen der Kunst-, Presse- und Meinungsfreiheit, sondern lediglich, dass die rechtliche Prüfung der unabhängigen Justiz überantwortet wird und nicht die Regierung, sondern Staatsanwaltschaften und Gerichte das letzte Wort haben werden.
Genau in diesem und in keinem anderen Verständnis, genau in diesem und in keinem anderen Gesamtrahmen wird die Bundesregierung im vorliegenden konkreten Fall hinsichtlich des Moderators Jan Böhmermann die von mir eingangs vorgetragene Ermächtigung erteilen.
Darüber hinaus möchte ich Ihnen mitteilen, dass unabhängig von diesem konkreten Verfahren die Bundesregierung der Auffassung ist, dass § 103 StGB als Strafnorm zum Schutz der persönlichen Ehre für die Zukunft entbehrlich ist. Wir werden deshalb einen Gesetzentwurf zu seiner Aufhebung vorlegen. Der Gesetzentwurf soll noch in dieser Wahlperiode verabschiedet werden und 2018 in Kraft treten. Vielen Dank.
Freitag, 15. April 2016



Wij hebben voor u de teksten opgezocht waarop de stellingname van Merkel gebaseerd is.

Grundgesetz Deutschland
Artikel 5

(1) Jeder hat das Recht, seine Meinung in Wort, Schrift und Bild frei zu äußern und zu verbreiten und sich aus allgemein zugänglichen Quellen ungehindert zu unterrichten. Die Pressefreiheit und die Freiheit der Berichterstattung durch Rundfunk und Film werden gewährleistet. Eine Zensur findet nicht statt.


Hieronder de tekst van het Strafwetboek die de Bundesregierung zal wijzigen:

Strafgesetzbuch
Besonderer Teil (§§ 80 - 358)
3. Abschnitt - Straftaten gegen ausländische Staaten (§§ 102 - 104a)
§ 103
Beleidigung von Organen und Vertretern ausländischer Staaten

(1) Wer ein ausländisches Staatsoberhaupt oder wer mit Beziehung auf ihre Stellung ein Mitglied einer ausländischen Regierung, das sich in amtlicher Eigenschaft im Inland aufhält, oder einen im Bundesgebiet beglaubigten Leiter einer ausländischen diplomatischen Vertretung beleidigt, wird mit Freiheitsstrafe bis zu drei Jahren oder mit Geldstrafe, im Falle der verleumderischen Beleidigung mit Freiheitsstrafe von drei Monaten bis zu fünf Jahren bestraft.

(2) Ist die Tat öffentlich, in einer Versammlung oder durch Verbreiten von Schriften (§ 11 Abs. 3) begangen, so ist § 200 anzuwenden. Den Antrag auf Bekanntgabe der Verurteilung kann auch der Staatsanwalt stellen.

Pro memorie: Het gaat om volgend gedicht:
Der Text Schmähgedicht von Jan Böhmermann:

“Sackdoof, feige und verklemmt,
ist Erdogan der Präsident.

Sein Gelöt stinkt schlimm nach Döner,
selbst ein Schweinepfurz riecht schöner.

Er ist der Mann der Mädchen schlägt,
und dabei Gummimasken trägt.

Am liebsten mag er Ziegen ficken,
und Minderheiten unterdrücken,

Kurden treten, Christen hauen,
und dabei Kinderpornos schauen.

Und selbst Abends heißt statt schlafen,
Fellatio mit hundert Schafen.

Ja, Erdogan ist voll und ganz,
ein Präsident mit kleinem Schwanz.

Jeden Türken hört man flöten,
die dumme Sau hat Schrumpelklöten,

Von Ankara bis Istanbul,
weiß jeder, dieser Mann ist schwul,

Pervers, verlaust und zoophil
Recep Fritzl Priklopil.

Sein Kopf so leer, wie seine Eier,
der Star auf jeder Gangbang-Feier.

Bis der Schwanz beim pinkeln brennt,
das ist Recep Erdogan, der türkische Präsident.”


Press Release Tata Steel HQ
Tata Steel board reviews its European portfolio - TS UK under fire
Edited: 201603291014
March 29, 2016
Mumbai: The Tata Steel board today reviewed the recent performance of the European business of the company, more specifically, of Tata Steel UK. It noted with deep concern the deteriorating financial performance of the UK subsidiary in the last twelve months. While the global steel demand, especially in developed markets like Europe has remained muted following the financial crisis of 2008, trading conditions in the UK and Europe have rapidly deteriorated more recently, due to structural factors including global oversupply of steel, significant increase in third country exports into Europe, high manufacturing costs, continued weakness in domestic market demand in steel and a volatile currency. These factors are likely to continue into the future and have significantly impacted the long term competitive position of the UK operations in spite of several initiatives undertaken by the management and the workers of the business in recent years. Even under these adverse market conditions, the Tata Steel has extended substantial financial support to the UK business and suffered asset impairment of more than £2 billion in the last five years.



The Tata Steel board also reviewed the proposed restructuring and transformation plan for Strip Products UK, prepared by the European subsidiary in consultation with an independent and internationally reputed consultancy firm. Based on the review conducted, the Tata Steel board came to a unanimous conclusion that the plan is unaffordable, requires material funding support in the next two years in addition to significant capital commitments over the long term, the assumptions behind it are inherently very risky, and its likelihood of delivery is highly uncertain. Therefore, the board concluded that it would not be able to support the investment necessary to proceed with the proposed Strip Products UK transformation plan.

The company has also been in deep engagement with the UK government in recent months seeking its support to achieve the best possible outcome for the UK business, within the restrictions of State Aid Rules and other statutory limits. These discussions are ongoing and will continue. Discussions will also continue with Greybull in relation to a sale of the UK Long Products business. The UK government is also involved in the latter discussions.

Following the strategic view taken by the Tata Steel board regarding the UK business, it has advised the board of its European holding company ie Tata Steel Europe, to explore all options for portfolio restructuring including the potential divestment of Tata Steel UK, in whole or in parts. Given the severity of the funding requirement in the foreseeable future, the Tata Steel Europe board will be advised to evaluate and implement the most feasible option in a time bound manner.
Akram Belkaïd dans Le Quotidien d'Oran (Algérie)
Une guerre hybride appelée à durer
Edited: 201603240314
Les attentats de Bruxelles viennent de rappeler plusieurs vérités qu'il ne sert à rien d'éluder. Ces événements dramatiques nous disent que le terrorisme qui endeuille régulièrement le monde, et pas simplement l'Europe, ne va pas disparaître du jour au lendemain. Malgré les promesses et les déclarations martiales des politiciens, malgré les lois liberticides, malgré le « toujours plus » en matière de législation d'exception, ces tueries qui tétanisent les opinions publiques vont continuer.

Elles vont se répéter tant que la situation restera ce qu'elle est au Proche-Orient et notamment en Syrie et en Irak. Dans son ranch du Texas où il peint à ses heures perdues, l'ancien président américain George W. Bush doit être satisfait de son œuvre magistrale. L'invasion de l'Irak en 2003 continue de tuer. Ses conséquences directes et indirectes tuent en Irak mais aussi en Syrie et ailleurs en Europe. A Londres il y a plus de dix ans, à Paris en novembre et à Bruxelles il y a quelques jours. Dans un monde idéal, cet homme devrait être poursuivi par la justice internationale. Mais passons.

Le terrorisme va perdurer parce que, contrairement à ce que racontent des hommes politiques aux affaires - responsables dont il est désormais aisé de constater l'incompétence -, ce n'est pas par « haine de la liberté et de la démocratie » que les terroristes de Daech tuent. Ce n'est pas par « haine de ce qu'est la société occidentale » qu'ils font exploser des bombes. Ces gens-là rendent coup pour coup. Ils sont inscrits dans un projet de création d'une entité politique et religieuse qui a trouvé les forces occidentales sur son chemin. Autrement dit, le terrorisme durera et continuera de frapper l'Europe tant que la Syrie et l'Irak seront confrontés aux ambitions territoriales et religieuses de l'Organisation de l'Etat islamique (OEI).

Ce qui se déroule actuellement en Europe sur ce front invisible et mouvant où des cellules plus ou moins dormantes tentent de prendre de vitesse les services de sécurité n'est pas une guerre classique. Mais ce n'est pas non plus « que » du terrorisme. C'est une guerre hybride. La projection d'un conflit qui se déroule à des milliers de kilomètres de Bruxelles ou de Paris et où des armées européennes sont impliquées. Il y a une dimension politique dans cette bataille qu'il serait dangereux d'éluder. Là-bas, des civils meurent aussi, tous les jours, sous les bombes qu'elles soient russes, syriennes ou occidentales. Pour ceux qui veulent embraser l'Europe, ces victimes sont le symétrique des morts de Bruxelles ou de Paris. C'est une pensée qui peut paraître irrationnelle ou illogique mais c'est ainsi, et il faut en tenir compte. Pour sortir de cette nasse mortifère, les Européens doivent absolument peser pour que la paix revienne en Syrie et en Irak. Cela signifie faire pression sur des puissances régionales au jeu plus que trouble parmi lesquelles l'Arabie saoudite et la Turquie. Cela signifie, on peut toujours rêver, l'urgence de décréter un embargo général sur les armes pour cette région.

Ce terrorisme, ce bruit continu des sirènes, cette peur diffuse qui s'installe avant que la vie ne reprenne ses droits jusqu'au prochain attentat, ce terrorisme donc ne va pas disparaître parce qu'il peut se développer sur le double terreau de la misère sociale et du désarroi identitaire. La lecture attentive des profils et des itinéraires des individus responsables de cette actualité sanglante depuis plusieurs années est édifiante. Elle met en exergue non pas l'échec de l'intégration des populations d'origine maghrébine ou subsaharienne mais, en réalité, l'abandon, délibéré ou non, et l'absence de volonté de les intégrer. Que peut-on attendre de bon quand des populations entières sont oubliées, ghettoïsées durant plusieurs décennies et livrées au premier prêcheur venu ?

Les attentats continueront tant qu'il subsistera aussi une certaine indulgence à l'égard des criminels qui en sont les auteurs. Il suffit de relever les réactions des uns et des autres pour découvrir, effaré, que les théories du complot n'ont jamais été aussi populaires. Par classes entières, des adolescents sont convaincus que les attentats de Paris ou de Bruxelles ne sont pas l'œuvre de Daech. Leurs aînés sont encore plus virulents dans la dénonciation de ce qui ne serait qu'une immense manipulation américano-sioniste. Tant que la réalité sera niée par les populations de confession ou de cultures musulmanes, les brèches dans la raison commune persisteront et il se trouvera toujours des gens pour attenter sans aucun remord à la vie d'autrui.

L'Europe de l'Ouest va au-devant de jours difficiles. La cohésion de ce continent, le « vivre-ensemble » de ses multiples composantes humaines, son modèle social, tout cela est menacé. La réponse sécuritaire est nécessaire. On notera d'ailleurs qu'elle est minée par un manque de moyens qui résulte de décennies de politiques économiques bâties autour du culte de la réduction des dépenses publiques et de la nécessaire rémunération des actionnaires (sinon comment expliquer que des aéroports et des gares rechignent à installer des portiques et des scanners et cela contrairement à ce qui existe en Asie ou en Afrique ?).

Mais la force seule ne suffira pas. On attend encore la révolution que constituerait une remise en cause rigoureuse des politiques d'intervention des Européens au Proche-Orient. Cela, en attendant aussi un règlement de la question palestinienne qui demeure la mère de toutes les frustrations dans le monde arabe et au sein des communautés européennes d'origine maghrébine ou proche-orientale.
GOVAERTS Bert
Ernest Claes De biografie van een heer uit Zichem
Edited: 201603221130
Verschenen bij Houtekiet, 39,99 EUR

Op 15 februari 1969 keken 3.800.000 Vlamingen naar hetzelfde tv-programma: de 4de aflevering van het feuilleton Wij, Heren van Zichem. De grondstof voor die serie waren romans en novellen van Ernest Claes (1885-1968). De schrijver, zelf geboren in Zichem, overleed kort voor de opnames begonnen. Op zijn oude dag poseerde Ernest Claes graag als de eeuwig minzame, monkelende verteller, die in zijn leven alleen maar goede mensen was tegengekomen. Maar hij behoorde tot de generatie die twee wereldoorlogen onderging. Behalve schrijver van geliefde volksboeken als De Witte (126 keer herdrukt!), was Claes ook soldaat, krijgsgevangene, politiek militant, belijdend katholiek, ambtenaar, journalist, dagboekschrijver en repressieslachtoffer. Hij zocht zich als Vlaams-nationalist een weg in de woelige twintigste eeuw, langs de afgrond van het fascisme.
Ernest Claes, de biografie van een Heer uit Zichem is een afgewogen portret, waarvoor de auteur kon gebruikmaken van het rijke, nooit eerder onderzochte privé-archief én van het gerechtelijke collaboratiedossier van de man die lange tijd Vlaanderens populairste schrijver was.
Islamization and Demographic Denialism in France
Edited: 201603141661
by Michel Gurfinkiel
PJ Media
March 14, 2016

Excerpt of an article originally published under the title "Latest Survey Finds 25% of French Teenagers Are Muslims."

One of the most striking cases of reality denial in contemporary France is demography: issues like birthrate, life expectancy, immigration, and emigration. On the face of it, you can hardly ignore such things, since they constantly reshape your environment and your way of life. Even without resorting to statistics, you are bound to perceive, out of day-to-day experience, what the current balance is between younger and older people, how many kids are to be found at an average home, and the ethnicity or religion of your neighbors, or the people you relate to at work or in business.

The French elites, both on the right and left, managed for five decades at least to dismiss the drastic demographic changes that had been taking place in their country, including the rise of Islam, since they clashed with too many political concepts – or fantasies – they had been brainwashed into accepting: the superiority of the "French social model;" the unique assimilative capacity of French society; equality for equality's sake; the primacy of individual values over family values; secularism; francophonie, or the assumption that all French-speaking nations in the world were a mere extension of France, and that all nations that defined themselves as "Francophone" did speak French or were subdued by French culture; and finally la politique arabe et islamique de la France, a supposed political and strategic affinity with the Arab and Muslim world.

Until 2004, compilation of ethnic, racial, and religious statistics was prohibited under French law.

One way for the elites to deny demographics was to reject ethnic-related investigation on legal or ethical grounds. Until 2004, ethnic, racial, and religious statistics were not allowed under French law – ostensibly to prevent a return of Vichy State-style racial persecutions. Even as the law was somehow relaxed, first in 2004 and again in 2007, many statisticians or demographers insisted on retaining a de facto ban on such investigations.

The issue turned into a nasty civil war among demographers, and especially within INED (the French National Institute for Demographic Studies) between a "classic" wing led by older demographers like Henri Léridon and Gérard Calot and then by the younger Michèle Tribalat, and a liberal or radical wing led by Hervé Le Bras.



Michèle Tribalat
In a recent interview with the French weekly Le Point, Tribalat dryly observed that the "well-connected" Le Bras described her as "the National Front Darling," an assertion that "destroyed her professional reputation." The son of a prestigious Catholic historian, Le Bras is indeed a very powerful man in his own right, who managed throughout his own career to accumulate tenures, honors, and positions of influence both in France and abroad.

The irony about his accusation against Tribalat is that, while intent to discuss the issue of immigration, she is an extremely cautious and conservative expert when it comes to actual figures. She has always tended to play down, in particular, the size of the French Muslim community.

In 1997, I observed in an essay for Middle East Quarterly that figures about French Islam were simply chaotic: there was too much discrepancy between sources:

The Ministry of Interior and Ined routinely speak of a Muslim population in France of 3 million. Sheikh Abbas, head of the Great Mosque in Paris, in 1987 spoke of twice as many – 6 million. Journalists usually adopt an estimate somewhere in the middle: for example, Philippe Bernard of Le Monde uses the figure of 3 to 4 million. The Catholic Church, a reliable source of information on religious trends in France, also estimates 4 million. Arabies, a French-Arab journal published in Paris, provides the following breakdown: 3.1 million Muslims of North African origin, 400,000 from the Middle East, 300,000 from Africa, 50,000 Asians, 50,000 converts of ethnic French origin, and 300,000 illegal immigrants from unknown countries. This brings the total to 4.2 million. One can state with reasonable certainty that the Muslim population of France numbers over 3 million (about 5 percent of the total French population) and quite probably over 4 million (6.6 percent).
Nineteen years later, accuracy has hardly improved in this respect. All sources agree that France as a whole underwent a moderate demographic growth: from 57 to 67 million, a 15% increase. (Throughout the same period of time, the U.S. enjoyed a 22% population increase, and China, under a government-enforced one-child policy, a 27% increase.) All sources agree also that there was a much sharper increase in French Muslim demographics – and that, accordingly, the moderate national growth may in fact just reflect the Muslim growth.

For all that, however, there are still no coherent figures about the Muslim community. According to CSA, a pollster that specializes in religious surveys, 6% of the citizens and residents of France identified with Islam in 2012: about 4 million people out of 65 million. IFOP, a leading national pollster, settled for 7% in 2011: 4.5 million. Pew concluded in 2010 a figure of 7.5%: 4.8 million. The CIA World Factbook mentioned 7% to 9% in 2015: from 4.6 to almost 6 million out of 66 million. INED claimed as early as 2009 an 8% figure: 5.1 million. Later, INED and French government sources gave 9% in 2014: 5.8 million.

Over two decades, the French Muslim population is thus supposed to have increased by 25% according to the lowest estimations, by 50% according to median estimations, or even by 100% if one compares the INED and government figures of 1997 to those of 2014, from 3 million to almost 6 million.

This is respectively almost two times, three times, or six times the French average population growth.

An impressive leap forward, whatever the estimation. But even more impressive is, just as was the case in 1997, the discrepancy between the estimates. Clearly, one set of estimates, at least, must be entirely erroneous. And it stands to reason that the lowest estimates are the least reliable.

First, we have a long-term pattern according to which, even within the lowest estimates, the Muslim population increase is accelerating. One explanation is that the previous low estimates were inaccurate.

Second, low estimates tend to focus on the global French population on one hand and on the global French Muslim population on the other hand, and to bypass a generational factor. The younger the population cohorts, the higher the proportion of Muslims. This is reflected in colloquial French by the widespread metonymical substitution of the word "jeune" (youth) for "jeune issu de l'immigration" (immigrant youth), or "jeune issu de la diversité" (non-European or non-Caucasian youth).

According to the first ethnic-related surveys released in early 2010, fully a fifth of French citizens or residents under twenty-four were Muslims.

Proportions were even higher in some places: 50% of the youth were estimated to be Muslim in the département (county) of Seine-Saint-Denis in the northern suburbs of Paris, or in the Lille conurbation in Northern France. A more recent survey validates these numbers.

Once proven wrong, deniers do not make amends. They move straight from fantasy to surrender.

An investigation of the French youths' religious beliefs was conducted last spring by Ipsos. It surveyed nine thousand high school pupils in their teens on behalf of the French National Center for Scientific Research (CNRS) and Sciences Po Grenoble.

The data was released on February 4, 2016, by L'Obs, France's leading liberal newsmagazine. Here are its findings:

38.8% of French youths do not identify with a religion.
33.2% describe themselves as Christian.
25.5% call themselves Muslim.
1.6% identify as Jewish.
Only 40% of the young non-Muslim believers (and 22% of the Catholics) describe religion as "something important or very important."
But 83% of young Muslims agree with that statement.
Such figures should deal the death blow to demographic deniers. Except that once proven wrong, deniers do not make amends. Rather, they contend that since there is after all a demographic, ethnic, and religious revolution, it should be welcomed as a good and positive thing. Straight from fantasy to surrender.

Michel Gurfinkiel, a Shillman-Ginsburg Fellow at the Middle East Forum, is the founder and president of the Jean-Jacques Rousseau Institute, a conservative think tank in France.
Libération
De hypocrisie: Frankrijk verleent 'légion d'honneur' aan kroonprins Saoedi-Arabië ... in alle discretie
Edited: 201603081148
"En Arabie Saoudite, tout se passe en coulisse, sauf quand un dirigeant se voit honoré à l’étranger, ce qui mobilise immédiatement la presse saoudienne. En France, tout se passe en principe sur la place publique, sauf lorsque le pouvoir s’emploie à voiler ce dont il est peu fier. C’est ce qui s’est passé avec la remise, dans la plus grande discrétion, vendredi par François Hollande, de la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohammed ben Nayef, ce dont se sont immédiatement félicité les médias saoudiens."
... légion d'horreur ...

Benieuwd hoe Iran op dit nieuws reageert.

Hieronder de dynastie (gedeeltelijk):



Saoedische monarchie en erfopvolging 1932 tot heden
Griekenland in de frontlijn: migranten en vluchtelingen
Edited: 201603050120
The president of the European Council Donald Tusk has visited Greece on Thursday to discuss the high influx of immigrants via Turkey to the Greek islands and then onwards to mainland Greece. The situation there is worsening fast as the route further North across the Balkans towards northern European countries is blocked.

Macedonia has introduced a tight border regime, letting only very few refugees cross the border on a daily basis, and alternative routes haven’t been established yet. More than 120,000 migrants are thought to have arrived in Greece in the first two months of 2016 alone.

The below chart gives an impression of the extent of the refugee crisis as it unfolds in Greece. Comparing the numbers of migrants who arrived in Greece in the first two months of this year to last year’s numbers gives an idea of the magnitude of the problem.

"Do not come to Europe," Council President Tusk said, appealing to the refugees, after a meeting with Greek Prime Minister Alexis Tsipras in Athens. "Do not believe the smugglers. Do not risk your lives and your money. It is all for nothing," he added.

Infographic: Greece on the Frontline | Statista
RT news
Sergey Lavrov beroept zich op de geschiedenis en pleit voor Eurasian Economic Union
Edited: 201603031314
Western attempts to exclude Russia from shaping European and global affairs have led to countless historical tragedies over the centuries, according to Russia’s foreign minister, who added lasting stability can only be reached through cooperation.

In an article for the Russia in Global Affairs magazine, Foreign Minister Sergey Lavrov outlines the historical importance of Russian foreign policy over the course of the last 1,000 years, arguing that Russian policy has always been based on preserving the fragile balance of peace and stability in international relations. Any attempts to isolate Moscow as a major world power have led to historical defeats and countless deaths, he says.

“During at least the past two centuries any attempts to unite Europe without Russia and against it have inevitably led to grim tragedies, the consequences of which were always overcome with the decisive participation of our country,” Lavrov wrote.

Being the largest country on earth with a unique “cultural matrix,” Russia has always followed its own national interests, Lavrov argues. Yet at the same time it has served as a bridge between the East and the West, while Russians have always welcomed and respected numerous religions and cultures.

While welcoming Western ideas and applying them to modernize Russia, Moscow has never allowed itself to be consumed by Western culture. At the same time Moscow has always advocated working with the West to achieve common objectives.

Lavrov stressed the constructive role Moscow has played in European affairs, especially during the Napoleonic Wars, as well as in First and Second World Wars. The influence of the Soviet Union in shaping modern Western values should also not be underestimated, the minister argues, highlighting the USSR’s role in decolonization and shaping the European socio-economic system.

“The Soviet Union, for all its evils, never aimed to destroy entire nations,” Lavrov said. “Winston Churchill, who all his life was a principled opponent of the Soviet Union and played a major role in going from the World War II alliance to a new confrontation with the Soviet Union, said that graciousness, i.e. life in accordance with conscience, is the Russian way of doing things,” he added.

The post-Soviet world, Lavrov argues, offered the unique opportunity for European states to unite with Moscow and work towards a wider and more solid security mechanism in Europe – a mechanism that would enable long-lasting peace on the wider continent.

“Logically, we should have created a new foundation for European security by strengthening the military and political components of the Organization for Security and Cooperation in Europe (OSCE),” the minister wrote.

Instead of uniting, some European countries chose to ally themselves with NATO and Washington, and once again embarked on the centuries-old matrix of trying to isolate Russia and expand the military alliance’s borders further east, while pursuing a global agenda of regime change and ‘color’ revolutions.

“It is notable that George Kennan, the architect of the US policy of containment of the Soviet Union, said that the ratification of NATO expansion was ‘a tragic mistake,’” Lavrov said.

Rather than serving as architects of peace, NATO and its member states, Lavrov said, continued to engage in destructive policies that threaten international stability and have already led to the collapse of states, starting from the bombings of Yugoslavia, to the invasions of Iraq and Libya.

Arguing that the liberal system of globalization has failed, the minister stressed that the world is standing at crossroads, where a new system of international relations is taking shape. At such an important historical junction, Lavrov says it is wrong to accuse Russia of “revisionism” just because Moscow refuses to bow or close its eyes to NATO’s policies.

“A reliable solution to the problems of the modern world can only be achieved through serious and honest cooperation between the leading states and their associations in order to address common challenges,” Lavrov wrote.

The most pressing issue in the modern world is the threat of terrorism, which can only be defeated by a united front, he added.

The foreign minister stressed that Russia is not seeking any “confrontation” with the US or the EU. On the contrary, Moscow is and has always been open to “the widest possible cooperation with its Western partners.”

Russia continues to support the notion that the best way to ensure the interests of Europeans would be “to form a common economic and humanitarian space from the Atlantic to the Pacific, so that the newly formed Eurasian Economic Union could be an integrating link between Europe and Asia Pacific.”


biography Sergey Lavrov
Veranneman-sofa in Permeke-museum, Jabbeke
Edited: 201602272334



Emiel Veranneman (°Kortrijk, 1924 +Kruishoutem, 20031211) studeerde architectuur aan het Sint-Lucas instituut te Gent en behaalde het diploma van binnenhuisarchitect aan het Hoger Instituut ter Kameren te Brussel. Hij is een neef van de Vlaamse expressionistische schilder Constant Permeke. (Zijn moeder en Permekes vrouw waren zusters). Veranneman heeft naam gemaakt als ontwerper van meubelen en als kunsthandelaar.
In een interview uit 1962 vroeg de kunstcriticus L.L. Sosset aan Veranneman of de woorden die steeds gebruikt worden: 'Streng, ernstig, sober, rustig' wel passen bij het karakter van zijn werk. 'Zonder twijfel, zei Veranneman, beantwoorden ze aan een visie die de mijne is, aan een zeker klassiek vormgevoel dat streeft naar evenwicht, precisie en kloeke constructie en een onberispelijk vakmanschap wat de afwerking betreft. Dat is essentieel.'

Biblio: hugo claus, marcel duchateau, jacques meuris, lieven daenens e.a., Veranneman, Mercatorfonds, Antwerpen, 1985, 470 p. 24 × 36 cm., ca. 600 ill. waarvan 300 in kleur, linnen band.
WikiLeaks Press Release / Julian Assange
NSA luisterde wereldleiders af om oliebelangen te beschermen
Edited: 201602231344
Today, 23 February 2016 at 00:00 GMT, WikiLeaks publishes highly classified documents showing that the NSA bugged meetings between UN Secretary General Ban Ki-Moon's and German Chancellor Angela Merkel, between Israel prime minister Netanyahu and Italian prime minister Berlusconi, between key EU and Japanese trade ministers discussing their secret trade red-lines at WTO negotiations, as well as details of a private meeting between then French president Nicolas Sarkozy, Merkel and Berlusconi.

The documents also reveal the content of the meetings from Ban Ki Moon's strategising with Merkel over climate change, to Netanyahu's begging Berlusconi to help him deal with Obama, to Sarkozy telling Berlusconi that the Italian banking system would soon "pop like a cork".

Some documents are classified TOP-SECRET / COMINT-GAMMA and are the most highly classified documents ever published by a media organization.

WikiLeaks editor Julian Assange said "Today we showed that UN Secretary General Ban KiMoon's private meetings over how to save the planet from climate change were bugged by a country intent on protecting its largest oil companies. We previously published Hillary Clinton orders that US diplomats were to steal the Secretary General's DNA. The US government has signed agreements with the UN that it will not engage in such conduct against the UN--let alone its Secretary General. It will be interesting to see the UN's reaction, because if the Secretary General can be targetted without consequence then everyone from world leader to street sweeper is at risk."

RT News
17 februari 2016: Erdogan sluiswachter. Vluchtelingenstroom als pressiemiddel op EU om steun aan Koerden te fnuiken.
Edited: 201602172245
Western countries have no chance of stopping the influx of refugees from Syria, Turkish President Erdogan said. He also pledged to continue shelling Syrian Kurds and criticized the West for supporting Kurdish organizations.

LT: de verbrokkelde EU heeft weinig weerwerk tegen een Turkije dat een sluis is geworden tussen het kruitvat van het Midden-Oosten en de Europese Unie. Dat de vluchtelingen via het verarmde Griekenland gedumpt worden, is voor sluiswachter Erdogan mooi meegenomen.
RT News
15 februari 2016: Erdogan uses ISIS to suppress Kurds, West stays silent says Turkish MP Selma Irmak
Edited: 201602151910
“Erdogan uses ISIS [Islamic State/IS, also known as ISIS/ISIL] against the Kurds. He can’t send the Turkish Army directly to Syrian Kurdistan, but he can use ISIS as an instrument against the Kurds. He has a greater Ottoman Empire in his mind, that’s his dream, while ISIS is one of the instruments [to achieve it],” Selma Irmak, a Turkish MP from the Peace and Democracy Party told RIA Novosti on Monday.

(...)

“Unfortunately, the international community is indifferent towards these events. Turkey has taken Europe prisoner by using Middle Eastern refugees as an instrument of blackmail. The US keeps silent too, having common interests with Turkey. For instance, the US wants to keep using the Incirlik airbase […] and the Turkish Army is emboldened by such impunity.”
Freedom House
Autoritaire regimes winnen wereldwijd veld - Vrijheid onder druk
Edited: 201602151519
Democratic watchdog organization Freedom House recently released its annual rankings of the world's most suppressed nations, finding that global freedom is under pressure. A plethora of crises in 2015 led to harsh crackdowns on dissent by authoritarian regimes around the world as well as increased levels of xenophobia in democratic countries.

Freedom House found that global freedom has declined for the tenth year in a row. 72 countries experienced a decline in freedom while only 43 made gains. In 2016, 40 percent of the world's population is considered free with 24 percent partly free and 36 percent not free.

Infographic: The State Of Freedom Worldwide | Statista
news
De Belgische postgroep Bpost neemt netwerk van 220 krantenwinkels (Press Shop) + mediaverdeler AMP over van het Franse Lagardère.
Edited: 201602050820



COMMUNIQUÉ DE PRESSE LAGARDERE
Paris, le 5 février 2016
Cession par Lagardère Travel Retail de ses activités de distribution de presse en Belgique
Lagardère Travel Retail poursuit son désengagement de l'activité de distribution de presse et de retail intégré, et annonce la signature d'un accord en vue de la cession de sa filiale de distribution belge au groupe bpost.
Cette opération constitue une nouvelle étape de la stratégie annoncée visant à se concentrer sur les activités en croissance du Travel Retail.
Cet accord permettra à bpost de poursuivre sa stratégie de croissance, basée notamment sur la diversification avec de nouvelles activités, dans le secteur du commerce de détail de proximité et de commodité.

Les réseaux actuels de bpost et de Lagardère Travel Retail garderont leurs spécificités et leurs gammes de produits. Un accord de franchise pour la distribution et l'exploitation des marques du Groupe Lagardère (Relay, Hubiz, So Coffee...) en Belgique sera également conclu entre les deux parties concernées.

Les activités concernées par ce projet de cession ont représenté en 2014 un chiffre d'affaires consolidé d'environ 440 M€.
La finalisation de cette cession est subordonnée principalement à l'obtention de l'accord des autorités de la concurrence.


À PROPOS DE LAGARDÈRE TRAVEL RETAIL :
Lagardère Travel Retail, une des quatre branches du Groupe Lagardère, est un leader global du travel retail Lagardère Travel Retail exploite 4 300 points de vente, en Travel Essentials, Duty Free et Restauration, dans les aéroports, gares et autres concessions, dans plus de 30 pays. Lagardère Travel Retail génère un chiffre d'affaires de 3,6 milliards d'euros (1).
Lagardère Travel Retail a une approche globale unique, qui vise à surpasser les attentes des voyageurs durant tout leur voyage et à optimiser les actifs des concédants et des marques partenaires.
(1) Ventes consolidées à 100% - Vision 2014 Pro-forma incluant les ventes de Gerzon, d'Airest et de Paradies de l'année fiscale 2014.
ING
ING-Studie: DE RIJKDOM VAN DE EUROPESE GEZINNEN
Edited: 201601211247
link naar de samenvatting van de studie

link naar de studie - 49 slides

Gebruikte componenten: huishouden, beschikbaar inkomen, spaarrekeningen, beleggingsfondsen, vastgoed, pensioenfondsen, schulden, absolute rijkdom, relatieve rijkdom, gezinsgrootte.
EDELMAN Asher
China? Oil Prices? Saudi Arabia? Iran? Why Volatility? The Grand Surprise. Trump hero of the uneducated masses.
Edited: 201601120910
We were saving these ideas for the last chapter of the book. Sadly, things are going so fast; the convergence of factors, other than the obvious, pushing us towards the vortex of a storm touching on the ideas behind our next to last chapter, the last chapter being a description of the ills brought on by the coming worldwide economic cataclysm


America

On September 28th, 2015, we wrote of the driving factor behind increased market volatility, “excessive debt, prime and subprime with no liquidity, a reminder of 2007-2008.” It is clear that new, small, and medium sized businesses can not finance or refinance in such an environment. A recovery propelled by business growth is impossible in the current debt environment. In 2006 63.4% of the U.S. population over 16 years of age was employed. Entering 2016, 59.5% of the population is employed. In constant dollars from 2006 to the present average hourly wages have remained at approximately $20.50 while real (inflation adjusted) mean household income of the middle quadrille has hovered at about $54,000 per annum. Poverty statistics as a ratio of the population from 2006 to 2016 have increased from about 16.8% to more than 19.5%. It is difficult to envision a consumer led exit from the U.S. economic malaise given these statistics. Finance is in the throws of a second “Big Short” for those of you who have seen the movie. Derivatives outstanding within American financial institutions have a face value of more than the world’s total financial assets. Don’t assume that these positions are being managed or regulated by folks smarter and more careful then those in control in 2007. They are not! The cracks are beginning to show and spread whilst the underlying banking assets, severely impaired previously, have yet to be marked to market. Financial institutions are not likely to lead the charge towards a growing economy. In fact, it is more likely we will see a repeat of “The Big Short” in the near future. Government – Helpless – After years of monetary manipulation which accomplished little or nothing the Fed continues to bumble along! There has been little fiscal stimulation and none on the horizon. Helpless!

It is unlikely America will lead the world out of the present morass. With Donald Trump heralded as a hero by the uneducated masses we have only ourselves to thank for the inept economic management of our country. Intelligent leadership seems a dream of the past.

CHINA

What can China do? Nothing. China is in free-fall. Communist dictatorships are not and were never known for forward thinking in economically trying times. China arrests its businessmen, politicians et all (perhaps warranted), closes and manipulates markets, destroys it’s currency, overextends its credit markets in the hope of masking it’s economic catastrophe. It will not lead the world out of recession

EMERGING NATIONS

Emerging nations? Totally dependent on selling natural recourses to China et al. No help there.

EUROPE

Europe? Perhaps the greatest catastrophe on the cusp of discovery. We know that Sovereign debt and bank finance are interdependent. We have seen evidence of that everywhere and evidence of the results when the interdependence breaks down such as in Cyprus and Greece. Neither Cyprus nor Greece is healed with Greece heading for another meaningful debacle. What goes unsaid, for now, is the tightrope the rest of Europe walks. The Southern nations – Italy, Spain and Portugal are on the line of no return with Portugal probably having crossed it. Northern Europe is not far behind with France closest on the heels of the four other significant impending failures. The seriousness of further European defaults to the world economy cannot be overemphasized. With one currency as one nation goes down the rest follow. Diverse currencies allow escapes not available to a large currency block such as the Euro. Compounding the problems of Europe are the long standing banking mores which obfuscate the depth of European banks’ illiquidity and careless lending policies, sometimes bordering on corruption. As regulations and, more so transparency, are enforced on the European banking community it will become apparent that all is not right in the States of Euroland. Prior to the “European Crisis” in, some say 2010 or 2011, practices in play in most banking institutions included reciprocity in lending (you wash my hand I wash yours, we protect each other’s back) - not possible after 2011, careless analysis and regulation as to quality of lending, lassitude as to tracking use of funds (lots of Euros wandered off to the pockets of favored parties), little or no tracking and follow up as to “friend’s loans”, no marks to market or, at least, delayed and inadequate marks against delinquent loans, the creation of vehicles to house gone bad loans which would reduce or eliminate the requirements for mark downs of the bank’s equity, outright conflict of interest and fraudulent transactions. The list is long and goes on but, suffice it to say, the European banking system is awash with mortal problems which are just beginning to surface and are unlikely to be concealed as effectively as in the U.S. – There are too many conflicting political interests within Euroland to preserve the silence of the pack ( the countries and banks themselves.) In the next to last chapter of the book which, I’m afraid, will come out subsequent to the impending crisis we will delineate in detail the methodology by which the many European banks function. It is a lively topic.

In conclusion, 2007-2008 is likely to be repeated in the foreseeable future. This time there are no engines of restoration on the horizon. The catalyst will not be the usual blah blah we read in the financial press. It will be the collapse of the financial structure of Europe, both Sovereign and private. World liquidity, which is strained today, will find its home at “zero”. The recovery will be long and painful.



Asher Edelman

January 12th, 2016
Persmededeling Duitse regering
Keulen: seksuele agressie oudejaar zal bestraft worden
Edited: 201601060337


PRESSE- UND INFORMATIONSAMT DER BUNDESREGIERUNG
Dienstag, 5. Januar 2016
Pressemitteilung: 3
Ausgabejahr: 2016
Bundeskanzlerin Merkel telefoniert mit der Kölner Oberbürgermeisterin Henriette Reker
Der Sprecher der Bundesregierung, Steffen Seibert, teilt mit:
Bundeskanzlerin Angela Merkel hat am Nachmittag mit der Kölner Oberbürgermeisterin Henriette Reker über die Straftaten in der Silvesternacht im Umfeld des Kölner Hauptbahnhofs gesprochen.
Die Bundeskanzlerin drückte ihre Empörung über diese widerwärtigen Übergriffe und sexuellen Attacken aus, die nach einer harten Antwort des Rechtsstaats verlangen. Es müsse alles daran gesetzt werden, die Schuldigen so schnell und so vollständig wie möglich zu ermitteln und ohne Ansehen ihrer Herkunft oder ihres Hintergrundes zu bestrafen.
Die Bundeskanzlerin ließ sich von der Oberbürgermeisterin über die Ergebnisse des heutigen Krisentreffens von Polizei und städtischen Behörden berichten. Auch mit Bundesinnenminister de Maizière steht die Bundeskanzlerin in engem Kontakt und lässt sich über die Ermittlungsarbeiten informieren.


zie ook het bericht van FAZ

Commentaar LT: het thema van seksueel geweld tegen vrouwen ligt sinds het einde van WO II in Duitsland bijzonder gevoelig; de misdaden van de bezettingstroepen rustten lange tijd in een taboesfeer. In vele kringen is men benieuwd hoe de mainstream-pers met de huidige misdaden zal omgaan. De pers is toch vrij, nietwaar? De media zijn toch de bewakers van de democratie, nietwaar? De journalisten zijn toch onafhankelijk en hebben een redactiestatuut, nietwaar? (...)
Of had Michael Jackson toch gelijk, toen hij zong: 'They don't care about us.' ?

(afbeelding: Hervé Martijn)

WEBB Simon
British Concentration Camps - A brief history from 1900 - 1975
Edited: 201601051416
For many of us, the very expression 'Concentration Camp' is inextricably linked to Nazi Germany and the horrors of the Holocaust. The idea of British concentration camps is a strange and unsettling one. It was however the British, rather than the Germans, who were the chief driving force behind the development and use of concentration camps in the Twentieth Century. The operation by the British army of concentration camps during the Boer War led to the deaths of tens of thousands of children from starvation and disease. More recently, slave-labourers confined in a nationwide network of camps played an integral role in Britain's post-war prosperity. In 1947, a quarter of the country's agricultural workforce were prisoners in labour camps. Not only did the British government run their own concentration camps, they willingly acquiesced in the setting up of such establishments in the United Kingdom by other countries. During and after the Second World War, the Polish government-in-exile maintained a number of camps in Scotland where Jews, communists and homosexuals were imprisoned and sometimes killed.This book tells the terrible story of Britain's involvement in the use of concentration camps, which did not finally end until the last political prisoners being held behind barbed wire in the United Kingdom were released in 1975. From England to Cyprus, Scotland to Malaya, Kenya to Northern Ireland. The book details some of the most shocking and least known events in British history.
Kurdpress News Agency - KNA
Massrour Barzani says Kurds should not lose opportunity to establish state Kurdistan
Edited: 201601022035
Region Chancellor of Security Council Masrour Barzani has issued a message to mark the 2016 New Year, has highlighted the major developments the Middle East and reiterated that Kurds in Iraq should not lose the current opportunity to establish an independent state in the north of Iraq.
In a statement on Thursday, Barzani thanked the people of the Kurdistan Region for remaining strong in the face of a series of crises during the last year, and wished all a peaceful coming year.
All the indications show that political borders in the Middle East will soon be redrawn, reads the statement, and Kurds must not miss this unique opportunity as it may not happen again, BasNews reported.
He reiterated on the role of the Peshmerga forces on the frontlines against Islamic State (IS) and stressed that their sacrifices have created a peaceful atmosphere for people to celebrate the New Year.
“Not only the people of Kurdistan, but the world is now proud of the Peshmerga,” Barzani said.
He urged the international community to provide further immediate support to the Peshmerga forces as “they are fighting on behalf of the globe.”
Bujumbura News - Boubacar Sanso Barry
Van extreem geweld over burgeroorlog naar genocide? Honderden doden. Gaat Burundi de weg op van Rwanda?
Edited: 201512151426
"Comme jadis avec le Rwanda, l’humanité se trouve désormais interpellée par ce qui se passe au Burundi. Surtout après ce que la capitale Bujumbura a vécu ce week-end. Après les images horribles de corps jonchant les rues de la capitale que le régime s’est dépêché d’enterrer, on ne peut plus tergiverser, au risque de pécher pour non-assistance à personnes en danger. Parce qu’avec la répression sanglante et sauvage qui s’est abattue sur les quartiers contestataires de Bujumbura, après les attaques armées menées contre trois camps militaires de Bujumbura, aucun doute n’est plus permis. A ce rythme, Nkurunziza et les siens sont partis pour exterminer tous ceux qui sont politiquement ou ethniquement différents d’eux. Et, possédés par le diable en personne, ils ne semblent vouloir céder à aucune pression."
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Fraport AG
Privatisering: het Duitse Fraport neemt 14 Griekse vliegvelden over
Edited: 201512151411
BAUWENS Michel (interview in De Standaard Weekblad 20151212)
‘De Belgische regering kiest voor een trek-uw-plansamenleving’
Edited: 201512120903
CYBERFILOSOOF MICHEL BAUWENS EN DE ECONOMIE NA HET KAPITALISME
12 DECEMBER 2015 | Yurek Onzia, foto’s Fred Debrock
Het laatste boek dat wijlen Jean-Luc Dehaene cadeau deed aan zijn partijvoorzitter Wouter Beke, was De wereld redden van Michel Bauwens. Dat is de Belgische peetvader van de peer-to-peerbeweging – een vraag-aanbodeconomie tussen particulieren – vooralsnog niet gelukt, maar zijn alternatieve model maakt wel opgang. ‘Ja, ik ben een wereldverbeteraar.’
Een maandagmiddag in het Grand Café van het Antwerpse kunstencentrum deSingel. Michel Bauwens drinkt een espresso in het gezelschap van vier dames van Actueel Denken en Leven, een vereniging die sinds de jaren 70 voordrachten voor vrouwen organiseert over tendensen in de samenleving. Bauwens is voor deze lezing overgevlogen vanuit Berlijn, waar hij een van de hoofdgasten was op UnICommons, een tweedaagse rond gemeengoed. Straks vertrekt hij voor een tournee naar Nieuw-Zeeland en Australië, in het voorjaar is hij gastdocent aan de universiteit van Madison in de Amerikaanse staat Wisconsin.

Vandaag verwacht Bauwens maar ‘een man of 50, wat oké is, want ik spreek ook graag voor kleinere groepen’. Blijkt dat de Blauwe Zaal bomvol zit, 750 bezoekers, allemaal vrouwen. Ze smullen van zijn met voorbeelden gelardeerde verhaal over de peer-to-peer-economie, met als pijlers open en gedeelde kennis, duurzaamheid en solidariteit. En zij niet alleen. Bauwens’ boek De wereld redden is ook een Franse bestseller, de Engelse en Spaanse vertalingen staan op stapel. Verwante geesten als Jeremy Rifkin en Douglas Rushkoff steken hun appreciatie niet onder stoelen of banken. En in 2012 al nam het Post Growth Institute Bauwens op in de (En)Rich List, een lijst met de 100 meest inspirerende figuren voor een duurzame toekomst. Hij staat er te blinken naast Vandana Shiva, Mahatma Gandhi en Martin Luther King.

Terug naar het Grand Café, waar het gesprek geanimeerd is, jolig bij momenten. Bauwens is zijn bescheiden-charmante zelf, met anekdotes en grapjes over de boeddhistische gewoontes in Thailand. Hij woont al vijftien jaar in Chiang Maimet zijn Thaise vrouw en hun twee kinderen. Vandaaruit trekt hij de wereld rond om zijn visie op een nieuw maatschappijmodel uit te dragen. ‘Mijn vrouw begrijpt het allemaal niet zo goed’, lacht hij. ‘Telkens als ik vertrek, vraagt ze hoe het mogelijk is dat er mensen naar mij komen luisteren en daar nog voor willen betalen ook.’

Op het tandvlees

Het engagement van Michel Bauwens wortelt in de late jaren 90. Terwijl hij kampte met een burn-out, zag hij ook hoe het helemaal verkeerd ging met de wereld. Meer ongelijkheid, meer ecologische problemen. ‘Het leek alsof ons systeem er maar niet in slaagde om daar iets aan te doen’, zegt hij. ‘Dertig jaar geleden hadden we een ozonprobleem. Dat hebben we grotendeels opgelost, dankzij het Montrealprotocol van 1987 en de belofte van 197 landen om geen ozonschadelijke stoffen meer te produceren. Maar een gezamenlijke aanpak van de opwarming van de aarde en de klimaatverandering, dat lukt blijkbaar niet.’

Er was nog een motivatie. Bauwens had gewerkt als kaderlid voor British Petroleum en als e-business-strateeg voor Belgacom, had gezien hoe het er daar aan toe ging, hoeveel stress en burn-outs er waren en hoe kortzichtig het beleid van grote bedrijven was geworden. ‘Een verziekte werksfeer waar zelfs de elite van het kapitalisme vandaag niet aan ontsnapt’, zegt hij. ‘Vijftig jaar geleden gingen de Engelse aristocraten vrolijk naar de gentlemen’s clubs, om te socializen. Nu werkt een kaderlid 80 uur per week. Mensen zitten op hun tandvlees, ze zijn niet gelukkig.’

Bauwens dacht: dit kan toch niet het model voor de toekomst zijn? En ook: was hij een deel van het probleem of van de oplossing? ‘Het antwoord was duidelijk’, zegt hij. ‘Binnen zo’n structuur bleef ik een deel van het probleem. Ik heb toen beslist om me actief bezig te houden met systeemveranderingen. Ik nam een sabbatical, trok twee jaar uit om te lezen, onder meer over de val van het Romeinse Rijk, en reisde een halfjaar rond om dingen van nabij te bestuderen. De neerslag daarvan werd De wereld redden. Met peer-to-peer naar een postkapitalistische samenleving, het boek dat ik schreef met Jean Lievens.’

Peer-to-peer is een begrip dat oorspronkelijk uit de computerwereld komt, het betekent ‘van gelijke tot gelijke’. Wellicht was Bauwens niet de eerste, hij denkt aan het werk van iemand als Yochai Benkler, maar hij was wel een van de eersten die het p2p-principe hebben toegepast als sociale structuur op andere vlakken van de samenleving. Fundamenteel gaat het over de capaciteit van mensen om als gelijken onder elkaar samen waarde te creëren, via speciale licenties die het delen mogelijk maken. Het internet en de nieuwe technologieën laten meer dan ooit toe om makkelijk met elkaar in contact te komen en samen te werken. Zonder de normale hiërarchische structuren, maar door onderlinge coördinatie, op een globale schaal. ‘Peer-to-peer is dus niet zomaar een spelletje’, zegt Bauwens. ‘Het is het verhaal dat onze planeet nodig heeft.’

Parasitaire P2P

Centraal in dat verhaal staat het begrip commons, gemeengoed. Bauwens legt uit. ‘In de middeleeuwen al hadden boeren vaak een gemeenschappelijk stuk eigendom. Daarover maakten ze afspraken, om bijvoorbeeld op bepaalde tijdstippen vruchten te plukken.Commons is geen privaat goed en ook geen eigendom van de overheid, maar wordt beheerd door een gemeenschap van burgers, gebruikers en producenten, die er de voordelen of gevolgen van ondervinden.’

‘In de westerse wereld heeft het kapitalisme dat gemeengoed proberen af te breken. Het evenwicht tussen privé- en gemeenschappelijk bezit werd, zeker in de voorbije decennia, steeds ernstiger verstoord. Maar via het internet is het doodeenvoudig om samen op grote schaal gemeengoed te realiseren. Op die manier komencommons opnieuw in de kijker. En leiden ze naar een nieuwe manier van denken en aanpakken.’

zie onze nota over eigendom en staat

Kunt u daar voorbeelden van geven?

‘Eerst was er de vrije software, Linux. Een groep mensen creëerde die nieuwe software, maar privatiseerde hem niet en begon hem met iedereen te delen. Eén voorwaarde: als je er gebruik van maakt en er iets aan verandert, moet je die verbetering ook delen met de andere gebruikers. Wikipedia is nog een voorbeeld: een digitale bundeling van kennis op basis van vrijwillige bijdragen, die de oude encyclopedieën zo goed als overbodig heeft gemaakt.’

‘Momenteel evolueren we van een kapitalistische economie, gebaseerd op arbeid en kapitaal, naar een p2p-economie, gebaseerd opcommons en een vrijere taakverdeling. Maar omdat het allemaal nog gefragmenteerd is, zien mensen het volledige plaatje niet. Als onderzoeker kijk ik met de P2P Foundation naar die nieuwe initiatieven en vormen waarmee mensen bezig zijn, probeer er de onderliggende structuur en logica van te begrijpen en die inzichten naar het grote publiek te brengen.’

Commons, samenwerken, deeleconomie: het klinkt allemaal goed. Maar wat met bedrijven als Uber en Airbnb? Ze laten uitschijnen dat ze deel uitmaken van die sociaal gedreven p2p-economie, maar zijn evengoed gericht op winstmaximalisatie en beurswaarde.

‘Dat is inderdaad een probleem. In de nieuwe deeleconomie overheersen Uber en Airbnb, en Facebook zwaait de plak over de sociale media. Vandaag heeft het 1,3 miljard actieve gebruikers en het verandert de samenleving door de manier waarop het, via peer-to-peercommunicatie, mensen met elkaar in contact brengt. Maar zonder gebruikers heeft Facebook geen waarde. Het maakt gigawinsten door onze aandacht, het schaarste-element, te verkopen aan andere bedrijven. Wij creëren dus 100 procent van de marktwaarde, maar de opbrengsten gaan integraal naar Mark Zuckerberg. In het kapitalistische systeem betaal je de mensen tenminste nog voor hun arbeid, de toegevoegde waarde. Airbnb en Uber faciliteren, maar voegen zelf niets toe en nemen geen enkele verantwoordelijkheid. Op die manier werken ze veel goedkoper dan hotels en taxibedrijven, kunnen ze de markt innemen en grote winsten maken. Zo’n systeem kan niet blijven werken, want het is parasitair, ook voor het kapitalisme zelf. De p2p-dynamiek kan het huidige maatschappijmodel dus ook enorm verstoren.’

Coalition of the Commons

Hoe los je dat op? Michel Bauwens kijkt naar de politiek. Partijen en overheden die de kracht van het nieuwe model inzien en ermee aan de slag gaan. ‘Zo kun je in Gent of Antwerpen perfect een eigen gemeengoedversie van Uber oprichten en de winst ervan verdelen onder de chauffeurs. Waarom doen we dat niet? De rol van stedelijke overheden kan daarbij cruciaal zijn, door als facilitator van een deeleconomie op te treden.’

Bauwens stelt een Coalition of the Commons voor. ‘Door de digitalisering wordt traditionele arbeid steeds schaarser en kunnen we geen sociale compromissen meer sluiten enkel op basis van klassieke loonarbeid. Het moet wel mogelijk zijn om een nieuwe sociale en politieke meerderheid te creëren rond het idee van de commons. Je hebt het succes van de Piratenpartijen – in IJsland worden ze volgens recente peilingen de grootste partij – die de digitale cultuur vertegenwoordigen. Je hebt de Groenen, die de natuur als gemeengoed vertegenwoordigen. Je hebt nieuwe progressieve partijen, zoals het Griekse Syriza en het Spaanse Podemos en Barcelona en Comù (‘Barcelona Samen’, nieuw burgerplatform dat bij de laatste verkiezingen een meerderheid behaalde en met Ada Colau de nieuwe burgemeester leverde, red.), die zijn voortgekomen uit de Occupy-, de 15 mei- en Syntagma Squarebewegingen: allemaal groeperingen die sterk de peer-to-peer-principes hebben toegepast. Ik denk ook aan de grote mobilisatie die politici als Bernie Sanders in de VS en Jeremy Corbyn in Groot-Brittannië teweegbrengen en aan nieuwe burgerbewegingen zoals Hart Boven Hard/Tout Autre Chose in België.’

(op dreef) ‘We hebben vandaag een negatief sociaal contract. Wat is onze belofte aan onze jongeren? Dat je, áls je een geschikte job vindt, harder en langer zal moeten werken. Dat studeren steeds duurder zal worden, dat je je volwassen leven zult beginnen met schulden. Dat je geen huis zult kunnen kopen, als je geen rijke ouders hebt. De huidige Nederlandse en Britse regering, en ook de Belgische, kiest voor een trek-uw-plansamenleving. Een gevaarlijk model, want het vernietigt in ijltempo de solidariteitsmechanismen en het sociale weefsel. Het nefaste Europese austeritybeleid, gedicteerd door dezelfde grootbanken die ons met hun roekeloze gespeculeer en hebzucht in de crisis hebben gestort, drijft landen naar de bedelstaf. Willen we dat veranderen, dan zullen we, zoals de arbeiders ooit een arbeidersbeweging hebben opgebouwd, een commonsbeweging moeten creëren.’

Ziet u dat zonder slag of stoot gebeuren?

‘Dat moet uiteraard op een democratische manier gebeuren, maar het gaat wel om radicaal andere politieke keuzes – je kunt die niet alleen bewerkstelligen door op je eentje microfabrieken te bouwen. Je moet dan denken aan het grondig veranderen van instituties en instellingen, aan méér democratie en burgerparticipatie. Of dat een gewelddadig proces is of niet, hangt niet van ons af. Wel van het feit of het systeem soepel genoeg is om die innovaties te accepteren. Een systeem wordt pas gewelddadig, als het niet meer kan veranderen zónder geweld. Dat moeten we absoluut vermijden. Ik pleit voor evolutie en samenwerking, in plaats van voor revolutie en onderlinge verdeling.’

Dat de veranderingen volop bezig zijn, toont u in uw boek aan via een reeks succesvolle cases.

‘Ja, ik denk aan Fora do Eixo, een groot p2p-cultuurnetwerk in Brazilië dat erin is geslaagd een grote alternatieve muziekeconomie te creëren. Je hebt er ook Curto Café, een alternatieve koffiegemeenschap die heel wat peer-to-peer-principes gebruikt: openheid in de productie en de boekhouding, een open recept en wie investeert, wordt terugbetaald met gratis koffie. Of het Broodfonds in Nederland, een mooi voorbeeld van onderlinge solidariteit bij ziekte of ongeval tussen kleine zelfstandigen, freelance kenniswerkers en kleine ondernemingen – het nieuwe precariaat, dat zouden de vakbonden dringend moeten beseffen. En in Zwitserland heb je WIR, een p2p-organisatie van 62.000 ondernemers die werkt als een soort ‘nieuwe gilde’ en haar leden helpt en versterkt door kredietverstrekking via een alternatieve munt, de WIR franc, buiten de traditionele banken om. Allemaal dingen die de arbeidersbeweging in de 19de eeuw al deed, maar nu in een nieuw technologisch jasje zitten.’

VAN TINA NAAR TAPAS

U reist vanuit uw thuisbasis in Thailand vrijwel continu de wereld rond, met een onvermoeibare, haast apostolische bevlogenheid. Wat houdt u gaande?

‘Als je iets wilt veranderen, moet je mensen hoop geven en die energie mobiliseren. Misschien lukt het niet, maar als je begaan bent met sociale rechtvaardigheid en de planeet, en iets wilt bereiken, kun je gewoon niet anders. Tijdens mijn burn-out werd het me duidelijk dat een engagement met mijn medemens, van gelijke tot gelijke, een essentieel deel van mijn leven moest zijn. Het peer-to-peer verhaal was daar de logische uitkomst van.’

‘In The Varieties of Religious Experienceheeft Harvard-filosoof William James het over de ‘once born’ en de ‘twice born’. Er zijn mensen die geboren worden en onmiddellijk hun plaats vinden. Je hebt er ook die een strijd moeten leveren, een crisis doormaken. Als die erin slagen, zegt James, om later in hun leven erbovenop te komen, zijn dat de mensen die de wereld veranderen. Ik was als jongeman niet gelukkig. Vond mijn plaats niet, heb moeten worstelen om zingeving te creëren. En dan gebeurt er iets waardoor alles samenvalt en je weet: dit is mijn weg. Ik doe dit dus omdat ik het móét doen.’

Beschouwt u uzelf als een wereldverbeteraar?

(resoluut) ‘Ja.’

Ik vraag het omdat het een woord is dat mensen nauwelijks nog in de mond durven nemen.

‘Ja, maar dat is net het probleem. Dat heersende cynisme, in combinatie met het dominante neoliberale denken. Sommige politici proberen de mensen wijs te maken dat er geen andere opties zijn dan het beleid dat we nu voorgeschoteld krijgen. Dat is een verschrikkelijke onderdrukking van de mens en van het menselijke potentieel. Ik zeg het vaak: we moeten van TINA (There Is No Alternative, red.) naar TAPAS (There Are Plenty of Alternatives’, red.), want er zijn wel degelijk alternatieven.’

‘Momenteel zijn miljoenen mensen hun leven aan het veranderen. Ze accepteren steeds minder het dominante neoliberale economische denken en willen ethisch, duurzaam en solidair handelen. Uit een onderzoek in Finland is gebleken dat maar liefst 95 procent van de Finse designstudenten wil meewerken aan duurzaamheidsinitiatieven. Mensen zetten zich in voor hun wijk en voor natuurbehoud, organiseren repair cafés, zetten coworking spaces en FabLabs op, delen hun wagens en materiaal, en produceren alternatieve energie, geïnspireerd door de succesvolle burgercoöperatieven in Duitsland, waar 96 procent van de hernieuwbare energie wordt geproduceerd buiten de energiemaatschappijen om. Op die manier ontstaat er een tegenmacht die de bestaande macht uitdaagt, met solidariteit, duurzaamheid en gedeelde kennis als belangrijkste pijlers.’

Er is nog hoop?

‘Er is zeker hoop. En het is belangrijk om hoop te hebben. Niet omdat mensen die de wereld willen verbeteren, daar altijd volledig in slagen. Maar beeld je in dat je zelfs niet meer probeert. Dan boer je zeker achteruit.’
RTS - Radio Télévision Suisse
Interview 2012 avec Jean Ziegler, un homme vrai et sincère - A REVOIR !
Edited: 201512120054


Ziegler témoigne entre autre sur:
La faim dans le monde;
2,2 million d'enfants en Espagne ont faim;
L'argent de sang dans les banques suisses;
Le rôle du Crédit Suisse;
L'argent et les crimes de Mobutu au Congo;
L'argent criminelle placé en Suisse;
Son passage au Katanga (1962);
L'Egypte et l'argent de Mubarak (682 millions de FS);
L'argent du Yemen en Suisse;
Les crimes d'Assad ("l'incarnation du mal") en Syrie;
Le rôle du Conseil Fédéral en Suisse;
etcetera.

A propos du procès HSBC-Suisse (SwissLeaks): Hervé Falciani fut condamné par défaut à 5 ans de prison le 20151127.

"En Suisse on est passé de la négation à la répression (les procès) et puis à l'arrogance sans masque vis-à-vis la fraude fiscale et l'argent criminelle."
"La jungle avance en Europe."

Pour information, voici comment le système politique suisse fonctionne. On peut dire qu'il prend la forme de Directoire.
Le Conseil fédéral est l'organe exécutif de la Confédération suisse. Il est formé de sept membres, élus ou réélus — le même jour mais l'un après l'autre — pour un mandat de quatre ans renouvelable par l'Assemblée fédérale. Traditionnellement, un conseiller fédéral est réélu jusqu'à sa démission et les cas de non-réélection sont extrêmement rares (quatre entre 1848 et 2007).

Chacun des membres du Conseil est responsable de l'un des sept départements de l'administration fédérale mais le conseil lui-même fonctionne selon le principe de la collégialité. Le président de la Confédération est élu en son sein par l'Assemblée fédérale pour un an. Celui-ci est un primus inter pares avec un simple rôle de représentation. Son élection se fait traditionnellement par rotation (tournus) sur base de l'ancienneté entre les membres. (src: wiki, 20151212)
International New York Times
Thaise drukker censureert INYT
Edited: 201512021623
De Thaise drukker vond het raadzaam een artikel over de collectieve depressie en de rampzalige economische in Thailand weg te laten.
Sinds de staatsgreep van 22 mei 2014 leeft het koninkrijk Thailand onder een militaire dictatuur, o.l.v. generaal Prayut Chan-o-cha (°1954).

lees meer over de schending van mensenrechten en censuur op de site van HRW


Het reisadvies van het Belgische ministerie van buitenlandse zaken luidt als volgt: "Sinds de staatsgreep van 22 mei 2014 wordt Thailand de facto bestuurd door het leger. Op grond van artikel 44 van de interim grondwet beschikt de eerste minister over ruime bevoegdheden om de openbare orde te handhaven en de vrijheid van meningsuiting en vereniging te beperken. Kritiek geven op de staatsgreep, het koningshuis of de regering is strafbaar. Blijf weg van samenscholingen en leef steeds de instructies van de lokale autoriteiten na. Het risico op geweld blijft bestaan."
27 november 2015: Press Release of the Kurdistan National Congress: Stop Turkish Aggression!
Edited: 201511271624
Stop Turkish Aggression!
November 23, 2015

To The International Democratic Opinion: Stop Turkish Aggression!

While the International Coalition, democracies and many decent people around the world are preoccupied with ISIS´s terrorist activities far beyond Syria and Iraq, Turkey is deepening its war against the Kurdish people as never before. Turkey’s war against the indigenous people in the Middle East comprises prohibiting the mother-tongue, culture and music of these people. Displacements, confiscating properties, imprisonment, persecution and committing preplanned crimes are characteristics of Turkey’s outright war.

On July 23rd Turkey declared that it would become a part of the International Coalition against ISIS, but unfortunately Turkey’s overall support for ISIS has since been intensified rather than reduced. Instead of fighting ISIS, Turkey started to attack Kurdish guerrilla forces, the only forces which are fighting and have fought successfully against ISIS/DAESH.

Turkey has been fighting Kurds despite the Kurdish people’s wish for peace and a political solution. The PKK’s leadership has extended the hand of peace and reconciliation to the Turkish people, presented a road map and concrete models for political solutions and made the proposal for countries and organizations such as the US and EU to mediate. In addition, the HPG (Kurdistan People’s Protection Force) has announced and put into practice many unilateral ceasefires, but Turkey has so far refused to enter into a bilateral ceasefire.

Turkish aggresssion, which intensifies day by day, is not only through its support for ISIS.

Repeated suicide bombs against Kurdish peaceful demonstrators, even in Ankara, gunning down children, women and the elderly, destroying Kurdish cemeteries, burning Kurdish shops and homes and enforcing arbitrary curfews are among the Turkish atrocities. The Turkish special military forces [“police”] are everywhere in Kurdistan. These forces are supported by paramilitary gangs whose identities are unknown. They use tanks, armored vehicles, cannons and helicopters. Kurdish cities such as Diyarbakır, Cizre, Gever, Şırnak, Silopi, Hakkâri and Van are turned into war-zones. The city of Nuseiybin is under Turkish military siege now for the 10th day. Only in Nuseiybin at least 8 civilians have been killed.

At the same time Turkey is attacking Rojawa Kurds (Syrian Kurds), specifically in the areas of Gire Spi and East of the Euphrates river. Turkey wants to provoke a war with Kurds inside Syria too. Its aim is to find “security” excuses to go inside Rojawa (Syria´s territory) and occupy an buffer area.

Turkey is denying the existence of the Kurdish people and waging an extermination war through assimilation and barbaric oppressive policies and ignoring the Kurds’ cry for peace. The AKP government has a problem-focusing approach not a problem-solving perspective, and therefore it does not respond for calls for dialogue and negotiation.

The Kurdish people’s call for peace, democracy and justice must not go unheard. We call on everyone who believes in peace, stability, friendship, justice and democracy to support Kurds and make a stand against this brutal campaign waged to suppress Kurds into silence and surrender. We ask everyone to contribute to a peaceful solution.

Rebwar Rashed
Co-Chairman of the Kurdistan National Congress/ KNK
November 23nd, 2015
Express.uk
Russia tells tourists to GET OUT of Turkey as Moscow is accused of slander over ISIS oil
Edited: 201511270325
Marc De Vos, [Frank Vandenbroucke], [Anthony Atkinson]
Ongelijk maar fair - Itinera gaat de mist in
Edited: 201511231824
In dit boek zet professor Marc De Vos (directeur van denktank Itinera) vraagtekens bij de stellingen van Piketty. In een interview wordt al gauw duidelijk waar het werkelijk om gaat: de professor wil zichzelf profileren als diegene die 'anders' nadenkt, diegene die wil verhinderen dat de bevindingen van Piketty uitdraaien op een nieuwe ideologie, diegene die Piketty verwijt én economisch historicus, én politiek raadgever te willen zijn. 'Piketty heeft een verborgen agenda en de discussie is een hype', luidt het.
De Vos stelt de beschikbare statistiek in vraag en zou liever naar de evoluties binnen de gelaagdheid gaan kijken, trajecten van mensen binnen de arbeidsmarkt gaan onderzoeken. Enzovoort. In het Frans noemt men die tactiek 'brouiller les pistes'. Er zijn ook passages over genetisch determinisme, versterkt door contextuele variabelen.
Frank Vandenbroucke noemde in een gesprek voor Kanaal Z (20151119) het boek eenzijdig en herhaalt tweemaal 'het mankeert absoluut nuance'. FVDB poneert dat we - willen we armoede en ongelijkheid verminderen - aandacht moeten hebben voor onze kinderen. De Vos kon nauwelijks weerwerk bieden in de discussie, verloor de pedalen in zijn wirwar van nepargumenten en was zichtbaar blij dat de uitzending afliep. Itinera maakte een slechte beurt.
bekijk het gesprek hier
Commentaar LT:
Economen - het zijn ook maar mensen - hebben de neiging mekaar tegen te spreken, al was het maar om te kunnen surfen op de deining die hun succesvolle collega (Piketty) heeft veroorzaakt. We vrezen dat het boek van De Vos met die bedoeling in elkaar is geknutseld.
Het is wellicht waar dat ongelijkheid van alle tijden is. Het is ook waar dat succes mag worden beloond. Het wordt echter een andere zaak als de rijken, de vermogenden, de grootverdieners via allerlei truuks hun bijdragen aan het inkomen van de staat trachten te minimaliseren. We hebben het hier over de belastingconstructies die o.a. LuxLeaks uitbracht. De staat kan dan niet de nodige middelen verzamelen om bijvoorbeeld kinderen via onderwijs uit de kansarmoede te halen. De superrijken kunnen daarentegen via privé en voortgezet onderwijs hun kinderen bijkomende kansen bieden.
Die redenering missen we bij De Vos. Hij mist totaal de trein door niet te willen inzien dat belastingen een directe impact hebben op de uitkering van dividenden. Belastingen noemt hij iets dat komt NA de bruto-inkomensvorming, terwijl de logica zegt dat belastingen inherent geworden zijn aan de strategie van bedrijven, trusts en concerns. De externe fiscale consultants zijn belangrijker geworden dan de financiële directie van een concern. De herverdelende correctiemechanismen die de staat via belastingen wil laten plaatsvinden worden door de 'global players' ontvlucht en dus gesaboteerd. De staat kan op die manier nog slechts de miserie proberen te managen. De vermogensaccumulatie is in die context pure diefstal en een daad van incivisme.

Het werk van Marc De Vos werd verkozen tot LIBERALES BOEK van 2015; dat zegt in dit geval meer over de kwaliteit van de jury dan over die van het boek.


Omdat er belangrijker boeken zijn dan dat van De Vos geven we hier een lijstje met de boeken van Anthony Atkinson:
Atkinson, Anthony B.; Harrison, Allan J. (1978). Distribution of personal wealth in Britain. Cambridge New York: Cambridge University Press. ISBN 9780521217354.
Atkinson, Anthony B.; Stiglitz, Joseph E. (1980). Lectures on public economics. London New York: McGraw-Hill Book Co. ISBN 9780070841055.
Atkinson, Anthony B. (1983). The economics of inequality. Oxford Oxfordshire New York: Clarendon Press Oxford University Press. ISBN 9780198772088.
Atkinson, Anthony B. (1995). Incomes and the welfare state: essays on Britain and Europe. Cambridge New York: Cambridge University Press. ISBN 9780521557962.
Atkinson, Anthony B. (1996). Public economics in action: the basic income/flat tax proposal. Oxford New York: Oxford University Press. ISBN 9780198292166.
Atkinson, Anthony B. (1999). The economic consequences of rolling back the welfare state. Cambridge, Massachusetts: MIT Press. ISBN 9780262011716.
Atkinson, Anthony B.; Bourguignon, François (2000). Handbook of income distribution. Amsterdam New York: Elvesier. ISBN 9780444816313.
Atkinson, Anthony B; Stern, Nicholas H.; Glennerster, Howard (2000). Putting economics to work: volume in honour of Michio Morishima 22. London: London School of Economics and Political Science, and the STICERD – Suntory-Toyota International Centre for Economics and Related Disciplines. ISBN 9780753013991.
Atkinson, Anthony B. (2004). New sources of development finance. Oxford New York: Oxford University Press. ISBN 9780199278558.
Atkinson, Anthony B.; Piketty, Thomas (2007). Top incomes over the Twentieth Century: a contrast between Continental European and English-speaking countries. Oxford New York: Oxford University Press. ISBN 9780199286881.
Atkinson, Anthony B. (2008). The changing distribution of earnings in OECD countries. Oxford New York: Oxford University Press. ISBN 9780199532438.
Atkinson, Anthony B.; Piketty, Thomas (2010). Top incomes: a global perspective. Oxford New York: Oxford University Press. ISBN 9780199286898.
Atkinson, Anthony B. (2014). Public economics in an age of austerity. New York: Routledge. ISBN 9781138018150.
Atkinson, Anthony B. (2014). Inequality: What Can Be Done?. Harvard University Press. p. 384. ISBN 9780674504769.
wiki
Historique du Groupe Rossel - Le Soir
Edited: 201511111111
Historique
1887 : Pierre-Émile Rossel, avec trois amis, crée à Bruxelles un journal gratuit appelé "Le Soir".
1920 : « Rossel & fils » devient « Rossel & Cie ».
1921 : « L'Agence Rossel » (régie publicitaire) s'installe rue Royale à Bruxelles.
1957 : le siège social est installé 120 rue Royale à Bruxelles.
1966 : Rossel devient un groupe avec l'acquisition des titres de presse de «La Meuse» («La Meuse», «La Lanterne», «La Flandre libérale» et «Le Matin»).
1968 : acquisition des titres de presse de «La Gazette de Charleroi» («La Nouvelle Gazette» et «La Province»).
1970 : le groupe Rossel acquiert la marque «Vlan».
1983 : Robert Hersant entre au conseil d'administration du groupe.
1987 : Robert Hurbain succède à la présidence du groupe Rossel.
1987 : Socpresse (Robert Hersant, France) acquiert 40% du capital du groupe.
1987 : participation dans RTL Belgium (alors TVI SA) au travers d'Audiopresse.
1999 : constitution de la société Sud Presse SA (regroupant les titres La Meuse, La Capitale, La Nouvelle Gazette de Charleroi, et La Province).
2000 : Rossel met un premier pied dans « La Voix du Nord ».
2001 : Patrick Hurbain succède à Robert Urbain.
2003 : en Belgique, lancement du quotidien gratuit Metro en collaboration avec Concentra Media.
2004 : rachat avec De Persgroep de «l’Echo».
2004 : Sud Presse rachète Nord Eclair sur la Belgique.
2005 : prise de contrôle du groupe de presse «La Voix du Nord».
2005 : rachat avec De Persgroep de «De Tijd».
2005 : rachat des 40% du groupe détenus par la Souplesse.
2006 : Sudpresse lance l'hebdomadaire gratuit «7Dimanche ».
2006 : le groupe investit dans l’Internet en rachetant les sites de services www.netevents.be,www.ticketnet.be et www.cinenews.be.
2007 : Rossel déménage au 100 rue Royale à Bruxelles.
2007 : le groupe Vlan lance Fulai à Shanghai.
2007 : rachat du 1er site de rencontre en ligne belge www.rendez-vous.be et lancement d'un site consacré à l’automobile www.carchannel.be.
2008 : Rossel lance sa régie web interne.
2010 : le groupe Rossel acquiert Belgium-iPhone.
2011 : S²media rejoint le groupe Rossel.
2013 : acquisition des journaux français «l’Union», «l’Ardennais», «Est Eclair», «Libération Champagne», «l'Aisne Nouvelle» et de la radio «Champagne FM» auprès du groupe Hersant Media (GHM)4.
2014 : rachat de dix titres de presse à Lagardère Active, France, au sein du consortium 4B Media par Groupe Rossel et Reworld Media 5,6 : Psychologies magazine et Première reviennent à Rossel.
2015 : rachat de 50% de 20 Minutes, quotidien gratuit national français.
Pervenche BERES Députée européenne S&D, membre de la Commission spéciale TAXE , Karine BERGER Députée socialiste , Jean-Paul Fitoussi Economiste , Yann Galut Député socialiste , Pierre-Alain MUET Député socialiste , Thomas Piketty Economiste , Romano PRODI Ancien Premier ministre italien et ancien président de la Commission européenne , Sergio Cofferati Rapporteur du Parlement européen sur la directive droits des actionnaires , Emmanuel Maurel Député européen S&D, membre de la Commission spéciale TAXE , Gianni Pittella Président du Groupe S&D au Parlement européen
Lettre ouverte: Un an après LuxLeaks, rien n’a changé. L’Union européenne a besoin d’un nouveau départ pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.
Edited: 201511041427
Le 5 novembre 2014, un groupe de journalistes internationaux révélait que plus de 300 multinationales avaient conclu entre 2002 et 2010 des accords secrets - rescrits fiscaux -au Luxembourg dans le but de réduire drastiquement le montant de leurs impôts.

Le scandale LuxLeaks est né ce jour-là. L’ampleur de la tromperie a suscité l’indignation dans le monde entier. Des géants économiques qui réalisent des milliards d’euros de chiffre d’affaires sont parvenus à payer jusqu’à moins de 1 % d’impôts sur les bénéfices transférés au Grand-Duché alors que le petit commerçant ou le citoyen européen - qui n’a pas la chance de bénéficier de tels avantages - subissait de plein fouet cette concurrence déloyale.

Au sein de ce grand marché intérieur, les Etats membres de l’Union européenne pratiquent donc allègrement la concurrence fiscale. Leur imagination est débordante lorsqu’il s’agit d’offrir une variété d’avantages fiscaux pour attirer des entreprises. Ils augmentent ainsi artificiellement leurs revenus et siphonnent une partie des revenus fiscaux de leurs partenaires européens. De l’argent que ces pays auraient pu investir dans des services publics de qualité, des hôpitaux ou des écoles.

Un an s’est écoulé. Rien n’a vraiment changé à l’exception de quelques annonces. L’Europe déçoit. Elle déçoit ses citoyens et ses entreprises. Le 6 octobre, par exemple, les ministres européens des Finances avaient l’opportunité de tirer enfin les leçons du LuxLeaks. Las, leur accord sur l’échange automatique des rescrits fiscaux est bien en-deçà des ambitions de la proposition originale de la Commission européenne. La transparence sur ces accords secrets n’aura donc pas lieu.

Cette situation sape grandement la base fiscale des Etats membres et met à mal le projet européen. Le temps presse. Le marché intérieur ne peut fonctionner de manière efficace qu’en s’appuyant sur un système d’imposition des sociétés transparent et coordonné. Le statu quo n’est pas une option.

L’Union européenne doit s’assurer que les multinationales paient leurs impôts là où elles réalisent leurs profits. Nous demandons des réformes ambitieuses pour réduire la fraude fiscale, combler les trous dans la législation, sanctionner les paradis fiscaux et pour combattre la corruption et le blanchiment d’argent. Nous devons améliorer la transparence et la coopération transfrontière.

Dans ce contexte, nous appelons les Etats membres à soutenir la proposition de «reporting pays par pays» actuellement en discussion dans le cadre de la directive sur les droits des actionnaires. Il s’agit d’obliger les entreprises cotées en Bourse à rendre publiques des informations sur leurs activités et les impôts qu’elles paient dans tous les pays où elles sont actives. Cette mesure permettrait aux autorités fiscales, aux investisseurs, y compris aux citoyens, d’agir en cas de comportement inapproprié ou illicite. Les banques européennes sont aujourd’hui soumises à ces exigences de transparence. Elles n’ont pas entamé leur compétitivité comme l’ont démontré les recherches conduites par la Commission européenne.

Un an après le scandale LuxLeaks, les citoyens européens et les entreprises attendent des résultats concrets. Un accord sur le «reporting pays par pays» représenterait un pas en avant important dans la lutte contre l’évasion et l’évitement fiscaux. Il est grand temps de mettre en place un système fiscal plus juste et plus transparent en Europe. Il s’agit là d’une condition essentielle pour que l’Europe retrouve le chemin d’une croissance économique soutenue. Les enjeux ne sauraient être plus importants.
Boualem Sansal
Auteur de '2084' dans un interview avec Marianne: 'Le temps des Arabes est en toute vraisemblance historiquement fini. Depuis les indépendances, ils n'ont même pas su vivre sur la rente royale (pétrole, soleil, tourisme...) que la nature et l'histoire leur ont offerte en abondance.'
Edited: 201511041311

Marianne : Pensez-vous que les totalitarismes de demain seront de nature théocratique, à la différence de ceux du XXe siècle, le nazisme et le stalinisme, qui furent d'abord antireligieux ?
Boualem Sansal : De quoi demain sera-t-il fait ? Mon idée est faite : à moins d'une révolution puissante des idées et des techniques qui viendrait changer positivement le cours calamiteux des choses, nous nous dirigeons, hélas, très probablement vers des systèmes totalitaires religieux. L'islam radical est déjà pleinement engagé dans la réalisation de cette transformation. Il a redonné vie et force à l'islam, assoupi depuis des siècles, six au moins, et un formidable désir de puissance, de conquête et de revanche aux musulmans épuisés par ces longs siècles d'appauvrissement culturel, économique et politique, aggravé à partir du XIXe siècle par le rouleau compresseur de la colonisation puis par des décennies de dictature postindépendance stérilisante. Sa jeunesse, la détermination de ses stratèges, la foi inaltérable de ses fidèles, la fougue et le goût du sacrifice de ses militants, feront la différence face aux tenants de l'ordre actuel, à leur tour atteints d'atonie, voire de déclin. Installé, rodé et perfectionné, le système ressemblerait assez à celui que je décris dans 2084. Il est possible que les intégristes des autres confessions se fondent dans le mouvement islamiste pour former avec lui le nouveau peuple élu, car aucune des religions du Livre ne peut accepter de se voir péricliter et disparaître, toutes ont besoin d'un pouvoir fort capable de maintenir Dieu sur son trône divin et de protéger son clergé.

Il n'y a plus de totalitarisme politique à l'horizon, seulement des totalitarismes théocratiques. C'est la nouveauté - effrayante - de ce début de XXIe siècle. Croyez-vous à une dérive d'une défaite planétaire de la politique, de l'espoir politique, des Lumières, d'une dépolitisation généralisée ?
B.S. : Je pense qu'on peut parler d'une défaite globale, en tout cas d'un épuisement profond de la pensée et des systèmes politiques issus des Lumières qui ont structuré et animé le monde ces derniers siècles. Les peuples n'en peuvent tant ni plus longtemps de ce marasme qui les réduit à rien et tue en eux et autour d'eux l'espoir d'une vie meilleure, ils sont demandeurs d'un nouvel ordre, fort, exigeant, conquérant, qui remette de la foi et de l'enthousiasme dans la vie et dans le combat quotidien. Le XXIe siècle ne saurait être la continuité du XXe siècle, ou d'un XXe siècle amélioré, il sera en rupture radicale avec l'ancien qui ne produit plus rien, sinon du factice, du jetable, de l'avatar.

L'Abistan - l'utopie théocratique totalitaire que votre livre imagine - renvoie votre lecteur à l'Etat islamique, Daech. Avez-vous pensé à cette parenté en écrivant votre livre ?
B.S. : En partie seulement. Pendant la décennie sanglante que mon pays, l'Algérie, a connue avec les islamistes, et notamment les Groupes islamiques armés, les GIA de triste mémoire, je me suis assez rapidement convaincu que cette branche de l'évolution de l'islam n'avait pas d'avenir, et de fait les GIA n'ont pas vécu plus de quelques années, c'est une branche morte comme a pu l'être la branche de l'homme de Neandertal. La violence seule même magnifiée ne suffit pas, il faut bien d'autres choses pour construire ce califat planétaire dont Daech rêve comme un chien rêve d'un os. Il faut de l'intelligence et du savoir pour dessiner des perspectives longues et cette branche en est dépourvue. Je pensais plutôt à l'Iran, à la Turquie, des pays puissants, organisés, qui ont une histoire depuis longtemps et de manière continue entièrement déterminée par l'islam (sauf l'intermède d'Atatürk pour la Turquie), capables de développer des stratégies de long terme et de se doter des moyens, dont les armes, pour réaliser leurs objectifs. Je vois l'objection qu'on peut faire, mais je suis persuadé qu'ils sauront le moment venu dépasser la vieille rivalité sunnites-chiites et s'unir dans la construction d'un califat mondial capable de résister au temps et à ses ennemis potentiels.

Croyez-vous que l'Etat islamique puisse vaincre, c'est-à-dire forcer d'autres Etats à le reconnaître comme un partenaire politico-diplomatique, comme l'un des leurs ?
B.S. : Je ne le crois pas, il continuera cependant d'attirer massivement les jeunes desperados radicalisés à la va-vite et pressés de mourir en martyrs, par simple chiqué au fond, pour impressionner les copains. Cela, à court terme. A plus longue échéance, une vingtaine d'années, Daech disparaîtra, il étouffe déjà dans un territoire qui ira s'amenuisant sous le coup des bombardements occidentaux et des avancées des forces gouvernementales des pays environnants. La guerre a ses limites, et le temps en est une. Même la guerre de Cent Ans s'est achevée un jour. De plus, l'Etat islamique n'a pas les cadres, les penseurs et les théologiens capables de le hisser intellectuellement et spirituellement au niveau de son ambition de dominer le monde, comparables à ceux qui aux temps glorieux de l'islam ont su édifier un empire et l'administrer brillamment. La suite de l'histoire se pense déjà et s'écrira ailleurs, probablement en Iran, en Turquie, au Pakistan, en Afghanistan. Les printemps arabes et Daech ne sont pour eux qu'une opportunité pour tester la faisabilité du projet grandiose de rétablir l'islam dans sa totalité, qui les hante depuis toujours. Ils savent maintenant que l'appel au djihad peut mobiliser les musulmans où qu'ils soient dans le monde. Le monde arabe, émietté, dispersé et épuisé, est en régression rapide, il perd déjà son leadership historique sur la Nahda islamique mondiale, le fameux Eveil de l'islam. Intégré dans le plan d'ensemble, il sera au mieux un pourvoyeur de ressources, de bases militaires et de djihadistes. Le temps des Arabes est en toute vraisemblance historiquement fini. Depuis les indépendances, ils n'ont même pas su vivre sur la rente royale (pétrole, soleil, tourisme...) que la nature et l'histoire leur ont offerte en abondance.

Pensez-vous que les pays du Maghreb peuvent combattre l'influence que Daech essaie d'acquérir sur leurs populations ?
B.S. : L'influence de Daech au Maghreb est limitée. L'islamisme maghrébin reste centré sur des questions internes. Au Maroc, en Algérie, et en Tunisie dans une moindre mesure, les islamistes dominent culturellement la société, mais, politiquement, leur influence sur la marche du pays a diminué, les pouvoirs en place sont arrivés à leur barrer l'accès au pouvoir, que ce soit par les armes ou par le jeu politique institutionnel. Un équilibre a été trouvé, il est fragile, mais il semble convenir aux uns et aux autres, les pouvoirs, les islamistes, les peuples et les pays occidentaux qui observent le Maghreb. Les pouvoirs en place ne sont au fond pas mécontents de voir leurs djihadistes partir vers Daech, où l'espérance de vie des combattants est des plus réduites.
Passons à la France. L'Etat islamique se livre à la même tentative de séduction et de perversion d'une partie de la jeunesse française. Comment empêcher ce détournement de la jeunesse ?
​B.S. : Les jeunes qui sont séduits par le discours et le combat islamistes sont-ils vraiment dans la République ? Ils sont plutôt dans sa périphérie, dans cette zone grise où, faute d'une médiation intelligente, les valeurs de la République et des valeurs dévoyées venues d'ailleurs s'entrechoquent sans cesse, de plus en plus durement. Le fossé s'élargit et traverse toute la société française, affaiblie par des crises récurrentes et tiraillée par les identités diverses et plurielles qui la composent sans plus vraiment former une unité. Le pacte républicain est mis bien à mal. L'intégration a échoué, il faut le reconnaître et la repenser de fond en comble. Qu'est-ce que la France du XXIe siècle ? Telle est la question première.

La critique de l'islamisme, voire de l'islam, est évidente dans 2084. Mais l'Occident ne paraît plus en mesure de formuler une proposition pour le monde. N'êtes-vous pas aussi implicitement critique de cet Occident qui paraît gagné par le vide et, en particulier, par la réduction de la vie et de la politique à l'économie ?
B.S. : Avec les Lumières, l'Occident a suscité d'immenses espoirs dans le reste du monde et, mieux que cela, il a réussi à l'entraîner dans la dynamique de transformation qu'il a mise en branle chez lui. Faute de moyens, de sincérité, de coordination, et faute d'approfondissement et d'actualisation des idées, la dynamique a tourné court ; sont alors apparus des résistances, des conflits, des ruptures et des contre-projets qui ont donné lieu à des retours catastrophiques aux ordres anciens. L'échec est patent, il est celui de l'Occident et celui du monde. D'où viendraient, alors, les Lumières de demain ? Sans doute pas de la Chine ou de l'Inde, les puissances économiques dominantes en devenir. Ces empires me paraissent condamnés par avance, tant le vide semble les habiter et tant grande est leur méconnaissance des expériences intellectuelles vécues ailleurs, en Europe, en Amérique, dans le monde arabo-musulman. Ils seront au mieux les agents efficaces d'un capitalisme sans âme, informatisé de bout en bout, et les consommateurs d'un marché insatiable.

Vous placez en exergue un propos dans lequel vous dites que les religions poussent à haïr les hommes. Il est vrai que dans l'Abistan, dans les fanatismes religieux de toutes sortes, mais faut-il généraliser ? Vous proposez une très forte et très belle distinction entre la croyance et la foi. Aide-t-elle à comprendre ce propos ?
B.S. : Dans toutes les religions, y compris les plus tolérantes, existe la tentation totalitaire. A la moindre difficulté, elle affleure. C'est cela qui est dénoncé dans l'exergue. Le fait de généraliser participe de la pédagogie, c'est dire aux tolérants : tâchez de ne pas tomber dans le vertige du fanatisme, restez dans la foi, elle est individuelle, silencieuse et humble, ne laissez pas la croyance des foules et ses mots d'ordre brutaux la dominer, il en sortira du mal, on fera de vous des militants aveugles, des extrémistes peut-être.

Que pensez-vous de l'interprétation de Houellebecq de votre livre comme prophétie politologique ?
B.S. : Nos livres sont, de mon point de vue, fondamentalement différents. Il est dans la politique, je suis dans une approche darwiniste, si je puis dire ; je regarde l'évolution d'un monde compulsif et mystérieux et je tente de voir ce qu'il va devenir et ce qui va en sortir. C'est l'élément religieux au cœur de nos réflexions qui a pu lui donner à penser que nous écrivons le même scénario, lui sur le moyen terme et moi sur le long terme.

Souhaitez-vous nous dire quelque chose sur ce qu'on appelle, d'une expression aussi curieuse qu'inappropriée, «la crise des migrants» ?
B.S. : Elle comporte selon moi trois aspects. L'un, humanitaire : il s'agit de venir en aide aux réfugiés, ce sont des sinistrés, il faut le faire sans hésitation, ni calcul, et dans toute la mesure de ses moyens. Les réfugiés sont appelés à retourner chez eux dans un terme qu'eux-mêmes espèrent le plus court possible. Le deuxième aspect est politique : les guerres en cours en Syrie, en Irak, en Afghanistan, au Nigeria, au Mali, en Libye, etc., ont pour ambition de reconfigurer le monde. Ici on dit : «Nous ne voulons pas de chrétiens chez nous» ; là on dit : «Les mauvais musulmans doivent disparaître» ; et là encore : «Telle ethnie doit déguerpir»... Ces mouvements de population sont des déportations, ils menacent l'ordre mondial, il faut les empêcher. Le troisième aspect est sécuritaire : il est source d'appréhensions et de fantasmes, ce qui rend son approche délicate. Il revient aux services de sécurité de veiller à empêcher les infiltrations de terroristes habillés en réfugiés. Les gouvernements européens qui sont les plus sollicités par les réfugiés doivent en débattre franchement et adopter des réponses franches, ce qui n'est pas le cas à cette heure.
TESSENS Lucas
Katanga-model: the evaporating public sector - de minimale staat
Edited: 201510310005

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Katanga model: de minimale staat
Begin 2014 ontwikkelde het Media Expert Research System bovenstaand analyse-model om een inzicht te krijgen in de evoluties op nationaal, Europees en geopolitiek vlak. Het werd de laatste maanden verfijnd en bijgesteld.
In het schema zijn er drie zones:
A. de wegkwijnende zone van de overheidsdiensten en -bedrijven van de natiestaat (links bovenaan);
B. de beperkte zone van de private sector van een natiestaat (links onderaan);
C. de zone van de zogenaamde 'global players', de multinationals en de supra-nationale conglomeraten (rechts op het speelveld).
Het schema tracht duidelijk te maken dat de private sector zoveel mogelijk winstgevende activiteiten van de staat overneemt. Dit is de privatiseringsgolf die we in Europa vanaf de jaren 90 kennen. De private sector oefent een 'push' uit op de publieke sector en bedient zich daarbij van politieke partijen en lobbying.
Tegelijkertijd is er de 'push' van de 'global players' om de nationale private sector via overnames in handen te krijgen.
De logica zegt dat bij een verzwakking van de natiestaat deze geneigd/verplicht zal zijn om de nog resterende activa ten gelde te maken om de begroting te doen kloppen. Die verzwakking gebeurt op twee manieren:
ten eerste doordat de 'global players' haast geen belastingen afdragen aan de natiestaten (cfr. LuxLeaks);
ten tweede door de sociale verplichtingen en de niet-productieve lasten van de staten zodanig te verzwaren dat privatiseringen noodzaak worden, ook als de overheidsbedrijven winstgevend zijn en voor de financiering van de staat kunnen zorgen.
Wat dit laatste betreft dient de vluchtelingenstroom uit het Midden-Oosten de belangen van de 'global players'. De opvang van vluchtelingen zal immers een gat slaan in de begrotingen van de natiestaten.
De sleutelsectoren van de staten (energie en nutsbedrijven, geld, kredieten, media, ...) zitten nu in de zone van de 'global players'.
In deze neo-liberale beweging moet de band met de oorspronkelijke eigenaar doorgeknipt worden. Een voorbeeld daarvan is de naamswijziging van het landgebonden BELgacom in het neutrale Proximus.

De laatste jaren stellen we nog een ander fenomeen vast: de staat reorganiseert de overheidsbedrijven op kosten van de collectiviteit om ze dan 'rijp' en winstgevend te privatiseren. Drie voorbeelden: opnieuw Proximus, BPost en Belfius.

Waarom we dit het Katanga-model noemen? Omdat ten tijde van de afscheiding van Katanga van Congo nog slechts drie factoren van tel waren: een marionnet als president, een dominante Union Minière en een repressieve gendarme-macht.


NY Post
Doctor Mukwege in Congo: The Man Who Mends Women
Edited: 201510290036







The Democratic Republic of Congo (DRC) last month banned the film The Man Who Mends Women, a shocking exploration of the brutality inflicted by the nation’s military and rebel militias alike, directed by Belgian Thierry Michel and Colette Braeckman.

The government said it showed “a clear intent to harm and sully the image” of the army, but last week, after more than a month of pressure from the United Nations and human rights groups, it backed down and the two-hour film was aired on national TV.

The documentary explores the work of Dr Mukwege.

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NEURINK Judit
De vrouwen van het kalifaat · Slavinnen, moeders en jihadbruiden
Edited: 201510271100
Dit boek verschijnt bij uitgeverij Jurgen Maas, telt 140 pagina's en kost 18,95 euro.
Een samenvatting:
Honderden yezidi-vrouwen leven als seksslavinnen in eigendom van de radicale moslimgroepering ISIS. Jonge vrouwen uit het Westen worden geworven als toekomstige moeders van een nieuwe generatie strijders. Een klein aantal is getraind voor een speciaal politiekorps dat vooral vrouwen moet controleren op het naleven van de regels – maar meedoen aan de strijd mogen ze niet.
Wat is het lot van de yezidi-vrouwen die ISIS in augustus 2014 roofde? Wat voor invloed hebben vrouwen binnen ISIS? Hoe kijken ze aan tegen de rol van de man en het feit dat hij zal gaan sneuvelen – hen alleen achterlatend met de kinderen? Is er liefde binnen ISIS? Zijn er vriendschappen onder vrouwen? Neurink sprak met tientallen aan ISIS ontsnapte yezidi-vrouwen, belde met vrouwen in de bezette stad Mosoel, analyseerde propagandamateriaal van ISIS, verrichtte literatuuronderzoek en volgde de wereldpers over het onderwerp op de voet. Ze werd geraakt door de zwarte werkelijkheid in het kalifaat: hoe yezidi-vrouwen als dieren worden behandeld en hoe de vrouwen binnen ISIS/DAESH in bruutheid niet onderdoen voor mannen. En ook door het feit dat velen die werkelijkheid ontkennen of accepteren om in het kalifaat te kunnen overleven.

Judit Neurink (Goor, 1957) woont in Erbil, het Koerdische gedeelte van Irak. Sinds 2008 werkt ze in dit deel van het Midden-Oosten als correspondent van Trouw. Ook zette ze daar het mediacentrum IMCK op, gesteund door de Nederlandse organisatie Free Press Unlimited. Ze verzorgde trainingen voor Koerdische en Iraakse (Arabischtalige) journalisten om zo de kwaliteit van pers en democratie te verbeteren. Naast journalist is Neurink ook auteur. Over de laatste Joden in Irak schreef Neurink 'De Joodse bruid', over haar leven in Irak 'Mijn Iraakse familie' (2011), over families in Bagdad 'De bange stad' (2009) en over de Iraanse radicale groepering Moedjahedien Khalq 'Misleide martelaren' (2005).
News
Nobelprijs Economie 2015 voor Angus Deaton (°1945)
Edited: 201510131021
De laureaat is een specialist in armoede en ongelijkheid. Zijn laatste publicatie is die van 2013: The Great Escape: Health, Wealth, and the Origins of Inequality. Princeton: Princeton University Press.
Het thema ligt dicht bij de onderwerpen waarmee Piketty de wereldpers domineert. De gezichtshoek is echter fundamenteel anders. Deaton's analyses zijn veel meer beschrijvend, daar waar Piketty de polemiek niet uit de weg gaat.
La République Française
Charte de la laïcité à l’école.
Edited: 201510090957
La Nation confie à l’école la mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République. La République est laïque. L’école est laïque.
1) La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi, sur l’ensemble de son territoire, de tous les citoyens. Elle respecte toutes les croyances.
2) La République laïque organise la séparation des religions et de l’État. L’État est neutre à l’égard des convictions religieuses ou spirituelles. Il n’y a pas de religion d’État.
3) La laïcité garantit la liberté de conscience à tous. Chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Elle permet la libre expression de ses convictions, dans le respect de celles d’autrui et dans les limites de l’ordre public.
4) La laïcité permet l’exercice de la citoyenneté, en conciliant la liberté de chacun avec l’égalité et la fraternité de tous dans le souci de l’intérêt général.
5) La République assure dans les établissements scolaires le respect de chacun de ces principes.
6) La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions pour forger leur personnalité, exercer leur libre arbitre et faire l’apprentissage de la citoyenneté. Elle les protège de tout prosélytisme et de toute pression qui les empêcheraient de faire leurs propres choix.
7) La laïcité assure aux élèves l’accès à une culture commune et partagée.
8) La laïcité permet l’exercice de la liberté d’expression des élèves dans la limite du bon fonctionnement de l’École comme du respect des valeurs républicaines et du pluralisme des convictions.
9) La laïcité implique le rejet de toutes les violences et de toutes les discriminations, garantit l’égalité entre les filles et les garçons et repose sur une culture du respect et de la compréhension de l’autre.
10) Il appartient à tous les personnels de transmettre aux élèves le sens et la valeur de la laïcité, ainsi que des autres principes fondamentaux de la République. Ils veillent à leur application dans le cadre scolaire. Il leur revient de porter la présente charte à la connaissance des parents d’élèves.
11) Les personnels ont le devoir de stricte neutralité : ils ne doivent pas manifester leurs convictions politiques ou religieuses dans l’exercice de leurs fonctions.
12) Les enseignements sont laïques. Afin de garantir aux élèves l’ouverture la plus objective possible à la diversité des visions du monde ainsi qu’à l’étendue et à la précision des savoirs, aucun sujet n’est a priori exclu du questionnement scientifique et pédagogique. Aucun élève ne peut invoquer une conviction religieuse ou politique pour contester à un enseignant le droit de traiter une question au programme.
13) Nul ne peut se prévaloir de son appartenance religieuse pour refuser de se conformer aux règles applicables dans l’École de la République.
14) Dans les établissements scolaires publics, les règles de vie des différents espaces, précisées dans le règlement intérieur, sont respectueuses de la laïcité. Le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse est interdit.
15) Par leurs réflexions et leurs activités, les élèves contribuent à faire vivre la laïcité au sein de leur établissement.
OESO - OECD - Press Release
OECD presents outputs of OECD/G20 BEPS Project for discussion at G20 Finance Ministers meeting - Reforms to the international tax system for curbing avoidance by multinational enterprises
Edited: 201510070027
05/10/2015 - The OECD presented today the final package of measures for a comprehensive, coherent and co-ordinated reform of the international tax rules to be discussed by G20 Finance Ministers at their meeting on 8 October, in Lima, Peru. The OECD/G20 Base Erosion and Profit Shifting (BEPS) Project provides governments with solutions for closing the gaps in existing international rules that allow corporate profits to « disappear » or be artificially shifted to low/no tax environments, where little or no economic activity takes place.

Revenue losses from BEPS are conservatively estimated at USD 100-240 billion annually, or anywhere from 4-10% of global corporate income tax (CIT) revenues. Given developing countries’ greater reliance on CIT revenues as a percentage of tax revenue, the impact of BEPS on these countries is particularly significant.

“Base erosion and profit shifting affects all countries, not only economically, but also as a matter of trust,” said OECD Secretary-General Angel Gurría. “BEPS is depriving countries of precious resources to jump-start growth, tackle the effects of the global economic crisis and create more and better opportunities for all. But beyond this, BEPS has been also eroding the trust of citizens in the fairness of tax systems worldwide. The measures we are presenting today represent the most fundamental changes to international tax rules in almost a century: they will put an end to double non-taxation, facilitate a better alignment of taxation with economic activity and value creation, and when fully implemented, these measures will render BEPS-inspired tax planning structures ineffective,” Mr Gurría said.

Undertaken at the request of the G20 Leaders, the work to address BEPS is based on the 2013 G20/OECD BEPS Action Plan, which identified 15 actions to put an end to international tax avoidance. The plan was structured around three fundamental pillars: introducing coherence in the domestic rules that affect cross-border activities; reinforcing substance requirements in the existing international standards, to ensure alignment of taxation with the location of economic activity and value creation; and improving transparency, as well as certainty for businesses and governments.

The OECD will present the BEPS measures to G20 Finance Ministers during the meeting hosted by Turkey’s Deputy Prime Minister Cevdet Yilmaz on 8 October, in Lima, Peru.

Following delivery of the BEPS measures to G20 Leaders during their annual summit on 15-16 November in Antalya, Turkey, the focus will shift to designing and putting in place an inclusive framework for monitoring BEPS and supporting implementation of the measures, with all interested countries and jurisdictions invited to participate on an equal footing.

The final package of BEPS measures includes new minimum standards on: country-by-country reporting, which for the first time will give tax administrations a global picture of the operations of multinational enterprises; treaty shopping, to put an end to the use of conduit companies to channel investments; curbing harmful tax practices, in particular in the area of intellectual property and through automatic exchange of tax rulings; and effective mutual agreement procedures, to ensure that the fight against double non-taxation does not result in double taxation.

The BEPS package also revises the guidance on the application of transfer pricing rules to prevent taxpayers from using so-called “cash box” entities to shelter profits in low or no-tax jurisdictions, and redefines the key concept of Permanent Establishment, to curb arrangements which avoid the creation of a taxable presence in a country by reliance on an outdated definition.

The BEPS package offers governments a series of new measures to be implemented through domestic law changes, including strengthened rules on Controlled Foreign Corporations, a common approach to limiting base erosion through interest deductibility and new rules to prevent hybrid mismatch arrangements from making profits disappear for tax purposes through the use of complex financial instruments.

Nearly 90 countries are working together on the development of a multilateral instrument capable of incorporating the tax treaty-related BEPS measures into the existing network of bilateral treaties. The instrument will be open for signature by all interested countries in 2016.

The BEPS measures were agreed after a transparent and intensive two-year consultation process between OECD, G20 and developing countries and stakeholders from business, labour, academia and civil society organisations.

“Everyone has a stake in reversing base erosion and profit shifting,” Mr Gurria said. “The BEPS Project has shown that all stakeholders can come together to bring about change. Swift implementation by governments will ensure a more certain and more sustainable international tax environment for the benefit of all, not just a few.”
News
Jongeren en maatschappij stevenen af op mega-probleem: alcoholisme.
Edited: 201510051024
We moeten maar eens op zoek gaan naar de psycho-sociale oorzaken van overmatig alcoholgebruik bij jongeren. Alcohol is een sluipend gif en de dramatische gevolgen laten zich pas voelen na 5 tot 10 jaar. Tegen die tijd zijn ook de partners en de kinderen meegezogen in de verslaving.
Alcohol wordt na een tijd beschouwd als snelwerkend medicijn om problemen niet meer te zien, om te ontkennen dat ze er zijn. Tot de volgende morgen.
Over de gevolgen van coctails - alcohol + canabis + cocaïne + slaapmiddelen + antidepressiva + xtc - is nog te weinig bekend maar het lijkt mij een evidentie dat de negatieve gevolgen exponentieel groeien naarmate er meer drugs worden gecombineerd.
Vergeten we niet dat alcohol (vuurwater) in de geschiedenis hele volkeren afhankelijk heeft gemaakt. Verslaving staat voor 'slaaf worden van'. Geen fraai perspectief.
Alcohol wordt ten onrechte beschouwd als een softdrug. Vanaf bepaalde dosissen (en die verschillen van persoon tot persoon) gedraagt alcohol zich in ons als harddrug en neemt de afhankelijkheid snel toe. Een alarmpeil wordt bereikt als er gedronken wordt voor het beëindigen van de dagtaak en als het drinken stiekem en alleen gebeurt.
Liesbet Waegemans
Express Yourself
Edited: 201510021027
Arnold Böcklin (1827-1901)
Vestal (1874)
Edited: 201509170114
Böcklin sur le symbolisme: 'Un tableau doit raconter quelque chose, donner à penser au spectateur comme une poésie et lui laisser une impression comme un morceau de musique.'

LT
Rober Boulin assassiné le 29 octobre 1979: Crime d'état
Edited: 201508130233
“Robert Boulin en savait long sur les circuits financiers opaques de notre République”


La démonstration est implacable, la conclusion sans appel : pour Pierre Aknine, réalisateur du téléfilm-choc Crime d'Etat, (diffusé sur France 3 ce mardi 29 janvier 2013) Robert Boulin, ministre du Travail et de la Participation sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing a été assassiné pour des raisons politiques. Balayée, la thèse du suicide : le résistant et gaulliste de la première heure, dont le corps a été retrouvé dans un étang de la forêt de Rambouillet le 30 octobre 1979 a été éliminé parce qu'il en savait trop sur les dossiers sulfureux de la Ve République...
Quelle réalité derrière cette fiction passionnante aux allures de film noir ? Pour nous éclairer, Benoît Collombat, journaliste à France Inter et auteur d'Un homme à abattre : contre-enquête sur la mort de Robert Boulin, a accepté de décrypter deux scènes-clé du film, en retissant les liens entre la fiction et la réalité plus que troublante exhumée au fil de ses recherches au long cours.

« Avant sa mort, Robert Boulin avait bien conscience que son propre camp politique, le RPR, tentait de le déstabiliser politiquement en instrumentalisant dans la presse une affaire “bidon” de terrain à Ramatuelle. L’ancien résistant gaulliste savait aussi qu’il avait en face de lui des adversaires dangereux, prêts à utiliser des hommes de main du SAC, le service d’ordre du parti gaulliste, alors en pleine dérive sanglante. Robert Boulin était menacé physiquement.
Pour répliquer, il disposait de dossiers susceptibles de faire taire ses adversaires. Ce recordman du nombre d’années passées dans les ministères de la République (quinze ans) en savait long sur les circuits financiers opaques de notre République.
Secrétaire d’Etat au budget lors de la création en 1965 de l’ERAP (Entreprise de recherches et d’activités pétrolières) puis d’Elf, ministre délégué à l’Economie et aux Finances de 1977 à 1978, Robert Boulin avait connaissance du montant des commissions (légales) dont il autorisait les versements lors de la passation de contrats liés aux affaires pétrolières et africaines. Mais il connaissait aussi l’envers du décor, l’“argent noir” de la Françafrique et les turpitudes de sa propre famille politique : Elf, le Gabon et les réseaux Foccart au service du RPR de Jacques Chirac, à la fin des années 1970. Des mallettes de billets transitent entre Paris et Libreville. Les fonctionnaires des douanes qui connaissent l’intégrité de Boulin font remonter les informations dont ils disposent.
Au cœur du dispositif se trouve une tirelire : la FIBA, la banque d’Elf et du régime gabonais. Or, le conseiller pour la presse de Robert Boulin, Patrice Blank (qui a joué un rôle extrêmement trouble la nuit de la disparition en se rendant au domicile du ministre) était justement membre du conseil d’administration de la FIBA. Autrement dit, un relais important des intérêts qu’entendait dénoncer Boulin se trouvait dans son entourage très proche.
Le corps de Robert Boulin a été retrouvé à proximité de la maison du “monsieur Afrique” de Giscard, René Journiac, comme si Boulin avait voulu “négocier” avec cet ancien bras droit de Jacques Foccart. René Journiac trouvera la mort quelques mois plus tard, en février 1980, dans un accident d’avion suspect en Afrique. L’avion utilisé par Journiac avait été prêté par Omar Bongo…
Aujourd’hui, des témoins sortent de leur silence et confirment la conclusion de mes investigations.
Par exemple, l’ancien assistant parlementaire du suppléant de Boulin, à l’époque, explique qu’avant que les archives de Boulin ne soient toutes détruites par le SAC, il a pu lire une partie de ces documents : Boulin parlait de répliquer en évoquant Elf-Gabon. La fille d’Alexandre Sanguinetti (co-fondateur du SAC) raconte que son père lui a tout de suite dit qu’il s’agissait d’un assassinat et que Boulin voulait contre-attaquer en menaçant d’évoquer le financement occulte des partis. L’ancien “monsieur Afrique” du RPR, Jean-François Probst, estime, lui aussi, que Boulin a été assassiné et fait le lien avec le Gabon.
Avant sa mort en 2005, un homme du sérail m’avait éclairé sur le sujet. L’ancien proche de Foccart et du mercenaire Bob Dénard, Maurice Robert, (ex-responsable du service Afrique des services secrets, espion chez Elf puis ambassadeur de France au Gabon), a clairement parlé devant moi de “crime” en parlant de l’affaire Boulin. Il était bien placé pour le savoir. »

« Dès la découverte du corps, de nombreux témoins expliquent que Boulin avait plus une tête de boxeur qu’une tête de noyé. Le visage est traumatisé, avec du sang sous le nez (or un noyé ne saigne pas du nez), le bras droit est recroquevillé avec une entaille au poignet visible sur certains clichés de l’identité judiciaire.
Les gendarmes sont les premiers à se rendre sur place, à l’étang Rompu. Le colonel de gendarmerie Jean Pépin pense immédiatement qu’il est impossible que Robert Boulin ait pu arriver seul dans cet étang. Un élément médico-légal va d’ailleurs le prouver : le corps du ministre a été retrouvé “dans la position du musulman qui prie”, la tête face au sol de l’étang. Logiquement, les lividités cadavériques, c'est-à-dire les marbrures qui se fixent sur les parties basses du corps après la mort, auraient dû se trouver sur le ventre et les jambes de Boulin. Or, elles se dont fixées sur le dos ! Cela signifie, de manière certaine, que le corps de Boulin a bien été transporté dans l’étang, après sa mort.
Un “bristol d’adieu” grandiloquent avec deux encres différentes est retrouvé dans la voiture du ministre, mais il est truffé d’incohérences, comme les lettres posthumes attribuées à Boulin. Il y a des mégots de cigarette, alors que Boulin ne fumait que des cigares. Les gendarmes n’ont pas le temps d’en savoir plus. L’affaire leur est immédiatement retirée au profit des policiers du SRPJ de Versailles par un personnage trouble : le Procureur général de la Cour d’appel de Versailles, Louis-Bruno Chalret.
Cet homme était, à l’époque une “barbouze judiciaire” au service des réseaux Foccart et du SAC. Il avait déjà fait libérer des truands sur ordre, comme le prouve des écoutes téléphoniques.
Au cours de mes investigations, j’ai établi que ce Procureur très spécial a été prévenu de la découverte du corps de Robert Boulin plus de six heures avant la découverte officielle, à 8 heures 40 du matin. Certains services de l’Etat ont également été prévenus dans la nuit. Le Procureur Chalret s’est immédiatement rendu sur place avec une équipe d’hommes “sûrs”, sans doute pour “arranger” la version officielle du suicide.
L’autopsie du corps est sabotée : il n’y a pas d’examen du crâne, sur ordre du Procureur. Officiellement, pour ne pas “charcuter” le corps à la demande de la famille Boulin qui n’avait pourtant rien demandée. Le corps est ensuite embaumé illégalement. Quant aux prélèvements d’organes du ministre, qui auraient pu faire l’objet de contre-expertises, ils sont tous détruits dans des conditions rocambolesques dans les années 1980.
En 1983, une deuxième autopsie démontre pourtant l’existence de fractures importantes (“traumatisme appuyé du massif facial”) du vivant de Robert Boulin. L’assistant de ces légistes m’explique qu’il avait alors constaté un hématome derrière le crâne du ministre, consécutif à un objet contondant, et une coupure au poignet droit correspondant, selon lui, à un lien.
Ce témoin, comme beaucoup d’autres, attend toujours d’être entendu par un juge d’instruction, indépendant du pouvoir politique. Mais il faudrait pour cela que la justice accepte, enfin, de rouvrir le dossier Boulin. Il est encore temps, puisque l’affaire ne sera prescrite qu’en 2017. »
(1) Publié chez Fayard en 2007


Kurdpress News Agency - KNA
Arab league condemns Turkey operations against PKK
Edited: 201508060901
All members of the Arab League but Qatar have condemned Turkey's operations against the Kurdistan Workers' Party (PKK) in northern Iraq.
Nabil al-Araby, secretary-general of the Arab League, an organization of Arab country members in and around North Africa, the Horn of Africa and Arabia, condemned the military operations.
The Turkish Armed Forces (TSK) started bombing PKK targets in northern Iraq since July 22, when some 22 people were killed in a suicide attack by the Islamic State (IS) in Suruc, a city in southeastern province of Sirnak. The PKK blamed Turkey government for allowing the IS to kill dozens of people, Zaman daily reported.
The TSK has since been bombing PKK depots in the Qandil Mountains. Ankara has also arrested hundreds of alleged PKK alleged sympathizers across Turkey.
Araby called on Turkey and Iraq to increase cooperation in order to preserve peace in both countries in a press statement according to a report by the Kuwait News Agency (KUNA).
Only Qatar expressed its reservations about the condemnation.
News Code: 11040 | Date: 2015/08/06 | Time: 8 : 39
KIESLING John Brady
Greek Urban Warriors: Resistance & Terrorism, 1967–2014
Edited: 201507131448
A new study on resistance and terror groups in Greece from 1967 to 1974 will be launched at noon on Wednesday 3 December at Ianos bookstore (24 Stadiou) in Athens.

Published by Lycabettus Press, Greek Urban Warriors: Resistance & Terrorism, 1967–2014 is the work of eight years of research by Athens resident and former US diplomat Brady Kiesling, who in 2003 resigned from his position as chief of the political section of the US embassy in Athens in protest at Iraq invasion.

While its focus is on Revolutionary Organisation November 17 (17N), the deadliest armed group in Greece in the period that killed 23 people before being dismantled in 2002, the book also looks at the myriad of other groups active in the country over the last four decades.
Le «Mutus Liber», ouvrage de 1677, bénéficie d’une réimpression à l’ancienne, par les Editions À l'Envers.
Edited: 201506250240
Le «Mutus Liber», aux Editions À l’envers, 1200 francs. Coffret limité à 120 exemplaires numérotés. www. editions-alenvers.ch

MARCHAL Jules (1924-2003)
Interview
Edited: 201506211131
Jules Marchal est né en 1924 en Belgique, et est décédé le 21 juin 2003 à Hoepertingen. Docteur ès philosophie et lettres de l’Université Catholique de Louvain, il a été fonctionnaire territorial au Congo belge de 1948 à 1960, conseiller technique au Congo-Zaïre de 1960 à 1967 et enfin diplomate jusqu’en 1989. Ses travaux de recherche, entrepris depuis 1975, ainsi que ses nombreuses publications, concernent la période de l’histoire de la colonisation belge du Congo.

PC: Cela fait 25 ans que vous avez débuté vos recherches concernant l’Histoire de la colonisation du Congo. Qu’est-ce qui vous pousse à continuer ?

JM: "Je continue parce qu’il reste beaucoup à révéler sur la période totalement inconnue de 1910 à 1945 dont les archives ont été rarement explorées".

PC: D’où provient la majeure partie de vos sources ?

JM: "De l’ancien Ministère des Colonies à Bruxelles".

PC: Ces sources sont-elles irréfutables, autrement dit, peut-on historiquement les mettre en doute?

JM: "Elles sont irréfutables parce qu’il s’agit des correspondances entre le Ministère des Colonies et son administration en Afrique".

PC: Avez-vous des détracteurs ? Si oui, qui sont-ils?

JM: "Comme détracteurs, je n’ai que les associations des anciens coloniaux créées à une époque lointaine pour défendre l’honneur de Léopold II et de la colonisation belge".

PC: Est-ce que des Belges vous contactent pour avoir des informations à ce propos? Des Congolais? Si non, pourquoi à votre avis?

JM: "Des Belges me téléphonent au sujet de mes livres, les Congolais vivant en Belgique, rarement. Je n’ai pas de contacts avec les Congolais d’Afrique. Je comprends le peu d’intérêt marqué par les Congolais vivant en Belgique, occupés par les problèmes des nécessités de la vie. Sans le moindre privilège par rapport aux autres étrangers, vivant souvent des allocations payées par la Belgique, cherchant un emploi, essayant d’obtenir la nationalité belge, ils se trouvent dans une situation inconfortable pour clamer les méfaits passés des belges au Congo".

PC: Comment jugez-vous le livre d’A.Hochschild Les fantômes du roi Léopold II ?

JM: "Un chef-d’oeuvre, sans une seule erreur quant aux faits historiques relatés"

PC: Vous avez vécu et travaillé pendant 19 ans au Congo (et au Zaïre) dont 12 ans pendant la colonisation. Vous parlez d’un grand nombre d’exactions sur les Congolais dans vos livres. Avez-vous été le témoin de telles exactions? Si oui, quels étaient vos sentiments à cet égard (le régime de la chicotte p.ex.) ?

JM: "J’ai vécu certaines exactions sous une forme adoucie: la culture obligatoire du coton (mal payé), l’établissement de paysannats pour le coton (agriculture planifiée), l’entretien de routes et la construction de gîtes d’étape sans paiement adéquat, l’usage de la chicotte (8 coups par séance à mon arrivée en 1948, ramenés à 4 coups quelque 3 ans plus tard). En tant qu’administrateur territorial, je n’avais aucun sentiment à avoir à l’égard de ces matières, dont l’exécution ou l’application m’incombait. Je me rends compte actuellement que le prestige du service territorial, dont moi et mes collègues étions si fiers a l’époque, reposait principalement sur la peur pour la chicotte que l’administrateur pouvait faire infliger à l’Africain, en le condamnant à la prison où son usage était réglementaire."

PC: Le Journal Le Soir des 24 et 25 juin 2000 a présenté un dossier sur le Congo. Il parle de belgitude, des amours passées entre la Belgique et le Congo. Comment qualifiez-vous ces propos?

JM: "Ces propos sont ridicules, tenus par des gens qui ne connaissent rien de l’Histoire du Congo. Mais ces gens sont souvent de bonne foi, cette Histoire n’ayant jamais été exposée objectivement auparavant."

PC: On parle souvent des écoles, des universités, des hôpitaux qui ont été construits par les Belges pour les Congolais. Qu’en est-il ?

JM: "Des écoles primaires, il y en avait partout. On a poussé l’enseignement secondaire à partir de 1950, et introduit l’enseignement universitaire à partir de 1955. Selon Crawford Young (History of Africa-Vol 8), en 1960, 136 écolières terminèrent l’enseignement secondaire et 14 universitaires congolais furent diplômés. On le voit une situation dont il n’y a pas lieu de se vanter. Quant aux hôpitaux, dans les territoires à l’intérieur du pays, chaque médecin avait son hôpital, parfois rudimentaire. Il y avait de un à quatre médecins (soit de l’état voire d’une entreprise ou encore d’une mission catholique ou protestante) pour un territoire grand comme la Belgique. Il n’y avait pas d’ambulance. Ce n’était donc pas fameux. Mais il y avait nombre de dispensaires dans les missions et des agents sanitaires parcouraient le pays, ce qui fait qu’au point de vue médical, la situation au Congo était comparable à d’autres pays africains.

PC: Quelle était la différence entre colonie scolaire et école ?

JM: "Les colonies d’enfants, baptisées plus tard colonies scolaires, étaient des établissements créés par l’état pour héberger des enfants, destinés à recevoir un enseignement rudimentaire en vue de leur incorporation dans la Force Publique. Actuellement, on dirait école avec internat. Elles étaient dirigées par des missionnaires catholiques et furent intégrées dans le système de l’enseignement catholique mis sur pied par ceux-ci et subventionné par l’état. On peut dire qu’au Congo, l’enseignement était l’affaire des missions catholiques jusqu’à la veille de l’indépendance."

PC: A votre connaissance, est-ce qu’un politicien belge n’a jamais émis l'idée d’une éventuelle commémoration des victimes Congolaises de la colonisation ?

JM: Non

PC: Les 100 ans de l’avenue de Tervuren ont été fêtés en grande pompe à BXL il y a quelques années. On serait tenté de penser que les belges ne connaissent pas les crimes qui se sont passés au Congo ?

JM: "Les Belges ne connaissent en effet pas les crimes qui se sont passés au Congo. Ils s’imaginent que leur système colonial était le meilleur d’Afrique. Alors que le contraire semble plutôt vrai…Beaucoup de Belges veulent pourtant savoir et liraient mes livres si la presse en parlait. C’est là que le bât blesse. Le seul article paru à ce jour sur mes écrits dans la presse francophone, est celui de la ‘Libre Belgique’ [ "Le rail: pages noires de l’histoire coloniale, article paru le 27juin 2000"]
source: www.cobelco.org
news
Roubaix: architectuur: Interbellumparel Villa Cavrois van Mallet-Stevens opent deuren
Edited: 201506131030
De Villa Cavrois is geopend vanaf 13 juni 2015. Elke dag behalve op dinsdag, van 10u30 tot 18u30 van juni tot oktober, van 10u30 tot 17u30 in de periode november tot mei. Een ingangsticket kost 7,50 euro, groepen komen erin voor 6 euro (vanaf 20 personen en begeleid). Gratis onder de 18 jaar. Adres: Villa Cavrois, 60 avenue J.-F.-Kennedy te Croix (Roubaix). Bereikbaar met openbaar vervoer.



blogspot des amis de la villa

livre sur Rob Mallet-Stevens






Jef Geeraerts (1930-2015) overleden. R.I.P.
Edited: 201505111815
Schroot (1963) is zonder meer de betere roman van Geeraerts; een langgerekte schreeuw naar Congo, vol heimwee en eenzaamheid, op het depressieve af. Alcohol en sex spelen een haast rituele en therapeutische rol. Het is ook een hekelschrift aan het adres van België en de politici, die hun beloften niet nakomen.
Geeraerts durfde verwoorden wat vele oud-kolonialen voelden en dachten: wij zijn het schroot van het kolonialisme.
de Pradel de Lamase, Paul (1849-1936)
Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Edited: 201504070912
L'extrait qui fait suite, est tiré de l'ouvrage de Paul de Pradel de Lamase (1849-1936), "Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution". Il illustre une bien courte partie de la vie du château d'allassac (mais pas que lui) sur lequel je faisais quelques recherches.

Malgré le caractère "conséquent" de la citation, j'ai tenu pourtant à garder ce chapitre intact et complet car sa richesse et son contenu donne un éclairage très particulier, que je n'ai pas souvent rencontré, de la révolution Française dans son ensemble et une vue précise de l'agonie du château d'allassac.

Il me semble évident qu'une certaine forme de partialité concernant la période révolutionnaire se dégage de ce texte, même si les faits exposés semblent avoir été vérifiés et prouvés, il n'en reste pas moins que les actions décrites mettent surtout l'accent sur le vandalisme de la révolution, et laissent plus largement sous silence les motivations souvent justifiées de certains de sortir d'un régime que nous n'avons toutefois jamais vraiment quitté. N'ayant pas souvent sous les yeux la vision qua pu avoir l'auteur il m'a semblé interessant de la partager.

A plusieurs reprises lors de la lecture, l'auteur se livre à des analyses qui semblent pertinentes et il sait mettre en avant les arguments que nous utiliserions encore aujourd'hui. De même, une fois passé le vocabulaire tranchant qu'il utilise pour qualifier certains groupes on découvre une personnes avisée et clairvoyante sur la nature humaine.

Pour le reste, la description des biens et de l'histoire de leur disparition est une pure merveille de rédaction et de précision qu'il m'est difficile de couper. Jugez en par vous même :

La curée

Le plus important est fait; la famille de Lamase est en exil; ses grands biens sont privés de l'oeil du maître ; il s'agit maintenant de les priver du maître lui même, de les nationaliser, en un mot. Pour cet objet, il n'y a plus qu'à laisser le plan révolutionnaire se développer dans toute sa beauté. Ce plan est simple : les propriétaires dont la fortune est adjugée d'avance aux affiliés sont d'abord contraints de sortir de France ; on les empêchera ensuite d'y rentrer; on les punira de la confiscation pour être sortis ou pour n'être pas rentrés, et le tour sera joué.

L'Assemblée Constituante accomplit en deux ans la première partie du programme. Elle provoque le désordre, elle encourage l'émeute, l'assassinat et le pillage; elle renverse les lois et coutumes établies depuis des siècles; elle anéantit les parlements et les anciennes juridictions indépendantes; elle les remplace par des tribunaux dont les juges sont à la nomination du pouvoir politique, par conséquent à sa dévotion. Toutes les institutions garantissant la vie et les propriétés des sujets du roi sont supprimées en théorie quand cette assemblée de malheur passe la main à la Législative, au mois d'octobre 1791. Les bons citoyens ne peuvent plus se faire aucune illusion. Le roi, avili et sans force, est incapable de les protéger; plus de cent mille familles vont chercher à l'étranger le minimum de protection auquel a droit tout homme civilisé.

Il ne faut qu'un an à la Législative pour exécuter la deuxième partie du programme, pour ouvrir l'ère des injustices les plus criantes, des scélératesses les plus effrontées.

Quand elle aura terminé son oeuvre, toutes les victimes désignées seront solidement ligotées; la Convention et le Directoire n'auront plus qu'à frapper dans le tas, les yeux fermés. Il ne sera même plus nécessaire de disposer de tribunaux dociles pour priver les citoyens de leur liberté, de leur fortune, au besoin de leur tête. Celle-ci sera parfois à la discrétion des geôliers qui s'amuseront à massacrer vingt-cinq ou trente mille prisonniers dans les premiers jours de septembre 1792; les survivants, on les laissera mourir de faim au fond des geôles puantes, ou on les guillotinera. Le résultat sera le même. Ni les uns ni les autres ne viendront réclamer leurs biens, et c'est le seul point essentiel.

J'ai dit que la Législative avait rétabli la loi de confiscation et aboli le droit naturel d'aller et de venir dont les Français avaient toujours joui.

L'acte d'émigration ayant passé « crime » digne de mort et de confiscation, l'heure avait sonné en Limousin de faire main basse sur le patrimoine du plus incontestablement riche et du plus bienfaisant seigneur de la contrée. Dès le mois de septembre 1792, mon bisaïeul fût inscrit sur la liste des émigrés. De quel droit ? Ses bourreaux ignoraient le lieu de sa retraite et ils ne firent aucune démarche pour la découvrir. M. de Lamase vivait à l'écart; dès que les jours devinrent très sombres, il avait pris un correspondant à Strasbourg, et toutes les lettres qu'il fit parvenir de sa retraite à ses compatriotes sont datées de cette ville alors française. Les prescripteurs devaient présumer qu'il n'avait pas franchi la frontière .

En l'inscrivant, sans plus ample informé, sur les tablettes de l'émigration, les administrateurs du district d'Uzerche, préjugeant le « crime » sans le constater, commettaient une première forfaiture. Je la signale ici pour mémoire, le chapitre suivant devant établir que le « coupable » ne fut jamais émigré, au sens que les lois homicides de l'époque attachaient à ce mot.

Les scellés furent apposés sur ses meubles et ses biens-fonds placés sous séquestre. C'était la première formalité de la dispersion aux quatre vents d'une fortune acquise par dix générations, au prix de mille efforts d'intelligence et d'économie.

Deux des frères de Jean de Lamase et un de ses fils, qui tous trois étaient restés dans leur province ou y étaient revenus, essayèrent d'obvier aux effets désastreux de cette mesure préparatoire en opposant à son exécution des moyens dilatoires, soit en revendiquant leur légitime sur les héritages, soit en se faisant nommer séquestres de quelques domaines, soit encore en rachetant aux enchères les meubles auxquels ils étaient particulièrement attachés.



Pauvres moyens ! Au jeu de l'intrigue les honnêtes gens en lutte avec les malfaiteurs ont toutes chances de succomber, car il est écrit depuis trois mille ans que « les enfants des ténèbres sont mieux avisés que les enfants de lumière dans la conduite des affaires temporelles ».

On le fit bien voir à ces infortunés. Les persécutions qu'ils endurèrent sur place furent parfois plus amères que celles de l'exil. Ils furent aussi bien et aussi complètement volés que le chef de famille... et bernés, par-dessus le marché ; ce qui est plus humiliant que d'être assassiné.

Quand on voulut mettre en vente les immeubles séquestrés, aucun acquéreur sérieux ne se présenta, tout d'abord.

C'était au commencement de 1793. Les fermiers seuls auraient eu l'audace de s'approprier les terres qu'ils avaient le cynisme de faire valoir, pour le compte de la nation; mais comme ils ne croyaient point à la durée de l'orgie; comme, d'autre part, ils ne payaient au département qu'un prix de fermage dérisoire, ils préféraient de beaucoup profiter de l'aubaine pour épuiser les champs et les vignes, en tirer le plus possible de revenus annuels et mettre ces revenus, convertis en numéraire, à l'abri des retours de la fortune.

Les paysans, les vrais, ceux qui mangent leur pain à la sueur de leur front, éprouvaient une horreur invincible à se souiller d'un vol perpétré à la face du soleil.

Leur conscience était restée et reste encore foncièrement respectueuse de la propriété d'autrui. Il existait, sur la question, un précédent qui leur fait trop d'honneur pour que je m'abstienne de le raconter ici où il trouve naturellement sa place.

Vers le commencement du seizième siècle, un Pérusse des Cars avait consumé sa fortune en fondations d'hôpitaux et d'autres bonne oeuvres. Afin de subvenir aux besoins de ses onéreuses créations, il avait hypothéqué la part de patrimoine que la loi lui interdisait formellement d'aliéner, sous n'importe quelle forme.

Ses dettes étaient donc nulles légalement ; mais le pieux seigneur n'entendait point rendre des créanciers confiants victimes de libéralités exagérées. En un testament admirable de piété et d'honneur il rendit compte à ses enfants de la situation, les suppliant, en vue du repos de son âme, de tenir pour bons et valables les engagements prohibés qu'il avait pris.

Ceux-ci cherchèrent à se conformer à ses désirs, mais ils rencontrèrent, pour l'exécution, une résistance opiniâtre dans la volonté des créanciers qui ne voulaient pas être payés et dans le refus des habitants d'acheter les terres qui servaient de gages aux créances. De guerre lasse, les des Cars abandonnèrent les domaines engagés, purement et simplement.

L'un de ceux-ci consistait en une vaste prairie attenant au fief de Roffignac. Pendant cent ans et plus cette prairie resta close comme lieu sacré, tabou. La cloture tomba enfin d'elle-même et l'enclos devint, par la force de l'habitude, bien communal où chacun menait, à son gré, paître son bétail ; c'était, plutôt qu'un bien communal, une prairie nullius. Elle a traversé même la révolution dans ces conditions, et ce n'est qu'après 1860 qu'elle a trouvé un acquéreur, lequel a déposé le prix d'achat dans la caisse municipale.

Si les vrais paysans persistaient dans leur aversion du bien d'autrui, les autres, les petits bourgeois des environs et les passe-paysans, pour qui la révolution semblait avoir été faite, témoignaient encore de la méfiance.

Les propriétés de mon arrière-grand-père étaient d'ailleurs offertes en bloc, et j'ai pu me convaincre qu'à cette époque, il en avait été de même dans presque toute la France.

En refusant de morceler les latifundia, la république montrait ainsi qu'elle entendait ne rien faire pour le menu peuple et qu'elle désirait simplement présider à la substitution de riches par d'autres riches... Mais allez faire comprendre cette claire vérité aux malheureux enivrés des mots sonores de Liberté et d'Egalité !...

En attendant que la Convention autorisât le morcellement, d'abord en gros lots, puis en lots minuscules, on s'attaqua aux divers mobiliers qui garnissaient les châteaux ou les simples maisons de l'exilé.

Je ne m'occuperai que du mobilier de Roffignac et de celui d'Uzerche.

L'invasion de Roffignac, le 25 janvier 1790, par les émeutiers et les gardes nationaux de Brive, complices du désordre et du pillage, avait considérablement détérioré les richesses amoncelées dans l'antique demeure. Les procès-verbaux officiels, rédigés quelques jours après l'événement, ne parlent que de placards éventrés, d'étoffes lacérées, de barriques de vin et d'eau-de-vie défoncées, de glaces brisées, et sont muets d'ailleurs sur le nombre et la nature des meubles emportés, quoiqu'il fût notoire que chacun des envahisseurs en eût pris à sa convenance, sans être le moins du monde inquiété !

Les chaumières des environs et aussi nombre de maisons bourgeoises s'étaient largement approvisionnées de lits, de couvertures, de draps, de serviettes, de fauteuils, de chaises, de tableaux de prix et de miniatures représentant de petits amours devant lesquels les femmes des voleurs s'agenouillaient pieusement, les prenant pour des Enfants Jésus.

Cependant la conscience des paysans se tourmente facilement ; elle est plus craintive que celle des messieurs ; la peur d'un retour offensif de la justice humaine les talonnait. Ils se défirent, moyennant quelques sous, des objets de valeur qu'ils étaient d'ailleurs incapables d'apprécier.

Les beaux meubles ne tardèrent pas à orner les logis bourgeois de la contrée ; ce fut bientôt un luxe à la mode, parmi les familles comme il faut et inclinées dans le sens de la révolution, de se faire honneur d'objets artistiques ayant appartenu bien authentiquement au château de Roffignac.

Cette mode n'est pas tout à fait éteinte au bout d'un siècle révolu.

Je sais un grand prêtre du droit, aujourd'hui mort, forcé de son vivant, — fait unique dans les annales de son Ordre — de vendre sa charge pour y avoir exécuté des tours de sa façon, qui s'est rendu acquéreur, au prix de 400 francs, d'une vaste armoire armoriée et sculptée, laquelle vaut vingt fois plus, au cours actuel des meubles anciens. Mais un de ses parents pauvres la détenait, et il a saisi l'occasion de faire la bonne affaire, à ses dépens et aux miens. Car ce meuble m'appartient toujours, il n'y a pas de révolution qui tienne.

Si je m'étais avisé pourtant de la réclamer à ce ruffian, il m'aurait répondu certainement que « possession vaut titre. »

Nous verrons bien !

Quoique découronné de ses pièces les plus belles et les plus apparentes, le mobilier de Roffignac, où l'utile était mêlé au somptueux, avait de quoi satisfaire encore bien des cupidités et bien des curiosités.

L'administration républicaine en jugea ainsi, espérant que les amateurs se présenteraient aussi nombreux que les acquéreurs des biens-fonds se faisaient rares. Voler un meuble ne semble pas, en effet, aussi coupable ni surtout aussi accusateur que voler un champ. Le meuble se détruit à l'usage, et quand il est usé il n'en est plus question ; un champ reste, au contraire, et le blé qu'il produit chaque année reproche son crime au larron, et ceci à perpétuité.

Le calcul était juste. On commença par le mobilier d'Uzerche. Celui-ci était intact ou semblait intact, car je dirai tout à l'heure ce qu'il y manquait d'essentiel.

Il fut divisé en huit cent soixante lots, sauf légères erreurs dans mes additions,car j'ai la nomenclature sous les yeux et je tiens à être précis. Ces huit cent soixante lots furent adjugés pour la somme totale de 7.083 livres 8 sols 3 deniers.

Cette vente, présidée par le citoyen Roume,semble avoir été effectuée en un seul encan, le 25 mars 1793, ce qui montre à quel point on avait hâte d'en finir avec cette opération véreuse.

Les prix s'en ressentirent. Les acheteurs payant en assignats, et les assignats étant tombés déjà à ce moment à 50 p. 100 de leur valeur nominale, il convient de fixer à 3.500 francs environ la somme réellement perçue par le Trésor.

Quant à l'estimation véritable de tous ces objets, dont la possession allait embellir et empoisonner tant de maisons, on s'en fera une idée quand j'aurai noté que deux fauteuils en bon état et recouverts de velours d'Utrecht furent vendus 8 livres en assignats; et une excellente bergère 10 livres de la même monnaie.

En évaluant à 50.000 francs le prix marchand de notre mobilier meublant d'Uzerche, je crois rester au-dessous de la vérité.

Que de noms on relève dans cette longue liste d'acheteurs, qui seraient étonnés de s'y voir couchés tout vifs ! Mais il me plaît d'être discret.

Il est d'ailleurs probable, qu'un certain nombre d'entre eux, obligés de donner des gages de civisme, avaient, en s'appropriant certains objets, la bonne intention de les rendre plus tard au légitime possesseur et même de s'en faire accroire à ses yeux, au cas où la contre-révolution eût été victorieuse et où M. de Lamase serait revenu en maître.

Mais voilà ! Le contraire s'est produit et l'enfer est pavé de bonnes intentions. Presque tous ces enchérisseurs ont pensé que ce qui est bon à prendre est bon à garder... et ils ont tout gardé! Peut-être en est-il encore, parmi leurs descendants, qui se couchent dans nos draps et s'essuient avec nos serviettes, tant, dans les anciennes maisons, le linge était abondant et de qualité durable.

Je ne connais, dans l'espèce, que deux cas de restitution.

En 1837, un de mes grands-oncles, accablé par l'âge, désira mourir sinon dans le lit, du moins dans le fac-similé du lit à baldaquin où il était né. Il connaissait le paroissien qui, moyennant 17 livres 10 sols, se l'était approprié et, depuis un demi-siècle, y étendait tous les soirs ses membres maintenant engourdis par la vieillesse.

Mon oncle lui demanda par lettre de permettre à son ébéniste d'en prendre le dessin et la mesure. Le bonhomme, qui était devenu dévot, non par crainte de dieu mais par peur du diable, répondit en envoyant l'objet et ses accessoires, regrettant que tout cela ne fût plus très neuf. J'ajoute qu'il restituait un vieux lit, mais qu'il retenait une terre importante qui n'avait pas vieilli.

En 1910, un pauvre artisan d'Uzerche l'a imité, en rendant spontanément un papier de famille; c'est un diplôme de l'Université de Bordeaux, concernant un de mes ancêtres; ce parchemin n'a aucune valeur, même à mes yeux; le geste ayant été honnête, je tiens à le noter.

L'opération de la vente d'Uzerche s'étant effectuée sans trop de scandale, on procéda à celle de Roffignac, mais celle-ci fut singulièrement plus longue et ne dura pas moins de dix décadis consécutifs.

La valeur en était beaucoup plus importante, tellement importante que le citoyen Lavergne, commissaire du district de Brive, vint s'installer au château pour y diriger l'encan et y vivre grassement aux frais de la princesse, assisté des citoyens Chicou et Deyzat.

Commencées le 1er septembre, les enchères ne furent terminées qu'en décembre et produisirent un total d'environ 50.000 livres en assignats, équivalant à un peu plus de 25.000 en numéraire, ce qui porte la valeur marchande aux alentours de 300.000.

Et une bonne partie de la marchandise avait été abîmée par le passage des barbares.

Les réflexions suggérées par les opérations effectuées à Uzerche s'imposent au sujet de celles d'Allassac. J'userai d'une égale discrétion en ce qui concerne les noms des profiteurs d'occasion, évidemment plus nombreux... cinq ou six cents ! Je ne me permettrai qu'une observation au point de vue de l'art.

Mon arrière-grand-père, jaloux de moderniser Roffignac et de lui imprimer le cachet de distinction alors à la mode, avait orné l'escalier d'honneur d'une rampe magnifique en fer forgé. Ce chef-d'oeuvre était calqué exactement sur la rampe du palais ducal de Nancy qui passait pour une merveille de ferronnerie et qui est réputée de nos jours encore pour une chose remarquable. Les brutes officielles la cassèrent en vingt et un morceaux et la subdivisèrent en autant de lots qu'achetèrent vingt et une autres brutes sans épithète.

Qu'ont-ils fait de ces lots ? Quelques-uns sans doute portèrent les leurs au forgeron qui dut les transformer en instruments aratoires. Mais j'en soupçonne d'autres, déjà messieurs quoique sans-culottes, de les avoir gardés jusqu'à des temps plus calmes pour les revendre à bénéfice, car la belle orfèvrerie de fer a toujours été prisée des connaisseurs.

Je ne dois pas terminer ce rappel de la venté nationale de nos mobiliers sans faire une constatation d'ordre général, car elle s'applique à toutes les rapines du même genre, sur toute la surface du territoire de la république.

Dans les inventaires interminables qui défilent sous mes yeux, je vois bien aligner des lits, des draps, du linge, des fauteuils, des canapés, des chaises, des pots de chambre, des balais, des bahuts, des bois de bibliothèques, des ustensiles de ménage et de cuisine, etc., etc.; je ne vois jamais figurer de bijoux, d'argenterie, de tableaux et de livres précieux. Et Dieu sait si mon arrière-grand-père était fourni de ces objets de luxe, aussi bien d'ailleurs que la plupart des châtelains, des bourgeois et même des campagnards aisés de son temps ! Rien que son argenterie de table représentait une fortune. Et cependant on ne met en vente ni un seul couvert ni un seul plat d'argent. Tout cela est évanoui. L'invasion bestiale des émeutiers de Roffignac a mutilé et brisé des meubles qui se voient, des pendules, des glaces, laissant intacts l'or et l'argent rangés dans des coffres qu'ils ont négligé d'éventrer. Mais à l'invasion des rustres en blouse et en sabots ont succédé plusieurs invasions de gens bien mis et bien chaussés, qui, sous prétexte d'apposition de scellés ou de formalités d'inventaires, ont clandestinement pénétré dans les riches demeures, fracturant les serrures et emportant le solide; tout ce qui, sous un volume médiocre, représente la forte somme réalisable à toute heure et dont personne ne s'avise de demander compte. Ils laissent les miettes du festin au menu peuple, fabriquent ainsi des milliers de complices et, grossissent la responsabilité de ces complices, dans le but de les déterminer à persister à jamais dans l'hérésie révolutionnaire ; ils se dissimulent dans l'ombre et s'emparent de l'or et de l'argent, sûrs que la possession de ces métaux les mettra à l'abri des réclamations futures; car l'argent ni l'or ne portent avec eux la marque du possesseur légitime, ou, s'ils la portent, il est facile de l'effacer.

Ce phénomène, encore une fois, s'est produit partout, d'abord secrètement, puis ouvertement, à la face du soleil. Les grands guillotineurs forcent les détenteurs de numéraire et d'orfèvrerie à les déposer, sans reçu, entre leurs mains. Ils volent les calices et les ciboires des églises, brûlent les chapes sacerdotales pour en extraire les fils précieux.

Fouché, après son proconsulat de Nevers, entasse les produits métalliques de ses exploits dans quatre fourgons qu'il expédie tranquillement vers sa maison de Paris. Lequinio fait faire des perquisitions domiciliaires à Rochefort et remplit trois tonnes d'écus de six livres, qui constituent ses petits profits. On verra plus loin qu'on allait jusqu'à fouiller dans les poches pour en extraire la monnaie.

Cette raréfaction de l'or et de l'argent, opérée par les chefs de la révolution et à leur avantage exclusif, produisait fatalement la disette, laquelle occasionnait les accaparements du blé et, finalement, déterminait la banqueroute. Ces trois dénouements, faciles à prévoir, devaient être trois nouvelles sources de lucre pour les bandits. Ils les escomptaient, et ce calcul odieux n'est pas un des côtés les moins intéressants de la philosophie révolutionnaire.

La France, on ne saurait trop insister sur cette vérité, possédait cinq milliards de métaux d'échange en 1789, beaucoup plus proportionnellement qu'aujourd'hui, étant donnés les besoins décuplés du commerce. La moitié de ce trésor national était monnayée; l'autre était convertie en objets d'art. Cette joaillerie était la réserve de la France, car, dans un besoin pressant de l'Etat, ses détenteurs n'hésitaient jamais à la porter au trésor public pour y être traduite en numéraire.

La révolution n'avait pas sévi trois ans qu'il ne circulait plus en France une seule pièce d'or et d'argent, et qu'on ne mangeait plus que dans des assiettes de faïence avec des fourchettes de fer.

Les divers hôtels des Monnaies, autrefois et depuis si actifs, tombèrent en sommeil comme les Loges. C'est à peine s'il a été frappé, de 1790 à 1801, pour quinze millions de numéraire jaune et blanc. La frappe du billon, dont la valeur intrinsèque est insignifiante, fut seule intarissable, comme l'impression des assignats.

Où avaient donc passé ces cinq milliards ? Evidemment dans les poches des chefs de la conspiration.

Aussitôt l'ordre matériel rétabli et la Banque de France instituée, on vit s'engouffrer dans ce réservoir national tous les métaux précieux naguère introuvables. Après les avoir liquidés les fripons éprouvaient le besoin de les solidifier à nouveau ("Sarepta dicitur Gallia, ubi metallis rapiendis et liquandis" Exégèse rabbinique de la Bible). Si, de 1790 à 1802, la Monnaie n'a fabriqué que quinze millions de pièces métalliques, elle en a jeté en circulation pour plus de quatre milliards dans les dix années qui suivent.

Il semble bien que voler soit le propre de l'homme, presque autant que forniquer. Il faut une grande vertu naturelle et beaucoup de religion pour résister à la tentation de pratiquer ces deux vices, quand le diable les présente dénués de danger et abrités contre la honte.

En 1793 vertu et religion étaient également bafouées.

Quand les gens demi-honnêtes eurent compris qu'on pouvait, en prenant quelques précautions légales, s'approprier le mobilier d'autrui, sans éprouver de trop cuisants remords et sans être montrés au doigt par le voisin aussi peu innocent qu'eux-mêmes, ils estimèrent que la prise de possession des maisons et des terres du prochain ne tirerait pas beaucoup plus à conséquence.

Il se présenta donc des acquéreurs pour concourir aux adjudications des biens-fonds.

On avait vite renoncé à former des lots considérables auxquels seuls auraient pu prétendre les gros bonnets du pays, du moins ceux qui ne refusaient point de se déshonorer mais prétendaient y mettre des formes.

Il convenait donc de laisser les paysans s'engager les premiers dans cette opération malhonnête. Ils en auraient la honte et, plus tard, on s'arrangerait pour racheter leurs petites parcelles, d'autant plus aisément que les cahiers des charges contenaient une clause de rescission de vente en cas de non-paiement dans les délais stipulés. En outre, il fallait payer comptant le premier dixième de l'adjudication; c'était un moyen de vider à fond les bas de laine des cultivateurs et de « liquider » tous les métaux de France, jusqu'au dernier louis, jusqu'au dernier écu de six livres, conformément au programme.

D'ailleurs, le conventionnel Cambon, le receleur en chef de tous les biens volés, criait misère. Les biens, dits nationaux, étaient les gages des assignats et les assignats baissaient, baissaient toujours.

La Convention ordonna alors de diviser les latifundia en plusieurs lots, de vendre chaque parcelle à n'importe quel prix et d'accorder aux acheteurs de grandes facilités de paiement.

En ce qui concerne les domaines de mon arrière-grand-père, les administrateurs de la Corrèze décidèrent qu'il serait politique de commencer par la mise en vente d'une vaste prairie qui s'étendait au pied de sa maison patrimoniale d'Uzerche, et qui, par sa situation en contre-bas des anciens remparts, était d'une fécondité rare. Constamment arrosée par la Vézère et engraissée par les eaux de la ville, elle excitait la convoitise des sans-culottes peu délicats.

La prairie, d'une contenance de 24.800 toises carrées d'après l'inventaire officiel, c'est-à dire de dix hectares environ, fut divisée en huit lots.

Sept furent vendus le 19 ventôse de l'an II, ce qui correspond au 9 mars 1794.

Oh ! par cher. Cette propriété, qui vaut certainement aujourd'hui plus de 100.000 fr. en bloc, pouvait être évaluée à cette époque 60.000 livres. Elle fut cédée aux amateurs pour le prix de 15.925 fr.

Un peu plus du quart, dira-t-on. Il est donc exagéré de prétendre que les biens nationaux ont perdu sur le marché 95 p. 100 de leur valeur.

Attendez ! Le prix de 15.925 francs existe bien sur le papier officiel, mais la somme effectivement versée au Trésor fut réduite au chiffre plus modeste de 1.218 fr. 55. La dépréciation réelle subie par notre prairie d'Uzerche fut donc de 98 p. 100.

Par quel miracle d'opération mathématique et de rouerie fiscale en est-on arrivé à ce résultat fantastique ?

Oh ! bien simple. Les acquéreurs avaient la faculté de se libérer en assignats reçus à leur taux nominal, et ils en usaient avec d'autant plus d'enthousiasme que l'assignat était déjà tombé au commencement de 1794 à 40 p. 100 de sa valeur fiduciaire ; mais ils avaient aussi le droit d'anticiper les payements fixés à dix échéances annuelles, toutes égales.

Ils en usèrent de même ; cependant ce ne fut point par excès de zèle.

Je prends comme exemple l'individu qui se rendit adjudicataire du lot n° 1 au prix officiel de 2.400 francs. Le jour de l'enchère il versa deux cent quarante livres en assignats, soit quatre-vingt-dix francs convertis en numéraire. L'année suivante, cent francs d'assignats ne valaient plus que vingt francs. Il donna encore deux cent quarante livres, soit cinquante francs en numéraire. Au commencement de 1796, la troisième année de l'acquisition, un vent de ruine soufflait sur toute la France. On achetait couramment mille livres en assignats avec un louis d'or authentique ou avec quatre écus de six livres.

Tous les acheteurs du pré Lamase jugèrent le moment favorable pour anticiper les payements. Ils acquittèrent huit annuités d'avance. L'adjudicataire du premier lot paya donc les 1.920 francs qu'il devait encore en monnaie de singe, je veux dire avec huit ou dix écus de six livres, en sorte que sa nouvelle propriété, si elle lui coûta son honneur et peut-être le salut de son âme, ne l'appauvrit que de 161 fr. 55, pas même la valeur de la moitié d'une récolte de foin.

Cette spéculation était à la portée de toutes les intelligences. Parmi les soixante-dix à quatre-vingts voleurs de nos immeubles je n'en ai remarqué qu'un seul n'ayant pas su profiter de l'occasion. C'était un sot qui paya cher sa sottise. En effet, vers la fin de 1796, les grands chefs de la révolution, ayant jugé que la vaste escroquerie des assignats avait procuré le maximum de profit qu'ils pouvaient raisonnablement en attendre, décrétèrent leur première banqueroute. Disqualifiant eux-mêmes les quarante-sept milliards de petits papiers revêtus de leurs signatures, ils décidèrent que ceux-ci ne seraient plus reçus, à aucun taux, dans aucune caisse publique. Il fallut payer en numéraire et bon nombre d'acheteurs de biens nationaux en étant démunis furent déchus de leur acquisition. Le vol leur coûta au lieu de leur rapporter, et beaucoup de paysans apprirent à leurs dépens qu'il en cuit parfois de s'acoquiner avec les fripons des villes.

Les bourgeois et les gentilshommes dévoyés attendaient ce moment-là pour reprendre, à meilleur marché encore qu'en 1793 et 94, les parcelles qu'on avait abandonnées aux miséreux et arrondir les gros lots dont ils étaient déjà nantis. Ce mouvement tournant et enveloppant leur fut facilité par le gouvernement du Directoire qui décida dès lors qu'on ne mettrait plus les biens nationaux aux enchères mais qu'on les céderait de gré à gré.

On peut imaginer la nouvelle gabegie à laquelle donna lieu cette mesure.

Voici pourquoi les latifundia, qu'on ne voulait plus souffrir aux mains des nobles, se reconstituèrent entre les griffes des clercs d'huissiers, hommes de loi, secrétaires de mairie, magisters de villages, prêtres défroqués et autres espèces qui composèrent l'immense majorité des gros acheteurs, et dont quelques-uns ont fait souche d'honnêtes gens, défenseurs du trône, de l'autel, surtout partisans irréductibles du principe sacro-saint de la propriété. Leurs descendants croiraient manquer à toutes les traditions de la chevalerie s'ils n'ornaient point leurs noms de la particule, s'ils ne le flanquaient point même parfois d'un titre ronflant.

Cette note historique et philosophique m'a éloigné un peu du sujet principal du chapitre. Aussi bien, dois-je supposer que les digressions de cette nature offrent un intérêt plus général que la nomenclature un peu sèche des biens ravis, alors même que j'imprimerais tout vifs les noms des personnages qui ne rougirent pas de s'enrichir de ces dépouilles, noms qui sont au bout de ma plume mais qui n'en sortiront pas encore. Il me suffit, pour l'instant, de troubler leurs héritiers dans une possession... moralement irrégulière.

Je me suis étendu assez longuement sur la vente de la prairie d'Uzerche, afin de mettre à nu les procédés de liquidation de l'époque révolutionnaire, et pour expliquer pourquoi l'immense vol des biens nationaux ne constitua finalement qu'une opération financière des plus médiocres. Cinq cent quarante millions seulement sont tombés dans les poches du détrousseur en chef, Cambon, et l'on estime à vingt-cinq milliards la valeur marchande des propriétés qui furent confisquées, soit huit milliards au clergé tant régulier que séculier, quinze milliards aux émigrés et deux milliards aux décapités. Cela fait à peine du 3 p. 100, moins que les brocanteurs louches ne donnent aux cambrioleurs et moins que les banqueroutiers frauduleux qui se respectent, après fortune faite, n'attribuent à leurs clients.

Il semble d'ailleurs que ce soit un prix fait. Le milliard des congrégations, je l'ai dit dans la préface, ne produit que trente millions, soit 3 p. 100 de l'estimation, et les prolétaires septuagénaires n'en tirent pas plus de profit que les pauvres de 93 n'ont tiré de revenant-bon de la spoliation des nobles et des prêtres. C'est le métier des déshérités de la fortune d'être toujours dupes.





Si le pré Lamase n'a procuré que 1.218 fr. 55 net au Trésor, la belle terre de Roffignac a rapporté moins encore proportionnellement. En 1789, elle était estimée un million environ. Sa valeur s'est beaucoup accrue depuis, tant à cause de la bonification de la culture qu'en raison de l'exploitation d'ardoisières d'un excellent rapport (Ces ardoisières sont exploitées par une société en actions, en sorte qu'un nombre notable de mes compatriotes se partagent nos trésors souterrains. On trouve parmi les actionnaires, non seulement la quantité mais parfois aussi la qualité, je veux dire certains noms qu'on aimerait autant ne pas rencontrer sur la liste). Jusqu'en 1796 c'est à peine si l'on en avait détaché quelques lambeaux, achetés par des paysans ambitieux d'agrandir le champ dont ils étaient riverains. En 1795 on divisa le bloc en quatre lots qui furent acquis par trois petits bourgeois d'Allassac et un ancien valet de chambre du château. Celui-ci consacra à l'accomplissement de sa mauvaise action les économies de ses gages; ce qui constitua un placement avantageux, car ses descendants vivent encore sur la terre plantureuse acquise ainsi par l'ancêtre, en bons rentiers, craignant Dieu et les gendarmes. Je respecte leur quiétude en ne les nommant pas. Par charité je tais aussi le nom de ses trois camarades qui expièrent, de leur vivant, par des fins lamentables, leur faute jugée par Dieu impardonnable en ce monde.

Les quatre gros lots et les petits furent adjugés au prix global de 252.000 livres, payées sur-le-champ ou en deux termes, avec des assignats valant un louis les mille livres, — mettons deux pour faire bonne mesure — ce qui ramène la somme versée au Trésor au maximum de dix ou douze mille livres — un peu plus de 1 p. 100.

La terre de Vignols fut divisée en neuf lots. L'un d'eux fut généreusement abandonné à mon grand-père qui, n'ayant pas émigré, avait droit au quart des biens de son père, c'est-à-dire au septième du quart, puisqu'il ne représentait qu'un septième de la descendance. Mais on lui rogna quand même ce vingt-huitième de portion. Après ventilation, il n'obtint qu'une maison d'habitation et une quinzaine d'hectares de prés, terres, bois et vignes. Il dut s'en contenter, car il y allait de la vie de protester, et j'ignore s'il ne fut pas même contraint de dire merci! Coûte que coûte, il importait de sauver du naufrage universel ce lopin de l'héritage des Maulmont, l'illustre famille qui a eu l'honneur de donner deux papes à l'Église, Clément VI et Grégoire XI.

Les terres possédées sur le territoire de la ville d'Uzerche, y compris la prairie Lamase, furent adjugées au prix total de 262.000 livres, qui rapportèrent à Cambon dans les trente mille francs ; ce qui fait presque du 9 p. 100 sur l'adjudication; mais pour obtenir la valeur réelle il faut, comme dans les autres cas, multiplier 262.000 par 4.

Dans la commune de Vigeois, huit cents hectares environ, subdivisés en vingt-cinq ou vingt-six domaines et constituant cinq seigneuries, Roupeyroux, Haute et Basse-Mase, Charliac, Charliaguet et La Nauche évitèrent le morcellement à l'infini. Il semble que chacune de ces propriétés ait été adjugée à un seul enchérisseur, et les prix atteints furent relativement élevés. C'est ainsi qu'on paya la Haute-Mase 31.000 livres et la Basse-Mase 32.000. La Nauche fut adjugée à un métayer, nommé Lacroix, qui emprunta à un usurier l'argent qu'il jugeait utile à la faisance-valoir. Au bout de deux ans le prêteur le fit exproprier, et Lacroix, sans ressources, se fit bandit et coupeur de routes, estimant ce métier plus honorable que celui de voleur de biens. Les gendarmes le massacrèrent dans un chemin creux, en 1799, au cours d'une de ses expéditions nocturnes. Un des domaines de Charliac fut laissé à mon grand-père, soit disant pour compléter, avec les quinze hectares de Vignols, la part de sa légitime.

Le reste de la propriété de Charliac fut morcelé, mais les divers acquéreurs subirent, plus ou moins, la fâcheuse destinée de Lacroix. Leurs premiers successeurs ne furent pas plus heureux. Quand les drames parurent oubliés, un spéculateur patient fit masse de tous les morceaux et en constitua, en les joignant à la terre et au château de la Nauche, une des plus belles propriétés du pays.

Le Roupeyroux fut adjugé à un ancien huissier, le nommé B..., celui-là même qui a rendu en 1837 le lit à baldaquin. Il l'a transmis à ses enfants et c'est maintenant son petit-gendre qui l'occupe, quand il n'occupe pas au tribunal.

Le domaine de Fleyniat à Lagraulière fut adjugé au prix officiel de 25.000 livres. Les beaux et nombreux domaines de Perpezac-le-Blanc, de Perpezac-le-Noir, d'Orgnac, de Voutezac, du Lonzac, etc., furent vendus à des aigrefins dont j'ai la liste (Un des acquéreurs, sans le sou, se porta adjudicataire d'un domaine pour le prix de 30.000 livres. II courut à sa nouvelle propriété, en détacha une paire de boeufs et s'empressa de les vendre à la foire voisine au prix de 40.000 livres en assignats. Il en donna 30.000 au fisc, et avec le reste acheta deux veaux. Je défie bien les apologistes les plus déterminés de la révolution de démontrer qu'une propriété constituée de cette façon repose sur des bases inébranlables.).

Je me dispense de la divulguer; mais j'exprime un regret cuisant en songeant à la perte de la terre de Montéruc, au demeurant d'assez mince valeur. Elle nous venait des Roffignac qui la tenaient eux-mêmes, par suite de trois alliances consécutives, du cardinal Aubert de Montéruc, neveu du pape Pierre Aubert des Monts, connu dans l'histoire sous le nom d'Innocent VI (1352-1362) (Si Montéruc n'avait pas grande importance, en tant que terre régie par le seigneur, elle en avait une inappréciable par le nombre des redevances auxquelles étaient astreints les habitants du pays. Je n'ai pas compté moins de trois cents de ces tributaires, payant qui une géline, qui une douzaine d'oeufs, ou une gerbe de blé ou une gerle de vin, etc. Ces redevances ou servitudes provenaient de ventes régulières ou de donations à titre légèrement onéreux; elles servaient à maintenir un lien très ténu mais indéchirable entre le maître primitif et les familles de ses anciens tenanciers ; c'était un rappel de propriété. En détruisant tous ces titres dans la fatale nuit du 4 août, l'Assemblée Constituante a donc commis un attentat contre le bien d'autrui, premier crime qui a facilité les autres.).

Avant de clore ce chapitre des spoliations, il est juste de consacrer quelques pages à la destinée du château de Roffignac, dont les conjurés du Bas-Limousin ne pouvaient considérer l'aspect majestueux sans qu'une basse envie ne pénétrât leurs âmes cupides et n'échauffât la haine qu'ils avaient vouée au châtelain.

Aucun cependant n'avait osé l'acheter pour s'y prélasser en maître. Même aux heures de complet bouleversement et de travestissement de toutes les conditions sociales, les usurpateurs les plus osés reculent devant certains ridicules.

En sus des quatre gros lots du bloc domanial, il existait une réserve assez importante entourant la demeure seigneuriale. L'administration de l'enregistrement l'avait affermée à un sans-culotte qui était, en même temps, un sans-soutane, car c'était un prêtre défroqué (J'ai longtemps cru que ce malheureux était le curé d'Allassac, mais des renseignements plus précis m'ont appris qu'il était curé d'une paroisse voisine où nous avions aussi des biens. Le scandale reste d'ailleurs le même.).

Cet apostat y faisait bombance tandis qu'une affreuse disette sévissait sur toute la contrée, et il s'efforçait de donner tous les jours des gages de plus en plus irrécusables de son sans-culottisme. Les novices du crime ont toujours peur de n'y être point enfoncés assez profondément pour étouffer leur conscience et pour donner aux professionnels des preuves suffisantes de leur sincérité. Ce double sentiment explique pourquoi les plus forcenés terroristes furent généralement des prêtres ou des ex-dévots.

Le spectre du vieil exilé, dont il dévorait audacieusement les revenus, hantait ses rêves. Il lui aurait volontiers fait couper le cou, mais la victime était hors de portée. Ne pouvant lui prendre la tête, il résolut de s'en prendre à son château et de détruire ainsi une demeure de gens de bien.

La démolition de Roffignac ne pouvait rien rapporter à personne. Le peuple criait la faim : on lui offrait des pierres. Il paraît que le système a du bon puisqu'il réussit encore quelquefois.

Quand l'ex-curé proposa à la municipalité de la commune d'Allassac de découronner le château, celle-ci fut choquée qu'il prît une initiative aussi radicale. L'apostat menaça alors les officiers municipaux de porter contre eux une accusation de modérantisme. Epouvantés, ils le supplièrent de faire du moins les choses régulièrement, de présenter une requête officielle sur laquelle ils prendraient une délibération conforme à ses désirs. Le déprêtrisé s'exécuta, mais comme c'était un prévoyant de l'avenir le texte de sa pétition a totalement disparu.

Il reste pourtant les procès-verbaux des actes officiels auxquels donna lieu ce document.

C'est d'abord le récit des événements qui provoquèrent la première réunion du conseil municipal d'Allassac :

La pétition avait été transmise par l'intermédiaire de deux jacobins de la commune et renvoyée à une commission; mais sans attendre que la municipalité eût statué sur sa demande, l'apostat avait ameuté deux fois le peuple, et le peuple avait menacé de procéder sans autorisation à la démolition. On l'avait calmé en le « pérorant », et en promettant d'envoyer sur-le-champ deux commissaires à Brive, chargés de solliciter des administrateurs du district, « seuls investis du pouvoir d'ordonner la destruction d'un bien national, la permission d'abattre Roffignac ».

Manifestement, les officiers municipaux ne cherchaient qu'à gagner du temps. Mais ils n'avaient pas eu la main heureuse dans le choix des commissaires expédiés au district de Brive. L'un de ceux-ci, fesse-mathieu de la localité, était capable de marcher sur le cadavre de son père pour parvenir à faire parler de lui.

Les bruits les plus sinistres couraient sur l'autre, tout jeune homme, étranger au pays. Il y était apparu depuis six mois à peine, amené de très loin par un marchand roulier qui, le sachant réfractaire à la conscription, l'avait caché dans le chenil de sa carriole pour le dérober aux recherches des gendarmes. On assurait que, levantin d'origine et conduit en France par un officier de marine qui l'avait fait instruire, il avait livré son libérateur au bourreau. Audacieux et bavard intarissable, il n'avait pas tardé à prendre la tête des sans-culottes du pays, et les honnêtes gens le redoutaient.

La municipalité d'Allassac lui avait donné, ainsi qu'à son collègue, l'instruction secrète de rapporter à tout prix un arrêté du district de Brive prescrivant de surseoir indéfiniment à la démolition du château.

Par la lecture de l'arrêté qui suit on va voir comment les deux drôles s'étaient acquittés de cette mission de confiance.

Je passe sur les préliminaires, rappelant la pétition du mauvais prêtre R...

"L'administration du district, n'entendant pas contrarier la voix du peuple pour la démolition du cy-devant château de Roffignac, déclare recommander à la loyauté du peuple de la Commune d'Allassac la conservation du mobilier et des denrées, tant en vins qu'en grains, qui sont dans les bâtiments de ce cy-devant château, dont le peuple serait responsable tant collectivement qu'individuellement, en cas de dilapidation ou dégradation; sous la même responsabilité, de pourvoir à la sûreté des dits objets, soit par le moyen des scellés sur les portes des bâtiments qui les contiennent, s'ils ne doivent pas être démolis, soit par le déplacement, s'il y a lieu, après en avoir préalablement constaté les quantités et qualités par un procès-verbal énumératif régulièrement fait, avec recommandation expresse à la dite municipalité de prendre toutes les autres mesures de précaution que sa prudence lui suggérera suivant les circonstances, pour la conservation des dits objets.

Fait au conseil d'administration du district de Brive, le 1er germinal, an II, de la Rép. fr., une et indivisible.

Suivent cinq signatures."

Il n'y avait plus qu'à s'exécuter et, dès le lendemain, la municipalité d'Allassac faisait procéder à la nomenclature du mobilier restant encore dans le château.

Cet inventaire n'offre point par lui-même grand intérêt ; il témoigne seulement de l'inquiétude des malheureux obligés de le dresser et des précautions qu'ils prennent pour accroître, le plus possible, le nombre des responsables. Neuf signatures, en effet, sont apposées au bas de ce long document, et l'une d'elles a même été, ultérieurement, grattée frénétiquement. A ces neuf noms sont ajoutés ceux de douze commissaires désignés pour surveiller les travaux de la démolition et prendre garde que les matériaux ne soient point détériorés. Tout le long du papier, ces infortunés officiers municipaux protestent qu'ils agissent ainsi à leur corps défendant.

La destruction méthodique dura quatorze jours, du 4 au 18 germinal de l'an II. La population, que les citoyens R... et X... avaient représentée comme désireuse d'accomplir au plus vite cet acte de vandalisme, fit preuve, au contraire, d'une remarquable tiédeur, et il fallut menacer les paysans poulies forcer à coopérer à l'enlèvement gratuit et obligatoire de pierres qui ne serviraient plus à rien. Beaucoup se demandaient si c'était pour aboutir à pareil résultat qu'on avait supprimé la corvée avec tant de fracas (la corvée avait été abolie en Limousin par Turgot, dès 1761 ; elle le fut également pour toute la France en 1789, non seulement la corvée seigneuriale mais encore la corvée publique, autrement dite « prestation ». Elle fut rétablie le 20 prairial an II, sous le nom de réquisition, et dans les conditions les plus abusives, puisque les citoyens furent contraints de travailler les uns pour les autres, sous peine de déportation).

Les tyranneaux des départements trouvèrent moyen d'exaspérer encore l'arbitraire de la Convention. J'ai sous les yeux une circulaire des administrateurs d'Uzerche adressée par eux à tous les maires du district en leur transmettant le décret du 20 prairial. A la peine de déportation édictée par la Convention contre les ouvriers agricoles qui se déroberaient à l'obligation de la corvée, ils substituent, de leur propre autorité, la menace de la guillotine, et ce n'était point un vain épouvantail ; le men-

Enfin la partie du château condamnée à mort était tombée le 18 germinal, comme le constate une pièce officielle datée de ce jour et revêtue de la signature du maire et de deux de ses officiers municipaux. Le défroqué requis de signer également s'y refusa avec énergie. Ce n'était pas seulement un misérable, c'était un roué. On ne peut rien invoquer contre une signature authentique, mais on peut toujours nier avoir participé à un acte criminel quand la culpabilité ne laisse pas de témoignages décisifs.

Toujours harcelé par l'esprit de prudence, il ne voulait pas se rendre acquéreur des restes du château et des jardins, quoiqu'on lui offrit le tout à vil prix. Cependant; il fallait que le décret des Loges fût exécuté. Mes parents, quoi qu'il advînt, ne devaient pas rentrer en maîtres dans leur vieille demeure, même en ruinés, et c'est pour cette raison — rien que pour cette raison — qu'on les fit languir dix-huit mois à Paris.

Un petit bourgeois d'Allassac se laissa tenter, en 1802, par l'esprit de Spéculation.

Il morcela les terrains aplanis par la démolition de germinal, an II, ainsi que les beaux jardins escarpés qui grimpaient jusqu'au mur d'enceinte de là petite ville. On a construit sur ces emplacements des masures, maintenant lamentables de vétusté;

Le corps du château, en dépit de son émasculation vandalique, gardait encore belle apparence avec sa tour carrée centrale décapitée, abritant à droite et à gauche deux corps de logis.

N'en pouvant rien tirer et n'osant l'habiter de peur d'être l'objet des moqueries de ses concitoyens, le premier spéculateur le céda à un second.

Celui-ci emprunta de l'argent à un homme qui avait le plus grand intérêt moral à faire disparaître les derniers témoins muets de ses hypocrisies d'antan.

Cet homme n'eut garde de faire exproprier son débiteur, mais il avait assez d'influence sur le conseil municipal pour le déterminer à acheter le monument, sous le prétexte de bâtir une maison d'école. Le marché fut conclu. Le créancier commença naturellement par se rembourser avec les deniers publics; puis Roffignac fut rasé et la maison d'école, telle qu'on la voit encore aujourd'hui, a été construite sur les fondements du château.

En l'édifiant on avait évité, par motif d'économie, de défoncer les caves voûtées qui témoignaient toujours de l'importance et de la solidité des antiques constructions.

En 1897, la municipalité d'Allassac, composée d'ailleurs de braves gens, gênée par ces voûtes pour ses opérations de voirie, en décréta l'effondrement ainsi que la suppression d'une porte gothique, dernier reste des fortifications de la petite ville.

...etiam periere ruinae.

Il n'y a plus rien !... rien de ce Roffignac qui fut, suivant les traditions les mieux accréditées, le berceau du christianisme dans les Gaules; qui aurait abrité saint Martial; qui, sûrement, a donné l'hospitalité au pape Innocent VI, à quatre rois de France, au duc d'Anjou, vainqueur de Jarnac et de Moncontour, à Henri IV, au duc de Bouillon et à son illustre fils, le maréchal de Turenne, à nombre d'autres personnages éminents;... qui avait étendu, à travers les siècles, son ombre bienfaisante sur toute la contrée.

Il existe encore à Allassac une grosse tour ronde ayant toujours dépendu du fief seigneurial. Edifiée par Pépin le Bref, lors de ses guerres contre les aquitains, elle est d'une allure imposante et constitue un beau joyau pour son propriétaire, — sans utilité pratique d'ailleurs.

Elle n'avait pas été vendue et, depuis 1814 jusqu'en 1846 environ, mon grand-père et ses frères avaient exigé de la ville d'Allassac un fermage de deux francs, établissant leur droit de propriété et interrompant la prescription. A cette dernière date, le maire du lieu, sous couleur d'ardente amitié, confia à mon père, avec des tremblements dans la voix, qu'il aurait la douleur de lui faire un procès au nom de la commune, s'il ne renonçait pas à sa rente de quarante sous. Mon père, qui n'était pas processif, céda.

Je fais mention de cette tour parce que les voyageurs la remarquent dans le trajet du chemin de fer de Paris à Toulouse, dominant la plaine, et parce que je ne dois rien oublier de nos revendications.

On l'avait rendue à mon arrière-grand-père, après le décret d'amnistie de 1802, mais il n'en pouvait rien faire.

On lui avait aussi rendu sa maison d'Uzerche, mais dans quel état ?

Diminuée des trois quarts comme son château de Roffignac. Pendant la période jacobine, l'administration d'Uzerche avait, elle aussi, pris un arrêté prescrivant de la démolir sous prétexte qu'elle affectait les allures d'une forteresse et qu'elle flanquait la porte « Pradel », ce qui constituait évidemment une double injure à la liberté.

Ce qu'on voit maintenant de notre vieille demeure ne représente pas même l'ombre de son aspect d'autrefois, quand elle était rapprochée du mur d'enceinte, ornée de tours à ses quatre angles, entourée de murs et de fossés, rendant l'accès de la ville presque impraticable à l'ennemi.

Il est extrêmement probable qu'elle avait été bâtie par mon premier ancêtre limousin, Géraud ; son style architectural est indiscutablement du quinzième siècle, comme on peut s'en assurer par la photographie publiée ci-contre, qui reproduit une gravure ancienne conservée à la mairie d'Uzerche.

La partie de la maison laissée debout, et servant autrefois de communs, avait été convertie en prison où l'on entassa, sous la Terreur, les femmes suspectes du district, et Dieu sait si elles étaient nombreuses !

C'est à cause de cette particularité qu'elle n'avait pas été mise en vente et qu'elle fit retour à son légitime possesseur, mais aussi nue qu'au jour lointain où le maître « ès-art maconnerie » l'avait livrée à son premier propriétaire.

Impossible en 1802 d'acheter des meubles, faute d'argent; donc, impossible de l'habiter.

Mes parents furent réduits à accepter l'hospitalité de l'un de leurs proches.

Ces deux vieillards, qui avaient été les rois de leur pays, rois par l'opulence et la dignité de leur vie, rentrèrent chez eux dénués des ressources les plus élémentaires. La révolution les avait contraints à cette détresse, parce qu'ils auraient commis le crime d'émigration, inexistant en droit pur et rayé expressément du code au mois de septembre 1791.

Le plus étrange, c'est que ce crime, même entendu et interprété dans le sens le plus révolutionnaire, mon arrière-grand-père ne l'a jamais commis.

Titre : Le Pillage des biens nationaux. Une Famille française sous la Révolution
Auteur : Pradel de Lamase, Paul de (1849-1936)
Éditeur : Perrin (Paris)
Date d'édition : 1912
CLERBOUT Geert
En nu gaan ze boeten! Repressie tegen zwarten in Vlaanderen na WO II
Edited: 201503200907


Pb, in-8, 222 pp.
Publicatiedatum: 20 maart 2015
Uitgever: Van Halewyck
Het einde van de Tweede Wereldoorlog ligt al zeventig jaar achter ons en toch beroert die wereldbrand de gemoederen nog steeds. In ons land zorgt vooral de repressie vandaag nog voor politieke controverse. Hoewel wetenschappelijk onderzoek vele mythes al lang heeft ontkracht, houden ze toch stand. Als het op de repressie aankomt, heeft ieder duidelijk zijn eigen waarheid. In En nu gaan ze boeten! komen de mensen die het zelf hebben meegemaakt aan het woord: collaborateurs, hun kinderen, verzetsmensen, journalisten, politici, professoren, advocaten en substituten. Hun getuigenissen loodsen ons door de eerste jaren na de oorlog en voeren ons van de woelige septemberdagen van 1944, toen enkel de wet van de straat gold, over interneringskampen en gevangenissen, naar de rechtszaal. Ze vertellen over de vernederingen en de excessen, maar evengoed over hulp uit onverwachte hoek. En uiteindelijk blikken ze zelf terug: was de repressie rechtvaardig? Alle partijen hebben hun waarheid, zowel de witten als de zwarten. Historicus Geert Clerbout schreef eerder al Oorlog aan de Dijle en de twee boeken van het tv-programma Publiek Geheim.



Over Ludwine Servaes:





zie ook het boek van Frank Seberechts
GEBHARDT Miriam
Als die Soldaten kamen. Die Vergewaltigung deutscher Frauen am Ende des Zweiten Weltkriegs.
Edited: 201503150814

ISBN 978-3-421-04633-8
Darin werden insbesondere Vergewaltigungen durch westliche Alliierte thematisiert, wodurch das Werk eine kontroverse Debatte auslöste. Gebhardt fordert unter anderem, Vergewaltigungen nach Kriegsende stärker aufzuarbeiten.Rezensenten lobten, Gebhardt habe eine „Stärkung der Empathiekompetenz der Öffentlichkeit“ zum Ziel.
Miriam Gebhardt (* 28. Januar 1962 in Freiburg) ist eine deutsche Historikerin, Autorin und Journalistin.

Comment in English:
A million women were raped by Allied soldiers in Germany in the immediate aftermath of World War II, a new books claims.
‘When The Soldiers Came,’ by historian Miriam Gebhardt, is hailed as the definitive account of the treatment meted out to the defeated women of Nazi Germany which they remained silent about for decades out of shame and humiliaton.
‘At the very least 860,000 women and girls – and also men and young boys – were raped by the occupying Allied soldiers and their helpers. It happened everywhere,’ begins the book.
Until now it was widely thought that only the Red Army, which advanced on Germany with rape as a weapon sanctioned by Soviet dictator Josef Stalin, committed the mass rapes upon tens of thousands of women, many of whom committed suicide.
‘Soldiers of the western Allies were also guilty,’ said Mrs. Gebhardt, a renowned historian in Germany who tracked down some victims to interview them about their ordeal at the hands of British and American soldiers.
‘I researched the book for over a year and-a-half,’ she said. ‘I wanted to tell the story of what ‘happened from the perspective of the victims. I wanted to reconstruct the crimes as gently as I could.’
She said the ‘terrible crimes’ did not only take place in the Soviet zones of occupation – long chronicled and well-known about – but also in French, British and American sectors.
A familiar slogan of the times was: ‘It took six years for the Americans to struggle against the German armies but it only took a day and a slab of chocolate for them to conquer German women.’
But not all collaboration in the bedroom was voluntary, writes Gebhardt.
She said the false impression grew up after the war that German women gave themselves to western soldiers because they brought with them things they desperately needed – nylons, food, cigarettes, coffee.
‘The impression grew that there was no rape in the west but rather a kind of prostitution grew up,’ said the author.
But in fact countless women were raped, she said, with soldiers believing they could treat them as they wanted after bearing coveted gifts.
‘Post-war society was hardly ready to differentiate between voluntary and forced sexual contact.
‘Between women who prostituted themselves out of emergency needs and those who had become victims of rape.’
Added to the trauma of the western victims was the shame suffered by the children they bore from their attackers.
‘Their fathers were, mostly, unknown, and the women received no financial help at all,’ said Gebhardt.
She said in parts of southern Germany, occupied by American troops, there were often ‘free nights’ where soldiers were encouraged to abuse women at will for up to 48 hours at a time.
The alleged victims are ‘relieved’ their hardship is coming to light, she added.

Source Credits: Allan Hall in the Daily Mail from Berlin.
DS 20150119
Tachtig rijksten bezitten evenveel als helft van de wereldbevolking
Edited: 201501191056

Dat berekende Oxfam op basis van cijfers van Crédit Suisse en het zakenblad Forbes. 


Evolutie van het aantal rijken die evenveel bezitten als helft van de wereldbevolking:


2010: 388; 2011: 177; 2012: 159; 2013: 92; 2014: 80


meer ... 


Lucas Tessens
Paris: aanslag op Charlie Hebdo: 12 doden
Edited: 201501080034
Het ergste wat er nu kan gebeuren is dat er een of andere halve gare een granaat in een moskee binnengooit. Want dan brandt Parijs.

Laten wij met z'n allen hopen dat het niet zover komt.

Europa moet zich herbezinnen over eigen maatschappelijke spelregels en dat is nog wat anders dan wetten. We moeten alle burgers beoordelen op hun gedrag, niet op hun afkomst, 'looks' of overtuiging. Dat zijn de waarden van de Verlichting, de Franse Revolutie, de Rechten van de Mens.
Anderzijds moeten mensen die zich niet houden aan de maatschappelijke spelregels ophouden met diegene die hen wijst op onaanvaardbaar gedrag, onmiddellijk 'racist' te noemen.
Onaanvaardbaar gedrag verdient immers collectieve afkeuring en desnoods repressief optreden.

Er is ook nood aan goede voorbeelden. Vandaag kunnen we niet zeggen dat die van de top komen. De vis rot van de kop af.

Het weze gezegd dat Vrijheid, Gelijkheid en Broederlijkheid niet los van elkaar kunnen bestaan. Want hoe kan ik zonder gelijkheid u in vrijheid mijn broeder of zuster noemen?

Het ONTBREKEN van rechtvaardigheid, gelijke kansen, degelijk onderwijs, gezondheidszorg, een billijk loon, eerlijke verdeling van de lasten, ..., dat is de voedingsbodem van extremisme en verkeerd begrepen religie.

En hoe vaak is godsdienst niet misbruikt om mensen te doen geloven in een beter hiernamaals en hen rechten te ontzeggen tijdens hun leven op aarde? Als godsdienst mij van mijn medemens verwijdert, hoe kan ik dan geloven in het goede? Als de Boodschap mij wordt gebracht door mensen die praten met gespleten tong, hoe kan ik dan naar het Licht streven?

Ik kan heel goed leven in een wereld zonder God, een wereld waarin we voor elkaar zorgen en mekaar Charlie mogen noemen.

(tekst aangepast op 20150111)
NULTY Thomas
Back to the land
Edited: 201412271246
The Most Reverend Dr. Thomas Nulty or Thomas McNulty (1818-1898) was born to a farming family in Fennor, Oldcastle, Co. Meath,[1][2] on July 7, 1818 and died in office as the Irish Roman Catholic Bishop of Meath[3] on Christmas Eve, 1898. Nulty was educated at Gilson School, Oldcastle, County Meath, St. Finians, Navan Seminary and Maynooth College. He was ordained in 1846. Nulty was a cleric during the Irish Potato Famine. During the course of his first pastoral appointment, he officiated at an average 11 funerals of famine victims (most children or the aged) a day, and in 1848 he described a large-scale eviction of 700 tenants in the diocese.[4]

Nulty rose to become the Most Reverend Bishop of Meath and was known as a fierce defender of the tenant rights of Irish tenant farmers throughout the 34 years that he served in that office from 1864 to 1898.[5][6] Thomas Nulty is famed for his 1881 tract Back to the Land, wherein he makes the case for land reform of the Irish land tenure system.[7] Nulty was a friend and supporter of the Irish nationalist Charles Stewart Parnell until Parnell's divorce crisis in 1889.[8][9]

Dr. Thomas Nulty, who had attended the First Vatican Council in 1870, said his last mass on December 21, 1898.

To the Clergy and Laity of the Diocese of Meath:

Dearly Beloved Brethren,-

I venture to take the liberty of dedicating the following Essay to you, as a mark of my respect and affection. In this Essay I do not, of course, address myself to you as your Bishop, for I have no divine commission to enlighten you on your civil rights, or to instruct you in the principles of Land Tenure or Political Economy. I feel, however, a deep concern even in your temporal interests — deeper, indeed, than in my own; for what temporal interests can I have save those I must always feel in your welfare? It is, then, because the Land Question is one not merely of vital importance, but one of life and death to you, as well as to the majority of my countrymen, that I have ventured to write on it at all.

With a due sense of my responsibility, I have examined this great question with all the care and consideration I had time to bestow on it. A subject so abstruse and so difficult could not, by any possibility, be made attractive and interesting. My only great regret, then, is that my numerous duties in nearly every part of the Diocese for the last month have not left me sufficient time to put my views before you with the perspicuity, the order and the persuasiveness that I should desire. However, even in the crude, unfinished form in which this Essay is now submitted to you, I hope it will prove of some use in assisting you to form a correct estimate of the real value and merit of Mr. Gladstone’s coming Bill.

For my own part, I confess I am not very sanguine in my expectations of this Bill — at any rate, when it shall have passed the Lords. The hereditary legislators will, I fear, never surrender the monopoly in the land which they have usurped for centuries past; at least till it has become quite plain to them that they have lost the power of holding it any longer. It is, however, now quite manifest to all the world — except, perhaps, to themselves — that they hold that power no longer.

We, however, can afford calmly to wait. While we are, therefore, prepared to receive with gratitude any settlement of the question which will substantially secure to us our just rights, we will never be satisfied with less. Nothing short of a full and comprehensive measure of justice will ever satisfy the tenant farmers of Ireland, or put an end to the Land League agitation.

The people of Ireland are now keenly alive to the important fact that if they are loyal and true to themselves, and that they set their faces against every form of violence and crime, they have the power to compel the landlords to surrender all their just rights in their entirety.

If the tenant farmers refuse to pay more than a just rent for their farms, and no one takes a farm from which a tenant has been evicted for the non-payment of an unjust or exorbitant rent, then our cause is practically gained. The landlords may, no doubt, wreak their vengeance on a few, whom they may regard as the leaders of the movement; but the patriotism and generosity of their countrymen will compensate these abundantly for their losses, and superabundantly reward them for the essential and important services they have rendered to their country at the critical period of its history.

You know but too well, and perhaps to your cost, that there are bad landlords in Meath, and worse still in Westmeath, and perhaps also in the other Counties of this Diocese. We are, unfortunately, too familiar with all forms of extermination, from the eviction of a Parish Priest, who was willing to pay his rent, to the wholesale clearance of the honest, industrious people of an entire district. But we have, thank God, a few good landlords, too. Some of these, like the Earl of Fingal, belong to our own faith; some, like the late Lord Athlumny, are Protestants; and some among the very best are Tories of the highest type of conservatism.

You have always cherished feelings of the deepest gratitude and affection for every landlord, irrespective of his politics or his creed, who treated you with justice, consideration and kindness. I have always heartily commended you for these feelings.

For my own part, I can assure you, I entertain no unfriendly feelings for any landlord living, and in this Essay I write of them not as individuals, but as a class, and further, I freely admit that there are individual landlords who are highly honourable exceptions to the class to which they belong. But that I heartily dislike the existing system of Land Tenure, and the frightful extent to which it has been abused, by the vast majority of landlords, will be evident to anyone who reads this Essay through.

I remain, Dearly Beloved Brethren, respectfully yours,
+THOMAS NULTY.

BACK TO THE LAND
Our Land System Not justified by its General Acceptance.

Anyone who ventures to question the justice or the policy of maintaining the present system of Irish Land Tenure will be met at once by a pretty general feeling which will warn him emphatically that its venerable antiquity entitles it, if not to reverence and respect, at least to tenderness and forbearance.

I freely admit that feeling to be most natural and perhaps very general also; but I altogether deny its reasonableness. It proves too much. Any existing social institution is undoubtedly entitled to justice and fair play; but no institution, no matter what may have been its standing or its popularity, is entitled to exceptional tenderness and forbearance if it can be shown that it is intrinsically unjust and cruel. Worse institutions by far than any system of Land Tenure can and have had a long and prosperous career, till their true character became generally known and then they were suffered to exist no longer.

Human Slavery Once Generally Accepted.

Slavery is found to have existed, as a social institution, in almost all nations, civilised as well as barbarous, and in every age of the world, up almost to our own times. We hardly ever find it in the state of a merely passing phenomenon, or as a purely temporary result of conquest or of war, but always as a settled, established and recognised state of social existence, in which generation followed generation in unbroken succession, and in which thousands upon thousands of human beings lived and died. Hardly anyone had the public spirit to question its character or to denounce its excesses; it had no struggle to make for its existence, and the degradation in which it held its unhappy victims was universally regarded as nothing worse than a mere sentimental grievance.

On the other hand, the justice of the right of property which a master claimed in his slaves was universally accepted in the light of a first principle of morality. His slaves were either born on his estate, and he had to submit to the labour and the cost of rearing and maintaining them to manhood, or he acquired them by inheritance or by free gift, or, failing these, he acquired them by the right of purchase — having paid in exchange for them what, according to the usages of society and the common estimation of his countrymen, was regarded as their full pecuniary value. Property, therefore, in slaves was regarded as sacred, and as inviolable as any other species of property.

Even Christians Recognised Slavery.

So deeply rooted and so universally received was this conviction that the Christian religion itself, though it recognised no distinction between Jew and Gentile, between slave or freeman, cautiously abstained from denouncing slavery itself as an injustice or a wrong. It prudently tolerated this crying evil, because in the state of public feeling then existing, and at the low standard of enlightenment and intelligence then prevailing, it was simply impossible to remedy it.

Thus then had slavery come down almost to our own time as an established social institution, carrying with it the practical sanction and approval of ages and nations, and surrounded with a prestige of standing and general acceptance well calculated to recommend it to men’s feelings and sympathies. And yet it was the embodiment of the most odious and cruel injustice that ever afflicted humanity. To claim a right of property in man was to lower a rational creature to the level of the beast of the field; it was a revolting and an unnatural degradation of the nobility of human nature itself. (etc, see link)

Back to the land
Luxemberger Wort
Gestohlene LuxLeaks-DokumenteTatverdächtiger von Untersuchungsrichter verhört
Edited: 201412131116
Lange wurde nach der Person gesucht, die hinter den "LuxLeaks" steckt. Im Juni 2012 hatte die Beratungsfirma PricewaterhouseCoopers (PwC) eine Klage gegen unbekannt eingereicht. Jetzt wurde ein Verdächtiger von einem Untersuchungsrichter verhört. Dies schreibt die Staatsanwaltschaft in einer Pressemitteilung.

Die gesuchte Person wird verdächtigt, Tausende Dokumente bei PwC entwendet und weitergegeben zu haben. In 2012 wurde im französischen Fernsehen ("Cash investigations") aufgrund interner Dokumente von PwC zum ersten Mal über die Praxis der Tax Rulings berichtet. Die gleichen Dokumente sollen auch für die LuxLeaks-Recherchen gedient haben.

Laut LW-Informationen handelt es sich bei der am Freitag verhörten Person um einen französischen Staatsbürger und Ex-Mitarbeiter von PwC. Nach einem stundelangen Verhör wurde er wieder auf freien Fuß gesetzt.

Die Staatsanwaltschaft betont in ihrem Schreiben, dass wie in jedem Verfahren die Unschuldsvermutung gilt.
CINGANO Federico
OECD SOCIAL, EMPLOYMENT AND MIGRATION WORKING PAPERS No. 163 - TRENDS IN INCOME INEQUALITY AND ITS IMPACT ON ECONOMIC GROWTH
Edited: 201412090905
20141209 - ABSTRACT

1. In most OECD countries, the gap between rich and poor is at its highest level since 30 years.
Today, the richest 10 per cent of the population in the OECD area earn 9.5 times the income of the poorest
10 per cent; in the 1980s this ratio stood at 7:1 and has been rising continuously ever since. However, the
rise in overall income inequality is not (only) about surging top income shares: often, incomes at the
bottom grew much slower during the prosperous years and fell during downturns, putting relative (and in
some countries, absolute) income poverty on the radar of policy concerns. This paper explores whether
such developments may have an impact on economic performance.

2. Drawing on harmonised data covering the OECD countries over the past 30 years, the
econometric analysis suggests that income inequality has a negative and statistically significant impact on
subsequent growth. In particular, what matters most is the gap between low income households and the rest
of the population. In contrast, no evidence is found that those with high incomes pulling away from the rest
of the population harms growth. The paper also evaluates the “human capital accumulation theory” finding
evidence for human capital as a channel through which inequality may affect growth. Analysis based on
micro data from the Adult Skills Survey (PIAAC) shows that increased income disparities depress skills
development among individuals with poorer parental education background, both in terms of the quantity
of education attained (e.g. years of schooling), and in terms of its quality (i.e. skill proficiency).
Educational outcomes of individuals from richer backgrounds, however, are not affected by inequality.

3. It follows that policies to reduce income inequalities should not only be pursued to improve
social outcomes but also to sustain long-term growth. Redistribution policies via taxes and transfers are a
key tool to ensure the benefits of growth are more broadly distributed and the results suggest they need not
be expected to undermine growth. But it is also important to promote equality of opportunity in access to
and quality of education. This implies a focus on families with children and youths – as this is when
decisions about human capital accumulation are made -- promoting employment for disadvantaged groups
through active labour market policies, childcare supports and in-work benefits.

Note LT: the famous book of Piketty (Capital) is not mentioned in the bibliography of this report!; Methodology: measurement of inequality with the use of Gini.
Read the report in PDF here ...
LT
Lijst van overheidsbedrijven (in het verleden en het heden)[tentatief en in opbouw]
Edited: 201411260110
Algemene Spaar- en Lijfrentekas (ASLK/CGER, 1865) > ASLK-Bank (1992) + ASLK-verzekeringen (1992)> 50% verkocht aan Fortis-groep > in 1998 volledig overgenomen door Fortis


BAC/COB (1924) > BAC werd ook hoofdaandeelhouder in de Belgische Arbeidersbank of Banque Ouvrière de Belgique, opgericht in 1925, en in 1926 omgedoopt in Spaarbank der Christelijke Werklieden (SCW) of Banque d'Epargne des Ouvriers Chrétiens. > BAC Centrale Depositokas of COB Caisse Centrale de Dépôts > In 1985 werd de naam gewijzigd in BAC Spaarbank of COB Banque d'Epargne.> De naam werd in 1993 veranderd in BACOB en de instelling veranderde verder van een spaarbank naar een commerciële bank.> In 1997 vormde BACOB samen met verzekeringen DVV de financiële groep Artesia Banking Corporation, grotendeels in handen van Arcofin.> In 2001 kwam Artesia in handen van het Frans-Belgische Dexia, nu Belfius.




Belgische Maatschappij voor Internationale Investering: Een gespecialiseerde dochtervennootschap van de FPIM die tot doel heeft het co-financieren van buitenlandse investeringen van Belgische bedrijven, hoofdzakelijk ten behoeve van KMO's die zich in een expansiefase bevinden of die een belangrijk groeipotentieel vertonen.


Belgocontrol (1998): Belgocontrol is in België het autonoom overheidsbedrijf dat belast is met de luchtverkeersleiding, opleiding van operationeel (luchtverkeersleiders) en technisch personeel, en installatie en onderhoud van infrastructuur voor de luchtvaart. > Belgocontrol werkt onder een beheerscontract met een looptijd van 5 jaar (zie 25 APRIL 2014. KB tot goedkeuring
van het derde beheerscontract tussen de Staat en Belgocontrol) > Belgocontrol had op 20131231 829 werknemers waarvan 84 onbeschikbaar > Belgocontrol was in 2013 verlieslatend > Jaarverslag Belgocontrol 2013


BIAC + Regie der Luchtwegen + The Brussels Airport Company NV (BATC)> The Brussels Airport Company NV (2006) > Brussels Airport Company (2013)


BILOBA: De Luxemburgse vennootschap heeft tot doel het nemen van participaties in het Ginkgo Fonds. Het Ginkgo Fonds investeert in projecten ter herontwikkeling van verontreinigde terreinen in Frankijk en in België.


Brussels Airport Company


CERTI-FED: De vennootschap heeft tot doel de verwerving van alle participaties in vennootschappen waarin de Federale Participatie- en Investeringsmaatschappij een participatie bezit, alsook de certificatie van aandelen.

China Belgium Mirror Fund

Congrespaleis: De NV Congrespaleis heeft als doel het organiseren van vergaderingen, congressen, tentoonstellingen, beurzen en evenementen in haar gebouwen te Brussel.

CREDIBE: De vennootschap heeft haar hypothecaire activiteiten overgedragen aan de privé-sector en beheert nog de aflopende dossiers en in beperkte mate vastgoed.

DATANG FUND

Delcredere

Distrigas: On 1 November 2012, Distrigas merged with Nuon Belgium and became Eni Gas & Power NV/SA, a wholly owned subsidiary of Eni.

Federale Investeringsmaatschappij (FIM) + Federale Participatiemaatschappij (FPIM) > FPIM (2006)

Fonds voor Spoorweg-Infrastructuur (FIF-FSI): De vennootschap heeft tot doel terreinen die vroeger tot de spoorweginfrastructuur behoorden, te verkopen aan bouwpromotors en vastgoedinvesteerders.

GIMV (1980):

IRE ELIT: Dochteronderneming van het "Nationaal Instituut voor Radio-elementen". De onderneming legt zich in het bijzonder toe op de ontwikkeling van productie van radio-isiotopen voor radiofarmaceutische toepassingen en analyse, toezicht en ondersteuning bij de ontmanteling van nuclaire bronnen.

Kasteel Cantecroy Beheer (KCB): KCB is een vennootschap die een kasteelsite in Mortsel (Cantecroy) heeft gerenoveerd en omgevormd tot een wooncentrum voor ouderen. Doelstelling is de appartementeenheden op de site te verhuren/verkopen en de nodige zorgdiensten aan te bieden voor ouderen.

Nationale Investeringsmaatschappij (NIM, 1962) > geprivatiseerd in 1994

Nationale Loterij/Loterie Nationale

NMBS/SNCB > Om aan de Europese Unie-regelgeving tegemoet te komen voor een vrije toegang voor alle vervoerders op het Europese spoorwegnet, werd de NMBS op 1 januari 2005 opgesplitst in drie delen: een beheerder van de infrastructuur (Infrabel), een exploitant van de treinen (NMBS) en een overkoepelende holding (NMBS Holding). Zij vormden met hun drieën de NMBS-Groep.> NMBS + NMBS-holding = NMBS (2004)

NMKN > opgeslorpt door ASLK > zie aldaar

Open Sky Technology Fund Belgian Investor Pool: Het investeringsfonds is een parallel fonds van Open Sky Technologies Fund dat werd opgericht op initiatief van het Europees Ruimtevaart Agentschap. Deze investeringsfondsen investeren in jonge bedrijven die commerciële ruimtevaartechnologieën ontwikkelen, en die gevestigd zijn in de landen van de ERA-perimeter.
Paleis voor Schone Kunsten (PSK): De vennootschap heeft als doel het opzetten, uitwerken en uitvoeren van een multidisciplinaire en geïntegreerde culturele programmering.

Participatiefonds

PTT > De Post > BPOST (Belgische Staat (rechtstreeks en via de FPIM + free float + BPOST-werknemers)

Regie der Gebouwen (parastatale)

RTT > Belgacom > werd in maart 2004 beursgenoteerd > 20140929: Belgacom heet voortaan Proximus (o.i. wordt in een perspectief van volledige privatisering de binding met België in de merknaam alvast verbroken) > Op 31/10/2014 bezat de Belgische Staat 53,51% van de aandelen van Belgacom

SNETA (1919) + Sabena (1923) > Sabena > In mei 1995 werd 49,5% van de aandelen verkocht aan Swissair > Sabena op 20011107 failliet > dochter DAT overgenomen door SN Air Holding en die neemt naam SN Brussels Airlaines aan > SN Air Holding neemt in 2005 Virgin Express over en fuseert in 2006 tot Brussels Airlines. > Op 19 januari 2004 is Sabenadochter en chartermaatschappij Sobelair failliet verklaard. Haar vluchten voor Jetair werden overgenomen door TUI Airlines Belgium, dat vandaag vliegt onder de naam Jetairfly.

SOPIMA: De vennootschap beheert, meestal na renovatie, administratieve gebouwen die tot verhuur worden bestemd.

Theodorus III (

ZEPHYR-FIN: De vennootschap heeft als doel het verwerven en beheren van roerende waarden uitgegeven door luchtvaartmaatschappijen of vennootschappen verbonden met deze sector.

MercoPress News Agency & President Energy (press release 20141117)
UK company confirms discovery of oil in the Paraguayan Chaco
Edited: 201411181904



The company is President Energy Plc (PPC:LSE), its CEO is Peter Levine. Oil well's name: Lapacho well. The Chaco region is dominated by big landowners. Note that Paraguay is a net importer of fuel.
YELLEN Janet L., Chair Federal Reserve Board
The extent of and continuing increase in inequality in the United States greatly concern me
Edited: 201410192014
"The past several decades have seen the most sustained rise in inequality since the 19th century after more than 40 years of narrowing inequality following the Great Depression. (...) The distribution of wealth is even more unequal than that of income, and the SCF shows that wealth inequality has increased more than income inequality since 1989. The wealthiest 5 percent of American households held 54 percent of all wealth reported in the 1989 survey. Their share rose to 61 percent in 2010 and reached 63 percent in 2013." ...
Read the full text of this most important speech here

See her accompanying dataset here

For her biography look here

In fact, Yellen follows the findings of Thomas Piketty. Let's see where this brings us and the US ...

TESSENS Lucas
A selection of books on Italy - click to play
Edited: 201410180008
A trial video produced by MERS for the project BOS600 (later renamed BOS451) in november 2013.
The project was stopped for three reasons:
1) production time of the video was too long for a small firm like ours;

2) although mp4 has a considerable compression ratio, files stay rather heavy for handling and publishing over the network;

3) the app proved to be unsuccessfull in terms of directly generated ROI.
However, the results of the R&D were beneficial to later improvements and the enhancement of the multimedia CMS (Content Management System) that was developed during the year 2014.


Leopold III
Het politiek testament van koning Leopold III
Edited: 201410091056



MEMORANDUM, GESCHREVEN OM PERSOONLIJK

EN VERTROUWELIJK AAN DE HEER PIERLOT TE WORDEN OVERHANDIGD,

VOLTOOID OP 25 JANUARI 1944

We zijn in het zesde oorlogsjaar aanbeland. Niets laat ons toe met zekerheid te stellen dat het staken van de vijandelijkheden in Europa of de bevrijding van ons grondgebied dichtbij zijn. Maar een zodanige wending van de gebeurtenissen, die een plotselinge wijziging van het bezettingsregime in België met zich zou brengen, is in de toekomst mogelijk.

Op 29 mei 1940 werd ik, op bevel van de Führer Kanselier van het Reich, van Brugge naar het kasteel van Laken overgebracht. Dat werd mijn verplichte verblijfplaats, ondanks mijn uitdrukkelijke wens om het lot van mijn leger te delen.

Het is niet uitgesloten dat de Duitse overheid mij om militaire of politieke redenen een nieuwe verblijfplaats oplegt en ditmaal buiten het koninkrijk.

Ik vind het belangrijk dat het land, in de misschien lange tussentijd tussen zijn bevrijding en mijn terugkeer uit gevangenschap, in die beslissende dagen niet verstoken zou blijven van adviezen van mijn kant over aangelegenheden van het allergrootste belang.

Dat is de reden waarom ik hier, ten gerieve van hen die de macht tijdelijk zouden uitoefenen, mijn aanbevelingen op papier zet betreffende het te volgen beleid in het hoger belang van de natie.

Om alle vooroordelen en twijfels weg te nemen, meen ik dat het nuttig is om vooraf kort uiteen te zetten welke mijn houding is geweest sedert mei 1940.

1. Vooreerst heb ik op 25 mei geoordeeld - en ik ben inmiddels nooit van gedacht veranderd - dat het strijdig geweest ware met het belang van het land als ik met de ministers naar het buitenland zou zijn vertrokken.

Het leger in de steek laten voordat de strijd beëindigd was, zou een militaire fout zijn geweest, want elke weerstand zou ogenblikkelijk zijn gestaakt.

Vluchten op het moment dat de wapens werden neergelegd, leek mij een daad die strijdig was met de eer van een legeraanvoerder.

Mijn aanwezigheid in het buitenland zonder militaire macht van betekenis, zou een louter symbolische waarde hebben gehad. Daartoe volstonden enkele ministers.

Maar, eens het grondgebied zich in de macht van de aanvaller bevond, was het belangrijk dat het staatshoofd het land slechts verliet, weggevoerd door de overwinnaar. Zijn aanwezigheid was des te noodzakelijker omdat de eenheid van het land was bedreigd door ernstig plichtsverzuim dat plotseling aan het licht was gekomen en omdat als gevolg van een noodlottige verstandsverbijstering, de meeste gezagsdragers waren gevlucht en te veel overheden hun post hadden verlaten.

Op een moment waarop de bondgenoten waren uitgeteld door een verschrikkelijk onheil en de vijand was opgewonden door militaire successen zonder voorgaande, was het door de tegenspoed van mijn leger en van mijn volk te delen dat ik de onverbrekelijke eenheid van het vorstenhuis en van de Staat bevestigde en dat ik de belangen van het vaderland behoedde, welke ook de

afloop van de oorlog zou zijn. De militaire eer, de waardigheid van de kroon en het belang van het land wezen in de dezelfde richting en maakten het mij onmogelijk om samen met de regering België te verlaten.

2. Ik heb het steeds als mijn opperste plicht beschouwd om met al mijn krachten bij te dragen tot het instandhouden van de nationale onafhankelijkheid. Net als al mijn voorgangers heb ik altijd de Grondwet nageleefd. In geen enkele omstandigheid heb ik overwogen om die te schenden. Ik neem een mogelijke herziening ervan slechts in overweging als het Belgische volk zijn wil daartoe vrij tot uitdrukking brengt.

De geruchten die de bedoeling hadden daarover twijfel te zaaien, zijn uit de lucht gegrepen en al wie ze heeft verspreid, heeft het vorstenhuis belasterd en een misdaad tegen België gepleegd.

Voor het overige heb ik me sedert 28 mei 1940 strikt gehouden aan mijn status van krijgsgevangene in handen van de vijand en heb ik geoordeeld dat het niet met de waardigheid van de kroon en met de belangen van het land strookte dat ik daar rechtstreeks of onrechtstreeks ooit van afweek.

Die afzijdigheid op het politieke vlak belette niet dat ik op het humanitaire vlak tussenkwam ten voordele van personen, groepen of zelfs de hele bevolking.

De genadeverzoeken, de vrijlating of op zijn minst de verlichting van het lot van onze krijgsgevangenen, de bevoorrading van de bevolking, daarvoor heb ik voortdurend aandacht gehad. Op dat vlak zijn mijn inspanningen gedeeltelijk met succes bekroond. Inzake de wegvoeringen en de financiële lasten stuitte ik spijtig genoeg op de weigering om terug te komen op de getroffen beslissingen.

Men heeft mij vaak verweten dat ik tussenbeide was gekomen op het administratieve vlak. Ik verklaar dat ik helemaal niets te maken had noch met de keuze noch met het beleid van de secretarissen-generaal, wie ze ook waren. Wel eis ik het initiatief op van de oprichting van de O.T.A.D.

Hiermee is dus voldoende licht geworpen op het verleden, laten we het nu hebben over de opdrachten voor de toekomst.

1. DE VERSTANDHOUDING TUSSEN VLAMINGEN EN WALEN

De verstandhouding tussen Vlamingen en Walen zal de belangrijkste taak van de regering zijn. Het voortbestaan van een onafhankelijk België zal daarvan afhangen.

De historici zullen vaststellen dat België tussen 1914 en 1944 een vreselijke nationaliteitscrisis heeft meegemaakt.

Na een lange periode van ongelijkheden en onmiskenbare onrechtvaardigheden heeft ons Vlaamse volk, trots op zijn schitterend verleden en bewust van zijn mogelijkheden in de toekomst, besloten een einde te maken aan de pesterijen van een egoïstische en bekrompen leidende minderheid die weigerde zijn taal te spreken en deel te nemen aan het volksleven.

Het onbegrip van het parlement en de traagheid van de opeenvolgende regeringen om die rechtmatige

verzuchtingen te voldoen, hebben de eisers verbitterd. Sommigen zijn ertoe gekomen om zich te willen afscheiden van de Walen en om België te vervloeken. Dit lokte een Waalse reactie uit en het zou gevaarlijk zijn de draagwijdte ervan te onderschatten.

Onder het voorwendsel van cultuur en van taal, hebben extremisten, al dan niet onder de bescherming van de bezetter, bewust gewerkt aan de vernietiging van de Belgische Staat – we hebben dat gezien en gehoord.

Anderzijds is onze publieke opinie – die slecht is voorgelicht en te gevoelig is voor de sentimentele verleidingen uit het buitenland – sedert 30 jaar geneigd om te geloven dat haar veiligheid in de eerste plaats afhangt van de gevoelens van genegenheid van het buitenland. Ze schijnt te vergeten dat het behoud van de nationale onafhankelijkheid voortvloeit uit en altijd en vooral zal voortvloeien uit de geografische ligging van het land, zijn natuurlijke rijkdommen, de werklust van zijn inwoners en hun wil om vrij te blijven.

De verkondiging van dit historisch vast gegeven moet het postulaat vormen dat elke internationale samenwerking voorafgaat en die laatste kan alleen worden opgevat op basis van een billijke wederkerigheid.

Omdat ze dezelfde belangen hadden, hebben Vlaanderen en Wallonië sedert heel lang een gemeenschappelijke lotsbestemming gehad en hebben ze een eenheid gevormd die ontembaar aan alle annexatiepogingen het hoofd heeft geboden. Nooit heeft hun eenheid een crisis beleefd die ook maar bij benadering zo erg was als die van de huidige generatie.

Ik hoop dat de hevigheid van de beroering die we nu beleven de ogen van de brave burgers heeft geopend voor sommige aspecten van de werkelijkheid waarvoor ze te weinig belangstelling hadden betoond. Ik hoop dat dit bij Vlamingen en Walen de wil zal hebben aangewakkerd om zich in een nieuw België opnieuw rond de nationale driekleur te scharen en dat zij, verenigd op volstrekt gelijke voet, België met eenzelfde liefde en ijver zullen dienen. Ik reken op het doorzicht van het Brusselse gemeentebestuur opdat de hoofdstad van het koninkrijk eindelijk zijn rol van taalkundig bindteken en bicultureel uitstralingscentrum zou spelen die het nationaal fatsoen hem voorschrijft.

2. DE SOCIALE REORGANISATIE

Deze wereldoorlog is de geboorte van een nieuwe wereld. Goedschiks of kwaadschiks ontwikkelt zich, in de staten die zich beroepen op tradities van vrijheid en individualisme net als in de staten die hebben gekozen voor een autoritair regime, een economische, organieke en sociale revolutie zonder weerga die wezenlijk dezelfde is – zij het dat ze gebeurt onder verschillende vlaggen en door gebruik van uiteenlopende middelen.

Ook al kan men noch het kader noch het eindpunt van die verandering bepalen, toch heeft men het recht te verklaren dat een onomkeerbare stroom alle samenlevingsvormen naar een volkomen nieuwe toekomst meevoert.

Het komt erop aan zich niet uit te sloven om in duigen vallende normen te handhaven. Men moet zich vastberaden aan de onvermijdelijke ontwikkeling aanpassen en België de economische en sociale onderbouw bezorgen die het de nodige sterkte en doelmatigheid geeft opdat het zijn bevolking een waardige en bevredigende levensstandaard kan verschaffen. Die bevolking leeft bijeengepakt op een klein grondgebied en wordt bedreigd door een buitenlandse concurrentie die scherper en oneindig machtiger is dan weleer.

Het individualisme en het economisch liberalisme waarvoor de negentiende eeuw de gouden tijd was, zullen willens nillens plaats ruimen voor een systeem dat meer gelijkheid nastreeft. Het zal de leiders toekomen erover te waken dat onze toekomstige sociale organisatie zal zijn doordrongen van en meer in overeenstemming zal zijn met de christelijke naastenliefde en de menselijke waardigheid.

Mijn rol van grondwettelijke vorst draagt me de taak niet op om een programma van verwezenlijkingen op te stellen noch om te kiezen voor of tegen een of andere leerstelling, maar ik zou in mijn opdracht tekortschieten als ik hier niet enkele beginselen ter overweging meegaf die alleen de uitdrukking zijn van de billijkheid.

Ik beschouw ruime sociale hervormingen als dringend, want de schandalige tegenstelling tussen de armoede waarmee de oorlog tot tweemaal toe de enen heeft overladen en de buitensporige winsten die de anderen zich hebben toegeëigend, stelt de onrechtvaardigheid in het licht van een egoïstisch en kwaadaardig regime, waaraan een einde moet komen.

Zodra het land is bevrijd, zullen de regeringen de plicht hebben het recht op arbeid en de plicht daartoe te bevestigen. Door de vaststelling van rechtvaardige lonen en de uitbreiding van de verplichte verzekeringen, moeten ze de arbeiders de waardigheid en de veiligheid bezorgen die zij in het verleden al te vaak hebben moeten ontberen.

De paritaire verbondenheid van de werkgevers- en werknemersorganisaties in beroepsgroeperingen, alsook een nauwgezette en billijke herschikking tussen arbeid en kapitaal zullen het mogelijk maken in de schoot van de ondernemingen de voorwaarden voor een gezonde samenwerking te vestigen. Door in de wereld van de arbeid een sfeer van stabiliteit en welzijn te scheppen, zal deze vooruitgang een geest van sociale solidariteit doen waaien die voor het land van even wezenlijk belang zal zijn als de verstandhouding en de gelijkheid tussen Vlamingen en Walen. Op het hogere niveau komt het de staat toe het algemeen belang te vertolken, de harmonische werking van het geheel van de grote beroepsgroepen te coördineren en de organisatie van de arbeid en van de sociale verhoudingen te controleren.

Het komt de Staat ook toe de economische ontwikkeling in een richting te leiden die meer is aangepast aan de natuurlijke rijkdommen van onze bodem en aan de mogelijkheden en de levensbehoeften van onze bevolking.

Het is van belang een beter evenwicht tot stand te brengen tussen de verschillende takken van de economische bedrijvigheid van het land door de landbouw, die zo belngrijk is voor ons onafhankelijk bestaan, de plaats te geven die haar toekomt.

Het is ten slotte aangewezen een billijkere verdeling van de verbruiksgoederen te verzekeren.

Arbeidsplicht, recht op arbeid en bescherming van de arbeid – herstel van de beroepseer en de beroepsbekwaamheid – nationale samenwerking en solidariteit – verstandige organisatie van de economie, ordelijke productie en consumptie – ziedaar de grondslagen van de onmiddellijke vernieuwing die een betere toekomst moet voorbereiden.

Ik reken erop dat de gezagsdragers die weg zullen inslaan en elke andere overweging dan het belang van het land en de sociale rechtvaardigheid opzij zullen schuiven.

Als ze dit zouden verzuimen, zou België tijden van gevaarlijke politieke onrust tegemoet gaan.

3. DE POLITIEKE HERVORMINGEN

Zullen de wijzigingen aan de economische en sociale structuren een hervorming van de politieke instellingen teweegbrengen? Dat lijkt onvermijdelijk.

De gebreken van de oude manier van regeren en de ongehoorde incidentendie er in 1940 het sluitstuk van waren, hebben de ogen geopend van de meest behoudsgezinde kringen. Het land zal niet aanvaarden dat men zonder meer naar deze vooroorlogse dwalingen terugkeert. Het wenst dat de macht wordt uitgeoefend door onkreukbare en bekwame mensen, die ermee ophouden het algemeen belang in te vullen op de maat van de partijbelangen. Het wenst dat die mensen de nodige macht krijgen om met gezag en continuïteit de belangrijkste en dringende problemen op te lossen.

Een Raad van State had al lang moeten zijn opgericht. Koning Albert had de oprichting ervan al aanbevolen. Het land heeft nood aan wetten en verordeningen die behoorlijk zijn opgesteld. De burgers hebben het recht te worden beschermd tegen de mogelijke willekeur van een regering waarvan de machten uitgebreider zullen zijn.

De ministeriële verantwoordelijkheid moet ophouden een abstract beginsel te zijn dat nergens in een wetboek is vastgelegd. Ze moet een juridisch werkbaar begrip worden dat het mogelijk maakt de ministers te treffen wier zware fouten de belangen van de Staat hebben geschaad.

In welke mate en op welke wijze is het nodig het politiek statuut van het koninkrijk een nieuwe inhoud te geven?

Het komt het Belgische volk toe daarover te beslissen: zodra de omstandigheden het mogelijk maken, kan het zich daarover vrij uitspreken.

4. DE HERVORMING VAN DE OPVOEDING

Ik pleit ervoor bijzondere aandacht te besteden aan de jeugd, die het lot van het België van morgen in handen houdt.

Indien het land in 1940 zijn geloof in zijn lotsbestemming tijdelijk heeft verloren, dan is dat te wijten aan het feit dat onze kinderen onvoldoende tot burgerzin worden opgevoed, wat een schuldig verzuim is. De toekomst van de natie vereist dat onze jeugd fysiek sterk is, doordrongen van edele verzuchtingen en grootmoedige idealen, gedreven door persoonlijke fierheid en sociale

solidariteit, in hart en nieren en vastberaden patriottisch. Op dat vlak staan we nog bijna nergens.

5. DE MILITAIRE REORGANISATIE

Het einde van de vijandelijkheden zou een gezagscrisis kunnen veroorzaken die weleens de vorm van geweldplegingen kan aannemen. Bij gebrek aan een gewapende macht – die op een wettelijke basis is gevormd en bestaat uit manschappen wier vanderlandsliefde buiten kijf staat en die zijn gespeend van elke partijdige passie – zou het moeilijk zijn om die te beteugelen.

Om redenen van orde en rust in het binnenland en aanzien in het buitenland, beveel ik aan zo spoedig mogelijk weer een Belgisch leger op de been te brengen, bestaande uit sterke beroepsmilitairen, aangevuld met vrijwilligers, bij voorkeur mannen die in het vuur van de strijd hebben gestaan. Met het oog daarop zullen we de onmiddelijke repatriëring moeten eisen van onze officieren en soldaten die in Duitsland gevangen zijn en van al wie zich nog in het buitenland bevindt.

6. DE ORDEHANDHAVING EN DE SANCTIES

Men moet vrezen dat het einde van de vijandelijkheden gepaard zal gaan met de ontketening van een publieke vergelding en het uitvechten van talrijke persoonlijke en groepsvetes. De voorlopige machthebbers zullen de uitingen van de publiek opinie binnen de legale perken moeten houden. Ze zullen evenwel ook de sancties moeten vorderen en toepassen in hoofde van de verantwoordelijken van aanslagen tegen de verdediging en de eenheid van het land.

De daders van deze misdaden tegen de natie hebebn hun verraad voldoende van de daken geschreeuwd, ja zelfs gevierd, opdat de noodzakelijke repressie alleen de werkelijke en grote schuldigen zou treffen.

Het past dat de straffen zonder uitstel worden uitgesproken en uitgevoerd, maar volgens de normale rechtspleging.

7. DE NOODZAKELIJKE GENOEGDOENING

Er is geen enkele patriot die sommige toespraken is vergeten die ten overstaan van de hele wereld werden uitgesproken en waarin Belgische ministers zich hebben veroorloofd, in uitzonderlijke hachelijke omstandigheden, toen de vrijwaring van de nationale waardigheid gebood een uiterste voorzichtigheid aan de dag te leggen, ondoordacht de meest ernstige beschuldigingen te uiten ten overstaan van de houding van ons leger en het optreden van de legeraanvoerder.

Die beschuldigingen die in een eigenzinnige verblindheid de eer van onze soldaten en van hun opperbevelhebber besmeurden, hebben België een onberekenbare en moeilijk te herstellen schade toegebracht.

Men zou vergeefs in de geschiedenis een ander voorbeeld zoeken van een regering die haar vorst en de nationale vlag op zo’n manier en zo ongegrond met schande heeft overladen.

Het aanzien van de kroon en de eer van het land verzetten zich ertegen dat degenen die de redevoeringen hebben gehouden nog enig gezag uitoefenen in het bevrijde België zolang ze hun beslissing niet zullen hebben betreurd en plechtig en volledige genoegdoening zullen hebben gegeven. De natie zou noch begrijpen noch ermee instemmen dat het vorstenhuis in de uitoefening van zijn taak mensen zou betrekken die datzelfde huis een belediging hebben aangedaan waarvan de wereld met ontsteltenis kennisnam

8. DE BUITENLANDSE EN KOLONIALE POLITIEK

Inzake het internationale statuut eis ik in naam van de grondwet dat België in zijn volledige onafhankelijkheid zou worden hersteld en dat het geen verbintenissen of akkoorden met andere staten zou aanvaarden, van welke aard ook, dan in volledige soevereiniteit en mits de noodzakelijke tegenprestaties.

Ik houd er ook aan dat geen afbreuk wordt gedaan aan de banden tussen de kolonie en het moederland.

Ik herinner er bovendien aan dat volgens de grondwet een verdrag geen enkele waarde heeft indien het niet de koninklijke handtekening draagt.

Leopold,

Koning der Belgen,

gevangene in het kasteel van Laken



(onverkorte tekst ter beschikking gesteld door MERS Antique Books Antwerp, om te worden gevoegd bij boeken over de Koningskwestie die nalaten dit document in extenso af te drukken)
TESSENS Lucas
1999: Kijk- en Luistergeld: Informatiebrochure met aangifteformulier.
Edited: 201409131628
Proefdruk Drukkerij Binst. Go for Press gehandtekend door Yves Hantson, Directeur, 19990315. Brochure geproduceerd door MERS.
RT
American-allied nations are secretly helping ISIS to grow - US Colonel Ann Wright
Edited: 201409080901
The US invasion of Iraq in 2003 came with many warnings that it would lead to a dire consequences for the whole region. A decade later, and the brutal jihadists from ISIS are dominating the north of the devastated country. Now, the US is again mulling the possibility of sending its army to Iraq once more - but would that actually help solve the issue? From where does the money come for the Islamic State? Is America obliged to save Iraq after what it's done to that nation? We ask these questions to American Colonel and former diplomat Ann Wright on Sophie&Co today.

Follow @SophieCo_RT

Sophie Shevardnadze:Colonel, the 2003 war in Iraq was a reason you left the U.S. military after many years. Do you feel the roots of what’s happening now lie back then?

Ann Wright: Well, yes. In 2003 I did resign from the Federal government. I actually had order to retire from the military; I was a U.S. diplomat, and I was one of the three diplomats who resigned in opposition to the war in Iraq. And I do feel that there are so many similarities now, 11 years later with the issue that the Obama administration is bringing forward, and they are seeming intent that they will be using military force to resolve the further issues in Iraq, and perhaps even in Syria.

SS: But what I really meant was that… I’m talking about ISIS expansion and the will of the ISIS to create a caliphate. Do you think that, what’s going on right now, has to do something with the invasion in Iraq in 2003, or those are two separate things?

AW: I think they are two separate things. Certainly, the U.S. invasion and occupation of Iraq has precipitated what we now see, 11 years later, with the growth of ISIS and other forces that initially came in to the region to battle with Assad in Syria, but are taking the opportunity with the disarray that came starting with the U.S. invasion and occupation of Iraq. And then, the Al-Maliki government that has been so brutal towards the Sunnis in Iraq, that the ability of ISIS to move remarkably quickly, to gain territories in Syria and now in Iraq is very worrisome and dangerous.

SS: Now, president Obama has authorized deployment of additional 350 american troops to Iraq. Last month, the U.S. launched an aerial campaign against the Islamic State. Will any good come out of this?

AW: Well, the issue of the protection of the U.S. facilities in Baghdad and other cities of Iraq by U.S. military forces is one rational for the deployment of certain number of military folks. And then, the administration has already said that they will be sending in special forces to help train or re-train Iraq military to battle ISIS. And also, the use of CIA operatives up in the north, in northern Iraq and the Kurdish area of Iraq - one could argue that this does give the Iraqi military and the Kurdish Peshmerga a better opportunity to battle ISIS. One of the fears, though, is that the continuation of the U.S. providing U.S. military equipment will end up as we've seen what has happened now, when ISIS has overrun Iraqi military facilities and have taken U.S. military equipment that has been given to the Iraqi military. So, one of the great dilemmas is when you start funneling more military equipment into this type of situation, it may be turned up on you as we've seen - that equipment now being in hands of ISIS and being used to battle almost in one way the remnants of the Iraqi military.

SS: Steven Sotloff was the second journalist executed by the Islamic State. Let’s hear president Obama’s response to this:

OBAMA: And those who make a mistake of harming Americans will learn that we will not forget, and that our reach is long and that justice will be served.

SS: Now, the U.S. president has vowed to avenge the death of U.S. journalist and called for the war plan to be drawn up. Should there be further involvement?

AW: Well, indeed, it’s horrific what ISIS is doing, not only to the international media, to U.S. reporters that are being beheaded, but in even greater measure, what ISIS is doing to Iraqis and Syrians that they have captured. The wholesale murder, massacre of large numbers of Iraqi military and people in villages who have repelled or attempted to repel the ISIS military onslaught. There’s no doubt about it, ISIS is very brutal, terrible group of people who are rampaging across that area of the world.

SS: Well, yeah, but that’s my question - does the U.S. really have any other choice but to get involved and act in the face of these kidnappings?

AW: The people that have been kidnapped - I mean, the international folks have been in the hands of ISIS for quite a few months now. The beheadings of course are horrific, and as vice-president Biden has said...something about the “gates of hell” being opened; I think the administration certainly feels the pressure that something needs to be done about it, about this group of horrific people. Now, whether it is further american military on the ground - I suspect not, because the feeling in the U.S. is that we do not want our military involved in ground operations any further in Iraq or in Syria. However, I do believe that the types of pressure that can be put on groups that do support ISIS, that have allowed ISIS to purchase military equipment, that are working with ISIS to buy on the black market oil from the oil fields that ISIS has captured - I think that’s really where ultimately the pressure points are…

SS: Which groups are you talking about? Could you be more precise?

AW: If you look at who is behind the oil, who is behind the oil from those oil fields, where it is going, through what borders is it going - some of it is going up into Turkey, so you've got to put pressure on the Turkish government to stop the flow of oil; you've got to put pressure on the Turkish government to stop allowing these large groups of international fighters that have crossed the border from Turkey for the last several years. I would say, you have to put pressure on the Saudis: the Saudis have been pouring a large amounts of money, as have the governments of Kuwait and of Qatar, into various groups of the foreign fighters.

SS: But so had the Americans, I don’t think these are the only people that are funding the foreign fighters in Syria. Americans are the ones who are funding them just as much as are the Qataris or the Saudis…

AW: Yes, I totally agree with you on that; I do not believe that they are funding ISIS, the U.S. is funding other, what they think are more moderate groups that are fighting the Assad government, but the ones I was actually talking about were those that either by turning a blind eye, or by actually funneling money and weapons into ISIS are giving it the power to gain territory and hold it.

SS: So there’s my question - the U.S. has propped up many allies that it later had to confront. The likes of Al-Qaeda, or Taliban - do you feel like it contributed to the rise of ISIS in Syria as well - involuntarily, of course - by funding the rebels?

AW: Certainly, the instability that has been caused by the U.S., starting 10, 11 years ago, from 2003, with the U.S. invasion and occupation of Iraq and earlier than that, the U.S. going in to Afghanistan after 9/11 - all of those events have triggered a large number of people from Arab and Muslim worlds, who have to the U.S.: “we don’t like what you’re doing in those areas”, and they have been coming in to Iraq and in Afghanistan and have been trained, and equipped and then have been available to go to other parts of the world, including Libya, to act as mercenaries for whomever wants to hire them.

SS:Now, if president Obama had launched a bombing campaign in Syria in 2013, do you think that could have stopped the rise of ISIS?

AW: One could argue that yes, bombing of not only ISIS but of other radical groups in Syria could perhaps have decimated some of their fighting force. However, the thing that people are very concerned about is that that in itself is drawing more of the foreign fighters to the fight, that indeed the U.S. bombing of Muslim fighters does draw in even more of the Muslim fighters.

SS: Just to wrap the subject of ISIS in Iraq - do you feeling like that Washington has the responsibility for the future of Iraq and what becomes of it?

AW: Part of the problem is, first, the initial invasion and occupation by the Bush administration; then, you have the Al-Maliki government that was… many people say that U.S. put that government in: Al-Maliki who brought in more Shia leaders and pushed out the Sunni leaders that should have been brought in to the government that was all-inclusive of all of the groups in Iraq. One could say that the U.S. has spent billions of dollars on the training and equipping Iraqi military and it folded against the force that was not nearly as large as it actually was. I personally, as a person that resigned initially over the theory that military force was going to resolve the issue of Saddam Hussein regime, I don’t believe that further use of our military is what ultimately going to resolve the issues in that region.

SS: Afghanistan is another unresolved issue - the U.S. troops may leave for good by the end of this year, but will the weak Afghan government be left to deal with the Taliban like Iraq was left to deal with ISIS, what do you think?

AW: You’re exactly right - here we have Afghanistan after 13 years that U.S. has been involved in there, and weak government, in fact, it is still disputed on who’s going to be the next president of the country. You have many of the people who were called warlord prior to the U.S. invasion, or the groups of people that the U.S. hired to work with it to push the Taliban and Al-Qaeda out, many of them with severe human rights abuses allegations to start with… I myself am not too optimistic that here, 13 years later and hundreds of billions of dollars later and the expenditure of tens of thousands if not hundreds of thousands of lives, that the future of Afghanistan is a stable secure country, where all groups will be treated honestly and fairly and that country will progress in a way that one would hope it would - I myself am not very optimistic about it.

SS: Now, ISIS is being called the “new Al-Qaeda”, but the actual Al-Qaeda has declared a new front in India. How do these groups fit together? Are we seeing expansion into new territory after ISIS took over the old “feeding grounds”?

AW: It’s kind of “targets of opportunity” it looks like that various groups are using. As ISIS fills into one area of Iraq and Syria and becomes the dominant force there, Al-Qaeda is looking for another place where it can stake its own territory. Certainly it had its inroads into Pakistan… It’s interesting here that they indeed have claimed that they are going to India.

SS: So, what are we going to see? Jihadist corporate rivalry unraveling?

AW: Indeed, “Jihadist inc.” When we really look at it, sadly, throughout the North Africa and the Middle East and then going on into South Asia, you do see the rise of various types of militant groups, to include not only Al-Qaeda, ISIS, Al-Nusra; you've got the Afghan Taliban, the Pakistani Taliban. It is a growth industry. You look also to Libya, where there are many groups, each fighting for different parts of the territory of the country, to the extent that the U.S. had to close its embassy there, because none of the locations where we had embassies or consulates are safe enough, in the opinion of the State Department, that we can leave our diplomats. So, it is a tragic function in this era, that we see the growth and expansion of these jihadist groups.

SS: You've mentioned earlier on in the program that the pressure should be put on groups that are actually helping ISIS to get money from the oil sales - it’s true that ISIS is raking in billions through things like oil. Could this movement be more about money than establishing a religious state?

AW: I think it certainly is a movement about money, it’s a very well-funded organisation, but from I gather, it is a group that is intent on establishing a geographical location for it’s beliefs, the caliphate that they talk about. They intent to hold territory and indeed they have, to the extent that they control major cities, that they are generating their own income through oil and I think it is going to be a challenge for the international community to go in and push them back from these established areas that they've had some of them for almost a year now.

SS: Israeli-Palestinian conflict is something that you've also spoken a lot about, spoken strongly against the Israeli offensive in Gaza. Is there any way that international pressure can push Israel into a genuine peace process?

AW: It’s a very good question. How the international community has pressured Israel - has been ineffective, mainly because it really hasn't used the full force that it has at its disposal. The U.S. itself could do much more to pressure Israel to stop the illegal settlements of which they have just announced that they are annexing a thousand acres of Palestinian land into Israel. The pressure to stop the occupation of the West Bank and to lift the siege of Gaza - these are things that have been demands of the Palestinians for the longest time. The U.S. is the greatest pressure point of Israel, because we give Israel almost $3 bn a year in military assistance alone, plus all sorts of economic incentives. The U.S. is allowing itself to be pressured by very large and well-funded Zionist lobby that works for the protection of the State of Israel, and works primarily in the U.S. Congress to threaten the U.S. Congress people that if they don’t vote for pro-Israeli issues then they will be turned out of office; we've seen that AIPAC, the American-Israeli Public Affairs committee, the big lobby for Israel, has been very effective at threatening and scaring and then trowing out of office people that say that they are going to look honestly at what’s happening there, and may support the Palestinian cause in cases.

SS: I want to talk a little bit about Hamas. You know how the appearance of ISIS with its deliberate focus on cruelty and no compromises, does it make you feel like it’s easier to treat groups like Hamas with more respect? As a matter of fact, you know, “we don’t negotiate with the terrorists” - that attitude is almost universal, but do you feel like maybe these days there are groups of terrorists that you can talk to and that slogan actually should change?

AW: Yes, I certainly think so, and the latest of this week, the Israeli propaganda is that “ISIS is Hamas, Hamas is ISIS” - well, that’s just not true. Hamas was elected as the governing body of Gaza. I don’t agree with the rockets that Hamas and other groups in Gaza have sent into Israel, but the level of violence that is between Palestinians and Israelis is overwhelmingly from the Israeli side towards the Palestinian side - there’s no doubt about that. Over 2000 Palestinians were killed versus 64 Israelis in this latest attack, and in 2009, fourteen hundred Palestinians versus 11 Israelis… Hamas does not have 24 hour drone coverage over Israel, it does not have F-16 that are bombing Israel every single day as is happening with the Israelis in their naval attacks and ground attacks, and air attacks on Gaza. So, there’s a very distinct difference in the level and the proportion of violence in there.

SS: Thank you so much for this wonderful interview. Colonel Ann Wright, U.S. veteran and former diplomat. We were talking about what brought upon the spread of ISIS and could it be contained, and also are there terrorists that we can talk to, and are there groups that we can’t. That’s it for this edition of Sophie&Co, we’ll see you next time.
TESSENS Lucas
Europese Top der Staatshoofden te Parijs in juni 1983 - Press room van de top - Sommet du Château de Versailles
Edited: 201409061722
we waren er met een ploeg journalisten van de NFIW - Lou De Clerck, perschef van de premier, ontving ons

rferl
Leaders Discuss Nagorno-Karabakh Conflict; Kerry Expresses 'Strong Concern'
Edited: 201409050825
September 05, 2014

U.S. Secretary of State John Kerry has expressed "strong concern" to the leaders of Armenia and Azerbaijan over recent violence around the disputed Nagorno-Karabakh region.

Kerry met with Armenian President Serzh Sarkisian and Azerbaijani Presidentt Ilham Aliyev on the sidelines of a NATO summit in Wales.

They discussed efforts to resolve the conflict over Nagorno-Karabakh after "the deadliest period in the conflict since the 1994 cease-fire took effect," a State Department statement said.

Exchanges of gunfire early last month killed more than 20 people.

Azerbaijan claims Nagorno-Karabakh as part of its territory, but the region has been occupied and administered by pro-Armenian forces for some 20 years.

Kerry urged both sides to respect the cease-fire, which has frequently been violated, and to work with the Minsk Group of the Organization for Security and Cooperation in Europe to resolve the conflict.
TESSENS Lucas
Antiglobalisme: Joye en Mandel
Edited: 201405190144
De anti-globalistische strekking is geen nieuw fenomeen maar verschijnt steeds weer onder een andere gedaante. De diepere motivaties moeten gezocht worden in de links-rechtse tegenstelling en dus ook in de tegenpolen arm en rijk. Beperken we ons tot de na-oorlogse periode dan zien we dat een auteur als Pierre JOYE (°1909), van 1936 tot 1961 hoofdredacteur van het Belgische communistische dagblad ‘Le Drapeau Rouge’, diepgaand en gedreven research-werk verrichtte naar de bindingen die bestaan tussen economische en financiële groepen. De toenmalige term was ‘trust’.
We noemen enkele van zijn werken:
JOYE Pierre La Presse et les Trusts en Belgique IN-8 Illustré 118 pp. Index. Pierre Joye, né à Ixelles en 1909; docteur en droit et licencié en sc. économiques (ULB); chroniqueur économique et ancien rédacteur en chef (1936-1961) du Drapeau Rouge; membre du Comité central du PCB. Bruxelles Société Populaire d'Editions 1958
JOYE Pierre Les trusts en Belgique: la concentration capitaliste Paperback 272 pp., 14x21cm, 2e édition revue et augmentée, index, bibliography. Note LT: Pierre Joye, né à Ixelles en 1909; docteur en droit et licencié en sc. économiques (ULB); chroniqueur économique et ancien rédacteur en chef (1936-1961) du Drapeau Rouge; membre du Comité central du PCB. La première édition de cet ouvrage parut au début de 1956 et fut rapidement épuisée. Bruxelles SPE 1960
JOYE Pierre & LEWIN Rosine Les trusts au Congo. Broché 318 pp. Bibliographie dans les notes, index des noms cités. "l'empire du silence" (p. 7), "domaine des monopoles" (p. 8). Note LT: achevé le 1/3/1961. Scan cover available. Pierre Joye, né à Ixelles en 1909; docteur en droit et licencié en sc. économiques (ULB); chroniqueur économique et ancien rédacteur en chef (1936-1961) du Drapeau Rouge; membre du Comité central du PCB. Rosine Lewin, née à Anvers en 1920, licencié en sciences sociales (ULB), rédacteur en chef du Drapeau Rouge, membre du Comité central du PCB. Bruxelles SPE 1961

Joye’s werken hadden een sterk onthullend karakter en legden de financieel-economische onderbouw van de Belgische maatschappij bloot. Ook de dominantie van een groep als Union Minière in de Belgische kolonie werd onder de loep genomen. Wat tot dan toe opgeslagen lag in sterk gespecialiseerde werken (naslagwerken over beursverrichtingen bijvoorbeeld) bood hij in een vlotte schrijfstijl aan het grote publiek aan.

Op het einde van de jaren zestig en in de jaren zeventig volgde dan een nieuwe golf van kritiek. Ditmaal viel de term ‘multinationals’.
Vooral het werkje van journalist Jan Bohets zorgde voor nogal wat ophef, niet in het minst omdat Bohets bij de gematigd conservatieve krant ‘De Standaard’ werkte.

19750002 X 9 BOHETS Jan België en de multinationals Paperback 80 pp. Citaten: 7: "Tegenover welk een werkloosheidsprobleem zou België zich geplaatst zien als in Eindhoven zou worden beslist dat Philips zijn Belgische bedrijven sluit en de aktiviteit verplaatst naar een land met lage lonen? (...) Hoeveel sektoren van de Belgische ekonomie worden nagenoeg geheel of voor een flink deel vanuit buitenlandse hoofdkwartieren geleid en gekontroleerd?"; blz. 80: "(...) de overheid, de privé-sektor en de vakbonden hadden gemeenschappelijk schuld aan het ekonomisch vacuüm dat in de jaren vijftig is ontstaan en dat door de multinationals is opgevuld." - worldwide 50 biggest, General Motors, Exxon, Ford, Royal Dutch/Shell, Chrysler, General Electric, Texaco, Mobil Oil, Philips, Standard Oil, British Petroleum, Nippon Steel, Western Electric, US Steel, Volkswagen, Hitachi, Westinghouse, Hoechst, Daimler-Benz, Toyota, Siemens, BASF, ICI, Du Pont de Nemours, Mitsubishi, Nestlé, GTE, Shell, Nissan, Goodyear, Renault, Bayer, Montedison, Matsushita, British Steel, ENI, RCA, Thyssen-Hütte, Continental Oil, International Harvester, AEG-Telefunken, LTV, Bethlehem Steel, Fiat, Cie Française des Pétroles. Leuven Davidsfonds. 1975

De Belgische econoom professor Ernest Mandel stond achter structuurhervormingen. Hij poneerde dat het Westerse economische stelsel in de laatste tientallen jaren wel van gedaante was veranderd, maar in wezen kapitalistisch was gebleven (MANDEL Ernest (1975), Het laatkapitalisme. Proeve van een marxistische benadering. Amsterdam. Van Gennep.)

De economische crisis die volgde op de oliecrisis (1973) en die in feite duurde tot medio de jaren negentig verlamde de kritiek. Als klap op de vuurpijl stortte in 1989 het gehele communistische economische blok in elkaar en kwamen de excessen van het Sovjetsysteem aan het licht. De communistisch geïnspireerde kritiek op het kapitalisme had een dodelijke klap gekregen en kon niet meer als voedingsbodem dienen. Toch blijft de voedingsbodem van het anti-globalisme marxistisch van inspiratie en hertaalt deze beweging in feite gewoon de fundamentele bezwaren van Marx tegen het kapitalistische wereldsysteem en de dominantie van het geld. Dit is tegelijk haar sterkte en zwakte: sterkte omdat het conceptueel denkkader aanwezig is, zwakte ook omdat het marxistische communisme onder de sovjets tot een dictatuur is verworden en bij de publieke opinie elk krediet heeft verloren.
Lucas Tessens - 20040823
BORGER Julian - The Guardian 20140404
Dag Hammarskjöld's plane may have been shot down, ambassador warned. Newly declassified 1961 cable called for grounding of Belgian mercenary hours after UN secretary general crashed in Africa theguardian.com, Friday 4 April 2014 14.27 BST
Edited: 201404091004
Hours after a plane carrying the UN secretary general, Dag Hammarskjöld, crashed over central Africa in September 1961, the US ambassador to Congo sent a cable to Washington claiming that the aircraft could have been shot down by a Belgian mercenary pilot.

In the newly declassified document, the ambassador, Ed Gullion, does not directly implicate the Belgian or Rhodesian governments in what he calls "this operation", but calls for US pressure on them to ground the mercenary, adding it was "obviously [a] matter of highest importance". He said the pilot had been hampering UN operations and warned that if not stopped "he may paralyse air-rescue operations".

The document was released after an international panel of retired judges called last year for a fresh inquiry into the Hammarskjöld crash, saying that new evidence "undoubtedly" existed. The UN secretary general, Ban Ki-moon, decided in February to put the panel's findings on the agenda of the UN general assembly.

The Gullion cable was not seen by previous official inquiries. A commission formed by the Rhodesian colonial authorities blamed the crash on pilot error, while a later UN investigation recorded an open verdict.A Guardian investigation in 2011 found surviving witnesses near the crash site outside Ndola, in what is now Zambia, saying they saw a second plane shooting at the DC-6 aeroplane carrying Hammarskjöld and his aides. A book published later that year, Who Killed Hammarskjöld? by Susan Williams, a University of London researcher, found further evidence of foul play.

Williams's book pointed to the existence of US National Security Agency (NSA) radio intercepts of warplanes in the area, which are still top secret after 52 years. Hammarskjöld's death came at the height of a conflict between the UN-backed Congolese government in Leopoldville, now Kinshasa, and secessionists from the mineral-rich province of Katanga, supported by Belgian colonialists.

The US and British were angry at an abortive UN military operation that the secretary general had ordered days before his death on behalf of the Congolese government against the rebellion in Katanga, which was backed by western mining companies and mercenaries.

The Hammarskjöld commission, chaired by a former British court of appeal judge, Sir Stephen Sedley, called for the NSA intercepts to be released.

The commission highlighted several key pieces of evidence, including the testimony of two policemen of seeing sparks and a flash in the sky, and the account of a local official who said he saw a smaller aeroplane flying above and then alongside the DC-6, known as the Albertina.

In his cable, sent at 11am on 18 September, Gullion correctly identifies the Ndola area as the crash site. He also names the suspected Belgian pilot as "Vak Riesseghel", almost certainly a mis-spelling of Jan van Risseghem, who had served in the South African and Rhodesian air forces, and commanded the small Katanga air force.


In another cable sent two days before the crash, Gullion passed on a commercial pilot's report that the Belgian mercenary, flying a Katangese jet, "flew wing to wing" with him – a highly dangerous manoeuvre.

Gullion's two telegrams call into question Van Risseghem's insistence that he had not been in Katanga in September 1961. Van Risseghem was never questioned by any of the official inquiries.

"The telegram reveals that on the morning after the crash, the ambassador thought it credible that the plane had been shot down by a mercenary pilot – so credible, in fact, as to justify asking US diplomats in Brussels and Salisbury [now Harare] to put pressure on the Belgian and Rhodesian governments to ground the pilot," said Williams, a senior researcher at the University of London's Institute of Commonwealth Studies.

In her book, Williams provides the account of an American naval pilot, Commander Charles Southall, who was working at the NSA listening station in Cyprus in 1961. Shortly after midnight on the night of the crash, Southall and other officers heard an intercept of a pilot's commentary in the air over Ndola – 3,000 miles away.

Southall recalled the pilot saying: "I see a transport plane coming low. All the lights are on. I'm going down to make a run on it. Yes, it is the Transair DC-6. It's the plane," adding that his voice was "cool and professional". Then he heard the sound of gunfire and the pilot exclaiming: "I've hit it. There are flames! It's going down. It's crashing!"

Williams said: "We need to know if the US state department holds the raw intelligence that led Gullion to think [the plane could have been shot down] and … if there is other intelligence, notably in the form of intercepts, that is held by the NSA in relation to Hammarskjöld's flight on the night of 17-18 September 1961.

"This newly released document reinforces the argument that the UN general assembly should ask US agencies, including the NSA, to produce the evidence they hold."
Human Rights Watch
Saudi Arabia: New Terrorism Regulations Assault Rights
Edited: 201403200901
(Beirut) – Saudi Arabia’s new terrorism law and a series of related royal decrees create a legal framework that appears to criminalize virtually all dissident thought or expression as terrorism. The sweeping provisions in the measures, all issued since January 2014, threaten to close down altogether Saudi Arabia’s already extremely restricted space for free expression.

“Saudi authorities have never tolerated criticism of their policies, but these recent laws and regulations turn almost any critical expression or independent association into crimes of terrorism,” said Joe Stork, deputy Middle East and North Africa director at Human Rights Watch. “These regulations dash any hope that King Abdullah intends to open a space for peaceful dissent or independent groups.”

The new regulations come amid a campaign to silence independent activists and peaceful dissidents through intimidation, investigations, arrests, prosecutions, and imprisonment. On March 9, the prominent human rights activists Abdullah al-Hamid and Mohammed al-Qahtani completed their first year in prison, serving 11 and 10-year sentences, respectively, for criticizing the government’s human rights abuses and for membership in an unlicensed political and civil rights organization.

Two other human rights activists, Waleed Abu al-Khair and Mikhlif al-Shammari, recently lost appeals and will probably begin their three-month and five-year respective sentences soon for criticizing Saudi authorities.

On January 31, Saudi authorities promulgated the Penal Law for Crimes of Terrorism and its Financing (the “terrorism law”). The law has serious flaws, including vague and overly broad provisions that allow authorities to criminalize free expression, and the creation of excessive police powers without judicial oversight. The law cites violence as an essential element only in reference to attacks carried out against Saudis outside the kingdom or onboard Saudi transportation carriers. Inside the kingdom, “terrorism” can be non-violent – consisting of “any act” intended to, among other things, “insult the reputation of the state,” “harm public order,” or “shake the security of society,” which the law fails to clearly define.

On February 3, two days after the terrorism law came into force, King Abdullah issued Royal Decree 44, which criminalizes “participating in hostilities outside the kingdom” with prison sentences of between three and 20 years. On March 7, the Interior Ministry issued further regulations designating an initial list of groups the government considers terrorist organizations, including the Muslim Brotherhood and the Houthi group in Yemen, along with “Al-Qaeda, Al-Qaeda in the Arabian Peninsula, Al-Qaeda in Yemen, Al-Qaeda in Iraq, Da`ish [the Islamic State of Iraq and Sham, or ISIS], Jabhat al-Nusra, and Hezbollah inside the kingdom.”

The interior ministry regulations include other sweeping provisions that authorities can use to criminalize virtually any expression or association critical of the government and its understanding of Islam. These “terrorism” provisions include the following:

Article 1: “Calling for atheist thought in any form, or calling into question the fundamentals of the Islamic religion on which this country is based.”
Article 2: “Anyone who throws away their loyalty to the country’s rulers, or who swears allegiance to any party, organization, current [of thought], group, or individual inside or outside [the kingdom].”
Article 4: “Anyone who aids [“terrorist”] organizations, groups, currents [of thought], associations, or parties, or demonstrates affiliation with them, or sympathy with them, or promotes them, or holds meetings under their umbrella, either inside or outside the kingdom; this includes participation in audio, written, or visual media; social media in its audio, written, or visual forms; internet websites; or circulating their contents in any form, or using slogans of these groups and currents [of thought], or any symbols which point to support or sympathy with them.”
Article 6: “Contact or correspondence with any groups, currents [of thought], or individuals hostile to the kingdom.”
Article 8: “Seeking to shake the social fabric or national cohesion, or calling, participating, promoting, or inciting sit-ins, protests, meetings, or group statements in any form, or anyone who harms the unity or stability of the kingdom by any means.”
Matthew Levitt
Hezbollah’s Global Network of Crime and Terror - Press Release
Edited: 201305071366
Human Rights Watch
Stop Harassing Writer Akram Aylisli - Authorities Should Protect Author, Uphold Free Speech
Edited: 201302121058
FEBRUARY 12, 2013
(Moscow) – The Azerbaijani government should immediately end a hostile campaign of intimidation against writer Akram Aylisli. Aylisli recently published a controversial novel depicting relationships between ethnic Azeris and Armenians in Azerbaijan.

Foreign governments and intergovernmental organizations of which Azerbaijan is a member should speak out against this intimidation campaign. They should urge the authorities to immediately investigate those responsible for threats against Aylisli, and to respect freedom of expression.

“The Azerbaijani authorities have an obligation to protect Akram Aylisli,” said Hugh Williamson, Europe and Central Asia director at Human Rights Watch. “Instead, they have led the effort to intimidate him, putting him at risk with a campaign of vicious smears and hostile rhetoric.”

Aylisli, a member of the Union of Writers of Azerbaijan since the Soviet era, is the author of Stone Dreams. The novel includes a description of violence by ethnic Azeris against Armenians during the 1920s, and at the end of the Soviet era, when the two countries engaged in armed conflict. Aylisli told Human Rights Watch that he saw the novel as an appeal for friendship between the two nations. The novel was published in Friendship of Peoples, a Russian literary journal, in December 2012.

Azerbaijan and Armenia fought a seven-year war over Nagorno-Karabakh, a primarily ethnic Armenian-populated autonomous enclave in Azerbaijan. Despite a 1994 ceasefire, the conflict has not yet reached a political solution. Against the background of the unresolved nature of the conflict, Aylisli’s sympathetic portrayal of Armenians and condemnation of violence against them caused uproar in Azerbaijan. An escalating crescendo of hateful rhetoric and threats against Aylisli started at the end of January 2013, culminating in a February 11 public statement by Hafiz Hajiyev, head of Modern Musavat, a pro-government political party. Hajiyev publicly said that he would pay AZN10,000 [US$12,700] to anyone who would cut off Aylisli’s ear.

“Azerbaijan’s authorities should immediately investigate and hold accountable anyone responsible for making threats against Aylisli, and ensure his personal safety,” Williamson said.

On January 29, officials from the Yeni Azerbaijan, Azerbaijan’s ruling party, publicly called on Aylisli to withdraw the novel and ask for the nation’s forgiveness. Aylisli told Human Rights Watch that two days later, a crowd of about 70 people gathered in front of his home, shouting “Akram, leave the country now,” and “Shame on you”, and burned effigies of the author. Witnesses told Human Rights Watch that police were present but made no effort to disperse the crowd. No damage was done to Aylisli’s home.

In a speech about Aylisli’s book, a high level official from Azerbaijan’s presidential administration said that, “We, as the Azerbaijani people, must express public hatred toward these people," a comment that appeared aimed at Aylisli.

During a February 1 session, some members of Azerbaijan’s parliament denounced Aylisli, called for him to be stripped of his honorary “People’s Writer” title and medals, and demanded that he take a DNA test to prove his ethnicity. On February 7, President Ilham Aliyev signed a decree stripping Aylisli of the title, which he had held since 1998, and cutting off his presidential monthly pension of AZN1000 [US$1,270], which he had drawn since 2002. Aylisli learned of the presidential decree from television news.

In the wake of the public vitriol, Aylisli’s wife and son were fired from their jobs. On February 4, a senior officer at Azerbaijan’s customs agency forced Najaf Naibov-Aylisli, Aylisli’s son, to sign a statement that he was “voluntarily” resigning from his job as department chief. Aylisli told Human Rights Watch his son had received no reprimands during his 12 years on job.

“My son had nothing to do with politics,” Aylisli said. “In fact he always advised me not to write about politics and never agreed with my political views.”

On February 5, Aylisli’s wife, Galina Alexandrovna, was forced to sign a “voluntary” statement resigning from her job at a public library, following an inspection announced several days before.

Public book burnings of Aylisli’s works, some organized by the ruling party, have taken place in several cities in Azerbaijan.

“The government of Azerbaijan is making a mockery of its international obligations on freedom of expression,” Williamson said. “This is shocking, particularly after Azerbaijani officials flocked to Strasbourg last month to tout the government’s human rights record at the Council of Europe.”

The European Court of Human Rights has issued numerous rulings upholding the principle that freedom of speech also protects ideas that might be shocking or disturbing to society. In a judgment handed down against Azerbaijan, in a case that dealt speech related to the Nagorno Karabakh conflict, the court said, “[F]reedom of information applie[s] not only to information or ideas that are favorably received, but also to those that offend, shock or disturb.”
BIL - Experta
12 octobre 2012: Communiqué de Presse
Edited: 201210121614
Experta Corporate and Trust Services SA, Luxembourg (Experta) créé le 20 septembre 2002 et filiale à 100 % de la Banque Internationale à
Luxembourg (BIL), a fêté ses dix ans le 20 septembre dernier dans un contexte de renouveau insufflé par sa maison mère dont les nouveaux actionnaires sont Precision Capital, un groupement d’investisseurs privés du Qatar et l’Etat luxembourgeois.

Le segment Corporate Engineering a été créé il y a plus de 50 ans au sein de la BIL. En 2002, cette activité a été restructurée et Experta a été intégrée en tant que filiale de la banque, sous le statut de professionnel du secteur financier luxembourgeois (PSF).

Les 70 professionnels multilingues d’Experta, qualifiés dans divers domaines, notamment la fiscalité, les services aux entreprises, la consolidation et la comptabilité, proposent à une clientèle internationale privée et institutionnelle des solutions sur mesure de structures d'entreprise et d'investissement via l’utilisation de véhicules luxembourgeois réglementés et non réglementés.

Dans une volonté de renouveau inspirée par la BIL qui vient de vivre un changement d’actionnaires, Experta a récemment mis en place une nouvelle équipe de direction composée de spécialistes dotés d’un grand savoir-faire technique et commercial. Les rangs d’Experta ont également été renforcés par de nouveaux collaborateurs spécialisés en fiscalité dont les recrutements ont permis d’augmenter l’expertise
d’Experta dans ce domaine. Sa collaboration rapprochée avec la BIL permet d’ailleurs à Experta de proposer une offre globale et sur mesure à ses clients, quelle que soit la complexité de leur situation patrimoniale.

En tant que filiale d’une « nouvelle » BIL, dans un environnement bancaire et financier déjà fortement régulé et qui a vocation à le devenir davantage, voici comment Yves Biewer, le nouveau CEO d’Experta, envisage l’avenir de la société :

« L’enthousiasme autour du renouveau vécu à la BIL se ressent également au sein d’Experta. Forts du soutien de la BIL et de ses nouveaux actionnaires, nous envisageons l’avenir avec confiance et détermination. Experta a comme principal objectif de continuer à répondre de manière professionnelle aux besoins d'une clientèle de plus en plus exigeante par le biais de solutions et de services sur mesure. Pour ce faire, nous nous sommes entourés de collaborateurs expérimentés qui nous apportent le savoir-faire indispensable pour permettre à Experta de se positionner sur un marché fortement concurrencé, où seuls les acteurs les plus ingénieux et proactifs parviendront à s’imposer ».

Les 10 ans d’Experta ont été célébrés le 20 septembre dernier au siège de la BIL, en présence de Francois Pauly et d’Yves Biewer, Administrateurs délégués respectivement de la BIL et d’Experta, d’André Lecoq, Président du Conseil
d’administration d’Experta, ainsi que des 70 collaborateurs de la société.
Experta Luxembourg
communiqué de presse: Sébastien Wiander
Edited: 200710010001
EXPERTA LUXEMBOURG, une société de services financiers, filiale de Dexia BIL, vient de nommer un nouveau membre du comité de direction en la personne de SEBASTIEN WIANDER. Agé de 30 ans et actuellement responsable du département ingénierie sociétaire et fiscale, il a commencé sa carrière à Dexia BIL en 2000 et a occupé les fonctions de relationship manager et de business developer.
HITCHENS Christopher
God is niet groot: Hoe religie alles vergiftigt (oorspronkelijke Engelse titel: God is not Great: How Religion Poisons Everything)
Edited: 200705011847
Dit is de titel van een non-fictieboek uit 2007, dat werd geschreven door de Brits-Amerikaanse journalist Christopher Hitchens.
Hitchens houdt in God is niet groot een ongeveer 300 pagina's durend betoog tegen de vermeende (al dan niet humanitaire) waarden van georganiseerde religie. Dit doet hij door argumenten aan te voeren waarom beweringen vanuit het georganiseerde geloof ofwel schadelijk, ofwel incorrect zijn, ofwel niet opwegen tegen de waarden van niet-religieuze tegenhangers. Door nauwkeurige analyse van belangrijke religieuze teksten komt hij tot de conclusie dat religie niet meer is dan de verbeelding van de vroege mensheid die antwoorden zocht op de grote vragen en tegenwoordig de maatschappij verziekt, oorzaak is van gevaarlijke seksuele, maatschappelijke en politieke repressie, vijandig tegenover de wetenschap en vrij onderzoek staat, een belediging van de rede is en de bakermat van de beschaving miskent.
news
25 januari 2005: VUM lanceert pulpkrant 'Espresso'
Edited: 200501250913
Eerste nummer van dit nieuwe dagblad van de Standaardgroep/VUM, tabloid, 24 pp. Datum: 25/1/2005.
Ondertitel: 'compact nieuws, scherpe opinies'.
Deze krant werd eind juli 2005 stopgezet. Onbegrijpelijk dat de VUM zich - na het mislukte '24 uur'-avontuur - opnieuw liet vangen aan de uitgave van een pulpkrant.
STOX Yves
Een paradoxale scheiding De laïcité van de Staat in de Belgische Grondwet
Edited: 200412320001
jura falconis, jg 41, 2004-2005, nr 1, p. 37-62

Een paradoxale scheiding
De laïcité van de Staat in de Belgische Grondwet
Yves Stox
Onder wetenschappelijk begeleiding van Prof. Dr. A. Alen en F. Judo
VOORWOORD
De Belgische Grondwet bevat met de artikels 20, 21, 22 en 181 een uitgebalanceerd systeem inzake de verhouding Kerk-Staat. Deze bepalingen werden nooit aangepast en zijn een toonbeeld van de degelijkheid van de oorspronkelijke grondwet uit 1831. De huidige laatmoderne maatschappij verschilt echter sterk van de 19e eeuwse maatschappij. Terwijl de culturele diversiteit en de religieuze heterogeniteit[1] gegroeid zijn, zijn de grondwettelijke bepalingen echter onveranderd gebleven.
De verklaring tot herziening van de Grondwet van 9 april 2003 werd door de Mouvement Réformateur aangegrepen om een strikte scheiding tussen Kerk en Staat in art. 1 G.W. op te nemen. Het voorstel werd weliswaar niet aanvaard, maar vormt de ideale aanleiding om, na een inleidende ideeëngeschiedenis, de verhouding tussen Kerk en Staat in België opnieuw voor het voetlicht te brengen. Aangezien in de “Verantwoording” van het eerste amendement bij het “Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet” uitdrukkelijk verwezen wordt naar Frankrijk, komt vanzelfsprekend ook de verhouding tussen Kerk en Staat bij onze zuiderburen aan bod. Vervolgens wordt het voorstel van de Mouvement Réformateur getoetst aan het juridische kader. Tenslotte wordt een alternatief voorstel onderzocht, namelijk de mogelijkheid van een concordaat.
1. INLEIDENDE IDEEËNGESCHIEDENIS
Op 22 en 23 februari 2003 hield de Mouvement Réformateur in Louvain-la-Neuve een congres met als titel “Engagement citoyen”. De werkgroep “Citoyenneté et Démocratie” van dit congres wees op de waardevolheid van het pluralisme. De maatschappij is een geheel van individuen en elk individu kan zijn eigen opvatting van het “goede leven” kiezen. De overheid dringt de individuen geen opvatting op, maar biedt enkel de mogelijkheid om door een democratisch debat consensus te bereiken. De overheid kan echter deze rol enkel vervullen indien alle burgers de politieke conceptie accepteren die de overheidsinstellingen beheerst. Daarom stelde de werkgroep voor om in de Grondwet de principes te bepalen die de door de overheid erkende organisaties of financieel ondersteunde partijen moeten respecteren.[2] Dergelijk voorstel kan een verregaande invloed hebben op het systeem van erkende erediensten.
Dezelfde politieke filosofie zet de Mouvement Réformateur ertoe aan om de laïcité van de overheid in de Grondwet op te laten nemen. De overheid mag geen religie of filosofische stroming begunstigen, maar moet de meningsvrijheid garanderen aan al haar burgers. Het principe van laïcité houdt in dat de overheid vanuit een dominante positie een gelijke, maar afstandelijke houding aanneemt ten opzichte van alle religies en filosofische overtuigingen: “(Le principe de la laïcité) ne signifie pas que l’Etat privilégie un courant philosophique ou religieux par rapport à un autre. Au contraire, la laïcité de l’Etat est une garantie de pluralisme des convictions philosophiques et religieuses. C’est l’autorité de l’Etat, supérieure à toute autre autorité, qui fait respecter la liberté de pensée et donc de conviction philosophique et religieuse au bénéfice de tous les citoyens. La laïcité de l’Etat, c’est l’Etat équidistant à l’égard de toutes les religions ou convictions philosophiques.”[3]
Het mag dan ook niet verwonderen dat de heer Maingain (FDF/MR) in de Kamer[4] en de heren Roelants de Vivier (MR) en Monfils (MR) in de Senaat[5] het Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet van de regering op identieke wijze trachtten te amenderen. Dit “humanisme démocratique” maakte ondanks de verwerping van het amendement deel uit van het programma van de MR voor de verkiezingen van 18 mei 2003[6].
2. VERHOUDING TUSSEN KERK EN STAAT
De verhouding tussen Kerk en Staat heeft betrekking op de relaties tussen de verschillende religieuze en levensbeschouwelijke gemeenschappen en hun leden enerzijds en de overheid anderzijds, alsook op de regelgeving die deze relaties beheerst.[7] Hierbij moet opgemerkt worden dat het begrip ‘Kerk’ niet enkel verwijst naar de christelijke godsdiensten, maar ook andere confessies en zelfs niet-confessionele levensbeschouwingen.[8] Het Belgische interne recht hanteert niet het begrip ‘Kerk’, maar wel de begrippen ‘eredienst/culte’ en ‘niet-confessionele levensbeschouwing’. ‘Eredienst’ werd door de auteurs van de Pandectes belges beschouwd als “l’hommage rendu par l’homme à la Divinité”, waarbij vooral “l’exercice public d’une religion” benadrukt wordt.[9] Steeds zal de rechter in concreto nagaan of het om een eredienst gaat.[10] De niet-confessionele levensbeschouwing werd pas in 1993 in de Grondwet opgenomen in het financieel getinte art. 181. Het onderscheid lijkt vooral een historisch karakter te zijn. Men kan zich immers vragen stellen bij de zinvolheid van het hanteren van een al te rigide onderscheid tussen ‘eredienst/culte’ en ‘niet-confessionele levensbeschouwing’.
De houding die de overheid aanneemt ten aanzien van de verschillende levensbeschouwingen is onderhevig aan de gehanteerde politieke opvattingen. Deze houding kan resulteren in een confessioneel systeem, een laïcaal systeem of een mengvorm waarbij samenwerking centraal staat.[11] Deze onderverdeling is archetypisch en moet gerelativeerd worden.
Ten eerste kan de overheid het beginsel van eenheid gebruiken. Zowel de volledige afwezigheid van religieuze neutraliteit is mogelijk, als de positieve religieuze neutraliteit zijn mogelijk. In het eerste geval heeft ofwel de staatsoverheid een overwicht op de religieuze overheid, ofwel de religieuze overheid een overwicht op de staatsoverheid. Soms wordt deze vorm gemilderd door de oprichting van nationale kerken en spreekt men van formeel confessionalisme. In het tweede geval ontstaat een ongelijke behandeling tussen de verschillende erediensten die aanwezig zijn in een bepaalde staat door een systeem van erkenning van erediensten. De positieve religieuze neutraliteit kan men niet alleen in België terugvinden, maar ook in Frankrijk.[12]
Ten tweede kan de overheid het beginsel van scheiding gebruiken. De staat zal zich actief verzetten tegen religieuze groeperingen of zich totaal onthouden. Deze religieuze onverschilligheid beheerst Frankrijk, uitgezonderd Alsace-Moselle.[13]
Ten derde kan een samenwerking ontstaan tussen de staat en de religieuze groeperingen door een systeem van overeenkomsten en verdragen (concordaten), die de belangen van de laatste behartigen. Dit samenwerkingsmodel kan variëren van het beginsel van eenheid tot het beginsel van eerder scheiding zoals in België.[14]
Volgens Ferrari is deze driedeling verouderd. De formele aspecten in de verhouding tussen Kerk en Staat worden te sterk benadrukt, terwijl de inhoudelijke aspecten niet voldoende aan bod kunnen komen.[15] Vandaar dat zowel België als Frankrijk bij twee van de drie systemen ondergebracht kunnen worden. De onderverdeling die op het eerste zicht zeer duidelijk lijkt, blijkt tegenstrijdigheden te generen.
3. VERHOUDING TUSSEN KERK EN STAAT IN BELGIË
3.1. DE GRONDWETTELIJKE POSITIE VAN DE EREDIENSTEN IN BELGIË
3.1.1. Discussie in het Nationaal Congres
In het Zuiden van Koninkrijk der Nederlanden ontstonden er twee oppositiebewegingen. De katholieke oppositie verzette zich tegen de godsdienst- en schoolpolitiek van Willem I. De liberale oppositie ijverde voor een parlementair regime, een rechtstreeks verkozen wetgevende macht, het principe van de ministeriële verantwoordelijkheid en de erkenning van een aantal vrijheden, waaronder de godsdienstvrijheid en de vrijheid van onderwijs. Rond aartsbisschop de Méan was een handvol mensen werkzaam die zochten naar een oplossing voor de gespannen houding tussen Kerk en Staat in de Nederlanden, “de School van Mechelen”. Deze groep vertrok van de theologische opvatting dat God niet twee Machten kan hebben ingesteld die tegenstrijdig waren met elkaar. De Kerk en Staat behoorden in de Nederlanden dus niet gescheiden te zijn, maar er moest een zekere band zijn tussen beiden. De Staat zou effectief moeten waken over het behoud van de cultusvrijheid en zo de cultussen beschermen.[16] De clerus zou ook een wedde moeten krijgen, die als een vergoeding werd beschouwd voor de aangeslagen goederen tijdens de Franse Revolutie.[17] Vanaf 1827 groeiden beide oppositiebewegingen naar elkaar toe en in 1828 was “de Unie der opposities” – het zogenaamde “monsterverbond” – een feit. Oorspronkelijk was slechts een kleine meerderheid voorstander van een afscheuring. Onder invloed van de Juli-revolutie in Parijs op 27 juli 1830 werden de gemoederen opgezweept en de beroerten in Brussel leidden tot dat wat niemand had verwacht, een politieke revolutie.[18]
Nadat het Voorlopig Bewind de onafhankelijkheid van België had uitgeroepen, vatte men aan met de uitbouw van de nieuwbakken staat. Het opstellen van een grondwet was één van de belangrijkste bekommernissen. Een commissie onder leiding van baron de Gerlache redigeerde een ontwerp van grondwet en de Belgen verkozen een grondwetgevende vergadering, het Nationaal Congres. In november 1830 verscheen in Leuven een anonieme brochure[19] van “de School van Mechelen”. Er stond te lezen dat de Grondwet de godsdienstvrijheid onaantastbaar moest maken. Tevens moest de vrijheid van eredienst gegarandeerd worden. Ook kwam men op voor de vrijheid van de cultus: alleen individuen mogen worden vervolgd indien ze in het kader van een cultus de publieke orde verstoren of strafbare feiten plegen. Daarenboven werd gepleit voor een gewaarborgde vrijheid van onderwijs en voor het beginsel van niet-inmenging in kerkelijke aangelegenheden, onder andere denkend aan de briefwisseling tussen de clerus en de Heilige Stoel. Bovendien werd een wedde voor clerici noodzakelijk geacht; deze wedde werd beschouwd als een rechtvaardige compensatie voor de inbeslagname van kerkelijke goederen. Op 17 december 1830 werd in het Nationaal Congres, waarin de meerderheid bestond uit katholieken, een brief voorgelezen van aartsbisschop de Méan, waarin hij de stellingnamen van de anonieme brochure diplomatisch parafraseerde. Toen het debat in het Nationaal Congres op 21 december 1830 aanving, werd al snel duidelijk dat de vrijheden niet alleen ten aanzien van het katholicisme zouden kunnen gelden, maar ook ten aanzien van de minderheidsgodsdiensten. De niet-confessionele levensbeschouwing kwam echter helemaal nog niet aan bod. Het ontwikkelde systeem van vrijheid zou echter vooral de katholieke godsdienst ten goede komen. De ruimdenkendheid van de katholieken had dus eigenlijk weinig om het lijf. De verspreiding van de andere godsdiensten was immers uiterst minimaal.Het is interessant om de uiteindelijke tekst van de Grondwet te vergelijken met de door de Méan voorgestelde tekst: de wensen van de aartsbisschop werden in grote mate ingewilligd door het Nationaal Congres.[20]
Zowel de katholieken als de liberalen deden bij het opstellen van de Grondwet toegevingen. De afschaffing van het capaciteitskiesrecht en de voorrang van het burgerlijk op het kerkelijk huwelijk zijn de voornaamste toegevingen langs katholieke zijde.[21] De liberalen aanvaardden dan weer de vrijheid van eredienst, de staatswedde voor de bedienaars van de eredienst en een staatstoelage voor onderhoud en oprichting van bidhuizen. Ook de vrijheid van onderwijs werd erkend.[22]
De eensgezindheid tussen liberalen en katholieken bleek echter bijzonder broos. Reeds op 22 december viel de liberaal Defacqz het ontwikkelde systeem van vrijheid aan. Hij pleitte voor een overwicht van de Staat op de Kerk “parce que la loi civile étant faite dans l’intérêt de tous, elle doit l’importer sus ce qui n’est que de l’intérêt de quelques-uns”. Door zijn scherp verzet werpt Defacqz een helder licht op sommige van de katholieke drijfveren. Het bleef echter een kleine minderheid van combatieve anti-katholieke liberalen die oppositie voerde. [23] Uiteindelijk aanvaarde het Nationaal Congres de vrijheid van eredienst en een bijzondere scheiding tussen Kerk en Staat.[24] [25]
3.1.2. Godsdienstvrijheid in de Belgische Grondwet
a. Art 19 G.W.
Dit artikel beschermt een aantal facetten van de godsdienstvrijheid. In de eerste plaats wordt de vrijheid van eredienst sensu stricto beschermd. Deze vrijheid moet ruim worden opgevat. Niet alleen het behoren tot een geloofsovertuiging, maar ook de overgang van het ene geloof naar het andere wordt beschermd. De term ‘eredienst/culte’ toont aan dat men vooral aandacht had voor externe aspecten. Een duidelijke definitie van ‘eredienst/culte’ is niet voorhanden, al heeft men dat wel betracht.[26] Het meest belangwekkende element is zeker en vast de uitwendig en publieke manifestatie van religieuze gevoelens.[27]
In de tweede plaats wordt de vrije openbare uitoefening door de Grondwet gewaarborgd. Art. 26, tweede lid bepaald echter dat bijeenkomsten in de open lucht aan de politiewetten onderworpen blijven. Dit artikel wordt door het Hof van Cassatie geïnterpreteerd als een algemeen beginsel dat toegepast kan worden op alle rechten en vrijheden zodra die op openbare wegen en pleinen worden uitgeoefend, zodat preventieve maatregelen mogelijk zijn. De Raad van State is een andere mening toegedaan en vindt dat, behalve voor vergaderingen in open lucht de Grondwet preventieve maatregelen verbiedt. Dit verbod geldt ook voor de uitoefening van de vrijheid van meningsuiting en de vrijheid van eredienst indien deze vrijheden op een openbare plaats uitgeoefend zouden worden.[28]
In de derde plaats waarborgt de art. 20 de vrijheid van meningsuiting, een recht dat ontegensprekelijk raakvlakken vertoont met de vrijheid van eredienst.
In de vierde plaats worden de grenzen van de godsdienstvrijheid in het laatste lid van art. 20 afgebakend. De vrijheden gelden enkel behoudens bestraffing van de misdrijven die ter gelegenheid van het gebruikmaken van die vrijheden worden gepleegd. Zo wordt het risico vergroot dat een conflict kan ontstaan tussen aspecten van een religieus systeem en de regels die behoren tot de openbare orde van de overheid indien het gedachtegoed van dat religieus systeem afwijken van het waardepatroon van de maatschappij.[29] Ofwel geeft de overheid dan de rechter de mogelijkheid om de grondrechten ten opzichte van elkaar af te wegen, ofwel acht de overheid bepaalde waarden zo belangrijk dat het strafrecht de afdwingbaarheid van deze waarden veilig moet stellen en zo de discussie eenzijdig te beëindigen.[30]
b. Art. 20 G.W.
De negatieve formulering van deze bepaling toont dat de positieve en de negatieve godsdienstvrijheid – het verbod van dwang om zich te bekennen tot een bepaalde levensbeschouwing – onlosmakelijk met elkaar zijn verbonden. Sinds oudsher worden in de rechtsleer een aantal concrete situaties gedetailleerd bestudeerd, dat is echter niet het onderwerp van deze studie.[31]
c. Art. 21 G.W.
Terwijl in art. 19 en 20 de godsdienstvrijheid – met een positief en een negatief aspect –abstract geformuleerd wordt, krijgt in art 21 de godsdienstvrijheid inhoudelijk gestalte. Het biedt religies de vrijheid om zich intern te organiseren zoals zij dat wensen. Deze vrijheid omvat drie concrete aspecten. Ten eerste heeft de Staat niet het recht zich te bemoeien met de benoeming of de installatie van de bedienaren van enige eredienst. Ten tweede de mogelijkheid voor bedienaars van de eredienst om vrij briefwisseling te houden met hun overheid. Ten slotte wordt ook gegarandeerd dat de akten van de kerkelijke overheid openbaar mogen worden gemaakt, maar met behoud van de gewone aansprakelijkheid inzake drukpers en openbaarmaking.[32]
Vrijheid van eredienst betekent dus niet alleen de eerbied voor de individuele overtuiging, maar ook het erkennen van de gemeenschapsvormen van een gelovige overtuiging. Het was mogelijk dat de Belgische grondwetgever zich enkel zou beperkt hebben tot de individuele vrijheid en –zoals in Frankrijk – zich niet ingelaten zou hebben met collectieve vormen. In België bezitten echter ook religieuze genootschappen over eigen fundamentele rechten.[33] Daar vloeit niet uit voort dat de overheid geen enkele vorm van controle mag uitoefenen.[34] Wel vloeit hier uit voort dat de profane rechter geen uitspraak mag doen over theologische vraagstukken. Toch kan men een evolutie vaststellen waarbij seculiere rechters zich meer en meer inmengen, ten nadele van de autonomie van religieuze organisaties.[35]
d. Art. 181 G.W.
Art. 181 is het laatste grondwetsartikel dat rechtsreeks van toepassing op de verhouding tussen Kerk en Staat en organiseert de financiering van de erediensten. Katholieke auteurs beschouwden de staatsbezoldiging van bedienaars van de eredienst als compensatie van de tijdens de Franse Revolutie genaaste kerkelijke goederen.[36] Liberale auteurs benadrukten vooral het sociale nut van de eredienst aan de bevolking.[37] Indien het sociale nut benadrukt wordt, dient de bedienaar van de eredienst de opgedragen taak werkelijk waar te nemen.[38] Door de grondwetsherziening van 1993 kreeg art. 181 een tweede lid, waardoor ook “morele lekenconsulenten” in aanmerking komen voor een staatswedde. Deze uitbreiding is weliswaar juridisch overbodig opdat de Staat lekenconsulenten een wedde zou kunnen toekennen, maar deze grondwettelijke erkenning benadrukt de maatschappelijke waarde van de vrijzinnigheid.[39]
Niet elke eredienst verkrijgt echter dergelijke financiering, art. 181, lid 1 geldt enkel en alleen voor de bedienaars van de erkende erediensten. De erkenning als eredienst van een geloofsovertuiging is niet steeds even vanzelfsprekend en heeft een aantal belangrijke rechtsgevolgen.
3.2. DE ERKENDE EN DE NIET-ERKENDE EREDIENSTEN
Het Nationaal Congres wou in de Grondwet geen privileges ten voordele van een eredienst toekennen, alle erediensten worden op voet van gelijkheid beschouwd. Ondanks deze principiële gelijkwaardigheid van alle erediensten zijn sommige erediensten door de overheid erkend. Deze erkenning is noodzakelijk opdat de bedienaars van de eredienst bezoldigd zouden worden door de overheid. Het Belgische systeem lijkt water en vuur met elkaar te willen verzoenen: er is een systeem van absolute gelijkheid tussen alle maatschappelijk aanvaarde godsdiensten, met een systeem van privileges voor de erkende erediensten.[40]
De erkenning gebeurt door of krachtens de wet. De wetgever moet zich hierbij onthouden van elk waardeoordeel en mag zich enkel laten leiden door de vraag of de bewuste eredienst aan de godsdienstige behoeften van (een deel van) de bevolking beantwoordt.[41] Bij de evaluatie dienen de grote christelijke kerken minstens impliciets als toetssteen. Schijnbaar atypische kenmerken van andere religies worden daardoor vaak negatief ingeschat, waardoor de erkenning niet plaatsvindt.[42]
De erkenning brengt ontegensprekelijk belangrijke voordelen met zich mee. Niet alleen verkrijgen de bedienaars van deze erediensten een wedde en nadien een pensioen, maar ook wordt de rechtspersoonlijkheid toegekend aan de openbare instellingen die zijn belast met het beheer van de goederen die voor de eredienst zijn bestemd.[43] Erediensten die niet erkend zijn mogen dan al genieten van de grondwettelijk beschermde godsdienstvrijheid, zij moeten echter een beroep doen op de vzw-techniek om rechtspersoonlijkheid te verwerven.[44]
Ook aan gemeenten en provincies worden, respectievelijk in de Gemeentewet en in de Provinciewet, verplichtingen opgelegd te voordele van de erkende erediensten. Een eerste reeks bepalingen zijn ten voordele van de bedienaars van de eredienst. Zij hebben betrekking op de huisvesting van de bedienaar van de eredienst. Een tweede reeks bepalingen handelen over het beheer van de goederen van de erkende erediensten. Zo worden financiële tekorten aangezuiverd en ontvangt men financiële steun voor de groeve herstellingen aan of de bouw van gebouwen bestemd voor de eredienst. Daarnaast zijn er nog een aantal suppletieve bepalingen in verband met aalmoezeniers in het leger en in de gevangenissen, zendtijd op de openbare omroep en de organisatie van godsdienstonderricht.[45]
De erkenning van bepaalde erediensten en de daar uit voortvloeiende toekenning van een aantal voordelen is een afwijking van het “beginsel van de gelijke behandeling van alle erediensten”. Toch neemt men aan dat het toekennen van voordelen aan erkende erediensten hieraan geen afbreuk doet. De Belgische grondwetgever beoogde immers geen absolute gelijkheid. Indien de overheid de steun zou beperken tot slechts één eredienst, dan zou men wel kunnen spreken van een inbreuk op het gelijkheidsbeginsel.[46] Het lijkt wel alsof er zich door de tijd heen een bijzondere vorm van het gelijkheidsbeginsel ontwikkeld heeft, waarop de ondertussen klassieke criteria van het Arbitragehof niet van toepassing zijn.
3.3. DE BURGERLIJKE RECHTER IN KERKELIJKE AANGELEGENHEDEN
3.3.1. Problematiek
De fundamentele regels die de verhouding regelen tussen de Belgische Staat en de Kerk kunnen we terugvinden in art. 19, 20, 21, 181 G.W.[47], maar ondanks de vele jurisprudentie en juridische geschriften is de problematiek van de burgerlijke rechter die gevraag wordt om tussen te komen in kerkelijke aangelegenheden gebleven.[48]
Het staat buiten kijf dat art. 21 de hoeksteen vormt van deze problematiek. De Staat mag zich niet bemoeien met de benoeming of de afzetting van de bedienaren van de eredienst. Evenmin mag de burgerlijke rechter zich niet bevoegd verklaren om een religieuze dissidentie te beslechten, de orthodoxie van een stelling te beoordelen of religieuze motieven naar waarde te schatten.[49] De rechter kan zich dus enkel uitspreken over de formele procedure. Maar deze controle is echter niet eenduidig. Men kan variëren van een louter formele toetsing van een kerkelijke beslissing tot een kwalitatief beoordelen van de kerkelijke procedure aan de hand van algemene rechtsbeginselen.[50]
3.3.2. Een formele toetsing
Aanvankelijk is de burgerlijke overheid heel terughoudend. De hoven en rechtbanken beperken hun controle van de kerkelijke beslissingen tot een louter formele toetsing. De rechterlijke macht beperkt zich in zaken van benoeming of afzetting tot de vaststelling dat dit gebeurde door de bevoegde kerkelijke overheid, zonder hierbij de wettigheid van deze beslissing te onderzoeken. [51]
Men kan echter een onderscheid maken tussen twee soorten formele toetsing en zo een minimale wijziging in de rechtspraak – in de lijn der verwachtingen – waarnemen. In principe zal de rechter alleen nagaan of de benoeming van een opvolger door de bevoegde kerkelijke overheid is gebeurd. Geleidelijk gaan de hoven en rechtbanken ook controleren of de beslissing tot herroeping door een bevoegde kerkelijke overheid is genomen.[52] Meer dan een formele toetsing blijft echter uitgesloten.
3.3.3. Een controle van de interne procedure
Deze klassieke leer wordt ter discussie gesteld met het arrest van 5 juni 1967, geveld door het Hof van Beroep van Luik. Het hof bevestigt weliswaar de klassieke 19e eeuwse leer en stelt dat de rechter mag nagaan of een bepaalde beslissing door de bevoegde kerkelijke overheid werd genomen, maar voegt hieraan toe dat deze kerkelijke overheid in alle onafhankelijkheid kan handelen overeenkomstig de eigen regels.[53] Tegen het arrest werd cassatieberoep ingesteld, maar het Hof van Cassatie verwierp het beroep met het arrest van 25 september 1975.[54] Het Hof van Cassatie deed echter geen uitspraak over het respecteren van de eigen regels, maar wees een middel af dat gericht was tegen een ten overvloede gegeven motief.[55] Een impliciete evolutie heeft plaatsgevonden. De louter formele controle wordt namelijk uitgebreider geïnterpreteerd: er vindt nu ook een controle van de interne procedure plaats, maar zonder dat deze als zodanig gekwalificeerd wordt.[56] In de rechtsleer werd echter reeds eerder gepleit voor het respecteren van de eigen regels.[57]
3.3.4. Op zoek naar kwaliteitsgaranties voor procedureregels
Het Hof van Beroep van Bergen zet met het arrest van 8 januari 1993 een nieuwe stap. De rechter mag niet alleen nagaan of de kerkelijke overheid bij het nemen van een beslissing conform de eigen regels heeft gehandeld, maar mag ook oordelen of deze regels voldoende (procedurele) garanties bieden. Hierbij verwijst het Hof naar algemene rechtsbeginselen zoals het recht van verdediging en het beginsel van tegenspraak.[58] De rechter zou zich dus niet beperken tot een louter formele toetsing van de bestreden beslissing en de controle van de kerkelijke procedure, maar zou ook een kwaliteitscontrole uitvoeren op deze procedure.[59]
Tegen dat arrest wordt echter cassatieberoep ingesteld en met het arrest van 20 oktober 1994 verbreekt het Hof van Cassatie het arrest van het Hof van Beroep van Bergen.[60] De vrijheid van eredienst (art. 21 G.W.) laat niet toe dat de hoven en rechtbanken onderzoeken of de kerkelijke procedure voldoende waarborgen biedt. Het Hof zich weliswaar niet uit of de maxime patere legem quam ipse fecisti[61] van toepassing is, maar argumenteert “dat de benoeming en de afzetting van de bedienaren van een eredienst alleen maar door de bevoegde geestelijke overheid kunnen geschieden overeenkomstig de regels van de eredienst[62], en, anderzijds, dat de godsdienstige discipline en rechtsmacht op die bedienaren van de eredienst alleen door dezelfde overheid overeenkomstig dezelfde regels kunnen worden uitgeoefend”. Hof expliciteert niet in hoeverre de toepassing van “de regels van de eredienst” onderworpen kunnen worden aan profaan rechterlijke controle, maar suggereert in ieder geval de mogelijkheid.[63] Met het arrest van 3 juni 1999, in dezelfde zaak, herhaalt het Hof – in verenigde kamers – zichzelf.[64]
De twee arresten van het Hof van Cassatie hebben er niet voor kunnen zorgen dat het onweer is gaan liggen. Een minderheid in de rechtsleer stelt dat de arresten niets verandert hebben en verdedigt de traditionele leer. Een andere minderheid is voorstander van een kwaliteitscontrole. De tussenpositie, die focust op de vraag of de kerkelijke overheden de interne regels gerespecteerd hebben en de maxime patere legem quam ipse fecisti toepassen, lijkt echter het meest voor de hand liggend.[65] [66]
3.4. KWALIFICATIE
In de Grondwet wordt nergens de verhouding tussen de overheid en de erkende erediensten of niet-confessionele levensbeschouwingen gekwalificeerd. Tijdens de voorbereidende werken werd weliswaar geopperd dat de verhouding tussen Kerk en Staat als een totale, volledige en absolute scheiding aangeduid moest worden.[67] Deze scheiding is in de praktijk nooit gerealiseerd. Elementen die enerzijds een scheiding aanduiden zijn bijvoorbeeld de afwezigheid van een staatsgodsdienst, de niet-toepasselijkheid van het canoniek recht in burgerlijke zaken, de laïcisering van de openbare ambten en ambtenaren, de niet toekenning van rechtspersoonlijkheid aan kerkelijke verengingen. Anderzijds worden de erkende erediensten door de overheid gefinancierd, wat duidt op samenwerking.[68] De rechtsleer is zich bewust van deze dubbelzinnigheid. De meeste auteurs trachten dan ook allerlei begrippen in te voeren om deze dubbelzinnigheid te verwoorden. Soms heeft men het over een “onderlinge onafhankelijkheid”, een “gematigde scheiding”, een “positieve neutraliteit”, een “welwillende neutraliteit”, een “regime sui generis”, een “beschermde vrijheid” of een “genuanceerde scheiding”. In ieder geval kan men stellen dat de verhouding in België tussen Kerk en Staat niet bestaat in een absolute scheiding en dat België geen état laïc is.[69]
4. VERHOUDING TUSSEN KERK EN STAAT IN FRANKRIJK
In tegenstelling tot België, wordt in Frankrijk de verhouding tussen Kerk en Staat wel gekwalificeerd in de Grondwet van 1958. De huidige Grondwet is echter niet de eerste tekst waarin het fenomeen religie behandeld wordt. De eerste belangrijke wet is ontegensprekelijk die wet van 9 december 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat. Voor de eerste keer werd in Frankrijkun régime de liberté religieuse ingevoerd.[70] De kwalificatie laïque werd echter pas ingevoerd in de Grondwet van 1946, waarbijlaïcité gedefinieerd kan worden alsle principe de la séparation de la société civile et de la religion[71].
4.1. DE WET VAN 9 DECEMBER 1905 CONCERNANT LA SÉPARATION DES EGLISES ET DE L’ETAT : EEN LAÏCITÉ DE COMBAT[72]
Voor Koubi heeft de wet van 9 december 1905 elke pertinentie verloren. Sinds het begin van de 20e eeuw heeft het principe van de laïcité immers fundamentele veranderingen ondergaan.[73] [74] Niettemin achten een aantal auteurs het praktisch belang van art. 2, waarin Frankrijk beschreven wordt als een République indivisible, laïque, démocratique et sociale, van de huidige Grondwet onderworpen aan de lezing van de wet van 1905.[75] In ieder geval biedt een bespreking van deze wet een relevante historische inleiding tot de laïcité à la française.
Voordat de wet van 9 december 1905 aangenomen werd, bevonden de katholieke[76], de protestantse en de israëlitische eredienst zich als erkende eredienst in een bijzondere positie. De bedienaars van de eredienst werden bezoldigd door de overheid, die ook deelnam aan hun benoeming. Duguit deinst er niet voor terug om het te hebben over véritables services publics. De niet-erkende erediensten étaient soumis à un régime de police d’autant plus arbitraire.[77]
Duguit haalt twee kritieken aan op deze uitwerking van de verhouding tussen Kerk en Staat. Aan de ene kant zijn de niet-erkende erediensten zijn onderworpen aan een volstrekte willekeurig stelsel. Zij zouden het recht moeten hebben om vrij hun eredienst uit te oefenen. Het stelsel van de erkende erediensten is la négation même de principe de liberté religieuse et du principe de l’Etat laïque en voor de gelovigen un empiétement intolérable de prince sur le domaine de la conscience religieuse.Aan de andere kant schendt het stelsel van erkende van de erediensten het principe de liberté religieuse omdat burgers gedwongen worden om geld uit te geven aan religies die zij niet praktiseren.[78]
De aanhangers van het principe van delaïcité hebben zich op het einde van de 19e eeuwen en in het begin van de 20e eeuw zowel politiek als filosofisch krachtdadig geprofileerd.[79] De formulering van Duguit lijkt niet meer te zijn dan een abstrahering van de strijd die zich heeft afgespeeld. Delaïcitéfrançaiseheeft vorm gekregen in de strijd die gevoerd werd door de Overheid tegen voornamelijk de katholieke Kerk.[80] De laïcité is in de eerste plaats en strijd geweest tegen het triomferende klerikalisme van de 19e eeuw. Er ontstond een ware polemiek tussen cléricauxen laïcs, die gekenmerkt werd door een haast ongekende heftigheid. Toch was het de bedoeling van de Republiek om met de wet van 9 december 1905 een compromis mogelijk te maken en zo een séparation à l’amiable te creëren.[81]
Het doel van de wet van 9 december 1905 is om godsdienstvrijheid mogelijk te maken, waarbij aan elk individu de vrije uitoefening van zijn of haar eredienst wordt verzekerd (art. 1) Hiertoe wordt een volkomen neutraliteit van de Staat noodzakelijk geacht, zodat geen enkele eredienst erkend kan worden en geen enkele eredienst een bezoldiging of subsidiëring kan verkrijgen (art. 2). Naast de bepalingen in verband met de erkenning en subsidiëring van erediensten, kunnen nog vier andere categorieën onderscheiden worden. Een aantal bepalingen handelen over de gebouwen en voorwerpen van de eredienst. Ook de rechtsovergang van kerkelijke goederen komt aan bod. Hiertoe werd in een vierde categorie bepalingen deassociations cultuelles in het leven geroepen. Een vijfde categorie handelt over de politie van de erediensten.[82]
De katholieke Kerk verzette zich echter sterk tegen deze wet en weigerde om deassociations cultuelles op te richten, maar de overheid greep niet in en liet de katholieken toe om de gebouwen van de eredienst te gebruiken zonder dat die daartoe gerechtigd waren. Langzaam maar zeker ontstond een meer serene relatie tussen de katholieke Kerk en de Staat.[83]
4.2. DECONSTITUTIONALISATIE VAN DE LAÏCITÉ[84]
De kwalificatie laïque was ook in 1946 nog altijd erg beladen.[85] Toch werd in art 1 van de Grondwet van 1946 afgekondigd dat Frankrijk een“République indivisible, laïque, démocratique et sociale” is. In de Grondwet van 1958 werd in het huidige art. 1[86] daaraan toegevoegd dat “elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances”.[87] De laïcité heeft haar polemisch karakter verloren en maakt deel uit van de grote vrijheden aangezien de vrijheid van meningsuiting, de godsdienstvrijheid en de vrije uitoefening van een eredienst er door beschermd worden[88]; “juridiquement, la laïcité, c’est la neutralité religieuse de l’Etat”[89].
Het Franse constitutionele recht neemt de godsdienstvrijheid van het individu in ogenschouw en niet de collectieve godsdienstvrijheid.[90] Niet de individuele godsdienstvrijheid is problematisch, maar wel de collectieve uitoefening van de eredienst. De Republiek garandeert weliswaar het pluralisme, maar door haar jacobijnse en centralistische tendensen worden intermediaire lichamen, minderheden of etnische, culturele of religieuze gemeenschappen niet (h)erkend.[91]
4.3.UNE SÉPARATION BIEN TEMPÉRÉE
Toch is de verhouding tussen Kerk en Staat veel complexer en diffuser dan dewet van 9 december 1905 en Franse Grondwet doen vermoeden. De wet van 9 december 1905 kadert in een radicaal antiklerikalisme, terwijl de huidige evenwichtsituatie nog het best omschreven kan worden als une séparation bien tempérée.[92] Terwijl de wet van 9 december 1905 de emanatie is van “la conception idéologique ou négative de la laïcité” bekrachtigen de grondwetten van 1946 en 1958 “la conception juridique ou positive de la laïcité”.[93]
Regelmatige en permanente subsidiëring van erediensten mag dan al niet mogelijk zijn (art. 2 van de wet van 9 december 1905). Toch kan de Franse staat activiteiten subsidiëren die plaatsvinden in een confessioneel kader, maar die van algemene aard zijn (bijvoorbeeld ziekenhuizen, liefdadigheidsinstellingen, enz.). De Franse overheid moet eveneens bepaalde religieuze diensten rechtstreeks ten laste nemen (bijvoorbeeld aalmoezeniers in openbare instellingen, tehuizen en gevangenissen). Vanzelfsprekend moet de Franse overheid ook instaan voor de bezoldiging van de bedienaars van erediensten wanneer zij diensten verstrekken aan de overheid (bijvoorbeeld gemeentesecretaris, enz.). Priesters en geestelijken kunnen ook beroep doen op sociale zekerheid.[94]
Een opmerkelijk kenmerk van de laïcité in Frankrijk is dat de scheiding tussen Kerk en Staat nooit volledig en rigide is geweest. De Republiek heeft steeds een welwillende neutraliteit aan de dag gelegd. Zelfs in 1905 waren er betrekkingen tussen de Republiek en de kerken.[95]
5. VOORSTEL MAINGAIN (FDF/MR)
5.1. EXEGESE
De opstellers van amendement nr. 2 lijken aan alles te hebben gedacht. Zij schetsen niet alleen de (rechts)historische aanknopingspunten van het principe van delaïcité, maar passen het beginsel ook toe en geven de gevolgen aan van de opname in de Grondwet. Niettemin staat de verantwoording bol van contradicties.
Met de eerste zin geven de auteurs de oorsprong aan de verhouding tussen Kerk en Staat in Frankrijk, “de doorslaggevende rol van de Staat ligt aan de oorsprong van de Franse laïciteit”. De auteurs onderscheiden drie etappes in “(de wens van de politieke overheid om) de individuen en de geledingen van het maatschappelijk leven te onttrekken aan de greep van de Katholieke Kerk”. De eerste etappe is blijkbaar niet de Franse Revolutie, die nochtans door Boyer als een ommekeer beschouwd wordt[96], maar hetrégime concordatairevan Napoleon. Het Concordaat van 1802 herbevestigt echter de belangrijke positie van de Katholieke Kerk in Frankrijk, al tonen deArticles organiquesdie Napoleon unilateraal toevoegde duidelijk de macht die de overheid uitoefende. De tweede etappe wordt volgens de auteurs gevormd door “de schoolwetten van de jaren 1880 die een cursus niet-confessionele moraal organiseren”. Onderwijsvrijheid en levensbeschouwelijke vrijheid zijn weliswaar nauw bij elkaar betrokken, maar gedurende de gehele 19e eeuw zou het concordatair regime verder blijven bestaan. Daaraan komt pas een einde met de wet van 9 december 1905concernant laséparation des Eglises et de l’Etat. Deze wet vormt dan ook de derde stap, die culmineert in de Grondwet van 1958: “la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale”. De volstrekte scheiding tussen Kerk en Staat was een feit. Volgens Boyer waren het echter “les radicaux qui avaient fait de l’anticléricalisme un combat et un programme espéraient arracher à l’Eglise son pouvoir politique, matériel et même spirituel”[97].
De leden van het Nationaal Congres waren volgens de auteurs vrij godsdienstig en verkozen daardoor een liberale oplossing boven het sluiten van een concordaat met de Heilige Stoel. De formulering lijkt aan te geven dat de auteurs eenrégime concordataireverkiezen boven de vooruitstrevende en innovatieve oplossing van het Nationaal Congres.
De auteurs willen niet meer of minder dan de omzetting van het beginsel van de laïcité in de Belgische Grondwet. Ze zijn zich echter bewust van de bijzondere kenmerken van ons grondwettelijk systeem. Toch zou hun voorstel aansluiten bij het opzet van de Grondwet zoals zij door het Nationaal Congres werd geconcipieerd. Het Franse en Belgische systeem verschillen echter formeel helemaal van elkaar. De Franse wet van 9 december 1905 concernant la séparation des Eglises et de l’Etat is tot stand gekomen in een sfeer van antiklerikalisme, terwijl het Nationaal Congres een meer uitgebalanceerd en pragmatisch systeem ontwikkelde. Deze misvatting kan wellicht verklaard worden doordag het Belgische systeem geheel foutief beschouwd wordt als gebaseerd op “het principe van de wederzijdse niet-inmenging tussen de Staat en de (…) erkende en vertegenwoordigde kerken”. Een aantal elementen duiden weliswaar een scheiding aan, terwijl andere elementen dan weer de samenwerking benadrukken.
De auteurs geven in hun historische schets geven aan dat het Franse en het Belgische systeem van verhouding tussen Kerk en Staat een heel andere ontstaansgeschiedenis kennen en daardoor helemaal van elkaar verschillen. Even later poneren ze dat de omzetting van de laïcité geen problemen stelt aangezien het voorstel aan zou sluiten bij het opzet van de Grondwet van 1830 (sic). In tegenstelling tot wat de auteurs beweren heeft de inschrijving van de laïcité heeft tot gevolg dat de grondwettelijke beginselen wat de betrekking tussen de religies en de overheid betreft in het gedrag komen. Daarenboven zijn ze uit het oog verloren dat de hedendaagse Franse rechtsleer een minder formalistisch uitgangspunt inneemt en de verhouding tussen Kerk en Staat beschrijft als une séparation bien tempérée.[98]
In de “Inleidende ideeëngeschiedenis” heb ik reeds aangegeven dat het principe van laïcité voor de MR inhoudt dat de overheid vanuit een dominante positie een gelijke, maar afstandelijke houding aanneemt ten opzichte van alle religies en filosofische overtuigingen.[99] Het gaat kortom om een laïcité de combat. Dergelijke visie is een uiting van een negatieve religieuze neutraliteit: vanuit een scheiding pur sang moet de overheid levensbeschouwelijk neutraal zijn.
De Belgische overheid moedigt echter de vrije ontwikkeling van religieuze en institutionele activiteiten aan, zonder de onafhankelijkheid te beknotten.[100] De overheid maakt een pluralisme van levensbeschouwelijke activiteiten op actieve wijze mogelijk en handelt dus vanuit een positieve religieuze neutraliteit.[101] De opname van de laïcité in de Grondwet zou dus wel degelijk een wijziging betekenen ten opzichte van het huidige regeling.
5.2. HYPOTHETISCHE UITWERKING
De vraag welke wijzigingen zich in concreto zullen voordoen is tot nu toe onbeantwoord gebleven. De bedoeling van dit onderdeel is dan ook kort aan te geven welke gevolgen de opname van de laïcité in de Grondwet, als een uiting van een negatieve religieuze neutraliteit, zal teweegbrengen.
Indien de laïcité in art. 1 G.W. de verwoording zou zijn van een algemeen principe, zullen de regelingen van art. 19, 20, 21 en 181 G.W. slechts uitzonderingen zijn en als zodanig niet meer constituerend voor de verhouding tussen Kerk en Staat. Naast deze indirecte wijziging van de grondwettelijke bepalingen worden een aanzienlijk aantal wettelijke bepalingen – bijna steeds ten voordele van de erkende erediensten – op de helling gezet.
De erkenning van erediensten is weliswaar tegengesteld aan de negatieve religieuze neutraliteit, maar is verankerd in de Grondwet. Art. 181 G.W. vermeldt de erkenning echter enkel indirect in verband met de financiering. De betaling van de wedden en de pensioenen van de bedienaren van de eredienst en de morele lekenconsulenten zal de enige overgebleven consequentie zijn van de erkenning.
De huisvesting van de bedienaars van de eredienst (art. 255, 12° Nieuwe Gemeentewet) , de aanzuivering van negatieve saldo’s door gemeenten en provincies (art. 255, 9° Nieuwe Gemeentewet en art. 69, 9° Provinciewet), de gratis zendtijd op de openbare omroep (radio en televisie) en de bijstand door aalmoezeniers en morele lekenconsulenten in gevangenissen en in het leger zijn uitingen van de positieve religieuze neutraliteit en zijn niet verenigbaar met gepropageerde laïcité. Ook de tussenkomst bij de bouw of het herstel van gebouwen bestemd voor de eredienst is problematisch, al zal de restauratie en onderhoudspremies voor beschermde monumenten een belangrijke indirecte financiering blijven. [102]
De rechtspersoonlijkheid van openbare instellingen die belast zijn met het beheer van tijdelijke goederen (bijvoorbeeld de kerkfabrieken) wordt wellicht niet op de helling gezet. Men zou immers een parallellisme kunnen vaststellen met de associations cultuelles van de Franse wet van 1905, die ook kaderde in een negatieve religieuze neutraliteit. Het godsdienstonderricht en het onderricht in de niet-confessionele moraal in het openbaar onderwijs staan ook haaks op het principe van de laïcité. De Schoolpactwet van 29 mei 1959 werd echter verankerd in art. 24 de G.W.[103] en zou dus ook een uitzondering vormen ten opzichte van art. 1 G.W.. Een doorgedreven uitvoering van het principe van de laïcité, geïnspireerd door een negatieve religieuze vrijheid zou dus verregaande gevolgen kunnen hebben. De welwillende houding van de overheid is immers niet alleen terug te vinden in de Grondwet, maar ook in vele andere wetten en wordt weerspiegeld in een dagdagelijkse pragmatische mentaliteit.
6. HET CONCORDAAT, GEEN ALTERNATIEF
In de wandelgangen van de Apostolische Nuntiatuur te Brussel gaan stemmen op die pleiten voor het sluiten van een Concordaat tussen de Heilige Stoel en België. Zij hebben zich blijkbaar laten inspireren door de reeks concordaten die de Heilige stoel heeft gesloten met landen uit het vroegere Oostblok[104] en zich laten aanmoedigen door L’Osservatore Romano, waarin het verdrag van Lateranen tussen de Heilige Stoel en Italië (1929) beschouwd wordt als een modelverdrag voor andere concordaten[105]. Hier wil ik aantonen dat een dergelijk initiatief onverenigbaar is met de Belgische constitutionele rechtsorde en derhalve geen alternatief kan vormen voor het voorstel Maingain (FDF/MR).
6.1. DEFINITIE
Wagnon definieert een concordaat als “une convention conclue entre le pouvoir ecclésiastique (de Heilige Stoel[106]) et le pouvoir civil (de Staat) en vue de régler leurs rapports mutuels dans les multiples matières où ils sont appelés à se rencontrer. C’est un traité bilatéral, né de l’accord des volontés des deux parties, établissant une règle de droit qu’elles sont tenues en justice de maintenir et d’observer fidèlement.”[107] De reden waarom de Heilige Stoel graag concordaten sluit kunnen we ook terugvinden bij Wagnon. Deze vervolgt zijn definitie met: “(un concordat) est un acte solennel qui instaure entre les deux autorités appelées, à des titres divers, à régir les mêmes individus, un régime d’union, de concorde et de collaboration, hautement profitable non seulement aux sujets qui en bénéficient, mais encore à la religion tout comme à la société civile elle-même”.[108]Deze definitie ademt ontegensprekelijk de geest uit van het Rijke Roomse Leven, maar bevat niettemin een aantal meer dan waardevolle elementen. Het concordaat dat de eerste consul van de Republiek, Napoleon Bonaparte en paus Pius VII op 26 Messidor An IX (15 juli 1801) – Convention entre le Pape et le gouvernement français – kan getypeerd worden als “un traité diplomatique forgé par une modernité de laïcité naissante[109]”.Hoe het begrippenpaar “hautement profitable” ingevuld moet worden is dus niet altijd even duidelijk, het lijkt eerder een eventueel aangenaam gevolg te zijn dan een essentieel kenmerk. Wagnon definieert een concordaat niet als een internationaal verdrag. Nochtans kan men een concordaat als een internationaal verdrag kwalificeren. Art. 2, §1, al. a, Verdrag van Wenen inzake het verdragenrecht van 23 mei 1969 omschrijft een verdrag echter als “een internationale overeenkomst in geschrifte tussen Staten gesloten[110] en beheerst door het volkerenrecht (…)”. Gewoonterechtelijk wordt een verdrag echter gedefinieerd als elk akkoord dat gesloten wordt tussen twee of meer subjecten van het volkerenrecht, met de bedoeling rechtsgevolgen teweeg te brengen en dat beheerst wordt door het volkerenrecht.[111] Deze twee definities spreken elkaar niet tegen: art. 3, Verdrag van Wenen inzake het verdragenrecht van 23 mei 1969 duidt aan dat art. 2 slechts de werkingssfeer afbakent en vermeldt uitdrukkelijk de rechtskracht van internationale overeenkomsten gesloten tussen Staten en andere subjecten van volkerenrecht.[112] Een concordaat lijkt aan uiteindelijk beide definities te voldoen. Algemeen wordt immers aanvaard dat de Heilige Stoel volkenrechtelijke rechtspersoonlijkheid heeft.[113] Wagnon hoedt er zich echter voor om een concordaat als een internationaal verdrag te kwalificeren, al hebben een concordaat en een internationaal verdrag vanzelfsprekend veel met elkaar gemeen. De verschillen mogen dan al eerder theoretisch van aard zijn, voor Wagnon zijn ze onbetwistbaar. Een concordaat is namelijk een overeenkomst tussen een Staat en de Heilige Stoel, waarbij hetzelfde volk in ogenschouw genomen wordt. Een concordaat zou ook vooral gesloten worden met het oog op morele en religieuze belangen, niet met het oog op politieke en economische belangen.[114] De verschijnselen in onze wereld zijn echter slechte een flauwe afspiegeling van de Ideeën.
6.2. DE ONGRONDWETTELIJKHEID VAN EEN NIEUW CONCORDAAT
Toen op 24 september 1830 een administratieve commissie – reeds op 26 september omgevormd tot het Voorlopig Bewind – het bestuur van de afgescheiden provincies in handen nam, werd de Belgische Staat de facto gevormd. Wagnon stelt dat “(…) il faut nécessairement conclure à la cessation du concordat, sauf renouvellement de l’accord antérieurement en vigueur, soit par un arrangement semblable à celui de 1816-1817 entre Rome et La Haye, soit, plus simplement, en vertu d’une manière d’agir concluante du Saint-Siège et du gouvernement du nouvel Etat.” Het Voorlopig Bewind liet met het decreet van 16 oktober 1830 zelfs uitdrukkelijk verstaan het Concordaat van 1801 niet te willen heraanvatten. Door de godsdienstvrijheid in de Grondwet op te nemen (art. 19 en 20) heeft het Nationaal Congres impliciet aangegeven dat de Belgische Staat zich niet meer wil beroepen op de prerogatieven die het Concordaat van 1801 toekende aan de Franse Staat en dat het régime concordataire dus opgehouden heeft te bestaan.[115] De Raad van State heeft dit, wijzend op de onderlinge onafhankelijkheid van het burgerlijke en het kerkelijke gezag, in zijn adviespraktijk uitdrukkelijk bevestigd.[116] De verhoudingen en sommige afspraken tussen de overheid en de rooms katholieke Kerk zijn echter nog op het Concordaat van 1801 gebaseerd en soms wordt er zelfs nog in KB’s naar verwezen, terwijl de Articles organiques als wetten blijven voortbestaan voor zover zij niet onverenigbaar zijn met de Belgische grondwetsbeginselen.[117] Het sluiten van een concordaat zou dus een grondwetswijziging vereisen. Vervolgens zou de overheid gelijkaardige overeenkomsten moeten sluiten met andere (erkende) erediensten[118], zoniet zou men gewag kunnen maken van een ongeoorloofde discriminatie. Het sluiten van een concordaat, zonder een grondwetswijziging zou in ieder geval een schending van de Grondwet inhouden.
BESLUIT
De betekenis van de titel “Een paradoxale scheiding” zou nu volledig ontrafeld moeten zijn, niettemin is een verdere verduidelijking wellicht gewenst. Bij de bespreking van de verhouding tussen Kerk en Staat in België is gebleken de scheiding tussen beiden helemaal niet volledig is. Veel auteurs hebben deze verhouding trachten te kwalificeren en evenveel kwalificaties hebben het licht gezien. Steeds wordt dezelfde paradox in de rechtsleer blootgelegd: enerzijds wordt de godsdienstvrijheid benadrukt en worden alle erediensten als gelijk beschouwd, anderzijds heeft met een systeem van erkenning ontwikkelt met belangrijke financiële gevolgen. In Frankrijk is de verhouding tussen Kerk en Staat in grotere mate een uitgesproken scheiding.Ook het Voorstel Maingain wordt gekenmerkt door een paradox. Enerzijds vult men de verhouding tussen Kerk en Staat in vanuit een Frans geïnspireerde negatieve religieuze vrijheid en lijkt men eenlaïcité de combat te recreëren. Anderzijds zou naar eigen zeggen de voorgestelde grondwetswijziging aansluiten bij het opzet van het Nationaal Congres. Deze ongerijmdheid is slechts schijn. Men wil niet raken aan de bestaande bepalingen inzake de verhouding tussen Kerk en Staat en tegelijkertijd wil men een scheiding pur sang doorvoeren, waardoor uiteindelijk deze verhouding toch helemaal wijzigt. Een nog niet uitdrukkelijk geformuleerd voorstel om opnieuw een régime concordataire in te voeren is in het geheel niet verenigbaar met de Grondwet, van een paradox is er geen sprake.
[1] Zie U.S. DEPARTEMENT OF STATE – BUREAU OF DEMOCRACY, HUMAN RIGHTS AND LABOR, International Religious Freedom Report 2003: Belgium , http://www.state.gov/g/drl/rls/irf/2003/24346.htm, 21 februari 2004, Online: “The population is predominantly Roman Catholic. According to the 2001 Survey and Study of Religion, jointly conducted by a number of the country's universities and based on self-identification, approximately 47 percent of the population identify themselves as belonging to the Catholic Church. The Muslim population numbers approximately 364,000, and there are an estimated 380 mosques in the country. Protestants number between 125,000 and 140,000. The Greek and Russian Orthodox Churches have approximately 70,000 adherents. The Jewish population is estimated at between 45,000 and 55,000. The Anglican Church has approximately 10,800 members. The largest nonrecognized religions are Jehovah's Witnesses, with approximately 27,000 baptized members, and the Church of Jesus Christ of Latter-day Saints (Mormons), with approximately 3,000 members.” Zie ook DOBBELARE, K., ELCHARDUS, M., KERKHOFS, J., VOYE, L. en BAWIN-LEGROS, B., Verloren zekerheid. De Belgen en hun waarden, overtuigingen en houdingen, Tielt, Lannoo, 2000, 272 p.
[2] X, Congrès de Mouvement Réformateur “Engagement citoyen" – Citoyenneté et Démocratie, p 8-9.
[3] Ibid., p 6. Eigen (de)cursivering.
[4] Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet – Amendementen, Parl. St. Kamer 2002-2003, nr. 50 2389/002.
[5] Ontwerp van verklaring tot herziening van de Grondwet – Amendementen, Parl.St. Senaat, 2002-2003, nr. 50 2-1549/2.
[6] X, La vision et le programme des Réformateurs,http://www.mr.be/docs/du_coeur_a_l_ouvrage.pdf, 18 februari 2004, Online, 24.
[7] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 5.
[8] ALEN, A., Handboek van het Belgische staatsrecht, Deurne, Kluwer,1995, 823.
[9] Pand. b., v° Cultes, nr. 1-2.
[10] MAST, A. en DUJARDIN, J., Overzicht van het Belgisch grondwettelijk recht, Gent, Story, 1985, 554.
[11] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 17.
[12] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 16 en voetnoot 45.
[13] Ibid., 16 en voetnoot 47.
[14] Ibid., 16 en voetnoot 48.
[15] FERRARI, S., “Church and State in Europe. Common Patters and Challenges”, in KIDERLEN, H.-J., TEMPEL, H., TORFS, R. (ed.), Which Relationships between Churches and the European Union? Thoughts for the future, Leuven, Peeters, 1995, 33.
[16]Deze leer week af van die van de veroordeelde Franse priester Lamennais, de vader van het liberaal-katholicisme, die door een algehele scheiding tussen Kerk en Staat de vrijheid wou verwerven. WAGNON, H., “Le Congrès national belge de 1830-1837 a-t-il établi la séparation de l’Eglise et de l’Etat”, in X (ed.), Etudes d’histoire du droit canonique dédiées à Gabriel Le Bras, I, Parijs, Sirey, 1965, 761.
[17] VAN GOETHEM, H., “Het beginsel van verdraagzaamheid in de Belgische grondwet: een historische duiding”, in UFSIA, CENTRUM GRONDSLAGEN VAN HET RECHT (ed.), Recht en verdraagzaamheid in de multiculturele samenleving, Antwerpen, Maklu, 1993, 39-41 enVAN GOETHEM, H., “L’église catholique et la liberté de religion et du culte en Belgique dans les constitutions de 1815 et 1831”, in VAN GOETHEM, H., WAELKENS, L., en BREUGELMANS, K. (ed.), Libertés, pluralisme et droit. Une approche historique, Brussel, Bruylant, 1995, 185-187.
[18] LUYCKX, T. en PLATEL, M., Politieke geschiedenis van België, I, Van 1789 tot 1944, Antwerpen, Kluwer, 1985, 40-53.
[19] X., Considérations sur la liberté religieuse par un unioniste, Leuven, Van Linthout, 1830, 24p.
[20] VAN GOETHEM, H., “Het beginsel van verdraagzaamheid in de Belgische grondwet: een historische duiding”, in UFSIA, CENTRUM GRONDSLAGEN VAN HET RECHT (ed.), Recht en verdraagzaamheid in de multiculturele samenleving, Antwerpen, Maklu, 1993, 42.
[21] De voorrang van het burgerlijk op het kerkelijk huwelijk lijkt wel degelijk te zijn gebruikt als pasmunt voor verregaande faciliteiten voor de erediensten. Zie AUBERT, R., “l' Eglise et l’Etat en Belgique du XIXe Siècle”, Res Publica 1968 (Spécial 2), 20-21.
[22] LUYCKX, T. en PLATEL, M., Politieke geschiedenis van België, I, Van 1789 tot 1944, Antwerpen, Kluwer, 1985, 53-54.
[23]VAN GOETHEM, H., “Het beginsel van verdraagzaamheid in de Belgische grondwet: een historische duiding”, inUFSIA, CENTRUM GRONDSLAGEN VAN HET RECHT (ed.), Recht en verdraagzaamheid in de multiculturele samenleving, Antwerpen, Maklu, 1993, 44-46.
[24] ALEN, A., Handboek van het Belgische staatsrecht, Deurne, Kluwer,1995, 817. Andere auteurs gewagen van een “onderlinge onafhankelijkheid van Kerk en Staat” of hebben het over een “gematigde scheiding”, een “positieve neutraliteit”, een “welwillende neutraliteit”, een “regime sui generis”, een “beschermde vrijheid” of een “genuanceerde scheiding” ZieDE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 34-35 en de verwijzingen aldaar (cf. infra).
[25] Ook buiten het Nationaal Congres was er onvrede. Laurent, Gents professor staatsrecht en liberaal, verdedigde de stelling dat alle macht bij de staat moet berusten. (BAERT, G., “Prof. François Laurent een eeuw later (1810-1887-1987)”, T.P.R. 1990, 87.) In Van Espen: étude historique sur l'église et l'état en Belgique behandelt Laurent de verhouding tussen Kerk en Staat. Laurent ziet in de ideeën van Van Espen over het appel du comme d’abus en de vergelijkbare rechtsfiguur van de recursus ad principem zijn thesis bevestigd over de soevereine macht van de Staat: de Staat mag niet dulden dat een andere macht wetten uitvaardigd, zelfs al zijn die slechts in geweten bindend. Hij vindt het betreurenswaardig dat het Nationaal Congres de (bijzondere) scheiding tussen Kerk en Staat heeft aanvaard, want daardoor heeft de Staat alle macht over de Kerk verloren. (LAURENT, F., Van Espen: étude historique sur l'église et l'état en Belgique, Brussel,Lacroix en Van Meenen, 1860, 248 p.) Zie VAN STIPHOUT, M., “Van de Paus of van de Koning? Zeger-Bernard Van Espen en het appel comme d’abus”, Pro Memorie 1999, 100-114 voor de werkelijke opvattingen van Van Espen; zie Pand. b., vis Abus (Appel comme d’), Appel comme d’abus voor een onderzoek naar het voortbestaan van deze rechtsfiguur in het Belgische constitutionele recht. Voor een zoektocht naar sporen van de Recursus ad principem in de hedendaagse verhouding tussen Kerk en Staat, zie VAN STIPHOUT, M., “Legal Continuity and Discontinuity in the Low Countries in Search of a “Recursus ad principem” in Ecclesiastical Cases in the 1990s”, in COOMAN, G., VAN STIPHOUT, M. en WAUTERS, B., Zeger-Bernard Van Espen at the Corssroads of Canon Law, History, Theology and Church-State Relations – Separando certa ab incertis conciliare et explicare, Leuven, Peeters, 2003, XVIII en 498 p, waarin de arresten van het Hof van Cassatie van 20 oktober 1994 en 3 juni 1999 besproken worden, waarna de auteur vaststelt dat de vragen die rezen in het licht van Recursus ad principem in België nog steeds aan de orde zijn en aan de seculiere rechter gesteld worden (cf. infra,).
[26] Zie bijvoorbeeld Pand. b., v° Cultes, nr. 1-2.
[27] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 42-43.
[28]ALEN, A., Compendium van het Belgisch staatsrecht, I, Diegem, Kluwer, 2000, 54-55.
[29] Denk bijvoorbeeld aan het maatschappelijke debat over de gelijkheid tussen man en vrouw, euthanasie, de openstelling van het huwelijk voor personen van hetzelfde geslacht, enz.
[30] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 45-47.
[31] Zie bijvoorbeeld THONISSEN, J.-J., La constitution belge annotée offrant sous chaque article l’état de la doctrine, de la jurisprudence et de la législation, Brussel, Bruylant, 1879, 60-63 enDE GROOF, J., “Schets van de grondwettelijke beginselen inzake de verhouding Kerk-Staat in België”, Jura Falc. 1979-80, 179-219.
[32] ORBAN, O., Le droit constitutionnel de la Belgique, III, Libertés constitutionnelles et principes de législation, Luik, Dessain, 1911, 590-593.
[33] DE GROOF, J., “Schets van de grondwettelijke beginselen inzake de verhouding Kerk-Staat in België”, Jura Falc. 1979-80, 217.
[34] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 51.
[35] MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 21-29 en TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium. Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 87-96.(cf. infra)
[36] THONISSEN, J.-J., La constitution belge annotée offrant sous chaque article l’état de la doctrine, de la jurisprudence et de la législation, Brussel, Bruylant, 1879, 363.
[37] GIRON, A., Le droit public de la Belgique, Brussel, Manceaux, 1884, 496.
[38] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 61.
[39] ALEN, A., Handboek van het Belgische staatsrecht, Deurne, Kluwer,1995, 823.
[40] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 128.
[41] MAST, A. en DUJARDIN, J., Overzicht van het Belgisch grondwettelijk recht, Gent, Story, 1985, 554.
[42] TORFS, R., “De Belgische Grondwet over Kerk en Staat, geloof en maatschappij”, in TORFS, R. (ed.), Beheer en beleid van katholieke instellingen, Leuven, Peeters, 1990, 60-61.
[43] MARTENS, K., “Religie”, in DE GEEST , G., DE RIDDER , R., HOBIN, V. (ed.), Administratieve wegwijzer voor vreemdelingen, vluchtelingen en migranten, Deurne, Kluwer, 1989 (2000), 45-46.
[44] Ibid., 43.
[45] Ibid., 46-47.
[46] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 128 en MARTENS, K., “Religie”, in DE GEEST , G., DE RIDDER , R., HOBIN, V. (ed.), Administratieve wegwijzer voor vreemdelingen, vluchtelingen en migranten, Deurne, Kluwer, 1989 (2000), 43
[47] cf. supra
[48] Een historisch voorbeeld kan men terugvinden in VAN STIPHOUT, M., “Van de Paus of van de Koning? Zeger-Bernard Van Espen en het appel comme d’abus’, Pro Memorie 1999, 100-102. Zie ook voetnoot 26.
[49] VERSTEGEN, R., Geestelijken naar Belgisch Recht. Oude en nieuwe vragen, Berchem-Antwerpen, Kluwer, 1977, 95 en VUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 50.
[50]Zie de indirecte controle van de canoniekrechterlijke procedure door het EHRMin het arrest Pellegrini/Italië (n° 30882/96) van juli 2001. In dit arrest wordt Italië door het EHRM veroordeeld wegens schending van art. 6 §1 EVRM omdat de Italiaanse rechtbanken exequatur verleend hadden aan een arrest van de Romeinse Rota– een gevolg van het Concordaat – , zonder zich er van te vergewissen of het recht op een eerlijk proces tijdens de canoniekrechterlijke procedure was nageleefd.
[51] MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 22 en de verwijzingen naar rechterlijke uitspraken in voetnoot 4.
[52] VUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 55.
[53] Luik 5 juni 1967, Jur. Liège 1967-68, 138 en MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 23.
[54] Cass. 25 september 1975, Pas. 1975, I, 111.
[55] VUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 55-56.
[56] TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium . Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 88.
[57] Zie VERSTEGEN, R., Geestelijken naar Belgisch Recht. Oude en nieuwe vragen, Berchem-Antwerpen, Kluwer, 1977, 96 en LEMMENS, P., “De Kerkelijke overheid in de greep van de wereldlijke rechter”, in WARNINK, H. (ed.), Rechtsbescherming in de kerk, Leuven, Peeters, 1991, 80, die verwijst naar het beginsel patere legem quam ipse fecisti.
[58]Bergen, 7 januari 1993, T.S.R. 1993, 69.
[59]TORFS, R., “De verhouding tussen Kerk en Staat op nieuwe wegen?”, (noot onder Bergen 7 januari 1993), T.S.R. 1993, 72-79 enVUYE, H., “Hoe gescheiden zijn Kerk en Staat? Interpretatiemogelijkheden omtrent art. 21 van de Grondwet”, (noot onder Cass. 20 oktober 1994), R. Cass. 1995, 56.
[60] Cass. 20 oktober 1994, Arr.Cass. 1994, 861.
[61]Volgens dit maxime zou de bevoegde kerkelijke overheid bij het nemen van de beslissing de intern voorgeschreven regels moeten respecteren.
[62] Eigen cursivering.
[63] TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium . Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 90.
[64] Cass. 3 juni 1999, Arr.Cass. 1999, 330 en MARTENS, K., “Het Hof van Cassatie en de interpretatie van artikel 21 G.W.: de verhouding tussen Kerk en Staat dan toch niet op nieuwe wegen?”, C.D.P.K. 2000, 215-218.
[65] TORFS, R., “Autonomy of Churches in Belgium . Status Quaestionis and Current Debate”, in WARNINK, H. (ed.), Legal Position of Churches and Church Autonomy, Leuven, Peeters, 2001, 92-96 en de verwijzingen aldaar. Zie ook de verwijzingen bij MARTENS, K., “Recours aux tribunaux belges en matière ecclésiastique – La position de la cour de Cassation belge à l’aube du troisième millénaire”, European Journal for Church and State Research 2000, 29, voetnoot 4.
[66] Opmerkelijk is hoe Procureur-general du Jardin verwijst naar Torfs (TORFS, R., “Religieuze gemeenschappen en interne autonomie. Fluwelen evolutie?”, in UFSIA (ed.), Jaarboek Mensenrechten 1998- 2000, Antwerpen, Maklu, 2002, 256-264), maar terwijl deze een gematigde tussenpositie inneemt, interpreteert du Jardin hem als een voorstander van de kwaliteitscontrole (DU JARDIN, J., Het recht van verdediging in de rechtspraak van het Hof van Cassatie 1990-2003 – Rede uitgesproken op de plechtige openingszitting van het Hof van Cassatie op 1 september 2003, http://www.juridat.be/cass/cass_nl/p1.php, 23 maart 2003, Online, 57-58).
[67] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 34 en de verwijzingen in voetnoot 106.
[68] Pand. b., v° Autorités ecclésiastiques, nr. 2.
[69] DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 34-35 en de verwijzingen aldaar.
[70] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 502.
[71] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 53, vn. 1.
[72] Waarbij neutraliteit als doel heeft elke religieus of metafysisch element te weren uit de publieke orde. ZieMEERSCHAUT, K. en VANSWEEVELT, N., “De hoofddoek opnieuw uit de kast: godsdienstvrijheid op school in een democratische rechtsstaat”, in INTERUNIVERSITAIR CENTRUM MENSENRECHTEN, Mensenrechten Jaarboek 1998/2000, Antwerpen, Maklu, 2000, 66.
[73] KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP 1997, 1302. Contra BASDEVANT-GAUDEMET, B., “State and Church in France ”, in ROBBERS, G. (ed.), State and Church in the European Union, Baden-Baden , Nomos, 1996, 122
[74] Het lijkt erg onwaarschijnlijk dat de wet van 9 december 1905 niet meer pertinent is. Nog in 1995 heeft men in de Assemblée Nationale een colloquium georganiseerd met als thema: “Faut-il modifier la loi de 1905?”.VOLFF, J., “Régimes des cultes et laïcité”, Gaz. Pal. 2001, 1088.
[75] KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, Revue du droit public et de la science politique, 1997, 1309 en de verwijzingen in voetnoot 29. Al verwijst men in de voorbereiding van de huidige grondwet niet naar de wet van 9 december 1905.
[76] De Franse overheid en Pius VII sloten op 26 Messidor An IX (15 juli 1801) een concordaat, Convention entre le Pape et le gouvernement français. Het Concordaat werd samen met de Articles organiques de la convention du 26 messidor an IX – waartegen Pius VII zich hevig verzette – afgekondigd op 18 Germinal An X (8 april 1802). DE POOTER, P. De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 28-30 en DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 478-479. Zie Pand. b., vis Articles organiques en Concordat, waarin onderzocht wordt in welke mate beide teksten nog gelding hebben in het Belgische constitutionele bestel.
[77] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 495.
[78] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 496-497.
[79] CAPERAN, L., Histoire contemporaine de la laïcité française – La crise dus seize mai et la revanche républicaine, Parijs, Librairie Marcel Rivière et Cie, 1957, IX-XII en 30-36.
[80] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 78.
[81] Ibid., 55-61.
[82] DUGUIT, L., Traité de droit constitutionnel, V, Parijs, Librairie Fontemoing &Cie, 1925, 502-527.
[83] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 62-63.
[84] LUCHAIRE, F. en CONAC, G., La constitution de la république française, Parijs, Economica, 1987, 121.
[85] MORANGE, J., “Le régime constitutionnel des cultes en France”, in EUROPEAN CONSORTIUM FOR CHURCH AND STATE RESEARCH (ed.), Le statut constitutionnel des cultes dan les pays de l’union européenne, Parijs, Litec, 1995, 123.
[86] Na de loi constitutionnelle n° 95-880 van 4 augustus 1995, die ervoor zorgde dat het huidige art. 1 bestaat uit de eerste alinea van het oude art. 2, terwijl de andere bepalingen van het oude art. 2 nog steeds deel uitmaken van het huidige art. 2. Deze louter tekstuele verschuiving laat toe om de kenmerken van de Franse Republiek beter te benadrukken. Zie KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP1997, 1309.
[87] CALEWAERT, W., DE DROOGH, L., FIVE, A., KETELAER, A.-F. en VANDERNACHT, P., Verhouding Staat, Kerk en vrijzinnigheid in Europa – Een rechtsvergelijkende studie, Brussel, Centraal Vrijzinnige Raad, 1996, 53-62.
[88] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, Presses Universitaires de France, 1993, 65. Zie ook KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP 1997, 1302 en 1315.
[89] VOLFF, J., “Régimes des cultes et laïcité”, Gaz. Pal. 2001, 1092.
[90] KOUBI, G., “La laïcité dans le texte de la Constitution”, RDP 1997, 1312.
[91] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, PUF, 1993, 75.
[92] Ibid., 19.
[93] VOLFF, J., “Régimes des cultes et laïcité”, Gaz. Pal. 2001, 1091-1092.
[94] CALEWAERT, W., DE DROOGH, L., FIVE, A., KETELAER, A.-F. en VANDERNACHT, P., Verhouding Staat, Kerk en vrijzinnigheid in Europa – Een rechtsvergelijkende studie, Brussel, Centraal Vrijzinnige Raad, 1996, 55-56.
[95] LUCHAIRE, F. en CONAC, G., La constitution de la république française, Parijs, Economica, 1987, 140.
[96] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, PUF, 1993, 29-32.
[97] Ibid., 45.
[98] BOYER, A., Le droit des religions en France, Parijs, PUF, 1993, 19 en de rechtsvergelijkende bespreking in Deel III.
[99] X, Congrès de Mouvement Réformateur “Engagement citoyen” – Citoyenneté et Démocratie, p 6.
[100] TORFS, R., “State and Church in Belgium ”, in ROBBERS, G. (ed.), State and Church in the European Union, Baden-Baden , Nomos, 1996, 18.
[101] DE GROOF, J., “De bescherming van ideologische en filosofische strekkingen. Een inleiding”, in ALEN, A en SUETENS, L. (ed.), Zeven knelpunten na zeven jaar Staatshervorming, Brussel, Story-Scientia, 1988, 312.
[102] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 144-196.
[103] Idem., 385-386.
[104]Bijvoorbeeld het concordaat met Slowakije; http://www.kerknet.be, 19 december 2000.
[105] http://www.kerknet.be, 12 februari 2003.
[106] “L’organe représentatif par lequel agit l’Eglise Catholique” MINNERATH, R., L’Eglise et les Etats concordataires (1846-1981) – la souveraineté spirituelle, Parijs, Cerf, 1983, 78.
[107] WAGNON, H., Concordats et droit international, Gembloux, J. Duculot, 1935, 23.
[108] Ibid., 23.
[109] DURAND, J.-P., “Echos français en droit civil ecclésiastique pour l’année universitaire 2000-2001, European Journal for Church and State Research 2001, 133.
[110] Eigen cursivering.
[111]BOSSUYT, M. en WOUTERS, J., Grondlijnen van internationaal recht, Leuven, Instituut voor Internationaal Recht – KULeuven, 2004, 57.
[112] KOCK, H.R., Rechtliche und politische Aspekte von Konkordaten, Berlijn, Duncker &Humblot, 1983, 23.
[113] Idem., 24-30 en MIGLIORE, C., “Ways and Means of the International Activity of the Holy See”, in FACULTEIT KERKELIJK RECHT – KULEUVEN (ed.), Church and State, Changing Paradigms – Monsignor W. Onclin Chair 1999, Leuven, Peeters, 1999, 32-36.
[114] WAGNON, H., Concordats et droit international, Gembloux, J. Duculot, 1935, 109.
[115] WAGNON, H., Concordats et droit international, Gembloux, J. Duculot, 1935, 376-378 en DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 32.
[116]Advies 4 januari 1962, Parl. St. Kamer 1961-1962, nr. 296/1.
[117] DE POOTER, P., De rechtspositie van erkende erediensten en levensbeschouwingen in Staat en maatschappij, Brussel, Larcier, 2003, 32 en de voorbeelden in vn. 103.
[118]Zoals bijvoorbeeld in Italië gebeurd bij de financiering van religieuze organisaties; TORFS, R., “Should Churches Be Subsidized? Different Models. Some Perspectives”, in X (ed.), The Role of the Churches in the Renewing Societies. Lectures and Documents. Budapest Symposium, March 3-5-1997 , St. Alban’s, International Religious Liberty Association, 1998, 48.
AUDIGIER François
Histoire du S.A.C. Service d'action civique. La part d'ombre du gaullisme
Edited: 200306310003
Fondé en 1959 après le retour au pouvoir des gaullistes et en pleine guerre d'Algérie, le Service d'action civique a défrayé la chronique judiciaire jusqu'à sa dissolution en 1982, après la sanglante tuerie d'Auriol. Son nom a été associé aux grands scandales des vingt premières années de la Ve République.
Certes le SAC, fondé par Paul Comiti, Pierre Debizet et Charles Pasqua, avait de quoi nourrir tous les fantasmes. Dirigée à distance par le mystérieux et puissant Jacques Foccart, abritant des malfrats jouissant d'une étonnante impunité policière et judiciaire, fonctionnant dans l'opacité la plus totale, cette organisation paramilitaire alimentait bien des rumeurs. Vingt ans après la dissolution du SAC, il est temps de faire la lumière sur cette légende noire. Première étude fondée sur l'exploitation de sources ouvertes (le dossier de presse, les périodiques du SAC, le rapport de la commission parlementaire de 1982...) Le SAC permet de redéfinir la véritable nature de cette formation : structure politique à part entière, le SAC constitua la principale force militante du gaullisme jusqu'à la création du RPR en 1977. Véritable machine à gagner les élections, îlot de résistance en cas de coup dur, cette organisation de la fidélité entretenait avec le Général un rapport exclusif. Avec en contrepartie, une dimension de violence, une logique de compagnonnage et un souci d'efficacité qui tirent leurs origines des premiers temps du gaullisme, celui de la Résistance et du RPF anticommuniste de la Guerre froide. .
TESSENS Lucas
Het geld van de omroep: 1944-1949
Edited: 200300194401
De regeringen
Hubert PIERLOT (26/09/1944 - 7/02/1945) KAT-LIB-SOC-COM
Achille VAN ACKER I (12/02/1945 - 2/08/1945) KAT-LIB-SOC-COM
Achille VAN ACKER II (2/08/1945 - 9/01/1946) SOC-LIB-COM-UDB
Paul-Henri SPAAK I (13/03/1946 - 19/03/1946) SOC
Achille VAN ACKER III (31/03/1946 - 9/07/1946) SOC-LIB-COM
Camille HUYSMANS (3/08/1946 - 12/03/1947) SOC-LIB-COM
Paul-Henri SPAAK II (20/03/1947 - 19/11/1948) PSB/BSP-PSC/CVP
Paul-Henri SPAAK III (27/11/1948 - 27/06/1949) PSB/BSP-PSC/CVP
Gaston EYSKENS I (11/08/1949 - 6/06/1950) CVP/PSC-LIB

De verkiezingen
17 februari 1946
26 juni 1949 mét kiesplicht voor vrouwen

Het oorlogskabinet Pierlot wordt, onder druk van het (vooral linkse) straatgeweld, uitgebreid met de communisten, die zich vanaf 1945 bekeerden tot het unitarisme onder Franstalig gezag. In zes jaar tijd ziet België 9 regeringen opstaan en vallen. De eerste bewindsploegen regeren zonder een mandaat van de kiezer. Daarmee wordt gewacht tot de verkiezingen van 17 februari 1946. De repressiejaren na tweede wereldoorlog zijn de schandelijkste uit onze geschiedenis. Wraak en haat, persoonlijke afrekeningen, moord en daden, opdoemend uit de laagste instinkten van de mens, kunnen gedijen in een klimaat van rechteloosheid. Het gepeupel en de 'verzetsstrijders' van het laatste uur regeren op straat en in de rechtszalen. De overheid kan, durft of wil deze wantoestanden niet onder controle brengen. Een oorlog roeit nooit het kwaad uit waartegen hij wordt gevoerd.
Er worden executies van collaborateurs verricht tussen november 1944 en 4 juni 1949.
De periode kunnen we er een noemen van anarchie en dubieuze rechtspraak. Het justitiedepartement is een heet hangijzer en wisselt veelvuldig van titularis.
In 1948 publiceerde Gerard Walschap zijn moedig 'Zwart en Wit' en dat zorgt voor heel wat herrie, ook bij Nederlandse critici. De noordelijke verontwaardiging culmineert in een artikel van Johan Van der Woude in Vrij Nederland dat Walschap een medeplichtige noemt, zijn boek een verheerlijking van de karakterloosheid en onfatsoen. Walschap is geen ogenblik bij de pakken blijven zitten en heeft zich verdedigd in een agressief ingezonden stuk aan voornoemd weekblad, waarin hij Van der Woude bestempelt als behorende tot "de blaaskaken die zich door het constateren van de evidente, menselijke realiteit beledigd en te kort gedaan achten. Het is uit dat hoovaardig slijk van de straat, vervolgt Walschap, dat jodenvervolgers, inquisiteurs, ketterjagers, onderzoekers van andermans geweten, met één woord al de ongure typen van de onverdraagzaamheid en het fanatisme zijn samengeraapt." (geciteerd in Omtrent, tijdschrift van het Gerard Walschap Genootschap, november 2005, nr 12).
De koningskwestie leidt naar een pré-revolutionaire fase. Tegen de mogelijke terugkeer van Leopold III wordt vanaf medio 1945 een persoffensief gelanceerd door zowat alle kranten, uitgezonderd de Vlaams-katholieke. De hetze is niet zozeer tegen de monarchie, dan wel tegen de figuur van Leopold gericht. Hierbij worden over en weer taktieken gebruikt die weinig met journalistiek maar alles met propaganda te maken hebben. Dit mag in feite geen verwondering wekken: tijdens de oorlogsjaren heeft men in pers- en omroepmiddens geen andere weg bewandeld dan die van de propaganda. Het vijand-denken en het ongenuanceerd culpabiliseren van de tegenpartij overheerst nog steeds in de pers, die sterk partijpolitiek gebonden is. De radio-omroep fungeert als een verlengstuk van de uitvoerende macht.
De macht van de partijpolitiek wordt in deze periode volledig gerestaureerd en naar onze mening is dat de drijvende kracht achter de gehele koningskwestie. Niet de ruzie tussen ministers en de koning omtrent de capitulatie in mei 1940, niet zijn achterblijven in België, niet diens contact met Hitler, niet zijn huwelijk met Liliane Baels ... Dat zijn slechts de drogredenen waarmee men de publieke opinie kon bewerken. Het werkelijke gevaar ligt in het zogenaamde Politieke Testament van Leopold III, een document dat hij begin 1944 had opgesteld. Het bekend raken van de inhoud ervan was dynamiet en zou zeker een oncontroleerbare kettingreactie teweeg brengen waarbij de particratie en de Franstalige bourgeoisie aan het kortste eind zouden trekken. Alhoewel het Politiek Testament reeds op 9 september 1944 aan premier Pierlot en aan Spaak werd overhandigd, zal de integrale tekst pas vijf jaar later, in 1949, bekend raken. Tegen die tijd was de positie van de drie traditionele politieke partijen stevig geconsolideerd. Het voortdurend streven van de drie grote partijen naar consolidatie van de macht is trouwens een constante in de Belgische politiek. De overlevingskansen van partijpolitieke initiatieven buiten het kader van de grote drie zijn dan ook minimaal of onbestaand.
Maar waarover handelde dan dat zgn. politieke testament ? Waarin schuilde het gevaar?
Het is wellicht niet overbodig de integrale tekst hier in herinnering te brengen. Het mag immers verwondering wekken dat gerenommeerde historici, zoals bvb. Velaers en Van Goethem, die in 1994 een boek van 1.152 bladzijden wijdden aan de koningskwestie, nalaten de lezer zelf te laten oordelen over een van de belangwekkendste teksten uit de Belgische geschiedenis.
TESSENS Lucas
Het geld van de omroep: 1930-1939: Crisisjaren - De ruk naar rechts - De massificatie - De radio wordt een massamedium, een propagandamiddel en een instrument voor volksopvoeding - De radio wordt een staatsmonopolie. De minister van PTT zit de Raad van Beheer voor - Opgenomen radioreportages worden mogelijk (klankband en montage) - Radiotaksen als bron voor financiering van de openbare omroep - Radiodistributie - Nieuwe perstitels
Edited: 200300193001
De regeringen
Jaspar II (22/11/1927-21/5/1931) KAT-LIB
Renkin (5/6/1931-18/10/1932) KAT-LIB
de Broqueville (22/10/1932-13/11/1934) KAT-LIB
Theunis II (20/11/1934-19/3/1935) KAT-LIB
Van Zeeland I (25/3/1935-26/5/1936) KAT-SOC-LIB
Van Zeeland II (13/6/1936-25/10/1937) KAT-SOC-LIB
Janson (23/11/1937-13/5/1938) KAT-SOC-LIB
Spaak I (15/5/1938-9/2/1939) KAT-SOC-LIB
Pierlot I (21/2/1939-27/2/1939) KAT-SOC
Pierlot II (18/4/1939-3/9/1939) KAT-LIB
Pierlot III (3/9/1939-10/5/1940) KAT-SOC-LIB
Verkiezingen
27 november 1932
24 mei 1936
2 april 1939

De algemene toestand
Tijdens de eerste maanden van 1930 kan de Belgische economie nog even profiteren van de gunstige effecten die uitgaan van de wereldtentoonstelling (te Antwerpen en te Luik) en de viering van het Belgische eeuwfeest. In het tweede semester doet de wereldcrisis zich echter ook bij ons ten volle voelen. De uitvoer stuikt in elkaar en zal pas in 1935 terug beginnen groeien. Vanaf 1932 maakt de regeringen gebruik van bijzondere machten en dat stelt het geloof in de parlementaire democratie zwaar op de proef. Op het sociale vlak werkt de ellende de massificatie in de hand. De uitzichtloze toestand van velen is een ideale voedingsbodem voor massabeïnvloeding en populistische propaganda, zowel van uiterst rechts als van uiterst links.
Schandalen plagen de katholieke partij. Daarvan maakt Leon Degrelle, zelf katholiek, met zijn Rexisme gebruik om zwaar uit te halen naar de ultra-conservatieve vleugel van de katholieke partij. Tijdens massameetingen en via eigen periodieken ('Rex', 'Vlan', 'Soirées', 'Foyer' en 'Crois') en dagbladen ('Le pays réel' vanaf 2 mei 1936 en 'De nieuwe Staat' vanaf 1 september 1936) vuurt hij zijn aanhangers, zowel in Wallonië als in Vlaanderen, aan om de traditionele partijen in het kieshokje vaarwel te zeggen. (De Bruyne, 1973: 71-130; Gerard, 1985: 30-33; Gerard, 1994: 75-123) De verkiezingen van 24 mei 1936 brengen een zware nederlaag voor de katholieke partij (- 10% van de stemmen) en een overwinning voor Rex. De Vlaams nationalisten en de communisten halen eveneens heel wat stemmen. De socialisten houden stand. Daarmee is de polarisatie in het land een feit. De zetelverdeling in de Kamer na de verkiezingen van 1932, 1936 en 1939 levert volgend beeld op:


De werkloosheid neemt enorme proporties aan: van nauwelijks 17.000 in 1929 naar 319.000 werklozen in 1932. Zij die nog werk hebben, zien hun uurloon tussen 1929 en 1935 met ongeveer 20% dalen. De prijzen dalen echter evenzeer zodat op het eerste gezicht de koopkracht gehandhaafd blijft. De belastingdruk is evenwel geweldig hoog zodat de privé-bestedingen kelderen.
Hieruit groeit vanzelfsprekend sociale onrust en stakingen zijn schering en inslag. Daarbij moet men bedenken dat het in vele gevallen om wilde stakingen gaat, die de vakorganisaties slechts schoorvoetend erkennen vanwege de enorme druk op hun stakingskassen.
In maart 1935 vormt Paul van Zeeland een regering van nationale unie. De socialisten drukken een groot deel van het zgn. Plan De Man (deficit spending) door. De devaluatie van 28% komt snel: op 31 maart 1935. De economie krijgt weer zuurstof en de uitvoer herneemt. Ook de gezinsconsumptie komt even overeind en de kleinhandelaars zien hun omzet stijgen. Het herstel is echter van korte duur. Naar het eind van de jaren 30 belandt de economie terug in een crisis. De inzinking op de internationale markten verzwakt de uitvoer én dus de omzet van de industrie. Om het overheidsdeficit te financieren grijpt de regering opnieuw naar belastingverhogingen.
Daardoor raakt de binnenlandse consumptie aangetast. Met die infernale cirkel is het depressieklimaat weerom aanwezig. Daar bovenop tekent de oorlogsdreiging zich vanaf 1938 duidelijk af. De generatie van de dertiger jaren gaat volledig ontgoocheld en gefrustreerd een nieuwe wereldoorlog tegemoet.

Het NIR-INR
De Wet van 14 mei 1930 (BSB 19300516) schenkt aan de staat het monopolie van de radiocommunicaties. Artikel 1 van deze wet luidt immers als volgt: "De regeering is gemachtigd de radiotelegrafie, de radiotelefonie en alle andere radioverbindingen in te richten en te exploiteren." Toch krijgen in de periode 1930-1940 nog heel wat particuliere stations de toelating om radioprogramma's uit te zenden, zowel in Vlaanderen als in Wallonië. Deze toelatingen zijn echter herroepbaar en er ontstaan vaak hoog oplopende geschillen over. De tweede wereldoorlog zal een einde maken aan het bestaan van deze vergunningen (Van Bol, 1975: 86).
De wet van 18 juni 1930 geeft aan het Nationaal Belgisch Instituut voor Radio-Omroep (NIR/INR) zijn statuut. Artikel 11 van deze wet bepaalt hoe het NIR gefinancierd wordt:
"De inkomsten van het instituut bestaan inzonderheid uit:
a) het bedrag van giften en legaten te zijnen bate, na machtiging of goedkeuring door den Koning;
b) De leeningen die het mocht sluiten (inzonderheid door uitgifte van obligatiën) met machtiging van de regeering. Tot een bedrag van 10.000.000 frank werkelijk ontleend kapitaal, zal de regeering de rente en de delging waarborgen der leeningen welke het instituut mocht sluiten.Een koninklijk besluit bepaalt de voorwaarden van deze waarborg.
c) De jaarlijksche Staatstoelage en, meer bijzonder, een jaarlijksche toelage gelijk aan:
1° 90 t.h. van het voorzien bedrag der ontvangsten, opgeleverd door de jaarlijksche taxe, welke de Staat heft op de private radio-ontvangtoestellen;
2° Eene som gelijk aan het voorzien bedrag van de ontvangsten der belasting, welke de Staat heft op den groothandelsprijs van de electronenlampen of andere gelijkaardige toestellen voor het detecteren of het versterken van de in radio-electrische ontvangtoestellen bruikbare seinen, loodglanskristallen of andere kristallen uitgezonderd;
d) De toelagen welke openbare besturen en instellingen mochten toekennen;
e) De ontvangsten welke het zou bekomen door zijn uitgaven of naar aanleiding van contracten, door den raad van beheer afgesloten binnen de perken van de bedrijvigheid van het instituut."
Artikel 12 bepaalt dat het instituut een boekhouding moet voeren en een jaarverslag moet overmaken aan de minister van PTT.
Artikel 17 bepaalt: "Bij de gewone begroting van het dienstjaar 1930 van het Ministerie van Posterijen, Telegrafen en Telefonen wordt een crediet geopend onder volgende rubriek: Toelage aan het Belgisch nationaal Instituut voor radio-omroep (N.I.R.): 1.600.000 frank."
De openbare radio, die op 1 februari 1931 begint uit te zenden, wordt niet uit het niets opgericht maar neemt de twee zenders van 15 kW te Veltem over, die eind de jaren twintig door een associatie van Radio Belgique en van de Boerenbond (NV Radio) bij SBR besteld waren. Op het ogenblik van de overname waren beide zenders niet operationeel toen zij werden overgenomen door het INR-NIR. (X 1953:5)
Noteer dat Radio Belgique (Theo Fleischman) zijn uitzendingen stopte op de dag van de stichting van het NIR. Zijn personeel werd in de nieuwe staatsinstelling ingeschakeld (Van Pelt, 1973: 240; Boon G., 1988: 29). Men kan stellen dat Radio Belgique werd genationaliseerd met een ruime compensatie voor de eigenaar(s). Hiervoor kan het eerste jaarverslag van de NIR/INR geraadpleegd worden. In dat jaarverslag vinden we Radio Belgique en de NV Radio terug met een schuldvordering op de NIR ten belope van 1.070.011,20 BEF. Anderzijds vinden we er SBR met een schuldvordering van 95.715,50 BEF. (NIR, 1931-1932: 62) Beide schuldvorderingen samen vertegenwoordigen 91% van alle schulden die het NIR op 31 december 1931 heeft. Volgens Paul Vandenbussche, in een vraaggesprek met ons (23/10/2001), is de oprichting van de NIR-INR het directe gevolg van de financiële moeilijkheden van de S.A. Radio-Belgique. Vanuit die optiek is het ontstaan van de openbare omroep het resultaat van het mislukken van het privé-initiatief en ligt niet (alleen) een politiek verlangen maar (ook) een financieel-economisch débâcle aan de basis van het overheidsinitiatief. Hermanus plaatst de oprichting van het NIR-INR en die van de RTT in dat perspectief en wijst erop dat het dezelfde liberale ministers - Pierre Forthomme voor PTT en Paul-Emile Janson voor Justitie - zijn die zowel de oprichting van het NIR als die van de RTT in het parlement bepleiten. (Hermanus, 1990: 26) Volgens Vandenbussche speelde Prof. Arthur Boon (KU Leuven), voorzitter van de KVRO en voorzitter van de Boerenbond (geen familie van de latere directeur-generaal van de NIR) een grote rol bij de totstandkoming van het NIR-INR.
In artikel 14 van het KB van 28 juni 1930 wordt gesteld dat de "nieuwstijdingen in de vorm van persberichten" bondig moesten zijn. Duiding bij het nieuws was uitgesloten. (Goossens C., 1998: 49). Hier duikt de invloed van de dagbladpers op. Die zag namelijk in het radio-instituut een geducht concurrent. De belangen van de (partij)politieke dagbladen vielen in deze samen met die van de partijen zelf.
Verdere uitbouw van het NIR
Van 1935 tot 1938 wordt er gewerkt aan het nieuwe radiogebouw aan het Flageyplein. In 1937 komt de culturele zelfstandigheid van de Franse (o.l.v. Théo Fleischman) en de Vlaamse uitzendingen tot stand. Het jaarverslag van het NIR-INR bevat dan ook voor de eerste keer de uitgesplitste kosten voor de Franse en de Vlaamse uitzendingen, resp. 5.604.055 BEF en 5.533.911 BEF.
Radiotaks
De wet van 20 juni 1930 (BSB 19300626) en het KB van 28 juni 1930 (BSB 19300704) regelen o.m. de heffing van de radiotaksen voor de bezitters van een radio-ontvangsttoestel. De taks wordt op 60 BEF per jaar bepaald. Dat is 30 BEF minder dan oorspronkelijk in het wetsontwerp (18 april 1929) van minister Lippens (PTT) voorzien was. De parlementsleden brengen het bedrag terug tot 60 BEF per jaar (Goossens C., 1998: 44). Een gewoon huishoudbrood kost in 1930 2,14 centiem en voor een krant dient men 35 centiem neer te tellen. De radiotaks weegt m.a.w. flink door in het budget van het modale gezin want met die 60 frank kan het 28 broden kopen of meer dan een half jaar elke dag de krant lezen.
Een ander KB van 28 juni 1930 (BSB 19300704) bepaalt dat de radiotoestellen waarin uitsluitend kristallen (en dus geen radiolampen) gebruikt worden, belast worden met een jaartaks van 20 BEF.
Het is treffend dat zeer vele bepalingen uit de voornoemde wet de tand des tijds hebben doorstaan en tot in 1987 van kracht blijven: het betalen door middel van een storting op een postcheckrekening, de betaling die alle radiotoestellen in dezelfde woning dekt, de verplichting om een adreswijziging te melden, de vrijstellingen voor blinden en andere invaliden, voor onderwijsinstellingen en voor openbare diensten. In die tijden van grote werkloosheid gaan er stemmen op om de werklozen vrij te stellen van het betalen van de radiotaks. (Van Dyck, 1935:135)
De wetgever van 1930 is wel bijzonder streng voor ontduikers: de geldboete kon oplopen tot vijfmaal de ontdoken taks en dat met drie jaar terugwerkende kracht. Van een ontduiker kan m.a.w. een maximale boete van 900 BEF geëist worden ... een klein fortuin.
De wetgever van 1930 had zich blijkbaar goed geïnformeerd want ook de ontvangtoestellen die beelden konden ontvangen waren verplicht de taks te betalen. Zo'n bepaling verraadt de hand van de RTT-administratie, steeds goed geïnformeerd over de technologische ontwikkelingen. Vergeten we niet dat in 1930 de BBC reeds experimenteerde met de eerste openbare televisie-uitzending.
Door de wet van 27 december 1938 wordt de radiotaks van 60 op 78 BEF gebracht.
RTT int de radiotaksen
De inning van de taksen werd opgedragen aan de in 1930 opgerichte Regie voor Telefoon en Telegraaf. De oprichting van de RTT was, althans zo luidt de officiële versie, nodig om de verschillende telefoonnetwerken, tot dan toe in privé-handen, te interconnecteren. Hermanus is echter een andere mening toegedaan en stelt dat de interconnectie slechts een voorwendsel was. "En réalité, ce n'était qu'un prétexte. Les partisans du libéralisme économique défendaient l'idée de l'intervention de l'Etat uniquement dans des activités non rentables mais indispensables au bon fonctionnement de l'Etat." (Hermanus, 1990: 26)
Er zijn voldoende aanwijzingen om Hermanus' stelling voor waar te aanvaarden.
Collectiviseren van verliezen?
Privatiseren van winsten?
We kunnen dan ook vaststellen dat zowel de oprichting van de NIR-INR als die van de RTT geschiedden om verliezen te collectiviseren, naar de staat toe te schuiven. Onderzoek kan aantonen of zulks ook met andere risicodragende initiatieven binnen de communicatiesector (of andere sectoren) het geval is (geweest). Tegelijk kan men dan ook de 'spiegel-hypothese' toetsen: komen overheidsbedrijven (of stukken ervan) enkel in aanmerking om geprivatiseerd te worden wanneer de investering niet of nauwelijks risicodragend is?
Uiteraard mag men hierbij niet in een zwart-wit analyse vervallen en zal de realiteit zeer complex zijn. Dit neemt niet weg dat het een fundamenteel vraagstuk is bij het kijken naar de relatie tussen staats- en privé-initiatief. De vraagstelling heeft ook een ethische component, laat dat duidelijk zijn.
Aantal betalende vergunningen en vrijstellingen
Voor de jaren 30 beschikken we over betrouwbare cijfers uit het archief van Kijk- en Luistergeld (dat werd in 2003 vernietigd maar wij konden enkele belangrijke statistische documenten redden, LT).

In 1930 waren er 76.872 radiotoestellen vergund, in 1939 waren het er 15 maal meer.
Adreslijsten KLG en luisteronderzoek
De massa's adressen die bij de dienst radiotaksen beheerd worden, brengen sommigen op het idee om op basis daarvan te starten met een luisteronderzoek (Van Dyck, 1935: 156-157) of een referendum omtrent de omroep. Dit laatste moet gezien worden tegen de achtergrond van de onvrede met de partijpolitieke uitzendingen op het NIR. "Hoe gemakkelijk nochtans zou het voor haar (bedoeld wordt het NIR, LT) vallen, vermits zij alleen toch (met de Regie) de namen en adressen bezit van allen, die zich van hunne radiotaks kwijten. Zou het dan zoo'n enorme kosten met zich brengen om aan alle die menschen een voor het antwoord gereed gemaakte vragenlijst rond te zenden, welke na invulling vrachtvrij aan het NIR zou kunnen worden weergezonden! (...) Tevens zou door dergelijk referendum de 'Vox Populi' kunnen gekend worden omtrent het ja dan niet toelaten van politieke uitzendingen langs den omroep!" (Van Dyck, 1935: 144)
Gewestelijke verdeling van het radiobezit
Voor het jaar 1939 beschikken we over een gewestelijke verdeling van de 1.112.962 radiotoestellen waarvoor radiotaks betaald wordt: Wallonië (458.124 of 41%), Brussel (209.869 of 19%) en Vlaanderen (444.969 of 41%). De ondervertegenwoordiging van het Vlaamse Gewest heeft o.i. twee oorzaken: a) de inkomensachterstand in het Vlaamse landsgedeelte, en b) de relatieve sterkte van het populaire programma-aanbod van de 12 particuliere radiostations in Wallonië en Brussel, tegenover slechts 4 in het Vlaamse landsgedeelte.


Financiering van de regionale radiostations
De wet van 14 mei 1930 moet in feite de doodsteek betekenen voor de regionale stations. Artikel 8 verbiedt immers voor alle stations het voeren van handelspubliciteit. De druk van de regionale stations - vooral Radio Schaerbeek ging heftig tekeer - op de minister was echter zo groot, dat die besloot een gedoogbeleid te voeren.
De regionale radiostations deden voor hun financiering ook een beroep op jaarlijkse lidgelden. Zo vermeldt Van Dyck (1935: 134) dat Radio Châtelineau kaarten verkocht tegen 12,50 BEF en steun- en erekaarten tegen resp. 25 en 50 BEF. Radio Antwerpen (ON4ED) verkocht kaarten van 25 BEF. De auteur noemt deze vorm van financiering onwettelijk en verwijst hiervoor naar artikel 9 van het ministerieel besluit van 28 augustus 1931.

De franstalige uitzendingen van de private radiostations haalden een hogere luisterdichtheid dan de franstalige programma's van het INR. Men kan zich voorstellen dat dit niet naar de zin was van Fleischman. Greta Boon vermeldt dan ook uitdrukkelijk: "Een van de redenen waarom de leidinggevende personen van het NIR van de oorlogsomstandigheden later gebruik maakten om die particuliere zenders na de oorlog geen uitzendvergunning meer te geven, was dit grote franstalige overwicht." (Boon G., 1988: 29-33).

De wet wordt niet toegepast
De staatstoelage vormde in de periode 1930-1940 de hoofdmoot van de inkomsten van het unitaire NIR-INR. In de wetenschappelijke literatuur wordt steevast vermeld dat het NIR-NIR 90% ontving van de opbrengst van de radiotaksen. Zo stelt Gekiere in 1983: "In de wet van 18.6.1930 tot oprichting van het N.I.R. was bepaald dat 90% van de opbrengst van het kijk- en luistergeld naar de omroep zou toevloeien. Dit principe werd jaren toegepast en gedurende enkele jaren (o.m. voor 1974), bleek de toelage aan de BRT-instituten zelfs hoger te liggen dan de netto-opbrengst." (Gekiere, 1983: 179).
Ook Greta Boon stelt in 1984: "Voor de tweede wereldoorlog ontving de omroep 90% van het luistergeld." (Boon, 1984:95).
Uit ons onderzoek blijkt dat zulks weliswaar wettelijk voorzien was, doch in de realiteit slechts één jaar gehaald werd.
De beweringen van Gekiere en van Boon, beiden op de BRT werkzaam, moeten wellicht gezien worden als een manoeuver van de BRT in zijn veelvuldige disputen in de jaren 80 met de minister omtrent de BRT-dotatie. We komen hierop terug.
In het jaarverslag van de NIR-INR over het jaar 1932 lezen we: "Over het algemeen staat het aantal ontvangtoestellen in rechtstreekse verhouding met de hoedanigheid van den dienst. Door de veldmetingen heeft men er zich rekenschap kunnen van geven dat de kracht der zenders van Veltem niet voldoende is om over gansch het grondgebied (...) een dienst te verzekeren , die wat de hoedanigheid betreft, niets te wenschen overlaat. Logisch mag dus aangenomen worden dat een merkelijke verhooging der zendkracht, bv. tot 60 of 100 kw. zeer snel een verhooging van de ontvangtoestellen en bijgevolg van de ontvangsten voor gevolg zou hebben."
Het NIR-INR geloofde dus nog in de band tussen de opbrengst van de radiotaksen en haar eigen staatstoelage. Hier wordt expliciet verwezen naar de band die er bestaat tussen het aantal radiotoestellen (200.534 eind 1931, 339.635 einde 1932) en de staatstoelage (13,4 miljoen BEF voor het werkingsjaar 1932). De simpele berekening brengt ons op 12,03 miljoen BEF (200.534 toestellen x 60 BEF). Nergens in het jaarverslag wordt de berekening expliciet gemaakt. Men mag echter veronderstellen dat de berekening van de staatstoelage op het niveau van de beheerraad, waarin de voogdijminister als voorzitter zetelde, gebeurde.
Hieronder geven wij de evolutie van de bruto-opbrengst, de inningskosten die de RTT inhield, de staatstoelage aan het NIR-INR en deze laatste uitgedrukt als een percentage van de netto-opbrengst.









DEBAETS Eddy & TESSENS Lucas
Datawarehouse. Het Handboek. Kijk- en Luistergeld.
Edited: 20000004
(intern document Cipal). Aalst-Geel-Antwerpen:Cipal.
bibliografie van Belgische schandalen en affaires
Edited: 199812314545
ALGEMENE INLEIDINGEN

Het land van de 1000 schandalen : encyclopedie van een kwarteeuw Belgische affaires / door Dirk Barrez. - Groot-Bijgaarden : Globe, 1997. 332/BARR

Het riool van België : de waarheid achter de affaires / door André Rogge ; vert. door Marijke Arijs en Karin Kustermans. - Antwerpen : Kritak, 1996. 395.66/ROGG

De walm van de Wetstraat : 20 jaar onfrisse politieke praktijken / door Eva Coeck en Jan Willems. - Antwerpen : Coda, 1994. 332/COEC

HET AGUSTA-SCHANDAAL

Agusta : overleven met een affaire / door Fons van Dyck. - Leuven : Van Halewyck, 1995. 330.91/DYCK

De Agusta-affaire : kroniek van een omstreden helikopteraankoop / door Johny Vansevenant. - Antwerpen : De Standaard, 1994. 330.91/VANS

De Agusta-crash : het jaar nul in de Wetstraat / door Rik van Cauwelaert. - Groot-Bijgaarden : Globe, 1995. 330.91/CAUW

Willy-Gate / door Ann Bats. - Antwerpen : Dedalus, 1995. 330.91/BATS

POLITIEK EN CORRUPTIE

Een Belgisch politicus / door Raf Sauviller en Danny Ilegems. - Amsterdam : Atlas, 1997. 333.2/SAUV

De doofpotten : de sabotage van het Hoog Comité van Toezicht / door Georges Timmerman. - Antwerpen : Hadewijch, 1997. 393.39/TIMM

Het leugenpaleis van VdB / door Hugo Gijsels. - Leuven : Kritak, 1990. 333.2/GIJS

Over de 'drie Guy's' en andere voornamen van de Parti Socialiste / door Guido Fonteyn. - Groot-Bijgaarden : Scoop, 1994.

Witte olifanten : de miljardenschandalen van de Belgische ontwikkelingssamenwerking / door Douglas de Coninck. - Leuven : Van Halewyck, 1996. 354.72/CONI

De zaak Raoul Stuyck : fraude en corruptie in Antwerpen / door Georges Timmerman en René de Witte. - Antwerpen : Hadewijch, 1996. 346.2/TIMM

JUSTITIE

Het bos en de bomen : justitie hervormen / door Stefaan de Clerck. - Tielt : Lannoo, 1997. 393.71/CLER

Een Kafkaiaanse nachtmerrie : de Belgische Justitie : analyse & remedie / door Bruno Schoenaerts en Manuel Lamiroy ; met een woord vooraf door Rogier de Corte. - Gent : Mys & Breesch, 1995. 393.7/SCHO

De lange weg naar Neufchâteau / door Luc Huyse. - Leuven : Van Halewyck, 1996. 332/HUYS

Man bijt hond : over pers, politiek en gerecht / door Pol Deltour. - Antwerpen : Icarus, 1996. 092.2/DELT

De vierde macht : de gespannen driehoeksverhouding tussen media, gerecht en politiek / samengest. door Jan Clement en Mieke van de Putte. - Groot-Bijgaarden : Globe, 1996. 092.2/VIER

Zwartboek justitie : van halve waarheden en hele leugens / door Inge Ghijs. - Antwerpen : Icarus, 1997. 393.7/GHIJ

POLITIE- EN INLICHTINGENDIENSTEN

De staatsveiligheid : geschiedenis van een destabilisatie / door Christian Carpentier en Frédéric Moser. - Leuven : Kritak, 1994. 395.74/CARP

Netwerk Gladio / door Hugo Gijsels. - Leuven : Kritak, 1991. 399.62/GIJS

Reyniers : superflik / door Paul Koeck. - Leuven : Van Halewyck, 1998. 395.74/KOEC

De blauwe ridders : van rijkswacht tot eenheidspolitie / door Jos Vander Velpen. - Berchem : EPO, 1998. 395.74/VELP

De gewapende lieden : een historisch-kritische benadering van de Rijkswacht in een evoluerend politielandschap (1795-1995) : van militair politiekorps met civiele en militaire taken naar een civiel politiekorps met een militair karakter / door Willy van Geet. – Antwerpen : Standaard, 1996. 395.74/GEET

Gladio / onder red. van Jan Willems. - Berchem : EPO, 1991. 399.62/GLAD

Sire, ik ben ongerust : geschiedenis van de Belgische politie 1794-1991 / door Lode van Outrive, Yves Cartuyvels en Paul Ponsaers. - Leuven : Kritak, 1992. 395.74/OUTR

De weg naar de wanorde : de schokkende onthullingen van ex-geheim agent Robert Chevalier / door Jeroen Wils. - Leuven : Van Halewyck, 1996. 395.74/WILS

DE ZAAK DUTROUX

De affaire-Dutroux : van verdwenen meisjes tot de witte mars / door Mark Morren en Mike de Mulder. - Antwerpen : De Standaard, 1996. 395.66/MORR

Les cahiers d'un commissaire : les coulisses de la commission Dutroux / par Serge Kalisz et Patrick Moriau. - Bruxelles : Pire, 1997. 395.69/KALI

De Commissie-Dutroux : het rapport (met commentaar) / door Wim Winckelmans. - Leuven : Van Halewyck, 1997. 395.69/WINC

Geruchten en feiten : autobiografie / door Michel Nihoul. - Brussel : Dark & Light Publication, 1998. 395.66/NIHO

In naam van mijn zus / door Nabela Benaïssa ; onder red. van Marie-Paule Eskénazi ; vert. door Ann de Laet. - Berchem : EPO, 1997. 395.69/BENA

Kritische reflecties omtrent de zaak Dutroux : ouders, justitie, nieuwe burger, media / onder red. van Christian Eliaerts. - Brussel : VUB-Press, 1997. 395.69/KRIT

Meisjes verdwijnen niet zomaar : de zaak-Dutroux : het falen van de Belgische justitie en politie / door Fred Vandenbussche. - Utrecht : Kosmos, 1996. 395.66/VAND

Op zoek naar An en Eefje / door Paul Marchal. - Antwerpen : Hadewijch, 1997. 395.69/MARC

Rechter Connerotte : de witte ridder / door Michel Petit en Dominique Moreau. - Antwerpen : Hadewijch, 1997. 393.71/PETI

Het spaghetti-arrest : recht en democratie / door Fernand Tanghe. - Antwerpen : Hadewijch, 1997. 393.7/TANG

Het witte ongenoegen : hoop en illusie van een uniek experiment / door Marc Hooghe. - Groot-Bijgaarden : Globe, 1997. 332/HOOG

Witte stippen : de zaak-Dutroux : een reconstructie / door Anne de Graaf. - Groot-Bijgaarden : Scoop, 1998. 395.66/GRAA

De zaak-Dutroux van A tot Z / door Mike de Mulder en Mark Morren. - Antwerpen : Icarus, 1998. 395.66/MULD

DE BENDE VAN NIJVEL

De bende : een documentaire / door Paul Ponsaers en Gilbert Dupont. - Berchem : EPO, 1988. 395.66/PONS

De Bende : het rapport : het verslag van de parlementaire commissie, belast met het onderzoek naar de wijze waarop de bestrijding van het banditisme en het terrorisme georganiseerd wordt / ingeleid door Hugo Coveliers. - Berchem : EPO, 1990. 395.66/BEND

De bende en Co : 20 jaar destabilisering in België / door Hugo Gijsels. - Leuven : Kritak, 1990. 395.66/GIJS

De Bende tapes / door Danny Ilegems, Raf Sauviller en Jan Willems. - Leuven : Kritak, 1990. 395.66/ILEG

De Bende van Nijvel : tien jaar blunders van het gerecht / door Raf Sauviller en Jan Willems. - Antwerpen : Icarus, 1995. 395.66/SAUV

Het onderzoek : een bende : over het onderzoek naar de bende van Nijvel / door Dirk Barrez. - Antwerpen : De Standaard, 1996. 395.66/BARR

Popolino : mémoires van een ex-gangster / door Léopold van Esbroeck. - Leuven : Van Halewyck, 1998. 395.66/ESBR

Twee jaar Bendecommissie : een schimmengevecht / door Hugo Coveliers. - Antwerpen : Hadewijch, 1992. 395.66/COVE

DE MOORD OP ANDRE COOLS

Maffia aan de Maas : over Luik, het Agusta-dossier en de moord op André Cools / door Johny Vansevenant. - Antwerpen : Standaard, 1993. 395.66/VANS

Wie vermoordde André Cools ? : studie van de politieke zeden in België / door Jean-Pierre van Rossem. - [s.l.] : Loempia, 1993. 395.66/ROSS

VROUWENHANDEL

'Ze zijn zo lief, meneer' : over vrouwenhandel, meisjesballetten en de bende van de miljardair / door Chris de Stoop. - Leuven : Kritak, 1992. 319.2/STOO

Boter op het hoofd / door Dirk Trioen. - Antwerpen : Hadewijch, 1993. 395.66/TRIO

FISCALE FRAUDE EN WITWASSEN

Beaulieu pleit onschuldig / door Ludwig Verduyn. - Leuven : Kritak, 1992. 386.5/VERD

De discrete charme van een Luxemburgs bankier / door Ludwig Verduyn. - Leuven : Van Halewyck, 1997. 345.4/VERD

De familie De Clerck : de verborgen miljarden / door René De Witte. - Antwerpen : Hadewijch, 1998. 346.2/WITT

Jean-Pierre van Rossem : opkomst en val van een financieel stroman / door Ludwig Verduyn. - Leuven : Kritak, 1994. 345.7/VERD

Kirschen en Co : het blauwe netwerk / door André van Bosbeke en Jan Willems. - Berchem : EPO, 1987. 346.2/BOSB

De miljarden van KS / door Ivo Vandekerckhove. - Antwerpen : CODA, 1993. 355.1/VAND

Super Club : scenario van een kaskraker / door Dirk Barrez. - Leuven : Kritak, 1991. 798.17/BARR

De val van De Prins : Super Club, Philips & Cie / door René de Witte. - Berchem : EPO, 1992. 388/WITT

Witwassen : de praktijk / door Jean Vanempten en Ludwig Verduyn. - Leuven : van Halewyck, 1995. 345/VANE

Witwassen in België : crimineel geld in de wereld van de haute finance / door Jean Vanempten en Ludwig Verduyn. - Leuven : Kritak, 1993. 345/VANE

RUIMTELIJKE ORDENING, VOEDING EN MILIEU

De hormonenmaffia / door Jaak Vandemeulebroucke. - Antwerpen : Hadewijch, 1993. 633/VAND

http://www.ieper.be/nl/bibliotheek/schandalen.htm (20051106)

In Brussel mag alles : geld, macht en beton / door Georges Timmerman. - Berchem : EPO, 1991. 719.22/TIMM

Leren om te keren : milieu- en natuurrapport Vlaanderen / onder red. van Aviel Verbuggen. - Leuven : Garant, 1994. 614.61/LERE

Milieumaffia in Vlaanderen / door Leo Verschueren en Raf Willems. - Berchem : EPO, 1991. 614.61/VERS

Moord op een veearts : het testament van Karel Van Noppen / door Paul Keysers. - Antwerpen : Icarus, 1996. 614.4/KEYS

Moorddadig milieu in Vlaanderen / door Raf Willems, Peter Cremers en Bob van Laerhoven ; foto's van Monica Gorissen. - Antwerpen : Icarus, 1997. 614.62/WILL

Het vlees is zwak / door Jaak Vandemeulebroucke en Bart Staes. - Antwerpen : Hadewijch, 1996. 633/VAND

Wat kan ik voor u doen ? : ruimtelijke wanorde in België : een hypotheek op onze toekomst / door Peter Renard. - Antwerpen : Icarus, 1995. 719.12/RENA
MERS
Draft Press Release on Licence Fee Collection in Flanders by CIPAL
Edited: 199810270938
Recently the National Institute for Statistics (NIS) in Belgium published the statistics of the private households in Belgium.
These figures are important for a good comprehension of the structure of a state since the household is still to be considered as the main consumption unit of cable services. Licence fee collecting also has the household as main target.

The Kingdom of Belgium is a federalized nation.
Belgium comprises of three communities (based upon language): the Dutch (Flemish), the French (Walloon) and the German speaking community.
On the other hand Belgium consists of three regions (based upon territory): Flanders, Brussels and Wallonia. Each of these three regions their own government with growing responsabilities. Flanders is by far the most important region, both in demographic and in economic terms.
Provinces are administrative/territorial divisions of Belgium. There are 10 provinces, 5 in Flanders and 5 in Wallonia.

CIPAL is the firm responsable for the licence fee collection in the region Flanders since 1997. After a competition with the big informatic firms (IBM, EDS, Orda-B, Siemens, …) CIPAL obtained the outsourcing contract for a five year period (1997-2001).
The core business of CIPAL was and still is the treatment of digital data for the municipalities in the provinces Antwerp and Limburg.
The outsourcing of the licence fee collection must be seen as a deliberate new political option of the Flemish government: to delegate jobs to those who are considered to be the best in the market.
The responsabilities of CIPAL are considerable and complex:
• building a strong and visionary management team,
• the complete reorganisation and the training of personnel on new machines and new software,
• the installation of a full digital workflow where paperwork is banned "at the border" of the administrative process,
• the coordination of campaigns against tax evasion,
• the matching of its own database with those of the 21 cable companies in Flanders,
• the constant verification of names and adresses, and so on.

MERS is a consultant in media, communication and cable affairs. Lucas Tessens, managing director, iniated commercial television in Flanders in the 80s and cable telephony in 1994. He also advised the Flemish government and private firms in media and telecom matters. CIPAL and MERS work together from the start of CIPALs new business.

MERS believes that the collection of licence fee is much more than a pure technical matter. The huge penetration of television in households makes tax collecting a fine tuned barometer for financial and sociological trends in society. And a better comprehension of society helps to make better tax consultants and better governments.
Le Soir
Le PLC est bien un parti d'extrême droite
Edited: 199803201524
n.c.
Page 3
Vendredi 20 mars 1998
Jugement du tribunal de Liège favorable au «Soir» Le PLC est bien un parti d'extrême droite Le 19 mai 1995, «Le Soir» recensait les petits partis candidats aux élections du 21mai 1995.
Sur les listes BEB et Ralbol, nous avions repéré le nom de Luc Eykerman.
Nous écrivions que celui-ci a fugacement fait partie du FN et qu'il est l'animateur du PLC, que nous classions à l'extrême droite.
Comme le décrit le Crisp («Courrier» n o1350), le PLC (Parti libéral chrétien, rebaptisé Parti de la liberté du citoyen) a été fondé en octobre 1982, dans le prolongement du Cepic, émanation droitière du PSC.
Refusant d'être qualifié d'homme d'extrême droite , M.
Eykerman a saisi la justice en 1996.
Ce 17 mars, le tribunal de première instance de Liège a donné raison au «Soir».
Le juge donne acte à M.
Eykerman de ce qu'il conteste fermement être un homme d'extrême droite et se présente comme l'animateur d'un «mouvement qui allie le libéralisme économique à la mode thatchérienne à la philosophie chrétienne à la mode de l'ancien parti catholique».
Mais le tribunal ne relève pas, dans notre chef, une faute en cataloguant le demandeur et son parti comme faisant partie de l'extrême droite.
Pour M.
Eykerman, ce qualificatif l'assimile à un néo-fasciste , à un admirateur, un continuateur de Hitler ou Mussolini .
Le juge réplique: Contrairement ce que feint de croire le demandeur, l'extrême droite ne contient pas uniquement des mouvements néo-nazis.
S'y rencontrent (...) diverses factions aux objectifs parfois sensiblement différents.
Le tribunal accorde à la presse le droit de «cataloguer» un homme public lorsqu'il s'agit de «présenter au lecteur une vision globale du paysage politique belge».
Toute catégorie étant forcément arbitraire (ce que le lecteur n'ignore pas), ce sont (...) des tendances qui doivent être relevées, les points de convergence et non les oppositions mineures entre mouvements rivaux, à peine de créer autant de catégories que de mouvements politiques.
La défense a produit au tribunal un document prouvant la participation d'Eykerman, en juillet 1989, à une commission de travail du Front national.
Le juge note que l'intéressé lui-même admet que ce parti auquel il a adhéré fugacement ou très fugacement mérite l'appellation de parti d'extrême droite. «Le Soir» a aussi évoqué la participation d'Eykerman, en février 1996, à un dîner-débat organisé par Marguerite Bastien (en présence d'Yvan Blot, député européen FN, de Roger Nols et de M.
Escada, président d'Unie).
Eykerman dira avoir accepté l'invitation de Bastien en raison de son passé de haut magistrat et de «sa longue présence parmi les proches de M.
Gol au PRL».
Mais, pour le juge, le demandeur n'ignorait pas les sympathies, en 1996, de Mm e Bastien, député FN.
Dirigeant de sociétés pharmaceutiques (Sterop), Eykerman invoqua le fait que ses activités commerciales sont largement centrées sur l'Afrique et qu'il emploie de nombreux étrangers. L'argument n'a pas empêché le juge de relever que son parti prône le renvoi des clandestins, chômeurs et délinquants.
Que ses publications (dont «Liberté») se caractérisent par un discours agressif, méprisant, virulent et simplificateur de type «tous pourris; coup de balai» tandis qu'il présente, sur le fond, un certain nombre d'analogies avec celui de partis qui sont habituellement étiquetés d'extrême droite.
Et que, dans certains articles, le PLC juge vital pour notre industrie de se séparer progressivement (...) de sa population immigrée, culturellement sous-développée.
Eykerman estimait encore que nos sources (dont le Crisp) étaient engagées politiquement et a priori hostiles .
Le juge a estimé que le Crisp était une source d'information sérieuse .
Etant donné les opinions professées par M.
Eykerman, les relations qu'il affiche, son parcours et l'analyse du Crisp, le juge a donc donné raison au «Soir».
MEUWISSEN Eric
Il y a juste deux siècles, le tiers de la superficie du Brabant wallon changeait de propriétaire suite à des opérations immobilières inouïes
Edited: 199801170634
Le Soir, Samedi 17 janvier 1998, Page 37
Les bourgeois de Bruxelles ont roulé les paysans du cru
Une « opération satanique d'anticléricaux» aux origines de l'implantation de la bourgeoisie bruxelloise dans le Brabant wallon ? Pas si simple.
Les touristes qui visitent l'abbaye de Villers se demandent souvent pourquoi ce site jadis si opulent est devenu une telle ruine ? Et pourquoi les bois qui ceinturent Villers appartiennent à la famille Boël qui règne encore, au départ de la ferme du Chenois (notre photo), sur un domaine de plus de 2.000 ha ?
La réponse se trouve tout simplement dans la vente des biens nationaux. A savoir la vente dans la foulée de la Révolution française de biens d'origine ecclésiastique (2.885 ha pour l'abbaye de Villers par exemple). Une vente sur laquelle l'historien François Antoine (30 ans) s'est penché à travers sa thèse de doctorat (ULB) (1). Elle nous permet de mieux comprendre pourquoi par la suite le Brabant wallon fut plus que n'importe qu'elle autre région, placé dans une grande dépendance à l'égard de Bruxelles et comment il généra des flux financiers des campagnes vers la ville, de l'agriculture vers l'industrie. Bref, une étude très fouillée (dont nous n'abordons ici qu'un des nombreux aspects) et qui nous donne une des explications de la présence de grandes propriétés foncières en Brabant wallon. Des grandes propriétés qui ne furent pas étrangères à l'installation de l'UCL à Ottignies, ou encore à la concentration anormalement élevée de golfs dans la nouvelle province.
«UNE ORGIE FINANCIÈRE»
On y apprend ainsi qu'entre 1796 et 1801 plus de 30.000 hectares ont changé de mains en Brabant wallon ! Cela équivaut au tiers de la superficie de la région (Genappe détient le pompon avec plus de 3.400 ha vendus, suivi de Braine-l'Alleud 2.772 ha, Jodoigne 2.431 ha, Grez 2.379 ha...). Une incroyable mutation foncière qui a eu pour conséquence de transférer la grande propriété des mains des abbayes à celles de la bourgeoisie bruxelloise. Certains historiens évoquèrent «une opération satanique d'anticléricaux» venus de France dilapider les plus beaux joyaux de nos régions. D'autres parlèrent de «véritables orgies financières». A chaque fois, l'historien fait la part des choses même s'il ne cache pas que ces ventes donnèrent lieu à des spéculations scandaleuses, effrénées et extrêmement lucratives qui permirent aux plus «audacieux» de se constituer en quelques années des fortunes colossales. Que l'on pense au fameux Mosselman, ancêtre de la reine Paola, à Maximilien Plovits, né sans fortune, et bientôt propriétaire d'une partie du couvent des Carmes à Wavre et de la ferme de Mellemont à Thorembais...
Cette vente des biens nationaux eut pour conséquence de maintenir le «régime des grandes fermes» puisque la plupart des grands ensembles agricoles ont été aliénés en bloc. Le résultat en fut le maintien en Brabant wallon des structures rurales d'Ancien Régime et l'émergence d'une agriculture de type capitaliste. Nous sommes là aux antipodes des aspirations jacobines de redistribution de la propriété foncière à l'avantage de la paysannerie. Paradoxe d'une révolution !
DU CASH POUR MONTER DES AFFAIRES
La grande bourgeoisie bruxelloise put grâce à ce tranfert de propriété préparer sa mainmise politique et économique sur tout le XIXe siècle. La classe des négociants manufacturiers est ainsi parvenue à utiliser les biens ecclésiastiques sis en Brabant wallon notamment comme un puissant levier pour favoriser leur passage du négoce à l'industrie. En d'autres mots, les biens nationaux permirent aux bourgeois d'avoir du cash pour monter des affaires.
Prenons le cas de Daniel-Patrice Hennesy qui réinvestit ses profits en acquérant par exemple les papeteries de La Hulpe ou de Pierre-François Tiberghien qui convertit en vastes ensembles industriels textiles l'abbaye d'Heylissem. Dès lors, on ne s'étonnera pas de voir que ce sont ces grands acheteurs de biens nationaux (ou leurs fils) qui «mirent la main» sur la Société Générale et qui contrôlèrent l'économie du pays durant une bonne partie du XIXe siècle. Le meilleur exemple étant celui du châtelain d'Argenteuil, Ferdinand de Meuûs, gouverneur de la Société Générale, et dont le père fut un des « fossoyeurs du monachisme» pour reprendre une expression imagée et polémique de l'époque.
ERIC MEUWISSEN
(1) François Antoine : «La vente des biens nationaux dans le département de la Dyle». Archives Générales du Royaume. 1997. 545 pages. 850 F. Renseignements : 02-513.76.80.
press
Oliehandel in kaart
Edited: 199800000901
+Robert Hersant (1920-1996). R.I.P.
Edited: 199604210917
Robert Hersant, né le 31 janvier 1920 à Vertou (Loire-Inférieure), mort le 21 avril 1996 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), était un éditeur de presse, fondateur du groupe Hersant et un homme politique français.
TESSENS Lucas
Beknopte historiek van De Persgroep (tot 1995) - Uittreksel uit 'De Vlaamse Media. Een sector in de stroomversnelling'
Edited: 199511001461
Beknopte historiek :

Op 7.6.1888 wordt te Brussel het dagblad Het Laatste Nieuws gesticht ter gelegenheid van de wetgevende verkiezingen van 12.6.1888. Het blad, dat slechts twee pagina's telde, wordt verkocht tegen een prijs van 2 cent ("centenblaadje"). De eerste nummers verschenen onder leiding van een comité onder wie Julius Hoste sr (°Tielt, 25.1.1848 - +Brussel, 28.3.1933). Onmiddellijk na de verkiezingen zet vader Hoste de publikatie van het nieuwe dagblad alleen verder. Daarin polemiseerde hij hevig tegen de klerikalen, de franskiljons en het sociale onrecht. In 1897 wordt het dagblad De Nieu¬we Gazet gesticht. In 1900 richt Julius Hoste te Brussel het dagblad 'Vlaamsche Gazet' op, bedoeld voor de liberale intelligentsia. In 1914 verdwijnt dit dagblad. Tijdens WO I vallen ook de persen van Het Laatste Nieuws stil. Na de eerste wereld¬brand wordt vader Hoste opgevolgd door zijn zoon, Julius Hoste junior. Hoste jr had aan de VUB rechten gestudeerd en deed er zich door zijn welsprekendheid opmerken in de Vlaamsgezinde kringen. Hij gaf de krant een volkser en gematigder karakter en mede daardoor steeg de oplage pijlsnel (van 63.000 in 1919 naar 285.557 in 1939). Julius Hoste jr wordt in 1936, als extra-parlementair, minister van Onderwijs in de regering Van Zeeland; in 1937 treedt hij in de regering Janson; tijdens WO II hij als staatssecretaris in de regering Pierlot te Londen. Na WO II wordt hij liberaal senator tot aan zijn plotse overlijden op 1.2.1954. Slechts dan wordt de NV Uitgeverij Hoste opgericht en dit onder leiding van dhr Albert Maertens. Voordien was Het Laatste Nieuws immers de persoonlijke eigendom van Julius Hoste jr. Op 3.5.1955 komt ook de "Stichting Het Laatste Nieuws" tot stand; die stichting moet - aldus de wens van de overledene - waken over het behoud van de geest en het eigen karakter van het blad. De schoonzoon van Julius Hoste jr., dhr Frans Vink, treedt aan en wordt weldra directeur-generaal van de uitgeverij.

Op 7.11.1957 koopt Uitgeverij Hoste 90 % van de aandelen van De Nieuwe Gazet (Antwerpen), die tot dan toe in handen waren van de Burton Uitgeverij NM (familie Burton), en vertrouwt de leiding van De Nieuwe Gazet toe aan dhr Frans Grootjans.
Op 12.12.1958 wordt Zondag¬nieuws door Uit¬geverij Hoste gelanceerd. Op 1.5.1962 lan¬ceert men het week¬blad Kwik. Op 12.7.1963 versmelt de Burton Uitgeverij De Nieuwe Gazet volledig met de NV Uitgeverij Hoste. Op 7.1.1967 wordt het Franstalig weekblad Sport door Hoste gelanceerd. Op 18.1.1967 verschijnt de nederlandstalige tegenhanger Sport. In 1969 wordt het weekblad Telstar door Het Laatste Nieuws gelanceerd. In 1971 grijpt een fusie plaats tussen twee weekbladen van de Hoste-groep: Telstar wordt opgeslorpt door Zondagnieuws. In 1976, na het faillissement van de Standaard-groep, kan de groep Maertens-Van Thillo-Brébart, een aantal weekbladtitels kopen van de curatoren. Hieronder Ons Volk, Chez Nous, Echo de la Mode, e.a. Aanvankelijk had deze groep ook voorstellen gedaan om, parallel aan de redding van de dagbladen van de Standaardgroep door dhr A. Leysen en co, een oplossing te zoeken voor de weekblad-poot, inclusief personeelsovername, 677 man, en koop van de infrastructuur. Voor de weekbladen kon toen echter geen 'waterdicht schot' met het verleden worden gecreëerd wegens panden op titels. In de jaren daarna gaat het niet goed met de Uitgeverij Hoste. Het Laatste Nieuws lijkt een beetje ingedommeld en is duidelijk aan een herpositionering toe tegenover Het Nieuwsblad van de Standaardgroep. Over het boekjaar 1984 lijdt Hoste zelfs plots een recordverlies van 117 miljoen BEF. Ook de weekblad-poot Het Rijk der Vrouw/Femmes d'Aujourd'hui wordt continu geplaagd door hoge verliezen (-164 miljoen in 1983, -347 miljoen in 1984, -17 miljoen in 1985) en genereert bijgevolg geen enkele return voor Hoste. (zie onze balansanalyse van eind oktober 1986 zoals medegedeeld aan de voorzitter van de NFIW)
In de jaren tachtig verzet Uitgeverij Hoste zich heftig tegen elk plan om commerciële tv in Vlaanderen op te starten. Dit niettegenstaande het feit dat binnen de Vlaamse Executieve de liberale coalitiepartner hard aan de kar duwt om het project doorgang te doen vinden. Door toedoen van de familie Van Thillo en op aandringen van niet aflatend protagonist Jan Merckx wordt de uitgeverij toch bij de plannen van de Vlaamse Media Maatschappij betrokken en op 28.11.1987 behoort de groep dan toch tot de medeoprichters van VTM. Ondertussen werd wel op 15.11.1984 het weekblad Dag Allemaal door de NV Sparta op de markt gebracht. Dit weekblad zou gaandeweg, en parallel met VTM, tot een succes zonder voorgaande uitgroeien. In januari 1989 neemt de groep Hoste De Morgen op. Deze overname wordt volbracht onder het mandaat van dhr Rik Duyck, directeur-generaal. Op 17.9.1989 fusioneren Dag Allemaal en Zondag Nieuws inhoudelijk. Op 5.9.1990 gaan de titels Het Rijk der Vrouw en Femmes d'Aujourd'hui over in handen van de Internationale Uitgeversmaatschappij (IUM). Tengevolge hiervan stopt Publicité d'Aujourd'hui vanaf 1.1.1991 met zijn aktiviteiten. Kiosk, behorend tot de groep IP-Havas, neemt de regie van Dag Allemaal en van Joepie in handen (verder verzorgt Kiosk de acquisitie van reklame voor Le Moniteur de l'Automobile/Autogids, Ciné Télé Revue, Téléstar, 7 Extra, Top Santé, Goed Gevoel, Time en Madame Figaro). De keuze van deze regie is strategisch van aard en heeft alles te maken met de druk op de magazine-tarieven vanwege de aankoopcentrales voor publiciteit ('centrales d'achat') die in de jaren tachtig ook in België tot wasdom zijn gekomen. Ook het aanbieden van een nationale dekking - een klassieke vraag van de adverteerders - is een belangrijke drijfveer geweest. In 1990 verkoopt Frans VINK zijn 33%-aandeel in de groep Hoste aan de Van Thillo's. In hetzelfde jaar vervangt de zeer jonge Christian Van Thillo Rik Duyck aan het hoofd van de groep. Op 20.6.1991 wordt de ASAR-drukkerij met 320 werknemers op bekentenis failliet verklaard na een ingewikkelde herstruktureringspoging tussen Aurex, Finimco, Edibel en met hulp van de GIMB (Brussels Gewest). De laatste jaren gaat het goed met de groep en worden er voor Het Laatste Nieuws/De Nieuwe Gazet oplagestijgingen genoteerd (zie bijlage). Op 19.2.1993 wordt het verlieslatende Lotus Reizen - reisagent met 23 kantoren - verkocht was aan United Professionals rond de Antwerpse investeerder Paul Pierre. Hoste bevestigt hiermee de wil om zich uitsluitend op de 'core business' te richten. Medio november 1993 komt hoofdredacteur Karel Anthierens over van Het Volk (zie aldaar).
De vennootschap raakte eind 1993 betrokken bij de alliantie 'Belgian Multimedia' (Hoste, Belgian Media Holding, Concentra, Rossel-Le Soir, telecom-groep US West ) die de uitgave van de 'Gouden Gids' wilde gaan realiseren maar Belgacom besliste zelf als uitgever te gaan optreden. Begin mei 1994 stopt De Persgroep het project "De Week" (weekendkrant genre Sunday Times) in de koelkast. Tijdens het WK-voetbal '94 (juni-juli) verkoopt HLN zijn Limburgse editie aan 20 i.p.v. aan 26 BEF hetgeen bij Het Belang van Limburg uiteraard niet in goede aarde valt. In augustus 1994 verklaart De Persgroep geïnteresseerd te zijn in samenwerkingsverbanden met 'Het Volk'. In september 1994 start HLN in de provincie Oost-Vlaanderen met een grootscheepse promotiecampagne, ondersteund door VTM-spots, waarbij men stafkaarten van de provincie in het dagblad aantreft.

De NV De Nieuwe Morgen, opgericht op 15.1.1987, is de uitgever van het dagblad 'De Morgen', gesticht op 1.12.1978 door NV De Roos, een uitloper van het faillissement van 'Volksgazet' . De vennootschap groeide uit het faillissement van de SV De Morgen die op 30.10.1986 de boeken neerlegde. De SV De Morgen had op 1.6.1981 al de aktiviteiteiten van de NV De Roos overgenomen en werd tot 19.3.1985 op de persen van Het Licht te Gent gedrukt. Op die datum komt het dagblad uit in tabloid-formaat en wordt gedrukt op de persen van Nevada-Nimifi. Tengevolge daarvan moet Het Licht eind 1985 de boeken neerleggen. Het noodlijdende dagblad werd midden januari 1989 door Hoste overgenomen en verschijnt sinds 1.1.1991 op groot formaat aangezien het gedrukt wordt op de persen van Hoste. De onderhandelingen daarover dateren van medio 1988 toen eens temeer gebleken was dat de financiële toestand fel achteruitging. De helft van de titel, in het bezit van de NV Studin werd op 16.1.1989 overgedragen aan de NV De Nieuwe Morgen voor een symbolische frank. De tweede helft van de titel, in het bezit van de CV D.O.P. werd op 19.12.1989 omgezet in kapitaal (inbreng in natura) ten belope van 4 miljoen frank. Op 1.7.1991 werd de editie 'Vooruit' (°1884) opgegeven. Op 4.12.1991 neemt Dhr Paul Goossens ontslag als hoofdredacteur maar blijft editorialist. Dhr Piet Piryns volgt hem op. Eind 1992 ontstonden moeilijkheden tussen de leiding van Hoste en de redactie over het afsluitingsuur van de kopij (dead-line). Sindsdien is er van de NV Drukkerij Het Volk een aanbod gekomen om de krant te gaan drukken. De gesprekken hierrond zijn nooit gefinaliseerd (noteer dat het samenwerkingsverband tussen Hoste en De Morgen liep tot eind 1993). Ondertussen heeft de hoofdredactie ontslag genomen en werd redacteur Walter De Bock aangesteld tot hoofdredacteur a.i. 1993 was niet goed voor De Morgen. De Morgen ging stelselmatig achteruit qua betaalde verspreiding en de merkreklame stagneerde op een te laag peil (zie grafiek in de bijlagen). In 1993 hebben wij dan ook volgende stelling naar voor gebracht : "Naar onze mening zou De Morgen overigens beter af zijn in een WEEKBLADFORMULE. De redactionele aanpak leent zich ook uitstekend om die stap te zetten. De opiniewaaier hangt immers niet - zoals traditionalisten onterecht menen - samen met de periodiciteit van een medium. Reeds in november 1986, ten tijde van het faillissement van De Morgen, hadden wij deze idee gelanceerd. Als overgangsmaatregel zou men de perssteun die De Morgen nu geniet kunnen blijven uitkeren. Bedrijfseconomisch lijkt ons de weekbladformule veel haalbaarder omdat het break-even-point veel lager ligt dan in de dure dagbladformule." Begin 1993 heeft De Morgen aan Andersen Consulting een beleidsadvies gevraagd. Het is onbekend of deze doorlichting veel resultaat heeft opgeleverd.

Tegenover ons bevestigde het management van De Persgroep medio februari 1994 nogmaals dat de verkoopintentie voor De Morgen gehandhaafd blijft. Hoste houdt De Nieuwe Morgen overigens buiten de consolidatiekring omdat "de aandelen uitsluitend gehouden worden met het oog op latere vervreemding" .
Terwijl de andere dagbladen op 1.10.1993 hun prijs voor een los nummer verhoogden bleef De Morgen staan op 30 BEF. Op 12.10.1993 houdt de 'Antwerpse De Morgen' (°1.3.1983) op te bestaan. De overnamegesprekken raakten in het slop.
Voor de eerste drie maanden van 1994 meldt De Morgen een licht gestegen verkoopcijfer (23.783 ex.), voornamelijk te wijten aan een stijging van het aantal abonnementen. Medio september 1994 verklaart dhr Christian Van Thillo dat de verkoop van De Morgen geen prioriteit meer is voor de Persgroep. Terzelfdertijd raakt bekend dat de krant per 1.10.1994 een nieuwe hoofdredacteur krijgt : Humo-journalist Yves Desmet (°1960), die vroeger ook al bij De Morgen werkte als politiek verslaggever .
Sindsdien gaat het qua verkoop beter met De Morgen. In de periode juli 1994 - juni 1995 werden gemiddeld 27.161 ex. verkocht. Het dagblad moet echter een relatief hoge gedrukte oplage (39.455 ex.) in de markt zetten om de verkoop te ondersteu¬nen. Met een verspreidingspercentage dat op 68,8 % ligt scoort De Morgen het laagst van alle Vlaamse dagbladen. Gezien de gestegen papierprijzen is dit een kwalijke zaak. De vastgestelde zwakte kan vele oorzaken hebben maar wijst toch in de richting van een moeilijk verlopende fidelisering van de lezer.


Noot over het faillissement van Volksgazet:
Op 14.7.1978 waren de vennootschappen Excelsior en Ontwikkeling, resp. drukkerij en uitgeverij van het socialistische dagblad 'Volksgazet' (°3.6.1914 - +18.7.1978) in faling verklaard. De rechtbank van koophandel bracht bij vonnis van 27.7.1978 de datum van staking van betaling op 14.1.1978, de klassieke 6 maanden. Een nieuwe vennootschap 'De Roos', opgericht enkele dagen na het faillissement kreeg van de curatoren de toelating om de uitgave verder te zetten tot 15.9.1978. Problemen met de overname van personeel en het niet vrijgeven van de titel leidden echter tot de definitieve stopzetting van de uitgave op 18.7.1978. (uit : X, De teleurgang van Volksgazet, in : De Pers/La Presse, nr 98, Brussel, BVDU/ABEJ, juli 1978, blz. 7). Zie ook : VAN WASSENHOVE, Ph., (De) Volksgazet, (onuitgegeven verhandeling), RITCS, Brussel, 1979, 248 blz. (dit goed gedocumenteerde werk, geschreven kort na het verdwijnen van 'Volksgazet', bevat bovendien een uitgebreid bronnenoverzicht) (ref MERS 19790426).
TESSENS Lucas - Media Expert Research System (MERS)
Beknopte historiek van de Standaardgroep (1914-1994) en Het Volk (1891-1994)
Edited: 199411100901


DE STANDAARD

Op 2.5.1914 wordt de NV De Standaard opgericht. Wegens WO I kan het eerste nummer van De Standaard slechts op 4.12.1918 verschijnen. Op 28.7.1919 koopt De Standaard een gebouw aan de E. Jacqmainlaan te Brussel. Vanaf 11.7.1921 laat de uitgeverij te Antwerpen het dagblad 'De Morgenpost' (1921-1940) verschijnen. In 1924 koopt de NV De Standaard de SA Imprimerie Nationale, omgedoopt tot NV Periodica. In 1927 verwerft Gustaaf Sap de meerderheid van de aandelen van de NV De Standaard n.a.v. een kapitaalsverhoging. In 1929 start men met de polulaire editie 'Het Nieuwsblad'. In datzelfde jaar wordt Sap volledig meester van NV De Standaard. In 1937 slorpt Het Nieuwsblad 'Sportwereld' op. In 1940 overlijdt Gustaaf Sap en tijdens WO II verschijnen de kranten van de groep niet. Na het lichten van het sekwester op Periodica kan 'De Nieuwe Standaard' opnieuw verschijnen op 10.11.1944 maar ditmaal onder verantwoordelijkheid van een groep mensen rond Tony Herbert . In 1947 slagen de erven Sap erin de controle terug te krijgen en op 1 mei 1947 verschijnt 'De Standaard' opnieuw. De schoonzoon van Gustaaf Sap, Albert De Smaele, neemt de leiding op zich. In 1957 slorpt 'De Standaard' 'Het Nieuws van den Dag' en 't Vrije Volksblad' op. In mei 1957 verwerft de Standaardgroep 'Het Handelsblad' (8.12.1844-1979) uit Antwerpen. In 1962 koopt de groep de dagbladen 'De Gentenaar' (1879-heden) en 'De Landwacht' (1890-1979) op en schakelt de inhoud van 'Het Handelsblad' gelijk met die van 'Het Nieuwsblad'. In 1966 laat men twee titels vallen : 'Het Nieuws van den Dag' en 't Vrije Volksblad', subtitels geworden van 'Het Nieuwsblad'. In 1969 richten NV De Standaard en NV De Vlijt op paritaire basis de NV Perexma op die het tv-blad 'TV-Ekspres' zal gaan uitgeven. Tegelijk verwerft De Standaard de exploitatierechten op het weekblad ZIE van De Vlijt. Vanaf 1970 gaat de groep zich echt interesseren voor haar inmiddels uitgebouwde aktiviteiten in Frankrijk. In 1972 neemt de NV Periodica twee drukkerijen over van de groep Lambert. In 1974 en daarna gooit de Standaardgroep zich op de touroperator-sektor. In 1975 richten De Vlijt, Concentra en De Standaard samen de Groep I Dagbladen NV op; de samenwerking tussen deze drie voor de gezamelijke acquisitie van nationale themareklame bestond al van in 1968. In 1975 komt de dépistage-dienst van de Rechtbank van Koophandel te Brussel zware financiële moeilijkheden van de Standaardgroep op het spoor. De ministerraad van de regering Tindemans bespreekt de moeilijkheden van drukkerij Periodica en de Standaardgroep op volgende vergaderingen: 5, 12 en 15 december 1975, 27 februari, 5 maart en 14 juni 1976. PDG De Smaele slaat de raad van zijn invloedrijke en uitstekend geïnformeerde hoofdredacteur, dhr Manu Ruys, om de gezonde kranten uit het concern te lichten voor het te laat is, in de wind. Op 19 mei 1976 wordt de NV Periodica, grootste drukkerij van de groep, ambtshalve in faling verklaard. De rest van de groep wordt meegesleurd in dé mega-faling van de Belgische pers. Na mislukte concordataire plannen van de aandeelhouders, politieke interventies, nachtelijke beraadslagingen, komt dhr André Leysen met een reddingsplan. Hij slaagt erin een waterdicht schot te slaan tussen de gefailleerde vennootschappen en de toekomst van de dagbladen, waarvan hij - weliswaar na een justitiële procedure over de waardebepaling - de titels voor 52 miljoen van de curatoren kan kopen. De weekbladen-poot van de groep gaat grotendeels over in de handen van de zgn. groep Maertens-Van Thillo-Brébart. De sociale kost van het faillissement is enorm hoog : meer dan duizend werknemers staan op straat. Voor de dagbladen wordt de oplossing op 26.6.1976 gevonden en op 29 juni 1976 verschijnen ze onder verantwoordelijkheid van de NV Vlaamse Uitgeversmaatschappij - afgekort VUM - een vennootschap met een kapitaal van 120 miljoen BEF. De aandeelhouders situeerden zich in de Antwerpse zakenwereld en de scheepvaart. De stroomopwaartse bindingen van de redders van de Standaardgroep stonden toen niet ter discussie. Reeds in 1977 is de VUM winstgevend en dat niettegenstaande de voortdurende weigering van VUM om de directe perssteun te aanvaarden. Op 15.2.1979 laat de VUM Het Handelsblad verdwijnen. In 1979 laat de VUM, als eerste een onderzoek doen dat gaat in de richting van redactionele marketing. Op 30.5.1979 wordt beslist om zowel de maatschappelijke zetel als de administratieve zetel van de VUM over te plaatsen van Antwerpen naar Groot-Bijgaarden. In 1980 trekt de VUM zich terug uit de publicitaire pool Groep I Dagbladen. In 1981 boekt de VUM een rekordwinst van 87 miljoen BEF. Vanaf 1982 begint VUM met een nieuw opmaaksysteem voor de kranten. In 1982 staat dhr Verdeyen, directeur-generaal, aan de wieg van Mediatel, een onderzoekscel van de BVDU, die moet speuren naar de nieuwe mogelijkheden van electronic publishing voor dagbladen. In oktober 1982 verklaart de VUM niet meer mee te willen zoeken met de andere uitgevers naar mogelijkheden voor commerciële tv in Vlaanderen. Op 26.5.1982 beslist de buitengewone algemene vergadering van de VUM bij eenparigheid van stemmen om het kapitaal terug te brengen van 200 miljoen tot 100 miljoen BEF. In juni 1984 sticht VUM samen met Het Belang van Limburg, de Financieel Ekonomische Tijd, Electrafina en Gevaert de vennootschap Onafhankelijke Televisie Vlaanderen. De rest van de Vlaamse pers sticht een CV Vlaamse Media Maatschappij, eveneens erop gericht om in Vlaanderen een commercieel station op te zetten. In 1984 brengt dhr André Leysen een boek uit waarin hij, sprekend over de winstcapaciteit van de VUM, stelt : "We stellen nu vast dat de belasting die we op onze winst betalen, ongeveer overeenkomt met de overheidssteun aan de Vlaamse pers. We voelen ons dan ook de weldoeners van de andere kranten." Die arrogantie zet veel kwaad bloed bij de collegae-uitgevers. Op 20.9.1984 start de VUM, via haar dochter Infotex, met een tabloïd volksdagblad '24 uur' dat echter reeds op 26.10.1984 haar uitgave moet staken; het dagblad werd zwaar geboycot door de dagbladverkopers die het niet namen dat het dagblad ook buiten hun circuit gedistribueerd werd. Op 4.11.1985 beslist OTV bij monde van DG Verdeyen om niet meer deel te nemen aan de zgn. Astoria-gesprekken (de gesprekken tussen de Vaste Commissie van de BRT en VMM en OTV met als thema de overdracht van het tweede BRT-net aan de uitgevers); OTV is van mening dat alleen een volledige privatisering van dat net een volwaardig alternatief is voor een commercieel net. Tussen OTV en VMM komt het uiteindelijk ook niet tot een akkoord om samen zo'n commercieel TV-station op te zetten; ook politieke druk brengt geen aarde aan de dijk. Op 11.7.1986 verpreidt het Katholiek Vlaams Hoogstudenten Verbond te Leuven een strooibiljet met daarop de kop van De Standaard en de tekst "Alles voor Leysen, Leysen voor RTL. Leysen toont de weg. VUM - GBL - Frère - Generale - RTL", daarmee doelend op die stroomopwaartse binding. Op 17.10.1986 creëert de VUM winstbewijzen voor het personeel en wil het daarmee belonen voor hun bijdrage tot het resultaat van de onderneming. In 1987 schrijft dhr Leysen in een boek : "We hebben ook een tijdlang in commerciële tv geloofd, maar onze ambities op dat vlak zijn nu merkelijk afgekoeld". De VUM is er dan ook niet bij wanneer op 27.10.1987 VTM wordt opgericht. Concentra, met het Belang van Limburg, had zich tevoren losgemaakt van OTV en de overstap gedaan naar VMM en participeerde zodoende wél in het tv-station. In juli 1988 verlaat dhr Piet Antierens, commercieel direkteur van de VUM, de vennootschap om dezelfde funktie te gaan waarnemen bij de nog op te starten VTM. Op 15.3.1990 verkoopt VUM de belangrijkste produkten en aktiviteiten van de NV Sydes en de NV Infotex aan Delaware Computing NV; het personeel wordt door deze laatste overgenomen. In juni 1990 beslissen BRTN en VUM om samen een publiciteitsregie op te richten voor radioreklame, de VAR. In juli 1990 koopt de VUM het tweetalige blad voor kaderleden 'Intermediair/Intermédiaire' over van Diligentia Business Press. In december 1990 zegt VTM-Voorzitter J. Merckx over een toetreding van de VUM tot de VTM : "VTM est une maison close, mais pas un bordel". In 1991 weigert de VUM haar medewerking aan een sectoriële doorlichting van de pers door Ernst & Young, uitgevoerd in opdracht van de Vlaamse economie-minister De Batselier. Op 14.11.1991, in een interview in Humo zegt dhr Leysen : "Ik heb me vergist inzake het commercile succes van VTM op korte termijn. Maar ik ben nog altijd blij met onze beslissing omdat De Standaard het boegbeeld zou geworden zijn van die VTM, en ik vreesde dat het cultureel niveau zo laag zou zijn, dat ik niet graag had dat de Standaard-lezer daarmee verbonden werd. En dat gevoel heb ik nog altijd : de programma's zijn niet bijzonder hoogstaand. En ik zou ook vandaag niet participeren." Op 17.3.1992 antwoordt dhr Leysen, in een vraaggesprek met de lezers van De Standaard, op de vraag of onze cultuur in een Europees verband niet in de verdrukking dreigt te komen : "De vervlakking van de Vlaamse cultuur vindt niet zozeer plaats door Engelse of Franse invloeden, als wel door de VTM." Op 20.5.1992 deelt de VUM via haar dagblad De Standaard mee dat, voor de eerste keer in haar geschiedenis, haar omzet gedaald was (-3,61 % in 1991 tegenover 1990). Volgens een mededeling van VUM (DS, 5.6.1993) bedroeg de nettowinst over 1992 148 miljoen tegen 110 miljoen over 1991; de omzet zou gestegen zijn tot 3,74 miljard; terwijl de verkochte oplage van Het Nieuwsblad en De Gentenaar, de populaire bladen van de VUM, daalde, steeg de verspreiding van De Standaard met 1,7 procent in 1992; VUM betaalde over het exploitatiejaar 1992 111 miljoen frank belastingen; het bedrijf investeerde in een derde moderne Wifag-pers. Op 29.1.1993 lanceert VUM Standaard-magazine, een gratis bijlage op vrijdag bij De Standaard. Standaard Magazine wordt gedrukt op de persen van Concentra (Belang van Limburg). Wellicht door deze gratis bijlage steeg de verkochte oplage van De Standaard over de eerste vier maanden van 1993 met 5.000 ex. tot 76.000 ex., aldus een mededeling van VUM. Voor de tweede helft 1993 kondigde de VUM een weekbladinitiatief maar op 3 juli 1993 wordt dit project afgeblazen omdat het bedrijfseconomisch niet haalbaar zou zijn. Verder wordt er in 1993 een vierde Wifag-pers geïnstalleerd (in gebruik sinds juli 1993) en investeert men 250 miljoen in electronische pagina-opmaak. Op 1 oktober 1993 verhoogt De Standaard zijn losse verkoopprijs van 25 naar 28 frank terwijl Het Nieuwsblad en De Gentenaar van 25 naar 26 frank stijgen. De Standaard doet daarmee 3 zaken : het bevestigt zijn karakter van elitekrant, doorbreekt het sinds WO II bestaande prijskartel van de dagbladen en rekent op de inelasticiteit van de vraag naar kranten (zie ook de grafiek betreffende de evolutie van de dagbladprijs sinds 1947 in de bijlagen). De vennootschap raakt eind 1993 betrokken bij de alliantie 'Mediabel' (Nynex-USA, Déficom, Roularta, VUM) die de uitgave van de 'Gouden Gids' wilde gaan realiseren maar uiteindelijk besliste Belgacom de uitgave in eigen beheer te nemen. In februari 1994 komt De Standaardgroep met de Het Volk tot een akkoord om een gezamenlijke reklameregie - 'Scripta Plus' (later omgedoopt tot Scripta) - uit te bouwen tegen het najaar. De VUM neemt een aandeel van 50 % voor zijn rekening. Ook Concentra en Roularta Media Group (RMG) sluiten aan en het aandeel van ieder wordt op 25 % gebracht. Daarmee is, na de totstandkoming van 'Full Page', een tweede grote dagbladregie gecreëerd. Op 5 maart 1994 lanceert 'Het Nieuwsblad' een vaste weekendbijlage 'Zaterdag' (16 blz. tabloïd-formaat, life-style en culturele onderwerpen). Op 4 mei 1994 bevestigt Directeur-Generaal Verdeyen dat er gesprekken over samenwerking aan de gang zijn met SBS, de groep die een commercieel tv-net, naast VTM, wil opstarten in Vlaanderen (zie verder); toch draagt de mogelijkheid van reklame op de BRTN-tv de voorkeur van VUM weg; een participatie van VUM in VTM zou niet meer actueel zijn, aldus de DG. Eind mei 1994 treedt de Concentra-groep met Het Belang van Limburg toe tot de regie Scripta Plus. Tijdens de zomervakantie biedt de VUM Het Nieuwsblad aan de Belgische kust aan tegen een prijs van 15 BEF . Eind augustus 1994 treedt de VUM, in samenspraak met de Roularta-groep, op in de overnamegesprekken voor Het Volk. Ook De Persgroep en De Vlijt waren in de running. Op 4.11.1994 neemt de VUM de NV Drukkerij Het Volk over. In een aantal perscommentaren werd gesteld dat er politieke tussenkomsten waren gevraagd door VUM om Het Volk te kunnen inkopen. In een opiniestuk in De Standaard van 10 november 1994 reageert dhr Leysen, VUM-Voorzitter, hierop als volgt, en wij citeren : "Wij kregen de voorkeur omdat we een betere offerte deden, ook wat de tewerkstelling in Oost-Vlaanderen betreft. Dura veritas, sed veritas." In hetzelfde artikel herneemt dhr Leysen zijn stelling uit 1984 betreffende perssteun en belastingen : "Wij hebben als enige dagbladgroep nooit subsidies aanvaard en hebben meer belasting betaald dan alle andere dagbladgroepen samen, de Belgische weekbladgroepen waarschijnlijk incluis." Prosperitate rerum in vanitatem uti!
(...)
Vanaf 30 september 1999 verdwijnt het AVV-VVK-symbool van de front(sic!)pagina.

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In 2005 lanceert VUM een pulpdagblad onder de titel 'Espresso'. Het blad wordt weldra van de markt gehaald.





HET VOLK
Het Volk is steeds het dagblad in de handen van de Christelijke Arbeidersbeweging geweest en werd gesticht in 1891. In 1928 neemt Het Volk het Brusselse 'De Tijd' over. Na WO II wordt Het Volk geherkapitaliseerd door Adolf Peeters, een Mechels handelaar die zich in 1950 terugtrekt; zijn inbreng wordt vervangen door een lening bij de BAC. Op 9.8.1950 wordt de rotatie geteisterd door brand maar kan blijven verschijnen door hulp van 'De Gentenaar'. Vanaf midden september 1950 wordt 'De Nieuwe Gids' (met het kopblad 'De Antwerpse Gids') gedrukt op de persen van Het Volk. In juni 1951 lanceert Het Volk in Kongo het weekblad "De Week", gedrukt op de persen van "Le Courrier d'Afrique"; De Week is het eerste en enige Vlaamse weekblad in Kongo. Op 1.3.1952 lanceert Het Volk het weekblad 'Zondagsblad'. Op 29.4.1962 lanceert Het Volk 'Spectator'. Op 15.11.1983 brengt de uitgeverij het populair-wetenschappelijk maandblad 'EOS' op de markt. Op 2.3.1985 wordt bij Het Volk een nieuwe coldset rotatie (Colorman) in gebruik genomen en wordt het tabloid-formaat verlaten voor het Belgisch formaat. In augustus 1985 verlaat dhr Van Tongerloo, directeur-generaal, het bedrijf om als directeur-generaal in dienst te treden bij De Vlijt. Hoe raar het ook mag klinken: de overstap van Van Tongerloo was bedisseld door Jan Merckx en werd aan de goedkeuring van o.a. Het Laatste Nieuws voorgelegd tijdens een diner in restaurant 'L'Oasis' te Brussel. In 1986 treedt dhr Antoon Van Melkebeek in dienst als directeur-generaal. Als op 28.10.1987 VTM wordt opgericht participeert NV Drukkerij Het Volk voor 11,11 % in het kapitaal. In februari 1989 komt de uitgeverij met 'TV-Gids' op de markt, een rechtstreekse concurrent voor 'TeVe-Blad' van Perexma. In 1990 voert Het Volk het Electronisch Redactioneel Systeem (ERS) in. In juni 1991 verlaat dhr Antoon Van Melkebeek de uitgeverij. Hij wordt tijdelijk vervangen door een driemanschap bestaande uit de verantwoordelijke van de technische directie (dhr De Geeter), van de redactie (dhr E. Van Den Bergh) en van de administratie (dhr Vandenbussche). Per 16.1.1992 komt dhr Elmar Korntheuer (°1942), voorheen management consultant, in dienst als directeur-generaal en werkt samen met de Direktieraad een strategisch plan uit voor 1992-1996. Dit plan wordt op 25.9.1992 unaniem goedgekeurd door de veelkoppige Raad van Bestuur. Het doel is de oplagedaling om te buigen en de bedrijfsexploitatie opnieuw rendabel te maken; men zal zich concentreren op uitgeven (Het Volk, De Nieuwe Gids, Zondagsblad, TV-Gids, EOS, Jommeke-strips) en drukken in rotatie-offset terwijl andere aktiviteiten die niet tot de core-business behoren zullen worden afgebouwd (8 boekhandels, boekendistributie/grossierderij en de distributie van tijdschriften voor derden). Op 1.7.1992 komt Mevr. M. Moonen (ex-VUM) in dienst als commercieel direkteur. Per 1.1.1993 neemt dhr Karel Anthierens, voordien hoofdredacteur van het weekblad 'Panorama/De Post', de hoofdredactie van Het Volk op zich. Vanaf 16.3.1993 worden de lay-out (Phill Nesbitt, USA) en de redactionele formule van Het Volk gewijzigd. Een en ander gaat gepaard met een dure promotiecampagne die zijn sporen nalaat in de exploitatierekening. In de opmaak is er een belangrijke evolutie : de pagina's komen full-page uit de computer. Voor de drukkerij worden ook in 1992/93 grote investeringen gedaan ter vervanging van de 32 p. heatset rotatiepers. In 1992 werden op het industrieterrein van Erpe-Mere gebouwen aangekocht en wordt er een nieuwe heatset rotatie geïnstalleerd die in november 1993 operationeel werd. Bijkomende investeringen : encartagesysteem voor publicitaire folders, aanpassing van de verzendingszaal en informatisering. Totaal investeringsbedrag 1992-1994 : 850 miljoen BEF geprogrammeerd, 900 miljoen BEF geïnvesteerd. Tegen eind 1993 moest een personeelsinkrimping van 600 naar 550 gerealiseerd zijn (115 afvloeiïngen, waarvan 2/3 door brugpensioen en 65 aanwervingen voor voornamelijk nieuwe funkties). Tijdens het tweede trimester van 1993 neemt Het Volk deel aan de herschikking van de VTM-aandelen in het kader van de oprichting van de Vlaamse Media Holding (VMH). Dit komt per saldo neer op een desinvestering in VTM (van 11,11 % naar onrechtstreeks 7,8 %) hetgeen de financiële struktuur van de uitgeverij ten goede komt (al is die nooit slecht geweest en bleef de solvabiliteit altijd op een meer dan behoorlijk peil) en haar zware investeringen helpt te financieren.

uittreksel uit 'De Vlaamse Media. Een sector in de stroomversnelling' (1994)
Enkele aanvullingen betreffende de vergaderingen van de ministerraad (20180110)
Tessens Lucas
Roularta: een beknopte historiek (tot 1994)
Edited: 199408000961
Het ritme waarmee de Roularta-groep ingrijpt in de eigen structuur, samenwerkingsverbanden smeedt, zelf titels lanceert of in joint venture, ze opkoopt, samen¬voegt of afvoert, is opmerkelijk.

De beknopte historiek illustreert dit ten overvloede :

De Roularta-groep ontstond bescheiden in januari 1954 uit het samengaan van 'De Roeselaarse Weekbode' (300 ex.) en 'Advertentie' (10.000 ex.), twee lokale weekbladen die werden overgeno¬men door Dr. Jur. Willy De Nolf (°Eine, 28.12.1917 +Leuven, 6.10.1981). Vandaag is de groep aktief in volgende sektoren : drukkerij, nieuwsmagazi¬nes in beide landstalen, weekbla¬den voor managers en bedrijfsleiders, magazines voor de industrie, sportbladen, seniorentijd¬schriften, jaarboeken, tijdschriften die zich richten tot jonge gezinnen met kinderen, betalende regionale weekbladen, gratis huis-aan-huis-bladen die een quasi volledige dekking van Vlaande¬ren ver¬zekeren, boekenuitge¬verij en boekenclub, evenementen-organisatie, media-research en media-advies, publiciteitsregie voor de eigen bladen en die van derden, regionale televisie.

In 1955 wordt gestart met twee nieuwe edities 'Izegem' (13.000 ex.) en 'Tielt' (14.000 ex.) naast de inmiddels omgedoopte editie 'Advertentie Roeselare' (25.000 ex.). In 1956 is de 'Roeselaarse Weekbode' uitgegroeid tot buiten de stadsgrenzen en wordt de naam gewijzigd in 'Weekbode'; een tweedehands-typo-rotatiepers wordt aangekocht. In 1957 wordt het concurre¬rend lokale weekblad 'De Mandelbode' overgenomen. In 1958 start de 4de editie van 'Adverten¬tie' : Ieper (21.000 ex.). De capaciteit van de drukkerij wordt opgevoerd door de aankoop van een tweede typo-rotatiepers. In 1960 wordt het weekblad 'De Oude Thorhoutenaar' overgeno¬men en omge¬vormd tot de 5de streekeditie. In 1963, na jaren van groei, wordt besloten een nieuwe drukkerij te bouwen aan de Meiboomlaan te Roeselare, ook vandaag nog het hoofdkwar¬tier van de groep.
In 1964 wordt 'Advertentie Groot-Antwerpen' (178.000 ex.) gelanceerd en daarmee treedt Roularta voor het eerst buiten haar geboortegrond West-Vlaanderen. Begin 1965 wordt met de uitgave van 'Advertentie Groot-Gent' (87.000 ex.) gestart. Tussen 1965 en 1971 worden nog volgende edities uitgebouwd van de groep huis-aan-huisbladen die toen de naam GROEP E3 - verwijzend naar deze belangrijke verkeersader, thans E17 - kregen opgeplakt : E3 Diksmuide (1966; 9.000 ex.), E3 Veurne (1967, 16.500 ex.), E3 Groot-Brugge (80.000 ex.), Waasland (75.000 ex.), Eeklo (29.000 ex.), Zuid-Vlaanderen (90.000 ex.), Vlaamse Ardennen (1968). In 1969 bereikt de wekelijkse oplage van deze bladen meer dan 1 miljoen exemplaren. In 1970-1971 worden de resterende streken afgedekt : Groot-Aalst, Dendermonde, Ninove, Geraardsber¬gen, Leuven, Mechelen, Oostende. Parallel worden regionale bureaus opgericht die instaan voor de publiciteitsacquisitie. Het spreekt vanzelf dat de bestaande regionale weekbladen uit de veroverde streken deze opgang met node aanzien. Een tweede bemerking is deze : via de uitgave van een zeer dicht netwerk van huis-aan-huis-bladen in geheel Vlaanderen ontwikkelt Roularta een diepgaande know-how van de publici¬teitsmarkt en van het economisch weefsel van het gewest.
Met de overname van 'Het Ypersch Nieuws' verovert 'De Weekbode' een belangrijk nieuw territorium. De drukkerij wordt dan ook uitgebreid met nog een nieuwe rotatiepers, ditmaal met kleurmogelijkheid. Het kapitaal wordt daartoe overigens opgetrokken tot 25 miljoen BEF.

In februari 1971 wordt 'Knack' gelanceerd. Vanaf 1972 neemt de zoon van dhr Willy De Nolf, dhr Rik De Nolf, de magazine-poot van Roularta onder zijn hoede. Ook diens zwager, dhr Leo Claeys, zoon van Louis Claeys uit Zedelgem, treedt aan in de groep en neemt de technische zaken van de drukkerij ter harte. 'Knack' vestigt zich te Brussel en, eveneens in de hoofdstad, wordt een bureau voor nationale reklameregie geopend. 'Knack' wordt de springplank naar de nationale uitbouw van Roularta. Tegelijkertijd (1972) wordt de drukkerij uitgebreid met offset-kleurenpersen (rotatie- en vellendruk) en wordt het kapitaal op 110 miljoen BEF gebracht.
Op 15.3.1975 wordt Trends, een financieel-economisch veertiendagelijks blad, op de markt gebracht. In 1976 verschijnt de franstalige tegenhanger 'Tendances'. Het betreft echter geen vertaling van 'Trends'. Beide bladen hebben onafhankelijke redacties en kunnen daardoor de verschillende gevoeligheden van de beide landsdelen ook beter bespelen. Daarmee zet Roularta de eerste stap over de taalgrens, wat toen zeker geen evidentie was. 1976 is ook het jaar van de lancering van 'Family' (h-a-h, vierkleuren, magazineformaat, 1,1 miljoen ex.). Ook de Weekbode-groep wordt aangevuld met een Tieltse editie : 'De Zondag'.
In 1977 wordt er weer gebouwd : een produktiehall van 5.000 m² en voorzieningen voor het personeel, ondertussen reeds 350 man te Roeselare. De drukkerij is volledig overgegaan van lood naar fotografisch zetwerk. In maart 1978 wordt een nieuwe Harris-kleurenrotatiepers voor o.a. de magazines in gebruik genomen. In 1979 wordt verder geïnvesteerd in fotografische zetap¬paratuur en wordt de administratie voorzien van een geïntegreerd computernetwerk. Ook in 1979 krijgen de oude 'Advertentie'-bladen een nieuwe 'look' en wordt de titel gewijzigd in 'De Streekkrant'. De oplage ligt dan op 2,1 miljoen exemplaren, gespreid over 44 edities en 10 lokale kantoren in Vlaanderen. De Weekbode-groep wordt uitgebreid met een 8ste editie via de overname van 'De Zeewacht' en in 1981 neemt dit weekblad het 'Nieuwsblad van de Kust' over. Inmiddels was op 20.3.1980 "Sport Magazine" gelanceerd. Twee nieuwe Harris-offset krantenpersen worden geïnstalleerd zodat alle edities van 'De Streekkrant' in eigen huis kunnen gedrukt worden. In het begin van de jaren 80 begint de groep aan de juridische opsplitsing van haar structuren. In 1981 wordt gestart met een wekelijkse extra-bijlage bij 'Knack', een city-magazine voor Antwerpen : 'Knack-Antwerpen'. In februari 1981 lanceert Roularta een franstalige tegenhanger van 'Sport Magazine'. In september 1981 lanceert Roularta 'De Sportkrant', een sportweekblad voor West-Vlaanderen. Op 6 oktober 1981 ontvalt de stichter van de Roularta groep, dhr Willy De Nolf, aan de familie en aan het bedrijf; hij wordt onder massale belangstel¬ling ten grave gedragen : plots wordt duidelijk welke invloed uitgaat van de groep. Zijn echtgenote, Marie-Thérèse De Clerck, neemt echter de rol van mater familias in de beste Westvlaamse industriële traditie over. Begin 1982 wordt 'De Nieuwe Boekenkrant' gelanceerd. In mei 1982 wordt het 'Belang van West-Vlaanderen' opgericht : het gaat hier om een samenwerkingsakkoord voor de werving van merkreklame tussen Roul¬arta en het 'Brugsch Handelsblad' (van de familie Herreboudt; niet alle leden van deze familie zijn even blij met deze samenwerking waarin zij enkel de voorbode zien van een dreigende overname). Later zal deze benaming gecontesteerd worden door 'Het Belang van Limburg' (Concentra) en wordt de naam gewijzigd in 'Krant van West-Vlaanderen' (september 1982). Op 24 februari 1983 wordt een franstalig nieuwsweekblad, 'Le Vif Magazine', op de markt gebracht dat het instituut 'Pourquoi Pas ?' van Marc Naegels naar de kroon steekt op de Brusselse markt . In maart 1984 wordt 'Industrie Magazine' gelanceerd in samenwerking met de uitgeverij Biblo. Daarmee slaat de groep een nieuwe weg in : deze van de joint-ventures. In 1984 wordt ook het kwaliteitsblad 'Culinair' overgenomen, dat twee jaar later zou overgaan in het hernieuwde VTB-blad 'Uit' (1986). In 1985 is 'De Weekbode'-groep nogmaals aan uitbreiding toe met de overname van 'De Torhoutse Bode' (°1860) van de familie Becelaere. Het blad wordt samengesmolten met 'De Torhoutenaar'.

In februari 1986 sluit 'Le Vif' een samenwerkingsakkoord met de Franse groep L'Express en wordt de titel gewijzigd in 'Le Vif-L'Express'; het weekblad wordt bovendien aangevuld met een bijlage 'Weekend L'Express'. Daarmee volgt 'Le Vif' het voorbeeld van 'Knack' dat in 1984 ook zo'n gekoppelde bijlage kreeg (gegroeid uit de zelfstandige uitgave 'Weekendblad' die op 3.1.1983 op de markt was gebracht). Ook 'Sport Magazine' (°1980) ondergaat in 1986 een gedaanteverwisse¬ling : via een samenwerking met Hoste, toen nog in handen van de 'groep Vink', wordt het omgewerkt tot Sport 80, later Sport 90, dat wekelijks verschijnt. In 1990 wordt de participatie van uitgerij Hoste overgenomen, en in 1992 leidt een nieuwe samenwer¬king met het grote Rossel (Le Soir) tot het ontstaan van twee magazines : 'Sport Magazine' voor de algemene sport, en 'Voetbalmagazine' (°5.8.1992) als gespecialiseerde evenknie. Beide bladen verschijnen in de twee landstalen. In 1987 nemen 'Trends' en 'Tendances' de wekelijkse periodiciteit aan. In datzelfde jaar wordt de formule 'Deze week in ..." uitgewerkt, gericht op de grote Vlaamse steden. Op 28 oktober 1987 wordt de NV Vlaamse Televisie Maatschap¬pij (VTM) voor de notaris opgericht en daarin neemt Roularta een participatie van 11,11 %. In 1988 ontstaat het adviesbureau 'Top Consult' (zie verder). In 1988 wordt 'Pourquoi Pas ?' (°1910) overgenomen, volgens het vakblad 'Pub' voor 360 miljoen BEF. Het blad had het aartsmoeilijk gekregen door de onverbiddelijke concurrentie van 'Le Vif/L'Express' ('PP ?' wordt op 6.1.1989 gekoppeld aan 'Le Vif'). Deze overname zet in franstalig België veel (politiek) kwaad bloed (en het is zeer wel mogelijk dat deze overname de rechtstreekse aanleiding is geweest tot de latere politiek geïnspireerde lancering van 'L'Instant' op 7 september 1991 - zie onze bespreking van de groep TVV/EFB). Eveneens in 1988 wordt 'Baby' overgeno¬men en lanceert Roularta in samen-werking met het Parijse Bayard Presse de dubbeltitel 'Onze Tijd' en 'Notre Temps', een maandblad voor senioren, op de Belgische markt. En aan de overnames - vooral van regionale bladen - lijkt geen eind te komen : 'De Aankondiger' (1989), het Turnhoutse huis-aan-huis-blad 'Ekspres' (1990, 71.000 ex.), ''t Reklaam' (1991), het Kempense 'Het Zoeklicht' (1991), 'Uw Annoncenblad' (1992), 'Vilvoordse Post' (1992). Ook 'Belgian Business' wordt opgeslorpt (februari 1992, samen met 'Industrie' versmolten tot het maandblad 'Belgian Business & Industrie').
In 1990 nemen Roularta, tapijtfabrikant Beaulieu, de Bank van Roesela¬re, de vzw Kristelijke Zieken-fondsen en de immobiliënmaatschappij Dandi¬mo van de groep Bouc¬quillon het regio¬nale televisiestation RTVO uit Kortrijk over.
Vanaf eind november 1991 turnt Roularta de tele¬visiekaternen van het 'Weekend L'Express' en van 'Weekend Knack' om tot volwaar¬dige televisiemagazines : beter papier en uitge¬diepte redaktionele informatie met portretten en achtergrondge¬gevens, 'Télévif' en 'Teleknack'. Ze blijven beide echter een onderdeel van de zgn. weekend bijlage en zijn dus niet zonder het hoofdmagazine verkrijg¬baar. Met de overname in 1990 van het 'Brugsch Handelsblad' (°23.6.1906), en het 'Kortrijks Handelsblad' verwezenlijkt Roularta een jarenlange droom : de aanwezig¬heid met de Weekbode-groep op de belangrijke stedelijke Brugse markt. De oplage stijgt hierdoor ook uit tot boven de 100.000 ex. Door die aanwezigheid in de Westvlaam¬se hoofdstad concreti¬seert de 'Krant van West-Vlaanderen' immers nu pas tenvolle haar identiteit.
Rond de uitgaven worden ook allerlei initiatieven ontwikkeld, zoals Roularta Books (boekenuitge¬ve¬rij, 1989), Mediaclub (lezersservice) en Roularta Events (organisatie van evenementen, 1990). Mede daardoor wordt de Roularta-groep 'incontournable'.
Door de gestage schaalvergroting diende eens temeer de drukcapaciteit uitgebreid : in 1991 een magazinepers (Harris M 4000) en een hybride krantenpers (Harris M 1600); in 1993 nog een Mitsubishi-magazinepers. Verder worden de prepress-activiteiten verder geïntegreerd en geïnforma¬tiseerd (modemlijnen, DTP, duplicaatdia rechtstreeks vanuit diatheek op film).
In februari 1992 wordt 'Style' gelanceerd, een maandelijks life-style supplement voor Trends. Augustus 1992 brengt een joint venture tussen Roularta en de groep Rossel in de uitgave van twee nieuwe sportbladen 'Sportmagazine' en 'Voetbal/Foot', waarin het oude 'Sport 90' overgaat.

Sinds 14.1.1993 wordt 'Talent' (per¬soneelsadver¬tenties) wekelijkse als bijlage aan 'Trends' toegevoegd. Het betreft hier een joint venture die volgende uitgeverijen verenigt rond het initiatief : Tijd, Roularta, La Libre Belgique en Editeco (L'Echo).
In het najaar van 1993 raakt de groep betrokken bij de alliantie 'Mediabel' (Nynex-USA, Déficom, Roularta, VUM) die de uitgave van de 'Gouden Gids' wil gaan realiseren maar uiteindelijk besliste Belgacom de uitgave in eigen beheer te nemen. In oktober 1993 lekt uit dat tussen de groep en de VUM plannen bestaan om samen een goedkoop (15 BEF) dagblad, gecentreerd op het televisiege-beuren, uit te brengen. Eind december wordt dit plan echter afgeblazen. In maart 1994 raakt bekend dat Roularta samen met VUM en de Financieel Ekonomische Tijd electronisch uitgeven aan het bestuderen is. Vanaf 30 mei 1994 verschijnen de weekbladen Trends en Tendances op maandag; dit heeft te maken met de fusie van het weekblad 'Kapitaal' en het 'Beleggen'-katern van Trends tot 'Cash ! Trends' (tabloïd-bijlage van ca. 32 blz. op roze papier à la 'Financial Times'). In augustus 1994 start Roularta, aan de zijde van VUM, onderhandelingen over de overname van de groep Het Volk en verklaart in oktober niet geïnteresseerd te zijn in het dagblad, wél in de drukkerij en in de weekbladen .

Roularta heeft zich toegelegd op 'narrow casting' of doelgroepen-media (RMG zelf spreekt van 'the targeted media' ) en blijft daardoor ook weg uit de zuigkracht die het nog steeds oprukken¬de televisiemedium teweegbrengt .
SIEGEL Rainer-Joachim, [ZWEIG Stefan, 1881-1942]
Stefan ZWEIG: Chronologische Liste. Zählung nach Rainer-Joachim Siegel, in: Gero von Wilpert / Adolf Gühring, Erstausgaben deutscher Dichtung – Eine Bibliographie zur deutschen Literatur 1600–1990, 2. Auflg. S. 1710–1715, Stuttgart: Kröner 1992
Edited: 199209201115


1. Silberne Saiten. Gedichte. 88 S. Berlin: Leipzig: Schuster & Loeffler 1901
2. Mitübersetzung, Vorwort Charles Baudelaire: Gedichte in Vers und Prosa. Übersetzung S. Z. u. Camill Hoffmann. 152 S. Leipzig: Seemann 1902
3. Herausgeber, Einleitung, Mitübersetzung Paul Verlaine: Gedichte. Eine Anthologie der besten Übertragungen. 122 S. Berlin: Leipzig: Schuster & Loeffler 1902
4. (Einleitung) A. L. Camille Lemonnier: Die Liebe im Menschen. Aus d. Franz. v. P. Adler. VIII, 202 S. Leipzig-Reudnitz: Magazin-V. Hegner (= Kulturgeschichtliche Liebhaberbibliothek 10) 1903
5. (Einleitung) Ephraim Mose Lilien: Sein Werk. 347 S. mit Abb. 4° Berlin, Leipzig: Schuster & Loeffler 1903
6. Vorwort, Übersetzung Emile Verhaeren: Ausgewählte Gedichte. 90 S., 1 Abb. Berlin: Schuster & Loeffler (350 num. Ex., dav. 25 sign.) 1904
7. Die Liebe der Erika Ewald. Novellen. VI, 179 S. mit Abb. Berlin: Fleischel 1904
8. Verlaine. 83 S., 8 Tafeln, 1 Faks. Berlin: Schuster & Loeffler (= Die Dichtung 30) [1905]
9. Die frühen Kränze. (Gedichte.) 84 S. Leipzig: Insel 1906
10. (Übersetzung) Archibald George Blomefield Russell: Die visionäre Kunstphilosophie des William Blake. 30 S., 1 Abb. Leipzig: Zeitler 1906
11. (Einleitung) Arthur Rimbaud. Leben und Dichtung. Übersetzung K. L. Ammer. 233 S., 1 Porträt. Leipzig: Insel 1907
12. Tersites. Ein Trauerspiel in drei Aufzügen. 138 S. mit Abb. v. J. Flaxman. Leipzig: Insel 1907
13. (Herausgeber, Einleitung) Balzac. Sein Weltbild aus den Werken. 249 S. Stuttgart: Lutz (= Aus der Gedankenwelt großer Geister 11) [1908]
14. (Übersetzung) Emile Verhaeren: Helena’s Heimkehr. Dem unveröffentl. Manuskript nachgedichtet. 72 S. Leipzig: Insel (300 Ex.) (= 4. Druck der Ernst Ludwig Presse, Darmstadt) 1909
15. (Einleitung) Charles Dickens: Ausgewählte Romane und Novellen. 12 Bände mit Abb. v. Phiz u. a. Leipzig: Insel [1910]
16. Übersetzung Emile Verhaeren: Drei Dramen. 192 S. Leipzig: Insel 1910
17. Übersetzung Emile Verhaeren: Ausgewählte Gedichte. 142 S. Leipzig: Insel 1910 (Erw. Aufl. v. Nr. 6)
18. (Vorwort) Camille Lemonnier: Warum ich Männerkleider trug. Erlebnisse einer Frau. Übersetzung P. Cornelius. VIII, 391 S. Berlin-Charlottenburg: Juncker (= Ausgewählte Werke, Band 1) [1910]
19. Emile Verhaeren. 218 S. Leipzig: Insel 1910
20. Erstes Erlebnis. Vier Geschichten aus Kinderland. VII, 229 S. Leipzig: Insel 1911
21. Übersetzung, Vorwort Emile Verhaeren: Hymnen an das Leben. 60 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 5) [1911]
22. (Einleitung) Lafcadio Hearn: Das Japanbuch. Eine Auswahl aus Lafcadio Hearns Werken. VIII, 310 S. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1911
23. Das Haus am Meer. Ein Schauspiel in zwei Teilen (drei Aufzügen). 170 S. Leipzig: Insel 1912
24. (Übersetzung) Emile Verhaeren: Rembrandt. 112 S., 80 Tafeln Leipzig: Insel 1912
25. Übersetzung Emile Verhaeren: Ausgewählte Gedichte. 174 S. Leipzig: Insel 1913 (Verm. Neuaufl. v. Nr. 17)
26. Der verwandelte Komödiant. Ein Spiel aus dem deutschen Rokoko. 64 S. Leipzig: Insel 1913
27. (Übersetzung) Emile Verhaeren: Rubens. 84 S., 95 Tafeln Leipzig: Insel 1913
28. (Einleitung) Paul Mayer: Wunden und Wunder. Gedichte. 20 Blätter Heidelberg: Saturn-V. (= Lyrische Bibliothek 1) 1913
29. Brennendes Geheimnis. Erzählung. 79 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 122) 1914 (Ausz. a. Nr. 20)
30. (Nachwort) Alexandre Mercereau: Worte vor dem Leben. Übersetzung P. Friedrich. 154 S. Leipzig: Insel 1914
31. (Herausgeber, Nachwort) Nikolaus Lenau an Sophie Löwenthal. 83 S. Leipzig: Insel (= Österreichische Bibliothek 16) [1916]
32. Erinnerungen an Emile Verhaeren. 91 S. [Wien] (Priv.-Dr.; 100 Ex.) 1917
33. Jeremias. Eine dramatische Dichtung in neun Bildern. 216 S. Leipzig: Insel 1917
34. Das Herz Europas. Ein Besuch im Genfer Roten Kreuz. 16 S. 4° Zürich: Rascher 1918
35. (Übersetzung) Romain Rolland: Den hingeschlachteten Völkern! 15 S. 4° Zürich: Rascher 1918
36. (Herausgeber, Bearbeitung, Einleitung) J. J. Rousseau: Emil oder Über die Erziehung. 290 S. 4° Potsdam: Kiepenheuer (500 num. Ex.) 1919
37. Fahrten. Landschaften und Städte. 124 S. Leipzig, Wien: Tal (= Die zwölf Bücher, Reihe 1) (1000 num. Ex.) 1919
38. Legende eines Lebens. Ein Kammerspiel in drei Aufzügen. 152 S. Leipzig: Insel 1919
39. Tersites. Ein Trauerspiel in drei Aufzügen. 119 S. Leipzig: Insel 1919 (Veränd. Neuaufl. v. Nr. 12)
40. (Übersetzung) Romain Rolland: Die Zeit wird kommen. Drama in drei Akten. 93 S. Leipzig, Wien: Tal (= Die zwölf Bücher, Reihe 1) (1000 num. Ex.) 1919
41. Angst. Novelle. 47 S. mit Abbildungen v. Ludwig Kainer. Berlin: Hermann (= Der kleine Roman. Illustrierte Wochenschrift 19) 1920
42. (Mitübersetzung) André Suarés: Cressida. Übersetzung S. Z. u. Erwin Rieger. 128 S. Leipzig, Wien, Zürich: Tal (= Die zwölf Bücher, Reihe 1) (1000 num. Ex.) 1920
43. (Vorwort) Marceline Desbordes-Valmore. Das Lebensbild einer Dichterin. Übertr. v. Gisela Etzel-Kühn. 349 S., 1 Tafel Leipzig: Insel 1920
44. Drei Meister. Balzac, Dickens, Dostojewski. 219 S. Leipzig: Insel 1920
45. (Einleitung) Andreas Latzko: Le dernier homme. Version nouvelle. 116 S. mit Abbildungen Genève: Sablier (806 Ex.) 1920
46. (Mitübersetzung) Magdeleine Marx [i.e. Magdeleine Paz]: Weib. Roman. Vorw. Henri Barbusse. Übersetzung S. Z. u. Friderike Maria Winternitz-Zweig. VI, 258 S. Basel: Rhein-V. [1920]
47. Der Zwang. Eine Novelle. 84 S., 10 Abb. v. Frans Masereel. Leipzig: Insel (470 num. Ex.) 1920
48. Romain Rolland. Der Mann und das Werk. 266 S., 6 Bildn., 3 Faks. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1921
49. (Einleitung) F. M. Dostojewski: Sämtliche Romane und Novellen. Übersetzung H. Röhl u. K. Nötzel. 25 Bände Leipzig: Insel 1921
50. Amok. Novellen einer Leidenschaft. 295 S. Leipzig: Insel 1922
51. Die Augen des ewigen Bruders. Eine Legende. 64 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 349) [1922]
52. (Übersetzung) Romain Rolland: Clérambault. Geschichte eines freien Gewissens im Kriege. 333 S. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1922
53. Herausgeber, Einleitung, Mitübersetzung Paul Verlaine: Gesammelte Werke. 2 Bände 359, 415 S. mit Abb. Leipzig: Insel 1922
54. (Vorwort) Ausstellung Gustinus Ambrosi im Kunstmuseum. 18 S. St. Gallen: Tschudy 1923
55. (Vorwort) Franz Hellens [i.e. Friedrich van Ermengen]: Bass-Bassina-Bulu. Roman. Übersetzung H. u. V. Pins. VIII, 337 S. Berlin: Juncker [1923]
56. (Mitverfasser) S. Z. u. A. Holitscher: Frans Masereel. 177 S. mit Abb. 4° Berlin: Juncker (= Graphiker unserer Zeit 1) [1923]
57. (Herausgeber, Einleitung) Charles-Augustin de Sainte-Beuve: Literarische Portraits aus dem Frankreich des XVII.—XIX. Jahrhunderts. 2 Bände 412, 414 S., 2° Abb. Frankfurt/Main, Berlin: Frankfurter Verl.-Anst. [1923]
58. Sainte-Beuve. 24 S., 1 Abb. Frankfurt/Main: Frankfurter Verl.-Anst. (200 num. Ex.) 1923 (Ausz. a. Nr. 57)
59. (Nachwort) O. Heuschele: Briefe aus Einsamkeiten. Drei Kreise. 127 S. Berlin: Junkker [1924]
60. (Nachwort) Franz Karl Ginzkey: Brigitte und Regine und andere Dichtungen. 76 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 6453) [1924]
61. (Bearbeitung, Vorwort.) François René Auguste Vicomte de Chateaubriand: Romantische Erzählungen. 186 S. Wien, Leipzig, München: Rikola (= Romantik der Weltliteratur) 1924
62. (Einleitung) Hermann Bahr: Die schöne Frau. Novellen. 76 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s U B. 6451) [1924]
63. Die gesammelten Gedichte. 153 S. Leipzig: Insel 1924 (Enth. Nr. 1, 9 u. teilw. 37)
64. Angst. Novelle. Mit e. Nachw. v. Erwin H. Rainalter. 75 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 6540) [1925] (Gek. Ausg. v. Nr. 41)
65. Der Kampf mit dem Dämon. Hölderlin – Kleist – Nietzsche. 321 S. Leipzig: Insel 1925
66. (Vorwort) Ernest Renan: Jugenderinnerungen. Dt. H. Szass. 319 S. Frankfurt/Main: Frankfurter Verl.-Anst. 1925
67. (Nachwort) Jens Peter Jacobsen: Niels Lyhne. 266 S. Leipzig: List (= Epikon) [1925]
68. (Vorwort) Hans Prager: Die Weltanschauung Dostojewskis. 215 S. Hildesheim: Borgmeyer [1925]
69. (Bearbeitung) Ben Jonsons „Volpone“. Eine lieblose Komödie in drei Akten. 148 S. 6 Abb. v. Aubrey Beardsley. Potsdam, Berlin: Kiepenheuer (= Die Liebhaberbibliothek) 1926
70. (Mitherausgeber, Mitverfasser) Liber Amicorum Romain Rolland. Romain Rolland. Sexagenario, ex innumerabilibus amicis paucissimi grates agunt. Hunc librum curaverunt edendum Maxim Gorki, Georges Duhamel, S. Z., imprimendum Emil Roniger. 405 S. mit Abbildungen 4° Zürich: Rotapfel [1926]
71. Romain Rolland. Der Mann und das Werk. 278 S., 7 Bildn., 3 Faks. Frankfurt/Main: Rütten & Loening 1926 (Erw. Neuaufl. v. Nr. 48)
72. Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau. 89 S. Wien: österreichisches Journal [1926]
73. Abschied von Rilke. Eine Rede. 30 S. Tübingen: Wunderlich [1927]
74. (Vorwort) Anthologie jüngster Lyrik. Herausgeber Willi R. Fehse u. Klaus Mann. 169 S. Hamburg: Enoch [1927]
75. Marceline Desbordes-Valmore. Das Lebensbild einer Dichterin. Mit Übertr. v. Gisela Etzel-Kühn u. Friderike Zweig. 261 S., 4 Abb. Leipzig: Insel 1927 (Verm. Neuaufl. v. Nr. 43)
76. Der Flüchtling. Episode vom Genfer See. 23 S. Leipzig (= Bücherlotterie der Internationalen Buchkunstausstellung, Leipzig 1927, Band 1) 1927
77. (Herausgeber, Einleitung) J. W. v. Goethe: Gedichte. Eine Auswahl. 254 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 6782–6784) [1927]
78. Mitübersetzung, Nachwort, Herausgeber Paul Verlaine: Gedichte. Eine Auswahl der besten Übertragungen. 71 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 394) [1927]
79. Die Kette. Ein Novellenkreis. Drei Ringe (= 3 Bände). Leipzig: Insel 1927 (Enth. Nr. 20, 50, 82)
80. Die unsichtbare Sammlung. Eine Episode aus der deutschen Inflation. 22 S. Berlin: Sonderdr. f. d. Mitglieder d. Bibliophilen Ges. (250 num. Ex.) 1927
81. Sternstunden der Menschheit. Fünf historische Miniaturen. 77 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 165) [1927]
82. Verwirrung der Gefühle. Drei Novellen. 273 S. Leipzig: Insel 1927 (Enth. u. a. Nr. 72)
83. (Vorwort) Max Brod: Tycho Brahes Weg zu Gott. 361 S. Berlin: Dt. Buchgemeinschaft [1927]
84. Drei Dichter ihres Lebens. Casanova – Stendhal – Tolstoi. 377 S. Leipzig: Insel 1928
85. Jeremias. Eine dramatische Dichtung in neun Bildern. 191 S. Leipzig: Insel 1928 (Neubearb. v. Nr. 33)
86. Reise nach Rußland. 38 S. Wien: österreichisches Journal 1928
87. (Vorwort) Grigol Robakidse: Das Schlangenhemd. Ein Roman des georgischen Volkes. III, 221 S. Jena: Diederichs 1928
88. Kleine Chronik. Vier Erzählungen. 92 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 408) [1929] (Enth. u. a. Nr. 76, 80)
89. Dank an die Bücher. 2 Blätter Leipzig: Verl. Staatl. Akad. f. graph. Künste u. Buchgewerbe 1929
90. (Nachwort) Richard Specht: Florestan Kestners Erfolg. Eine Erzählung aus den Wiener Märztagen. 135 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 7038/7039) 1929
91. Joseph Fouché. Bildnis eines politischen Menschen. 332 S., 6 Tafeln Leipzig: Insel 1929
92. Das Lamm des Armen. Tragikomödie in drei Akten (neun Bildern). 137 S. Leipzig: Insel 1929
93. (Nachwort) Oskar Baum: Nacht ist umher. Erzählung. 69 S. Leipzig: Reclam (= Reclam’s UB. 7005) [1929]
94. (Einleitung) E. T. A. Hoffmann: Princess Brambilla. Caprice. Trad. Alzir Hella, Olivier Bournac. X, 244 S. mit Abb. Paris, Neuchâtel: Attinger (= Romantiques Allemands 1) 1929
95. Der Zwang. Phantastische Nacht. Novellen. 126 S., 15 Abbildungen Wien: Der Strom (= Die Roman-Rundschau 2) 1929 (Enth. Nr. 47 u. teilw. 50)
96. Buchmendel. (Die Novelle wurde dem Bergischen Bibliophilen-Abend vom Verfasser zur Veröffentlichung überlassen.) 30 S. 4° Officina Serpentis 1930 (Ausz. a. Nr. 88)
97. Rahel rechtet mit Gott. Legende. 2° Blätter, 2 Abb. v. W. Preißer. Berlin: Aldus Druck (= Mitgliedsgabe der Soncino-Ges. zur Jahresversamml.; 370 Ex.) 1930
98. (Einleitung) W. A. Mozart: Ein Brief an sein Augsburger Bäsle. 4 S. Faks., 12 S. Text. 4° [Wien: Max Jaffé & Waldheim-Eberle] (50 Ex.) 1931
99. (Vorwort) Das Buch des Jahres 1931. Herausgeber Vereinigte Verleger-Gruppe. VIII, 167 S. mit Abb. Leipzig: Poeschel & Trepte [1931]
100. (Einleitung) Schalom Asch: La Chaise électrique. Trad. par Alzir Hella et J. Altkaufer. VIII, 246 S. Paris: Stock 1931
101. (Einleitung) Maxim Gorki: Erzählungen. Aus d. Russ. übertr. v. A. Luther. 302 S. Leipzig: Insel 1931
102. Ausgewählte Gedichte. 80 S. Leipzig: Insel (= Insel-Bücherei 422) [1931] (Ausz. a. Nr. 63)
103. Die Heilung durch den Geist. Mesmer – Mary Baker-Eddy – Freud. 446 S. Leipzig: Insel 1931
104. Ausgewählte Prosa. (I. Bändchen). Herausgeber u. Vorw. Herman Wolf. 142 S. Amsterdam: Meulenhoff (= Meulenhof’s Samml. dt. Schriftsteller 53) 1931 (Ausz. a. Nr. 81, 88, 91)
105. (Vorwort) Die Internationale Stiftung Mozarteum. 31 S. mit Abb. Salzburg [: Kiesel] 1931
106. (Einleitung) Max Zodykow: Stimme aus dem Dunkel. Eine Ausw. von Gedichten und Prosa. 100 S. Berlin-Charlottenburg: Lehmann [1931]
107. Marie Antoinette. Bildnis eines mittleren Charakters. 639 S., 10 Tafeln Leipzig: Insel 1932
108. (Übersetzung, Nachwort) Henri Barbusse: Die Schutzflehenden. Der Roman einer Vorkriegsjugend. 247 S. Zürich: Rascher 1932
109. (Einleitung) Jean-Richard Bloch: Vom Sinn unseres Jahrhunderts. Übersetzung Paul Amann. 306 S. Berlin: Wien, Leipzig: Zsolnay 1932
110. The Jewish Children in Germany. (Adress by Mr. Stefan Zweig at the House of Mrs. Anthony de Rothschild, on Thursday, November 30, 1933 and to the Commitee for the Luncheon at the Savoy Hotel, December 20, 1933, in aid of German Jewish women and children.) 8 S. London 1933
111. Die moralische Entgiftung Europas. 15 S. Roma: Reale Accademia d’Italia 1933–XI
112. (Vorwort) Schalom Asch: Petersbourg. Roman. Trad. del’Allemand par A. Vialatte. 382 S. Paris: Crasset [1933]
113. Marie Antoinette. Bildnis eines mittleren Charakters. 575 S., 10 Tafeln Leipzig: Insel [1934] (Neubearb. Aufl. v. Nr. 107)
114. Triumph und Tragik des Erasmus von Rotterdam. 227 S. mit Abb. Wien: 4° Reichner (600 num. Ex.) 1934
115. Die schweigsame Frau. Komische Oper frei nach Ben Jonson. Musik v. R. Strauss (Textbd.) 110 S. Berlin: Fürstner [1935]
116. (Übersetzung) Luigi Pirandello: Man weiß nicht wie. Drei Akte. 89 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
117. Ausgewählte Prosa. (II. Bändchen.) Herausgeber Herman Wolf. 135 S. Amsterdam: Meulenhoff (= Meulenhoffs Samml. dt. Schriftsteller 66) 1935 (Ausz. a. Nr. 107, 114, 119)
118. Sinn und Schönheit der Autographen. 13 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
119. Maria Stuart. 524 S. mit Tafeln Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
120. (Einleitung) Paul Stefan: Arturo Toscanini. 72 S., 54 Abbildungen Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1935
121. Arturo Toscanini. Ein Bildnis. 13 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner [1935] (S.-A. v. Nr. 120)
122. Baumeister der Welt. Drei Meister. Der Kampf mit dem Dämon. Drei Dichter ihres Lebens. 650 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1936 (Enth. Nr. 44, 65, 84)
123. Castellio gegen Calvin oder Ein Gewissen gegen die Gewalt. 333 S. mit Tafeln Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1936
124. [Gesammelte Erzählungen. 2 Bände 487, 464 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1936 (Enth. Nr. 126 u. Ausz. a. Nr. 79; siehe Nr. 126)
125. (Vorwort) Joseph Leftwich: What Will Happen to the jew’s? XII, 268 S. London: King 1936
126. Kaleidoskop. 464 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner (= Gesamtausgabe des erzählerischen Werkes, 2. Band) 1936 (Enth. u. a. Nr. 51, 64, 81, 88, 97; siehe Nr. 124)
127. Georg Friedrich Händels Auferstehung. Eine historische Miniatur. 58 S. mit Abbildungen Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1937 (Ausz. a. Nr. 126)
128. Begegnungen mit Menschen, Büchern, Städten. 478 S. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner [1937] (Enth. u. a. Nr. 11, 32, 34, 56, 58, 66, 73, 75, 77, 89, 99, 111, 118, 121, 130; Ausz. a. Nr. 37)
129. Der begrabene Leuchter. 127 S. mit Abb. Wien, Leipzig, Zürich: Reichner 1937 (Ausz. a. Nr. 126)
130. House of a Thousand Destinies. 16 S. mit Abb. London: Shenval [1937]
131. (Einleitung) Gaston Soulié: Plus jamais ça! Deux lettres servant de Préface, Romain Rolland & S. Z. 131 S. Paris: Dedresse 1937
132. (Nachwort) Ödon Horváth: A Child of Our Time. Translated into English by R. Wills Thomas. Foreword by F. Werfel. 263 S. London: Methuen & Co. 1938
133. Magellan. Der Mann und seine Tat. 370 S. mit Tafeln Wien, Leipzig, Zürich: Reichner [1938]
134. (Einleitung) Rainer Maria Rilke. Aspects of his mind and poetry. Edited by William Rose, G. Craig Houston. 183 S. London: Sidgwick & Jackson 1938
135. (Einleitung) Paul Leppin: Helldunkle Strophen. Gedichte. 56 S. mit Abb. v. H. Steiner. Prag: Werner (= Leppin: Prager Rhapsodie 1) 1938
136. (Einleitung) Eugen Relgis: Muted voices. Transl. R. Freeman-Ishill. 200 S. mit Abb. Berkeley Heights, N.J.: Oriole Press 1938
137. (Herausgeber) L. N. Tolstoj: Les Pages immortelles de Tolstoj. Texte de S. Z. Trad.: J. Angelloz. 235 S. Paris: Correa (= Les Pages Immortelles) 1939
138. Ungeduld des Herzens. Roman. 443 S. Stockholm: Bermann-Fischer; Amsterdam: de Lange 1939
139. Worte am Sarge Sigmund Freuds. Gesprochen am 26. September 1939 im Krematorium London. 4 Blätter Amsterdam: de Lange (100 Ex.) [1939]
140. The Tide of Fortune. Twelve historical miniatures. Transl. by Eden and Cedar Paul. 232 S. London: Cassell 1940
141. (Vorwort) The Jewish Contribution to Civilization. Ed. C. A. Stonchill. A collection of books formed and offered by C. A. Stonchill, Ltd. 198 S. mit Abbildungen Birmingham: Press of Juckes (= Catalogue, no. 144/1940) 1940
142. (Mitübersetzung) Irwin Edman: Ein Schimmer Licht im Dunkel [Candle in the Dark. A Postscript to Despair. 88p. New York: The Viking Press, 1939]. Übertr. v. Richard Friedenthal u. S. Z. 65 S. Stockholm: Bermann-Fischer (= Schriftenreihe Ausblicke) 1940
143. Brasilien. Ein Land der Zukunft. 293 S., 13 Tafeln Stockholm: Bermann-Fischer 1941
144. Amerigo. A comedy of errors in history. Transl. by Andrew St. James. 128 S. mit Abbildungen New York: Viking 1942
145. As très Paixês. Très Novelas. Übersetzung Odilon Gallotti u. Elias Davidovich. 213 S. Rio de Janeiro: Editora Gunabara, Waissman Koogan (= Obras complétas 16) 1942 (Enth. u. a. Nr. 146)
146. Schachnovelle. 97 S. Buenos Aires: Pigmalión (250 num. Ex.) bzw. Buenos Aires: Kramer (50 num. Ex.) 1942
147. Die Welt von Gestern. Erinnerungen eines Europäers. 493 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1942
148. (Einleitung) Claire Goll: My sentimental zoo. Animalstories. Transl. M. de Huyn. 125 S. mit Abb. Mount Vernon, N. Y.: The Peter Pauper Press [1942]
149. Sternstunden der Menschheit. Zwölf historische Miniaturen. 300 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1943 (Enth. u. a. Nr. 81; Ausz. a. Nr. 126)
150. Zeit und Welt. Gesammelte Aufsätze und Vorträge 1904—1940. Herausgeber u. Nachwort Richard Friedenthal. 401 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1943 (Enth. u. a. Nr. 86, 139; Ausz. a. Nr. 37)
151. Amerigo. Die Geschichte eines historischen Irrtums. 132 S. Stockholm: Bermann-Fischer 1944 (Dt. Ausg. v. Nr. 144)
152. Balzac. Aus dem Nachlaß hg. u. mit e. Nachw. vers. v. Richard Friedenthal. 574 S., 9 Tafeln Stockholm: Bermann-Fischer 1946
153. (Vorwort) Vincenzo Errante: Lenau. Geschichte eines Märtyrers der Poesie. Übersetzung C. Rau. 359 S. Mengen: Heine 1948
154. Europäisches Erbe. Herausgeber Richard Friedenthal. 282 S. Frankfurt/Main: Fischer 1960 (Enth. u. a. Nr. 22, 61, 67, 94)
155. Fragment einer Novelle. Herausgeber Erich Fitzbauer. 14 Blätter, 4 Abb. v. Hans Fronius. 4° Wien: Verl. d. Internat. Stefan-Zweig-Ges. (= Zweite Sonderpublikation d. Internat. Stefan-Zweig-Ges.) (500 num. Ex.) 1961 [Ausz. a. Widerstand der Wirklichkeit, EA in: Brennendes Geheimnis. Erzählungen [Frankfurt am Main] 1987 [6], S. 221-(271)]
156. Im Schnee. Herausgeber Erich Fitzbauer. 14 Blätter mit Abbildungen v. F. Fischer. Wien: Verl. d. Internat. Stefan-Zweig-Ges. (= Dritte Sonderpublikation d. Internat. Stefan-Zweig-Ges.) (500 num. Ex.) 1963
157. Die Hochzeit von Lyon. Novelle. Herausgegeben u. mit e. Nachwort vers. v. Erich Fitzbauer. 29 S., 4 Abb. v. Hans Fronius. 4° Wien: Ed. Graphischer Zirkel (= Dreizehnte Buchpublikation der Ed. Graphischer Zirkel) (400 num. Ex.) 1980
158. Gesammelte Werke in Einzelbänden. 36 [+1] Bände Herausgeber u. Nachbemerk. Knut Beck. Frankfurt/Main: Fischer 1981–1990
GEPTS Carlo
november 1989: DG VTM Carlo Gepts ontslagen; verdedigingsnota Gepts
Edited: 198911001469
Ernest Mandel sur la question sociale et la francisation en Flandre
Edited: 198801182004
HERNE Claude, MANDEL Ernest (préface)
Titre: 1789 dans les provinces Belgiques. Histoire du capitalisme en Belgique.
BESCHRIJVING

Etude marxiste. Herne (°Taintignies, 5/6/1934). Préface remarquable d'Ernest Mandel: 'Nous ne formulerons qu'un seul regret au sujet de l'ouvrage de Claude Herne. Il ne met pas suffisament en lumière la connexion entre la question nationale et la question sociale en Flandre. (...) L'embourgeoisement de la Belgique, c'est aussi la francisation de la Flandre. (...) Que cela ait abouti à d'innombrables injustices et oppressions SUPPLEMENTAIRES (...)' (p. 5)

Ce livre remarquable donne les noms des principaux acquéreurs de biens nationaux (p. 189 s.):
Lecouteulx de Canteleu,
Bourcard J.-L.,
Hainguerlot,
Pommier,
Thiberghien,
Paulée Jean-Baptiste (1754-1832),
Merlin de Douai,
Liévin Bauwens,
François Bauwens,
Richard-Lenoir,
Dehultz,
Lefèvre-Piat,
Spitaels Fr.,
Spitaels Jean,
Gillet Thomas,
Bonaventure
MERCKX Jan
Brief aan de leden van de raad van bestuur van VMM dd. 5 juni 1987
Edited: 198706051465
Anton Brand (in: Nieuwsblad van het Noorden 16 augustus 1985)
Recensie van: Jacques Presser – Louter verwachting, Autobiografische schets 1699-1919. Arbeiderspers, Amsterdam, 174 blz.
Edited: 198508160959
Wie de betrekkelijkheid der dingen kan inzien, bezit een groot vermogen: genuanceerde oordelen zijn veelal gebaseerd op het inzicht dat elke medaille twee kanten heeft. Wie dat inzicht min of meer absoluut maakt en toepast op elke ervaring of uitspraak, loopt echter een groot gevaar: hij kan niets meer beweren zonder in één adem ook het tegendeel te zeggen. Gaat het om zaken die van ondergeschikt belang zijn, dan kan dat over-relativeren behoorlijk irritant worden.

Jacques Presser (1899-1970), historicus en schrijver, bezat het vermogen en ontsnapte niet aan het gevaar: alom gewaardeerd als een van de belangrijkste geschiedkundigen van deze eeuw — met Huizinga, Romein en Geyl —, was hij ook omstreden. Zijn overtuiging dat tegenover ieder ‘enerzijds’ een ‘anderzijds’ stond, leidde ertoe dat hij al te vaak niet aan een oordeel toekwam – en wie daarop zat te wachten, raakte teleurgesteld of geïrriteerd.

Als iets kenmerkend is voor Louter verwachting, de ‘autobiografische schets’ die Presser van zijn jeugdjaren schreef, dan is het dat bodemloze relativeren. Ook, of misschien wel juist, waar het ogenschijnlijk onbeduidende voorvallen betreft. Zo herinnert Presser zich dat hij als kind er eens op uit gestuurd werd om een portie maag te halen — voedsel, ‘gelig van vet’, dat hem met een ‘afgronddiepe walging’ vervulde. Onderweg werd hij gevolgd ‘door snuffelige en opdringerige straathonden’. Hij concludeert: ‘Misschien moet ik daaraan mijn ambivalente houding tegenover deze beste vrienden des mensen toeschrijven, misschien ook niet.’ Het is Presser ten voeten uit en tekent de manier van redeneren en argumenteren in de ‘autobiografische schets’.

Het neemt allemaal niet weg dat Presser wel degelijk oordelen had: zijn socialistische overtuiging, marxistisch geïnspireerd, bleef hij een leven lang trouw (maar hij werd nooit lid van een politieke partij). Het antisemitisme en het fascisme, waaronder hijzelf zwaar te lijden kreeg, heeft hij in woord en geschrift emotioneel bestreden. En hoe hij zijn kennis van de geschiedenis moest overdragen, wist hij beter dan menigeen: als docent en later als hoogleraar was hij een erudiet verteller en een voortreffelijk pedagoog. Al vonden sommigen ‘dat je er niets aan had’.

Omzichtig
Presser begon aan zijn autobiografische schets in 1963, toen de eerste versie van Ondergang – zijn monumentale werk over ‘de vervolging en verdelging van het Nederlandse Jodendom, 1940-1945’ – gereed was. Verschillende malen moest hij het schrijven eraan voor andere werkzaamheden onderbreken, en zo waren er bij zijn dood op 30 april 1970 maar twee hoofdstukken af: herinneringen aan zijn jeugd in Amsterdam en Antwerpen, aan familieleden, zijn schooltijd, zijn eerste werkkring op een Amsterdams effectenkantoor.

Presser werd op 24 februari 1899 aan het Waterlooplein geboren, de zoon van een joodse diamantbewerker, die in 1903 besloot zijn geluk in Antwerpen te beproeven. Van het vierjarige verblijf daar herinnert Presser zich nog dat zijn naam ‘Jaak’ in ‘Jacques’ veranderde — weinig meer. Terug in Amsterdam kwam het gezin in de Transvaalbuurt terecht. Presser bezocht er de lagere school, de vijfjarige hbs en — nadat hij in de derde klas bleef zitten — de Openbare Handelsschool.

Na zijn eindexamen, in 1917, belandde hij op het effectenkantoor. Hij voelde zich er in een gevangenis en verzwijgt dus de echte naam van het kantoor. ‘Kopperlith & Feekel’ noemt hij het, deels ontleend aan Multatuli’s Woutertje Pieterse. Het mag, denk ik, kenmerkend zijn voor de manier waarop Presser mensen beschrijft en typeert: omzichtig, terugdeinzend voor een oordeel. De geschiedenis, en ook de muziek en de literatuur, waren hem minstens of in elk geval net zo lief. Dat was voor de oorlog al zo en meer nog daarna: Dé Appel, de vrouw met wie Presser in juli 1936 trouwde, werd in 1943 opgepakt en meteen op transport naar Sobibor gesteld. Haar dood heeft Pressers leven dramatisch beïnvloed. Na de oorlog hoopte hij nog op haar terugkeer, en – zo ontleen ik aan een recent artikel van Presser-biografe Nanda van der Zee in de Haagse Post – hij hield zichzelf voor dat Dé aan geheugenverlies leed en de weg niet kon terugvinden. Eerst in augustus 1960 trouwde hij opnieuw. Ondergang, dat in 1965 verscheen, werd zijn afrekening met de oorlog – voor zover het ooit tot een afrekening is gekomen.

Veelzijdig
Presser dankt zijn naam natuurlijk vooral aan zijn grootste werken als historicus: Ondergang, Napoleon (in 1946 verschenen, maar al in 1940 geschreven) en Amerika (1949). Maar hij schreef ook proza en poëzie, en het is juist in de veelzijdigheid van zijn oeuvre dat zijn vele talenten, maar ook zijn vele gezichten naar voren komen.

De eerste gedichten verschenen — los van enige uitgaven in eigen beheer — na de oorlog: Orpheus en Ahasverus (1945), product van de periode waarin Presser was ondergedoken. In 1957 publiceerde hij De nacht der Girondijnen, een novelle over het doorgangskamp Westerbork, die met de Van der Hoogtprijs werd bekroond en spoedig alom werd vertaald. Maar hij schreef ook detectives: Moord in Meppel (1953), Moord in Moordrecht (1962), Moord in de Poort (1965).

Opvallend is het grote aantal pseudoniemen waarvan hij zich bediende — niet, lijkt het, om aan verschillende stijlen recht te doen, meer door de omstandigheden of door zichzelf gedwongen. De Tachtigjarige Oorlog, een studie die Presser onder meer met Jan Romein schreef, kon in 1941 alleen verschijnen doordat Presser zich achter de naam B.W. Schaper verschool. Maar toen hij in 1948 een bijdrage leverde aan een bundeltje School-Idyllen was zijn schuchterheid doorslaggevend: hij noemde zichzelf ‘J. Drukker’ om het bezwaar te ondervangen ‘dat men de door mij genoemde school zou herkennen’. Weliswaar schrijft hij in zijn autobiografie dat hij achteraf zijn ‘geremdheid van toen’ niet begrijpt -, het neemt niet weg dat jarenlang, voor het laatst in 1959, ook achter J. van Wageningen, Janus, J. van Dam en Haggi Mami Reis (de naam waaronder hij Moord in Meppel schreef) Jacques Presser schuilging.

Het is de vraag of Presser, had hij langer geleefd, zijn autobiografie ten einde zou hebben geschreven. Een autobiografie gaat over mensen, per definitie, en Presser was er de man niet naar om zijn ervaringen met hen makkelijk te verwoorden, zeker na de oorlog niet. Homo homini homo luidt het motto dat hij — vrij naar Thomas Hobbes — aan De nacht der Girondijnen meegaf: de mens is voor de mens een mens. Erger dan een wolf. Veelzeggender kan het niet.
Robert Gilman
The Idea Of Owning Land An old notion forged by the sword is quietly undergoing a profound transformation
Edited: 198412210004
One of the articles in Living With The Land (IC#8)
Originally published in Winter 1984 on page 5
Copyright (c)1985, 1997 by Context Institute
HOWEVER NATURAL “owning” land may seem in our culture, in the long sweep of human existence, it is a fairly recent invention. Where did this notion come from? What does it really mean to “own” land? Why do we, in our culture, allow a person to draw lines in the dirt and then have almost complete control over what goes on inside those boundaries? What are the advantages, the disadvantages, and the alternatives? How might a humane and sustainable culture re-invent the “ownership” connection between people and the land?

These questions are unfamiliar (perhaps even uncomfortable) to much of our society, for our sense of “land ownership” is so deeply embedded in our fundamental cultural assumptions that we never stop to consider its implications or alternatives. Most people are at best only aware of two choices, two patterns, for land ownership – private ownership (which we associate with the industrial West) and state ownership (as in the Communist East).

Both of these patterns are full of problems and paradoxes. Private ownership enhances personal freedom (for those who are owners), but frequently leads to vast concentrations of wealth (even in the U.S., 75% of the privately held land is owned by 5% of the private landholders), and the effective denial of freedom and power to those without great wealth. State ownership muffles differences in wealth and some of the abuses of individualistic ownership, but replaces them with the often worse abuses of bureaucratic control.

Both systems treat the land as an inert resource to be exploited as fully as possible, often with little thought for the future or respect for the needs of non-human life. Both assume that land ownership goes with a kind of exclusive national sovereignty that is intimately connected to the logic of war.

In short, both systems seem to be leading us towards disaster, yet what other options are there?

The answer, fortunately, is that there are a number of promising alternatives. To understand them, however, we will need to begin by diving deeply into what ownership is and where it has come from.

THE HISTORICAL ROOTS

Beginnings Our feelings about ownership have very deep roots. Most animal life has a sense of territory – a place to be at home and to defend. Indeed, this territoriality seems to be associated with the oldest (reptilian) part the brain (see IN CONTEXT, #6) and forms a biological basis for our sense of property. It is closely associated with our sense of security and our instinctual “fight or flight” responses, all of which gives a powerful emotional dimension to our experience of ownership. Yet this biological basis does not determine the form that territoriality takes in different cultures.

Humans, like many of our primate cousins, engage in group (as well as individual) territoriality. Tribal groups saw themselves connected to particular territories – a place that was “theirs.” Yet their attitude towards the land was very different from ours. They frequently spoke of the land as their parent or as a sacred being, on whom they were dependent and to whom they owed loyalty and service. Among the aborigines of Australia, individuals would inherit a special relationship to sacred places, but rather than “ownership,” this relationship was more like being owned by the land. This sense of responsibility extended to ancestors and future generations as well. The Ashanti of Ghana say, “Land belongs to a vast family of whom many are dead, a few are living and a countless host are still unborn.”

For most of these tribal peoples, their sense of “land ownership” involved only the right to use and to exclude people of other tribes (but usually not members of their own). If there were any private rights, these were usually subject to review by the group and would cease if the land was no longer being used. The sale of land was either not even a possibility or not permitted. As for inheritance, every person had use rights simply by membership in the group, so a growing child would not have to wait until some other individual died (or pay a special fee) to gain full access to the land.

Early Agricultural Societies Farming made the human relationship to the land more concentrated. Tilling the land, making permanent settlements, etc., all meant a greater direct investment in a particular place. Yet this did not lead immediately to our present ideas of ownership. As best as is known, early farming communities continued to experience an intimate spiritual connection to the land, and they often held land in common under the control of a village council. This pattern has remained in many peasant communities throughout the world.

It was not so much farming directly, but the larger-than- tribal societies that could be based on farming that led to major changes in attitudes towards the land. Many of the first civilizations were centered around a supposedly godlike king, and it was a natural extension to go from the tribal idea that “the land belongs to the gods” to the idea that all of the kingdom belongs to the god-king. Since the god-king was supposed to personify the whole community, this was still a form of community ownership, but now personalized. Privileges of use and control of various types were distributed to the ruling elite on the basis of custom and politics.

As time went on, land took on a new meaning for these ruling elites. It became an abstraction, a source of power and wealth, a tool for other purposes. The name of the game became conquer, hold, and extract the maximum in tribute. Just as The Parable Of The Tribes (see IN CONTEXT, #7) would suggest, the human-human struggle for power gradually came to be the dominant factor shaping the human relationship to the land. This shift from seeing the land as a sacred mother to merely a commodity required deep changes throughout these cultures such as moving the gods and sacred beings into the sky where they could conveniently be as mobile as the ever changing boundaries of these empires.

The idea of private land ownership developed as a second step – partly in reaction to the power of the sovereign and partly in response to the opportunities of a larger-than- village economy. In the god-king societies, the privileges of the nobility were often easily withdrawn at the whim of the sovereign, and the importance of politics and raw power as the basis of ownership was rarely forgotten. To guard their power, the nobility frequently pushed for greater legal/customary recognition of their land rights. In the less centralized societies and in the occasional democracies and republics of this period, private ownership also developed in response to the breakdown of village cohesiveness. In either case, private property permitted the individual to be a “little king” of his/her own lands, imitating and competing against the claims of the state.

Later Developments By the early days of Greece and Rome, community common land, state or sovereign land, and private land all had strong traditions behind them. Plato and Aristotle both discussed various mixtures of private and state ownership in ideal societies, with Aristotle upholding the value of private ownership as a means of protecting diversity. As history progressed, the “great ownership debate” has continued between the champions of private interests and the champions of the state, with the idea of community common land often praised as an ideal, but in practice being gradually squeezed out of the picture. Feudal Europe was basically a system of sovereign ownership. The rise of commerce and then industrialism shifted power to the private ownership interests of the new middle class (as in the United States). The reaction against the abuses of industrialism during the past 150 years swung some opinion back again, bringing renewed interest in state ownership (as in the Communist countries).

As important as these swings have been historically, they have added essentially nothing to our basic understanding of, or attitudes about, ownership. Throughout the whole history of civilization land has been seen as primarily a source of power, and the whole debate around ownership has been, “To what extent will the state allow the individual to build a personal power base through land ownership rights?”

TAKING A FRESH LOOK

But the human-human power struggle is hardly the only, or even the most important, issue in our relationship to the land. Whatever happened to the tribal concerns about caring for the land and preserving it for future generations? What about issues like justice, human empowerment and economic efficiency? How about the rights of the land itself? If we are to move forward towards a planetary/ecological age, all of these questions and issues are going to need to be integrated into our relationship to the land. To do this we will have to get out beyond the narrow circle of the ideas and arguments of the past.

We have been talking about “ownership” as if it was an obvious, clear-cut concept: either you own (control) something or you don’t. For most people (throughout history) this has been a useful approximation, and it has been the basis of the “great ownership debate.” But if you try to pin it down (as lawyers must), you will soon discover that it is not so simple. As surprising as it may seem, our legal system has developed an understanding of “owning” that is significantly different from our common ideas and has great promise as the basis for a much more appropriate human relationship to the land.

Ownership Is A Bundle Of Rights The first step is to recognize that, rather than being one thing, what we commonly call “ownership” is in fact a whole group of legal rights that can be held by some person with respect to some “property.” In the industrial West, these usually include the right to:

use (or not use);
exclude others from using;
irreversibly change;
sell, give away or bequeath;
rent or lease;
retain all rights not specifically granted to others;
retain these rights without time limit or review.
These rights are usually not absolute, for with them go certain responsibilities, such as paying taxes, being liable for suits brought against the property, and abiding by the laws of the land. If these laws include zoning laws, building codes, and environmental protection laws, you may find that your rights to use and irreversibly change are not as unlimited as you thought. Nevertheless, within a wide range you are the monarch over your property.

No One Owns Land Each of these rights can be modified independent of the others, either by law or by the granting of an easement to some other party, producing a bewildering variety of legal conditions. How much can you modify the above conditions and still call it “ownership”? To understand the answer to this, we are going to have to make a very important distinction. In spite of the way we normally talk, no one ever “owns land”..In our legal system you can only own rights to land, you can’t directly own (that is, have complete claim to) the land itself. You can’t even own all the rights since the state always retains the right of eminent domain. For example, what happens when you sell an easement to the power company so that they can run power lines across you land? They then own the rights granted in that easement, you own most of the other rights, the state owns the right of eminent domain – but no single party owns “the land.” You can carry this as far as you like, dividing the rights up among many “owners,” all of whom will have a claim on some aspect of the land.

The wonderful thing about this distinction is that it shifts the whole debate about land ownership away from the rigid state-vs.-individual, all-or-nothing battle to the much more flexible question of who (including community groups, families, etc. as well as the state and the individual) should have which rights. This shift could be as important as the major improvement in governance that came with the shift from monolithic power (as in a monarchy) to “division of powers” (as exemplified in the U.S. Constitution with its semi-independent legislative, executive and judicial branches).

Legitimate Interests How might the problems associated with exclusive ownership (either private or state) be solved by a “division of rights” approach? To answer this, we need to first consider what are the legitimate interests that need to be included in this new approach. If we are to address all the concerns appropriate for a humane sustainable culture we need to recognize that the immediate user of the land (be that a household or a business), the local community, the planetary community, future generations, and all of life, all have legitimate interests. What are these interests?

The immediate users need the freedom to be personally (or corporately) expressive, creative, and perhaps even eccentric. They need to be able to invest energy and caring into the land with reasonable security that the use of the land will not be arbitrarily taken away and that the full equity value of improvements made to the land will be available to them either through continued use or through resale should they choose to move.
The local community needs optimal use of the land within it, without having land held arbitrarily out of use by absentee landlords. It needs to be able to benefit from the equity increases in the land itself due to the overall development of the community, and it needs security that its character will not be forced to change through inappropriate land use decisions made by those outside the community or those leaving the community.
The planetary community, future generations, and all of life need sustainable use – the assurance that ecosystems and topsoil that have been developed over hundreds of thousands of years will not be casually destroyed; that the opportunities for life will be enhanced; that non-renewal resources will be used efficiently and for long term beneficial purposes. This larger community also needs meaningful recognition that the earth is our common heritage.
Is it possible to blend these various interests in a mutually supportive way, rather than seeing them locked in a power struggle? The answer, fortunately, is yes. Perhaps the best developed alternative legal form that does this is called a land trust.

LAND TRUSTS

A land trust is a non-governmental organization (frequently a non-profit corporation) that divides land rights between immediate users and their community. It is being used in a number of places around the world including India, Israel, Tanzania, and the United States. Of the many types of land trusts, we will focus here on three – conservation trusts, community trusts, and stewardship trusts. These will be discussed in more detail in other articles in this section, but an initial overview now will help to draw together many of the threads we have developed so far.

In a conservation land trust, the purpose is generally to preserve some aspect of the natural environment. A conservation trust may do this by the full ownership of some piece of land that it then holds as wilderness, or it may simply own “development rights” to an undeveloped piece. What are development rights? When the original owner sells or grants development rights to the conservation trust, they put an easement (a legal restriction) on the land that prevents them or any future owners from developing the land without the agreement of the conservation trust. They have let go of the right to “irreversibly change” listed above. The conservation trust then holds these rights with the intention of preventing development. The Trust For Public Land (82 Second St, San Francisco, CA 94105, 415/495-4015) helps community groups establish conservation and agricultural land trusts.

A community land trust (CLT) has as its purpose removing land from the speculative market and making it available to those who will use it for the long term benefit of the community. A CLT generally owns full title to its lands and grants long term (like 99-year) renewable leases to those who will actually use the land. Appropriate uses for the land are determined by the CLT in a process comparable to public planning or zoning. Lease fees vary from one CLT to another, but they are generally more than taxes and insurance, less than typical mortgage payments, and less than full rental cost. The lease holders have many of the use and security rights we normally associate with ownership. They own the buildings on the land and can take full benefit from improvements they make to the land. They can not, however, sell the land nor can they usually rent or lease it without the consent of the trust. The Institute For Community Economics (57 School St. Springfield, MA 01105, 413/746-8660) is one of the major support groups for the creation of community land trusts in both urban and rural settings.

The stewardship trust combines features of both the conservation trust and the CLT, and is being used now primarily by intentional communities and non-profit groups such as schools. The groups using the land (the stewards) generally pay less than in a normal CLT, but there are more definite expectations about the care and use they give to the land.

In each one of these types, the immediate users (nonhuman as well as human) have clear rights which satisfy all of their legitimate use needs. The needs of the local community are met through representation on the board of directors of the trust which can enforce general land use standards. The larger community usually has some representation on the trust’s board as well. Thus by dividing what we normally think of as ownership into “stewardship” (the users) and “trusteeship” (the trust organization), land trusts are pioneering an approach that better meets all the legitimate interests.

The system is, of course, still limited by the integrity and the attitudes of the people involved. Nor are current land trusts necessarily the model for “ownership” in a humane sustainable culture. But they show what can be done and give us a place to build from. I’ll explore more of where we might build to in a later article, but now lets turn to other perspectives and experiences with going beyond ownership.

Bibliography

Chaudhuri, Joyotpaul, Possession, Ownership And Access: A Jeffersonian View (Political Inquiry, Vol 1, No 1, Fall 1973).

Denman, D.R., The Place Of Property (London: Geographical Publications Ltd, 1978).

Institute For Community Economics, The Community Land Trust Handbook (Emmaus, PA: Rodale Press, 1982).

International Independence Institute, The Community Land Trust (Cambridge, MA: Center For Community Economic Development, 1972).

Macpherson, C.B., Property: Mainstream And Critical Positions (Toronto: Univ Of Toronto Press, 1978).

Schlatter, Richard, Private Property: The History Of An Idea (New Brunswick, NJ: Rutgers University Press, 1951).

Scott, William B., In Pursuit Of Happiness: American Conceptions Of Property (Bloomington: Indiana University Press, 1977).

Tully, James, A Discourse On Property: John Locke And His Adversaries (Cambridge: Cambridge Univ Press, 1980).

Land Rights

by John Talbot

IT WAS NOT so long ago in human history that the rights of all humans were not acknowledged, even in the democracies. Slavery was only abolished a few generations ago. In the same way that we have come to see human rights as being inherent, so we are now beginning to recognize land rights, and by land I mean all life that lives and takes its nourishment from it, as well as the soil and earth itself. Once we have understood and accepted that idea, we can truly enter into a cooperative relationship with Nature. I’m not talking about living in fear of disturbing anything or a totally “hands off nature” angry ecologist view, but simply acknowledging the right to be of land and nature, and that when we do “disturb” it we do so with sensitivity and respect, doing our best to be in harmony with what is already there.

Being in harmony, apart from being a very subjective state, may not always be possible: for example in the case of putting a house down where once there wasn’t one. But we as humans have needs too. Nature knows that and is, I believe, quite willing to accommodate us. Our responsibility is, however, to act consciously and with the attitude of respect and desire for cooperation. It is no different from respecting other people’s rights in our interactions, being courteous and sensitive to their needs and feelings. This attitude toward the land is almost universally held by aboriginal and native peoples, from the Bushman to the Native American Indians to the tribes of the South Pacific. Earth Etiquette, you might say.

Following directly from that is the principle that you cannot really buy, sell or own the land. Just as we cannot (or should not) own slaves of our own species, we would not make slaves of animals, plants or the land and nature in general. Sounds easy but I feel this represents a very profound and fundamental change in human attitudes; one that takes thought, effort and time to reprogram in ourselves.
NYT
EDWARD CRANKSHAW IS DEAD AT 75; AUTHOR ON SOVIET AND HAPSBURGS
Edited: 198412041025
EDWARD CRANKSHAW IS DEAD AT 75
By WOLFGANG SAXON
Published: December 4, 1984

Edward Crankshaw, one of the most respected authors on the Soviet Union and chronicler of the Hapsburgs, died last Thursday in his native Britain after what was described as a ''long and painful illness.'' He was 75 years old and lived in Hawkhurst, in rural Kent.

His death was reported Sunday in The Observer, the British weekly for which he kept watch on the Soviet scene starting in 1947. Mr. Crankshaw, who spurned the label of ''Kremlinologist,'' was regarded as Britain's premier journalistic expert on Soviet politics.

The author of about 20 books, including three novels, Mr. Crankshaw contribued a steady flow of prefaces, essays and articles to publications in Britain and the United States, including The New York Times. In addition, he commented on Soviet affairs for the BBC.

Difficult to place politically, Mr. Crankshaw reluctantly became a Soviet specialist when The Observer asked him to take the assignment after World War II, part of which he had spent in Moscow. One of the conclusions he had reached was that Kremlin policies must be seen as something that did not start with the Bolshevik takeover in 1917, but had ancient roots. He Avoided Speculation

Thus, Mr. Crankshaw avoided speculations about absences from the Kremlin wall at anniversary parades. Instead, his basic impressions had been formed when the Russians were fighting for survival, and he took heart from Stalin's evocations of historical ''Holy Russia.''

His political testament came in a preface written this year to a selection from his writings, ''Putting Up With the Russians.''

As a conservative dedicated to the survival of European civilization, he rejected the harsh tones adopted by President Reagan and his supporters, accusing them of trying to turn the Soviet Union into a pariah. Mr. Crankshaw viewed detente with some skepticism, but he insisted on the need for co- existence.

He was the author of ''Russia Without Stalin'' in 1956, regarding the changes in everyday life in the post- Stalin era. He also wrote ''Khrushchev's Russia'' (1960) and ''Khrushchev: A Career,'' published six years later.

He then wrote the introduction for ''Khrushchev Remembers,'' a rich compilation of comments, speeches, conversations and interviews by Nikita I. Khruschev, the Kremlin leader who denounced the Stalinist terror. 'Khrushchev Himself'

Mr. Crankshaw, who also contributed copious footnotes and commentary to the Khrushchev book, helped defend the book against doubters. He said that by ''style and content'' the words were ''Khrushchev himself, quite unmistakably speaking.'' His faith in the book's authenticity has come to be shared by most others since its publication in 1970.

Though ailing for many years, Mr. Crankshaw, a slight and courtly man, continued to write even in bed whenever he was unable to move about.

His last volume published in this country was ''Bismarck'' in 1982. Writing in The New York Times Book Review, George L. Mosse called the book ''a cautionary tale about political and military power'' that sees Bismarck's ''apparent success as a failure because the Iron Chancellor exalted the amoral concept of politics into a principle.''

Edward Crankshaw was born on Jan. 3, 1909, in rural Essex. As a boy, he often visited the London magistrate's court where his father, Arthur, worked as chief clerk. He attended Bishop's Stortford College but left early - hence his claim to having been largely self- taught.

Instead, Mr. Crankshaw went to the Continent to travel, and he lived in Vienna, becoming fluent in German. His Austrian years turned out to be formative ones for his mind as he watched democracy crumble in the new Austrian republic. They also instilled him with a passion for literature and music.

From Europe, he wrote for British publications subjects ranging from twelve-tone music to books, art and the theater. But he gave up journalism to write ''Joseph Conrad: Some Aspects of the Art of the Novel,'' a study of Conrad's methods and the novelist's art in general. Another book, ''Vienna: The Image of a Culture in Decline,'' appeared in 1938. Posted to Moscow in '41

In 1936, Mr. Crankshaw was commissioned into Britain's Territorial Army. In 1941, he was posted to Moscow as an intelligence officer, and he did all he could to understand the Russians, their history, national character and government.

Having also traveled on the periphery of the Soviet Union, he was asked by The Observer to return to journalism as its Russian expert. His early books on the subject were ''Britain and Russia'' (1945), ''Russia and the Russians'' (1947) and ''Russia by Daylight'' (1951).

A well-received history was The Shadow of the Winter Palace: The Drift to Revolution, 1825-1917 which appeared in 1976. Other well-received books were ''The Fall of the House of Hapsburg'' (1963) and ''The Hapsburgs'' (1971).

Of Mr. Crankshaw's ''Maria Theresa'' (1969), Thomas Lask wrote in his review in The New York Times, ''Mr. Crankshaw has managed in what is a model of compression and judicious selection to rescue Maria Theresa from the history books and to turn a monument into a warm and appealing woman.''

Mr. Crankshaw is survived by his wife, the former Clare Chesterton Carr.
Robert Gilman
Structural Violence. Can we find genuine peace in a world with inequitable distribution of wealth among nations?
Edited: 198309000100
One of the articles in The Foundations Of Peace (IC#4)
Originally published in Autumn 1983 on page 8
Copyright (c)1983, 1997 by Context Institute
THE HUMAN TENDENCY toward, and preparations for, open warfare are certainly the most spectacular obstacles to peace, but they are not the only challenges we face. For much of the world’s population, hunger, not war, is the pressing issue, and it is hard to imagine a genuine peace that did not overcome our current global pattern of extensive poverty in the midst of plenty.

Hunger and poverty are two prime examples of what is described as “structural violence,” that is, physical and psychological harm that results from exploitive and unjust social, political and economic systems. It is something that most of us know is going on, some of us have experienced, but in its starker forms, it is sufficiently distant from most North American lives that it is often hard to get a good perspective on it. I’ve come across an approach that seems to help provide that perspective, and I’d like to describe it.

How significant is structural violence? How does one measure the impact of injustice? While this may sound like an impossibly difficult question, Gernot Kohler and Norman Alcock (in Journal of Peace Research, 1976, 13, pp. 343-356) have come up with a surprisingly simple method for estimating the grosser forms of structural violence, at least at an international level. The specific question they ask is, how many extra deaths occur each year due to the unequal distribution of wealth between countries?

To understand their approach, we will need to plunge into some global statistics. It will help to start with the relationship between Life Expectancy (LE) and Gross National Product Per Person (GNP/p) that is shown in the following figure.



Each dot in this figure stands for one country with its LE and GNP/p for the year 1979. All together, 135 countries are represented (data from Ruth Sivard’s World Military and Social Expenditures 1982, World Priorities, Box 1003, Leesburg VA 22075, $4). Kohler and Alcock used a similar figure based on data for 1965, and I’ll compare the 1965 data with the 1979 data later in this article. Except for a few oil exporting countries (like Libya) that have unusual combinations of high GNPs and low Life Expectancies, the data follows a consistent pattern shown by the curve. Among the “poor” countries (with GNP/p below about $2400 per person per year), life expectancy is relatively low and increases rapidly with increasing GNP/p. Among the “rich” countries, life expectancy is consistently high and is relatively unaffected by GNP.

The dividing line between these two groups turns out to also be the world average GNP per person. The value of the life expectancy curve at that point (for 1979) is 70 years. Thus, other things being equal, if the world’s wealth was distributed equally among the nations, every country would have a life expectancy of 70 years. This value is surprisingly close to the average life expectancy for the industrial countries (72 years), and is even not that far below the maximum national life expectancy of 76 years (Iceland, Japan, and Sweden).

Kohler and Alcock use this egalitarian model as a standard to compare the actual world situation against. The procedure is as follows. The actual number of deaths in any country can be estimated by dividing the population (P) by the life expectancy (LE). The difference between the actual number of deaths and the number of deaths that would occur under egalitarian conditions is thus P/LE – P/70. For example, in 1979 India had a population of 677 million and a life expectancy of 52 years. Thus India’s actual death rate was 13 million while if the life expectancy had been 70, the rate would have been 9.7 million. The difference of 3.3 million thus provides an estimate of the number of extra deaths.

Calculating this difference for each country and then adding them up gives the number of extra deaths worldwide due to the unequal distribution of resources. The result for 1965 was 14 million, while for 1979 the number had declined to 11 million. (China, with a quarter of the world’s population, is responsible for 3/4 of this drop since it raised its life expectancy from 50 in 1965 to 64 in 1979.)

How legitimate is it to ascribe these deaths to the structural violence of human institutions, and not just to the variability of nature? Perhaps the best in-depth study of structural violence comes from the Institute for Food and Development Policy (1885 Mission St, San Francisco, CA 94103). What they find throughout the Third World is that the problems of poverty and hunger often date back hundreds of years to some conquest – by colonial forces or otherwise. The victors became the ruling class and the landholders, pushing the vast majority either on to poor ground or into being landless laborers. Taxes, rentals, and the legal system were all structured to make sure that the poor stayed poor. The same patterns continue today.

Additional support is provided by the evidence in the above figure, which speaks for itself. Also, according to Sivard, 97% of the people in the Third World live under repressive governments, with almost half of all Third World countries run by military dominated governments. Finally, as a point of comparison, Ehrlich and Ehrlich (Population, Environment, and Resources, 1972, p72) estimate between 10 and 20 million deaths per year due to starvation and malnutrition. If their estimates are correct, our estimates may even be too low.

Some comparisons will help to put these figures in perspective. The total number of deaths from all causes in 1965 was 62 million, so these estimates indicate that 23% of all deaths were due to structural violence. By 1979 the fraction had dropped to 15%. While it is heartening to see this improvement, the number of deaths is staggeringly large, dwarfing any other form of violence other than nuclear war. For example, the level of structural violence is 60 times greater than the average number of battle related deaths per year since 1965 (Sivard 1982). It is 1.5 times as great as the yearly average number of civilian and battle field deaths during the 6 years of World War II. Every 4 days, it is the equivalent of another Hiroshima.

Perhaps the most hopeful aspect of this whole tragic situation is that essentially everyone in the present system has become a loser. The plight of the starving is obvious, but the exploiters don’t have much to show for their efforts either – not compared to the quality of life they could have in a society without the tensions generated by this exploitation. Especially at a national level, what the rich countries need now is not so much more material wealth, but the opportunity to live in a world at peace. The rich and the poor, with the help of modern technology and weaponry, have become each others’ prisoners.
TESSENS Lucas (coördinatie uitgifte postzegel)
24th World Congress of international Federation of Periodical Press - Periodieke Pers - Presse Périodique (FIPP)
Edited: 198303190928

Date of issue: 19th of March 1983.
OBC/COB numbers: 2084
Created by: Composition : Louis Van Besouw /De Schutter
Perforation: 11 1/2
Size: 35 mm x 24 mm
Composition of the sheets: 30
Printing Process: Screendeepprint
Number of plates: 1-2
Printing Run: 3.000.000ex
Paper: P5 (see paper Types)
2084 -20F - Allegory
Louis Van Besouw werkte toen bij de Tijdschriften Uitgevers Maatschappij (TUM), de Belgische dochtermaatschappij van VNU.
De lancering van de postzegel kon rekenen op de steun van de filatelistische kringen en veel goodwill van het kabinet van Paula d'Hondt.
Er waren 5 voorverkopen: Dendermonde (De Voorpost/Uitgeverij De Cyuper), Brussel (Postmuseum op de Zavel), Antwerpen (lokalen TUM), Verviers (Télépro), Charleroi (Dupuis).
De gehele briefwisseling aangaande de uitgifte van deze postzegel berust in het archief van het Media Expert Research System (MERS).
De allegorie werd overgebracht op twee grote schilderdoeken. Die dienden ter versiering van de conferentiezalen in het Brussels Hilton Hotel.
Het congres ging door van 9 tot 11 mei 1983 o.l.v. Congress Director L. Tessens.


Begeleidende tekst:
De Internationale Federatie van de Periodieke Pers (F.I.P.P.) werd in 1925 opgericht en wordt door de UNESCO als gesprekspartner aanvaard. In dat kader vertegenwoordigt F.I.P.P. de nationale verenigingen van de tijdschriftenpers en ook individuele uitgeverijen. De Federatie, met haar gespecialiseerde commissies, houdt zich bezig met alle vragen die de periodieke publicaties aanbelangen en waarvoor op internationaal vlak een oplossing dient te worden gevonden. De doelstellingen van de Federatie zijn meer bepaald: – de vrijheid van de nieuwsverspreiding, de ideeën en de kennis ondersteunen; – de ethische en materiële belangen van de tijdschriften pers verdedigen; – het vertrouwen van het publiek in de periodieke pers verstevigen en haar waarde als medium voor mondiale en inter-personele communicatie doen erkennen; – het gebruik van de periodieke pers als efficiënt middel voor de marketing en de publiciteit van goederen en diensten promoveren; – gelegenheden voor haar leden creëren waarbij zij hun kennis, hun ervaringen en hun ideeën kunnen uitwisselen. De organisatie van internationale officiële contacten waarop die uitwisseling kan gebeuren; – in voorkomend geval optreden voor de belangen van allen. Het wereldcongres van de F.I.P.P. vindt dit jaar plaats te Brussel van 11 tot 13 mei 1983. De Nationale Federatie der Informatieweekbladen (N.F.I.W.) nodigt de uitgevers van de Periodieke Pers uit elkaar te ontmoeten. De N.F.I.W. vertegenwoordigt 47 weekbladtitels in België. Op bijzondere wijze leveren deze uitgaven een grote bijdrage aan de verscheidenheid van de opinies, de attitudevorming en de verbreiding van ideeën, en dat in een steeds ingewikkelder maatschappij. De 47 titels van de N.F.I.W. bereiken wekelijks meer dan 9 miljoen lezers in België. Hun zakencijfer van ongeveer 7 miljard frank bewijst zeker dat ook de economische waarde van de weekbladpers niet onderschat mag worden. In een periode van versnelde technologische ontwikkeling en van internationalisering van het mediabeleid is de N.F.I.W. zeer verheugd uitgevers van de gehele wereld te kunnen verwelkomen in het hart van Europa, België.


Noot Lucas Tessens: De organisatie van dit congres moest ook zorgen voor een erkenning van de weekbladpers op binnenlands politiek vlak. De aanloop tot en het congres zelf situeerden zich in de context van de discussie rond de toetreding van de pers tot de commerciële omroep in Vlaanderen. Zonder notoriëteit en politieke geloofwaardigheid zouden de weekbladen in deze discussie geen rol toebedeeld krijgen. Het organisatie van het congres door de N.F.I.W. moet uitdrukkelijk in dat élan worden bekeken.
NAEGELS Marc, DUJARDIN Jacques, THOUA Jean
Pourquoi Pas? La petite histoire d'une grande réussite ... in: La Presse, n° 108, juin 1981
Edited: 198106300080
FICHE D'IDENTITE
Titre : Pourquoi Pas ?
Adresse ettéléphone : 95, Bd. Emile Jacqmain, 1000 Bruxelles, 218.13.40
Editeur-propriétaire : S.A. Pourquoi Pas ?
Date de fondation : 1910
Directeur: Mare Naegels
Rédacteur en chef:Jacques Dujardin
Langue : francais
Type d'impression : offset
Objectif ou formule rédactionnelle : Panorama de l'actualité danstousles domaines

Le Soir Illustré. Historique et buts poursuivis. in: De Pers/La Presse, n° 108, juin 1981
Edited: 198106300077
Editeur responsable : Rossel & Cie, s.a.
Rédaction : Place de Louvain, 21,1000 Bruxelles, tél. 02/21 7.74.80
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Bureaux parisiens : rue d'Anjou, 73, 75008 Paris - tél. 387.36.1 6
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Contenu : Enquêtes et reportages d'actualité, articles documentaires problèmes économiques, politiques,
sociaux, culturels et d'intérêt humain, spectacle, mode, loisirs, programmes de télévision et de
radio, etc.
Genre de lecteurs: S'adresse è toutes les catégories de lecteurs. Le plus recent sondage a déterminé
la physionomie de lecture de la facon suivante :
42 % de lecteurs des classes A et B;
42 % de lecteurs hommes;
58 % de lectrices.
Diffusion en Brabant: 50 %; en Wallonië : 45 %; en pays flamand : 5 %.
Tirage: 105.000 ex.
Nombre de lecteurs : 228.700
Format: 31 x24 cm
Nombre de pages : variant de 64 è 104
Impression : héliogravure
Objectif ou formule rédactionnelle : information générale-actualité. Publie, en toute indépendance
politique et philosophique informations générales- actualité beige et étrangère - enquêtes, reporta
ges et documents.
Rubriques régulières : programmes complets de télévision (encart détachable) - cinéma - théêtre -
livres - mode - humour, etc...
79

TESSENS Lucas Lic.
Etherreklame en Weekbladpers, in: De Pers-La Presse, nr 108, juni 1981 [zoekhulp: etherreclame]
Edited: 19810008
Harde afwijzing van de geplande introductie van reclame op BRT en RTBF (rooms-rode regering Mark Eyskens). Vergelijking met de Nederlandse situatie (STER). Becijferde gevolgen van de concurrentie van RTL, dat via de kabelmaatschappijen een illegale toegang had gekregen tot de gezinnen in Wallonië en Brussel. Wegzuigingseffect op de reclamemarkt. Belang van kleurentelevisie in de concurrentiestrijd. Noot Lucas Tessens: Noteer dat vanaf 1984 de weekbladuitgevers - hierin schoorvoetend gevolgd door de dagbladuitgevers - een andere strategie kozen: zelf een commerciële zender uitbaten om het wegzuigingseffect onder controle te kunnen houden en TV-reclame 'in geleidelijkheid' in te voeren (gefaseerd opvoeren van reclametijd). Het financieel plan van de VMM hield uitdrukkelijk rekening met die geleidelijkheid. Na een intensieve lobbying van 7 jaar (gericht op wets- en decreetwijzigingen), dom overleg met de BRTN om hun tweede net in te palmen en intern geruzie over de verdeling van het aandelenkapitaal, kon VTM in februari 1989 van start gaan. De uitgevers slaagden er ook in om goedkope leningen met staatswaarborg in de wacht te slepen. Maar de uitgevers hebben toen voor het 'snelle geld' van de TV-reklame gekozen en zo zelf het verdwijnen van weekbladtitels of opslorping in de hand gewerkt. VTM werd zo een wapen om binnen de weekbladpers de concurrentiestrijd op te voeren en de zwakkeren uit te schakelen of over te nemen. De mediaconcentratie op volle toeren.

BOONE Luk prof. dr
Ophefmakende falingen in de perswereld, in: Res Publica, Bundel XXI, nr 2, 1979, pp. 229-242
Edited: 197900004783
In dit artikel peilt Boone naar de politieke achtergronden van de falingen, cq. reddingen, van De Standaard en Volksgazet. Hij verwijst ook terloops naar het verwijnen van 'De Krant' in maart 1976.


Diegenen die de geschiedenis schrijven van de naoorlogse Nederlands^
talige Belgische dagbladpers, zullen ongetwijfeld de tweede helften van
de jaren vijftig en zeventig als terzake bijzonder woelig weerhouden.
De periode tussen 1955 en 1959 zal geboekstaafd blijven als het tijdperk
van de concentraties. In 1957 besloten Het Laatste Nieuws en De Nieuwe
Gazet te gaan samenwerken. Twee jaar later kocht de Standaard-groep
de Gentse titels De Gentenaar en De Landwacht op.
De jaren zestig zouden het decennium van de stabilisering kunnen
worden genoemd. Het enige meldenswaardige feit is de oprichting, begin
1968, van de Financieel-Ekonomische Tijd.
De tweede helft van de jaren zeventig zöu men als titel de ophef
makende faillissementen kunnen meegeven. Begin maart 1976 verdween
de begin oktober 1975 opgerichte De Krant. Deze titel diende zich aan
als een onafhankelijk, objectief, Vlaams, zelfstandig, niet partijgebonden
dagblad, dat recht naar de mensen toeschrijft, in een klare, duidelijke taal,
met een vinnige new. sound en een fris, modern uitzicht . Zoals steller
elders reeds betoogde, verbijsterde het eerste nummer de minst kritische
waarnemers. Het betrof, in feite, een tabloïd zonder enige oorspronke
lijkheid die het midden hield tussen de Londense avondkranten en de
meest stofferige provinciebladen. (...). De langzame doodstrijd van D?
Krant-eindigde in de grootste verwarring en in de financiële en morele
ontreddering van een groot aantal medewerkers... (1).
Deze faling was echter slechts een voorsmaak. In mei-juni 1976 ging de
prestigieuze Standaard-gtoep over de kop, en twee jaar later hield Volks
gazet definitief op met verschijnen.
(...)


Summary : Sensational failures in the newspaper industry.
In the post war history of the Dutch-language daily press in Belgium,
the late fifties, marked by a trend towards concentration, and the latter
part of the seventies, notorious by the bankrupties of several newspapers,
stand out as eras of turbulence. It is two particularly significant events
occurring during the latter period, i.c. the 1976 insolvency of the prestigeous
Standaard papers and that of Volksgazet two years later, which this article focuses upon. In his analysis of causes and suggested/chosen solutions, the author highlights the political rather than the economie dimension of the events and their aftermaths, given that each of the faïling neuwspapers — and hence their survival — mattered pólitically, i.c. to the Christian Democrats and the Socialist party respectivély. Central to this is the question of the measures considered/taken by the Belgian c.q. Flemish /pólitical authorities for having
the newspapers. The course of events in each case is examined and the
differences in terms of causal factors and measures taken/omitted are
noted. In the final analysis, the question arises as to the relationship
between certain political figures or groups on the one hand, and government
agencies, which both Volksgazet and particularly the Standaard titles were heavily indebted to, on the other hand.




LASSWELL Harold D. (1902-1978)
"Propaganda is the expression of opinions or actions carried out deliberately by individuals or groups with a view to influence the opinions or actions of other individuals or groups for predetermined ends through psychological manipulations."
Edited: 197800004578
Lasswell made these contributions to the field of communication study:

His five-questions model of communication led to the emphasis in communication study on determining effects. Lasswell’s contemporary, Paul F. Lazarsfeld, did even more to crystallize this focus on communication effects.
He pioneered in content analysis methods, virtually inventing the methodology of qualitative and quantitative measurement of communication messages (propaganda messages and newspaper editorials, for example).
His study of political and wartime propaganda represented an important early type of communication study. The word propaganda later gained a negative connotation and is not used much today, although there is even more political propaganda. Propaganda analysis has been absorbed into the general body of communication research.
He introduced Freudian psychoanalytic theory to the social sciences in America. Lasswell integrated Freudian theory with political analysis, as in his psychoanalytic study of political leaders. He applied Freud's id-ego-superego via content analysis to political science problems. In essence, he utilized intraindividual Freudian theory at the societal level.
He helped create the policy sciences, an interdisciplinary movement to integrate social science knowledge with public action. The social sciences, however, generally resisted this attempt at integration and application to public policy problem.
src: wiki 20180329
CRAEYBECKX Jan
De agrarische depressie van het einde der XIXde eeuw en de politieke strijd om de boeren, in: BTNG, 1974, 1-2, pp. 181-225
Edited: 19730076
Belangrijk artikel dat wijst op het onvermogen van de socialisten om de boeren aan te spreken. In de aanhef van het artikel vinden we volgend citaat: "Er moeten zoveel mogelijk kleine eigenaars ontstaan, want anders kan degene die niets bezit gehoor geven aan de dwaze en misdadige, doch verleidelijke droombeelden van de socialistische volksbedriegers." (De Landbouw, weekblad van de Landbouwersbond van Oost-Vlaanderen, 8 januari 1893)



Tweede deel
30 april 1970: Historicus Prof Dr Jacques Presser overleden. R.I.P.
Edited: 197004300917
Jacob (Jacques) Presser (Amsterdam, 24 februari 1899 – aldaar, 30 april 1970) was een Nederlandse historicus, schrijver en dichter die vooral bekend is geworden door zijn boek Ondergang: De vervolging en verdelging van het Nederlandse Jodendom 1940-1945 over de geschiedenis van de Jodenvervolging in Nederland in de Tweede Wereldoorlog. Hij is de bedenker van de term egodocument (rond 1955).

Bibliografie:
- Das Buch 'De Tribus Impostoribus' (Von den drei Betrügern) (proefschrift - 1926)
- 'Anatole France en de geschiedenis'. In: Historische opstellen, opgedragen aan prof. dr. H. Brugmans (1929), p. 234–255. Ook in: J. Presser, Schrijfsels en schrifturen (1961), p. 7–28.
- 'Het antisemitisme als historisch verschijnsel'. In: Antisemitisme en Jodendom. Een bundel studies over een actueel vraagstuk onder redactie van Dr. H. J. Pos (1939), p. 1–18. Herdrukt in: J. Presser, Schrijfsels en schrifturen (1961), p. 29–48.
- De Tachtigjarige Oorlog (1941 - onder eigen naam 1948; 6de druk 1978)
- Napoleon. Historie en legende (1946; 7de druk 1978). Duitstalige uitgaven onder de titel Napoleon. Das Leben und die Legende (1977, 1979, 1990, 1997)
- 'Beeldbaarheid en beeldvorming in de jongste Amerikaanse historie' (Openbare les. Universiteit van Amsterdam, 11 februari 1947). Ook in: Schrijfsels en schrifturen (1961), p. 54–74.
- Amerika. Van kolonie tot wereldmacht (1949; 4de, herziene druk 1976, met een Naschrift over de periode na 1965 door dr. R. Kroes.): een vaak bijtende analyse van de Amerikaanse samenleving en de imperialistische tendenzen.
- Historia hodierna (Inaugurele rede. Universiteit van Amsterdam, 2 oktober 1950). Ook in: Uit het werk van dr. J. Presser (1969), p. 209–225.
- Gewiekte wielen. Richard Arkwright (1951)
- Schrijfsels en schrifturen (1961)
- Antwoord aan het kwaad. Getuigenissen 1939–1945, samengesteld door prof. dr. J. Presser (1961)
Europa in een boek (1963)
- Ondergang: De vervolging en verdelging van het Nederlandse Jodendom 1940-1945 (twee delen - 1965; 8ste druk 1985). Engelstalige uitgaven onder de titel Ashes in the Wind. The destruction of Dutch Jewry (Britse editie, 1968, herdruk 2010, met een nawoord van dr. Dienke Hondius; Amerikaanse heruitgave 1988) en The Destruction of the Dutch Jews (Amerikaanse uitgave 1969)
- Uit het werk van dr. J. Presser (1969; afscheidsbundel met 32 essays van zijn hand)
Gesprekken met Jacques Presser (1972; een egodocument in de vorm van de volledige tekst van de gesprekken die Philo Bregstein in 1969-1970 met Presser voerde ter voorbereiding van de documentaire film Dingen die niet voorbijgaan)
- Louter verwachting. Autobiografische schets 1899-1919 (1985; met de tekst van zijn rede voor de herdenking van 25 jaar bevrijding, 5 mei 1970, en een bibliografie van al zijn werk)


biografie
J. HANNES Assistent aan het Seminarie voor Hedendaagse Geschiedenis, R.u.G. en С LIS Aspirante N.F.W.O
DE SOCIALE HIERARCHIE IN DE WONINGBOUW ANTWERPEN OMSTREEKS 1834 en WOONTOESTANDEN EN GANGENSANERINGEN TE ANTWERPEN IN HET MIDDEN DER 19e EEUW
Edited: 196900000902
Social Hierarchy In Housing. Antwerp About 1834: How rich are rich people, how poor are poor people ? This is a much vexing question, especially when asked for the last century. The problem is to construct a kind of pyramid, where everyone has a definite place according to his wealth or lack of it. But how to build such a pyramid ? The authors started from the assumption, that there exists a correlation between the value of the habitation of the invidual and his financial situation. The value of the habitation is indeed well known, at least at a definite moment of the past century, owing to the compilation of the land registry. This goes, in Antwerp, for the year 1834. We do know, for that year, the value of any dwelling in Antwerp. The next step is to find out about the wealth of the people living in the most expensive houses and, on the other hand, of the people living in the least expensive. As regards the richest people, we can derive a fairly accurate idea of their place in the hierarchy of wealth by using the returns of the licence fee, a tax related to the importance of their business. It appears that there is a striking degree of conformity between both series. The same goes for the poor people living in shabby dwellings. Here one can know more or less how poor they are because they are the people on relief. On first sight, one would feel that this is a case of making sure in a painstaking way of what was known beforehand. But this would be a false assumption : for most of the 19th century, and for most towns, the documents (e.g. licence fee) helping us to gain insight into the real wealth of people are lost. But the land registry records are fairly well preserved. As it has been by now established that the correlation between the value of the inhabited house and the wealth situation is extremely high, the method developped by the authors makes it possible to reconstruct the real hierarchy of wealth or poverty for any given population. — Slum-Sanitation : A Central Problem In The Way Of Life Of The Working People. (Antwerp, 19Th Century): One of the most inescapable consequences of the growth of the industrial town (and even of the not so industrial town) in the past century is, that housing conditions of the factory workers and poor people rapidly took a turn for the worse. The accumulation of demographic, economic and social pressures made the actual housing conditions the very imbodiment of the squalid way of life of the 19th century factory worker, and more attention should be paid to the problem of the slums in the 19th century than has been in the past. In Antwerp — and in most Belgian towns — the basic problem in matters of working class housing was not so much the lack of space as the population increased, than slum construction as a highly profitable investment, in the shape of a huge number of small dwellings built around an inner court or a small street. There was no individual sanitation nor individual water supply. People had to help themselves from a small number of installations for common use. The reason, of course, was to keep the cost of the building of the slum as low as possible. The result was that life in a slum was a constant fight for water and sanitation. The three heavy cholera epidemics of the 19th century had terrific effects in these slums, and this made a slight impact on the minds of the upper classes. The first attempts at sanitation in the towns are the result of that shock. Surveys and projects were contemplated. But there were the owners of the slums to consider too, and it soon became clear that they wanted to keep things as they were. The fight lasted for nine years, and yielded, as far as slum-sanitation is concerned, negligible results : in no more than half of the slums was some work on sanitation done, and even there, no more than shortlived improvements were achieved. This goes to say that research on the fight for slum-sanitation yields its real dividend in a good knowledge of the basis indifference amongst the wealthy towards the very right to existence of the poor.

VANBAELEN Quentin
16 février 1966: Grève des femmes à FN Herstal
Edited: 196602161405
Quentin Vanbaelen
En 2015, en Belgique, les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes. Il y a 50 ans, à Herstal, quelque 3000 ouvrières ont lancé l’une des plus importantes grèves de l’histoire du pays sous le slogan « à travail égal, salaire égal ».
Le 16 février 1966, les travailleuses de la FN d’Herstal se lançaient dans un mouvement de grève qui allait durer douze semaines. Elles allaient marquer l’histoire du mouvement ouvrier belge, mais aussi celle du mouvement féministe.

Une égalité loin d’être acquise

En théorie, l’égalité salariale était censée être acquise. Le Traité de Rome, adopté en 1957 par les pays fondateurs de la future Union européenne (Allemagne, France, Italie, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas), demandait aux pays signataires de l’instaurer dans un délai de 5 ans. Cependant, si le principe avait été concédé par les gouvernements et le patronat, la pratique se révélait encore bel et bien inégalitaire. En Belgique, où les négociations salariales relèvent des secteurs professionnels, une convention signée en 1962 pour le secteur des fabrications métalliques avait ramené en 1965 l’écart à 85 %. Et encore, ce chiffre ne tient pas compte du fait que des métiers ou fonctions occupées majoritairement par des femmes sont moins valorisées.

Le 8 novembre 1965, de nouvelles négociations s’ouvrent. Les discussions sont rudes : les patrons freinent tant qu’ils peuvent. Le 18 février 1966, un projet d’accord est conclu. Il ne comble pas le trou, mais prévoit de porter les salaires des femmes à entre 90 et 96,6 % de ceux des hommes dans les trois classes de salaires les plus basses, dans lesquelles les femmes sont cantonnées.

Pourtant, même si le projet est conclu par les partenaires sociaux, il est trop tard pour éviter la colère des ouvrières. Lorsque le projet est signé, les travailleuses de la FN en sont déjà à deux jours de grève.

5 francs pour les « femmes-machines »

La direction de la FN voulait attendre la conclusion d’un accord national avant de lancer les négociations au sein de l’entreprise, qui possède sa propre échelle barémique. Mais les ouvriers, et surtout les ouvrières, suivent de près l’évolution de la situation. En janvier 1966, des assemblées syndicales ont lieu régulièrement pour informer les travailleurs de l’avancée des négociations… et de l’absence de celles-ci à la FN.

Les ouvrières en ont marre de subir l’injustice et ne veulent plus attendre. Le 9 février, elles débrayent spontanément. Les délégués leur demandent de reprendre le travail et s’engagent à mettre la pression sur la direction pour lancer les négociations internes. Une semaine plus tard, le 16 février, face à un refus persistant de la direction, 3000 ouvrières se mettent en grève. Elles quittent l’usine et manifestent dans les rues d’Herstal, au rythme du tube de Henri Salvador Le travail c’est la santé, dont elles ont réécrit les paroles : « Le travail c’est la santé, mais pour cela il faut être payé. »

Le travail de celles qu’on a baptisées les « femmes-machines » est dur : « Les machines sont vétustes, sur 4000 machines, 2800 datent d’avant-guerre, les poulies, les courroies de transmission apparentes, le bruit infernal, la saleté, l’absence de douche, rien qu’un seau d’eau froide attaché à leur chaise… », se souvient Annie Massay, permanente Setca à l’époque, qui a activement soutenu la grève.

Quant au salaire, les ouvriers hommes les moins qualifiés commencent avec un salaire de classe 4, alors que les femmes n’ont accès qu’aux classes 1 à 3. En outre, il leur est impossible de progresser, puisqu’elles sont exclues de toute possibilité de formation interne et donc de promotion. Concrètement, à l’époque, « les graveurs gagnent 69,50 francs et les graveuses, 65 francs. Les réviseuses gagnent en moyenne 32 francs, les réviseurs, 43 francs. Les emballeuses touchent 32,49 francs, les emballeurs, 43,87 francs ; les manœuvres masculins, 39,75 francs, les femmes-machines, 36,49 francs et les hommes spécialisés aux machines, 50,77 francs. »1

C’est pourquoi, à l’issue de la première assemblée générale, qui a lieu le 17 février dans la salle La Ruche, à la maison du peuple d’Herstal, les femmes se mettent d’accord sur une revendication d’augmentations jusqu’à 5 francs de l’heure.

Or le projet d’accord conclu le 18 février par les partenaires sociaux dans le secteur du métal ne prévoit qu’un franc d’augmentation horaire pour les femmes. Pas de quoi remettre les grévistes au travail, loin de là.


Coll. Carhif, Bruxelles.
Les femmes à l’avant-garde

Convaincre les permanents syndicaux de soutenir la grève aura été une victoire en soi. En effet, dans le mouvement progressiste lui-même, il y a encore beaucoup de travail pour réaliser l’égalité. Ainsi, à la FN, si les femmes représentent 30 % de la main-d’œuvre, elles ne sont que 6,5 % des déléguées FGTB et 9 % à la CSC.

Les responsables syndicaux, bien que d’accord avec l’égalité en principe, « craignaient en l’occurrence que la mise en avant de problèmes qui n’étaient que ceux des femmes, divisât l’unité ouvrière ».2

Cependant, face à la détermination des ouvrières, les permanents décident de soutenir la grève et, lors de la deuxième assemblée générale, le 21 février, les syndicats confirment que la grève est soutenue et que les grévistes seront indemnisées. Les responsables défendront aussi les grévistes face aux attaques de l’establishment. Et celles-ci sont dures.

D’abord, il y a le silence. Il a ainsi fallu plus d’un mois pour qu’un premier reportage télévisé soit réalisé sur la grève. Et, si la radio et plusieurs journaux en parlent, ce n’est pas toujours positivement. Seuls Le Drapeau rouge, quotidien du Parti communiste, et d’autres journaux progressistes rapportent réellement les événements et soutiennent les grévistes.

Ensuite, il y a le sexisme. Le salaire des femmes était encore souvent considéré comme un revenu d’appoint pour les familles, où c’était l’homme qui devait ramener l’argent. Le patronat jouait autant que possible là-dessus pour réduire les coûts de la main d’œuvre. De même, les patrons se plaignaient du taux important d’absentéisme chez les femmes. Ce à quoi la déléguée CSC Jenny Magnée répondit dans un article le 2 avril : « Pourquoi cet absentéisme ?... Pour cause de mauvaises conditions de travail, le travail des femmes-machines est très dur (…) Elles tournent entre 4,5 ou 6 machines pendant 9 heures (…). Elles répètent à longueur de journée, les mêmes gestes dans l’huile (…) Elles sont comme des robots. Le patron se plaint de l’absentéisme des femmes. Que fait-il pour le réduire ? Augmenter les productions sans cesse ! Je voudrais lui donner un conseil : qu’il crée des crèches et des garderies pour les enfants des femmes qui travaillent à la FN car elles ne s’absentent pas toujours pour elles. »3

Enfin, il y a les arguments classiques pour tenter d’isoler les grévistes des autres travailleurs et de la population. Les travailleuses de la FN n’étaient pas les ouvrières les moins bien loties, et elles ont donc été taxées de « privilégiées ». Et le nouveau gouvernement, en place depuis la mi-mars et composé de sociaux-chrétiens et de libéraux, plaidait avec le patronat pour la fin de la grève sous prétexte qu’elle était dommageable pour la région liégeoise, voire pour l’entreprise même. Et ce, bien que la FN connaisse une croissance et que les actionnaires n’aient pas à se plaindre.

Solidarité internationale

Le 28 février, un comité de grève officiel est constitué. Il fait suite à la création d’un comité d’action une semaine avant, mais est cette fois davantage lié aux syndicats. Le comité, composé de 29 grévistes, nomme Charlotte Hauglustaine (FGTB), présidente, et Rita Jeusette (CSC), secrétaire. Ce comité aura un rôle important dans l’organisation de la solidarité avec les grévistes.

Début mars, après deux bonnes semaines de grève, la situation devient de plus en plus difficile. À la fin de la grève, 5 000 hommes seront au chômage technique, dans l’impossibilité de travailler tant les fonctions des femmes sont indispensables.

Pour beaucoup, la grève constitue une grande perte financière. Beaucoup de couples travaillent à la FN, et certains voient leurs revenus diminuer fortement pendant la durée de la grève, d’autant que la direction refuse aux ouvriers en chômage technique une indemnisation complémentaire. Une manière de monter les hommes contre les grévistes, qui ne marche pas : une pétition circule ainsi parmi les ouvriers pour exprimer leur solidarité envers les femmes.

La solidarité concrète s’organise donc. Les journaux progressistes participent aux campagnes de soutien, et le comité de grève se charge de répartir les dons. Ceux-ci proviennent même de l’étranger : des syndicats et mouvements de femmes en France et aux Pays-Bas, notamment, apportent leur soutien aux femmes de la FN. 34 000 francs belges sont ainsi envoyés par la CGT française.

Tâche d’huile

Au fil des semaines, les négociations continuent sans progresser. Les propositions de la direction et du conciliateur social sont toujours en-dessous des revendications.

À la mi-mars, la grève fait tache d’huile. Le 11 mars, les travailleuses des ateliers Jaspar-Westinghouse à Awans-Bierset obtiennent une victoire avec une augmentation de salaire. Le 14, les ouvrières des ACEC de Herstal partent en grève, laquelle s’étendra aux ateliers de Charleroi le 12 avril. Le 22 mars, ce sont celles des Ateliers Schréder d’Ans qui suivront le mouvement.

La direction, voyant la mobilisation grandir, écrit une lettre à chaque gréviste, qui sera répercutée dans Le Soir sous le titre « La FN de Herstal va-t-elle devoir fermer ses portes ? Un appel pressant du patronat aux grévistes ». L’objectif est clair : faire peur et pousser les ouvrières à reprendre le travail. Mais rien n’y fait, et la grève se poursuit.

Le 7 avril, une première manifestation a lieu à Herstal. Elle rassemble les travailleuses de la FN, des ACEC et des Ateliers Schréder. Les organisations syndicales lancent alors, le 16 avril, un appel à manifester dans les rues de Liège le 25 avril, en invitant toutes les organisations qui soutiennent les grévistes à participer. Créé dans la foulée de l’appel à manifester, le comité « À travail égal, salaire égal », deviendra l’un des points d’appui des grévistes (voir l’encadré).

Face à la pression de l’annonce de la manifestation, les négociations s’accélèrent. D’autant que les grévistes des ACEC obtiennent victoire avec une augmentation de 2 francs ainsi que la promesse d’une révision des classifications.

Le 25 avril est une réussite : plus de 5 000 personnes parcourent les rues de Liège sous le slogan « à travail égal, salaire égal ». Des délégations de plusieurs organisations féministes, des syndicalistes de tout le pays, ainsi que d’autres pays d’Europe sont présentes. Les travailleuses des ACEC, des banques et de grands magasins ont arrêté le travail le temps de la manifestation, par solidarité. Dans toute l’Europe, les médias ont parlé de la grève des femmes à Herstal et le 1er Mai est fêté sous le signe de l’égalité salariale.


Photo archivesdutravail.org
« Les femmes étaient davantage conscientes de leurs droits »

Finalement, le 4 mai, syndicats et direction concluent un accord. Celui-ci est approuvé lors de l’assemblée du 5 mai par 1320 voix pour, 205 contre et 20 bulletins nuls. Les travailleuses ont la garantie d’une augmentation horaire de 2 francs dès la reprise et de 0,75 francs au 1er janvier 1967. Une commission pour l’égalisation des salaires sera également mise sur pied. Les grévistes de la FN n’ont pas obtenu les 5 francs demandés, l’égalité n’est pas acquise et, dans l’accord, la direction a réussi à imposer la lutte contre l’absentéisme féminin.

C’est pourtant bel et bien une victoire. D’abord, il y a une augmentation qui est plus de deux fois plus importante que ce qui avait été concédé dans l’accord national. La grève a aussi poussé à la tenue d’une Commission sociale du Parlement européen sur la non-observation par les pays membres de l’égalité salariale prévue par le Traité de Rome, ainsi qu’un arrêté royal en 1967 qui prône l’égalité entre hommes et femmes.

« Après la grève, on a eu quelques aménagements au niveau de l’hygiène, mais les femmes étaient surtout davantage conscientes de leurs droits », expliquait Rita Jeusette.4 Les ouvrières de la FN mèneront ainsi une nouvelle grève importante en 1974, qui permettra une véritable amélioration des conditions d’hygiène, de travail, et ouvrira aux femmes 60 postes qui leur étaient jusqu’alors inaccessibles.

Mais l’enjeu était plus large. Les grévistes ont inspiré d’autres femmes en Belgique et en Europe, et ont permis une évolution importante dans le mouvement syndical. Tant la FGTB que la CSC publieront respectivement en 1967 et 1968 des documents et positions sur les droits des femmes au travail. « À l’époque, j’étais la seule permanente femme de la FGTB en Belgique, explique Annie Massay. Depuis, les choses ont bien changé. Dans la foulée de la grève de la FN, les femmes syndicalistes ont obtenu la modification des statuts de manière à assurer la présence de nombreuses femmes dans les organes de décision. »

Les grévistes ont également lutté contre les conceptions à propos du travail des femmes, en revendiquant un salaire à part entière, qui leur permette de vivre et d’être indépendantes. De même, les grévistes obtiendront la création de la crèche communale d’Herstal. La combinaison des revendications salariales et d’ordre socio-économique se sont, au fil de la lutte, combinées à celles touchant plus largement les droits et la place des femmes dans la société.

La grève des femmes de la FN a ainsi ouvert la voie à la seconde vague de féminisme. « Ce que les femmes ont surtout obtenu, c’est la prise en compte des problèmes de la vie privée dans les positions et les revendications syndicales : crèches, prise en compte des familles monoparentales, contraception, avortement, approche non discriminatoire de l’éducation des filles », analyse Annie Massay.

Aussi, lorsque les ouvrières reprennent le travail, le 10 mai 1966, elles entrent la tête haute dans l’usine, en chantant une dernière fois leur chant de lutte. Elles avaient écrit l’histoire, apporté une pierre essentielle à l’édifice de la lutte (des) ouvrière(s), et contribué à paver le long et encore inachevé chemin vers l’égalité.

1. Marie-Thérèse Coenen, La grève des femmes de la FN en 1966, 1991, Pol-His (CRISP) • 2. Michel Coppé, Les travailleurs aussi fabriquent l’histoire de la FN, 1989, Fondation André Renard et Fédération syndicale des métallurgistes de la province de Liège • 3. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid. • 4. Cité dans Marie-Thérèse Coenen, ibid.


Photo archivesdutravail.org
Le comité « À travail égal, salaire égal »

Fondé le 21 avril 1966 à Bruxelles, le comité « À travail égal, salaire égal » est le fruit de la mobilisation des ouvrières de la FN. Son premier but est de les soutenir, et notamment de faire de la manifestation du 25 avril une réussite. Mais le comité, dans lequel on retrouve des personnalités des mouvements féminins ouvriers, socialistes et communistes, perdurera.

Son rôle devient alors plus général, et il fait le lien entre les revendications directes des ouvrières et la question plus générale de la place des femmes. Le comité sera notamment actif à la fin des années 1960 et début des années 1970 dans la lutte pour la contraception et l’avortement.

La chanson des grévistes


Photo Fondation Léon Desarcy
Le travail c’est la santé
Rien faire c’est la conserver
Les prisonniers du boulot
Font pas de vieux os

Les délégués ont demandé
La direction a refusé
Mais nous les femmes, il faut marcher
Pour faire trotter nos délégués

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
S’ils refusent de nous donner
Faut pas travailler

La direction a proposé
Cinquante centimes aux délégués
Mais nous les femmes on a r’fusé
On n’demande pas la charité

Le travail c’est la santé
Pour ça faut être augmentés
Les centimes c’est pas assez
Pour se faire crever

À chanter sur l’air de « Le travail c’est la santé » d’Henri Salvador, parue en 1965.

Grève des femmes en 1968 à Ford Dagenham (GBR)
Che Guevara
Che Guevara: laatste speech in Algiers; vermeldt België als neocolonialistisch land; Congo
Edited: 196502242001
Spoken: February 24, 1965
First Published:
Source: The Che Reader, Ocean Press, © 2005.
Translated: unknown.
Transcription/Markup: Ocean Press/Brian Baggins

This speech was delivered at the Second Economic Seminar of Afro-Asian Solidarity. The conference, held in Algiers, Algeria, was attended by representatives from 63 African and Asian governments, as well as 19 national liberation movements. The meeting was opened by Algerian President Ahmed Ben Bella. Cuba was invited as an observer to the conference, and Guevara served on its presiding committee.

Cuba is here at this conference to speak on behalf of the peoples of Latin America.[19] As we have emphasized on other occasions, Cuba also speaks as an underdeveloped country as well as one that is building socialism.

It is not by accident that our delegation is permitted to give its opinion here, in the circle of the peoples of Asia and Africa.[20] A common aspiration unites us in our march toward the future: the defeat of imperialism. A common past of struggle against the same enemy has united us along the road.

This is an assembly of peoples in struggle, and the struggle is developing on two equally important fronts that require all our efforts. The struggle against imperialism, for liberation from colonial or neocolonial shackles, which is being carried out by means of political weapons, arms, or a combination of the two, is not separate from the struggle against backwardness and poverty. Both are stages on the same road leading toward the creation of a new society of justice and plenty.

It is imperative to take political power and to get rid of the oppressor classes. But then the second stage of the struggle, which may be even more difficult than the first, must be faced.

Ever since monopoly capital took over the world, it has kept the greater part of humanity in poverty, dividing all the profits among the group of the most powerful countries. The standard of living in those countries is based on the extreme poverty of our countries. To raise the living standards of the underdeveloped nations, therefore, we must fight against imperialism. And each time a country is torn away from the imperialist tree, it is not only a partial battle won against the main enemy but it also contributes to the real weakening of that enemy, and is one more step toward the final victory. There are no borders in this struggle to the death. We cannot be indifferent to what happens anywhere in the world, because a victory by any country over imperialism is our victory, just as any country's defeat is a defeat for all of us. The practice of proletarian internationalism is not only a duty for the peoples struggling for a better future, it is also an inescapable necessity.

If the imperialist enemy, the United States or any other, carries out its attack against the underdeveloped peoples and the socialist countries, elementary logic determines the need for an alliance between the underdeveloped peoples and the socialist countries. If there were no other uniting factor, the common enemy should be enough.[21]

Of course, these alliances cannot be made spontaneously, without discussions, without birth pangs, which sometimes can be painful. We said that each time a country is liberated it is a defeat for the world imperialist system. But we must agree that the break is not achieved by the mere act of proclaiming independence or winning an armed victory in a revolution. It is achieved when imperialist economic domination over a people is brought to an end. Therefore, it is a matter of vital interest to the socialist countries for a real break to take place. And it is our international duty, a duty determined by our guiding ideology, to contribute our efforts to make this liberation as rapid and deep-going as possible.

A conclusion must be drawn from all this: the socialist countries must help pay for the development of countries now starting out on the road to liberation. We state it this way with no intention whatsoever of blackmail or dramatics, nor are we looking for an easy way to get closer to the Afro- Asian peoples; it is our profound conviction. Socialism cannot exist without a change in consciousness resulting in a new fraternal attitude toward humanity, both at an individual level, within the societies where socialism is being built or has been built, and on a world scale, with regard to all peoples suffering from imperialist oppression.

We believe the responsibility of aiding dependent countries must be approached in such a spirit. There should be no more talk about developing mutually beneficial trade based on prices forced on the backward countries by the law of value and the international relations of unequal exchange that result from the law of value.[22]

How can it be “mutually beneficial” to sell at world market prices the raw materials that cost the underdeveloped countries immeasurable sweat and suffering, and to buy at world market prices the machinery produced in today's big automated factories?

If we establish that kind of relation between the two groups of nations, we must agree that the socialist countries are, in a certain way, accomplices of imperialist exploitation. It can be argued that the amount of exchange with the underdeveloped countries is an insignificant part of the foreign trade of the socialist countries. That is very true, but it does not eliminate the immoral character of that exchange.

The socialist countries have the moral duty to put an end to their tacit complicity with the exploiting countries of the West. The fact that the trade today is small means nothing. In 1959 Cuba only occasionally sold sugar to some socialist bloc countries, usually through English brokers or brokers of other nationalities. Today 80 percent of Cuba's trade is with that area. All its vital supplies come from the socialist camp, and in fact it has joined that camp. We cannot say that this entrance into the socialist camp was brought about merely by the increase in trade. Nor was the increase in trade brought about by the destruction of the old structures and the adoption of the socialist form of development. Both sides of the question intersect and are interrelated.

We did not start out on the road that ends in communism foreseeing all steps as logically predetermined by an ideology advancing toward a fixed goal. The truths of socialism, plus the raw truths of imperialism, forged our people and showed them the path that we have now taken consciously. To advance toward their own complete liberation, the peoples of Asia and Africa must take the same path. They will follow it sooner or later, regardless of what modifying adjective their socialism may take today.

For us there is no valid definition of socialism other than the abolition of the exploitation of one human being by another. As long as this has not been achieved, if we think we are in the stage of building socialism but instead of ending exploitation the work of suppressing it comes to a halt — or worse, is reversed — then we cannot even speak of building socialism.[23] We have to prepare conditions so that our brothers and sisters can directly and consciously take the path of the complete abolition of exploitation, but we cannot ask them to take that path if we ourselves are accomplices in that exploitation. If we were asked what methods are used to establish fair prices, we could not answer because we do not know the full scope of the practical problems involved. All we know is that, after political discussions, the Soviet Union and Cuba have signed agreements advantageous to us, by means of which we will sell five million tons of sugar at prices set above those of the so-called free world sugar market. The People's Republic of China also pays those prices in buying from us.

This is only a beginning. The real task consists of setting prices that will permit development. A great shift in ideas will be involved in changing the order of international relations. Foreign trade should not determine policy, but should, on the contrary, be subordinated to a fraternal policy toward the peoples.

Let us briefly analyze the problem of long-term credits for developing basic industries. Frequently we find that beneficiary countries attempt to establish an industrial base disproportionate to their present capacity. The products will not be consumed domestically and the country's reserves will be risked in the undertaking.

Our thinking is as follows: The investments of the socialist states in their own territory come directly out of the state budget, and are recovered only by use of the products throughout the entire manufacturing process, down to the finished goods. We propose that some thought be given to the possibility of making these kinds of investments in the underdeveloped countries. In this way we could unleash an immense force, hidden in our continents, which have been exploited miserably but never aided in their development. We could begin a new stage of a real international division of labor, based not on the history of what has been done up to now but rather on the future history of what can be done.

The states in whose territories the new investments are to be made would have all the inherent rights of sovereign property over them with no payment or credit involved. But they would be obligated to supply agreed-upon quantities of products to the investor countries for a certain number of years at set prices.

The method for financing the local portion of expenses incurred by a country receiving investments of this kind also deserves study. The supply of marketable goods on long-term credits to the governments of underdeveloped countries could be one form of aid not requiring the contribution of freely convertible hard currency.

Another difficult problem that must be solved is the mastering of technology. [24] The shortage of technicians in underdeveloped countries is well known to us all. Educational institutions and teachers are lacking. Sometimes we lack a real understanding of our needs and have not made the decision to carry out a top-priority policy of technical, cultural and ideological development.

The socialist countries should supply the aid to organize institutions for technical education. They should insist on the great importance of this and should supply technical cadres to fill the present need. It is necessary to further emphasize this last point. The technicians who come to our countries must be exemplary. They are comrades who will face a strange environment, often one hostile to technology, with a different language and totally different customs. The technicians who take on this difficult task must be, first of all, communists in the most profound and noble sense of the word. With this single quality, plus a modicum of flexibility and organization, wonders can be achieved.

We know this can be done. Fraternal countries have sent us a certain number of technicians who have done more for the development of our country than 10 institutes, and have contributed more to our friendship than 10 ambassadors or 100 diplomatic receptions.

If we could achieve the above-listed points — and if all the technology of the advanced countries could be placed within reach of the underdeveloped countries, unhampered by the present system of patents, which prevents the spread of inventions of different countries — we would progress a great deal in our common task.

Imperialism has been defeated in many partial battles. But it remains a considerable force in the world. We cannot expect its final defeat save through effort and sacrifice on the part of us all.

The proposed set of measures, however, cannot be implemented unilaterally. The socialist countries should help pay for the development of the underdeveloped countries, we agree. But the underdeveloped countries must also steel their forces to embark resolutely on the road of building a new society — whatever name one gives it — where the machine, an instrument of labor, is no longer an instrument for the exploitation of one human being by another. Nor can the confidence of the socialist countries be expected by those who play at balancing between capitalism and socialism, trying to use each force as a counterweight in order to derive certain advantages from such competition. A new policy of absolute seriousness should govern the relations between the two groups of societies. It is worth emphasizing once again that the means of production should preferably be in the hands of the state, so that the marks of exploitation may gradually disappear. Furthermore, development cannot be left to complete improvisation. It is necessary to plan the construction of the new society. Planning is one of the laws of socialism, and without it, socialism would not exist. Without correct planning there can be no adequate guarantee that all the various sectors of a country's economy will combine harmoniously to take the leaps forward that our epoch demands.

Planning cannot be left as an isolated problem of each of our small countries, distorted in their development, possessors of some raw materials or producers of some manufactured or semimanufactured goods, but lacking in most others.[25] From the outset, planning should take on a certain regional dimension in order to intermix the various national economies, and thus bring about integration on a basis that is truly of mutual benefit. We believe the road ahead is full of dangers, not dangers conjured up or foreseen in the distant future by some superior mind but palpable dangers deriving from the realities besetting us. The fight against colonialism has reached its final stages, but in the present era colonial status is only a consequence of imperialist domination. As long as imperialism exists it will, by definition, exert its domination over other countries. Today that domination is called neocolonialism.

Neocolonialism developed first in South America, throughout a whole continent, and today it begins to be felt with increasing intensity in Africa and Asia. Its forms of penetration and development have different characteristics. One is the brutal form we have seen in the Congo. Brute force, without any respect or concealment whatsoever, is its extreme weapon. There is another more subtle form: penetration into countries that win political independence, linking up with the nascent local bourgeoisies, development of a parasitic bourgeois class closely allied to the interests of the former colonizers. This development is based on a certain temporary rise in the people's standard of living, because in a very backward country the simple step from feudal to capitalist relations marks a big advance, regardless of the dire consequences for the workers in the long run.

Neocolonialism has bared its claws in the Congo. That is not a sign of strength but of weakness. It had to resort to force, its extreme weapon, as an economic argument, which has generated very intense opposing reactions. But at the same time a much more subtle form of neocolonialism is being practiced in other countries of Africa and Asia. It is rapidly bringing about what some have called the South Americanization of these continents; that is, the development of a parasitic bourgeoisie that adds nothing to the national wealth of their countries but rather deposits its huge ill-gotten profits in capitalist banks abroad, and makes deals with foreign countries to reap more profits with absolute disregard for the welfare of the people. There are also other dangers, such as competition between fraternal countries, which are politically friendly and sometimes neighbors, as both try to develop the same investments simultaneously to produce for markets that often cannot absorb the increased volume. This competition has the disadvantage of wasting energies that could be used to achieve much greater economic coordination; furthermore, it gives the imperialist monopolies room to maneuver.

When it has been impossible to carry out a given investment project with the aid of the socialist camp, there have been occasions when the project has been accomplished by signing agreements with the capitalists. Such capitalist investments have the disadvantage not only of the terms of the loans but other, much more important disadvantages as well, such as the establishment of joint ventures with a dangerous neighbor. Since these investments in general parallel those made in other states, they tend to cause divisions between friendly countries by creating economic rivalries. Furthermore, they create the dangers of corruption flowing from the constant presence of capitalism, which is very skillful in conjuring up visions of advancement and well-being to fog the minds of many people. Some time later, prices drop in the market saturated by similar products. The affected countries are obliged to seek new loans, or to permit additional investments in order to compete. The final consequences of such a policy are the fall of the economy into the hands of the monopolies, and a slow but sure return to the past. As we see it, the only safe method for investments is direct participation by the state as the sole purchaser of the goods, limiting imperialist activity to contracts for supplies and not letting them set one foot inside our house. And here it is just and proper to take advantage of interimperialist contradictions in order to secure the least burdensome terms.

We have to watch out for “disinterested” economic, cultural and other aid that imperialism grants directly or through puppet states, which gets a better reception in some parts of the world.

If all of these dangers are not seen in time, some countries that began their task of national liberation with faith and enthusiasm may find themselves on the neocolonial road, as monopoly domination is subtly established step by step so that its effects are difficult to discern until they brutally make themselves felt.

There is a big job to be done. Immense problems confront our two worlds — that of the socialist countries and that called the Third World — problems directly concerning human beings and their welfare, and related to the struggle against the main force that bears the responsibility for our backwardness. In the face of these problems, all countries and peoples conscious of their duties, of the dangers involved in the situation, of the sacrifices required by development, must take concrete steps to cement our friendship in the two fields that can never be separated: the economic and the political. We should organize a great solid bloc that, in its turn, helps new countries to free themselves not only from the political power of imperialism but also from its economic power.

The question of liberation by armed struggle from an oppressor political power should be dealt with in accordance with the rules of proletarian internationalism. In a socialist country at war, it would be absurd to conceive of a factory manager demanding guaranteed payment before shipping to the front the tanks produced by his factory. It ought to seem no less absurd to inquire of a people fighting for liberation, or needing arms to defend its freedom, whether or not they can guarantee payment.

Arms cannot be commodities in our world. They must be delivered to the peoples asking for them to use against the common enemy, with no charge and in the quantities needed and available. That is the spirit in which the Soviet Union and the People's Republic of China have offered us their military aid. We are socialists; we constitute a guarantee of the proper utilization of those arms. But we are not the only ones, and all of us should receive the same treatment.

The reply to the ominous attacks by U.S. imperialism against Vietnam or the Congo should be to supply those sister countries with all the defense equipment they need, and to offer them our full solidarity without any conditions whatsoever.

In the economic field we must conquer the road to development with the most advanced technology possible. We cannot set out to follow the long ascending steps from feudalism to the nuclear and automated era. That would be a road of immense and largely useless sacrifice. We have to start from technology at its current level. We have to make the great technological leap forward that will reduce the current gap between the more developed countries and ourselves. Technology must be applied to the large factories and also to a properly developed agriculture. Above all, its foundation must be technological and ideological education, with a sufficient mass base and strength to sustain the research institutes and organizations that have to be created in each country, as well as the men and women who will use the existing technology and be capable of adapting themselves to the newly mastered technology.

These cadres must have a clear awareness of their duty to the society in which they live. There cannot be adequate technological education if it is not complemented by ideological education; without technological education, in most of our countries, there cannot be an adequate foundation for industrial development, which is what determines the development of a modern society, or the most basic consumer goods and adequate schooling. A good part of the national revenues must be spent on so-called unproductive investment in education. And priority must be given to the development of agricultural productivity. The latter has reached truly incredible levels in many capitalist countries, producing the senseless crisis of overproduction and a surplus of grain and other food products or industrial raw materials in the developed countries. While the rest of the world goes hungry, these countries have enough land and labor to produce several times over what is needed to feed the entire world. Agriculture must be considered a fundamental pillar of our development. Therefore, a fundamental aspect of our work should be changes in the agrarian structure, and adaptation to the new technological possibilities and to the new obligations of eliminating the exploitation of human beings.

Before making costly decisions that could cause irreparable damage, a careful survey of the national territory is needed. This is one of the preliminary steps in economic research and a basic prerequisite for correct planning. We warmly support Algeria's proposal for institutionalizing our relations. We would just like to make some supplementary suggestions: First: in order for the union to be an instrument in the struggle against imperialism, the cooperation of Latin American countries and an alliance with the socialist countries is necessary.

Second: we should be vigilant in preserving the revolutionary character of the union, preventing the admission into it of governments or movements not identified with the general aspirations of the people, and creating mechanisms that would permit the separation from it of any government or popular movement diverging from the just road.

Third: we must advocate the establishment of new relations on an equal footing between our countries and the capitalist ones, creating a revolutionary jurisprudence to defend ourselves in case of conflict, and to give new meaning to the relations between ourselves and the rest of the world. We speak a revolutionary language and we fight honestly for the victory of that cause. But frequently we entangle ourselves in the nets of an international law created as the result of confrontations between the imperialist powers, and not by the free peoples, the just peoples, in the course of their struggles.

For example, our peoples suffer the painful pressure of foreign bases established on their territories, or they have to carry the heavy burden of massive foreign debts. The story of these throwbacks is well known to all of us. Puppet governments, governments weakened by long struggles for liberation or the operation of the laws of the capitalist market, have allowed treaties that threaten our internal stability and jeopardize our future. Now is the time to throw off the yoke, to force renegotiation of oppressive foreign debts, and to force the imperialists to abandon their bases of aggression. I would not want to conclude these remarks, this recitation of concepts you all know, without calling the attention of this gathering to the fact that Cuba is not the only Latin American country; it is simply the only one that has the opportunity of speaking before you today. Other peoples are shedding their blood to win the rights we have. When we send our greetings from here, and from all the conferences and the places where they may be held, to the heroic peoples of Vietnam, Laos, so-called Portuguese Guinea, South Africa, or Palestine — to all exploited countries fighting for their emancipation — we must simultaneously extend our voice of friendship, our hand and our encouragement, to our fraternal peoples in Venezuela, Guatemala and Colombia, who today, arms in hand, are resolutely saying “No!” to the imperialist enemy.

Few settings from which to make this declaration are as symbolic as Algiers, one of the most heroic capitals of freedom. May the magnificent Algerian people — schooled as few others in sufferings for independence, under the decisive leadership of its party, headed by our dear compañero Ahmed Ben Bella — serve as an inspiration to us in this fight without quarter against world imperialism.

[19]. Che Guevara delivered this speech at the Second Economic Seminar of Afro- Asian Solidarity, February 24, 1965. He had been touring Africa since December, after addressing the United Nations General Assembly on December 11, 1964. At this crucial time Che was preparing for his involvement in the liberation movement in the Congo, which began in April 1965. This edition of the speech incorporates for the first time corrections made by Che Guevara to the original published version of the Algiers speech. The corrections were made available from the personal archive of Che Guevara held at the Che Guevara Studies Center, Havana.

[20]. Che's participation in the Algiers conference reflects the relationship of Cuba to the Third World. In 1959, following the triumph of the revolution, from June to September, Che embarked on a tour of the countries involved in the Bandung Pact. The Bandung Pact was the precursor to what later became the Movement of Nonaligned Nations. At the First Seminar on Planning in Algeria on July 16, 1963, Che had outlined the experiences of the Cuban Revolution, explaining that he had accepted the invitation to attend “only in order to offer a little history of our economic development, of our mistakes and successes, which might prove useful to you some time in the near future...”

[21]. In this speech Che defined very precisely his revolutionary thesis for the Third World and the integration of the struggle for national liberation with socialist ideas. Che's call in Algeria on the socialist countries to give unconditional and radical support to the Third World provoked much debate. Nevertheless, history would prove him correct.

[22]. This definition of unequal exchange was part of Che's profound appeal made in Geneva on March 25, 1964, at the UN World Conference on Economics and Development in the Third World: “It is our duty to... draw to the attention of those present that while the status quo is maintained and justice is determined by powerful interests... it will be difficult to eliminate the prevailing tensions that endanger humankind.”

[23]. For Che, socialism inherently meant overcoming exploitation as an essential step toward a just and humane society. Che was outspoken on this issue in debates and was often misunderstood, as was his emphasis on the need for international unity in the struggle for socialism. Che's idea was that the international socialist forces would contribute to the economic and social development of the peoples that liberated themselves.

[24]. Che's direct participation from 1959 to 1965 in the construction of a technological and material basis for Cuban society is strongly linked to his idea of creating the new man and woman. This is a question that he constantly returned to, considering it one of the two main pillars on which a new society would be constructed. His strategy was not only to solve immediate problems but to put in place certain structures that would secure Cuba's future scientific and technological development. He was able to advance this strategy during his time as head of the Ministry of Industry. For further reading on this topic, see his speeches: “May the Universities be Filled with Negroes, Mulattos, Workers and Peasants” (1960) and “Youth and Revolution” (1964).

[25]. In his efforts to understand fully the tasks in the transition to a socialist economy, Che came to see the vital role of economic planning, especially in the construction of a socialist economy in an underdeveloped country that retained elements of capitalism. Planning is necessary because it represents the first human attempt to control economic forces and characterizes this transitional period. He warned also of the trend within socialism to reform the economic system by strengthening the market, material interests and the law of value. To counter this trend, Che advocated centralized, antibureaucratic planning that enriched consciousness. His idea was to use conscious and organized action as the fundamental driving force of planning. For further reading see his article “The Significance of Socialist Planning” (1964).
31 januari 1964: Pourquoi Pas? uit de handel genomen
Edited: 196401311666
"La saisie du Pourquoi Pas? a produit en cette fin de janvier une mauvaise impression dans l'opinion publique. Le moment n'était peut-être pas opportun pour publier les déclarations de M. Tshombe sur l'assassinat de Lumumba, mais c'est là une question d'appréciation. Fallait-il pour cela faire donner la grosse artillerie en saisissant le Pourquoi Pas? et en ordonnant au procureur général d'exercer des poursuites contre l'hebdomadaire? Non." (LS 100, 323)

zie ook: GOL 1970: 14 (voetnoot): "L'Edition du vendredi 31 janvier 1964 de l'hebdomadaire Pourquoi Pas? a été saisie à des fins conservatoires sur ordre du ministre de la Justice. L'article incriminé était une interview de M. Tshombe au sujet des circonstances de la mort de P. Lumumba. Dans cette interview, M. Kasa-Vubu, alors président de la République du Congo, était l'objet de graves accusations. Cinq mois plus tard, le 3 juillet 1964, la Chambre du Conseil de Bruxelles rendait une ordonnance de non-lieu sur base de la poursuite intentée pour offenses envers un chef de gouvernement étranger (loi du 20 septembre 1852). En attendant, une édition entière du Pourquoi Pas? avait été retirée de la circulation ..."
Pourquoi Pas?
31 januari 1964: Pourquoi Pas? uit handel genomen wegens interview Tshombe
Edited: 196401311665
"La saisie du Pourquoi Pas? a produit en cette fin de janvier une mauvaise impression dans l'opinion publique. Le moment n'était peut-être pas opportun pour publier les déclarations de M. Tshombe sur l'assassinat de Lumumba, mais c'est là une suestion d'appréciation. Fallait-il pour cela faire donner la grosse artillerie en saisissant le Pourquoi Pas? et en ordonnant au procureur général d'exercer des poursuites contre l'hebdomadaire? Non." (LS 100, 323)

zie ook: GOL 1970: 14 (voetnoot): "L'Edition du vendredi 31 janvier 1964 de l'hebdomadaire Pourquoi Pas? a été saisie à des fins conservatoires sur ordre du ministre de la Justice. L'article incriminé était une interview de M. Tshombe au sujet des circonstances de la mort de P. Lumumba. Dans cette interview, M. Kasa-Vubu, alors président de la République du Congo, était l'objet de graves accusations. Cinq mois plus tard, le 3 juillet 1964, la Chambre du Conseil de Bruxelles rendait une ordonnance de non-lieu sur base de la poursuite intentée pour offenses envers un chef de gouvernement étranger (loi du 20 septembre 1852). En attendant, une édition entière du Pourquoi Pas? avait été retirée de la circulation ..."

uit http://www.urome.be/independance.htm (bezocht op 27/5/2003) citeren we:

Voici la version de Tshombe, chef de l'éphémère Etat du Katanga, recueillie par Pierre Davister, ancien rédacteur en chef du "Courrier d'Afrique" et retrouvée par Jean de la Lune (Vlan, n° du 3& mai 2000) dans le "Pourquoi Pas ?" n° 2357 du 31 janvier 1964, qui fut censuré à l'époque pour cette publication.

"La nécessité de retire Lumumba de la circulation où il gêne beaucoup de monde date de peu après l'indépendance?. Dès le mois d'août 1960, on en parle déjà à Léopoldville. Mais qui veut l'élimination du Premier Ministre de Kasa-Vubu ?

"Des éléments disparates, affirme Tshombe, qui ont raté le coche, des aigris qui souhaitent une nouvelle course au pouvoir. Il y a surtout des délégué de partis….. Moi, ajoute Tshombe, je n'avais aucun intérêt à la disparition de Lumumba. Au contraire, il faisait gaffe sur gaffe et donc donnait à l'indépendance du Katanga son véritable sens.

"En un premier temps, les partisans de l'élimination s'adressent aux représentants en Afrique de la Belgique qui n'a sûrement pas oublié les insultes de Lumumba au Roi le 30 juin 1960. Mais les Belges n'interviendront financièrement qu'avec prudence. Ils auraient versé, selon Tshombe , un acompte de 3 millions, puis d'autres par la suite, pour collaborer à l'élimination politique de Lumumba. L'argent fut employé, paraît-il à des moyens de contre-propagande lumumbiste.

" Une fois son Premier Ministre révoqué par Kasa-Vubu, les événements s'enchaînent, mais, à l'entendre, l'homme fort du Katanga fait des pieds et des mains pour éviter qu'on "lui livre le paquet à Elisabethville.

"Ce n'est pas ce qui se passera. En janvier 1961, l'avion qui emmène le gêneur est interdit d'atterrissage à Bakwanga et file sur Elisabethville où, à court d'essence, il se posera. Mais Lumumba , qui a été frappé, battu, torturé, est mourant.

"Donc, dit Tshombe, il n'y a pas eu crime. Il est mort sans que l'on puisse faire quelque chose. Enterré à la sauvette, le cadavre sera exhumé quelques jours après et dissous dans de l'acide afin d'éviter les conclusions d'une commission spéciale de l'Onu."

zie ook: 19700104: 89
12 augustus 1963: Lucien Cooremans (1899-1985), burgemeester van Brussel (1956-1975)
Edited: 196308121501
STEINBECK John
10 december 1962: John Steinbeck's speech at the Nobel Banquet at the City Hall in Stockholm.
Edited: 196212102005

"Literature was not promulgated by a pale and emasculated critical priesthood singing their litanies in empty churches - nor is it a game for the cloistered elect, the tinhorn mendicants of low calorie despair. Literature is as old as speech. It grew out of human need for it, and it has not changed except to become more needed." - Steinbeck

"Socialism never took root in America because the poor see themselves not as an exploited proletariat but as temporarily embarrassed millionaires" - Steinbeck

"Our species is the only creative species, and it has only one creative instrument, the individual mind and spirit of a man. Nothing was ever created by two men. There are no good collaborations, whether in art, in music, in poetry, in mathematics, in philosophy. Once the miracle of creation has taken place, the group can build and extend it, but the group never invents anything. The preciousness lies in the lonely mind of a man. And now the forces marshaled around the concept of the group have declared a war of extermination on that preciousness, the mind of man. By disparagement, by starvation, by repressions, forced direction, and the stunning blows of conditioning, the free, roving mind is being pursued, roped, blunted, drugged. It is a sad suicidal course our species seems to have taken. And this I believe: that the free, exploring mind of the individual human is the most valuable thing in all the world.
And this I would fight for: the freedom of the mind to take any direction it wishes, undirected. And this I must fight against: any idea, religion, or government which limits or destroys the individual. This is what I am and what I am about. I can understand why a system built on a pattern must try to destroy the free mind, for this is the one thing which can by inspection destroy such a system. Surely I can understand this, and I hate it and I will fight against it to preserve the one thing that separates us from the uncreative beasts. If the glory can be killed, we are lost." -East of Eden 1952

"I guess this is why I hate governments. It is always the rule, the fine print, carried out by the fine print men. There's nothing to fight, no wall to hammer with frustrated fists."-Travels with Charley, 1962

"What good's an opinion if you don't know?"-Travels with Charley

"Power does not corrupt. Fear corrupts... perhaps the fear of a loss of power."

"...there is a base theme. Try to understand men, if you understand each other you will be kind to each other. Knowing a man well never leads to hate and nearly always leads to love."
Massacre du 17 octobre 1961 à Paris: ca. 200 morts
Edited: 196110172001
Les événements généralement qualifiés de massacre du 17 octobre 1961 sont le fait de la répression meurtrière, par la police française, d'une manifestation d'Algériens organisée à Paris par la Fédération de France du FLN.

Préparée en secret, la manifestation est un boycott du couvre-feu nouvellement appliqué aux seuls Nord-Africains. Alors que les attentats du Front de libération nationale (FLN) frappent les forces de l'ordre depuis plusieurs mois, l'initiative, non déclarée aux autorités, se veut cependant pacifique. Le FLN, qui y voit un moyen d'affirmer sa représentativité, y appelle tous les Algériens, hommes, femmes et enfants, et leur interdit le port d'armes. Les défilés nocturnes sur les grandes artères de la capitale donnent lieu à des affrontements au cours desquels des policiers font feu. La brutalité de la répression, qui se poursuit au-delà de la nuit du 17 dans l'enceinte des centres d'internement, fait plusieurs centaines de blessés et un nombre de morts qui reste indéterminé, de plusieurs dizaines selon les estimations les moins élevées.

Le 17 octobre 1961 et ses suites ne sont longtemps perçus que comme l'un des nombreux épisodes liés à la guerre d'Algérie. À partir des années 1990, ils font l'objet d'un traitement médiatique, puis politique plus important à la suite de la publication d'études historiques, de romans, d'un recueil photographique et surtout du retentissant procès de Maurice Papon, préfet de police de Paris au moment des faits, pour ses actes sous l'occupation allemande. En 2012, à l'occasion du 51e anniversaire de la manifestation, le président français François Hollande « reconnaît avec lucidité », au nom de la République, la « sanglante répression » au cours de laquelle ont été tués « des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ».

L'importante communauté immigrée venue d'Algérie penche majoritairement en faveur de l'indépendance. Elle est fermement structurée par le FLN, organisation nationaliste insurrectionnelle qui, en 1958, a décidé d'élargir la lutte armée anti-coloniale à la France métropolitaine, jusque dans la capitale.

Pendant l'été 1961, la guerre d'Algérie entre dans une phase critique. Les négociations entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA)), émanation du FLN, en vue de la prochaine indépendance algérienne, provoquent des dissensions dans chaque camp. Les groupes ultra de l'OAS et les partisans de l'Algérie française au sein de l'appareil d'État tentent de contrecarrer le processus, alors que du côté du FLN se joue entre courants internes l'accès au pouvoir du futur État algérien.

Fin août, le FLN reprend plus intensément ses attaques contre les policiers, amplifiant la frustration de ces derniers qui désapprouvent la « lenteur » et l'« indulgence » de la justice à l'égard des commandos appréhendés précédemment

mots clefs: harki, police, GPRA


le massacre analysé par wikipédia
31 januari 1961: Trinquier (colonel FRA) tekent contract om Katangese gendarmes te leiden
Edited: 196101311497
Implication de la France (dans l'assassinat de Lumumba):

La position de la France a varié entre le soutien à Tshombe, motivé par les richesses du Katanga, et le principe du maintien des frontières coloniales. Peu avant l'indépendance, le 26 février 1960, Maurice Couve de Murville, ministre des Affaires étrangères tente de faire valoir le droit de préférence de la France sur le Congo qui lui avait été accordé par Léopold II, en échange de la reconnaissance par celle-ci de l'Association Internationale du Congo, contrôlée par le même Léopold II. La France a favorisé l'élimination de Lumumba. En décembre 1960, Jacques Duchemin est conseiller militaire de Tshombe. Fin janvier 1961, le colonel Trinquier, adjoint de Massu à Alger et théoricien de la torture, est en mission au Katanga. Le 31 janvier, le gouvernement Tshombe rédige un contrat d'embauche de Trinquier comme chef de la Gendarmerie katangaise. Mais Bruxelles ne tolère pas cette intrusion dans son arrière-cour. Ce n'est qu'après la réduction du cadre belge sous la pression de l'ONU que Trinquier organisera la force armée katangaise avec le commandant Roger Faulques, autre tortionnaire en Algérie, et Bob Denard. Pierre Dabezies, membre du cabinet de Pierre Messmer, ministre de la Défense, suivait le dossier Katanga. Le Congo de Fulbert Yulu est par ailleurs utilisé comme base avancée.

Sources :

Ludo De Witte, L'assassinat de Lumumba, Karthala, 2000, page 158-159, 223-277; Pierre Péan, L'homme de l'ombre, éléments d'enquête autour de Jacques Foccart, l'homme le plus mystérieux et le plus puissant de la Vème République, Fayard, 1990, page 297-302.

http://perso.wanadoo.fr/jacques.morel67/ccfo/crimcol/node15.html (20030628)
JOYE PIERRE
Légende: Le 27 mars 1957, l'économiste Pierre Joye dénonce dans le quotidien communiste belge Le Drapeau rouge la Communauté économique européenne (CEE) qui symbolise à ses yeux l'alliance du grand capital contre les travailleurs européens.
Edited: 195703270904
L'Europe des trusts
Les cloches de Rome sonnaient à toute volée quand P.-H. Spaak apposa, le premier, sa signature en bas des
traités du Marché commun et de l'Euratom. Les enfants des écoles avaient reçu congé et tout avait été mis en
œuvre pour imprimer un caractère solennel à une cérémonie dont les principaux acteurs s'ingénièrent, assez
lourdement, à exalter l'importance : Adenauer en affirmant que « cette signature est un événement
historique » et Spaak renchérissant en déclarant que « le 25 mars » demeurera la date la plus importante de
l'histoire de l'Europe ».
Radio-Vatican, à vrai dire, fut plus lyrique encore : soulignant que la signature se faisait le jour de
l’Annonciation, quand l’ange Gabriel annonça à la Vierge qu’elle allait être la mère de Dieu, le speaker
pontifical formula le vœu que les traités soient aussi annonciateurs d’une ère nouvelle !
En dépit des carillons, de l'éloquence officielle et de la bénédiction papale, ce pas important vers le Marché
commun ne suscite guère d'enthousiasme dans les pays intéressés.
A Rome déjà, à l’issue de la cérémonie, M. Pineau a eu fort à faire pour défendre des projets qui suscitent de
vives critiques dans son pays. A Bonn, en indiquant les conditions qu'il met à la ratification des traités, le
parti social-démocrate allemand a confirmé que ses perspectives sont diamétralement opposées à celles des
promoteurs de l'Europe à Six.
Et en Belgique même, les premiers commentaires sont fort prudents. Tandis que « La Métropole » exprime
l'avis que « la bataille » pour la défense des intérêts raisonnables de chaque nation participante ne fait que
commencer, « La Cote libre » constate que « plus on avance, plus on se rend compte que la Belgique a joué
dans les négociations un rôle de dupe ». Et « La Wallonie » formule le vœu que le Parlement belge ne se
hâte dans tous les cas pas trop à ratifier les traités.
Comment expliquer cette méfiance qu'on retrouve dans les six pays invités à former un Marché commun ?
En grande partie par des raisons de bon sens. S'il est encore malaisé de mesurer les conséquences exactes,
qu'entraînerait la création de ce Marché commun pour chacun des partenaires, il n'est pas difficile de
prévoir, dès à présent, que des intérêts légitimes risquent d'être sacrifiés dans tous les pays participants.
Une union économique du genre de celle réalisée entre la Belgique et les Pays-Bas présentait un caractère
fort différent. En gros, cette union Benelux réunissait deux économies à peu près complémentaires, notre
pays étant beaucoup plus industrialisé que la Hollande. Dès lors, après une période d'adaptation qui fut du
reste assez difficile, les avantages ont finalement pu surpasser les inconvénients de l'opération.
Pour le Marché commun, la situation se présente tout différemment. Pour prendre le cas de la Belgique, par
exemple, il n'est pas un seul produit fabriqué chez nous qui ne le soit également, soit en Allemagne, soit en
France. Dans de telles conditions, l'ouverture du Marché commun aboutira forcément à une recrudescence
effrénée de la concurrence entre producteurs rivaux, à une guerre au couteau d'autant plus acharnée que la
création même de cette « Europe à Six » risque de rendre plus difficile l'accès aux autres marchés,
notamment aux vastes débouchés que les pays de l'Europe de l'Est et de l'Asie pourraient offrir aux pays
fortement industrialisés de l'Europe occidentale.
Or, le développement de la concurrence n'est pas nécessairement synonyme de progrès économique. C'est
même moins que jamais le cas, en cette époque des trusts et des monopoles où la capacité de résistance des
entreprises dépend moins de leurs qualités intrinsèques que de l'appui que leur accordent les grandes
banques et les holdings.
Dès lors, la création du Marché commun risque surtout d'aboutir au renforcement du capital monopoleur et à
l'élimination des petites et moyennes entreprises, même bien équipées.
Sur ce point, le vieux ministre luxembourgeois Bech s'est montré plus honnête que la plupart de ses
3/3
collègues : s'adressant au parlement de son pays, il a franchement expliqué que le Marché commun
présenterait de très graves dangers pour la moyenne industrie.
Et c'est vrai. La suppression des barrières douanières au sein de l'Europe à Six amènera les grands trusts à
conclure entre eux des accords de cartel, qui leur permettront d'éliminer les firmes indépendantes et de
grossir encore leurs profits.
C'est ce que les grands sidérurgistes ont déjà fait lors de la création de la CECA. : ils ont aussitôt créé le
cartel de l'acier et, depuis lors, ils se sont entendus pour hausser constamment leurs prix.
Dans les secteurs où la concurrence joue encore plus ou moins, dans les industries légères notamment, il en
ira de même : le Marché commun conduira à une concentration plus poussée qui laissera seulement subsister
les entreprises patronnées par les grands groupes monopolistes.
C'est cela qui explique pourquoi les gouvernements s'engagent si volontiers dans une voie qui risque d'avoir
de graves conséquences pour leurs pays.
Ils ne le font pas seulement parce que le Marché commun fait partie intégrante de la politique atlantique des
« blocs » née de la guerre froide.
Ils le font aussi parce que les dirigeants des monopoles, les vrais maîtres du pays, estiment qu'ils
s'accommoderont fort bien de cette Europe unie. Sans doute les grands konzerns allemands joueront-ils un
rôle prépondérant au sein de cette Sainte-Alliance du grand capital, mais les groupes financiers belges,
français, hollandais et italiens considèrent qu'ils sont de taille à s'entendre avec eux.
Du reste, ils n'ont pas attendu le « marché » pour travailler en commun.
La Société générale n'a-t-elle pas introduit l'ex-criminel de guerre Flick à Hainaut-Sambre ? La Brufina n'at-elle
pas fondé avec la Deutsche Bank un consortium pour exploiter l'Afrique noire ? Et Solvay n'a-t-il pas
depuis fort longtemps des filiales prospères en Allemagne, en Italie et en France ?
Au sein de la petite Europe, les trusts internationaux comptent s'arranger entre eux pour exploiter en
commun les travailleurs des six pays. En concentrant la production dans les entreprises qui leur paraissent le
plus rentables et en fermant les divisions où les conditions leur semblent moins favorables, ne fût-ce que
parce que la main-d'œuvre s'y montre moins docile.
N'est-ce pas ainsi qu'ils procèdent déjà, à l'heure actuelle, au sein des différents pays ? Avec le Marché
commun, ils travailleraient en plus grand.
C'est cela l’Europe qu'on nous propose : l'Europe des trusts !

Pierre JOYE
1955: uranium: boek van Kathleen Bruyn (geboren Reynolds)
Edited: 195500001489
Just before World War I began, a British Army major discovered a rich pitchblende deposit in the Haute Katanga Province of the Belgian Congo. Because the deposit was so remote, because the Belgians were aware of the possibility of a war with Germany, and because they feared that Germany might win the war, the Belgian and British governments kept the discovery secret. Shortly after Germany capitulated, the Belgian mining company Union Miniere du Haut Katanga began developing the Shinkolobwe Mine.(45) The ore from this mine reached the market in 1922. The Congo ore contained so much radium per ton that prices worldwide immediately dropped.

When the president of the Radium Company of Colorado, Arthur H. Bunker, heard of the Congo discovery, he hurried to Europe in 1923.(46) Here he learned the Congo pitchblende ore assayed as high as 80% U3O8, compared to less than 2% for the average Colorado carnotite. Although he knew the end of RCC was in sight, Bunker's survival instincts took over and he convinced the Belgians to let his experienced company design the radium processing plant in Oolen, near Antwerp. RCC designed the Oolen [zoekhulp: Olen] plant using a process design originated by chemist M. Frank Coolbaugh for RCC's sister company in Denver, Metals Exploration Company. RCC ceased operation in 1924, but Metals Exploration Company went into the vanadium business and later rebuilt the old Durango silver smelter into a vanadium-uranium extraction plant.

http://users.viawest.net/~bdwhite/atomic.htm (20031021)

Noot LT: de voetnoten 45 en 46 in bovenstaande tekst verwijzen naar Bruyn, Kathleen, Uranium Country (Boulder: University of Colorado Press, 1955), blz. 10 en 68-70

Noot LT: over Bruyn vonden we: Kathleen BRUYN, nee REYNOLDS {US} (F: 1903 Jan 23 - 1983 Feb)

http://www.kingkong.demon.co.uk/ngcoba/br.htm (20031021)

Verkoper-informatie: Bruyn, Kathleen. URANIUM COUNTRY. Boulder: Univ CO, 1955. Pict wps, hj165 pp, 6 B&W photos. Xlibv, lower spine sl split o/w VG. $ 10.00

http://www.geosciencebooks.com/oldcatalog.html (20031021)
wiki
16 oktober 1954: Georges Duplat overleden. R.I.P.
Edited: 195410160961
Georges François Duplat (Sint-Joost-ten-Node, 25 oktober 1882 - Etterbeek, 16 oktober 1954) was een Belgisch volksvertegenwoordiger.
Duplat promoveerde tot doctor in de rechten en tot doctor in de politieke en sociale wetenschappen. Hij werd advocaat in Brussel. Van 1912 tot 1914 was hij voorzitter van het Vlaams Pleitgenootschap bij de Balie te Brussel. Hij werd ook redacteur bij Het Nieuws van de Dag, een krant waar hij en zijn familie nauw mee verbonden waren.

In mei 1919 volgde hij de overleden Jean de Jonghe d'Ardoye op als katholiek volksvertegenwoordiger voor het arrondissement Brussel. Hij behield het mandaat slechts tot aan de wetgevende verkiezingen van november 1919.

Hij was ook gemeenteraadslid van Brussel, van 1919 tot 1926.
Voor de Eerste Wereldoorlog publiceerde hij veel over juridische onderwerpen, vooral over zaken die de pers aanbelangden. Hij was immers getrouwd met Maria Huyghe, dochter van Jan Huyghe (1856-1906), de stichter van het Brusselse dagblad Het Nieuws van de Dag (1885-1965). Hij stond de weduwe Huyghe, geboren Maria de Myttenaere (overleden in 1932) en nadien haar zus Georgina De Myttenaere bij, die na de vroege dood van Huyghe opeenvolgend de leiding namen. Het boek dat hij over de pers schreef was lang een standaardwerk en is nog steeds te koop, in de formule 'on demand'.

Op het Congres van de Belgische pers in 1912 in Oostende, bracht hij kritiek uit op de grote bedragen voor morele schadevergoeding die door rechtbanken en hoven werden toegekend ten nadele van persorganen en van individuele journalisten.

In 1940 onderhandelde hij, namens zijn vrouw die de leiding over het blad had genomen, met de Duitse bezetter over het verder verschijnen van het Nieuws van de Dag. Nadien verdween hij uit de krant, toen hij en zijn vrouw uit elkaar gingen. De krant werd na de oorlog geleid door hun zoon, advocaat Jan Duplat (1909-2000), en dit tot aan de opslorping ervan door De Standaard - Het Nieuwsblad. Jan Duplat was getrouwd met Yvonne Colson (1912-2001) en ze kregen negen kinderen, van wie de oudste, advocaat Jean-Louis Duplat (1937), voorzitter werd van de Handelsrechtbank van Brussel en gedurende twaalf jaar voorzitter was van de Belgische Bankcommissie.
Publicaties[bewerken]
Le journal. Sa vie juridique, ses responsabilités civiles, Parijs, 1909.
La critique et le droit. Etude de philosophie juridique. in: Revue catholique de droit, 1908.
La politique scolaire en Hollande, in: La Revue générale, 1910.
Le jury civil en matière de presse, Leuven, 1913.
Le cours de religion a l'école primaire. Le droit des chefs de famille, Brussel, 1913.
La classe moyenne. Son role social, son action politique, sa situation économique, les reformes urgente, Brussel, 1914.
La loi scolaire de 1914 et ses nouvelles applications, Brussel, 1914.
Le Président Wilson et son programme politique, in: La Revue générale", 1914.
Les classes moyennes pendant la crise, Brussel, 1915.
Le journal. Sa vie juridique, ses responsabilites civiles. Le droit de réponse, Brussel, 1929.
LT/MERS
28 december 1945: Belgavox opgericht
Edited: 194512282187
Oprichting van Belgavox, de eerste Belgische firma voor gefilmde actualiteit. Bronnen: KVB 861 en 865.




Histoire:
En 1937, Georges Fannoy fonde la Société belge de distribution cinématographique (SBDC) et distribue dans les salles des films de longs métrages mais également les actualités françaises Éclair Journal. La société Belgavox fut fondée en 1945 pour répondre au besoin que ressentaient les Belges de posséder leurs propres canaux d’information.

Entre 1945 et 1994, les actualités cinématographiques Belgavox, diffusées dans les salles de cinéma belges, ont proposé au public un panorama national et international de l’actualité.

En 1956, Georges Fannoy fonde l’Association internationale de la presse filmée (INNA) réunissant l’ensemble des producteurs d’actualités filmées du monde entier. Belgavox a toujours exercé en son sein un rôle actif, ce qui a permis à la société d’échanger régulièrement des reportages provenant du monde entier avec les autres membres de l’association.

En 1955, Belgavidéo est créée pour assurer la programmation internationale des journaux télévisés belges de la RTB (maintenant RTBF) et la BRT (maintenant VRT).

Pierre Fannoy crée en 1965 la Télévision congolaise (RTNC) et Congovox, l’équivalent africain de Belgavox. Pierre Fannoy est aussi l'inventeur de la télévision à la demande (1960). La VOD s'appelait alors la Sélévision.

En 1985, avec l’aide de ses fils Philippe et Vincent il fournit à la télévision camerounaise naissante (la CRTV-Télé) les équipes nécessaires à la production de ses programmes.

L’avènement de la télévision et son rôle croissant en tant qu’instrument d’information ont amené Belgavox à changer la formule de ses actualités : les actualités diffusées dans les salles de cinéma ont été progressivement remplacées par des magazines.

Belgavox a aujourd’hui quitté les salles obscures pour se consacrer notamment à la réalisation de programmes de types émission thématique et film documentaire. Belgavox est aussi très active dans la recherche pour l'amélioration de la gestion des archives tant d'un point de vue support que d'un point de vue sémantique.

Les images de Belgavox sont aujourd'hui accessibles via le site de la SONUMA.
src=wiki
FIEVEZ Victor-Léon (1855-1939)
Edited: 193905271212
FIEVEZ ( Victor-Léon), Officier de la Force
Publique et Inspecteur d'État (Havré, 30.4.
1855-Bruxelles, 27.5.1939). Fils de Florent et
de Lejeune, Julie.
Fiévez avait fait des études secondaires à
Mons et avait acquis, durant sa jeunesse,
quelques notions de culture dont il tirera grand
profit au cours de sa carrière en Afrique. Milicien
de 1875, il s'engage comme volontaire au 7°
régiment de ligne. En juillet 1877, il est nommé
sergent. Deux ans plus tard, il se présente à
l'examen de sous-lieutenant, qu'il réussit, et
passe au 11e
régiment de ligne où il est promu
lieutenant en avril 1886.
En 1888, répondant à l'appel du roi Léopokl
II et suivant en cela l'exemple de son ami
Haneuse, il s'engage au service de l'État Indé-
pendant du Congo et quitte Anvers le 19 mars 1888,
à bord du « Coanza ». Il arrive à Boma le 22
avril 1888 et est désigné comme adjoint au capitaine
Roget, commandant de la Force publique.
Depuis le massacre du poste des Falls, en
1886, le danger arabe se révélait de plus en plus
imminent. Les faibles forces dont disposait le
jeune État pour l'affronter étaient insuffisantes ;
il fallait les étoffer et les organiser.-^C'était à
cette tâche primordiale que Roget se consacrait
depuis deux ans et Fiévez vint le seconder
admirablement. Nommé capitaine de la Force
publique le 27 octobre 1888, il prend provisoirement
la succession de son chef qui rentre en
Belgique après avoir accompli déjà un premier
terme en Afrique.
Comme il fallait, en ce temps-là, faire face à
toutes les nécessités du service avec un personnel
très réduit, il est chargé d'exercer simultanément
les fonctions de substitut du procureur
d'État et bientôt, en janvier 1890, celle de juge
suppléant près le tribunal de première instance.
Malgré ces tâches absorbantes, il trouve encore
des moments de loisir pour s'occuper de cultures
et pousser les indigènes à entreprendre diverses
plantations.
En avril 1890, Fiévez est appelé à prendre
le commandement de Basoko, important camp
retranché dont les assises avaient été jetées
au début de 1889 par Roget qui était retourné
en Afrique pour un deuxième séjour. Situé
au confluent du Congo et de l'Aruwimi, ce camp
avait été établi sur l'ordre du Roi dans le but
d'enrayer les progrès vers l'Ouest de l'invasion
arabe et de servir, par la suite, de base d'opé-
rations à l'action répressive qui devait fatalement
être entreprise contre eux à plus ou
moins brève échéance. A Basoko, Fiévez se
montra non seulement un chef et un administrateur
avisé, mais il dévoila encore ses
qualités d'explorateur averti. Il entreprend
plusieurs expéditions à la suite desquelles il
relève notamment le cours inférieur de la Lulu
et a ainsi l'occasion de constater le magnifique
développement des cultures que possèdent les
Arabes. Grâce à sa fermeté et à sa diplomatie,
il parvient à interdire à ceux-ci le passage de
la rivière et, s'inspirant de leurs réalisations, il
pousse à l'établissement par les indigènes de
plantations de rapport et de cultures vivrières.
Après plus de trois ans de travail harassant mais
fécond, il rentre en Belgique le 17 septembre
1891. II est exténué et sa santé gravement compromise
; il lui faudra plus d'un an pour se
remettre.
A peine rétabli, il repart pour l'Afrique le 6
mars 1893, alors qu'il vient d'être nommé commissaire
de district de première classe et le 1 e r
avril 1893, lendemain de son arrivée à Boma, il est
désigné pour commander le district de l'Équateur.
Mission importante et délicate entre toutes,
car, après les Lothaire et les Peters, il fallait,
dans ces régions vastes comme plusieurs fois la
Belgique, veiller au recrutement de la Force
publique, développer l'organisation administrative
par l'établissement de nouveaux postes,
pousser plus avant l'exploration du pays, réprimer
la pratique, hélas encore trop répandue, de
l'anthropophagie et lutter en même temps
contre l'infiltration des bandes arabes qui étaient
parvenues à pousser leurs incursions jusque
dans la Maringa-Lopori. Fiévez se dépense sans
compter et s'efforce de suffire à toutes ces tâches.
Il pacifie le Ruki et ses affluents ainsi que la
région du lac Tumba qu'il reconnaît en poussant
jusqu'au lac Léopold II et réprime, à
Iboko, l'opposition des indigènes à l'action
civilisatrice des Européens. Il aide encore, en
outre, au développement des plantations et des
cultures, et ceci semble lui tenir particulièrement
à cœur ; c'est de cette époque que datent
les premières plantations de caféiers dans la
région.
Après avoir étendu, avec la précieuse collaboration
de son adjoint Sarrazyn, l'autorité de
l'État jusqu'aux limites de l'immense district,
il consacre son activité débordante à une tâche
d'un genre nouveau mais qui lui devient bien
vite familier. Il se découvre architecte et se fait
bâtisseur de cités. C'est lui qui construit à
Coquilhatville les premières maisons en briques.
Il fait de la station un véritable centre de civilisation
avec de belles avenues bordées de maisons,
coquettes et confortables, entourées de palmiers,
qui suscitent l'admiration générale.
Après trois nouvelles années d'un travail
inlassable accompli en Afrique, Fiévez rentre
au pays le 14 mai 1896.
En récompense de ses brillants états de service,
le Roi l'élève, en 1897, au grade d'inspecteur
d'État et le charge du commandement des
districts de l'Ubangi et des Bangala.
Loin de considérer comme purement honorifiques
ces nouvelles fonctions dont l'a investi la
confiance royale, Fiévez, en s'embarquant le 6
septembre 1897 pour un troisième séjour au
Congo, se propose d'aller vers le nord pacifier
le pays des terribles Budja. Il gagne immédiatement
Bumba, d'où, avec une poignée de soldats
fidèles et bien disciplinés, il entreprend
une randonnée audacieuse jusque Yakoma.
Traversant des contrées qui sont continuellement
en effervescence il doit livrer combat sur
combat et finit, après huit mois de luttes incessantes,
par gagner Banzyville. C'est cependant
grâce à sa ténacité, à sa patience et à sa force de
persuasion, bien plus encore que par les armes,
qu'il est parvenu à amener les farouches indigènes
à se soumettre aux lois de l'État.
En octobre 1899, son dernier terme arrive à
expiration ; il redescend vers Boma et s'embarque
le 8 novembre à bord du « Léopoldville » qui
le ramène à Anvers le 27.
Fiévez avait rédigé, sur le district de l'Équateur
des notes qu'il avait rassemblées et qui
parurent en 1895 dans « Le Congo illustré ». Il
avait également publié en 1896, dans « L a
Belgique coloniale » la relation de son expédition
: « Du lac Tumba au lac Léopold II »,
La carrière africaine de Léon Fiévez, marquée
du sceau d'un travail ardu et opiniâtre accompli
avec un sens aigu des responsabilités et du devoir
et un esprit de sacrifice total, constitue une
étonnante réalisation de la pensée ardente qu'exprima
quelques années plus tard, Jacques d'Arnoux,
célèbre aviateur de la guerre 1914-1918 :
« La vie est courte... il la faut pleine. » D'autre
part, l'exquise bonté avec laquelle il avait
accompli son œuvre civilisatrice au Congo avait
été judicieusement mise en relief par les noirs
qui l'avaient surnommé « Tâta » (père).
Rentré d'Afrique, Fiévez avait repris du
service dans l'armée métropolitaine ; il fut
nommé major au 9° de ligne, en 1910. Titulaire
de l'Étoile de service à trois raies et de la
Médaille coinmémorative du Congo, il était
également officier de l'Ordre Royal du Lion et
de l'Ordre de Léopold.
6 octobre 1951.
A. Lacroix.
F. Masoin, Hist. de l'É.I.C., 2 vol. Namur, 1913,
I, pp. 99 et 180 ; II, pp. 127 et 255. — A. Chapaux,
Le Congo, Éd. Ch. Rozez, Brux., 1894, pp. 627,
633 et 635. — H. Depester, Les pionniers belges
au Congo, Éd. Duculot, Tamines, 1937, p. 71. —
Bull, de l'Ass. des Vétérans colon., juillet, 1939, pp.
13-14. — La Trib. cong., 15 juin 1939, p. 2. — Delcommune,
Vingt années de vie africaine, 2 vol.
Larcier, Brux., 1922, II, p. 15. — C. Boulger, The
Congo State, London, 1898, p. 211. — A nos Héros
coloniaux morts pour la civilisation, pp. 208 et 210.

src: Inst. roy. colon. belge, Biographie Coloniale Belge, T. III, 1952, col. 304-307
Les dirigeants du Reich en 1938 - Leiders Duitse Rijk 1938
Edited: 193801010908
Hitler (Führer & chancelier),
Goebbels (propagande),
Göring (air),
Hess (représentant du Führer),
von Neurath (aff. étr.),
von Blomberg (guerre),
Frick (intérieur),
Schacht (Reichsbank & Economie),
Dorpmüller (communications),
Ley (organisation du Reich),
Seldte (travail),
baron von Fritsch (cdt en chef de l'armée),
Räder (marine),
Darré (agriculture),
comte Lutz Schwerin von Krosigk (finances),
Gürtner (justice),
Rust (sciences),
Rosenberg (idéologue),
von Ribbentrop (ambassadeur du Reich),
Frank (sans portefeuille),
Kerrl (affaires ecclésiastiques, Kirche),
Ohnesorge (Postes), Lutze (SA),
Himmler (SS et police),
Hühnlein (chef du corps automobiliste),
Meissner (chancellerie),
Lammers (chancellerie),
Funk (presse du Reich),
Kleinmann (communications),
Hierl (travail),
Reinhardt (finances),
Bohle (organisation du parti à l'étranger),
Gertrud Scholtz-Klink (org. féminines),
von Schirach (jeunesse),
Todt (routes),
Bürckel (commissaire pour la Sarre),
von Tschammer und Osten (Sport)

src: Santoro (1938)
26 april 1937: bombardement Guernica door Duitsers = eerste waarbij een stad (dus een burgerlijk doelwit) zo volledig wordt vernield
Edited: 193704267888
What happened at Guernica on the 26 April 1937?

Aerial bombing, carried out by aircraft of the German Condor Legion, destroyed the entire town. The bombardment began at around 4.30pm, and according to most accounts, the town was struck first by explosive bombs and then by incendiaries. There were also reports of people being machine-gunned by the escorting fighter planes as they fled from their houses. One of the most emotive events of the Spanish Civil War, and the inspiration for one of Pablo Picasso's best-known paintings, the destruction of Guernica was the first occasion in which a town was wiped out by aerial bombardment.



Sources:

Historical dictionary of the Spanish Civil War, 1936-1939 edited by James W.Cortada. - Westport, Connecticut: Greenwood Press, 1982.ISBN 0-313-22054-9

The day Guernica died by Gordon Thomas and Max Morgan-Witts. - London:

Hodder and Stoughton, 1975. ISBN 0-340-19043-4 : £4.95

http://www.iwm.org.uk/collections/books/bookfaqs22.htm (20030916)

zie ook het protest van Emile Vandervelde (19950071: 246)
CIAM
Charter of Athens (1933) - Charter van Athene (1933) - La Charte d'Athènes (1933)
Edited: 193313101165


IV International Congress for Modern Architecture

This document was produced as a result of the IV International Congress of Modern Architecture which took as its theme "the functional city" and focused on urbanism and the importance of planning in urban development schemes. The document includes urban ensembles in the definition of the built heritage and emphasizes the spiritual, cultural and economic value of the architectural heritage. It includes a recommendation calling for the destruction of urban slums and creation of "verdant areas" in their place, denying any potential heritage value of such areas. It condemns the use of pastiche for new construction in historic areas.
This is a retyped version of a translated document entitled The Athens Charter, 1933. J.Tyrwitt created the translation from French to English in 1943; the translation was thereafter published by Harvard University's Library of the Graduate School of design. It is included here for educational reference purposes only. The Getty suggests that when referencing this document, the original document should be consulted (see citation below).

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Full Bibliographic Information:
Congress Internationaux d'Architecture moderne (CIAM), La Charte d'Athenes or The Athens Charter, 1933. Trans J.Tyrwhitt. Paris, France: The Library of the Graduate School of Design, Harvard University, 1946.


HARVARD UNIVERSITY

THE LIBRARY OF THE GRADUATE SCHOOL OF DESIGN

THE ATHENS CHARTER, 1933

Translated by J. Tyrwhitt

from La Charte d'Athenes Paris, 1943

I. THE CITY IN ITS REGIONAL SETTING points 1-8

II. THE FOUR FUNCTIONS OF THE CITY
A. Dwelling 9-29
B. Recreation 30-40
C. Work 41-50
D. Transportation 51-64
E. Legacy of history 65-70

III. CONCLUSIONS 71-95
__________________________

I. THE CITY IN ITS REGIONAL SETTING

1. The city is only a part of the economic, social and political entity which constitutes the region.
2. Economic, social and political values are juxtaposed with the psychological and physiological attributes of the human being, raising problems of the relations between the individual and the community. Life can only expand to the extent that accord is reached between these two opposing forces: the individual and the community.
3. Psychological and biological constants are influenced by the environment: its geographic and topographic situation as well as its economic and political situation. The geographic and topographic situation is of prime importance, and includes natural elements, land and water, flora, soil, climate, etc.
4. Next comes the economic situation, including the resources of the region and natural or manmade means of communication with the outside world.
5. Thirdly comes the political situation and the system of government and administration.
6. Special circumstances have, throughout history, determined the character of individual cities: military defense, scientific discoveries, different administrations, the progressive development of communications and methods of transportation (road, water, rail, air).
7. The factors which govern the development of cities are thus subject to continual change.
8. The advent of the machine age has caused immense disturbances to man's habits, place of dwelling and type of work; an uncontrolled concentration in cities, caused by mechanical transportation, has resulted in brutal and universal changes without precendent [sic] in history. Chaos has entered into the cities.

II. THE FOUR FUNCTIONS OF THE CITY

A. Dwelling

9. The population density is too great in the historic, central districts of cities as well as in some nineteenth century areas of expansion: densities rise to 1000 and even 1500 inhabitants per hectare (approximately 400 to 600 per acre).
10. In the congested urban areas housing conditions are unhealthy due to insufficient space within the dwelling, absence of useable green spaces and neglected maintenance of the buildings (exploitation based on speculation). This situation is aggravated by the presence of a population with a very low standard of living, incapable of initiating ameliorations (mortality up to 20 per cent).
11. Extensions of the city devour, bit by bit, its surrounding green areas; one can discern the successive rings of development. This ever greater separation from natural elements heightens the harmful effects of bad sanitary conditions.
12. Dwellings are scattered throughout the city without consideration of sanitary requirements.
13. The most densely populated districts are in the least favorable situations (on unfavorable slopes, invaded by fog or industrial emanations, subject to flooding, etc.)
14. Low indensity developments (middle income dwellings) occupy the advantageous sites, sheltered from unfavorable winds, with secure views opening onto an agreeable countryside, lake, sea, or mountains, etc. and with ample air and sunlight.
15. This segregation of dwellings is sanctioned by custom, and by a system of local authority regulations considered quite justifiable: zoning.
16. Buildings constructed alongside major routes and around crossroads are unsuitable for dwellings because of noise, dust and noxious gases.
17. The traditional alignment of houses along the sides of roads means that good exposure to sunlight is only possible for a minimum number of dwellings.
18. The distribution of community services related to housing is arbitrary.
19. Schools, in particular, are frequently sited on busy traffic routes and too far from the houses they serve.
20. Suburbs have developed without plans and without well organized links with the city.
21. Attempts have been made too late to incorporate suburbs within the administrative unit of the city.
22. Suburbs are often merely an agglomeration of hutments where it is difficult to collect funds for the necessary roads and services.

IT IS RECOMMENDED

23. Residential areas should occupy the best places in the city from the point of view of typography, climate, sunlight and availability of green space.
24. The selection of residential zones should be determined on grounds of health.
25. Reasonable densities should be imposed related both to the type of housing and to the conditions of the site.
26. A minimum number of hours of sunlight should be required for each dwelling unit.
27. The alignment of housing along main traffic routes should be forbidden [sic]
28. Full use should be made of modern building techniques in constructing highrise apartments.
29. Highrise apartments placed at wide distances apart liberate ground for large open spaces.

B. Recreation

30. Open spaces are generally insufficient.
31. When there is sufficient open space it is often badly distributed and, therefore not readily usable by most of the population.
32. Outlying open spaces cannot ameliorate areas of downtown congestion.
33. The few sports fields, for reasons of accessibility, usually occupy sites earmarked for future development for housing or industry: which makes for a precarious existance [sic] and their frequent displacement.
34. Land that could be used for week-end leisure is often very difficult of access [sic].

IT IS RECOMMENDED

35. All residential areas should be provided with sufficient open space to meet reasonable needs for recreation and active sports for children, adolescents and adults.
36. Unsanitary slums should be demolished and replaced by open space. This would ameliorate the surrounding areas.
37. The new open spaces should be used for well-defined purposes: children's playgrounds, schools, youth clubs and other community buildings closely related to housing.
38. It should be possible to spend week-end free time in accessible and favorable places.
39. These should be laid out as public parks, forests, sports grounds, stadiums, beaches, etc.
40. Full advantages should be taken of existing natural features: rivers, forests, hills, mountains, valleys, lakes, sea, etc.

C. Work

41. Places of work are no longer rationally distributed within the urban complex. This comprises industry, workshops, offices, government and commerce.
42. Connections between dwelling and place of work are no longer reasonable: they impose excessively long journeys to work.
43. The time spent in journeying to work has reached a critical situation.
44. In the absence of planning programs, the uncontrolled growth of cities, lack of foresight, land speculation, etc. have caused industry to settle haphazardly, following no rule.
45. Office buildings are concentrated in the downtown business district which, as the most privileged part of the city, served by the most complete system of communications, readily falls prey to speculation. Since offices are private concerns effective planning for their best development is difficult.

IT IS RECOMMENDED

46. Distances between work places and dwelling places should be reduced to a minimum.
47. Industrial sectors should be separated from residential sectors by an area of green open space.
48. Industrial zones should be contiguous with railroads, canals and highways.
49. Workshops, which are intimately related to urban life, and indeed derive from it, should occupy well designed [sic] areas in the interior of the city.
50. Business districts devoted to administration both public and private, should be assured of good communications with residential areas as well as with industries and workshops within the city and upon its fringes.

D. Transportation

51. The existing network of urban communications has arisen from an agglomeration of the aids [sic] roads of major traffic routes. In Europe these major routes date back well into the middle ages [sic], sometimes even into antiquity.
52. Devised for the use of pedestrians and horse drawn vehicles, they are inadequate for today's mechanized transportation.
53. These inappropriate street dimensions prevent the effective use of mechanized vehicles at speeds corresponding to urban pressure.
54. Distances between crossroads are too infrequent.
55. Street widths are insufficient. Their widening is difficult and often ineffectual.
56. Faced by the needs of high speed [sic] vehicles, present the apparently irrational street pattern lacks efficiency and flexibility, differentiation and order [sic].
57. Relics of a former pompous magnificence designed for special monumental effects often complicate traffic circulation.
58. In many cases the railroad system presents a serious obstacle to well planned urban development. It barricades off certain residential districts, depriving them from easy contact with the most vital elements of the city.

IT IS RECOMMENDED THAT

59. Traffic analyses be made, based on accurate statistics, to show the general pattern of circulation in the city and its region, and reveal the location of heavily travelled [sic] routes and the types of their traffic.
60. Transportation routes should be classified according to their nature, and be designed to meet the rrquirements [sic] and speeds of specific types of vehicles.
61. Heavily used traffic junctions should be designed for continuous passage of vehicles, using different levels.
62. Pedestrian routes and automobile routes should follow separate paths.
63. Roads should be differentiated according to their functions: residential streets, promenades, through roads, major highways, etc.
64. In principle, heavy traffic routes should be insulated by green belts.

E. Legacy of History

IT IS RECOMMENDED THAT:

65. Fine architecture, whether individual buildings or groups of buildings, should be protected from demolition.
66. The grounds for the preservation of buildings should be that they express an earlier culture and that their retention is in the public interest.
67. But their preservation should no [sic] entail that people are obliged to live in unsalubrius [sic] conditions.
68. If their present location obstructs development, radical measures may be called for, such as altering major circulation routes or even shifting existing central districts - something usually considered impossible.
69. The demolition of slums surrounding historic monuments provides an opportunity to create new open spaces.
70. The re-use of past styles of building for new structures in historic areas under the pretext of assthetics [sic] has disastrous consequences. The continuance or the introduction of such habits in any form should not be tolerated.

III. CONCLUSIONS

71. Most of the cities studied present an image of chaos. They do not correspond in any way to their ultimate purpose: to satisfy the basic biological and physiological needs of their inhabitants.
72. The irresponsibility of private enterprise has resulted in a disastrous rupture of the equilibrium between strong economic forces on one side and, on the other, weak administrative controls and powerless social interests.
73. Although cities are constantly changing, their development proceeds without order or control and with no attempt to apply contemporary town planning principles, such as have been specified in professionally qualified circles.
74. The city should assure both individual liberty and the benefits of collective action on both the spiritual and material planes.
75. The dimensions of everything wi thin [sic] the urban domain should relate to the human scale.
76. The four keys to urban planning are the four functions of the city: dwelling, work, recreation (use of leisure time), transportation.
77. The city plan sould [sic] determine the internal structure and the interrelated positions in the city of each sector of the four key functions.
78. The plan should ensure that the daily cycle of activities between the dwelling, workplace and recreation (recuperation) can occur with the utmost economy of time. The dwelling should be considered as the prime center of all urban planning, to which all other functions are attached.
79. The speeds of mechanized transportation have disrupted the urban setting, presenting an ever-present danger, obstructing or paralyzing communications and endangering health.
80. The principle of urban and suburban circulation must be revised. A classification of acceptable speeds must be established. A reformed type of zoning must be set up that can bring the key functions of the city into a harmonious relationship and develop connections between them. These connections can then be developed into a rational network of major highways.
81. Town planning is a science based on three dimensions, not on two. This introduces the element of height which offers the possibility of freeing spaces for modern traffic circulation and for recreational purposes.
82. The city should be examined in the context of its region of influence. A plan for the total economic unit - the city-region - must replace the simple master plan of a city.
83. The city should be able to grow harmoniously as a functioning urban unity in all its different parts, by means of preordained open spaces and connecting links, but a state of equilibrium should exist at every stage of its development.
84. It is urgently necessary for every city to prepare a planning program indicating what laws will be needed to bring the plan to realization.
85. The planning program must be based on rigorous analytical studies carried out by specialists. It must foresee its stages of development in time andspace [sic]. It must coordinate the natural resources of the site, its topographic advantages, its economic assets, its social needs and its spiritual aspirations.
86. The architect engaged in town planning should determine everything in accordance with the human scale.
87. The point of departure for all town planning should be the single dwelling, or cell, and its grouping into neighborhood units of suitable size.
88. With these neighborhood units as the basis, the urban complex can be designed to bring out the relations between dwelling, places of work and places devoted to recreation.
89. The full resources of modern technology are needed to carry out this tremendous task. This means obtaining the cooperation of specialists to enrich the art of building by the incorporation of scientific innovations.
90. The progress of these developments will be greatly influenced by political, social and economic factors. . . [sic]
91. And not, in the last resort, by questions of architecture.
92. The magnitude of the urgent task of renovating the cities, and the excessive subdivision of urban land ownerships present two antagonistic realities.
93. This sharp contradiction poses one of the most serious problems of our time: the pressing need to regulate the disposition of land on an equitable and legal basis, so as to meet the vital needs of the community as well as those of the individual.
94. Private interests should be subordinated to the interests of the community.
LT
Stefan Zweig brengt in 1929 de biografie van Joseph Fouché (1759-1820)
Edited: 192909010909
Zweig, Oostenrijks schrijver (Wenen 1881-Petropolis, Brazilië 1942), schreef de biografie van Fouché (21/5/1759-26/12/1820), de politiechef van Frankrijk, niet toevallig in 1929. De visionaire Zweig belicht deze geboren intrigant op meesterlijke wijze. Hij toont aan hoe Fouché zich als tegenspeler of medespeler van Robespierre, Napoleon en Talleyrand onder verschillende regimes weet te handhaven. Daarmee staat Fouché niet alleen in de geschiedenis ... er zijn andere voorbeelden, zowel in Europa, Zuid-Amerika en de VSA. Topbeambten van een politioneel repressie-apparaat (interne veiligheidsdiensten) wisten zich meermaals te onttrekken aan zuiveringen. Ofwel maken ze zich op tijd uit de voeten, ofwel worden ze als nuttige 'instrumenten' en als 'rugdekking' opgenomen in het volgende regime. Vaak beschikken zij in beveiligde en gedupliceerde geheime archieven over vitale informatie over de oude en de nieuwe (kandidaat-)machthebbers. Naast de autobiografie belichtten o.a. Madelin (1930), Tulard (1997) en - recenter - de Waresquiel (2014) deze figuur. Ook Rigotard schreef een interessante studie over de Parijse politie. Voor een encyclopedische benadering van de Franse politie kan met terecht bij Michel Aubouin.

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GERVEX Henri
Peintre
Edited: 192906071265
Henri Gervex (Paris 10 December 1852 – 7 June 1929) was a French painter who studied painting under Alexandre Cabanel, Pierre-Nicolas Brisset and Eugène Fromentin.

Rolla

Au printemps 1878, un mois avant l'inauguration du Salon, Rolla est brutalement exclu de la manifestation par l'administration des Beaux-Arts. Henri Gervex, est pourtant un peintre reconnu. Agé de 26 ans seulement, il a déjà été médaillé au Salon, ce qui le rend en théorie "hors concours", dispensé des délibérations du jury chargé de choisir les oeuvres exposées. Cette fois les autorités en décident autrement, en raison du caractère jugé "immoral" de la scène.

Gervex s'inspire d'un long poème d'Afred de Musset (1810-1857), paru en 1833. Le texte retrace le destin d'un jeune bourgeois, Jacques Rolla, sombrant dans une vie d'oisiveté et de débauche. Il rencontre Marie, adolescente qui se prostitue pour fuir la misère. On voit ici Rolla, ruiné, se tenant à coté de la fenêtre, les yeux tournés vers la jeune fille endormie. Il va bientôt mettre fin à ses jour en avalant du poison.
Si la scène est jugée indécente, ce n'est pas en raison de la nudité de Marie, qui ne diffère en rien des autres nus canoniques de l'époque. L'attention des contemporains se porte en réalité sur la nature morte constituée d'un jupon, d'une jarretière, d'un corset dégrafé à la hâte, surmonté par un chapeau haut-de-forme. C'est Degas qui aurait conseillé à Gervex de mettre "un corset par terre" pour que l'on comprenne que cette femme "n'est pas un modèle". En effet, cette disposition, la nature des vêtements, dessinent clairement le consentement de Marie et son statut de prostituée. De plus, la canne jaillissant des sous-vêtements agit comme une métaphore de l'acte sexuel.

Après son exclusion du Salon, Rolla est exposé trois mois chez un marchand de tableaux parisien. Le scandale, dont la presse se fait largement l'écho, attire les foules. Bien des années plus tard, dans des entretiens parus en 1924, Gervex raconte le plaisir qu'il eu à voir le "défilé ininterrompu de visites", sans que l'on sache si il avait anticipé la réaction des autorités et provoqué volontairement la polémique.

Rolla poème complèt

DE LAUNAY Jacques
28 januari 1924: Jacques de Launay geboren te Roubaix
Edited: 192401287947
"De op 28 januari 1924 te Roubaix geboren Jacques de Launay is historicus en jurist. Van de 1ste september 1942 tot aan de bevrijding was hij verbindingsagent tussen het OCM en het Onafhankelijkheidsfront. Vrijwilliger 1ste RT (1944-1945). Secretaris van de Minister van Volksgezondheid (1946-1947), daarna van de Europese Beweging (1948-1958). Adjunct-Secretaris-Generaal van Actualités Françaises (1965-1968). Beheerder van Congovox sedert 1967, en sinds 1957 Secretaris-Generaal van de Internationale Commissie voor Geschiedenisonderwijs. Hij is de geestelijke vader van een film 'Le Temps des Doryphores' (De tijd van de Lansdragers) en van een twintigtal geschiedkundige werken, verkocht op een miljoen exemplaren en in 32 vertalingen. Zijn meest bekende werk is: Les Grandes Controverses de l'histoire contemporaine 1914-1945 (De Grote Disputen van de eigentijdse geschiedenis): 155.000 exemplaren. J. de Launay behoorde samen met zijn vriend d'Astier de la Vigerie reeds in 1946 tot diegenen die de excessen van de repressie en de bedriegerijen van het tweedehandsverzet bestreden." (uit DE LAUNAY J. (1974), De geheime geschiedenissen van België. 2de binnenbladzijde)
wiki
1921-1927: République du Rif
Edited: 192107210834
La République du Rif (en berbère : ⵜⴰⵊⴷⵓⴷⴰ ⵏ ⴰⵔⵔⵉⴼ Tagduda n Arrif), officiellement République confédérale des tribus du Rif, désigne le régime républicain qui s'est établi sur le Rif entre 1921 et 1927. La monnaie de la République était le Riffan.
Les Rifains résistent violemment aux intrusions espagnoles et françaises au Maroc.

Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim qui fut précédemment juge, devient chef des Rifains.
Après avoir créé un commandement et une structure de pouvoir, Abd el-Krim bat les Espagnols de nombreuses fois et les repousse dans leurs avant-postes côtiers. Après la bataille d'Anoual, en 1921, les espagnols abandonnent l'arrière pays à Abd el-Krim lui permettant de fonder la République du Rif.
Il attend ensuite de créer un état stable pour les Rifains afin de leur donner un répit après de longues années de guerre. Abd el-Krim envoie des représentants diplomatiques à Londres et à Paris pour essayer d’établir des liens diplomatiques avec l'Europe. Cela ne fonctionne pas très bien à cause de l'anxiété des Français face à la montée en puissance de la jeune république d'Abd el-Krim, qui peut alors envahir les possessions françaises au Maroc, si elle a le temps de rassembler des hommes et des armes. De plus, le discours d'Abd el-Krim, qui prône la liberté pour tous les peuples n'est pas bien accueilli par les puissances coloniales européennes.

Hubert Lyautey pressentant qu'Abd el-Krim cherchera à obtenir le ralliement des tribus rifaines du Maroc français de l'envoi de renfort qui lui permettent de former 3 groupes d'infanterie et 9 escadrilles d'avions.

Au printemps 1925 Mohamed Abdelkrim El Khattabi, dit Abd el-Krim il décide de lancer une offensive, après être parvenu à rallier plusieurs tribus, en vue d'atteindre l'oued Ouergha qu'il considère comme la frontière de sa république.
Le 22 avril, il passe à l'attaque en direction de Fez. Pour l'arrêter les Français dispose du 3e bataillon du 15e régiment de tirailleurs algériens qui garde le gué et le bac de l'Ouergha. Le bataillon repousse les assauts durant 4 jours avant d'être dégagé le 28 mais les Rifains continuent d'attaquer les petits postes. Ceux de Beni Derkoul et du douar de Mostitef succombent le 13 juin.

Fin 1925, la France et l'Espagne créent une force commune d'un peu moins de 200 000 soldats appuyés par des chars et des avions. Ils bombardent massivement les territoires de la nouvelle république, parfois avec des armes chimiques de modèle allemand utilisés par l'armée espagnole. La République du Rif s'effondre en mai 1926.

Prés d'un siècle passé sur les évènements de la guerre du Rif, l'Espagne continue à refuser de reconnaître ses responsabilités malgré les sollicitations de plusieurs organisations et associations pour les droits de l'homme1, on sait seulement que les habitants du Rif demeurent actuellement les plus touchés par le cancer selon des statistiques officielles sur les cas enregistrés dans le pays.

MASEREEL Frans
La presse trempe sa plume dans la trahison, la haine, le sang et le mensonge
Edited: 191700001311


Source: 19300065
Humanité (L'-) (DBF) (18/4/1904 - )
Edited: 190404181788
18 avril 1904 : Jean Jaurès fonde et dirige "l'Humanité" . Dans son éditorial "Notre but", il expose l'objectif du journal et justifie son titre. L'Humanité alors imprimée 142, rue Montmartre paraît sur quatre pages au prix de cinq centimes.

bron: http://www.humanite.presse.fr/huma_et_vous/meta13517 (20060801)
Banning Emile
Edited: 18980713
Émile Théodore Joseph Hubert Banning (Luik, 12 oktober 1836 - Elsene, 13 juli 1898) was een Belgisch ambtenaar, diplomaat, schrijver en journalist.
Banning was doctor in de Wijsbegeerte en Letteren en werd journalist bij het dagblad L'Echo du Parlement waarvoor hij de politiek op de voet volgde. In 1861 werd hij eveneens archivaris bij de Koninklijke Bibliotheek. Banning werd opgemerkt door Charles Rogier, de minister van Buitenlandse Zaken, die hem in 1863 aantrok binnen het departement als archivaris, bibliothecaris, schrijver, vertaler en rechterhand van toponderhandelaar Auguste Lambermont. Banning bleef deze functies uitoefenen tot aan zijn dood in 1898.

Het voorbereidende werk van Banning in 1863 zorgde ervoor dat de onderhandelingen met Nederland in verband met het afschaffen van de Scheldetol succesvol afliepen. Op het ministerie van Buitenlandse Zaken specialiseerde hij zich in het schrijven van allerlei verhandelingen over wereldkwesties en trok zo de aandacht van koning Leopold II. Een aantal artikels van Banning over Centraal-Afrika in L'Echo du Parlement inspireerden de koning om in 1876 in Brussel een eerste conferentie over Afrika te houden.

Banning werd één van de naaste medewerkers van de koning en was een vurig propagandist van de expansiedrang van België. Tijdens de Koloniale Conferentie van Berlijn in 1884 was hij één van de vertegenwoordigers van België. Hij was mede-onderhandelaar maar schreef ook de voorbereidende teksten, alsook de verslagen van de meetings, voor Auguste Lambermont, die algemeen redacteur van de conferentie was. De conferentie was voor België een succes en Kongo-Vrijstaat werd opgericht.

Émile Banning was een groot tegenstander van de nog bestaande slavenhandel en was één van de mede-organisators van de conferentie tegen de slavenhandel van 1890 in Brussel, waarop hij samen met Lambermont België vertegenwoordigde. Na deze conferentie was Banning er voorstander van om Kongo-Vrijstaat, persoonlijk bezit van de koning, door België te laten annexeren en was het niet meer eens met de economische politiek die Leopold II voerde in Kongo. Door zijn publicaties in 1890-1892 kwam hij meermaals in botsing met de koning. Aanvankelijk kon Auguste Lambermont de gemoederen nog sussen maar vanaf 1893 viel Banning volledig in ongenade bij de koning.
Literatuur:
Marcel WALRAET, Emile Banning. Un grand Belge (1836-1898), Office de Publicité, Bruxelles, 1945.
A. DE BURBURE, Emile Banning, in : L'Essor économique belge. Expansion coloniale, Brussel, 1932
Marcel WALRAET, La jeunesse austère et studieuse d'un grand commis de Léopold II, in: La Revue nationale, 1945.
J. BRUHAT, Emile Banning in : Les techniciens de la colonisation (XIX®-XXe siècles), Presses Universitaires de France, Parijs, 1946.
Louis DE LICHTERVELDE, Émile Banning, in: {Revue générale belge, Brussel, 1946.
C. NEYZEN, Émile Banning et l'État Indépendant du Congo, doctoraatsthesis in koloniale wetenschappen (onuitgegeven), ULB, 1946.
Marcel WALRAET, Les papiers d'Émile Banning, in: Revue Nationale, Brussel, 1950.
G. D. PERIER, Émile Banning, in: Revue Nationale, Brussel, 1947.
Marcel WALRAET, Les «Réflexions morales et politiques» d'Émile Banning, in: Revue Nationale, Brussel, 1947.
G. D. PERIER, Émile Banning mourait le 13 juillet 1898, in: Revue coloniale belge, Brussel, 1948.
Liane RANIERI, La collaboration personnelle de Lambermont et de Banning avec Léopold II, licentiaatsthesis geschiedenis (onuitgegeven), ULB,
N. LAUDE, La reconnaissance de la 30° promotion: Émile Banning. Discours du Directeur de l'Institut Universitaire des Territoires d'OutreMer, Antwerpen, 1951.
N. LAUDE, in: Problèmes d'Afrique centrale, Brussel, 1952.
R.-J. CORNET, A propos de deux dossiers: le dossier diplomatique de l'Ubangi et le dossier Degrelle-Rogier sur l'Ubangi, in: Bulletin. I. R. C. B., Brussel, 1953.
R. P. A. ROEYKENS, Les réunions préparatoires de la délégation belge à la Conférence géographique de Bruxelles en 1876, in: Zaïre, Brussel, 1953.
A. COSEMANS, Les Archives générales du Royaume au point de vue de la documentation historique coloniale, in: Bulletin I.R. C. B., Brussel, 1954.
R. P. A. ROEYKENS, Banning et la Conférence géographique de Bruxelles en 1896, in: Zaïre, Brussel, 1954.
R. P. A. ROEYKENS, Les débuts de l'œuvre africaine de Léopold II (1875-1879), Brussel, 1955.
Jean STENGERS, Textes inédits d'Émile Banning, in: A. R. S. C., Cl. des Sc. mor. et pol., Brussel, 1955.
Marcel WALRAET, Emile Banning, in: Biographie coloniale Belge, T. I 1948 & T. IV, 1955.
bron: wiki
Métropole (La -) (DBF)
Edited: 189406271687
1894: La Métropole (Antwerpen) opgericht (life cycle)(Luyckx, bib. LT 10.18)

Ce quotidien est fondé le 27 juin 1894 par des notables anversois (Castelein, de

Meester et Rijckmans). Il répond aux voeux des catholiques. La Métropole, qui paraît

dès l’aube, dispose d’une presse rotative Marinoni à partir de mars 1897. Elle supplante

vite L’Escaut, une autre feuille catholique. Elle devient aussi le journal préféré de

l’homme d’affaires et du chef d’entreprise grâce à ses rubriques économiques et

financières. Stoppée par la chute d’Anvers le 7 octobre 1914, La Métropole renaît à

Londres quinze jours plus tard en supplément de l’édition matinale du Standard. La

crise du papier met cependant un terme à cette situation le 4 mars 1916. De retour à

Anvers en 1918, les dirigeants constatent la destruction des installations du journal. La

Métropole se voit donc éditée par De Vlijt jusqu’en 1920. En 1940, c’est un nouveau

coup d’arrêt. Le journal reparaît à l’automne 1944. Mais son quartier général est une

nouvelle fois ravagé par une bombe. Et c’est De Vlijt qui vient encore à la rescousse en

accueillant La Métropole en ses murs. En 1965, c’est l’association avec Le Matin et La

Flandre Libérale à travers Sobeledip (absorbée par Rossel en 1966). Mais La

Métropole, vaincue par la flamandisation, disparaît comme ses deux confrères le 30 juin

1974 (cf. “La Métropole, in : La Presse, n°16, 10-12/1957, pp.7-14).

http://users.skynet.be/webgate/matin/ (20031105)
alliantie FRA - RUS, de zgn. Tweebond
Edited: 189401040765
19890117: 284

Le 4 janvier 1894 débute l'alliance franco-russe.

Une convention militaire secrète est signée entre le gouvernement républicain de la France et le gouvernement autocratique du tsar Alexandre III, qui a pris le contrepied de la politique libérale et réformatrice de son prédécesseur, Alexandre II.

C'est le mariage de la carpe et du lapin. Pourtant, l'alliance franco-russe a les faveurs de l'opinion publique qui cultive avec passion sa haine de l'Allemagne ainsi que de l'Angleterre.

La convention resserre le bloc austro-allemand (la Diplice) et éloigne un peu plus l'Angleterre de la France. Elle concourt au processus fatal qui mène à la Grande Guerre.

Les petits épargnants souscrivent avec autant de confiance aux emprunts russes qu'ils manifestent de méfiance pour l'industrie de leur propre pays. Il est vrai que le tsar ne ménage pas les subsides à la presse française pour mieux la convaincre des mérites de ces emprunts...

Les Parisiens font un accueil enthousiaste au tsar Alexandre III et lui dédient le plus superbe pont de la capitale : ce monument de pierre et de bronze, aux armes de Paris et Saint-Pétersbourg, relie l'esplanade des Invalides au rond-point des Champs-Élysées. C'est le seul aspect positif de cette alliance de tous les dangers.

Joseph Savès

http://www.herodote.net/18940104.htm (20070306)

TEXTES sur les rapports franco-russe (fin XIXe siècle)

Mots-clés. France. Russie. économie. nation. nationalisme. emprunt. russe. Triplice. XIX. XX.

Les emprunts russes en France

"M. Germain (1) a gardé de son entretien avec Poliakov (2) l'impression que tous les groupes financiers importants d'Europe font en ce moment d'actives démarches pour participer aux affaires que le retour de la paix et la liquidation des dépenses de la guerre (3) vont sans doute faire éclore en Russie. M. Germain est d'avis que nous devons nous mettre sur les rangs (...). Il faudrait offrir 100 millions, que fourniraient sans difficultés les établissements français (...). Dans toutes vos conversations avec les représentants du gouvernement russe, insistez sur les avantages que trouvera la Russie à élargir en France la clientèle de ses emprunts. Le marché anglais peut à tout instant lui être fermé par la politique, et la France lui offre une garantie contre cette éventualité. (...) M. Germain pense que c'est le moment d'agir très activement pour prendre pied en Russie et pour jouer le rôle qui nous convient dans les grandes opérations qui s'élaborent. Tâchez de trouver des appuis influents, c'est pour vous le point le plus important et le plus délicat."

Lettre de Mazerat, directeur parisien du Crédit lyonnais, adressée au directeur de l'agence du Crédit lyonnais à Saint-Pétersbourg, 18 mars 1878

(1) Maître du Crédit lyonnais

(2) Constructeur russe de chemins de fer, alors en voyage d'affaires à Paris

(3) Guerre russo-turque de 1877-1878









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Alliance franco-russe (1892)



Le succès des premiers emprunts, russes à Paris contribue au rapprochement du régime tsariste et de la république française contre la Triplice (Triple-Alliance, 1882).



"La France et la Russie étant animées d'un égal désir de conserver la paix, et n'ayant d'autre but que de parer aux nécessités d'une guerre défensive, provoquée par une attaque des forces de la Triple-Alliance contre l'une ou l'autre d'entre elles, sont convenues des dispositions suivantes :



1. Si la France est attaquée par l'Allemagne, ou par l'Italie soutenue par l'Allemagne, la Russie emploiera toutes ses forces disponibles pour attaquer l'Allemagne.



Si la Russie est attaquée par l'Allemagne, ou par l'Autriche soutenue par l'Allemagne, la France emploiera toutes ses forces disponibles pour combattre l'Allemagne.



2. Dans le cas où les forces de la Triple-Alliance, ou une des puissances qui en font partie, viendraient à se mobiliser, la France et la Russie, à la première annonce de l'événement et sans qu'il soit besoin d'un concert préalable, mobiliseront immédiatement et simultanément la totalité de leurs forces, et les porteront le plus près possible de leurs frontières.



3. Les forces disponibles qui doivent être employées contre l'Allemagne seront, du côté de la France de 1 300 000 hommes, du côté de la Russie de 700 000 à 800 000 hommes. Ces forces s'engageront à fond, en toute diligence, de manière que l'Allemagne ait à lutter, à la fois, à l'est et à l'ouest.



4. Les états-majors des armées des deux pays se concerteront en tout temps pour préparer et faciliter l'exécution des mesures prévues ci-dessus. Ils se communiqueront, dès le temps de paix, tous les renseignements relatifs aux armées de la Triple-Alliance qui sont ou parviendront à leur connaissance. Les voies et moyens de correspondre en temps de guerre seront étudiés et prévus d'avance. (...)



6. La présente convention aura la même durée que la Triple-Alliance.



7. Toutes les clauses énumérées ci-dessus seront tenues rigoureusement secrètes. "



Convention militaire de 1892, ratifiée en 1894.











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A propos de l'alliance franco-russe (1892)





Note : L'existence de l'alliance franco-russe est connue, mais le texte des accords reste secret.



"C'est l'alliance conclue en dehors des formules vieillies des protocoles, en dehors du mystère des chancelleries (...). C'est l'alliance entre deux grands peuples maîtres de leur destinée et qui n'ont rien à cacher. C'est la politique franche, loyale, à la lumière du grand jour; sans dissimulation et sans réticences (...). C'est la guerre rendue impossible. L'alliance franco-russe, c'est le triomphe des idées libérales dans toute l'Europe (...)."



Flourens, ancien ministre des Affaires étrangères, Le Journal, 30 octobre 1893







"Nous tenons le centre de l'Europe entre les deux mâchoires d'un étau. A la première insulte, nous serrerons la vis (...). Restons le fusil au bras, mais sans crainte d'en faire sonner la crosse à la frontière. Le jeune Empereur est-il secrètement tourmenté par le traditionnel idéal du monde slave ? Rêve-t-il de rejeter la barbarie turque au delà du Bosphore et de faire resplendir la croix grecque sur le dôme de Sainte-Sophie ? Pourquoi pas ? Mais le jour où les Cosaques pénétreront au galop dans les ruelles du vieux Stamboul, il est bien entendu qu'à Strasbourg, un bataillon français présentera les armes à la statue de Kléber [général français (1753-1800)] ."



F. Coppée, Hommage au tsar, 1896







"Le silence de nos gouvernants ne constituerait pas seulement une inconvenance intolérable à l'égard du Parlement, mais un véritable péril pour notre pays. Il s'agit de mettre en balance les bénéfices et les charges. Nous ne pouvons pas admettre que la France se trouve un beau matin obligée de tirer l'épée pour une querelle dans les Balkans sans avoir même été appelée à connaître l'engagement qui l'y contraint."



A. Millerand, article dans La Petite République , 14 octobre 1896









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Les inquiétudes françaises face à la faiblesse de l'armée russe





"Le plan de concentration russe en cas de guerre sur la frontière occidentale a subi en effet, comme il fallait s'y attendre, des modifications très sensibles. Non seulement il est absolument défensif, mais ce n'est pour ainsi dire qu'un fantôme de plan de concentration.



Le nouvel armement de l'artillerie est loin d'être au complet, les approvisionnements de munitions ne sont pas à la hauteur des nouvelles exigences; il manque une quantité de matériel de train, de matériel d'intendance, de matériel sanitaire, de matériel roulant sur les chemins de fer.



D'autre part, les troupes sont dans un état très médiocre sous le rapport des cadres, de l'instruction et de l'esprit.



Il faudrait être aveugle pour ne pas voir... que " la Russie sera pour un certain temps une alliée militaire presque sans valeur contre l'Allemagne "."



Note secrète de l'attaché militaire français en Russie au ministre de la Guerre (25 nov. 1906).

http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/alliance.france.russie.html (20070306)
1884: impressies
Edited: 188400001119



src: 201410122346
1884: impressies
Edited: 188400001119



src: 201410122346
Charles Hermans (1839-1924)
Bij dageraad (1875) - de bourgeoisie en de mijnwerkersfamilie - sleutelwerk in het Belgische realisme - niet politiek geladen?
Edited: 187505060600
Charles Hermans zag het in 1875 zo (Bij dageraad):


Maurice Sulzberger in Guide Illustré de Bruxelles, Tome II, Les musées, Touring Club de Belgique, 1917, p. 37-38. Oorspronkelijke tekst: Le grand succès du Salon de Bruxelles en 1875, marque une date aussi, plus significative. Ce fut, en Belgique, le manifeste de "l'école du gris" (c'est à dire du jour diffus et du plein air) et aussi de la modernité revendiquant ses droits contre la peinture d'histoire. Mais le meilleur commentaire de ce tableau tout à fait remarquable a été donné par l'auteur lui-même. Résumons-le d'après un de ses biographes. M. de Taeye, qui le publie dans les Artistes belge contemporaines : "J'ai cherché à être aussi sincère que possible, tout en évitant d'être à la fois trop sentimental et trop réaliste. Je me suis mis en quelque sorte à la place des ouvriers de l'avant-plan qui, frais et dispos, se rendent paisiblement au travail le matin, alors que les débauchés, en habit noir, sortent bruyamment des bouges dorés où ils ont passé la nuit. Je me suis même, un lendemain de carnaval, levé avant le soleil pour assister au défilé de mes acteurs. J'ai reproduit la scène absolument comme elle a fait impression sur mon imagination, me contentant de rester aussi simple que possible. On a prétendu que mon tableau avait une portée socialiste. C'est une erreur. Je n'ai jamais songé à ennoblir l'ouvrier en montrant la décadence du débauché. Et c'est même pour cela que j'ai renoncé à mon idée première de faire de l'une des grandes vicieuses sortant du cabinet particulier la sœur de l'ouvrière marchant à côté de son mari. L'exécution de cette idée aurait, en effet, nécessité un jeu de physionomie qui me paraissait légèrement sentimental et trop romantique. Maurice Sulzberger, Critique d'art à "l'Étoile belge"



olie op doek, 248x317cm, KMSK, Brussel
src: 19950068:51
29 mei 1869: Philippe Vandermaelen overlijdt te Brussel. R.I.P.
Edited: 186905291110
Vandermaelen, Philippe [1827 - 1869+] ¨ Bruxelles

(Bruxelles, 1795 – Bruxelles, 1869)

Né le 23 décembre 1795 ; mort le 29 mai 1869. Géographe, membre effectif de l'Académie royale de Belgique, classe des sciences, à partir de 1829. . Chevalier de l'ordre de Léopold. Membre de l'Académie des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique et d'un très grand nombre de société scientifiques.
Il publie l'Atlas universel de Géographie physique, politique, statistique et minéralogique, à l'échelle du 1.641.836e (ou d'une ligne pour 1900 toises), 400 feuilles, 6 volumes, lithographié par Ode (voir ce nom) en 1827, grand in-folio. L'ensemble a paru en 40 livraisons de 10 cartes à partir de 1825, de six en six semaines d'abord, de cinq en cinq semaine ensuite. C'était le premier atlas de cartes à échelle constante qui pouvaient être assemblées sur un globe.
Dans une lettre adressée au journal La propriété industrielle, reproduite par Luthereau, p. 53-54, Jobard parle d'une proposition d'association :
C'est à la même époque [1828] que […] le célèbre Engelmann est venu me proposer une association avec lui, comme l'a fait M. Vandermaelen, lequel a gagné beaucoup d'argent avec mes procédés et les graveurs que j'avais formés.
Jobard fait ici certainement allusion à Jean-Baptiste Collon : en 1829, on annonce la parution d'une carte d'Europe, lithographiée sur une pierre de dimensions exceptionnelles :
L’Atlas des cartes géographiques
Nous avons fait connaître l’atlas des journaux imprimé à Londres ; nous annonçons aujourd’hui l’atlas des cartes, et c’est encore aux soins et à la fortune de M. Vandermaelen qu’on le devra ; cette carte, toute d’une pièce, est celle de l’Europe, elle est gravée sur une pierre lithographique de plus de deux mètres de longueur sur un mètre et demi de large. Six dessinateurs y travaillent ensemble ; on a fait un voyage exprès aux carrières de la Bavière pour se procurer cette belle pierre ; on fait construire exprès une presse pour l’imprimer, et on fera bâtir une machine et peut-être une papeterie, pour former la feuille de papier sur laquelle elle sera imprimée (L'industriel ou Revue des Revues, t. 2, 1829, 2e semestre, p. 328).
Cet Atlas de l'Europe, au 600,000e, en 165 feuilles, est réalisé en 1829-1830. Le prospectus de cet atlas (exemplaire à la KBR) indique : Atlas de l'Europe, gravé sur pierre, sous la direction de J. Collon.
Le grand atelier lithographique de cartographie de Vandermaelen, officiellement fondé en 1830 par Philippe et son frère Jean-François (qui s'intéresse davantage à la botanique), fonctionne déjà avant 1830, mais s'appelle alors "Ateliers de la carte de l'Europe" :
De réputation européenne, l'établissement géographique comprend un atelier lithographique pour l'impression des cartes géographiques, sous la direction de Jean-Baptiste Collon (voir ce nom). Il se charge de tous travaux lithographiques, cartes géographiques, topographiques, hydrographiques, géologiques, documents pour les charbonnages, les chemins de fer, etc. et tous autres documents cartographiques, mais aussi dessin au traits, écritures en tous genres, publicités. Il imprime par exemple un plan avec une publicité pour l'hôtel de Belle-Vue.
En outre, cet établissement contient d'importantes collections, une importante bibliothèque, notamment de journaux et devient un centre scientifique fréquenté par de nombreux savants, des collections géologiques et botaniques et des serres.
Lecteur du Globe, Vandermaelen propose aux saint-simoniens d'échanger une collection complète du journal contre un exemplaire de son Atlas Universel, qui vaut alors 600 francs. Il écrit à Michel Chevalier que cet atlas serait utile aux rédacteurs puisque la propagation de la doctrine doit s'étendre au monde entier (Lettre du 7 septembre 1831, Bibliothèque de l'Arsenal, Fonds Enfantin, n° 7607, f° 138). Nous ignorons quelle fut la réponse du Globe.
Vandermaelen publie également des outils pour la population : en 1832, un dictionnaire géographique de la province de Liège, premier d’une collection, ainsi qu’un annuaire industriel et administratif :
Etablissement géographique de M. Vandermaelen.
L’établissement géographique, fondé à Bruxelles, par M. Ph. Vandermaelen, est connu maintenant dans toutes les parties du monde civilisé, et c’est peut-être dans le pays, dans la ville même où il existe, qu’on connaît et apprécie le moins les services que cet établissement a déjà rendus, et doit rendre encore aux sciences.
Combien ne comptons-nous pas encore de Bruxellois qui tomberont de leur haut en apprenant sur quelle vaste échelle l’établissement géographique a été conçu, et quels résultats immenses en ont déjà été obtenus ?
Une correspondance scientifique établie et entretenue sur presque tous les points du globe; un institut gratuit où sont admis régulièrement 150 élèves auxquels on enseigne le dessin, la lithographie, les mathématiques et leur application ; des ateliers où sont occupés un nombre considérable d’ouvriers, voilà ce que comprend dans un aperçu sommaire l’entreprise de M. Vandermaelen.
Ce que cette entreprise a produit jusqu’à ce jour est d’une utilité inappréciable pour la géographie et la statistique.
Le bel Atlas Universel, connu maintenant sous la dénomination d’Atlas Vandermaelen, la nouvelle édition de la carte de la Belgique de Ferraris ne sont que des specimen des opérations effectuées ou près de l’être à l’établissement géographique.
Il vient de sortir tout nouvellement de cet établissement, deux volumes qui s’annoncent comme le commencement de deux opérations bien importantes.
Les premier est un dictionnaire géographique de la province de Liège, qui commence la collection des dictionnaires géographiques de toutes nos provinces que doit publier M. Vandermaelen.
Le second est un annuaire industriel et administratif de la province du Brabant, commençant également une série d’annuaires de la même espèce pour chacune de nos provinces.
Pour donner une idée exacte de chacune de ces entreprises, il nous suffira de dire ce que contient le dictionnaire géographique de la province de Liège et l’annuaire du Brabant.
Le dictionnaire, proprement dit, contient par ordre alphabétique les descriptions les plus détaillées sur chaque ville, village, hameau ou point géographique de quelqu’importance.
Comme appendice au dictionnaire se trouvent à la suite une description de toutes les cavernes à ossements fossiles, découvertes jusqu’à ce jour dans la province de Liège ; un tableau général des fossiles, rapportés aux terrains de la province auxquels ils sont propres. Un tableau de toutes les espèces minérales trouvées dans la même province ; l’ornithologie et l’entomologie de la même province, dressées d’après une nouvelle méthode scientifique ; des tableaux de toutes les routes et rivières, et enfin le budget général des revenus et moyens et les dépenses et besoins de la province de Liège, établi d’après l’exercice de 1831.
On conçoit que le même travail, reproduit pour chaque province du royaume avec les augmentations et modifications nécessaires, selon la constitution particulière de chaque province, formera un ouvrage des plus complets et des plus intéressans.
Nous ne devons pas omettre de dire que le dictionnaire géographique de la province de Liège, est précédé d’un mémorial sur l’établissement de M. Vandermaelen, dans lequel on trouve un exposé curieux de l’état actuel de cet établissement et de l’extension dont il est susceptible. M. Vandermaelen y donne aussi une idée des communications qu’il est parvenu à établir pour obtenir les renseignemens les plus exacts sur la géographie et la statistique de tous les pays. Il se contente de publier des extrait de la correspondance en diverses langues qu’il entretient avec les savans et les hommes marquans de toutes les contrées.
L’Annuaire industriel et administratif pour la province du Brabant, contient la liste générale des commerçans de Bruxelles, avec leur adresse ; les listes particulières des mêmes commerçans classés chacun selon son industrie et par ordre alphabétique ; la liste des principaux habitans de Bruxelles, la nomenclature de toutes les institutions et établissemens relatifs au commerce, avec les descriptions et explications nécessaires ; et le tableau de l’organisation administrative, civile et militaire du royaume.
On peut juger par ce que nous venons de dire de l’immense quantité de renseignemens qu’il a fallu recueillir avant de songer à entreprendre et la série de Dictionnaires géographiques et celle des Annuaires que commence à publier M. Vandermaelen. Mais la nature de ces entreprises et les soins consciencieux que l’on met à les exécuter, leur garantissent un succès propre à récompenser M. Vandermaelen de toutes ses peines (Le Courrier belge, 6 février 1832)
En 1832, il réédite, à grandeur égale et en lithographie, la Carte de Ferraris : Carte de la Belgique d'après Ferraris, augmenté des plans des six villes principales et et de l'indication des routes, canaux et autres travaux exécutés depuis 1777 jusqu'en 1831. 42 feuilles, Bruxelles, 1831-1832. Carte d’asssemblage légendée, 37 cartes détailles aux frontières coloriées, plans de Bruxelles, Anvers, Gand, Namur, Mons et Liège.
Ph. Vandermaelen, fondateur de l’établissement géographique de Bruxelles, auteur de l’atlas universel, etc., autorisé par S.M. à réclamer auprès des diverses administrations du royaume les renseignements géographiques nécessaire à la confection de son dictionnaire, s’empresse de témoigner sa gratitude à MM. les chefs d’administration qui ont bien voulu répondre à sa demande [...] (Courrier des Pays-Bas, 12 juillet 1830).
M. P. Vandermaelen vient de faire l’acquisition pour son musée d’un tronc d’arbre fossile découvert à environ vingt pieds sous terre, près de la nouvelle chaussée de Laeken. Jusqu’ici, on n’avait trouvé que des branches d’arbres qui, probablement ont flotté sur les eaux qui recouvraient ces contrées à l’époque de la formations des terrains tertiaires inférieurs. Nous devons ces données à l’excellent mémoire que M. Henri Galéotti, maintenant en excursion scientifique au Mexique, a écrit sur notre province (Le Courrier Belge, 5 avril 1833).
Il entame un atlas cadastral qui devait englober toutes les communes belges. De 1837 à 1847, le plan cadastral et la matrice de 137 communes du Brabant furent publiées.
En 1837, il est nommé membre des sociétés royales de statistique et de géographie de Londres (Le Courrier Belge, 2 février 1837).
Ses publications lui ont valu de nombreuses médailles, notamment à l'exposition des produits de l'industrie en 1841. Dans sa Notice sur l'établissement géographique national, publiée en 1843 Drapiez rappelle la distinction obtenue :
Extrait du rapport du jury et documents de l’exposition de l’industrie belge en 1841, page 264, section quatrième.
Lithographie
Les produits que la lithographie a présentés à l’exposition n’ont révélé aucun procédé nouveau ni pour le dessin, ni pour la gravure sur pierre, ni pour le tirage. Au reste cet art est parvenu au moins en ce qui concerne l’impression en noir, à un degré de perfection qui laisse peu à désirer.
Monsieur Philippe Vandermaelen, à Molenbeek-St-Jean lez-Bruxelles, a exposé sous le N° 212 une carte de la province de Hainaut en quatre feuilles sur 120 centimètres de hauteur et 160 de largeur, et une mappemondde de 2 mètres 50 centimètres de circonférence [...] Le jury lui décerne la médaille d’or.
Dans la même notice, Drapiez présente (p. 83) les personnes formées dans l'établissement
Parmi le grand nombre d’élèves qui ont été formés à l’établissement, on nous a cité :
MM. Jusseret, ancien chef du bureau des constructeurs-géographes de l’Établissement, auteur de l’atlas historique de la Belgique.
Charles, lithographe,
Bulens, idem.
Wautier, ex-professeur de mathématiques à l’Établissement, actuellement répétiteur à l’école militaire.
Galeotti, naturaliste-voyageur et dont il a été question plus haut (p. 37 auteur d’un tableau de géologie élémentaire, séjour de 5 ans au Mexique).
Doms, graveur-lithographe et chef des graveurs.
De Keyser et Renaud, dessinateurs
Deyrolle, préparateur, et Gédéon Crabbe, jardinier (ont séjourné 16 mois au Mexique).
Il publie une Carte Topographique de la Belgique au 1/20.000e (1846-1854).
L'établissement publie également des documents en fonction de l'actualité :
M. Philippe Vandermaelen vient de faire paraître un plan dressé par M. Potenti, ingénieur italien, des lieux où s’est accompli l’événement du 8 juillet, sur le chemin de fer du Nord [catastrophe entre Valenciennes et Bruxelles, avant d’arriver au Roeulx] (Journal de Bruxelles, 16 juillet 1846).
En 1859, l'établissement géographique de Bruxelles publie la carte Théâtre de la Guerre. Prime offerte aux abonnés de l'Echo de Bruxelles.
Pendant plus d'un demi-siècle, les publications de Vandermaelen seront une source incontournables et servent de base à la plupart des grands projets de travaux publics belges (urbanisme, chemin de fer…).
Un faire-part de décès de Philippe Vandermaelen est conservé aux Archives de la Ville de Bruxelles.
Après la mort des deux frères, et malgré les efforts de Joseph Vandermaelen (1822-1864), le fils de Philippe, l'établissement est démantelé, car la lithographie est supplantée par la métallographie et les procédés photomécaniques. En 1878, les livres et les cartes géologiques sont vendues à l'État belge, et la bibliothèque royale reçoit deux ans plus tard un exemplaire de chacune des publications, soit plusieurs milliers de documents. Le reste est dispersé.
Adresses : Rue du Boulet <1825> ; Faubourg de Molenbeek (sur la rive gauche du canal de Charleroi, "près et hors la Porte de Flandre", Chaussée de Gand). La mortuaire de Philippe Vandermaelen est Chaussée de Gand, 13.
Annuaire : TARLIER, 1851 (publicité, p. 744).
Bibliographie :
Biographie générale des belge morts ou vivants, Bruxelles, G. Deroovers, 1850, p. 142 ;
HOUZEAU, Jean-Charles, Notice sur Philippe Vandermaelen dans Annuaire de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, 1873, p. 109-147 ;
Catalogue de la bibliothèque et des collections scientifiques, etc. de l'Etablissement géographique à Bruxelles dont la vente publique aura lieu le mardi 16 novembre 1880 et neuf jours suivants, à 6 heures de relevée, sous la direction et au domicile de A. Bluff, Bruxelles, Bluff, 1880 ;
DE SEYN, t. 2, p. 1027 (avec portrait), TULIPPE, Omer, Philippe Vandermaelen, cartographe et géographe (1795-1869) dans Florilège des Sciences en Belgique pendant le XIXe et le début du XXe, Académie royale de Belgique, Classe des Sciences, 1968, p. 531-549 (portrait face à l page 531) ;
WELLENS-DE DONDER, Liliane (intr. Par Antoine DE SMET), Philippe Vandermaelen 1795-1869, cat. exp., Bibliothèque royale Albert Ier, Bruxelles, 1969, WELLENS-DE DONDER, Liliane, Inventaire du Fonds Philippe Vandermaelen conservé à la Bibliothèque royale Albert Ier à Bruxelles, 1972 (Publications du Centre national d'histoire des sciences), 1972 ;
RENOY, p. 104-105 ;
BARTIER, John, Naissance du socialisme en Belgique : les saint-simoniens, Bruxelles, 1985, p. 47, note 102 ;
SILVESTRE, Marguerite ; FINCOEUR, Michel-Benoit ; avec la coll. scient. de Claire CHANTRENNE e.a. ; sous la dir. de Hossam ELKHADEM, Inventaire raisonné des collections cartographiques Vandermaelen conservées à la Bibliothèque royale de Belgique (Monographies de la Bibliothèque royale Albert Ier. Série B), Bruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, 1994 ;
FINCOEUR, Michel B. & SILVESTRE, Marguerite, Au faubourg de la Flandre à Molenbeek, l'Établissement géographique de Bruxelles (1830-1880) dans Archives et bibliothèques de Belgique, 70, 1999, p. 191-226 ;
FINCOEUR, Michel B., SILVESTRE, Marguerite & WANSON, Isabelle, Bruxelles et le voûtement de la Senne, cat. exp., Bibliothèque royale Albert Ier, 15 décembre 2000 - 18 février 2001, p. 52-53 ;
FINCOEUR, Michel & SILVESTRE, Marguerite, L'Etablissement géographique de Philippe Vandermaelen dans Molenbecca, Cercle d'histoire locale, a.s.b.l., n° 6, avril 2002, p. 4 ;
HUVELLE, Philippe, Quand la cartographie rimait avec la lithographie dans Wavriensia, tome LII, 2003, n° 1, p. 2 ;
Henri Godts, Vente 21 avril 2009, Hôtel de vente Horta, cat. n° 264 (réédition lithographiée de la carte de Ferraris, 1832, 4e et dernier tirage avec les premières voies ferroviaires = ELKHADEM, I 3/4).
MARX Karl
"Il s'agit de savoir si la liberté de la presse est le privilège de quelques individus ou le privilège de l'esprit humain."
Edited: 184205051001
(Karl Marx, Rheinische Zeitung, 5 mai 1842)
Cité dans 19580027:7
1829-1832: Courrier (Le -) de la Sambre
Edited: 182906288856
KAT - Namur

Le Courrier de la Sambre, Journal de Namur et de la province, religieux, politique, commercial et littéraire fut lancé le 28 juin 1829 par Lesire-Misson. Ce titre disparut en 1832.

Marie-Louise Warnotte (1965), Etude sur la presse à Namur 1794-1914, Louvain, Paris,

http://www.mundaneum.be/content/mundaneum/publications_frame.html (20040319)
LT
November 1814: ABTEN EISEN VAN CONGRES VAN WENEN TERUGGAVE VAN ABDIJEN EN BEZITTINGEN
Edited: 181411000965
Het gaat om de abten van volgende abdijen: Averbode, Dielegem (Jette), Tongerlo, Grimbergen, Heylissem, Park, Postel, Affligem, Sint-Bernardus (Bornem). "Jointe à eux les religieux des abbayes de" Bonne Espérance, St. Julien en Hainaut, Floreffe. "... croyent qu'il est de leur devoir d'implorer la haute protection des Souverains alliés pour récupérer leurs abbayes respectives et les biens qui en dépendent." "... les prétendues ventes ..." "Il est de principes que le défaut du titre dans le vendeur rend la vente nulle et inopérante, la vente du bien d'autrui n'a jamais été respectée au préjudice de leurs vrais propriétaires." Noteer dat de abdij van Grimbergen nog 20 overlevenden telde, die van Dielegem nog 14. BELANGRIJK: Belgische abdijen bewapenden het leger van Rusland en de andere landen: "La Belgique sous ce rapport mérite toute l'attention des augustes Potentats, qui reconnaissent que c'est le Très haut qui a armé la Russie et les autres peuples de l'Europe, pour rendre la liberté aux peuples et aux états, qui avaient succombé à l'oppression." Archief Affligem 18141100 (door ons benaderend gedateerd) Zie ook: 19730044: 42 waar deze belangrijke petitie slechts terloops en zonder enig detail wordt vermeld.
1800: Oracle (L'-) gesticht (DBF) te Brussel
Edited: 180000000965
L'Oracle, principal journal de Bruxelles en 1815, a été fondé en 1800 par G. Picard et H. Fiocardo.

"Bien que très conformiste, il fut suspendu en 1804 pour insertion d'un article atroce contre la conduite des troupes françaises en Hanovre", écrit Lionel Bertelson (La Presse d'information, Tableau chronologique des journaux belges)."L'interdiction fut levée quelque temps plus tard, et le journal reparut jusqu'en 1827."

Dans un article du 11 juin 1815, on trouve la note suivante sur le journal :

"L'Oracle, le plus ancien journal de la ville de Bruxelles, est connu depuis seize ans par l'esprit d'impartialité et de vérité qui a constamment dirigé la plume de ses rédacteurs au milieu même des circonstances les plus difficiles ; il en est résulté pour eux l'exil, l'emprisonnement, la suppression de leur feuille ; mais enfin ils ont surmonté toutes les persécutions, sans jamais dévier un moment de la ligne de conduite qu'ils s'étaient tracée. C'est l'instant de payer un juste tribut de reconnaissance à M. Doulcet-Pontécoulant, premier préfet du département de la Dyle, ainsi qu'à M. Latour-du-Pin, qui, avec une générosité digne de notre reconnaissance éternelle, n'ont pas craint de se compromettre auprès des ministres français, en nous protégeant avec une chaleur et une affection que nous rappelons avec d'autant plus de plaisir, que le motif qui dicte cet acte de gratitude est tout-à-fait désintéressé."

On remarquera cette dernière phrase, révélatrice de l'état d'esprit qui animait alors les rédacteurs de l'Oracle, ainsi qu'une grande partie de la population de la Belgique : il n'y a pas d'animosité contre les Français, mais le régime impérial n'a pas laissé de bons souvenirs dans un pays traditionnellement attaché à la liberté, et son retour n'est pas souhaité.

http://www.1789-1815.com/oracle.htm (20051004)
8 december 1796: Paulée mag voor 16 miljoen onroerend goed kopen in België
Edited: 179612087896
"Le Directoire ne pouvait pas attendre le produit de cette vente des biens belges aux particuliers. Il était pressé. Il monnaya tout de suite les biens belges comme il avait monnayé les prises de l'amiral Richery, les forêts, la dette batave, etc... Contre 10 milions de valeurs réelles, il abandonna à la Compagnie Bauwens et Beths les revenus des biens belges non encore vendus. Le 11 vendémiaire an V il fait une vente fictive des biens belges à des spéculateurs qui achèteront les biens en bloc et qui les revendront ensuite en détail, en faisant profiter le Directoire des bénéfices de l'opération jusqu'à concurrence de 3/5. Le 18 frimaire an V, le fournisseur Paulée reçoit également sans enchères pour 16 millions de biens belges, afin d'éteindre une vieille dette dont l'Etat lui était redevable."

19340034: 118

Een andere bron plaatst deze gebeurtenis op 8 frimaire de l'an V: En général, Warocqué s'est contenté de surenchérir, les montants élevés ayant été proposés par ses adversaires; dans les trois premières affaires, l'opposant était Coyaux, le fondé de pouvoirs du fournisseur aux armées français Jean-Baptiste Paulée, lequel avait été autorisé par un décret du 8 frimaire an V à acquérir pour plus de 16 millions de biens nationaux en Belgique, dont quelque 2.000 hectares dans le Département de Jemappes (12).

(12) BERGERON Louis, Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l'Empire, Paris, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, 1978, p. 161. geciteerd in: LES TRANSACTIONS IMMOBILIERES DU BANQUIER

MONTOIS ISIDORE WAROCQUE DURANT LE REGIME FRANCAIS par Jacqueline RASSEL-LEBRUN, Premier assistant à l'Université de Mons

http://www.flwi.ugent.be/btng-rbhc/pdf/BTNG-RBHC,%2013,%201982,%202-3,%20pp%20207-272.pdf (20070609)

Wij volgen (voorlopig) Mathiez, 19340034: 118
ROZET Benoît
Véritable origine des biens écclésiastiques. Fragmens historiques & curieux, contenant des différentes voies par lesquelles le Clergé séculier et régulier de France s'est enrichi. Accompagnés de Notes historiques & critiques. Rédigés par M. Rozet.
Edited: 17900010
NOT FOR SALE
link
de la page 396:

"Les plaintes renouvellées ne firent aucune impression sur les évéques, ils restèrent dans l'inaction: enfin, en 1750, ayant été pressés de nouveau à l'occasion du vingtième, ils déclarèrent par la bouche de leurs agens, malgré leurs assurances de respect pour le roi, d'empressement de lui plaire, & d'obéissance à ses ordres, que leur biens étant exempts, DE DROIT DIVIN, de toutes charges et contributions, ils ne devoient point y être assujétis; & ils se retirèrent en insérant dans leur procès-verbal une protestation publique contre tout ce qui pourroit se faire au préjudice des leurs prétendues immunités ou privilèges; ainsi il ne fut plus question de déclaration."


Rozet (ca. 1732-1794) fut un libraire.
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Originaire de Lyon, Benoît Rozet, libraire parisien, est l’auteur de plusieurs ouvrages publiés pendant la Révolution. Dans sa Véritable origine des biens ecclésiastiques..., il retrace en quelques lignes l’histoire de l’ordre du Temple et témoigne, à cette occasion, d’une certaine retenue dans l’exposé des faits. S’il donne crédit à la pseudo-malédiction prononcée par Jacques de Molay en mars 1314, il ne le fait qu’en se retranchant derrière la parole de « quelques historiens ». Quant aux crimes qu’on reprocha aux frères du Temple, ils sont « si abominables, que l’histoire même, en les rapportant, laisse à douter de leur réalité ». On ne pourra que louer cette modération de ton, malgré les approximations et erreurs, après tout assez fréquentes chez les auteurs du temps.


« L’ordre des templiers commença par une simple association de sept gentilshommes français [neuf si l'on en croit Guillaume de Tyr, plus encore pour Michel le Syrien] qui s’unirent pour servir d’escorte aux pèlerins de la Terre-Sainte. Le concile de Troyes, tenu sous le pape Honorius II, en fit un ordre religieux et militaire, et Saint Bernard [non : le concile] leur donna une règle, l’habit blanc et la croix rouge [apparaîtra plus tard]. Cette nouvelle milice s’accrut considérablement en très peu de temps. Les princes, les seigneurs, tout ce que la chrétienté avait de plus illustre voulut combattre sous son habit et sous ses enseignes. On leur donna le nom de templiers parce que leur première habitation était près le temple à Jérusalem. Bientôt ils devinrent si puissants, que leur fortune égala celle des souverains ; mais ces richesses furent les causes de leur malheur et de leur perte. L’orgueil, la fierté, l’indépendance, l’esprit du monde, le luxe, la volupté infectèrent tout l’ordre. Le proverbe ancien, boire comme un templier, fait voir quelle était leur réputation sur ce dernier article. Ils ne reconnaissaient de supérieur que leur grand maître. Les crimes qu’on leur imputa sont si abominables, que l’histoire même, en les rapportant, laisse à douter de leur réalité ; et les rétractations de ceux qui en étaient convenus, dans les tortures, rendent la chose plus indécise. Quoi qu’il en soit, les templiers, qui étaient en France, furent tous arrêtés, en un seul jour, par ordre de Philippe le Bel. Le procès dura quatre ans. Enfin, au mois de mai 1311 [non : en mars 1312, par la bulle Vox in Excelso], le pape Clément V, siégeant alors à Avignon [non : lors du concile de Vienne], les supprima de son chef, contre l’avis de tous les évêques de France, d’Italie, d’Espagne, d’Angleterre, d’Allemagne et de Danemark, assemblés pour juger cette grande affaire. On n’en excepte qu’un seul prélat italien et trois français, les archevêques de Reims, de Sens et de Rouen, qui furent de l’avis du pontife. Le grand maître, les principaux chevaliers et une multitude infinie de membres de l’ordre furent brûlés vifs à Paris ou ailleurs. Leurs biens immenses furent saisis et confisqués dans tous les pays où ils avaient des possessions ; l’ordre de Malte [s'appelle alors ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem], ainsi que plusieurs autres ordres militaires, en obtinrent une grande partie. Ce qu’il y eut d’assez extraordinaire, selon quelques historiens, c’est que le grand maître, au milieu des flammes, n’ayant plus que la langue de libre, et presque étouffé de fumée, ayant ajourné le pape, en l’appelant juge inique et cruel bourreau, à comparaître dans quarante jours devant le tribunal du souverain juge, et Philippe dans un an [version infirmée par les rares témoins] ; la mort de ce prince et celle du pape arrivèrent précisément dans les mêmes termes. On pense assez généralement aujourd’hui que les immenses richesses des templiers, l’indépendance et le mépris qu’ils témoignaient pour toutes les autres puissances, furent les seules causes de leur destruction ; mais, malgré l’ignorance et la barbarie de ces temps, il ne fallait pas moins que des délits aussi graves de leur part, vrais ou supposés, pour sévir contre eux avec tant de rigueur. »


Note : [texte en italique entre crochets] : précisions, commentaires.

Texte modernisé par l’auteur, tiré de : Rozet (Benoît), Véritable origine des biens ecclésiastiques : Fragments historiques et curieux, contenant les différentes voies par lesquelles le clergé séculier et régulier de France s'est enrichi ; accompagnés de notes historiques et critiques, Paris, Desenne et Rozet, 1790, p. 216-218.
source
NUGENT Thomas
The Grand Tour, eerste reisgids, van Thomas NUGENT verschijnt - kent daarna vele edities
Edited: 174301010063
19860076: 8 maar bronnen op het internet geven soms andere data op, bvb. 1749 Nugent, Thomas The Grand Tour: A Journey through the Netherlands, Germany, Italy, and France. With a new Introduction by Robert Mayhew. 1756 Edition. Distributed for Ganesha Publishing. 1750 p., 4 Volumes. 5-1/2 x 8-1/2 2004 Cloth CUSA $575.00sc 1-86210-076-4 Spring 2004 In the eighteenth century, modern tourism was born as the English flocked to see the European mainland, the majority of them following what was commonly called "the Grand Tour." Geographically, it was a generally agreed-upon route that reached its climax in Italy; but the tour was also seen as a route to self-knowledge and as an unrivaled opportunity to form valuable social contacts. Thomas Nugent's The Grand Tour was the single most important book articulating this new phenomenon of mass travel. It achieved the authoritative status of a Baedeker long before Karl Baedeker's birth. Nugent's great work, here reprinted for the first time since the eighteenth century, is a vital document in the history of tourism and the culture of eighteenth-century Britain. http://www.press.uchicago.edu/cgi-bin/hfs.cgi/00/16538.ctl (20060201)